129 985 ont signé
Axel PERONCZYK a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à 1 autre
L'usine de Luxfer Gerzat est l'unique producteur européen de bouteilles d'oxygène médical. Pourtant il y a un an, la direction de Luxfer a décidé de fermer définitivement l'usine et de licencier tous les effectifs malgré des bénéfices en augmentation de 55%. La raison ? User de sa position de monopole et créer des retards d'approvisionnement pour forcer les clients à prendre des produits de plus basse qualité et d'augmenter ses prix de 12%. Sauf qu'aujourd'hui, le monde fait face à une épidémie de Covid-19 et il n'y a pas de vaccin. La seule possibilité pour les malades sévères est de survivre aux symptômes soit avec des respirateurs, soit via inhalation d'oxygène.
A cette heure personne n'est capable d'identifier si le stock actuel de bouteille d'oxygène est suffisant pour faire face à cette pandémie mondiale et la seule usine d’Europe reste pourtant à l'arrêt.
La direction du groupe Luxfer a tenté par 3 fois de détruire l'outil industriel pour empêcher tout redémarrage et ce sont les ex-salariés qui ont empêchés cette destruction.
C'est pourquoi les ex-salariés de Luxfer demandent la nationalisation définitive de cette usine pour un redémarrage immédiat.
1 685 ont signé => signer D'ABORD https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?44JbjA qui a ~130000 signatures
Marianne MAGAZINE a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à 2 autres
Cela s'appelle un cas d'école. Le cas d'une entreprise plus grande qu'elle-même : Luxfer, une usine située à Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, d'où sortaient, par le travail de 136 salariés jusqu'à la fin de 2018, des bouteilles d'oxygène à usage médical utilisées dans les hôpitaux mais aussi par les pompiers. Devant l'impérieux besoin pour le pays de relancer sa production, les salariés se disent prêts à revenir dans les ateliers pour remettre les machines en route. Et, faute d'accord avec l'actionnaire britannique, ils demandent la nationalisation de leur outil de production.
Nous soutenons une telle démarche. L'utilité publique et la crise sanitaire exigent instamment la réquisition et la nationalisation de ce site. Cette procédure lourde de sens ne s'accorderait-elle pas avec les déclarations du président de la République, le 12 mars, disposé à « protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte » et à placer « des biens et des services […] en dehors des lois du marché » ?
ELECTROCHOC POLITIQUE
Au faîte de la crise, le temps semble venu de mettre au diapason les discours et l'action. Luxfer en offre l'occasion comme symbole du retour de la politique dans sa capacité à discipliner l'économie et la finance. A la Libération, Charles de Gaulle agit ainsi sans barguigner. Afin de justifier les nationalisations, il insiste alors sur le rôle des pouvoirs publics dans la reconstruction du pays et déclare devant l'Assemblée consultative le 2 mars 1945 : « C'est [le] rôle [de l'Etat] […] d'empêcher que des groupements d'intérêts particuliers puissent contrarier l'intérêt général. »
Certes, la France de 2020 ne ressemble en rien à celle de 1945, dévastée par la guerre, mais l'alarme industrielle sonne partout en France - et peut-être pour la dernière fois à Gerzat. Comme une allégorie de la vie et de l'espoir, ces bouteilles d'oxygène réclament une grande bouffée de volontarisme. Réquisition et nationalisation produiraient même un électrochoc politique capable non d'éclipser, mais de contrarier le déclin industriel français. Entre 2001 et 2017, sur la foi des calculs du Conseil économique social et environnemental (Cese), la France a perdu 1 million d'emplois manufacturiers. L'équivalent des populations des villes de Nice, Nantes, Montpellier et Strasbourg additionnées. La bataille de Luxfer ne rendra pas à la France les pertes de Lafarge, d'Alcatel ou d'Alstom, mais elle sonnera peut-être le début d'une reconquête.
Merci de signer et diffuser la pétition !
Premiers signataires : Arnaud Montebourg, Jean-Louis Borloo, Henri Guaino, André Chassaigne et Fabien Roussel.
