La France insoumise lance une consultation populaire qui a pour objectif d’auditionner un maximum de personnes partout en France, et dont les contributions participeront à la réflexion programmatique
Connu / TG 22/09/22 à 08:03
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On relance #consultationpopulaire pour les maires et élu locaux
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Connu / TG 20/09/22 à 20:38
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Il a évoqué l’inflation des coûts énergétiques, le blocage des prix, la rentrée parlementaire et sociale.
Le député entame une tournée des villages et villes de sa circo pour faire remonter leurs attentes, leurs initiatives et leur colère !
Connue / TG 2/10/22 À 22:24
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Le divorce historique entre la gauche et les classes populaires est-il en train de se refermer ? Le large score de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et le succès électoral de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) semblent l'attester. Pourtant, une partie des classes populaires continue à s'abstenir massivement ou à se réfugier dans le vote Rassemblement national.
Face à cet état de fait, plusieurs stratégies s'opposent pour les reconquérir. Chantal Mouffe est une théoricienne majeure du populisme de gauche et l'auteure de nombreux livres, dont « L'Illusion du consensus » et « Hégémonie et stratégie socialiste » avec Ernesto Laclau. François Ruffin commence son second mandat de député de la 1ère circonscription de la Somme, il est auteur et cinéaste.
➜ Découvrez la captation de cette conférence, donnée le 25 juin 2022 à la Maison des Métallos à Paris.
▶️ SOMMAIRE
00:00 : Introduction de Victor Woillet
04:12 : Chantal Mouffe - La théorie populiste
14:25 : François Ruffin - Un diagnostic pour la gauche
27:49 : Chantal Mouffe - Articulations nouvelles
42:51 : François Ruffin - Recréer les bons clivages
57:38 : Chantal Mouffe - Faire la morale ne fais pas gagner
01:01:59 : François Ruffin - Passer à l'offensive
01:09:49 : Chantal Mouffe - L'écologie, nouvelle étape de la justice sociale
01:19:59 : François Ruffin - L'écologie, un conflit de classe
01:29:29 : Questions du public
01:51:02 : Fin de la conférence
Terminer >28:57 ACT
François Ruffin a aimé
Mathieu Dejean @Mathieu2jean · 15h
À Limoges (Haute-Vienne), la méthode Ruffin a porté ses fruits pour @damienmaudt, 25 ans, élu avec 53,4% des suffrages exprimés face à la députée sortante LREM via @Mediapart
mediapart.fr
À Limoges, la méthode Ruffin fait son chemin
Foot, fêtes populaires et agit-prop : dans la Haute-Vienne, Damien Maudet met en application les principes du député-reporter pour mobiliser un électorat rural populaire, qui a parfois basculé...
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Le 10 avril 2022 marque une nouvelle date charnière dans l’histoire politique française. L’Union Populaire de Jean-Luc Mélenchon réalise 22% des voix, bien au-delà du score qui lui était promis. Le cycle de recomposition politique s’achève (temporairement) par la reconstitution d’un pôle populaire puissant capable de faire concurrence au bloc bourgeois d’Emmanuel Macron et au bloc réactionnaire représenté par les extrêmes-droite. Dans une adversité totale, Jean-Luc Mélenchon a réussi à éviter l’extinction de la gauche, un scénario réalisé dans plusieurs pays européens, et à imposer un programme de transformation radicale comme son nouveau centre de gravité. Bref, l’évènement du 10 avril, même s’il s’inscrit dans une longue période de batailles successives et demande à être confirmé par le futur, est considérable. Il demande donc une observation minutieuse et une grande réflexion pour en comprendre les tenants et aboutissants. Ici, je jette simplement quelques premières leçons, tirées avec seulement une semaine de recul.
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mots-clés Melenchon premier tour presidentielles UNION POPULAIRE
Connu / https://twitter.com/ALeaument/status/1515726281110966281
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amishcienfuegos #teaminsoumis mastodon @franfan a retweeté
Antoine Léaument 🧹🐢🇫🇷 @ALeaument · 17 avr.
À lire et partager, cette excellente note de blog de mon ami @AntoineSallesP
sur le résultat de @JLMelenchon au premier tour de l’élection présidentielle.
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Il faut savoir abandonner la gangue politique d’hier pour se hisser à la hauteur de ce double enjeu de refondation-reconstruction pour que la France soit à nouveau la France.
