Yves Bréchet, membre de l’Académie des sciences, nous livre sa réflexion après la décision de la France d’arrêter la recherche scientifique pour les réacteurs nucléaires du futur. Un texte sans détour, en exclusivité pour la revue Progressistes.
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Une certaine idéologie a voulu sortir de cette dynamique, qui était issue de la nécessité d’un bien commun, et soumettre l’ensemble aux lois du marché selon le dogme que le marché conduit nécessairement à des solutions optimisées.
Il faudra un jour faire un bilan de cette injonction doctrinaire mais une caractéristique des idéologies, quelles que soient leurs couleurs, est qu’elles sont rétives à la comparaison aux faits. Le découplage de la production et de la distribution pour cause de concurrence européenne, la nécessité de donner accès au parc hydroélectrique lors même qu’il est indispensable et tout juste suffisant pour stabiliser le réseau électrique mis à mal par la pénétration à marche forcée des énergies intermittentes, et plus récemment le choix ahurissant de se séparer de notre industrie des turbines, dans un pays ou l’énergie électrique est à 90 % nucléaire ou hydraulique, devraient suffire pour démontrer à quel point l’État a cessé d’être un État stratège pour devenir un bouchon flottant au fil de l’eau, le courant dominant étant la logique budgétaire, et les turbulences les effets de modes et les pressions électorales, ce qui nous amène fort loin des grands noms qui ont réindustrialisé la France dans l’après-guerre. Ces exemples nous montrent aussi, sans que cela puisse nous rassurer, à quel point cette tendance de fond transcende les partis politiques. La récente décision du gouvernement d’arrêter le projet ASTRID de réacteur à neutrons rapides est un cas d’école de démission de l’État, dans une vision court-termiste dont on peut raisonnablement se demander ce qui l’emporte du désintérêt pour l’intérêt commun ou de l’ignorance patente des aspects scientifiques et industriels de la question.
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L’énergie nucléaire nécessite une denrée qui n’est pas inépuisable, l’uranium, et génère des déchets à longue durée de vie. Sur ces deux questions les réacteurs à neutrons rapides apportent une réponse techniquement éprouvée : la surgénération, en permettant d’utiliser le plutonium issu du retraitement des combustibles usés, et l’uranium appauvri, sous-produit de l’enrichissement, diviserait par 10 le volume des déchets produits, et assurerait notre autonomie en matière de ressources en uranium et d’autonomie énergétique pour un bon millier d’années au rythme actuel de consommation.
Actuellement, et contrairement à ce que la doxa verte affirme, personne n’est capable de dire quelle proportion d’énergies décarbonées non nucléaires est compatible avec nos sociétés industrielles. Ce n’est pas une question du coût des renouvelables, qui baisse constamment, c’est une question de physique. On ne sait pas quelles sont les capacités de stockage réalistes, on ne sait pas les modifications indispensables du réseau de distribution, on ne sait pas quelle part de production et de consommation localisées est compatible avec un mix énergétique donné, et enfin la production à partir d’énergies fossiles d’une électricité décarbonée rendue possible par un stockage de masse du CO2 est à ce jour un vœu pieux. Dans cette situation, faire le pari qu’on pourra se passer du nucléaire relève plus de la méthode Coué que de la saine gestion politique. La France devrait rester, au moins pour les décennies à venir, un pays à forte composante nucléaire, et c’est d’ailleurs ce qui avait été maintes fois répété par le président Emmanuel Macron. Mais il ne semble pas évident, au moins au vu des dernières décisions, que la cohérence soit une vertu majeure de l’actuelle politique énergétique.
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les réacteurs à neutrons rapides (RNR) sont capables de brûler tous les isotopes du plutonium, et donc de transformer ce déchet en ressource. Ils peuvent également brûler l’uranium naturel et l’uranium appauvri. Les RNR peuvent donc transformer les déchets, en particulier le plutonium, en ressource, et consommer toutes les matières fissiles issues de la mine. Ce faisant, de facto, les RNR permettent une gestion rationnelle de la ressource « site de stockage profond ». Parmi les différentes possibilités techniques pour réaliser la fermeture du cycle, le RNR à caloporteur sodium est l’option technologique la plus mature. Arrêter le programme des RNR en arguant de solutions de remplacement est au mieux aventureux, au pis malhonnête.
