52 min
Disponible du 12/02/2019 au 18/02/2019
Après s’être développés grâce la manne pétrolière, comment les pays du Golfe se préparent-ils à la transition énergétique ?
En quelques décennies, l’or noir a bouleversé la géopolitique des pays du Golfe persique, transformant des villages de pêcheurs en métropoles high-tech et faisant des bédouins des acteurs de poids sur l’échiquier mondial. Mais avec le boom et l’efficacité croissante des énergies renouvelables, le marché du pétrole et du gaz naturel est en pleine mutation : la région du Golfe a dû s’adapter à l’idée d’un avenir économique sans hydrocarbures. En Arabie saoudite, au Qatar et en Oman, des chercheurs venus du monde entier développent de nouveaux produits : des fenêtres solaires productrices de l’électricité, des façades repoussant la chaleur ou du ciment conçu à partir de sous-produits de l’extraction. Mais tant que les dirigeants des pays concernés par la manne pétrolière refuseront de changer de cap, le tournant économique attendu risque fort d’être comprimés.
Réalisation : Esther Saoub
Pays : Allemagne
Année : 2019
Transcription :
... école d'ingénieur allemande ... essor des femmes ...
.#Consommation/modes de vie #Économie #Société
L’énergie est le moteur de nos sociétés. Mais peut-être n’avons-nous pas suffisamment vu à quel point elle pouvait aussi être, liée au progrès social ou à la régression. Le développement de la société de consommation a largement été lié au pétrole. À l’heure où les énergies fossiles se raréfient, comment reconstruire le sens, pour ne pas céder à la peur du rien ?
Connu /
https://twitter.com/MelanieCaumes/status/1083451596825157633
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Mélanie Caumes @MelanieCaumes
Le nihilisme de l'après-pétrole | Gaël Giraud | Revue Esprit - https://esprit.presse.fr/article/gael-giraud/le-nihilisme-de-l-apres-petrole-gael-giraud-37783 … via @RevueEsprit
20:52 - 10 janv. 2019
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Julien Delalande Texte du Tweet Mélanie Caumes @MelanieCaumes 10 janv.
À la mondialisation féodale favorisée par le pétrole pourrait alors succéder une économie-monde démondialisée (pour cause de pétrole trop cher) où les territoires retrouveront un rôle dans l’histoire, et où les citoyens seront capables de produire eux-mêmes et d’échanger de l’nrj
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*ndlr :
- Mélanie Caumes, pourquoi reconvoquer cet article de 2014 ?
- rép dans le commentaire ? introduire une piste possible ?
- en était à la raréfaction de l'énergie alors qu'en 2019 on en est à construire au plus vite une économie zéro énergies fossiles !
=> questionner ACT
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dans ce cas particulier, il s’agit de défendre l’utilisation débridée des automobiles qui participent activement à l’effondrement en cours …
Ensuite, et c’est évidemment un point nodal, il ne saurait être question d’ignorer ceux qui vivent difficilement et ont besoin de se déplacer. C’est précisément pourquoi toute politique écologique sensée ne peut qu’être également une politique de partage. C’est précisément pourquoi il est essentiel de se mobiliser (mais l’étions-nous ?) pour que la SNCF demeure une entreprise publique qui entretient ses lignes « non rentables » pour assurer une bonne desserte du territoire, même hors des zones urbaines. C’est précisément pourquoi la nécessité tendancielle de « sortir de l’automobile » – qui ne peut être remise en question parce qu’elle est vitale – doit évidemment être accompagnée d’exceptions circonstancielles et de mesures sociales.
Shell © C. Marcandier
Ne nous laissons pas berner. Ne nous laissons pas enfermer dans un schème simpliste et mystificateur qui voudrait que cette manifestation soit celle des pauvres gens contre les bobos et les nantis. C’est exactement l’inverse. Elle risque de prendre la forme de la défense d’un système à l’agonie, humainement oppresseur et écologiquement dévastateur.
Tout l’enjeu consiste à ne pas nous opposer à une évolution qui ne peut être qu’inexorable si l’on veut ménager un avenir vivable : il faut sortir des énergies fossiles et donc, entre autre, aller vers une « exceptionnalité » de l’automobile. Mais il ne saurait être question de faire, une fois de trop, porter l’effort associé sur les plus démunis. La question est donc plus subtile que le « pour ou contre » et l’urgence consiste donc ici à réclamer le droit à la nuance.