François Cocq, Essayiste politique, co-auteur de "Retraites, impasses et perspectives, Vers le mouvement populaire"
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démondialisation ... relocalisation de 300 usines et de la production de 60 produits critiques dans tous les secteurs de l’électronique à la pharmacie, de l’alimentation au machinisme. Il poursuit le chemin qu’il a très tôt emprunté vers la VIe République et propose aux Français un référendum sur la reprise de contrôle par les citoyens de l’appareil démocratique et sur la souveraineté de leurs décisions face à l’Union européenne ... sortie planifiée du pétrole d’ici à 2040 ... il reprend le flambeau pour faire briller plus largement encore la grande ambition populaire et républicaine qui s’était levée en 2017 autour de la campagne L’Avenir en commun et pour lui donner cette fois un débouché majoritaire.
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Cette tribune est également signée par: Romain Dureau, agroéconomiste Hélène Franco, juriste Manon Le Bretton, enseignante en zone rurale Yoann Mancino, cadre de la fonction publique Sacha Mokritzky, étudiant en sciences sociales Serge Rémy, président d’association d’usager des transports Mourad Tagzout, expert économique auprès des CSE Frédéric Viale, juriste spécialiste des traités de libre-échange
Ndlr : texte qui omet de citer que AM est pro-nucléaire, reprend les classiques de AM, mais pour le reste, texte confus.
conférence de presse au siège de La France insoumise pour présenter la stratégie des insoumis dans cette élection présidentielle : l’Union populaire autour du programme l’Avenir en commun ... il y a plus que jamais urgence. Urgence de s’adresser aux abstentionnistes, de retourner sur le terrain dans les quartiers populaires, et de convaincre d’un programme d’union populaire autour de mesures soutenues par une immense majorité de Français.
9 Français sur 10 sont pour l’augmentation du SMIC, la garantie d’emploi, la création d’un pôle public du médicament, le conditionnement des aides publiques aux entreprises à des contreparties sociales et environnementales, l’interdiction du glyphosate. 8 Français sur 10 sont pour le rétablissement de l’ISF, la taxe sur les profiteurs de crise, un grand plan d’investissement dans les services publics (en particulier la santé), pour que les premières quantités d’eau soient gratuites, le plafonnement des frais bancaires, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, les parrainages citoyens pour l’élection présidentielle, l’interdiction des publicités pour des produits polluants. 7 Français sur 10 sont pour la retraite à 60 ans, la proportionnelle aux législatives, le référendum d’initiative citoyenne (RIC), la sortie du nucléaire. 6 Français sur 10 sont pour la semaine de 4 jours, le RSA jeune, l’interdiction du travail détaché, des fermes usines, et pour la 6ème République.
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l’union avec la « gauche » et les écologistes de gouvernement est un obstacle à l’union populaire et au vote commun, car ni le Parti socialiste (PS) ni Europe Ecologie les Verts (EELV) n’ont fait un bilan critique du quinquennat Hollande.
Le bureau
Mathilde Imer, Co-présidente
Camille Marguin, Co-présidente
Sarah Yanicostas, Trésorière
Coline Serra, Responsable logistique
Vianney Louvet, Responsable communication et mobilisation
Charlotte Marchandise, Responsable partenaires
Les parrains et marraines du projet
Priscillia Ludosky, Militante ; Cyril Dion, Auteur, réalisateur, poète, militant écologiste ; Julia Cagé, Auteure et économiste ; Claude Alphandéry, Résistant et économiste ; Loïc Blondiaux, Politologue ; Dominique Méda, Sociologue ; Guillaume Duval, Journaliste ; Laurence De Cock, Essayiste et historienne ; Stéphane Beaud, Sociologue ; Valérie Cabanes, Auteure et juriste en droit international ; Matthieu Sanchez ; Citoyen de la Convention Citoyenne pour le Climat ; Fatima Ouassak, Auteure et politologue ; Abdennour Bidar, Philosophe et essayiste ; Marie-Monique Robin, Journaliste, réalisatrice et écrivaine ; Maxime De Rostolan, Ingénieur militant et entrepreneur écologiste ; Lucas Chancel, Economiste et auteur ; Yanis Khames, Co-fondateur de Saint-Denis Ville Au Coeur ; Agnès Catoire, Citoyenne de la Convention pour le Climat
L'équipe opérationnelle
Martin Rieussec-Fournier, Directeur Général
Victor Grezes, Directeur Adjoint
Samuel Gryzbowski, Directeur Politique
Ninon Lagarde, Directrice de la Communication et de la Mobilisation
Maxime Ollivier, Assistant de direction
Théo Ribière, Responsable pôle Administratif- RH – Finance
Flora Clodic, Directrice de la levée de fonds grand public
Solène Ducretot, Chargée de Relations Presse
Quentin Fossaert, Chargé des Réseaux Sociaux
Ariane Seibert, Designer graphique
Benjamin Ball, Chargé de Mobilisation
Les organisations partenaires
- 2022 (vraiment) en commun
- ?? une marianne ??
