Article rédigé par Margaux Duguet - France Télévisions
Publié le 06/02/2025 06:09 Mis à jour le 06/02/2025 08:19
Temps de lecture : 11min
Pendant plusieurs semaines, franceinfo a enquêté sur la consommation de stupéfiants parmi les députés et les collaborateurs parlementaires. (JEREMIE LUCIANI / FRANCEINFO)
Alors que la lutte contre le narcotrafic est érigée en priorité nationale par le gouvernement, plusieurs témoignages corroborent le fait que certains députés et collaborateurs consomment des produits stupéfiants, notamment pour faire face à la charge de travail et la pression.
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Connu / TG le 6/02/25 à 22:52
DOCUMENTAIRE duration 46 minutes
Disponible du 29 janvier 2025 au 14 mars 2025
Et si les Etats-Unis vivaient leur dernière année de démocratie ? La question est moins folle qu'il n'y paraît. Donald Trump se prépare à reprendre la Maison Blanche avec un programme plus extrême encore que son premier mandat. Il veut démanteler l'Etat ; il veut une justice, une presse et une armée à son seul service, comme dans les régimes autoritaires qu'il admire tant. Alors qui sont ceux qui le soutiennent ? Temps Présent les a rencontrés en Floride. Cet Etat, laboratoire de l'autoritarisme à l'américaine, nous donne comme un avant-goût d'un régime Trump 2.0.
Connu / TG le 6/02/25 à 10:43
Une mutuelle niortaise et la journaliste Marie-Monique Robin partent en guerre contre les pesticides
Connu / TG le 7/02/25 à 17:35
Connu / TG le 6/02/25 à 14:39
40 min |12/06/2024|
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Tr.: ...
dg de startup du groupe 3 Suisses ... Tikamoon, entreprise du nord de la France ... dessiner, faire fabriquer du meuble en bois massif ... distribution en ligne ... aller dans le green ? jusqu'à 2018, dans la survie, encaisser la croissance ... la jeunesse nous a amené à planter un plan green ... RSE, convention CEC? à Lille sur le régénératif ... on était myopes, oubli du système vivant, la forêt ... 100 ans de modèle d'affaire ... /gouvernance, organisation : on sort du mode survie, be corp? intégrer les salariés, friction entre actionnaires et long terme ... nous somme majoritaires, libres, faire nos choix, indicateurs de performance économique ... entre performance et robustesse ... remettre la perspective sur la table ... obstacles qui compliquent : /croissance moments d'échange, logique culturelle, sourcer nos meubles ... le mobilier durable qui dure longtemps ... embarquer les 3 cercles (direction, managers, salariés) ... toi leader : feuille de route puissante, incarnée par des leaders : accepter la faiblesse est une force ... entretenir, réparer, customiser, reconstruire ... l'avenir dans le service, le multi-local, le manuel ... approche tête, corps, coeur ... émotions, moment d'inclusion, de déclusion, descend les différents niveaux de l'entreprise ... régénératif : 2030 vraie circularité, suivi pendant 100 ans ... matière précieuse, planche de bois éternelle, connexion à la nature, révolution de gouvernance, actionnariat stable, vision sur 100 ans. On débute ! Mode open source, inspirant, imaginaire, on fait pivoter le navire ... régénérer au lieu d'extraire ... JMJ Le Monde sans fin ... économie modèle d'entreprise faire plus de bien que de torts à la planète ... qu'elle se porte mieux, prélever le moins possible ... /école de management maximiser les profits ! now : la recherche sur l'économie de demain. inventer demain, sauvage, complexe, soutenabilité forte, soutenable, la non-croissance n'est pas naturelle, robustesse, écosystème. /forces politiques : Arthur Keller, concurrence centrale, changer de règles, comment réguler les marchés pour éliminer les imposteurs ? Comment ? Coût de la matière première : intégrer les dommages à long terme. Se préparer au pétrole x10 ... réconcilier écologie et social => comprensations retour du local, de la réparation, entretien, échange ... romains d'inspiration solidarité, autonomie, repair cafés, désintoxication, se départir du non nécessaire ... /générations futures : a foi en la jeunesse végétarienne, friperies, ingénieur non coopération ... ils n'ont plus peur, sont plus durs que nous, détachés et libres ... liberté, pouvoir de consommer ... courage, authenticité, pragmatisme.