Quelles que soient nos priorités ou difficultés individuelles – et elle peuvent être immenses, on le sait – est-il bien décent, dans un monde à l’agonie, de se mobiliser pour le prix du carburant ? Ne se trompe-t-on pas radicalement de combat ? L’avenir sera possible s’il est écologique et social. Déjouons le piège des groupes pétroliers et des leaders populistes qui veulent opposer ces aspirations à la vie.
ndlr :
- qu'apporte cet article sur le fond ? un peu plus de confusion ? ACT
Ce blog, consacré aux limites physiques à la croissance, a été laissé en sommeil depuis janvier 2017. Ayant pris la direction du Shift Project, une association qui cherche à fournir des clés pertinentes pour réussir la transition énergétique, il me semblait utile de me concentrer sur l’action : le diagnostic était clair, et les premiers jalons posés par la signature de l’accord de Paris sur le climat. Mais mes pires craintes sont en train de se réaliser. Inconséquence, incurie, naïveté : si l’urgence de la transition commence enfin à être comprise, la nécessité de dessiner une stratégie cohérente pour mener à bien cette transition, non seulement à travers une confrontation des opinions à son sujet, mais avant tout par une confrontation de ces opinions aux faits, continue d’être esquivée. C’est grave. C’est dangereux. Alors je recommence à écrire. J’espère que ça servira à quelque chose.]
Un point sur le pic pétrolier / Cohérence et incohérence des démences ambiantes / Que faire ?
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La demande mondiale de brut croît chaque année d’environ 1,5 Mb/j, l’équivalent de la production de l’Algérie.
Rentabilité économique incertaine et perspectives géologiques inconnues pour le shale oil américain, pic de production historique probablement en passe d’être franchi par un nombre croissant de producteurs importants découvertes de plus en plus faibles de pétrole conventionnel : pour continuer à alimenter le carburateur de la croissance économique mondiale, la situation n’est jamais apparue aussi incertaine. Sans parler de l’impact des nouvelles sanctions américaines à l’encontre d’un autre vieux pays producteur à l’avenir incertain : l’Iran…
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Bref, les limites physiques à la croissance économique, telle qu’elle est alimentée depuis 150 ans par le pétrole, me paraissent se dessiner de plus en plus nettement.
Il serait judicieux d’être prudent, et prévoyant, et consistant, mais non…
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Que faut-il opposer à cette triviale folie ?
Pas le « en même temps » consistant à poser en champion du climat tout en misant par exemple sur la croissance du trafic sur les routes et dans les aéroports de l’Hexagone. Il manque à cette démence-là la cohérence de celle de Donald Trump.
Des millions de Français commencent à pâtir sérieusement de l’augmentation du prix du gazole, et en particulier de la Contribution climat-énergie (la « taxe carbone »), qui va continuer à alourdir fortement dans les années qui viennent les taxes sur les carburants.
La TICPE devrait rapporter l’an prochain quelque 19 milliards à l’Etat, mais lorsqu’on met bout à bout les aides publiques pour acheter des véhicules moins polluants ou des vélos, ou encore pour réaliser chez soi des travaux d’isolation, on arrive aux alentours de 1,5 milliard, d’après le projet de loi de finance en cours d’examen au Parlement.
Où est la stratégie systémique cohérente de la France pour sortir des énergies fossiles ? Où est le débat démocratique pour y parvenir (débat que le think tank que je dirige, The Shift Project, réclame jour après jour depuis les promesses faites par le candidat Macron) ?
Où sont passées la raison et l’audace qui ont fondé la République française ?
La France n’est pas à la hauteur de l’accord de Paris sur le climat. Nous pouvons encore répondre au devoir moral et saisir l’opportunité historique d’ouvrir la voie vers un monde nouveau, débarrassé de l’emprise mortelle des énergies fossiles.
« La France est le pays des lumières, mais ça fait longtemps qu’on n’a pas changé l’ampoule », blague avec justesse je ne sais plus qui. Ce pays aurait tout à gagner en montrant qu’il est possible de sauver l’humanité du prix de son inconséquence. Et tout le monde perdra durant de nombreuses générations, si aucune société développée n’est capable de faire la démonstration qu’il est possible d’éviter le chaos climatique et les conséquences d’un monde en perpétuel manque de pétrole. C’est maintenant, ou jamais.
Nous avons résolu la crise de la dette de 2008 en accumulant davantage de dettes.
Pourquoi ne pas renverser la perspective ?
Une société plus sobre est une société plus économe, autrement dit une société plus riche, plus robuste, plus « résiliente » (et potentiellement plus juste, voire même, qui sait… plus chouette).
La sobriété dont je parle n’est pas juste une somme de choix individuels. Il est question de la sobriété des grands systèmes complexes qui nous permettent de vivre, d’une réorganisation favorisant systématiquement la simplicité et la robustesse de nos modes de production et de nos modes de vie. Ceci réclame une conversation collective historique, adulte et raisonnable. Nous sommes de plus en plus nombreux à percevoir clairement cela. Faisons-le savoir, et vite.