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Garder l’option de fermeture du cycle laisse au contraire possible l’usage du nucléaire dans la proportion qui sera nécessaire car à tout moment le flux de matières entrant et sortant sera équilibré, sans accumulation, comme c’est le cas actuellement de déchets non ultimes. Ne pas fermer le cycle, c’est rendre le nucléaire non durable ni responsable : en faisant ce choix aujourd’hui, on prive demain le politique d’une marge de manœuvre et, de facto, on « décide » à sa place.
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Le GIEC, pourtant peu enclin à tresser des lauriers au nucléaire, déclare en 2018 que dans la lutte contre le réchauffement climatique l’énergie nucléaire jouera un rôle essentiel. Ce chapitre du rapport du GIEC a, semble-t-il, du mal à trouver son chemin jusqu’au bureau où s’écrivent les discours enflammés de nos chevaliers blancs du climat.
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réacteur RNR-Na chinois CDFR-600 (China Demonstration Fast Reactor de 600 MWe) a été coulé le 29 décembre 2017 à Xiapu, dans la province de Fuijan. Ce réacteur est conçu et construit par CNNC (China National Nuclear Corporation) ... mise en service en 2023 ... un RNR-Na de 65 MWt/20 MWe a été construit, et mis en service en 2010. Ce réacteur a été acheté à la société russe OKBM Africantov qui en avait assuré la conception et la fabrication ... CNNC annonce que les RNR-Na seront la principale technologie déployée en Chine au milieu de ce siècle ... le CDFR-600 utilisera du combustible mixte d’uranium et de plutonium (MOx RNR) avec des performances de 100 GWj/t de taux de combustion. Toutes ces informations étaient connues du gouvernement français au moment de sa décision d’arrêter le projet ASTRID ... exemple de la société TerraPower appartenant à Bill Gates ... promeut un concept de RNR-Na appelé Traveling Wave Reactor, dont les dernières évolutions de design sont finalement très proches d’un RNR-Na classique. TerraPower et CNNC ont créé un joint-venture en octobre 2017 pour le codéveloppement du TWR ... Les Japonais eux-mêmes étaient largement partie prenante du programme ASTRID, témoignant là aussi d’un État stratège.
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Connu / https://www.energiesosfutur.org
16 commentaires DONT https://revue-progressistes.org/2019/09/22/larret-du-programme-astrid-une-etude-de-cas-de-disparition-de-letat-stratege/#comment-4603
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jnm 22 Oct 2019 à 20:30
Bonjour, merci pour cette intervention. Vous n’êtes pas sans savoir que nous attendons d’ici 20-30 ans, d’après les modèles étudiés par des milliers de climatologues dans le monde entier, des températures estivales supérieures à 40 degrés, puis d’ici 30 ans, des températures jusqu’à 55° en Alsace, 53° en Sud Ouest, Aquitaine, Loire et Région Parisienne. Cet été nous avons eu du 46° dans le Gard. Ces modèles issus d’études publiées entre 2000 et 2014, sont hélas, depuis lors, rendues caduques par de nouveaux modèles bien plus inquiétants, qui nous portent à des températures supérieures bien plus tôt. La filière nucléaire, qui se construit sur du long terme, avec des mises en services hypothétiques vers 2030-2040, n’est elle pas condamnée dans son ensemble, toutes technologies confondues, par la température, le manque d’eau dans les grands fleuves, dont on a pu voir le niveau très bas cet été ou en 2003 ? Sans parler de la paralysie de toute l’économie et les services dès qu’on est au dessus de 45°. Il semble qu’il y ait une omerta totale sur ce sujet dans la filière. Sachant les milliards d’euros d’investissement nécessaire, leur rentabilité à long terme est impossible. Il vaut mieux investir massivement dans la réduction de la consommation (isolation, gaspillage) et les ENR. Merci pour nos enfants.
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Ndlr :
- solution pour le recyclage des déchets nucléaires ? Douchée par la remarque de jnm ? Le débat ne se ramène-t-il pas au choix de société : une société industrielle est-elle encore possible sous l'anthropocène ou non ? Sinon, quelle société ? ACT
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Retrouvez la quatrième formation aux élections municipales du mardi 5 novembre intitulée "Établir un budget et tenir ses comptes de campagne" présentée par Maxime Charpentier.