- le festival des idées
- DÉMOCRATIE OUVERTE
- Écolos & Humanistes
- Gauche des Communs
- L'Archipel de l'Écologie et des Solidarités
- Rencontre des Justices
- Nouvelle Ere Le Mouvement
- RESILIENCE
- TOUS ELUS
- Point d'aencrage
- Rendez les doléances !
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Le 6 mai 2021, le député Ugo Bernalicis intervient dans les débats en Commission des Lois sur le projet de loi pour la confiance dans l'institution judiciaire pour défendre un amendement visant à développer le recours au juré populaires.
Alors que le gouvernement montre une défiance à l'égard de jurés, je suis avec mon groupe parlementaire pour le développement des jurés populaires en matière pénale (tribunaux correctionnels et de police), et civile (les tribunaux de commerce).
En effet, pour reprendre les conclusions du rapport remis en 2014 à la ministre de la justice, les premières expérimentation menées indiquaient les bienfaits de cette association décisionnelle des citoyens (http://www.presse.justice.gouv.fr/art_pix/1_1_Rapport_bilan_experimentation_citoyens_assesseurs.pdf) "Nous avons, en premier lieu, constaté que globalement, la présence de citoyens assesseurs à la formation de jugement n’a pas modifié la jurisprudence antérieure des juridictions correctionnelles. Notamment, aucun élément ne permet de penser que les décisions rendues sont plus sévères. Les appréciations recueillies sur ce point vont, selon les ressorts, soit dans le sens de la neutralité la plus complète, soit dans le sens d’une moindre sévérité en raison de l’empathie que les citoyens assesseurs pourraient manifester à l’endroit de certains prévenus, une fois que leur a été révélée leur histoire personnelle”. Le rapport ajoute même : “l’image de la justice s’en est trouvée considérablement améliorée auprès des citoyens assesseurs que nous avons rencontrés. A quelques rares exceptions près, tous nous ont dit qu’ils avaient découvert avec beaucoup d’intérêt une justice humaine et attentive. Ils ont dans leur immense majorité fait savoir qu’ils étaient désireux de poursuivre leur collaboration avec l’institution judiciaire.”.
Ces éléments montrent une meilleure appropriation démocratique et populaire de la justice.
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Le 27 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon présentait en conférence de presse le processus programmatique de sa campagne présidentielle et le lancement des «Cahiers de L'Avenir en commun» dont la première revue consacrée à la 6e République sort en librairie et dans les relais presse (https://noussommespour.fr/programme/). Il était accompagné de Clémence Guetté, en charge du programme et de Bastien Lachaud, en charge des évènements de campagne.
Le député insoumis a décrit la situation politique du pays où le Covid-19 et la gestion de la crise sanitaire au jour le jour occupent l'essentiel du débat public. Il a appelé à sortir de cette logique et à remettre du débat politique dans tout, y compris dans la gestion de la crise sanitaire elle-même dont la logique autoritaire s'impose sans aucun débat ni aucune discussion démocratique.
Jean-Luc Mélenchon a donc proposé de prendre sa part dans cet objectif et a expliqué que le lancement de la revue programmatique sur la 6e République ainsi que la réalisation d'une émission en réalité augmentée autour du programme visait à remettre de la politique dans le débat public. Il s'est dit prêt à confronter les idées dans des débats avec celles et ceux qui voudraient y participer. Il a aussi expliqué que l'émission en réalité augmentée permettrait de susciter du débat politique en permettant à des gens de se transformer en hologramme pour poser des questions de fond lors de l'émission en réalité augmentée prévue le 7 février 2021.
