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"Les collègues se sont retrouvés avec deux rouleaux de scotch. On a constaté qu’il n’y avait pas de savon. Il y avait également des essuie-tout en tissu, c'est ce qu’il y a de pire comme vecteur de bactéries et de virus."
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ENFANTS ET ENSEIGNANTS ABANDONNÉS PAR LE GOUVERNEMENT
Depuis le 11 mai, les écoles ont rouvert. Un million d’élèves ont ainsi retrouvé les bancs de l’école, la semaine dernière. Ce déconfinement avait été décidé unilatéralement par Emmanuel Macron.
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Camille et ses invités du jour la politologue Virginie Martin, Yvan Le Bolloch, ainsi que le journaliste Alexis Poulin et la sémiologue Elodie Mielczareck sont de retour pour un cinquième épisode des Masques et la tune ! Pour cette nouvelle émission : Macron, le mensonge d'État permanent, nous allons donc parler du langage, de propagande et de post-vérité.
Qu'est ce que la post-vérité ? D'où vient ce concept ? Pourquoi est il totalement applicable au Président de la République Emmanuel Macron depuis le début de son mandat, depuis les violences policières niées malgré l'évidence et les preuves tragiques de celles ci, en passant par l'hôpital de la Pitié Salpêtrière et de sa soit disant attaque, jusqu'à la récente déclaration du Président sur la non pénurie de masque, le mensonge d'État est devenu permanent. Mais alors, comment lutter contre ces mots de la lutte qui nous sont volés ?
Orwell dans 1984 met le langage au centre du système de contrôle et de domination exercé par un pouvoir tyrannique et nous met en garde. Comment lutter contre un gouvernement qui ment tout le temps, qui nie la réalité, et qui est souvent accompagné dans ses mensonges par les médias mainstream ? Nous essayerons aussi de voir comment résister à ces logiques sémantiques et à ces contre vérité institutionnalisées.
.#Macron #Mensonge #État
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Dans le cadre de la Commission d’enquête de suivi du Covid-19 https://lafranceinsoumise.fr/commission-enquete-suivi-covid19/ lancée par les parlementaires de la France insoumise, Sabine Rubin députée de la France insoumise et Alexandre Schon du groupe thématique Numérique de la France insoumise auditionnaient Pierre-Yves-Gosset, président de Framasoft.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bjEXQQeX-I4
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Si le débat sur la transition énergétique en France porte souvent sur les énergies renouvelables et le nucléaire, il omet souvent le premier pilier nécessaire : celui des économies d'énergies. Or, s'il est clair pour tous que les bâtiments doivent être isolés afin de dépenser moins d'énergie dans le chauffage, la question de la consommation d'électricité, elle, est peu abordée.
L'électricité sonne aux oreilles de beaucoup de citoyens comme une énergie propre, donc dont la consommation n'aurait pas de limites, mis à part financières.
On peut pourtant affirmer ceci : aucune forme de production d'électricité n'est complètement propre. Chacune apporte son lot de pollutions : déchets radioactifs et risques d'accidents pour le nucléaire, consommation de matériaux et d'espaces pour les énergies renouvelables, ainsi que des effets sur la biodiversité.
La France, grande productrice nucléaire, a historiquement construit un parc bâti extrêmement consommateur d'électricité, bien plus que ses voisins européens. A cause de cet héritage, nous connaissons désormais chaque hiver des pics de consommations très élevés aux heures de pointes qui nous obligent à sur-dimensionner notre production, et à faire appel à de l'électricité d'appoint très carbonée (charbon, gaz).
Il semble donc impératif de prendre le problème dans le bon sens : maîtriser la demande d'électricité (chauffage électrique, électroménager etc), ainsi que celle liée aux nouveaux usages (véhicules électriques, stockage internet etc.) ; puis dimensionner le niveau de production sur la consommation, et non l'inverse comme cela est fait depuis des décennies.
Cet atelier avait donc ces questions au cœur du débat, avec un spécialiste du réseau de distribution d'électricité, Michel Derdevet, ancien secrétaire général d'ENEDIS, et un spécialiste de la maîtrise de l’énergie, Olivier Sidler, membre de NEGAWATT et directeur du bureau d’études ENERTECH.
Catégorie Actualités et politique
Clés : Capitalisme ; Économie ; GAFAM ; Révélations
Par Marc Endeweld, Journaliste, auteur de l'ouvrage "Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron", éditions Stock.
Emmanuel Macron et la Caisse des dépôts continuent de soutenir le moteur de recherche prétendument français, censé concurrencer Google, alors qu’il fonctionne grâce à l’américain Microsoft et qu’il est mis en cause dans un rapport de la direction interministérielle du numérique. Subvention de plus de 20 millions d’euros, obligation de l’installer dans chaque administration, actionnaires sulfureux et ramifications troubles… Enquête au cœur de la start-up nation.
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Fondé en 2011 par les hommes d’affaires Jean-Manuel Rozan, Eric Léandri et Patrick Constant, souvent présenté par la presse comme le « Google français », Qwant est devenu en janvier dernier le moteur de recherche officiel de l’administration française, qui l’installera par défaut sur tous ses ordinateurs. Au même moment, la Caisse des Dépôts et Consignations (bras financier de l’Etat) a décidé de réinvestir dans la start-up, faisant suite à plus de vingt millions d’euros dépensés ces dernières années.
Sur le papier, cela pourrait passer pour une success story. Mais en réalité, Qwant ne marche pas, ou mal. Ses résultats sont tirés principalement du moteur de recherche Bing, de Microsoft ; ils sont souvent datés, peu fiables, peu pertinents, limités en nombre. C’est le constat tiré par la Direction interministérielle du numérique (DINUM) dans une note confidentielle daté du mois du 8 août 2019, que Le Média s’est procurée. Certains éléments de cette note avaient déjà été révélés dans Acteurs publics en janvier 2020 https://www.acteurspublics.fr/articles/qwant-la-dependance-a-microsoft-inquiete-la-direction-du-numerique-de-letat, mais elle n’avait pas été publiée dans son intégralité, comme s’y était pourtant engagé le secrétaire d’État au numérique, Cédric O.
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Entre 63% et 75% de dépendance à Bing...