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CHAT dont https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do/idArticle%3DLEGIARTI000031325083%26cidTexte%3DLEGITEXT000006070239%26dateTexte%3D20151016
Transcription : ... pas de comptes de campagnes dans les commune de moins de 9000 habitants => outil de dons fléchés ++ à partir du 1er septembre
Le compte ne doit pas être déficitaire. Ya un plafond qui dépend du nbre d'habitants /tranches
Géré /mandataire financier comme pers physique ou morale asso de fin/ ... à terminer ACT
Adrien Quatennens @AQuatennens 🔴
Le chômage tue. Il n’y a pas de lien entre le niveau de l’indemnisation et le #chômage. Sinon, comment expliquer que c’est à l’époque où l’indemnisation était au plus haut dans notre pays que le chômage était au plus bas ? Fichez la paix aux chômeurs ! Occupez-vous du chômage !
0:46 / 2:08
Le chômage tue !
Le 5 novembre 2019, Adrien Quatennens interrogeait Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sur la réforme de l'Assurance-chômage.
5:43 PM · 5 nov. 2019·Twitter Media Studio
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... Les études menées par son équipe ces derniers mois font état d’un basculement inédit de l’opinion publique sur les thématiques environnementales, qui bousculent l’entreprise bien plus sévèrement qu’elle ne l’avait anticipé. ... 2019 marque bien un tournant dans la mesure où un grand nombre de barrières sont tombées, d’après les résultats de cette même enquête :
-En termes de revenus : « L’environnement n’est plus la préoccupation des gens aisés mais de tout le monde » (seule exception : les individus en extrême difficulté, dont le foyer gagne moins de 1 200 euros).
-En termes de classes sociales : « 55% de ceux qui se considèrent comme appartenant aux milieux populaires citent l’environnement comme priorité, juste devant le pouvoir d’achat (54 %). C’est autant que ceux qui se considèrent comme appartenant aux classes moyennes (53 %). »
-En termes de catégories socio-professionnelles : l’environnement est la deuxième priorité « chez les ouvriers et les employés, loin devant l’avenir du système social ou l’immigration, même si le pouvoir d’achat reste leur premier sujet. »
-En termes d’âge : l’environnement n’est pas seulement la priorité des jeunes mais également « désormais la deuxième priorité des plus de 60 ans, avec 49 % de citations, juste derrière l’avenir du système social ».
La campagne des municipales pourrait confirmer la tendance.Cécile Cornudet, éditorialiste politique des Echos, écrivait récemment : « ni gauche-droite ni progressistes-nationalistes, la précampagne pour les élections municipales met en lumière un nouveau clivage politique : écologie radicale versus écologie « des petits pas » ».
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voir les préoccupations écologiques s’immiscer aujourd’hui partout – y compris, parfois, là où on ne les attendait pas :
- Dans l’art et le divertissement - Dans l’édition jeunesse -Dans le domaine funéraire -Dans l’orientation des jeunes.
... Un effet de cliquet ... le premier rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat (instance indépendante composée d’experts scientifiques français reconnus, mise en place par l’Elysée), sorti cet été, n’a pas reçu la lumière qu’il méritait. ... démarginalisation du discours sur les limites de la croissance ... « lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel. Le contrat social a donc été brisé et il est dès lors fondé de se rebeller ». ... En répandant la conscience de l’urgence et en promouvant un idéal de sobriété, XR fait en quelque sorte un travail d’éducation populaire qui prépare le terrain à des programmes politiques plus ambitieux ». ... passer d’une logique de « compensation » à une logique de « contribution » aux réductions ... l’éco-anxiété pourrait provoquer des réactions malheureuses voire dangereuses sur des individus instables et/ou facilement manipulables. ... a « VSCO Girl » typique « se déplace en vélo, une gourde réutilisable dans son panier », se prend en photo « dans des environnements naturels ... le DJ Fatboy Slim ait récemment remixé l’un de ses tubes en y intégrant des paroles du discours de Greta Thunberg à l’ONU ...
Connu / https://twitter.com/nouel_juliette/status/1192172892714360839
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Delphine Batho a retweeté
Juliette Nouel @nouel_juliette · 5h Déprimés par l'inertie générale face à la crise écologique ? Lisez cet article qui détecte les signaux faibles d'un mouvement de bascule. Il arrive !