Le candidat à l'élection présidentielle a aussi mis en cause certaines décisions politiques du gouvernement, notamment sur le mauvais usage de l'argent public alors que Sanofi n'a toujours pas trouvé de vaccin ou encore sur le rapport des gouvernants français au vaccin russe dont on voit qu'il est principalement idéologique au moment où l'Allemagne discute avec la Russie pour produire ce vaccin.
Jean-Luc Mélenchon a, enfin, rappelé que son objectif était de proposer un programme chiffré et applicable dans son ensemble et a montré comment une mesure comme le 100% bio dans les cantines amenait des questions en chaînes traitées dans le programme «L'Avenir en commun». Il a aussi expliqué que cette démarche visait à proposer un horizon positif pour le peuple français qui fasse reculer la résignation et l'abstention.
Cette conférence de presse est également disponible dans une version version accessible aux sourds et malentendants : https://youtu.be/SI7V2mjZ2S0
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Conférence de presse du 10 décembre 2020 pour présenter le réseau social d’action de la campagne de Jean-Luc Mélenchon : Action Populaire (www.actionpopulaire.fr).
Lors de la conférence, Manuel Bompard (eurodéputé LFI), Mathilde Panot (vice-présidente du groupe parlementaire LFI) et Jill Royer (Reponsable des outils numérique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon) ont détaillé ce nouveau réseau social d’action. Un réseau ouvert à toutes les personnes qui ont apporté leur soutien à la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Il permet à chaque utilisateur de recevoir des informations sur les actions de campagne, d’organiser ses propres initiatives ou de constituer des équipes de soutien pour agir de manière collective dans la campagne. Un outil développé en interne par une équipe de designers et de développeurs. Il est construit à partir de nombreux retours et échanges avec les utilisateurs des différents outils développés initialement par la France insoumise.
Pour accéder au réseau social d’action, signez sur www.noussommespour.fr et rejoignez www.actionpopulaire.fr
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TonyVisconti il y a 8 heures
Code libre, développé en interne, hébergé en France, c'est très impressionnant.
La France insoumise a lancé une grande campagne nationale pour remettre à jour son programme dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022.
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Pour cette deuxième audition, la France insoumise de l’Indre a interrogé Eloïse, responsable syndicale de l’éducation nationale et elle-même professeure d’anglais en collège. Elle a parlé du manque de moyens dans l’éducation nationale, de la crise de motivation à l’école et de l’irresponsabilité de sa hiérarchie. Elle a donné des pistes programmatiques pour reconstruire notre école républicaine. Voici son audition
Connu / https://twitter.com/ALeaument/status/1311730977862045698
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Antoine Léaument 🇫🇷 @ALeaument Niveau 1 :
Redonner du sens au métier d’enseignant - Deuxième entretien de @LFI36
le cadre de la #ConsultationPopulaireFi visant à mettre à jour le programme « L'Avenir en commun » pour 2022. On a interrogé @Elo1seGonzalez !
ouste.fr 44 Retweets 1 Tweet cité 68 J'aime
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Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille depuis plusieurs années sur les inégalités sociales et les rapports ordinaires à l’Etat, après avoir travaillé sur les politiques d’immigration. Il vient de publier les résultats d’une enquête statistique inédite et d’entretiens auprès de contribuables dans « Résistances à l’impôt, attachement à l’Etat », aux Editions du Seuil. Il revient sur les ressorts sociologiques de la contestation de l’impôt par les classes populaires, et sur la réforme du prélèvement de l’impôt à la source qui entrera bien en vigueur début 2019. http://www.seuil.com/ouvrage/resistances-a-l-impot-attachement-a-l-etat-alexis-spire/9782021367683
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6 Commentaires
PAUVRETÉ Entretien 3 commentaires
En s’attachant à comprendre comment ont été menées les politiques publiques en direction des pauvres depuis l’après-guerre, le sociologue Frédéric Viguier éclaire d’un regard nouveau la transformation de notre État social. Il rappelle que sans lutte franche contre les inégalités, la pauvreté continue de tisser sa toile.
Mots-clés ATD Quart Monde Frédéric Viguier pauvreté sécurité sociale social
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Revenant sur les débuts du père Wresinski dans le bidonville de Noisy-le-Grand, la volonté jamais démentie de « faire avec » les populations concernées, l’internationalisme, l’étanchéité idéologique avec la gauche travailliste, cette monographie foisonnante permet de comprendre la difficile position des acteurs associatifs aujourd’hui : incontournables pour leur rôle de pare-feu, radicaux dans leurs critiques, mais impuissants à inverser le rapport de force.