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Qwant s’est ainsi doté depuis janvier d’un « conseil de gouvernance » présidé par Antoine Troesch, directeur de l’investissement de la Banque des Territoires, l’une des directions de la CDC. Pour remplacer Léandri, la Caisse a choisi l’ancien directeur général adjoint, Jean-Claude Ghinozzi, un ancien cadre de… Microsoft : « J’ai rejoint Qwant alors que j’étais dans un grand groupe technologique [Microsoft, NDLR], justement pour travailler sur une alternative souveraine, centrée autour du respect de l’utilisateur et de sa vie privée », déclarait-il à Libération https://www.liberation.fr/france/2020/01/09/la-bascule-de-l-administration-est-un-enorme-coup-de-pouce_1772110.
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coup de tonnerre est sonné par Mediapart, qui révèle qu’Eric Léandri faisait l’objet, jusqu’à la fin 2016, d’un mandat d’arrêt européen dans le cadre d’une enquête au sujet d’une escroquerie en Belgique. https://www.mediapart.fr/journal/economie/270819/qwant-les-parts-d-ombre-d-un-moteur-de-recherche-strategique
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le premier signe tangible d’une symbiose entre la Macronie et Qwant est un tweet d’Emmanuel Macron lui-même le 14 avril 2015, alors qu’il est ministre de l’Économie de François Hollande : « Bravo au nouveau @Qwantcom ! Un Google français en marche ». Une fois à l’Elysée, ses troupes continuent de soutenir à toute occasion Qwant.
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l'associé d'Eric Léandri, le financier Jean-Manuel Rozan, n’a jamais caché sa sympathie pour le président de la République, au point d’écrire un livre en son hommage : « Macron maillot jaune », sa réponse personnelle aux Gilets Jaunes. https://www.lopinion.fr/video/lopinion/jean-manuel-rozan-entrepreneur-gilets-jaunes-s-amusent-trop-que-ca-s-180237
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un petit entrepreneur du numérique, Marc Longo, fondateur dirigeant de l’Annuaire Français, critique ouvertement sur Twitter le service proposé par Qwant, contestant à de multiples reprises sa qualité de moteur de recherche souverain, révélant pour la première fois sa dépendance à Bing.
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L’étude de l’actionnariat de Qwant confirme toute l’étendue du carnet d’adresses du duo : un vrai bottin mondain de la politique et des affaires.
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Thierry Gaubert fut également le proche conseiller de l’ancien patron des Caisses d’Épargne, Charles Milhaud, lui aussi soutien de Nicolas Sarkozy. En juillet 2008, c’est d’ailleurs le groupe Caisse d’Épargne qui rachète Trustmission, une société spécialisée dans l’envoi sécurisé de documents, qu’Éric Léandri dirigeait depuis 2005.
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À la même période, un entrepreneur français, Eric Mathieu, fondateur de la société Xilopix, propose lui aussi un moteur de recherche à la française, dénommé Xaphir. Il multiplie alors les rendez-vous auprès des responsables économiques et politiques pour récupérer des investissements, sans succès. Manquant de fonds, Xilopix sera racheté pour une bouchée de pain (200 000 euros) par Qwant en 2017.
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un vrai projet anti-Google aurait besoin de centaines de millions d’euros par an pour espérer grappiller quelques parts de marché. Encore faut-il développer une technologie prometteuse… Les slogans sur la « start-up nation » et les « réseaux » politiques et d’influence ne suffiront pas. Qwant, quoi qu’en disent ses nouveaux patrons, en raison de son histoire trouble et de ses faibles potentialités, est loin de renouer avec le succès si cher à Emmanuel Macron et sa start-up nation…
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1262387464687190016
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Le Média @LeMediaTV · 1h
QWANT : LES DESSOUS CACHÉS DE LA START-UP NATION
Subvention de plus de 20 millions d’euros, obligation de l’installer dans chaque administration, actionnaires sulfureux et ramifications troubles... Enquête au cœur de la start-up nation.
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1 874 ont signé
SUD-Rail PARIS ST LAZARE a lancé cette pétition adressée à Jean Pierre Farandou (PDG SNCF)
Nous ne les laisserons pas licencier Eric !
Notre collègue Eric a reçu ce mardi 12 mai 2020 un mail l’avisant de la volonté du ministère du travail de passer outre la décision de l’inspection du travail de refuser son licenciement. Après 28 ans de carrière l’entreprise n’a donc pas cessé son acharnement à virer un militant, un collègue, un ami. Où en sont les procédures pour ceux qui nous envoyé au travail sans aucune protection pendant cette pandémie ? Où sont les procédures pour les hiérarchiques auteurs de fichiers illégaux, de harcèlement ? Pour ceux qui chaque jour mettent notre santé en danger en passant outre les restrictions médicales de certains d’entre nous ?
Alors que nous sommes encore en pleine crise sanitaire, le ministère du travail et l’entreprise n’ont visiblement pas mieux à faire que de s’en prendre aux travailleurs et à leurs représentants.
Quels que soient les motifs invoqués cette fois-ci, l’entreprise cherche à se débarrasser de ce militant actif et reconnu depuis longtemps, car à travers lui, c’est à nous tous qu’elle veut s’en prendre. Voilà qui ressemble à un message qu’ils nous envoient : on est toujours là pour sévir ! Gare à celles et ceux qui voudraient empêcher le retour au travail le plus rapide et tranquille possible, voulu par le gouvernement et le patronat, pour relancer la machine à profit, au mépris de la santé des cheminots. Car ce retour au travail s’accompagne d’une nuée d’attaques, entre jours de repos ou congés volés, augmentation des horaires de travail sans hausse de salaire et suppressions d’emplois. Et quoi encore !?
Pour mener ces attaques ils voudraient faire taire toute opposition !
Eric n’est pas le seul. A Paris Est, 5 militants sont menacés de sanction, voire de licenciement, pour faits de grève. La RATP relance les conseils de discipline… tout en interdisant les réunions syndicales !
La seule réponse à lui donner est de faire front avec lui.
A cette direction et ce gouvernement qui cherche à imposer leur politique du profit maximum à grands coups de répression : répondons que nous ne les laisserons pas licencier Eric !
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Le Medef veut utiliser la crise sanitaire du coronavirus pour faire avancer l'une de ses principales revendications : l'augmentation du temps de travail. Dans le viseur : la fin des 35h, la diminution des congés payés, ou encore la suppression de jours fériés. L'objectif officiel : permettre la reprise économique par l'augmentation de la production non pas en embauchant davantage mais en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà.