« Il se trouva même des enragés pour rêver à un virus vengeur qui bloquerait tout, réussissant là où ils ont toujours échoué... »
Quelles seront les conséquences à moyen et long terme de cette « crise » du Coronavirus sur nos vies ? Personne ne le sait pour l’instant. Pourtant deux grandes tendances semblent se dessiner, l’une que l’on pourrait qualifier d’« optimiste » est convaincue (ou s’auto-convainc) que plus rien ne pourra être comme avant et qu’une reconfiguration de l’organisation sociale est inévitable. L’autre plus « pessimiste », perçoit tous les signes d’une mise au pas sans précédent et d’une recomposition brutale du capital. Ce dont nous sommes convaincus, pour notre part, c’est que la situation est extrêmement ouverte, qu’il n’y aura pas de retour à la normale mais une lutte entre deux états d’exception : celui du gouvernement et de l’économie d’un côté, celui de la plèbe et du commun de l’autre. Ce texte que nous avons reçu nous a néanmoins beaucoup plu, comme son auteur nous l’indique « dans mon esprit, la forme-de-vie-vaincue est celle qui pourra reprendre le combat d’aussi bas qu’elle se trouve, Si souvent dans l’histoire des mondes les humbles furent vaincus sans que jamais pourtant le pouvoir parvienne à dormir en paix. ».
...
Petit détail sémantique à l’adresse d’aucun, être vaincu ne suppose pas que l’on aurait pu faire mieux, c’est même un peu le contraire…
Pascal Mathis, un vieil homme dont la forme-de-vie se réduisait à travailler, aller voir la mer, traîner dans les musées de sa région, ballade en voiture et prendre un verre… et aussi à rêver un peu aux fabuleuses formes-de-vie dont il entendait la geste portée par l’air du temps, un vieil homme qui n’accepte pas la vie-nue et lui préfère encore la forme-de-vie-vaincue.
Positions
C’est désormais LE rituel de la période du confinement. Tous les soirs, à 20 heures, les habitants des grandes villes se mettent à leurs balcons, et applaudissent le personnel soignant et les travailleurs en première ligne qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de rester chez eux.
Mais pendant les applaudissements, des soignants sont contaminés par le coronavirus, et meurent. Et ceux qui dénoncent les manquements en termes de matériels de protection ou la rareté des dépistages se voient priés de se taire voire menacés.
C’est une de ces histoires révoltantes que raconte Gilles Fagot, collègue de Laëtitia Puissant, qui ne se sent pas le courage de parler aux médias après sa mésaventure.
Aide-soignante au sein du Centre hospitalier d’Hautmont, dans le nord de la France, déléguée syndicale, membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, elle a été purement et simplement refoulée à l’entrée de son lieu de service pour avoir porté les craintes et les exigences de ses collègues auprès de la direction. Ce type d’attaque contre les libertés syndicales est d’autant plus problématique que les soignants ne peuvent pas, ou plutôt ne veulent pas s’engager dans un bras de fer dans cette période particulière.
Clés : Coronavirus ; Santé ; Syndicats ; Travail
Vidéo aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ywHYHQ
François BOCQUET a aimé
Alexis Karklins-Marchay
Drapeau de la France, Drapeau des États-Unis, Drapeau du Royaume-Uni, Drapeau de la Suède, Drapeau de l'Espagne, Drapeau d'Italie @alexiskarklins · 14 avr.
Vous connaissez sûrement le concept de "destruction créatrice" de Joseph Schumpeter (1882-1950), cet économiste autrichien tant admiré, notamment par @dstrausskahn. Mais vous ne connaissez peut-être pas les conséquences politiques qu’il avait imaginées #Thread (d’actualité ?) 1/
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Le Bonheur est un Sport de Combat Par lemediatv
Une heure cinq minutes d’entretien avec Alain Denault, philosophe canadien de 50 ans, qui débarque en France et au Média pour présenter le troisième épisode de son feuilleton philosophique (qui en comptera 6). Après l’économie de la nature et de la foi, il s’attaque ici à l’économie de l’art avant d’aborder la psychanalyse, les mathématiques puis la politique. Six étapes que nous franchirons avec lui dans cet échange de haute volée. Son projet de fond explicité ici en exergue à Denis Robert est de « Reprendre l ‘économie aux économistes ».
