Plutôt que de criminaliser les actions de désobéissance civile, les responsables politiques doivent contribuer à l’apaisement en créant des espaces de dialogue avec les nouvelles générations qui s’insurgent contre la destruction des écosystèmes et l’inégal accès aux biens communs, estime dans une tribune au « Monde » un collectif d’universitaires et de responsables d’associations.
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La condamnation sans nuance des actions dites « de désobéissance civile » à laquelle nous avons assisté procède d’une indignation en partie jouée et comme souvent sélective. Portée par un spectre politique qui va de la majorité gouvernementale jusqu’à l’extrême droite, elle se présente en garante d’un ordre social figé.
Pour autant, ces réactions révèlent aussi une incompréhension, plus ou moins forte, parfois sincère, des enjeux actuels de la lutte contre les changements climatiques et pour la préservation des écosystèmes. Il y a urgence à s’abstraire des outrances, de celles qu’affectionne notamment le ministre de l’Intérieur, dont la préoccupation principale semble de cliver toujours plus dangereusement.
La fabrication d’un nouveau vocable disqualifiant, l ’« écoterrorisme », est à cet égard éclairante. Un tel terme aurait pu naître comme d’autres avant lui dans les médias d’extrême droite, mais c’est un membre du gouvernement qui s’y est essayé, accolant le spectre du terrorisme – dont il n’est nul besoin de souligner la peur qu’il entraîne par nature – aux mobilisations écologiques.
Les biens communs : les sols, l’eau, l’air, les semences, etc.
Les nouvelles générations engagées pour le climat, jeunes ou moins jeunes, mais aussi les scientifiques font face depuis des années à l’attentisme et aux postures invocatoires des responsables politiques sur les enjeux écologiques. Ces expressions citoyennes diverses se sont organisées pour faire reconnaître par la justice l’inaction climatique de la France et y sont parvenues notamment avec « L’affaire du siècle ».
Elles ont constaté l’instrumentalisation dont la convention citoyenne pour le climat a fait l’objet. Cet objet novateur mais fragile du fait de son absence d’existence constitutionnelle ou d’assise démocratique a en effet vu ses conclusions dévoyées sitôt rendues.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Allemagne, débat sur la nature « criminelle » d’une organisation écologiste
Au lieu que soient tirées les leçons de la pandémie sur la nécessité de concevoir l’être humain imbriqué dans la biosphère, nous assistons à la relégation de l’équilibre des écosystèmes bien loin derrière les impératifs économiques productivistes organisant la captation de ressources qui devraient être protégées comme autant de biens communs : les sols, l’eau, l’air, les semences, etc.
Des transgressions de normes symboliques
Décrochages de portraits présidentiels, occupation ponctuelle de lieux de passage, peinturlurages bon enfant… Dans l’immense majorité des cas, la désobéissance civile passe par des actions pacifiques et vise à dénoncer l’absence ou l’insuffisance de règlementation pour faire face aux obligations internationales de l’Etat en matière environnementale, ou de leur non-mise en œuvre quand cette règlementation existe.
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Connu / TG le 4/01/22 à 18:25
Le trafic SNCF est en ce moment très perturbé entre Limoges et Paris en raison des travaux de rénovation. Il y ...
Connu / TG le 1/01/22 à 22:12
Le député La France Insoumise de la 4e circonscription de la Haute-Garonne, François Piquemal, s'est vu refuser par la préfecture et la mairie de Toulouse, une visite du "115", l'aide à l'hébergement d'urgence à Toulouse.
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Le député, qui a visité des lieux protégés comme le Cnes, la prison de Seysses, Ariane Space ou Airbus Defence and Space depuis le début de son mandat en 2020, et qui assiste chaque mois à des auditions à huis clos en commission Défense à l'Assemblée, ne comprend pas ce refus. Il va préparer une question écrite au ministre du Logement, pour demander des explications à ce refus, et les moyens qu'il compte donner "pour faire respecter le droit à l'hébergement d'urgence".