J'explique ici comment se déroule cette nouvelle offensive du Medef contre le repos et les alliés qui sont les siens à cette occasion, qu'il s'agisse de médias comme « Le Figaro », d'émetteurs pseudo-scientifiques comme l'institut Montaigne ou l'IFRAP, ou encore de personnalités politiques comme Christian Jacob et Gérard Larcher (LR) ou du parti présidentiel LREM.
Je parle enfin des batailles qui se mènent : la bataille matérielle (celle pour le temps de travail, pour l'impôt, pour le partage des richesses...) et la bataille culturelle (celle pour convaincre le grand nombre de la justesse de son propre point de vue).
LES LIENS
- Geoffroy Roux de Bézieux: «Il faudra se poser la question des RTT et des congés payés» (Interview dans « Le Figaro ») : https://bit.ly/3cvoOKd
- Ma vidéo sur la dette : https://youtu.be/6MSNWp84qCs
- Quand le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux se caricature tout seul : https://bit.ly/2WwK9gV
- La liste des donateurs de l'Institut Montaigne : https://bit.ly/3cAz1VS
- Rebondir face au Covid-19 : l'enjeu du temps de travail (note de l'Institut Montaigne) : https://bit.ly/3dVrnpx
- L'Ifrap d'Agnès Verdier-Molinié : faux institut de recherche et vrai lobby ultra-libéral : https://bit.ly/3fJiDo9
- Face au risque d’écroulement de notre économie, le plan choc de l’iFRAP : https://bit.ly/2Z1fOZx
- Pour compenser le confinement, la droite s'en prend aux 35 heures : https://bit.ly/2T4iYb2
- Temps de travail : “On peut être dans la limite des 40 heures ”, dit Christian Jacob : https://bit.ly/2Z0COrv
- Gérard Larcher : "La question du temps de travail devra être posée" au niveau de l'entreprise : https://bit.ly/2LodQKR
- Coronavirus : Des députés LREM veulent permettre le don de congés payés aux soignants : https://bit.ly/2WuCfol
- Geoffroy Roux de Bézieux : « La souveraineté économique n’est plus un gros mot au Medef » (interview dans « Le Monde ») : https://bit.ly/2T1rlnG
- Congés payés : réponse à Christophe Barbier : https://youtu.be/i5GSjlET4rc
- L’offensive du grand patronat et des médias contre le repos : https://bit.ly/2TjZQWX
- 1er mai : le message de Jean-Luc Mélenchon : https://youtu.be/i-NmtfYY-Hg
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Beaucoup d’appels et de tribunes circulent à gauche et chez les écologistes depuis quelques semaines. La crise sanitaire et politique peut-elle favoriser, à gauche, l’émergence d’une alternative politique ? Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques, est l’invité de #LaMidinale.
Sur le contexte et les alternatives possibles
« On a vécu une période inédite donc il n’y a pas vraiment de règle que l’on pourrait appliquer historiquement sur les conséquences politiques de ce type de pandémie. »
« Le diagnostic de la crise s’est orienté vers la mise en cause du système et des dérives du système libéral. Reste à savoir si ce diagnostic sera partagé dans la société - ce qui n’est pas du tout sûr. »
« Idéologiquement, il y a une fenêtre d’opportunités pour la gauche de contrer l’idéologie dominante et libérale qui est enracinée dans la société - même si elle est très contestée. »
« Cette période post-crise peut ouvrir du possible mais elle peut aussi ouvrir le pire. »
« Je ne suis pas sûr que la crise ouvre une espèce de reviviscence du clivage gauche/droite - mais une reconflictualisation peut-être. »
« La critique des élites peut être un ferment de politisation de la crise mais par forcément du clivage latéral gauche/droite. »
« On peut penser que cette crise va faire le jeu des populismes - même si je n’aime pas trop l’expression. La France insoumise veut s’appuyer sur cette crise et - même si je ne les mets pas en parallèle - Marine Le Pen va rebondir sur cette crise parce qu’elle caractérise la faillite des élites. L’extrême droite va prospérer avec l’imaginaire complotiste qui va derrière. »
Sur les appels et autres tribunes à gauche
« Il y a eu une petite dizaine de tribunes et d’appels ces derniers jours. »
« L’appel des 150 personnalité de gauche d’aujourd’hui est très très œcuménique. »
« Toutes les initiatives qui visent à éclater ce qui est figé sont intéressantes. »
« Ce qui manque dans ces initiatives, c’est une méthodologie. Elles sont parfois incantatoires. »
« Ce qui est intéressant, c’est d’identifier les points de convergences et de divergences. Tout ça demande à être très précis. Ça demande des garants et des méthodes. Pour le moment, tout ça reste assez vague. »
« Il y a une accélération du calendrier : on va être très vite dans la présidentielle. »
« Il y a un certain nombre d’acteurs de la société civile qui se disent que c’est maintenant qu’il faut agir parce qu’après, il sera trop tard. »
« Les acteurs de la société civile pensent que si la pression sur les appareils politiques n’est pas externe, rien ne va se passer. Tout ça a été accéléré avec la pandémie. »
« L’un des effets du confinement, c’est que le temps politique s’est arrêté et qu’ils se sont mis à réfléchir. »
Sur la bataille du leadership à gauche
« Depuis les dernières élections européennes, les écologistes estiment avoir pris l’ascendant. Et de son côté, la France insoumise n’a pas renoncé à vouloir renoncer d’incarner le changement. »
« On a très bien vu ces derniers jours, dans l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, qu’il est candidat à la prochaine élection présidentielle. Il n’y a pas l’ombre d’un doute. »
« Mélenchon a changé de méthode : il est moins conflictuel et veut apparaitre plus respectable. »
« Pour Yannick Jadot, c’est plus compliqué parce qu’il y a Nicolas Hulot et qu’il est moins reconnu par son organisation. »
Sur les élections municipales
« D’un côté, on a eu des expériences intéressantes, localement, de dépassement des affiliations partisanes (…) avec des alliances à géométries variables qui peuvent être des laboratoires d’union de la gauche et, d’un autre côté, les élections municipales pour les partis, c’est très important parce que c’est les places et le financement. »
« Les partis politiques cherchent à être pragmatiques. C’est leur survie qui est en jeu. »