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Une chose encore : la Syrie et le Yemen, le Venezuela et peut-être même le Mexique démontrent aujourd’hui avec quelle soudaineté et quelle cruauté peuvent s’effondrer des nations à la suite (à cause ?) d’un déclin de leurs ressources énergétiques. A Dieu ne plaise que demain une chose similaire se produise, mettons, en Algérie, où la production d’hydrocarbures, et donc les ressources en devises, s’étiolent lentement mais sûrement depuis plusieurs années maintenant. Que dirait alors un Laurent Wauquiez ?…
Un historien russo-américain, Peter Turchin, a démontré de façon convaincante l’existence de cycles historiques de croissance et d’effondrement des sociétés liés à la capacité – ou à l’incapacité – des ressources naturelles à perpétuer le développement de ces sociétés. A travers les exemples de l’empire romain, de la France du Moyen Age, ou encore de la Russie impériale, on y voit les sociétés d’abord croître sans développement des inégalités entre le peuple et les élites, puis la population et les revenus des classes populaires passer par un maximum, permettant aux élites de proliférer grâce à la captation d’une rente abondante comme jamais.
Puis : les guerres, les famines, longtemps. Non.
Des environnementalistes fulminent contre l'entrée en vigueur imminente de la loi sur les hydrocarbures ainsi que contre le ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau, qui conserve un pouvoir discrétionnaire l'autorisant à approuver certains projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures en milieu hydrique.
Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau en collaboration avec Laurence Gallant
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Le gouvernement a procédé vendredi à l'édiction des quatre règlements relatifs aux hydrocarbures. Cette nouvelle mouture interdit dorénavant les activités d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures dans les milieux hydriques et dans un rayon d'un kilomètre autour de ceux-ci.
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L’annonce fait grincer des dents le cofondateur de Non à une marée noire dans le Saint-Laurent, Martin Poirier, qui considère le 17 août comme "date funeste pour les Québécois"puisqu’elle confirme l’entrée en vigueur imminente de la Loi sur les hydrocarbures, loi décriée par les groupes environnementalistes.
Pour Martin Poirier, cette annonce indique que l’industrie pétrolière pourra bientôt, explorer et exploiter le pétrole près des bâtiments tels que les hôpitaux et les écoles en plus des cours d’eau et des parcs nationaux.
De plus, en conservant le droit d’autoriser des activités à l'intérieur ou à moins d'un kilomètre d'un milieu hydrique, le ministre Moreau garde la porte ouverte à l’industrie pétrolière pour exploiter nos cours d'eau, selon M. Poirier.
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ndlr :
des propos rapportés de manipulation politique par le gouvernement fédéral du canada ou de la province du québec ?
RÉP. donnée /
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1118734/quebec-ferme-porte-hydrocarbures-milieu-hydrique
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Selon le gouvernement québécois, ces mesures sont parmi « les plus strictes au monde » et répondent aux préoccupations de la population, des collectivités locales, et des organisations et entreprises.
Cette annonce survient près de deux semaines après que le quotidien Le Devoir eut révélé que le gouvernement avait bel et bien ouvert la porte à l'exploration et à la production en milieu hydrique, puisqu'il avait adopté un règlement spécifique encadrant ces activités.
Le ministre Moreau s'était bien défendu d'avoir induit la population en erreur.
« Il n'y aura pas de forages dans les lacs et les rivières. Les seules activités qui seront possibles, au-dessus des cours d'eau, ce seront des relevés aériens ou des sondes », avait-il dit en entrevue au Devoir.
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Manipulation confirmée, rôle de la presse prépondérant
=>
accompagner les opposants /#zadPARTOUT ?!
ACT
Janvier 2012
Diffusion de la vidéo d’une présentation TEDx par Kirk Sorensen
The lawsuit blames the burning of fossil fuels for contributing to sea level rise, extreme weather and warming oceans. The state's already seeing coastal damage.
Nicholas Kusnetz
By Nicholas Kusnetz
Jul 2, 2018
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Nicholas can be reached at: nicholas.kusnetz@insideclimatenews.org
connu / https://twitter.com/ClimateReality/status/1019422005005815809
Tags : changement climatique , énergie fossile , ENR , Transition énergétique
Quand une mine de charbon géante engloutit un village en Allemagne, quand des Amérindiens sont chassés de leurs terres par un oléoduc, quand les compagnies pétrolières s’attaquent à l’Arctique, quand des millions de tonnes de CO2 supplémentaires s’apprêtent à être répandues dans l’atmosphère, c’est un peu, et bien malgré nous, grâce à notre argent. Voici douze projets méga-polluants dans lesquels l’Etat investit une partie de notre épargne et de nos cotisations retraites. Pour que la finance soit au service de « l’action climat », comme le souhaite Emmanuel Macron, il y a encore du travail !
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une première décision raisonnable serait de ne plus financer de nouveaux projets pour extraire du charbon, du pétrole et du gaz, ces sources fossiles qui sont de loin les premières sources de gaz à effet de serre. Une analyse effectuée par l’Observatoire des multinationales et l’ONG 350 France (lire notre article présentant cette étude) montre qu’en réalité, l’argent des Français continue aujourd’hui de financer des nouveaux projets d’énergies fossiles partout dans le monde. Ces projets sont incompatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris, car ils contribuent à ouvrir de nouveaux territoires à l’industrie pétrolière et gazière, comme l’Arctique ou les gisements pétroliers au large du Brésil.
- L’exploitation pétrolière dans l’Arctique norvégien
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