Connu / TG le 2/01/22 à 11:07
Longtemps considérée comme propre et peu onéreuse, l’énergie nucléaire soulève un problème de taille : les déchets radioactifs ultimes. Ils doivent en effet être enfouis sous terre au minimum un million d’années, soit une éternité ! Comment alerter nos descendants du risque qu’ils représentent ? Quels pictogrammes pourraient les mettre en garde contre le cadeau toxique que nous leur léguons ?
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Connu / TG le 3/01/22 à 00:20
Connu / TG le 2/01/22 à 10:47
Renaud Joubert
1
publié le 2 janvier 2023 à 17h08
Battu de 24 voix en juin, René Pilato, candidat Nupes, a convaincu le Conseil constitutionnel d’invalider l’élection de Thomas Mesnier en Charente. Il est de nouveau candidat.
2023 devait être une année de pause électorale après la présidentielle et les législatives de 2022. Mais à Angoulême et alentours, sur la première circonscription de la Charente, on va bel et bien revoter, le 22 et 29 janvier prochain. Et c’est au premier invité 2023 de CL’Invité qu’on le doit. Pendant un petit peu plus d’un quart d’heure, René Pilato, candidat Nupes aux législatives, a répondu aux questions de CL. On l’avait quitté en candidat battu de 24 voix en juin, on le retrouve en candidat ambitieux quelques mois plus tard.
Il s’explique sur les raisons de son recours et révèle que 64 procurations de vote sur la circonscription… n’existaient pas. A l’approche d’un scrutin qu’il aborde sans dissidence à gauche - hors Lutte Ouvrière - le candidat Nupes issu de LFI martèle sa différence, que ce soit sur les retraites, l’écologie, les salaires… Quant aux débats de LFI, il maintient sa fidélité à Jean-Luc Mélenchon mais reste flou sur le cas Adrien Quattennens, renvoyant à son parti ou aux électeurs la responsabilité de trancher son cas après sa condamnation pour violences conjugales.
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Durée de lecture : 7 minutes - Alternatives Luttes
Désormais, elle vit dans une caravane et documente les luttes écologistes. Finie, la vie d’ingénieure « mortifère ». Via le collectif Désert’heureuses, elle accompagne celles et ceux qui veulent, à leur tour, bifurquer. [2/5]
« Ce n’était pas une bifurcation, mais vraiment une désertion. » Victoria Berni, 31 ans, a quitté son poste d’ingénieure en génie urbain et environnemental pour se consacrer aux luttes écologistes
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« Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, accélérer, déshumaniser le monde »
Au début de l’année 2022, déclic : elle a rencontré plusieurs personnes avec un parcours similaire au sien, pas seulement « des ingénieurs qui se reconvertissaient pour faire des fresques du climat dans des entreprises, ce qui ne sert à rien ». Être avec des gens avec qui elle était enfin « raccord politiquement » lui a fait du bien. Un collectif, les « Désert’heureuses », est né peu de temps après. Elle y a tout de suite adhéré. « En étant entourée, je me suis sentie plus légitime à croire en ce que je crois », confie-t-elle. Elle n’était plus seule. « Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde », peut-on lire dans leur manifeste https://desertheureuses.noblogs.org/manifeste/.
De là, sont nées des réflexions. Victoria Berni le reconnaît, certaines sont encore « balbutiantes ». Tous les ingénieurs et ingénieuses du pays ne vont pas démissionner demain, il y a d’ailleurs d’autres métiers « mortifères » à cibler, et la « désertion » n’est accessible qu’à une poignée de personnes qui ont les ressources financières pour le faire. Mais le collectif existe pour, déjà, montrer qu’il existe d’autres façons de vivre.