On est passé de la logique du « je sais » (que ça va mal) à celle du « je sens » @Signaux_Faibles 😀👏
Image ci-dessus : bandes représentant les températures dans le monde de 1850 à 2018 La scène s’est passée mi-octobre, lors d’un séminaire d’une entreprise du CAC40. Tandis que les cadres réunis pou…
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Le 6 novembre 2019, Adrien Quatennens était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur #BFMTV et #RMC. #BourdinDirect
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Un an et demi après sa première visite d’État, Emmanuel Macron est de retour en Chine, ce lundi 4 novembre, pour une rencontre avec son homologue chinois Xin Jinping. Une visite de trois jours dans le but de renforcer les liens qui unissent la France et la Chine alors que Pékin se trouve dans une situation particulièrement tendue, notamment avec la guerre commerciale qui l’oppose aux États-Unis et les émeutes à Hong Kong. Cette visite sera d’ailleurs surtout à visée commerciale puisque le président se rend sur place avec de nombreux patrons français dans l’optique de signer des contrats. "On attend une quarantaine de contrats", indique l’Élysée, dans des secteurs traditionnels de la relation franco-chinoise comme l’agroalimentaire, le tourisme ou la santé. Cette visite sera aussi culturelle avec l’inauguration d’une antenne du Centre Pompidou à Shanghai.
Depuis le début de la guerre commerciale avec les États-Unis, l’économie chinoise a ralenti : au troisième trimestre, elle est à 6 % de croissance sur un an, contre 6,2 % au trimestre précédent. Soit son plus bas niveau depuis 27 ans. Ce ralentissement est dû en partie à la mise en place de taxes lourdes sur les importations chinoises par le président américain Donald Trump. Pour s’en sortir, le gouvernement a donc décidé de se concentrer sur la consommation intérieure et ainsi favoriser l’achat de produits chinois (préférer les téléphones mobiles Huawei plutôt qu’Apple, par exemple).
Autre volet important abordé lors de cette visite : la question des droits de l’Homme. L'Élysée a affirmé qu'Emmanuel Macron devrait aborder "sans tabou", "dans un cadre respectueux et franc", les questions sensibles liées à la situation à Hong Kong et au Xinjiang avec les Ouïghours. "Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine, il n'est pas pertinent que ce soit à l'ordre du jour diplomatique", a toutefois averti le diplomate chinois Zhu Jing. Le 2 novembre dernier, une nouvelle marche pour la démocratie a rassemblé des centaines de milliers de Hongkongais masqués, pour le 22e weekend consécutif, alors que les autorités ont interdit de manifester dans les rues de la ville.
La France peut-elle tirer son épingle du jeu dans un contexte tendu pour Pékin ? Comment la Chine contre-attaque dans cette guerre commerciale qui l’oppose aux États-Unis ? Comment Pékin gère la crise hongkongaise ?
Invités :
• Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction du quotidien Les Échos.
• Alice Ekman, chercheure, responsable de la Chine et de l’Asie à l’EUISS, auteure de "La Chine dans le monde".
• Stéphanie Villers, économiste.
• François Bougon, journaliste, auteur de "La Chine sous contrôle, Tiananmen 1989-2019".
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.#privatisercestvoler
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Laury-Anne Cholez @Laury_anne · 4 nov.
.#GILETS_JAUNES parmi les thématiques débattues : comment retrouver le lien avec la population ? Pas facile face à la répression qui frappe aveuglément le mouvement. Et face à une couverture médiatique qu'ils et elles estiment mensongère. #ADA4
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C’est une information a mis les réseaux sociaux en ébullition. Samedi dernier, à Nice, la police interpellait Alexander Samuel et le mettait en garde à vue pour 48 heures.
Officiellement, il était soupçonné d’avoir participé à une action visant une agence de la Société générale, en marge d’une manifestation des Gilets jaunes. Soupçons infondés, puisqu’il a été relâché sans que la moindre charge n’ait été retenue. Mais voilà : Alexander Samuel n’est pas n’importe qui. C’est LE biologiste qui enquête, dans la solitude et l’obstination, sur les effets toxiques des gaz lacrymogènes, et en particulier sur la présence de cyanure dans le sang de manifestants ayant été exposés.
.#GazLacrymogène #Scientifique #Danger
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Dans ce nouvel épisode de Tout Peut Arriver, Denis Robert reçoit François Ruffin, député de la Somme.
"Nous sommes engagés dans un combat, des "Terriens" contre des "forces destructrices", de l'intérêt général contre les multinationales. Nous avons des adversaires, et ils sont organisés, avec des bataillons d'avocats, de lobbies, d'éditorialistes, d'élus, jusqu'au sommet des États."
#FrançoisRuffin #Politique #Écologie
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David Djaiz est haut-fonctionnaire. Il vient de publier Slow Démocratie, un essai dans lequel il essaie de réhabiliter le cadre national comme cadre essentiel de la démocratie et levier fondamental pour maîtriser la mondialisation. Il y décrit avec minutie les effets de la mondialisation sur la cohésion territoriale, l’urgence climatique et les processus démocratiques. Entretien par Lenny Benbara. Retranscription par Brigitte Ago et Dany Meyniel.