Connu / mel
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Sujet : Re: [EDUC] Nouveau statuts pour l'April ?
Date : Thu, 6 Feb 2025 23:27:42 +0100
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tableau de bord qui vous donne accès à une compilation de livres, articles, podcasts, vidéos et contenus gratuits qui sont tous en lien avec le thème du régénératif.
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décroissance
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post-croissance
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Connu / mel
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Sujet : Une association, un partenariat et des contenus !
Date : Tue, 04 Feb 2025 09:45:54 +0000
De : Regen Ecosystem hello@regen-ecosystem.org
Répondre à : hello@regen-ecosystem.org
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Ndlr : ont pris le parti de l'anthropocène ? Approfondir ACT
Observatoire de la Performance Energétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire
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plateforme ... permettre aux propriétaires et [, le cas échéant] aux preneurs à bail de bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles de bâtiments assujettis aux obligations d'actions de réduction de la consommation d'énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire de répondre aux dispositions prévues aux articles L.111-10-3 et R.174-22 à R.174-32 du code de la construction et de l'habitation et aux précisions apportées dans les arrêtés d’application.
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Connue / ??
22 avril 2020 - Physique
Le spin de l’électron – propriété quantique par excellence – est au cœur de la spintronique, une technologie ayant révolutionné le stockage numérique1 et qui pourrait jouer un rôle majeur dans la réalisation de nouveaux processeurs informatiques. Pour générer et détecter des courants de spin, la spintronique recourt traditionnellement à des matériaux ferromagnétiques mais dont l’utilisation entraîne une forte consommation d’énergie. Des chercheurs du laboratoire Spintec (CNRS/CEA/Université Grenoble Alpes) et de l’Unité mixte de physique CNRS/Thales décrivent dans Nature le 22 avril 2020, un dispositif permettant une détection de spin à faible puissance, grâce à un système non magnétique. Leurs travaux ouvrent la voie à des dispositifs spintroniques dans lesquels la détection des spins des électrons serait permise, non plus par le ferromagnétisme, mais par la ferroélectricité, ce qui consommerait 1000 fois moins d’énergie.
Pour en savoir plus sur la spintronique : https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-nouveaux-defis-de-la-spintronique
SACRe / le Laboratoire (Équipe d’accueil 7410) est un laboratoire transversal de l’Université PSL (Paris Sciences & Lettres).
Premier laboratoire de recherche par les arts reconnu par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI), il résulte de la coopération des cinq grandes écoles d’art et de création de Paris (Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Fémis-École nationale supérieure des métiers de l’image et du son, Conservatoire national supérieur d’Art Dramatique) et de l’École normale supérieure.
Sa vocation
Par son programme doctoral et les projets de recherche et création qu’il développe, SACRe / le Laboratoire a pour vocation d’explorer la signification et les formes de ce que l’on peut appeler « recherche par la pratique » (practice-based research) et, réciproquement, « recherche pour la pratique » (practice-led research). Ces recherches impliquent des disciplines artistiques variées, mais aussi des champs scientifiques divers (sciences exactes, sciences humaines, sciences sociales). Les projets développés privilégient le lien à l’innovation technique, scientifique (l’artiste en laboratoire, le chercheur en atelier) ou sociale (l’artiste et le chercheur comme acteurs citoyens), et les actions tournées vers les publics.
L’émergence en France d’un tel champ de recherche impliquant la création nécessite un statut spécifique dans la composition de l’équipe du laboratoire. C’est pourquoi le laboratoire réunit, au même titre, des artistes, des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des professionnels de la culture, les doctorant.e.s et les jeunes docteur.e.s SACRe.
Ses missions
Concrètement, le laboratoire a pour mission de :
- Permettre aux doctorants de s’inscrire dans un véritable projet scientifique et d’accompagner leurs explorations et leurs questionnements.
- Mettre en place un environnement qui facilitera leur intégration dans le monde académique, ainsi que dans le monde naissant de la recherche en art au niveau national et international.
- Développer et consolider les activités de recherche existantes et/ou naissantes dans les écoles d’art en soutenant notamment la structuration de ces activités tant au sein de chaque école qu’entre elles.
- Développer des projets en collaboration avec les autres écoles et établissements membres de PSL, SACRe n’ayant pas vocation à se développer de manière isolée au sein de PSL, mais au contraire à favoriser les liens entre arts et sciences.