« Nous sommes des êtres de concept. La philosophie ne se développe pas dans un monde à part. Le mot économie a été dévoyé par une corporation qui s’est désigné comme celle des économistes » postule Deneault qui revient très vite à son projet de déconstruction du langage et des académismes autour de l’économie « On oublie le multitude d’usages de l’économie dans des domaines très différents », dit-il avant de rejeter tout idée de travail sur l’étymologie, mais de s’attaquer à la façon dont l’économie a « évolué dans l’histoire jusqu’à ce que les économistes s’en emparent ».
La série de livres rassemblés sous l’égide d’un feuilleton théorique et éditée chez Lux, décline l’idée que le mot économie a un sens orwellien car il désignerait des méthodes de destruction, d’inégalités sociales, d’impérialisme qui surprendraient ceux qui ont utilisé ce mot à d’autres occasions.
Selon Deneault, si l’économie est aujourd’hui spontanément associée à des notions reliées au capitalisme marchand, ce terme renferme maints autres sens que l’idéologie capitaliste s’est employée à enfermer et à faire oublier. Il replace l’écologie au centre du jeu et nous invite ici à imaginer l’économie après le capitalisme. Comme s’il avait prévu qu’une pandémie allait nous faire repenser le monde.
Une émission tournée début mars. #Capitalisme #Économie #Révolution
ConfidentialitéPublique
Publié originellement 06 avril 2020
CatégorieActualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : alain deneault ; capitalisme ; économie ; économiste ; repenser
Durée1 h 4 min 3608 sec
il y a 1 semaine • 61 views
CLés : Coronavirus ; Dataviz; Santé
Vous avez été nombreux à lire et partager notre analyse de la surmortalité dans le cadre du Covid-19. Nous avons donc décidé de publier, pour les curieux, un complément sur notre démarche.
... Dans certains département, son impact est trop faible pour être décelable. Nous avons donc limité notre article à l’étude des départements pour lesquels l’impact est particulièrement significatif. https://www.lemediatv.fr/articles/analyses/data-les-morts-invisibles-du-coronavirus-la-verite-derriere-les-chiffres-officiels-SaYKcOT9RFaTkUMNO7HOYg
... s’assurer que la mortalité était stable entre 2019 et 2020 sur le mois de mars dans les départements épargnés par le Covid-19 ... la mortalité observée en 2020, dans les départements non touchés par le Covid-19, est en général compatible avec celle observée en 2019. ... corrélation entre le nombre de décès attribués au Covid-19 et la variation de mortalité constatée. Pour cela on place chaque département sur un même graphique
... la surmortalité est bien plus élevée dans les départements touchés. La tendance est grossièrement décrite par une droite de pente 1,8 ... plus grande que 1 suggère le nombre de décès dus au Covid-19 est bien sous-évalué.
...
Nos observations suggèrent que le décompte officiel pour mars ne reflétait environ que la moitié de la surmortalité. Or ces données ne comprenaient pas les décès survenus en EHPAD. Ceux-ci ne sont publiés que depuis quelques jours. À cette heure, aux 6.500 décès survenus à l’hôpital s’ajoutent désormais officiellement 2.400 décès en EHPAD https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200406.OBS27159/8-911-deces-en-france-depuis-le-debut-de-l-epidemie-de-covid-19-a-l-hopital-et-en-ehpad.html : une partie significative des décès était en effet invisible dans les données de mars.
Interview - Abonnés
Jean-Luc Mélenchon à son domicile parisien, jeudi. Photo Boby
Après une certaine retenue dans les premiers jours de l’épidémie, Jean-Luc Mélenchon repart à l’offensive contre le chef de l’Etat, qu’il estime «dépassé» par les événements. Le leader insoumis plaide pour un «déconfinement planifié» et remet en avant son programme présidentiel de 2017.