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« Déserter ne signifie pas seulement tout quitter individuellement, poursuit le manifeste. Les Désert’heureuses ont vocation à rendre cet acte collectif et politique. De le rendre désirable et plus accessible. » Et visible. Aujourd’hui, entre deux trajets pour aller manifester contre les mégabassines dans les Deux-Sèvres, ou contre le projet de stockage nucléaire dans la Meuse, Victoria Berni continue de « se raconter » sur les réseaux sociaux. De documenter les milieux militants qu’elle fréquente.
« C’est un travail d’information très important, se réjouit Johanna, membre des Désert’heureuses. Ça crée des ponts entre le monde des ingénieurs et celui des luttes, deux mondes qui communiquent très peu. »
« La médiatisation du militantisme et de leur radicalité, c’est ça qui m’a poussée à l’action, rappelle Victoria Berni. C’est ce que j’essaie de reproduire aujourd’hui. » Pour qu’en 2023, les Désert’heureuses soient encore plus nombreuses.
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Dernier débrief de l'année 2022... avant d'attaquer avec plus d'entrain, de joie et de gauche 2023 ! Avec Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.
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Le samedi 31 décembre 2022, le député LFI-NUPES Antoine Léaument était l'invité politique de LCI.
Le premier sujet concernait les voeux d'Emmanuel Macron. Le député insoumis a expliqué que derrière l'exercice d'auto-promotion du président de la République, il faudrait regarder en détail les chiffres qu'il avance, notamment concernant l'évolution du chômage ou les chiffres de l'inflation. Il a par ailleurs dit comment financer la retraite à 60 ans avec 40 annuités et a affirmé que la guerre d'Ukraine n'était pas seule en cause dans l'inflation, et qu'il fallait regarder la part spéculative dans cette augmentation des prix.
Concernant la grève des médecins, Antoine Léaument a appelé à répondre à l'attente des médecins concernant leurs conditions de travail et notamment la durée du travail et le nombre de tâches administratives liées à leur profession. Il a expliqué qu'il fallait poser la question de la liberté d'installation, celle de la formation des médecins, ou encore la possibilité de créer des centres de santé publics avec des médecins fonctionnaires.
Enfin, le député insoumis a répondu aux questions des journalistes concernant la NUPES, LFI et l'affaire Quatennens. Il a appelé ses camarades insoumis au calme et à cesser les invectives sur les réseaux sociaux. Il a par ailleurs affirmé que les facteurs d'unité à l'intérieur de la NUPES étaient plus forts que les facteurs de division.
« Les loups s’attaquent aux proies les plus fragiles, ce qui permet à la nature de se régénérer et de permettre aux espèces d’être ...
Connu / TG le 31/12/22 à 17:07
ENVIRONNEMENT
Comme chaque année, l'ONG britannique Christian Aid dresse la liste des dix catastrophes climatiques les plus coûteuses de l'année 2022. Les Etats-Unis, frappés en ce moment par une impression tempête hivernale, payent le plus lourd tribut. L'ouragan Ian qui a frappé le pays en octobre dernier, l'un des plus meurtriers, a coûté 100 milliards de dollars. Outre les impacts économiques, Christian Aid dresse aussi une liste des catastrophes les plus coûteuses pour les populations dans les pays pauvres, ceux qui sont le moins responsables du changement climatique.
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L’ouragan Ian qui a frappé les États-Unis et Cuba en septembre dernier arrive en première place avec plus de 100 milliards de dollars de dégâts, faisant également 130 morts et déplaçant 40 000 personnes.
RICARDO ARDUENGO / AFP
En 2022, aucun coin du globe n'a été épargné par les impacts du changement climatique. Comme chaque année, l’ONG britannique Christian Aid a établi le classement des dix catastrophes climatiques les plus coûteuses de ces douze derniers mois. Chacune d’entre elles a dépassé les trois milliards de dollars de dégâts, ce chiffre ne prend en compte que les pertes assurées, le coût du changement climatique étant en réalité bien plus élevé.