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clivage entre artisans de la cause des pauvres et artisans de celles des travailleurs ou des salariés ... La cause des pauvres est avant tout défendue par des associations regroupant des gens de classe moyenne, éduqués. Celle des travailleurs par eux-mêmes. Il s’agit donc dans le premier cas d’une forme de délégation, que les associations s’efforcent, ATD Quart monde la première, d’effacer, en impliquant au maximum les concernés.
Par ailleurs, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il y a un fort attachement du monde ouvrier à sa dignité sociale, au pouvoir de la lutte dans le monde du travail. Au fond, existe un rejet de toute vision un peu misérabiliste sur ce que l’on considère comme étant en deçà de la condition ouvrière. Et notamment ces plus pauvres qui continuent d’exister car ils n’ont pas accès au salariat, qui vivent dans des conditions déplorables, que les organismes représentatifs du monde ouvrier n’ont pas envie de voir ou de prendre en compte. Pour eux, il s’agit juste de la forme la plus extrême du dénuement de la classe ouvrière, pas un groupe qui nécessite un combat spécifique.
Enfin, ce sont des habitus politiques qui se cristallisent autour de ces causes. La cause des pauvres est davantage dans l’attention « ici et maintenant » à l’autre, dans un style de revendications moins inscrites dans un registre de confrontation, dans un système d’alliance dans lequel ne se reconnaît pas la nébuleuse communiste ou travailliste. Inversement du côté des associations, il s’agit de la mouvance de la gauche chrétienne, qui a le souci de trouver du pragmatisme, dans la négociation avec l’État, pour des résultats immédiats.
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La dimension assurantielle de la Sécurité sociale en a fait la chose des salariés : ils y contribuent par des cotisations sur leurs salaires, cela leur donne des droits, ce n’est pas de la charité. Et ils ont donc même le droit d’en déterminer la direction. La Sécurité sociale est une institution du salariat, sauf qu’une partie des classes populaires n’a pas accès au salariat, y compris pendant les vingt ou trente années de grande croissance économique après la Seconde Guerre mondiale. Cette affirmation doit être nuancée, bien sûr. Ce n’est pas une assurance entendue au sens strict ; la Sécurité sociale a aménagé des formes d’intégration du non-salariat, pour les indépendants, pour les ayants droit, à l’époque les femmes et les enfants des travailleurs salariés, par exemple.
Mais il reste néanmoins que les marges du salariat n’avaient pas accès à la protection sociale de tous. C’est donc bel et bien un vice initial dont les fondateurs avaient conscience et qu’ils espéraient résorber. Jusqu’aux années 1970, la salarisation a progressé, l’intégration des non-salariés dans le régime de Sécurité sociale aussi. Et puis, le mouvement s’est inversé et les marges du salariat se sont élargies. La Sécurité sociale a donc couvert de moins en moins de gens et n’a pas su penser ces marges et ces trous de la couverture sociale. L’une des raisons centrales à cet échec, c’est que le chômage n’a pas reçu dans la Sécurité sociale de l’après-guerre le traitement qu’il aurait mérité. Or il s’agissait d’une grosse menace sur l’avenir des institutions du salariat. In fine, le traitement du chômage, d’autres que moi l’ont écrit, est toujours resté réservé à des salariés stables et n’a pas su ou pas voulu donner une vraie sécurité aux précaires et aux salariés atypiques.
ATD Quart monde, une assocation radicalement démocratique
Un péché originel, qui s’est répété dans la construction de l’assurance-chômage, voire amplifié ces dernières années ?
Absolument. On est de plus en plus dans une logique assurantielle où les droits à indemnisation sont liés à des cotisations préalables, même s’il y a des nuances, des hauts et des bas, des efforts, comme dans les années 1980, pour intégrer le précariat, offrir des droits nouveaux. Mais in fine, l’assurance-chômage s’est scindée en deux, d’une part une espèce d’assurance dont bénéficient très largement les salariés les plus indemnisés, avec des taux parfois très généreux au vu des comparaisons internationales, et un filet très minimal et des contrôles de plus en plus tatillons pour les classes populaires (lire à ce sujet ces travaux http://www.ires.fr/index.php/etudes-recherches-ouvrages/etudes-des-organisations-syndicales/item/6177-quelle-evolution-des-droits-a-l-assurance-chomage-1979-2020).