« Il faut une décomposition, peut-être une explosion du système politique, et ce n’est pas les municipales qui vont le favoriser. »
« Le faux premier tour des municipales aura peut-être servi de primaire dans certains endroits pour qu’il y ait une offre politique différente si on retourne au premier tour. »
« Il pourrait y avoir de nouvelles listes de premier tour ne serait-ce que parce que certaines listes n’auront pas les ressources financières suffisantes pour repartir en campagne au premier tour. »
Sur Jean-Luc Mélenchon
« Jean-Luc Mélenchon a un gros avantage : il est incontesté dans son camp avec un programme qui apparait encore actuel. Tous les autres ont un problème de leadership. »
« Soit la gauche non mélenchoniste arrive à s’organiser et faire pression en exerçant une vraie concurrence sur Jean-Luc Mélenchon, soit Jean-Luc Mélenchon apparaitra comme le pôle de stabilité à gauche. »
« Mélenchon incarne une stabilité, une continuité et une présidentialité. »
« La carrière de Mélenchon est un yoyo, elle rebondit tout le temps. Il peut rebondir parce qu’il a beaucoup d’atouts dans son jeu. »
Catégorie Actualités et politique 350 commentaires
Abdrrahim Jerkech il y a 2 jours
moi je trouve que le programme des insoumis le plus cohérent est me convient parfaitement
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Le 15 mai 2020, Adrien Quatennens était l'invité de la matinale de Radio Classique. #ClassiqueMatin #Covid19 #Sanofi #DéconfinementJour5
Catégorie Actualités et politique 143 commentaires
Clés : Coronavirus ; Justice
L’histoire retiendra-t-elle que l’épidémie de COVID-19 a été un moment-clé dans un processus de basculement autoritaire de la société française ? De fait, ces dernière semaines, l’attention de l’opinion publique française a surtout été captée sur la crise sanitaire, et sur la sordide comptabilité des morts. Certes, les images de violences policières “radicales” continuaient de se propager sur les réseaux sociaux en plein confinement. Mais ce n’était manifestement que la face émergée de l’iceberg. C’est en tout cas ce que pense Raphaël Kempf.
Raphaël Kempf est avocat au barreau de Paris, spécialisé en droit pénal, auteur du livre “Ennemis d’état” paru aux Editions La Fabrique. Il est aussi auteur d’un article intitulé "Et le gouvernement décida de confiner les libertés", paru dans la dernière édition du Monde Diplomatique. Pour lui, le choix du gouvernement, qui a été celui d’installer un état d’urgence, comme après des attentats terroristes, ne s’imposait pas. Et ce choix a accouché de nombreuses violations de nos droits fondamentaux. Il pointe notamment la prolongation administrative de la détention provisoire pour les prévenus. Pendant le confinement, explique Raphaël Kempf, la police a été mise en situation de fabriquer la loi et d’exercer la justice. Un confinement qui est en train d’être progressivement levé, alors que l’état d’urgence sanitaire demeure. Pour éviter une seconde vague, le gouvernement a mis en place des dispositifs de traçage du virus, comme l’application StopCovid et les bridages sanitaires. Pour Raphaël Kempf, ces dispositifs sont de vraies menaces pour les libertés publiques.
Aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Gh1n-A
prolong(ation)(é)(e)(ment)(s) arbitr(a)(g)(é)(ir)(e)(s)
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Le 14 mai, Jean-Luc Mélenchon diffusait en direct sa 113e Revue de la semaine sur YouTube, Twitch (https://twitch.tv/jlmelenchon), Facebook et Twitter. Il répondait aux questions des internautes depuis... Marseille (mais sur fond vert 😉). Retrouvez ci-dessous les questions posées et les thèmes abordés lors de cette émission.
SOMMAIRE
00:43 : Carte postale d’amour pour Marseille
07:26 : Que pensez-vous du plan de relance touristique du Premier ministre Edouard Philippe ? + La Corse
13:16 : Que pensez-vous de l’ultimatum de la Justice allemande à la BCE ? Est-ce la fin de l’UE ? + La dette, la relance, l’Allemagne
23:37 : Pourquoi pensez-vous que la Vème République n’est pas bonne ? + L’histoire de la création des républiques, la Vème République et pourquoi il faut la changer
30:35 : Comment gagner en 2022 ? Comment convaincre malgré le poids des médias ? + Le programme l’Avenir en commun, il faut que les gens s’en mêlent
36:57 : Avez-vous un recours contre la loi Avia ? + L’évolution des forces entre les États-Unis et la Chine, le capitalisme qui va sortir du Covid va augmenter le contrôle des populations, la réduction des libertés en France
41: 33 : Quel livre sur Jean Jaurès me conseilleriez-vous ?
42:20 : Que pensez-vous de la réouverture des écoles ?
44:04 : Pensez-vous qu’à la fin de ce virus les manifestations peuvent reprendre de plus belles malgré les courbettes de la majorité envers les pompiers, les services hospitaliers… ? + Moments de crise donc pas de grande poussée, ce qui crée les révolutions
50:11 : Pourquoi être allé chez le coiffeur et ne pas avoir persisté dans le catogan ?
50:50 : Pourrions nous construire à l’avenir proche une union méditerranéenne ? + La géographie, l’union en Europe basée sur l’égalité, l’union méditerranéenne, le site le monde en commun
01:00:28 : La Chine va-t-elle devenir le premier pays capitaliste si les États-Unis s’écroulent ?
01:01:52 : Vous allez fêter comment les 500 000 abonnés sur YouTube ?
01:04:19 : Que pensez-vous de la gestion de la prime de 1 000 euros ?
01:06:26 : Comment impliquer les jeunes dans l’engagement politique ? + les 100 propositions de Nicolas Hulot,
01:10:01 : Pensez-vous que le gouvernement contrôle encore sa police ? + racisme dans la police et violences policières
01:11:45 : Comment pourrait-on mettre réellement la finance au service de l’économie réelle ? Ou comment remoraliser la finance ? + Annuler la dette, planifier le déconfinement en parlant avec les patrons, Sanofi + Réponses à des questions rapides sur le Bitcoin, l'Europe et le PTB
01:18:29 : Pourquoi a-t-on le sentiment que rien ne changera ?
01:20:55 : Qu’est-ce que vous pensez des idées de John Rawls dans la théorie de la justice par son principe de différence et son idée du voile de l’ignorance ?