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première phase débute dès les années 70 ... mondialisation réglementaire ... seconde phase de la mondialisation quelque part autour de 1989 ... chute du mur de Berlin ... révolution technologique avec le développement des technologies de l’information et de la communication. Conjuguée à la révolution de la conteneurisation dans le transport maritime ... baisse des coûts ... Des chaînes de valeur globalisées se mettent en place ex. iPhone ... Tim Cook, l’actuel PDG d’Apple, est un logisticien ; ce n’est pas un hasard ... La mondialisation fragilise le travail intermédiaire, et donc la classe moyenne dans les pays industrialisés, mais en même temps elle offre des machines peu chères qui permettent aux industriels de remplacer les travailleurs par des machines.
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troisième phase aggravation des fractures territoriales ... L’économie de la connaissance, les manipulateurs de symboles, les centres de conception se concentrent dans les grandes métropoles, profitant au maximum des effets de rente d’agglomération. Ex. Renault ... la crise des finances publiques de 2010, qui arrive après la crise de 2008, a mis à mal cette solidarité invisible : les ressources publiques étant désormais sous contrainte, la solidarité naguère invisible devient de plus en plus visible et de moins en moins acceptée.
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effet positif dans l’absolu, au sens où elle a fait sortir de la pauvreté absolue des centaines de millions voire des milliards de personnes et qu’elle a réduit les inégalités entre nations.
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gouvernement mondial ou fédération européenne, projets à l’arrêt ... 90 % des sondés dans soixante pays du monde environ se disent attachés à l’idée nationale ... La vraie surprise ... plus attachés à leur identité nationale qu’à leur identité locale ... incapacité à voir que le sentiment national est une socialisation qui se construit sur plusieurs siècles, fondée sur un substrat structurel : une langue, une culture, des valeurs partagées. Ce n’est qu’ensuite qu’il se donne un projet politique – en l’espèce le projet républicain. ... à l’arrivée une montée sans précédent du nationalisme autoritaire ... montée des inégalités, des fractures dans les sociétés, bref des politiques néolibérales qui ont généré contre elles du ressentiment
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urgent de construire un discours beaucoup plus raisonnable qui ne serait pas basé sur l’antagonisme entre la mondialisation et la démocratie, qui accepterait le fait national mais inventerait une nouvelle phase de la mondialisation ... Les États deviendraient les écluses capables de décider démocratiquement dans quelles circonstances une intégration économique plus approfondie est bonne ou pas ... mettre des barrières au commerce international sous la forme d’un ajustement carbone aux frontières par exemple, ou en renégociant assez durement les traités de libre-échange ... les défis territoriaux et immobiliers rendent nécessaire une instance qui fasse prévaloir un intérêt général au-dessus des situations locales, qui soit capable de redistribuer des richesses entre des territoires qui ont tendance à les concentrer et des territoires plus en difficulté. Cette instance, c’est l’Etat-nation ... redistribution à la fois entre les individus et entre les territoires
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En revanche donner davantage d’autonomie aux autorités locales / des dépenses d’allocation / projets locaux d’aménagement / proximité avec les problèmes des habitants ... l’économie sédentaire ... agriculteurs aliments frais + services environnementaux ... artisanat / rénovation thermique ... emplois non délocalisables
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re-politiser l’Europe, mieux connecter toutes ces institutions européennes à la vie démocratique ... Aux États-Unis, l’anti-trust a été capturé par des lobbys et des intérêts industriels divers, qui ont petit à petit affaibli toutes ses défenses immunitaires et ont mené à la constitution de gigantesques oligopoles ... d’accord avec Thomas Philippon : la politique anti-concentration européenne ne mérite pas l’excès d’indignité qu’on lui oppose parfois, en revanche je n’arrive pas à me satisfaire d’un système où le citoyen n’a pas son mot à dire ... une Europe-puissance, une Europe des biens publics, etc. car il est nécessaire de passer à l’échelle dans un certain nombre de domaines. Il faut simplement qu’elle soit mieux connectée au fait national.