Top 10 des événements climatiques les plus coûteux en 2022 :
- Ouragan Ian (Cuba, Etats-Unis) : + 100 milliards de dollars
- Sécheresse Europe : + 20 milliards de dollars
- Inondations Chine : + 12,3 milliards de dollars
- Sécheresse Chine : +8,4 milliards de dollars
- Inondations Est de l'Australie : + 7,5 milliards de dollars
- Inondations Pakistan : +5,6 milliards de dollars
- Tempête Eunice (Belgique, Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Pologne et Royaume-Uni) : + 4,3 milliards de dollars
- Sécheresse Brésil : + 4 milliards de dollars
- Inondations Afrique du Sud : + 3 milliards de dollars
- Ouragan Fiona (Caraïbes, Canada) : + 3 milliards de dollars
Durée de lecture : 13 minutes - Quotidien
Viande, chasse, avion « vert », nucléaire... Que répondre aux arguments anti-écologistes entendus dans les dîners en famille ? Suivez le guide de Reporterre.
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« Les chasseurs sont les premiers écologistes de France »
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Chaque année, leurs armes dispersent pas moins de 6 000 tonnes de plomb. © Frederic Scheiber / Hans Lucas via AFP
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les seuls régulateurs d’espèces, ce sont les grands prédateurs. https://lejournal.cnrs.fr/articles/des-loups-des-cerfs-et-nous?
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« Les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur l’origine humaine du changement climatique »
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« C’est la faute des Chinois. Nous, on n’y peut pas grand-chose »
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8,9 t d’équivalent CO₂ par habitant / an. Cela reste plus élevé que la moyenne mondiale, qui s’élève, selon la climatologue Valérie Masson-Delmotte, à environ 7,5 tonnes d’équivalent CO₂ par personne.
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s’étend par ailleurs aux émissions historiques. Le dioxyde de carbone persiste en effet pendant une centaine d’années dans l’atmosphère. Depuis 1850, la France a émis plus de 38,5 gigatonnes de CO₂ sur son territoire. Elle se hisse ainsi au treizième rang des nations les plus émettrices de gaz à effet de serre.
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« Les énergies renouvelables sont inutiles. On a déjà le nucléaire »
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« Les nouveaux réacteurs vont résoudre la crise climatique »
Le design des EPR2 n’est pas achevé et ils n’ont pas encore reçu l’aval de l’Autorité de sûreté. Imaginons quand même que tout aille bien : les deux premiers EPR2 seraient alors prêts en… 2035, au mieux. Or, la priorité face au réchauffement climatique est de réduire très rapidement les émissions de gaz à effet de serre. La France a accepté l’objectif européen de diminuer les émissions de 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990. Il nous faut diminuer de 4,7 % par an… dès maintenant, pas en 2035 ! Et à court terme, la politique la plus efficace est de réduire la consommation d’énergie, et de mettre en place des énergies renouvelables, qui demandent moins de temps de construction.
« L’avion, c’est pas si grave car ils seront bientôt écolos »
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« Si tu ne manges pas de viande, tu vas tomber malade »
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« Abîmer des œuvres d’art est un scandale »
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« Quelques degrés de plus, c’est chouette. On pourra déjeuner en terrasse à Noël »
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« Vous les écolos, vous voulez tout interdire »
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« L’écologie n’est ni de droite ni de gauche »
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« De toute façon, c’est foutu »
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En France, les plages où vous avez passé votre enfance vont disparaître, englouties par les eaux. Cela vaut pour un réchauffement de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, mais certains scientifiques prédisent qu’il pourrait atteindre 4 °C, avec des conséquences encore plus graves. Alors le mieux est d’agir pour arrêter les émissions de gaz à effet de serre rapidement.
Un rapport officiel expose les ratés du dispositif MaPrimeRénov’ : au lieu de financer des rénovations globales, il sert surtout à acheter de nouveaux chauffages.