02:22:30 : Deux scandales européens : les travailleurs détachés qui vont ramasser les asperges en Allemagne et les coupes franches de forêt en pleine pandémie. Qu’en pensez-vous ?
01:24:53 : 6ème République et constitution et droits « basiques » de l’Homme : un toit, à manger, un travail pour tous, est-ce possible ? + Lula, sobriété, planification et organisation
01:27:38 : Cette crise est-elle une bonne opportunité pour commencer la transition écologique ? + Combattre la pollution de l’air
01:29:27 : La relance économique par la consommation est-elle compatible avec un modèle écologique basé sur la décroissance ? + L’augmentation du temps de travail et le chômage de masse
01:32:36 : Que pensez-vous des manifestations à l’hôpital Robert-Debré aujourd’hui ?
01:34:00 : Que pensez-vous de la situation sanitaire et sociale à Mayotte ?
01:36:42 : Je suis une infirmière en réanimation 1 500 euros nets/mois. Avec le Covid j’ai perdu la foi, une fois la crise passée je change de métier si rien ne change pour nous + ARS Grand-Est qui veut supprimer des lits, différence entre gestion et comptabilité
01:39:15 : Que pensez-vous d’une nationalisation massive des grandes sociétés à intérêt public énergie, transport, etc ? + Renault, Sanofi, santé privé aux Etats-Unis, non réquisition des cliniques en France
01:43:10 : Que pensez-vous de la crise alimentaire qui arrive et que feriez-vous ? + Interdépendance, rupture des chaînes, spécialisation de l’agriculture
01:47:53 : Un conseil pour se lancer en politique ?
01:48:12 : Conclusion
Catégorie Actualités et politique 949 commentaires
vidéo aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?iklDSQ
Le dimanche 17 mai 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Amélie Carrouer pour parler de l’état de la France une semaine après le déconfinement. Il a dit son manque de confiance dans le gouvernement qui a menti plusieurs fois depuis le début de la crise du coronavirus, notamment sur la question des masques et des tests. Il a appelé de nouveau à rendre les masques gratuits, évaluant le coût mensuel d’achat de masques pour une famille de 4 personnes à 340 euros par mois.
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Connu / https://twitter.com/PartiPirate/status/1261626351708233728
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Parti Pirate @PartiPirate
Un amendement porté par le @EuropeanPirates et notamment le député @PiratKolaja a été adopté.
Cet amendement recommande que tous les logiciels développés par les institutions de l’UE et accessibles au public soient disponibles sous licence libre !
Drapeau pirate
https://partipirate.org/le-parlement-europeen-recommande-fortement-que-tout-les-logiciels-developpes-par-et-pour-les-institutions-de-lunion-europeenne-et-accessibles-au-public-soient-disponibles-sous-licence-libre/
1:55 PM · 16 mai 2020· - 203 Retweets - 339 J'aime
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Ndlr : vérifier ACT
Guidel - © Daniel Perron
Un blog de plus, direz vous ? Non.
Un espace différent, ouvert, pluraliste, parce que nous ne voulons pas nous laisser voler le jour d’après qui ne peut pas et ne doit pas être le jour d’avant.
Alors, qui que vous soyez, quelle que soit votre profession, votre sensibilité politique, votre parcours, vous êtes les bienvenus pour nous lire, nous écrire, relayer, rédiger, proposer, débattre avec une seule exigence : le respect de la dignité de chaque personne.
L’objectif est simple : nous emparer massivement de tous les sujets, proposer, amender et construire un véritable manifeste citoyen qui influencera les décisions politiques et économiques à venir.
Nos lendemains sont dans nos mains. À nous de jouer.
Participez vous aussi à noslendemains.fr !
Ce blog vous est ouvert à toutes et tous. Vos textes, contributions, commentaires et relais sont les bienvenus pour nous emparer ensemble de ce fameux jour d’après. Malveillants s’abstenir.
En avant !
Pour nous écrire, rien de plus simple, c’est par ici. http://noslendemains.fr/contact/
Oui, il est de bon ton de le caricaturer. Il est naturel, sur les plateaux, dans les radios, de moquer le Che français, de le disqualifier, qui avec le Venezuela, qui avec Cuba, qui avec ses prophéties ratées sur la révolte sociale.
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Dans cette crise, Jean Luc Mélenchon aura été le seul, dans l’opposition, à parler, analyser, proposer . ... a proposé, et a tenté, par sa posture, républicaine et calme, de réparer la fureur et le verre cassé de l’année 2019, destructrice pour son image.
C’était le cas sur LCI ce dimanche, chez Amélie Carrouer.
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Sur la dette d’abord. Balayant la mécanique complexe des Corona Bonds, il propose de geler la dette colossale émise pendant cette pandémie, de la transformer en dette perpétuelle, dont les états ne paieraient pas les intérêts. Une dette qui s’effacerait peu à peu, fondrait avec une inflation régulée. ... proposition soutenue par de nombreux économistes
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Seconde proposition de poids et de bon sens : le retour au plan ... Une réunion tripartite du patronnat, des syndicats et de l’ensemble des forces politiques pour planifier point par point et ensemble, la sortie de crise.
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Ces deux propositions concrètes ... illustrent bien la position centrale de Jean-Luc Mélenchon, dans l’opposition et au sein de la gauche dont il est véritablement aujourd’hui la boussole.
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Qu’on le veuille ou pas, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont aujourd’hui le seul pôle où l’on réfléchit à la politique, ou l’on échange, ou l’on pense le monde de demain du point de vue de la justice sociale et du progrès pour tous. ... Commencer à s’en inspirer en terme d’élan, d’entraînement, et pourquoi pas, plus tard, de convergences et d’alliances, voilà qui serait stratégiquement intelligent et politiquement salvateur.
Jean-Luc Mélenchon, donné mille fois mort dans sa longue vie politique, prouve en tout cas dans cette épidémie sa capacité à renaître et reste plus que jamais l’homme des présidentielles.
71 082 ont signé
Louis PÉPIN a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)
Depuis le début de la crise sanitaire, c'est le premier texte qui ne concerne pas le Covid qui est présenté (et voté) à l'assemblée. Et il concerne donc la restriction des libertés d'expression sur internet. N'y voyez bien sûr aucun lien.