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décélération sélective ... si démondialiser ça veut dire re-nationaliser intégralement les économies, nous sommes face à une impossibilité, qui découle de l’incompatibilité de cette proposition avec une économie de la connaissance hyper-liquide, hyper-fluide, et en même temps hyper-industrielle ... on se dirige en réalité vers une régionalisation des chaînes de valeur, parce que les coûts de l’énergie et donc les coûts de transport vont fatalement augmenter / conscience écologique ... être moins naïves aussi dans les relations avec leurs partenaires économiques que sont la Chine et les États-Unis ... passer des accords de réciprocité / une partie de la valeur ajoutée locale
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Le populisme est assimilé dans l’ouvrage à un courant de droite radicale, alors que ce phénomène peut prendre différents aspects. Il traduit justement ce désajustement entre les lieux de la prise de décision et les lieux d’élaboration démocratique avec cette volonté de Take back control. Est-ce-que la solution ne résiderait justement pas dans une forme de populisme républicain ?
DD – C’est une excellente question : le populisme n’est pas une idéologie, c’est un style caractérisé par la valorisation du bon peuple face à des élites corrompues, un recours assumé à la violence verbale, une exaltation de la force physique, une méfiance vis-à-vis de toutes les médiations comme les partis politiques, une désintermédiation entre le leader « hyperincarné » et la masse, etc.
« La logique de la nation démocratique est une logique affinitaire davantage qu’identitaire. »
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à la question « certains éléments du populisme sont-ils parfois positifs pour re-dynamiser un peuple politique ou re-politiser une action ? », je réponds pourquoi pas. Mais encore faut-il être très prudent
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l’essentiel de la dynamique républicaine : sa capacité à convertir la dynamique des conflits sociaux en une énergie positive qui prend chair dans des lois, dans des institutions. ... On a besoin de puissance publique, on a besoin de biens communs, en conséquence de quoi on a besoin de débats publics ... Le bien commun est le résultat d’une délibération, mais qu’elle puisse se faire sereinement exclut un style politique empreint d’une trop grande violence.
Lenny Benbara est analyste politique et spécialiste de l'Espagne et de l'Italie, ainsi que de la politique européenne. Il est diplômé de l'ENS de Lyon et est économiste de formation. Il a par ailleurs fondé Le Vent Se Lève où il officie en tant que responsable du développement.
TAGS Capitalisme cohésion territoriale david djaiz Europe nation néolibéralisme Populisme République Territoires
Ndlr : si j'ai bien compris, il ne prône pas du tout une démondialisation (mais une décélération sélective) ni la fin du néolibéralisme, mais une économie duale (chaînes de valeur globalisées / économie sédentaire). Il termine en laissant la porte ouverte à un populisme éthique (bien qu'il manque la notion d'oligarchie tout en citant les oligopoles, comme s'il n'allait pas au bout du raisonnement, restant centré sur la notion d'élites) et fait l'éloge du débat pour régler les conflits. CONCLUSION : texte qui ouvre des ponts vers une société vivante et éthique ? À SUIVRE !
Ces dernières années, de Extinction Rebellion à Alternatiba, les mouvements strictement non-violent ce sont multipliés. Un phénomène particulièrement visible au sein des luttes climatiques. Ce pacifisme, le philosophe américain Peter Gelderloos en est l’un des critiques les plus intransigeants. Dans son dernier livre « l’échec de la non-violence » il détaille ce choix d’action qui, selon lui, provoque la défaite de nombreux mouvements sociaux. ...
Pendant 3 jours, environ 500 Gilets Jaunes se sont réunis à Montpellier pour la quatrième Assemblées des Assemblées. Ensemble, ils et elles ont travaillé aux suites à donner à un mouvement historique qui soufflera sa première bougie le 17 novembre.
... questions concrètes qui sont débattues. Objectif : aboutir à des propositions précises, applicables immédiatement par les collectifs locaux. « On a énormément de respect pour les trois premières assemblées, mais on voulait sortir de l’impératif de l’appel politique », détaille Franck. « Là, on cherche plutôt à forger des outils pour la suite du mouvement. On va évoluer, peut-être même qu’à terme on ne va plus s’appeler Gilets Jaunes ou autres mais on doit inscrire dans la durée l’énergie qui nous anime ».
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La prochaine assemblée se déroulera à Toulouse, à une date encore indéterminée. Dans l’un des derniers ateliers du weekend, un homme se lève et prend la parole : « on doit le dire et le faire savoir. On a une bataille à mener et on doit continuer à le faire ces prochains mois en utilisant nos armes. Sinon on va se perdre et le système va continuer comme avant ». Le silence s’installe. Dans le groupe, personne ne répond. L’homme conclut : « c‘est même peut-être ce qui est déjà en train de se passer… »
Martin Bodrero
http://radioparleur.net
Journaliste et formateur aux médias "sonores". Je suis passionné par les mouvements sociaux. En ce moment, je travaille particulièrement sur les quartiers populaires, les mobilisations pour le climat et la criminalisation des luttes.