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Pierre Laroque effectivement, le « père » de la Sécurité sociale, René Lenoir, le père de l’action sociale et l’inventeur de l’exclusion, et Martin Hirsch, l’homme du RSA. La comparaison entre eux renseigne sur la manière dont l’État social s’est transformé.
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il y a une telle file d’attente devant l’emploi… Le RSA déplace ainsi la question structurelle de l’absence de travail pour tous à celle de la responsabilité individuelle.
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Nicole Questiaux, conseillère d’État, entrée en politique chez les socialistes, et qui a écrit avec Jacques Fournier un Traité du social https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2005-3-page-26.htm. En le lisant, trente ans plus tard, j’étais stupéfait par leur niveau de connaissances sociologiques, philosophiques, leur capacité de penser la société, d’avoir des utopies, leur forte volonté de régulation.
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intéressant de comparer ATD au Secours populaire français, qui a adopté une forme de timidité politique, décrite par Axelle Brodiez dans un beau livre. Le SPF a fini par considérer que son rôle était d’apporter un sparadrap utile mais que la lutte devait être structurelle et politique et que seuls le parti ou les syndicats pouvaient la conduire.
ATD est tout à fait à l’opposé et a promu une parole associative libre. Mais pour le coup, c’est une parole qui est à la fois très attentive, présente, radicale mais qui n’est pas associée à une pensée et à une pratique des rapports de force et des rapports de classe. Et donc mon regard extérieur, c’est que les associations comme ATD, si politiques soient-elles, sont un peu orphelines d’autres mouvements sociaux à même de changer les rapports de force. Il y a des liens et des efforts, ce n’est pas de l’indifférence, mais ces associations sont parfois esseulées.
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L’exclusion est une catégorie d’État, inventé par René Lenoir, qui est le premier à l’utiliser dans un livre devenu une référence, Les Exclus, un Français sur dix. Il s’agissait de commencer à penser ensemble des catégories hétéroclites, les handicapés, les immigrés, les personnes âgées, etc., qui avaient en commun de ne pas entrer dans la protection sociale. Dans les années 1980, on commence à y attacher des vertus morales : on pense alors « l’exclusion des pauvres » comme on pense l’exclusion des personnes racisées : c’est une affaire de préjugés à combattre.
Je pense que ce qui se passe avec ce genre d’évolution sémantique, c’est que l’on glisse d’une vision structurelle, politique des rapports sociaux et des inégalités qui produisent de la pauvreté, à une vision plus moralisatrice, où il s’agit de combattre les préjugés contre les pauvres. Et donc s’installe une espèce de glissement qui empêche de penser le caractère systémique de la pauvreté, qui n’est que la pointe extrême des autres inégalités.
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on n’a pas besoin d’une théorie spécifique de l’exclusion. On a besoin d’une protection sociale universelle, y compris l’indemnisation du chômage, et d’une théorie intersectionnelle des inégalités, attentive aux différentes manières dont s’exercent les rapports de pouvoir, en fonction de l’âge, du sexe, de la classe et de la race.
La Cause des pauvres, Frédéric Viguier, Les Presses de Sciences-Po, 2020, 362 pages.
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François Ruffin vient de publier "Leur folie, nos vies : la bataille de l'après" aux Editions Les Liens qui Libèrent. L'occasion de revenir avec lui sur la crise que nous traversons, ses conséquences sur ce qu'il appelle « la conscience et la confiance de classe » et le changement de de direction politique qu'il appelle de ses voeux. Il est l'invité de la série Le Long Regards. Rencontre.
Pour retrouver l'interview retranscrite en intégralité, rendez-vous sur www.regards.fr
78 commentaires
Nous sommes des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers. Bouleversé.e.s et en colère, nous décidons de nous lever et de crier haut et fort « Bas les masques ! » Nous sommes des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers. Bouleversé.e.s et en colère, nous décidons de nous lever et de crier haut et fort « Bas les masques ! »
Nous disons stop aux mensonges, à l’hypocrisie et au cynisme du gouvernement !
-> https://www.youtube.com/watch?v=KH4lhDYYMR8
...
Et continuons de déposer des plaintes en justice .
Sortons de l’isolement et retrouvons-nous (sur les réseaux sociaux dans un premier temps). Partageons nos témoignages, nos idées, nos actions. Rejoins-nous sur Facebook, Instagram, Telegram, Mastodon, Twitter, Diaspora, Youtube
« Bas les masques ! » n’est affilié à aucun parti, aucun syndicat, aucune organisation préexistante. Ça n’est pas un collectif figé et délimité, mais une initiative plurielle ouverte à tous et toutes. N’hésitez pas à la diffuser partout autour de vous !