Jean-Luc Mélenchon tente de se faire entendre. Le chef des insoumis est persuadé qu’il a un «rôle à jouer» dans la période et que le monde d’après la pandémie se trouve entre ses mains, avec son programme «l’Avenir en commun». Alors il s’organise et il innove. Ce vendredi, le député des Bouches-du-Rhône est en meeting «numérique» afin d’esquisser le paysage devant ses troupes. En début de semaine, on s’est connecté sur Skype pour avoir un petit tour d’horizon.
Au début du mois de mars, lorsque la crise sanitaire a pris de l’ampleur, vous n’étiez pas très critique contre le gouvernement. Depuis, votre ton a changé…
J’adapte le ton aux circonstances. Je ne veux pas que les gens confondent notre opposition au gouvernement avec un appel à mépriser les consignes sanitaires. L’incohérence des décisions du président de la République n’aide pas. Exemple, le déconfinement hasardeux du 11 mai prochain. Nous proposons un déconfinement planifié. Pourtant pas question de créer un choc frontal qui a ...
Libération réserve cet article à ses abonnés
Seize associations et syndicats lancent une pétition pour préparer un « Jour d’Après » démocratique, écologique, féministe et social. Et demander plusieurs mesures immédiates en faveur de l’intérêt général et non des marchés financiers.
À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après » https://france.attac.org/actus-et-medias/dans-les-medias/article/tribune-plus-jamais-ca-19-responsables-d-organisations-syndicales-associatives publiée le 27 mars, seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques [1].
...
Notes
[1] Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, les Amis de la Terre France, Oxfam France, Reclaim Finance, Unef Union syndicale Solidaires, 350.org.
@pyg@framapiaf.org a retweeté Casilli @AntonioCasilli · 27 min
Bravo @PaulaForteza
. Je suis d’accord sur tout (sauf les quatre dernières lignes, mais c’est déjà énorme).
Citer le Tweet
Paula Forteza @PaulaForteza · 10h Parce que le #RGPD ne couvre pas l'exhaustivité des problématiques éthiques et sociétales liées au numérique, j'ai envoyé à cosignature, ce matin, à l'ensemble de mes collègues députés, une Proposition de Résolution pour demander un débat SUIVI D'UN VOTE sur #StopCovid #DirectAN
Répression
A la veille du premier tour des municipales, trois scientifiques ont été placés en garde à vue après avoir participé à une action où ils alertaient sur le manque de mesures face au changement climatique.
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une action « démasquons Macron » visant à dresser le vrai bilan écologique et social du gouvernement s’est déroulée à proximité de l’Élysée, avec les portraits présidentiels réquisitionnés dans les mairies. Parmi les gardés à vue figuraient l’épidémiologiste Kévin Jean, aux côtés du sociologue Milan Bouchet-Valat et de l’astrophysicien Jérôme Guilet. Tous les trois ont pris la parole en tant que co-initiateurs de l’appel des 1000 scientifiques enjoignant à la désobéissance civile « pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques » face à la crise écologique.
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https://www.bastamag.net/L-etrange-zele-des-forces-de-l-ordre-pour-rechercher-et-interpeller-les
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/l-appel-de-1-000-scientifiques-face-a-la-crise-ecologique-la-rebellion-est-necessaire_6030145_3232.html
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« Étant donné que nos dossiers ont été classés sans suite, qu’ils n’avaient rien à nous reprocher, ces gardes à vue apparaissent comme autant de procédures de dissuasion », poursuit-il. Une forme d’intimidation progressivement écartée lorsqu’il a découvert l’importance de la solidarité et de la mobilisation à la sortie du commissariat. « Les masques contre le coronavirus ne seront pas nos baillons » prévient l’association Sciences citoyennes. A l’aune des mesures de confinement, l’un des enjeux va être le renouvellement des modes d’actions pour les semaines à venir.