- Contribuer à la réflexion menée au niveau national et international autour des enjeux de recherche en art.
« Mon vrai nom est Elisabeth.
Enquête sur le double fantôme »
Composition du jury :
- Philippe ARTIÈRES, Rapporteur, Historien, écrivain, Directeur de recherche CNRS/EHESS
- Marion BOUDIER, Examinatrice, Dramaturge, Études théâtrales, MCF, Université de Picardie Jules Verne
- Antoine DE BAECQUE, Directeur de thèse, Historien, écrivain, PU, ENS-PSL
- Sophie DELPEUX, Rapporteuse, Historienne de l’art, MCF, Université Paris I
- Hervé GUILLEMAIN, Examinateur, Historien de la psychiatrie, PU, Le Mans Université
- Franck LEIBOVICI, Invité, Poète, artiste
- Olivia ROSENTHAL, Encadrante, Écrivain, PU, Université Paris VIII
- Antonio SOMAINI, Directeur de thèse, Historien du cinéma, PU, Université Sorbonne Nouvelle
Résumé :
Mon vrai nom est Elisabeth. Enquête sur le double féminin fantôme, est une tentative de prendre à la racine le désir de savoir de la chercheuse en sciences humaines. Où et comment naît une question de recherche ? Parties de l’examen du motif cinématographique du « double féminin fantôme » hérité de Jane Eyre et de Rebecca, mes quatre années de recherche se sont déployées autour d’une enquête sur mon arrière-grand-mère Betsy. Déclarée schizophrène, elle a été lobotomisée en 1950 puis internée pendant dix-sept ans à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais. Dans ma quête pour comprendre ce qu’elle avait vécu et pour déconstruire l’influence qu’elle exerçait sur moi, j’ai retrouvé toutes les caractéristiques du « double féminin fantôme » : l’enquête familiale a été le chemin à emprunter pour décrypter ce motif, ses origines, ses manifestations, ses effets. Parallèlement, le point de vue situé duquel sourd cette enquête m’a invitée à questionner la manière dont nous produisons nos connaissances et à expérimenter d’autres formes de savoir. Que veut dire être remuée par l’archive ? La recherche en sciences humaines peut-elle adopter la forme d’un road-trip ? Ce que la recherche nous fait est-il constitutif de nos résultats de recherche ? Qu’impose la prise en compte de l’individualité de la chercheuse à l’écriture académique ? Les questions soulevées par cette enquête m’ont in fine conduite à explorer les modalités de dialogue existantes entre posture intime et démarche scientifique. Cette recherche adopte la forme d’un raisonnement abductif, partant de l’intuition d’une question de recherche pour se relier au cours du processus à plusieurs familles disciplinaires et méthodologiques.
Connue / https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6873157-emission-du-mercredi-5-fevrier-2025.html
Publié le 5 février 2025 / Climat, Pétrole, gaz et charbon
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révèle ses résultats financiers de l’année 2024 : 15.8 milliards de dollars de bénéfice net (15.2 milliards d’euros), et environ 15.7 milliards de dollars qui ont bénéficié aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’actions. Greenpeace France dénonce l’indécente lucrativité de la multinationale française, dont l’essentiel des activités reste basé sur l’extraction fossile, et qui fait fi de sa responsabilité climatique ainsi que des dommages environnementaux et sociaux qu’elle entraîne.
Pour Sarah Cleaver, chargée de campagne Climat chez Greenpeace France : “Ces résultats annuels démontrent la cupidité sans limite des entreprises polluantes comme TotalEnergies. Faute de politiques publiques ambitieuses pour réglementer le secteur, TotalEnergies continue de miser sur les énergies fossiles et met en péril nos conditions de vie sur Terre pour maximiser sa profitabilité et rémunérer ses actionnaires.”
“Cyclone Chido, méga-feux à Los Angeles, inondations en Bretagne… Pas une semaine ne passe sans qu’un événement climatique extrême n’impacte gravement les populations. Les sinistré·es le paient de leur poche et parfois même de leur vie. En tant que principale responsable de la crise climatique, l’industrie pétro-gazière doit payer pour les dommages qu’elle cause autant que pour la transition énergétique à mener”, ajoute-t-elle.