Contact: baslesmasques2020@riseup.net
Pour les médias baslesmasquesmedia@riseup.net
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Q6lQzw
Organiser la solidarité populaire, produire la contre-information
La crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, qui traverse la France et d’autres pays, nous contraint à l’isolement et à la dispersion. Bien qu’il nous semble plus que nécessaire de rester chez soi afin de limiter la propagation virale, il s’agit également de tirer profit de l’agora numérique qu’offre internet à la fois pour organiser la solidarité populaire et pour produire la contre-information vis-à-vis des discours dominants.
En ce sens, nous proposons d’ouvrir un suivi continu pour centraliser et mieux comprendre l’actualité : mesures prises par les différents gouvernements ; luttes de travailleurs, de prisonniers ou d’autres catégories susceptibles de se mobiliser car victimes d’un délaissement par l’État ; situation dans les hôpitaux ; articles d’analyse ; témoignages divers et variés.
Pour que ce suivi soit le plus complet possible, nous vous sollicitons et nous comptons sur votre participation. Toute information, de préférence sourcée, pourra nous être transmises à cette adresse : actasite@protonmail.com
Samedi 9 mai
Avec l’arrivée du « déconfinement » et bien que cette phase semble appeler de nombreuses luttes encore, nous arrêtons le suivi quotidien tel que nous l’avons mené depuis le 17 mars https://acta.zone/coronavirus-confinement-et-resistances-suivi-en-continu-du-17-mars-au-17-avril/.
Cette collecte quotidienne, bien que non-exhaustive, nous aura permis de réaliser un riche panorama des conséquences du confinement sur nos vies, tant au niveau de la répression que des résistances qui se sont mises en place ces dernières semaines.
Au fil des jours, différents terrains sont ainsi apparus comme concentrant principalement les enjeux politiques de ce confinement, parce qu’ils sont la cible particulière de la répression d’État, et/ou qu’ils sont particulièrement fertiles en termes de résistances et de luttes : le monde du travail – y compris dans les secteurs en lien avec la santé –, les quartiers populaires, les lieux d’enfermement, les colonies d’outre-mer, les foyers d’immigrés, mais aussi la métropole dans sa dimension la plus urbaine, en tant que lieu de déploiement des Brigades de Solidarité Populaire https://www.facebook.com/BrigadesSolidaritePopulaire/.
Dans la continuité de ce panorama très factuel, un travail plus analytique continue d’être mené par l’Observatoire de l’État d’urgence sanitaire https://acta.zone/observatoire-etat-urgence-sanitaire/, dont le second rapport arrivera dans les prochains jours, ainsi que par le Groupe d’Enquête sur la Logistique, qui a récemment publié sa première synthèse https://acta.zone/pandemie-logistique/.
Connu / https://twitter.com/hervelc/status/1245363980627034114
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Hervé Le Crosnier @hervelc · 1h - 0 - 1 - 0
Face à la militarisation en cours de la lutte contre la pandémie, n'oubliez pas de regarder l'envers du décor, les révoltes du quotidien confiné.
On y apprend beaucoup sur l'état réel de la société quand on en regarde les marges.
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21 900 vues - 2,1 k - 39 - 422 k abonnés
Dimanche 1er mars, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission « En toute franchise ». L’occasion pour lui de revenir sur le coup de force du gouvernement : l’utilisation de l’article 49.3 sur le projet de loi de réforme des retraites, pour bâillonner l’opposition. Il a annoncé à nouveau le dépôt d’une motion de censure à l’initiative du groupe de la France insoumise et co-signée par les députés communistes et socialistes pour contrer l’autoritarisme du pouvoir. Il a appelé à une riposte populaire contre ce passage en force et rappelé que la bataille était loin d’être terminée. Interrogé sur l’épidémie de Coronavirus, il a redit la disponibilité des insoumis pour contribuer à l’effort face à un péril. Il a défendu une autre politique permettant de mieux faire face ce genre de menaces : pôle public du médicament, reconstruction de l’hôpital public, etc. Dans ce domaine comme en matière de retraites, il a plaidé pour une politique de salut commun.
Catégorie Actualités et politique 496 commentaires