Ce mercredi 13 mai, l'Assemblée Nationale a donc voter la proposition de loi de Laetitia Avia "contre la haine" sur les réseaux numériques, désormais loi "antiterroriste". Cette loi, dans la forme qu'elle a pris récemment, donne le pouvoir à la police de juger et de réprimer les contenus qu'elle juge haineux sur Internet.
La police aura désormais la possibilité de supprimer n'importe quel contenu sur internet en une heure ! Et « c’est la police qui décidera des critères pour censurer un site (en droit, la notion de « terrorisme » est suffisamment large pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, par exemple contre des manifestants) ; c’est la police qui jugera si un site doit être censuré ; c’est la police qui exécutera la sanction contre le site. Le juge est entièrement absent de toute la chaîne qui mène à la censure du site. » L'association La Quadrature du Net s'alarme contre ces attaques liberticides inédites.
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Un collectif de scientifiques exprime le souhait, dans une tribune au « Monde », que le ralentissement économique provoqué par la pandémie due au coronavirus constitue l’occasion de s’attaquer enfin aux problèmes écologiques et sociaux.
Tribune. En quelques semaines, la crise sanitaire a rendu possible ce qui semblait impossible : un desserrement de l’étau budgétaire, une remise en cause des dividendes, la défense de l’Etat-providence par ceux-là mêmes qui œuvraient hier à son démantèlement, et une chute des émissions de gaz à effet de serre. Telles qu’elles se dessinent, les immenses relances économiques préparent toutefois les conditions de prochains désastres écologiques, sans régler la question sociale.
Les difficultés qui vont s’amonceler dans les prochains mois font que nous ne vivrons plus tout à fait demain comme hier. L’avenir n’est pas encore écrit, bien que certains soient prêts à reprendre « quoi qu’il en coûte », négligeant les équilibres écologiques autant que la santé physique et psychologique des humains. Les obsessions sécuritaires et l’exacerbation actuelle des inégalités, pour les personnes isolées, pour celles qui ont perdu leur emploi ou qui doivent continuer à s’exposer à la maladie dans leur entreprise, augurent du pire.
Un inventaire
Comme d’autres, nous estimons que le ralentissement économique imposé par la crise offre une opportunité inédite de s’attaquer enfin sérieusement aux problèmes écologiques et sociaux. Face aux immenses pressions qui pèsent déjà pour reprendre la course folle à la croissance, nous savons aussi qu’il faudra nous mobiliser par tous les moyens pour ne pas reprendre comme avant et ouvrir la voie d’un futur désirable.
Parmi les propositions qui ont émergé pour faire de cette crise un point de bascule écologique et social, figurent celles de Bruno Latour. Il suggère d’effectuer un inventaire de ce à quoi nous tenons et de ce que nous voulons au contraire arrêter, afin de réinventer nos façons de faire société avec la nature – et non plus contre elle.
Cet inventaire serait très utile pour respecter les accords de Paris sur le climat, qui impliquent une décroissance drastique de nos émissions de gaz à effet de serre et ne sont pas compatibles avec une reprise du business as usual.
Lire aussi Le jour d’après : « Les Français se tournent de plus en plus vers les circuits alimentaires courts »
Plutôt que de relancer, comme si de rien n’était, les constructions aéronautiques, navales et automobiles, le tourisme international, l’agriculture et l’élevage intensifs, les industries agroalimentaires et du numérique https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf et, plus généralement, notre système productif fondé sur la division internationale du travail et les incitations à une consommation sans limite, nous pourrions nous demander au préalable : qu’est-ce qui est essentiel et nous rend heureux ? Qu’est-ce qui nous permet de vivre, ici, sans nuire à ceux et celles qui vivent ailleurs, ou qui viendront après ?
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Connu / https://twitter.com/AtEcoPol/status/1258291267659796480
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AtEcoPol @AtEcoPol · 7 mai
Une tribune de l'#AtEcoPol : Le monde d’après : « Il est temps de ne pas reprendre comme avant »
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Connu / https://atecopol.hypotheses.org/4062
Nous faisons partie de l’Atécopol [1], un collectif de plus d’une centaine de scientifiques de la région toulousaine, de multiples disciplines et de presque tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Comme beaucoup de Toulousaines et Toulousains, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’industrie aéronautique, et nous souhaiterions partager quelques réflexions avec vous, salarié.e.s de ce secteur stratégique.
La crise du covid-19 provoque un ébranlement immense et touche de plein fouet votre domaine d’activité. Aujourd’hui drastiquement réduit, le trafic aérien pourrait être affecté pour longtemps par le ralentissement du commerce et du tourisme à longue distance, ou par des restrictions réglementaires face aux risques pandémiques présents et futurs. Rebondira-t-il ou pas, et à quelle échéance, personne ne peut encore le dire. Dans ce contexte d’extrême incertitude, et sans doute de rupture, nous souhaitons souligner par ce courrier combien cette crise peut être l’occasion d’affronter également et conjointement les enjeux écologiques cruciaux auxquels fait face le monde tributaire de l’aviation.
Dans nos métiers de chercheurs et chercheuses, nos travaux et nos observations nous ont menés à mettre la catastrophe écologique en cours et à venir au centre de nos préoccupations. Nous avons donc décidé d’agir à notre niveau en tant que scientifiques : en organisant des conférences grand public, des formations académiques ou professionnelles, en interpellant le monde de la recherche sur ses pratiques et orientations, en publiant des tribunes de réflexion dans des journaux nationaux, et également en commençant à changer nos pratiques et nos objectifs de travail.
Avant de poursuivre cette lettre, nous souhaitons vous assurer d’une chose, très simple : nous sommes proches de vous. Vous êtes nos ami.e.s de vingt ans, vous êtes nos voisins et voisines, vous êtes les étudiantes et étudiants que nous avons formé.e.s, vous êtes des membres de notre famille, vous êtes parfois des partenaires de projet, vous êtes les passantes et passants dans les rues de Toulouse, et chacune, chacun d’entre vous n’est sans doute pas à plus d’une poignée de main de chacune ou chacun d’entre nous. En fait, cela fait longtemps que nous souhaitions vous parler, mais nous ne savions pas trop comment. Nous hésitions sur la manière. La brèche ouverte par le covid-19 nous a fait franchir le pas.
L’aéronautique face aux questions environnementales
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Que valent les promesses de verdissement ?