Derrière les discours verdissants, ces chiffres annuels confirment la perpétuation du modèle climaticide de l’entreprise. La production d’énergie à partir d’hydrocarbures (pétrole et gaz) continue de représenter près de 97.4 % de la production d’énergie globale de TotalEnergies. Pour rappel, d’après le GIEC, l’industrie des énergies fossiles est responsable de 86 % des émissions de CO₂ dans le monde
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renoncer à tout nouveau projet d’infrastructure fossile, de contraindre l’industrie fossile à se mettre en cohérence avec l’accord de Paris, et d’engager une planification ambitieuse pour une transition écologique socialement juste. À l’approche de la COP30, alors que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le financement de l’action climatique et des pertes et dommages seront au cœur des discussions, le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités.
[1] En France, selon FranceAssureurs, le coût assurantiel des catastrophes climatiques était estimé à 10 milliards d’euros en 2022 et à 6,5 milliards d’euros en 2023. https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/2024-03-26-slides-cdp-complete-vdef.pdf
[2] Sur ce sujet, voir notre rapport “Évènements climatiques extrêmes : qui doit payer la facture ?” (octobre 2024). https://www.greenpeace.fr/espace-presse/rapport-evenements-climatiques-extremes-qui-doit-payer-la-facture/
[3] Communiqué de Greenpeace France, “Projet de loi de finances : un bloc gouvernemental rétrograde épargne encore les pollueurs” (31 janvier 2025). https://www.greenpeace.fr/espace-presse/projet-de-loi-de-finances-un-bloc-gouvernemental-retrograde-epargne-encore-les-pollueurs/
[4] “The Climate Damages Tax : A guide to what it is and how it works” (avril 2024). https://www.greenpeace.org.uk/news/taxing-fossil-fuel-giants-could-raise-720-bn-by-2030-to-help-worlds-poorest-with-climate-damages-new-report-finds/
Clés : #Climat #Energies fossiles #Total
Connu / TG le 5/02/25 à 11:17
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Le mot de l’association négaWatt
L’Association négaWatt cherche, depuis la publication en 2003 de son premier scénario pour la France, à éclairer par sa vision prospective les choix qui s’offrent, ou parfois s’imposent à nous pour rendre notre système énergétique plus soutenable. Nos scénarios, la tête dans un futur désirable et les mains dans les réalités de terrain, sont une des contributions à ce débat essentiel : les évolutions de la consommation et de la production d’énergie structurent, à bien des égards, notre avenir commun.
Encore faut-il que le débat public s’en saisisse. En ces temps de recul démocratique, nous sommes préoccupés par l’écart croissant entre les enseignements des exercices prospectifs, de plus en plus convergents dans leur méthode et leurs résultats, et les termes du débat médiatique et politique. Contribuer avec l’ADEME et le Shift Project à Comprendre2050.fr, pour mettre notre compréhension partagée des enjeux à la portée de tous, nous semble dans ce contexte d’utilité publique.
Yves Marignac et Thierry Salomon, contributeurs aux travaux prospectifs, porte-paroles, Association négaWatt
retrouvé / https://bsky.app/profile/michel-briand.bsky.social/post/3lhdt3qfggc2f
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Michel Briand @michel-briand.bsky.social · 4 mois
Comprendre2050.fr : The Shift Project lance un nouveau site web avec l’Ademe et négaWatt
https://www.innovation-pedagogique.fr/article21499.html
le site web qui décrypte les scénarios de transition.
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Publié le mercredi 5 février 2025 / La terre au carré
Pourquoi X (ex-Twitter) est devenu toxique pour les scientifiques ©AFP - NIKOLAS KOKOVLIS / NURPHOTO
Alors que de nombreux chercheurs utilisaient Twitter comme un véritable outil pour s'informer, partager leurs recherches, communiquer des messages au grand public, comment le réseau social s'est-il transformé au point de devenir si toxique pour l'information scientifique ?
Avec David Chavalarias Directeur de recherche CNRS, au centre d’analyses et de mathématiques sociales, et directeur de l'institut des systèmes complexes de Paris.
Nous sommes en 1986 dans les couloirs du Capitole américain. Le sénateur Lloyd Bentsen se tient devant ses collègues. L'objet de son discours ? Une série de lettres massivement distribuées aux membres du Congrès, toutes semblant provenir de citoyens ordinaires. Mais ces lettres ne sont en réalité pas l'expression spontanée du peuple, mais plutôt des manifestations soigneusement orchestrées par des lobbyistes cherchant à influencer la législation.