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Donald Trump dénonçait depuis des semaines une "procédure illégitime". Jeudi, la Chambre des représentants a approuvé par un vote formel l’enquête d’impeachment qui vise le président américain. À 232 voix contre 196, les élus américains, dans une Chambre à majorité démocrate, ont donné un nouveau souffle à cette procédure en posant un cadre formel aux investigations. Ils ouvrent aussi grand la porte à la tenue d’audiences publiques en vue de cette destitution, et ce, après cinq semaines de témoignages reçus à huis clos par les membres du Congrès.
Donald Trump - qui devient ainsi le quatrième président de l'histoire des Etats-Unis à faire l'objet d’une telle procédure après Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton - a immédiatement dénoncé sur Twitter "la plus grande chasse aux sorcières dans l’histoire des États-Unis". Grâce à ce texte, "les Américains vont pouvoir entendre par eux-mêmes comment le président a abusé de ses pouvoirs", a répliqué de son côté dans un tweet Nancy Pelosi la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants.
La mise en accusation du président, l’"Impeachment", a été lancée en septembre dernier par les démocrates après des révélations sur la teneur d’une conversation téléphonique qui s’est tenue cet été entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Dans celle-ci, le président américain demande à son homologue ukrainien de "se pencher" sur son rival politique Joe Biden et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine.
Depuis, une dizaine de diplomates et anciens conseillers ont été entendus par la commission du renseignement, composée d’une trentaine d’élus, démocrates et républicains. Selon les éléments qui ont fuité, ils auraient livré des témoignages parfois accablants contre Donald Trump. Ils auraient notamment révélé les efforts déployés pendant plusieurs mois par des proches du président, dont son avocat personnel Rudy Giuliani, en marge des canaux de la diplomatie officielle, pour convaincre Kiev de fournir des informations embarrassantes sur Joe Biden.
Un conseiller à la Maison-Blanche spécialiste de la Russie, Tim Morrison, était à son tour entendu jeudi. Il aurait été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance, selon d'autres personnes auditionnées. Tim Morrison a démissionné à la veille de cette audition, a indiqué un haut responsable de la Maison-Blanche. Il travaillait avec l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton, qui a été appelé à témoigner à son tour le 7 novembre prochain.
Le président et son entourage ont vivement critiqué ces dernières semaines le secret de ces auditions, accusant les démocrates de distiller des éléments choisis. La résolution votée ce jeudi prive l'administration Trump de cette ligne de défense, en autorisant l'organisation d'auditions publiques. Mais elle élargit également les pouvoirs des républicains siégeant au sein de la commission du renseignement. Ils auront désormais le droit d'interroger les témoins aussi longtemps que les démocrates qui mènent l'enquête, pourront convoquer leurs propres témoins et saisir des documents. Ils devront toutefois obtenir l'aval des démocrates pour que leurs requêtes soient validées, ce qui était le cas lors des précédentes procédures de destitution.
Les premières audiences publiques et télévisées pourraient débuter au plus tôt le 12 novembre prochain. Davantage que le Sénat, c'est désormais l'opinion publique qui jouera un rôle crucial sur la suite. Actuellement, entre 43 et 48 % des Américains soutiendraient cette démarche. En 1974, les audiences publiques avaient fait grimper de 10 points dans les sondages l’opinion favorable à la destitution de Richard Nixon et fait tourner le vent qui a ultimement forcé sa démission.
Alors est-ce un tournant dans la procédure d’Impeachment ? Quelles seront les prochaines étapes ? Cette procédure peut-elle influencer l’opinion publique ? Quelles conséquences sur la campagne électorale de 2020 ?