Face à cela, et pour défendre le maintien de la trajectoire de croissance de son activité, l’industrie aéronautique avance toute une palette d’arguments que l’on retrouve dans les accords CORSIA [5] : croissance neutre en carbone, carburants durables et mesures de compensation. En tant que scientifiques, nous considérons ces éléments comme du greenwashing ou, pour le dire plus directement, de l’enfumage.
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La compensation, qui permet à l’IATA de prétendre non seulement stabiliser mais diminuer les émissions, n’est pas une solution
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nous sommes extrêmement inquiets. Inquiets pour l’habitabilité à moyen terme de cette planète si, dès que la crise du covid-19 sera derrière nous, l’ensemble de notre monde industriel reprenait la voie du business-as-usual, si notamment l’aéronautique retrouvait les moyens de suivre ses prévisions de croissance
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Mobiliser les salariés de la recherche et de l’aéronautique pour le monde d’après
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n’hésitez pas à nous répondre à <lettre-aeronautique{at}protonmail.com>
L’Atécopol (Atelier d’Ecologie Politique de Toulouse) le 6 mai 2020
[1] L’Atelier d’Ecologie Politique (Atécopol). Voir notre site web pour plus de détails sur nos activités.
[2] « Honte de prendre l’avion: comment le “flygskam” est en train de changer nos habitudes », Courrier International, 2019. « Impact du transport aérien sur le climat : pourquoi il faut refaire les calculs », A. Bigo, The Conversation, 2019.
[3] « Chercheurs, donnez l’exemple, prenez moins l’avion ! », X. Anglaret, C. Winmat, K. Jean, The Conversation, 2019.
[4] D’après IATA, les émissions mondiales de CO2 de l’aviation en 2018 étaient de 859 MtCO2, représentant 2,6 % des émissions. En raison des traînées des avions et des autres gaz à effet de serre, les émissions des avions contribuent de manière plus importante que le seul effet du CO2 au réchauffement climatique. Ainsi, en 2005, il était estimé que la contribution de l’aviation au forçage radiatif, qui est à l’origine du réchauffement climatique, était de 4,9 % (entre 2 et 14 %, avec un intervalle de confiance de 90 %) en prenant en compte les effets des cirrus générés par les avions. Cette valeur a probablement augmenté depuis, en raison de la forte croissance des émissions du transport aérien. Ainsi, entre 2013 et 2017, le taux de croissance annuelle des émissions a été estimé par l’International Energy Agency à 4,95 %, correspondant à un doublement tous les 15 ans. Au-delà des chiffres, l’aéronautique est un secteur pivot de notre monde globalisé autant du point de vue matériel que du point de vue de l’imaginaire qu’elle véhicule. Elle est ainsi une force motrice de l’hypermobilité et de ses émissions induites, par exemple celle du tourisme de masse, qui caractérise nos sociétés et dont le coût énergétique est de plus en plus insoutenable. “Aviation and global climate change in the 21st century”, D. L. Lee et al, Atmospheric environment 42, 3520 (2009).
[5] Les accords CORSIA sont un ensemble de décisions et mesures décidées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (ICAO) visant à limiter les émissions du transport aérien. Il faut toutefois noter que les décisions de l’ICAO ne sont pas contraignantes.
[6] Il s’agit du scénario P1 du dernier rapport « 1.5°C » du GIEC paru en 2018, qui ne compte pas sur les technologies à émissions négatives pour ôter du CO2 de l’atmosphère, suivant ainsi le consensus scientifique actuel. Dans ce scénario, les émissions de CO2 sont réduites de 93% entre leur niveau de 2010 (31,8 GtCO2) et leur niveau en 2050. Mais depuis 2010, les émissions ont continué à augmenter, rendant la réduction nécessaire encore plus importante. “The trouble with negative emissions”, K. Anderson, G. Peters, Science, 2016.
[7] “Reducing the greenhouse gas footprint of primary metal production: Where should the focus be?” », T. Norgate, S. Jahanshahi, Minerals Engineering 24, 1563 (2011).
[8] “Trends in global CO2 emissions: 2016 Report”, J. Olivier, G. Janssens-Maenhout, M. Muntean and J. Peters, The Hague: PBL Netherlands Environmental Assessment Agency (2016).
[9] «Lean ICT – vers une sobriété numérique», rapport du Shift projetct, 2018.
[10] «Greenhouse Gas Emissions and Land Use Change from Jatropha Curcas-based Jet Fuel in Brazil», R. E. Bailis, J. E. Baka, Environ. Sci. Technol 44 (2010).
[11] https://www.connaissancedesenergies.org/les-biocarburants-plafonnes-7-en-europe-150430
[12] Les scénarios prospectifs de l’ICAO conduisent à ce que l’aviation consomme entre 27 et 38 EJ/an en 2045. Le potentiel énergétique total des déchets agricoles et forestiers se situe dans la gamme de 62-80 EJ/an. Avec un rendement de conversion de 44 % vers les agro-carburants, l’utilisation de tous ces déchets produirait de 27-35 EJ/an d’agrocarburants. Il faudrait donc utiliser tous les déchets agricoles et forestiers existants pour produire l’ensemble de l’énergie dont aurait besoin l’aviation en 2045. « ICAO global environmental trends – present and future aircraft noise and emissions», ICAO, 2019. «Agricultural residue production and potentials for energy and materials services», N. S. Bentsen, C. Felby and B. J. Thorsen, Progress in Energy and Combustions Science 40, 59 (2014). « Global and regional potential for bioenergy from agricultural and forestry residue biomass», Jay S. Gregg & Steven J. Smith, Mitig Adapt Strateg Glob Change 15, 241 (2010). « Renewable bio-jet fuel production for aviation: A review», H. Wei et al., Fuel 254, 115599 (2019). «Carbon accounting of forest bioenergy : Conclusions and recommendations from a critical literature review», A. Agostini, J. Giuntoli, A. Boulamanti, L. Marelli, Publications Office of the European Union, 2014.
[13] «Impact of Aviation Non-CO2 Combustion Effects on the Environmental Feasibility of Alternative Jet Fuels», R. W. Stratton, P. J. Wolfe, J. I. Hileman, Environ. Sci. Technol, 2011.
[14] «The inconvenient truth about the carbon offset industry», N. Davies, The Guardian, 2007. «Dirty planet but a clean conscience? The truth about airplane carbon offsetting», J. Buckley, CNN 2019. «How additional is the Clean Development Mechanism ? », M. Cames et al. 2017, Öko institut.