Le programme d'EDF pour le réexamen de ses réacteurs nucléaires de plus de 40 ans devrait permettre de répondre aux exigences de sûreté attendues, moyennant cependant des compléments "significatifs", indique jeudi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
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Alain Rousset, président de Région, en visite à l'usine de Condat le 13 février aux côtés d'Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances (à gauche). (Crédits : Région Nouvelle-Aquitaine)
C’est un dossier symbolique pour le président de la Région Nouvelle-Aquitaine. Après avoir été menacé de fermeture, la papeterie de Condat en Dordogne, du groupe espagnol Lecta, se repositionne sur un marché d’avenir, à savoir la fabrication de papier autocollant. Un investissement de 60 M€ est prévu pour la construction d’une nouvelle ligne, soutenu par la Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 19 M€ en avance remboursable. Une chaudière biomasse sera également installée avec l’aide de l’Ademe. En tout, 90 M€ seront investis dans cette usine qui est l'une des plus grosses industries de papier en France et fait travailler 460 personnes.
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"C'est un dossier symbolique, d'un point de vue économique et écologique. Des entreprises qui réinvestissent à ce niveau là, il y en a peu. Mais c'est finalement, aussi, un dossier classique dans la mesure où la vie d'une entreprise suppose d'être à l'affût de nouveaux marchés, d'investir dans la R&D. Ce qu'il faut retenir c'est aussi une coopération publique privée remarquable. Enfin, cela permet de mettre le doigt sur l'importance d'avoir, au sein des services de la Région, des compétences sur le monde de l'entreprise. Et je veux rappeler que la Région n'investit jamais sans garantie. L'emploi sera notamment préservé. C'est l'aboutissement d'un projet de recapitalisation du groupe Lecta et d'investissement", commente Alain Rousset.
Analyse
Le ralentissement des activités humaines et la baisse de certaines pollutions donnent lieu à quelques sympathiques images - ici des dauphins en liberté dans des eaux portuaires, là l’Himalaya visible à plus de 200 kilomètres, ailleurs le chant des oiseaux redevenu audible... Et si le coronavirus était une bonne nouvelle pour l’écologie ? Faux, martèle François Gemenne, spécialiste en géopolitique de l’environnement. Ce serait même tout l’inverse. Explications.
Environnement
Business Developper dans le secteur de l'énergie - Basée aux Etats-Unis
Les idées reçues collent à la peau du Texas. Pourtant, le « ol’ money » ou vieil argent des compagnies gazières et pétrolières du Lone Star State s’éclipse peu à peu. Le Texas est aujourd’hui le premier état producteur d’énergie éolienne aux Etats-Unis, loin devant la Californie, qu’il concurrence déjà avec une politique très agressive en faveur des énergies renouvelables. La pandémie que le monde traverse actuellement ébranle également le secteur pétrolier, qui peine à renouer avec des perspectives de croissance à long terme.
...
Tout est plus grand au Texas.
Les sceptiques rappelleront que 223 des 254 contés de l’Etat produisent aujourd’hui soit du pétrole, soit du gaz et que le Texas représente à lui seul près de 30% de la production de pétrole américaine. Ce secteur est d’ailleurs toujours en développement au vu de l’investissement massif dans le gaz de schiste. Pour autant, l’ombre des « stranded assets » ou actifs bloqués planent sur ces projets. La pression croissante d’une décentralisation de la production énergétique vers des sources vertes et de leur prix à la baisse pourrait vite rendre ces investissements caduques.
RWANDA : LA FRANCE ET LE GÉNOCIDE DES TUTSI - La Grande H - Publié il y a 5 jours • 31 vues / Par lemediatv
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Entre le 7 avril et le 17 juillet 1994, au Rwanda, de 800 000 à 1 000 000 de Tutsi ont été assassinés à l’instigation d’un gouvernement hutu extrémiste arrivé au pouvoir immédiatement après l’assassinat du président Habyarimana le 6 avril au soir. H. Dumas et S. Audoin-Rouzeau reviennent d’abord sur la façon dont cet événement inouï plonge ses racines dans l’histoire du Rwanda non seulement depuis son indépendances en 1962, mais aussi et surtout depuis la colonisation du pays, d’abord par les Allemands (1894-1916), puis par les Belges (1916-1962). C’est en effet l’idéologie raciste et eugéniste des Européens du XIXe siècle, dont l’Essai sur l’inégalité des races du Français Arthur de Gobineau (première éd. 1849) est emblématique, qui a implanté au Rwanda la notion de « races » hutu et tutsi. À des fins de gouvernement, les colons ont durci, radicalisé ces appartenances, qui étaient en réalité beaucoup plus fluides et complexes que ce qu’ils ont bien voulu voir.