Invités :
Corentin SELLIN - historien, spécialiste des États-Unis, co-auteur de l’ouvrage Les Etats-Unis et le monde (1823-1945), publié aux éditions Atlande
Anne DEYSINE - juriste et politologue, spécialiste des Etats-Unis. Son prochain ouvrage à paraître chez L’Harmattan s’intitule Les Etats-Unis et la démocratie
Philippe DESSERTINE – directeur de l’Institut de Haute Finance et auteur de Le Talent et les assassins, publié aux éditions Anne Carrière
Nicole BACHARAN - historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis, auteure de Le monde selon Trump, publié aux éditions Tallandier
Catégorie Divertissement
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*Nos remerciements à Arrêt sur images qui nous permet de diffuser en intégralité cette émission, normalement réservée aux abonnés. Pour vous abonner et voir des émissions exclusives, rendez-vous sur : https://www.arretsurimages.net/?formula=all&event=video_description&v=GQBRhw58dMs
Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre l'ordre établi. Au Chili, en Équateur, au Liban, en Irak et bien sûr en France avec le mouvement des Gilets jaunes, des mouvements populaires de masse contestent le néolibéralisme.
Le 24 octobre 2019, Arrêt sur images avait proposé à Jean-Luc Mélenchon et Romaric Godin de débattre de cette situation et de confronter leurs points de vue sur le sujet. Au cours de la discussion, le député insoumis a présenté la théorie de l'ère du peuple, évoquant notamment les questions de l'augmentation du nombre humain, de la dépendance aux réseaux et de l'urbanisation. Il a expliqué quelles étaient les trois phases (instituante, destituante et constituante) des révolutions citoyennes. La discussion a également porté sur des cas précis : Liban, Chili, Argentine. Mais aussi sur la question du rôle des forces de maintien de l'ordre ou des agences comme le FMI.
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Transcription : ... ne croit plus aux partis politiques, dépassés ... "le gouv macron/philippe devient totalitaire par la violence"
Ambiance studieuse à Montpellier
Réunis dans un ancien musée squatté pour l'occasion, les Gilets Jaunes qui sont "toujours là", planchent sur l'avenir du mouvement pendant tout le week-end. Compte rendu.
Plus de 450 Gilets Jaunes venus de toutes la France tiennent la 4ème Assemblée des assemblée ce week-end. Pendant trois jours, ils vont échanger sur l’avenir du mouvement, les prochaines étapes de la mobilisation et les revendications. Le lieu de la rencontre avait été tenu longtemps confidentiel. C’est finalement un squat, la Soucoupe, l’ancien musée de l’agriculture à Montpellier, qui abritera le rassemblement.
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Il y a de nombreux retraités pauvres, les lois pour l’indemnisation du chômage et pour les minima sociaux se durcissent, il y a de plus en plus de temps partiels subis. C’est le cas de mon fils qui a 29 ans, il est en CDI à temps partiel chez Mac Do. Les jeunes n’arrivent plus à s’installer, à avoir des projets de vie. Je ne veux plus voir le fossé se creuser entre les gens. » ... Baptiste arrive de Funnel dans le Lot-et-Garonne avec Chantal et Georges. Tous trois se sont connus sur un rond-point. « Avant je râlais devant ma télé ou au repas de famille. Je ne m’étais jamais engagé syndicalement ou politiquement. J’avais besoin d’exprimer ma colère contre le mode de fonctionnement du monde, l’individualisme, la compétition, l’injustice. Je ne me reconnais plus dans cette société de consommation. » ... partage colère ... solidarité ... La cohabitation avec des militants Front National a été difficile. Beaucoup sont partis, d’autres ont évolué dans leurs positions ... Deux thématiques : appel à la grève générale du 5 Décembre et la question de l’international, en particulier au vu du contexte actuel de soulèvements populaires dans plusieurs pays ... ensemble contre les personnes ou les intérêts qui nuisent à notre vie ...
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La révolution est-elle de retour en Amérique latine ? C’est la question que beaucoup d’observateurs se posent ces dernières semaines alors que le sous-continent ne cesse de s’inviter à la Une de l’actualité mondiale. Manifestations populaires, insurrections, scrutins électoraux déterminants… tout ce qui se déroule est passionnant. Et bien entendu, l’on entend ici et là un bruit de fond, une contestation d’une structure économique qui se caractérise par de très fortes inégalités.
Les Gilets jaunes ont-ils fait des émules de l’autre côté de l’Atlantique ? Bien entendu, il faut se garder de tout franco-centrisme. Mais il faut aussi avoir l’esprit que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Regardons tout cela de plus près !
.#AmériqueLatine #Révolution
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"Macron a un vocabulaire d’extrême-droite. Quand il parle d’anti-France, je ne sais pas s’il sait que c’était le vocabulaire de Vichy".
"Non-France", "anti-France", des expressions couramment utilisées et reprises notamment par Macron, Morano et Finkielkraut : on vous explique.
.#France #Non #Voile
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