[15] «Beyond the ICAO’s CORSIA: Towards a More Climatically Effective Strategy for Mitigation of Civil-Aviation Emissions», C. Lyle, Climate law, 2018.
[16] Toulouse, un futur Détroit ? », Université Populaire de Toulouse, 2020. “Airbus et l’aéronautique s’enfoncent dans la crise», Le Monde, 29 avril 2020.
[17] Le Haut Conseil pour le Climat s’est par exemple récemment positionné sur le sujet.
[18] « Le Covid-19 va-t-il faire payer à Toulouse sa dépendance à la filière aéronautique ? Enquête », P. Merlet, La Tribune, 9 avril 2020.
[19] « L’avenir est au transport low-tech et les véhicules autonomes doivent être abandonnés », Atécopol, Le Monde, 3 mai 2019.
[20] https://en.wikipedia.org/wiki/The_Lucas_Plan et http://lucasplan.org.uk/.
[21] Voir les textes publiés par l’Atécopol, notamment notre dernière proposition dans le contexte de la crise du covid-19 (« Il est temps de ne pas reprendre », Le Monde, 7 mai 2020).
[22] KPI est l’acronyme de Key Performance Indicator.
Ndlr : vient de https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?RIc2gA
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mots-clés internet Liberté d'expression Loi Avia
Si la médecine a retenu (entre autres) d'Hippocrate son fameux « primum non nocere », on peut regretter que le politique n'ait pas, lui aussi, appris ce principe de prudence abstentionniste, et que trop souvent il use du mantra inverse : « Il faut faire quelque chose ». Exemple avec la loi Avia « contre la haine en ligne ».
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Celle-ci part d'un constat: la haine se diffuse - en ligne comme partout, et (c'est le grand principe de cette loi, que Mme Avia a clairement exposé ) « ce qui est interdit dans l’espace réel doit l’être également dans l’espace virtuel. ».
Passons rapidement sur le fait que - dans la rue - la haine est partout sans que rien ou presque ne s'y oppose. Entre usagers de la route, entre piétons, entre voisins, entre manifestants et contre-manifestants, entre police et manifestants, la haine est devenue dans nos sociétés occidentales presque un mode de vie, au point qu'on s'étonne et se méfie du moindre geste bienveillant non sollicité. Et la rue... la rue est le théatre quotidien du harcèlement des femmes et des exclus, des insultes, des remarques sexistes, homophobes, racistes et violentes, des agressions, des crachats et de la peur. La rue aussi c'est la pauvreté mise en spectacle, le mépris de l'étranger et de ceux que la société laisse sur, justement, le trottoir.
Oser affirmer, devant la représentation nationale, que la haine est interdite dans " l'espace réel " c'est - évidemment - se foutre d'un monde auquel on n'appartient plus parce qu'on s'en est protégé par des vitres teintées, des chauffeurs et des gardes du corps.
Qu'on me comprenne bien : ceci n'est pas une raison pour ignorer la haine en ligne. Mais quand l'argument de Mme Avia, pour justifier son texte, repose sur un tel mensonge préalable, on a le droit de s'en inquiéter même si ce n'est pas en soi un motif d'inaction. J'y reviendrai.
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C'EST URGENT ON T'A DIT les morts, les masques, les tests et le vaccin, on verra plus tard.
Ce débat date du tout début de l'Internet grand-public, autour de 1996. Il a réuni des comités, des commissions, il a connu des lois, des rejets du Conseil Constitutionnel, d'autres lois, des jurisprudences, des textes, des réglements et une directive européenne. Des centaines, des milliers d'experts, de juristes, d'associations, de citoyens et de lobbies se sont penchés dessus (et s'y penchent encore puisque l'Europe a prévu d'y revenir durant la présente législature), pour essayer d'imaginer des équilibres qui respectent à la fois le droit à la liberté d'expression et la juste volonté d'empêcher les délits.
Des livres y sont entièrement consacrés.
Depuis 24 ans.
C'est dire L'URGENCE du truc, alors qu'on a remis aux calendes un sujet aussi fondamental que nos retraites parce que, voilà, c'est pas trop le moment hein.
C'était TELLEMENT urgent qu'on n'a même pas respecté la procédure européenne obligatoire pour ce type de législation, c'est trop grave : on se moque des députés sur Twitter, tu te rends compte, il faut légiférer VITE ! https://www.nextinpact.com/news/108971-cyberhaine-leurope-epine-dans-pied-proposition-loi-avia.htmd
...
Clément Viktorovitch résume très bien les termes du problème dans cette courte vidéo https://twitter.com/cliquetv/status/1261005137780379657/video/1 : quand on délègue à des entreprises privées le droit de juger de ce qui est légal ou illégal, on s'expose à une censure de très grande ampleur - parce que c'est plus simple et moins cher de censurer que de se poser des questions, surtout quand on risque des amendes de très grande ampleur, et que le profit est le seul guide des entreprises privées. Tout simplement.
Rendre la justice est une fonction régalienne.
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Pour qu'à force d'exemples et de formations, chacun apprenne à mieux se comporter, à mieux peser la responsabilité qu'il doit s'imposer lorsqu'il use de la parole publique, à mieux connaître ses droits et ses devoirs. En ligne comme partout. C'est long, c'est cher, ça ne se fait pas dans l'urgence et ce n'est pas aussi facile que de faire voter une loi stupide par une majorité sans partage.
Mais dans une société démocratique et respectueuse de ses grands principes, c'est comme ça que ça devrait se faire.
Et pas autrement.
11 commentaires @BouloGiletJaune, Avocat et porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, il vient de publier La ligne jaune (Indigènes).
Le 5 mai, le tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe, plus haute juridiction allemande, a reproché à la BCE sa politique monétaire. Le tribunal attaque-t-il l'indépendance de la BCE ou au contraire a-t-il raison de rappeler l'institution à l'ordre ? Nous confrontons plusieurs points de vue. Voici celui de François Boulo.
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Les européistes ont toutes les raisons d’être pessimistes pour l’avenir
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Connu / https://twitter.com/BouloGiletJaune/status/1261348972020461568
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François Boulo #OnNoublieraPas @BouloGiletJaune
Conflit entre la BCE et la Cour de Karlsruhe : le début de la fin de l'euro.
Ma dernière tribune via @MarianneleMag 7:33 PM · 15 mai 2020·- 143 Retweets 284 J'aime
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