Mûs par leurs préjugés, Allemands et belges ont implanté dans la société rwandaise l’idée d’une division entre une race des tutsi supérieure, parce qu’issue de la « coulée blanche » imaginée par Gobineau, donc dérivée de la race blanche, et une race des hutus inférieure parce que négroïde, destinée à obéir. L’intériorisation de ces catégories par les intéressés eux-mêmes a conditionné la vie politique rwandaise à partir de la « Révolution sociale » de 1959 et du processus de prise d’indépendance qui s’en est suivi.
La politique de revanche des gouvernements dominés par les Hutu, majoritaires et désormais au pouvoir, a conduit au début des années 1960 à des massacres et à l’exil forcé de nombreux Tutsi. Le régime hutu s’est dès lors fondé sur un système ségrégationniste. À partir de 1990, la guerre menée par le Front Patriotique Rwandais (majoritairement tutsi) contre le gouvernement de Kigali, à partir des pays limitrophes, a suscité en réponse de nombreuses exactions du gouvernement et du « Hutu power », mouvement extrémiste, contre les civils Tutsi.
H. Dumas et S. Audoin Rouzeau n’insistent pas seulement sur les racines européennes du génocide des Tutsi, dont les racines sont donc les mêmes que ceux des Arméniens et des Juifs. Ils soulignent aussi ses très fortes spécificités. Dans le milieu rural bien particulier constitué par les collines, les massacres ont été perpétrés par des populations hutu qu’encadraient les autorités gouvernementales et locales. La grande proximité dans laquelle vivaient jusque là bourreaux et victimes pourrait expliquer les degrés paroxystiques de cruauté atteints dans les modes de mise à mort : pour être en mesure de tuer des gens que l’on a cotoyé au quotidien, il faut les déshumaniser, les transformer en Autre absolu. C’est l’atroce inventivité de la « violence des voisins », qui constitue aux yeux de S. Audoin-Rouzeau et d’H. Dumas un avertissement sur les potentialités d’affrontement au sein de toute communauté humaine travaillée par des divisions radicalisées.
Dans la dernière partie de l’émission, les invités reviennent sur les conditions dans lesquelles la France du Président Mitterrand et du secrétaire général de la Présidence Hubert Védrine, du Premier ministre Édouard Balladur et du Ministre des affaires étrangères Alain Juppé, a soutenu le gouvernement génocidaire pendant qu’il perpétrait ses crimes – comme elle avait soutenu pendant des années le régime hutu ségrégationniste et sa guerre contre le Front Patriotique Rwandais.
H. Dumas et S. Audoin-Rouzeau évoquent aussi la manière dont la Commission Duclert a été constituée et dont ils en ont été exclus – ce qui a provoqué le boycott de l’ensemble des spécialistes français, sans dissuader pour autant le gouvernement de lancer les travaux. S. Audoin-Rouzeau, qui a pris part à la première concertation avec la Cellule Afrique de l’Élysée en vue de la formation de la commission, n’hésite pas à parler de « mensonge d’État ».
#Rwanda #France #Génocide
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Confidentialité Publique
Publié originellement 09 avril 2020
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes armée france génocide rwanda tutsi
Durée 1 h 3 min 3607 sec
TAGS Banque centrale européenne Changement climatique Economie Politique finance Monnaie transition écologique
Dans le contexte de cette crise sanitaire et économique inédite, il semblerait finalement que l’argent magique soit une solution. Après 40 ans de « gestion monétaire », le grand public redécouvre petit à petit qu’il serait possible et souhaitable de mettre en œuvre une véritable politique monétaire. De fait, que ce soit pour financer un plan de relance économique à la hauteur de cette crise ou pour financer la reconstruction écologique – les deux pouvant et devant être synonymes – la création monétaire s’avère une solution incontournable. Nicolas Dufrêne est haut fonctionnaire et directeur de l’Institut Rousseau. Alain Grandjean est cofondateur de Carbone 4 et président de la Fondation Nicolas Hulot. Ces deux économistes viennent de faire paraître un ouvrage pionnier en France sur la question du financement de la transition écologique grâce à une politique monétaire entièrement repensée, Une monnaie écologique (Ed. Odile Jacob, février 2020). Dans cet entretien, nous avons voulu comprendre un peu mieux ces mécanismes économiques, avoir leur avis sur des thèmes d’actualité, mais également évoquer leurs propositions. Entretien retranscrit par Dany Meyniel et réalisé par Pierre Gilbert.