Bentsen, qui cherche un terme pour décrire cette pratique manipulatrice, propose une métaphore qui allait bientôt s'ancrer dans le jargon politique américain. Comparant ces faux mouvements de base à un produit bien connu – l'AstroTurf, un type de gazon synthétique utilisé dans les stades sportifs pour imiter l'herbe naturelle – il popularise le terme "astroturfing".
Ce mot fait référence à l'essence de ces campagnes artificielles, conçues pour ressembler à de véritables initiatives citoyennes, aussi authentiques que du faux gazon sur un terrain de sport.
Le terme astroturfing est ainsi devenu synonyme de fausses mobilisations, où des intérêts particuliers créent l'illusion d'un soutien populaire massif.
Après la Première guerre mondiale, Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a été le premier à théoriser et à généraliser l’utilisation de telles stratégies. S’appuyant sur les travaux de son oncle, mais aussi de Gustave Le Bon en matière de psychologie des masses, il affirme en 1928 : «La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays».
Si l’astroturfing n’a donc pas été inventé hier, ses capacités d’influence ont été décuplées grâce à l’avènement du Web et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC).
Les techniques de l’astrotufing sont multiples : construction de faux profils en ligne, achat de faux followers sur Twitter ou de faux avis positifs, embauche de personnes pour manifester dans la rue, création de groupes citoyens de façade… La liste et longue.
Le plus souvent, l’astroturfing implique la création massive par des algorithmes de faux comptes (bots) sur les réseaux sociaux ou l’usurpation de comptes existants. Ces programmes informatiques générant automatiquement du contenu sont très présents sur X (ex Twitter) où ils influencent les tendances. Cette “propagande computationnelle” a par exemple particulièrement bénéficié à Donald Trump pendant la dernière campagne présidentielle américaine.
La diffusion de fausses informations est devenue le fond de commerce du réseau social X avec des conséquences majeures pour nos démocraties.
David Chavalarias est mathématicien de formation. Ses recherches, à la croisée entre les sciences cognitives et la science des systèmes complexes, portent sur l’étude de nos comportements collectifs, des dynamiques d’opinion et de la connaissance, à partir de la modélisation et de l’analyse de données du web. Avec le Climatoscope, il a expliqué comment le fonctionnement et la manipulation des algorithmes ont favorisé la montée du climatoscepticisme sur la toile. Aujourd’hui, il est à l’initiative d'un outil de portabilité qui permet de quitter X sans perdre sa communauté, popularisé par le mouvement citoyen HelloQuitteX. Il est l'auteur de Toxic Data (Flammarion) et de l'étude Les nouveaux fronts du dénialisme et du climatosceptisme.
Livre : David Chavalarias, Toxic Data. Comment les réseaux manipulent nos opinions, Flammarion, Champs Actuel, janvier 2023
-> Open Portability...
étude ADEME
Gilli Frédéric
Delpirou Aurélien
EAN : 9782080427779
160 pages
Flammarion (03/04/2024)
4.5/5 2 notes
Résumé :
Imaginer la France de 2050. Imaginer les enjeux et les nouveaux équilibres socioéconomiques du pays. Dans quel environnement vivrons-nous dans un contexte de changement climatique ? Une réindustrialisation du pays est-elle possible ? Quel visage aura lécole et comment seront formés les travailleurs de demain ? Comment seront organisés les systèmes de santé ? Quels seront les défis démographiques et sociaux dune France vieillissante ? Les auteurs, grâce à une cartographie riche de plus de 200 documents, répondent à toutes ces questions, dégagent les grandes tendances et ouvrent la réflexion sur les défis auxquels la France va être confrontée dans les 25 prochaines années.
Critiques, Analyses et Avis (1)
janiquebony1 17 septembre 2024
Très intéressant, mais... qui fait froid dans le dos.
Je me dis, quand même, qu'avant de lire ce livre très bien fait, écrit par plusieurs auteurs, ainsi que par des cartographes, je savais que j'allais y trouver ce genre de renseignements.
En effet, depuis toujours, on table, surtout, et ce, dans divers domaines, sur les constatations et avis des experts, ainsi que des professionnels, mais on oublie, trop souvent, les intuitions de certaines et certains.
Et c'est bien dommage, car la vérité, parfois, s'annonce tout simplement de ce côté là...
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?psiIGw