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Les acteurs de marché ne peuvent pas réduire spontanément leurs émissions de gaz à effet de serre, car ils n’ont pas intérêt à le faire. Une politique monétaire soi-disant neutre ne l’est pas, car elle favorise implicitement le modèle actuel qui est un modèle fossile.
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La monnaie est devenue un commun pour une raison extrêmement simple : depuis la fin de Bretton Woods, la création monétaire est entièrement déconnectée de toute matérialité.
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il y a deux grands mécanismes de création monétaire : ce que nous avions appelé à l’époque « la monnaie d’endettement », ... La deuxième grande méthode pour créer de la monnaie, c’est ce qu’on a appelé « la monnaie libre » : elle peut être créée directement et sans contrepartie d’endettement.
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une belle formule de l’écrivain et poète Jorge Luis Borges qui dit que : « la monnaie est un répertoire de futures possibilités » ... si on associe un programme d’investissement intelligent avec une réindustrialisation « verte » et une baisse de notre dépendance aux énergies fossiles, les marges de manœuvre de l’outil monétaire sont exceptionnelles.
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Modern Monetary Theory ... MMT. ... si on réduit fortement la consommation d’énergies fossiles, on réduit fortement nos importations
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réindustrialiser la zone euro ... échec hier, aujourd’hui et demain de toutes les politiques d’austérité qui conduisent à comprimer toujours plus la part de dépenses du secteur public et qui réduisent donc les excédents du secteur privé dans un cercle vicieux infernal ... pour des pays comme le Liban, le Venezuela, l’Algérie, etc. qui sont très endettés en devises étrangères, en dollars ou en euros, ils risquent des attaques spéculatives sur leur monnaie. En outre, ils risquent une inflation importée massive, car si la valeur de leur monnaie s’effondre, cela veut dire que tout ce qu’ils vont acheter à l’extérieur va leur coûter beaucoup plus cher. Une des réponses monétaires qu’on peut avoir est de mettre en œuvre des mécanismes de création monétaire ciblés pour diminuer notre dépendance aux importations. ... des mécanismes de création monétaire qui soient ciblés pour la réindustrialisation verte, pour diminuer la dépendance aux exportations et pour financer ce qui n’est pas délocalisable.
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Après la prise de pouvoir par Hitler, le même Hjalmar Schacht crée une monnaie complémentaire, le MEFO, qui permet précisément à l’Allemagne de se passer d’un financement extérieur.
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il y a des actions que l’État français peut faire tout seul notamment sur ses banques publiques, on a parlé de la BPI mais on peut également parler des banques publiques, la Banque Postale étant une banque publique jusqu’à preuve du contraire. L’État a donc une certaine marge de manœuvre.
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après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a bénéficié d’un haircut, c’est-à-dire d’une annulation pure et simple de près de 60 % de son immense dette ... C’est grâce à l’inflation qu’ils se sont débarrassés d’un montant de dette publique astronomique ... Le modèle allemand n’est donc pas durable et il est très vulnérable aux chocs mondiaux et externes
...
une unité de monnaie locale ne peut être obtenue qu’en échange d’une unité de monnaie officielle, c’est-à-dire l’euro
Ndlr : dommage, ils citent le mécanisme de monnaie nationale complémentaire (cas particulier de monnaie libre ?) avec le funeste ex allemand (traumatisant ?), mais ils n'envisagent pas l'hypothèse de l'employer de nouveau malgré la citation des limites des monnaies locales complémentaires :-( (tabou de l'alternative au capitalisme ?) => questionner ACT
108 min Prochaine diffusion le vendredi 24 avril à 01:30
Un an avant sa mort, Romy Schneider se confie à un journaliste allemand lors d'une cure en Bretagne. Avec Marie Bäumer, extraordinaire, l'émouvant portrait d'une funambule en sursis.
Avril 1981. Romy Schneider se requinque dans un centre de thalasso face à l'océan. Tiraillée entre ses projets professionnels et sa hantise de perdre la garde de ses enfants (son fils David a exprimé le souhait de vivre avec son beau-père, Daniel Biasini), l'actrice abuse de l'alcool et des calmants pour trouver le repos. Malgré sa fébrilité, et parce qu'il est accompagné de Robert Lebeck, un photographe qu'elle aime tendrement, Romy Schneider a accepté d'accorder depuis sa cure une longue interview" "à un journaliste du "Stern", Michael Jürgs. Du suicide de son ex-mari à ses difficultés financières en passant par sa relation complexe à sa mère et à l'Allemagne, celui-ci ne lui épargne aucune question, au grand désespoir de Hilde, l'amie d'enfance de la star, venue lui tenir compagnie...
Sur le fil
Inspirée de l'entretien paru dans les colonnes du magazine et capturée dans un somptueux noir et blanc évoquant les clichés de Lebeck, cette chronique bretonne à la chronologie resserrée esquisse par petites touches délicates le portrait d'une femme à la personnalité complexe, funambule émotionnelle balançant entre fous rires enfantins et profond désespoir, entre mise en scène de soi et sincérité, entre débordements d'affection et brusque cruauté. Entourée de trois remarquable acteurs – dont Robert Gwisdek, qui insuffle à son personnage de journaliste en quête de sensationnalisme une troublante ambiguïté –, Marie Bäumer, confondante de ressemblance avec son modèle et vibrante d'émotions contradictoires, livre une performance inoubliable.
Réalisation : Emily Atef Scénario : Emily Atef Production : Rohfilm Factory Dor Film Sophie Dulac Productions Tita B Productions Departures Film NDR ARTE ORF Producteur/-trice : Karsten Stöter Image : Thomas W. Kiennast Montage : Hansjörg Weißbrich Musique : Christoph M. Kaiser Julian Maas
Avec : Marie Bäumer (Romy Schneider) Birgit Minichmayr (Hilde Fritsch) Charly Hübner (Robert Lebeck) Robert Gwisdek (Michael Jürgs) Denis Lavant (poète)
Complété par https://www.arte.tv/fr/videos/074559-000-A/conversation-avec-romy-schneider/
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Elle demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, actrice adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
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La pandémie COVID-19 révèle la vulnérabilité de notre économie[1] — des travailleuses et travailleurs ont été congédié·es massivement[2]. De nombreuses familles se retrouvent en situation de précarité, sans indemnités ou prestations d’assurance-emploi.
L'industrie pétro-gazière a contribué à bâtir ce système inéquitable[3] qui privilégie les profits au dépend des personnes. Et maintenant, elle fait pression sur le gouvernement pour que ses caisses soit renflouées avec l’argent des contribuables[4].
Plutôt de que de financer une industrie en déclin, nous devrions financer des emplois sûrs et durables. Un plan de relance économique[5] sobre en carbone permettrait de réassigner la main d’oeuvre sur des projets d'énergies renouvelables et de protéger les personnes les plus vulnérables de notre société.
Personne ne doit être laissé pour compte - ni les travailleurs·ses essentiel·les qui soignent, nourrissent, entretiennent, ni les communautés autochtones, ni les familles sans filet social, ni les employé·es de l'industrie pétrolière.
Des mesures doivent être mises en oeuvre pour aider les plus vulnérables, stimuler l'économie, créer des emplois et renforcer la résilience face à la crise climatique. Ajoutez votre nom pour que le plan de sauvetage aide les travailleuses et travailleurs et non l'industrie pétrolière.