Durée de lecture : 5 minutes
Habitat et urbanisme Énergie
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« L’objectif de diminution de la consommation d’énergie finale ne permet pas de répondre aux objectifs sociaux assignés que sont la lutte contre la précarité énergétique et l’éradication des passoires thermiques ». Dans un document très détaillé publié le 20 décembre https://www.strategie.gouv.fr/publications/comite-devaluation-plan-france-relance-deuxieme-rapport, le comité d’évaluation du plan France Relance, sous l’égide du Parlement, dresse le bilan de deux années de massification de la rénovation des logements privés au travers du dispositif MaPrimeRénov’.
Si le rythme engagé de plus de 600 000 dossiers retenus par an se maintient, et que l’aide cible bien en priorité les ménages modestes et très modestes, la majeure partie des actions de rénovation reste constituée de travaux uniques et isolés, principalement pour installer des chaudières à granulés ou des pompes à chaleur.
Moins de 65 000 logement rénovés
La stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fixe le cap de 370 000 rénovations globales par an ? En 2021 et même au vu des projections pour 2022, ce sont toujours moins de 65 000 logements qui ont été véritablement rénovés.
Et c’est surtout grâce à un autre dispositif plus ancien et plus efficace destiné aux ménages modestes : « Habiter mieux sérénité », désormais rebaptisé « MaPrimerénov’ Sérénité ».
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Au même moment, le budget alloué au bouclier énergétique s’élève à 45 milliards d’euros. Le comble ? Une bonne partie de cette passoire budgétaire financera justement les factures de gaz, d’électricité et de fioul de 5,2 millions de logements « en situation de sobriété subie ».
Que peuvent engager des élus locaux dès les premiers mois de leur mandature ? Le philosophe Thierry Paquot livre à basta! un plaidoyer pour une municipalité écologiste, en sept actions simples et économes.
Débats Temps de lecture : 9 minutes 1 commentaire #alimentation #climat #démocratie ! #ecologistes #innovation politique #se déplacer demain #vendredidébats
La victoire électorale d’élu·e·s écologistes, lors des dernières municipales, est une incroyable opportunité pour démontrer aux sceptiques et aux opposants farouches à toutes sensibilités environnementales, qu’il est possible de substituer à la « logique du toujours plus », celle du « toujours mieux ». Bien sûr, il ne convient aucunement de sous-estimer la puissance des partisans du productivisme, capables de se transformer en militants d’une vaine et trompeuse « croissance verte »... Les médias dominants appartiennent aux bétonneurs et aller à l’encontre de leurs certitudes revient à rejouer le vieux combat du pot de terre contre le pot de fer ! Heureusement, il existe de vaillants magazines, comme celui-ci, qui veille à enquêter pour donner aux lecteurs des informations leur permettant de se positionner, sans dogmatisme aucun.
Thierry Paquot, philosophe
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Première action : écologiser le conseil municipal
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Deuxième action : la trinité joyeuse
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Troisième action : la coopération plutôt que la représentation
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Quatrième action : privilégier le BTPP (bois, terre, paille, pierre)
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Cinquième action : se réapproprier l’énergie et l’alimentation
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Sixième action : des déplacements commodes et économes
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Septième action : l’art
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Photo de une : La cité de Font-Vert, dans les quartiers Nord de Marseille. Elle expérimente des jardins en pied d’immeubles, cultivés par les habitants (voir notre reportage)/©Nathalie Crubézy/Collectif à-vif(s)
[1] Lire à ce sujet : Thierry Paquot,« L’espérance biorégionale », revue numérique Topophile ; Écologie des territoires. Biorégion et transition, sous la direction de Thierry Paquot, Terre urbaine, 2021 ; et Pierre Calame, Osons les territoires !, Le Pommier, 2022.
[2] Philosophe états-unien, mort en 2006, penseur de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire.
[3] Outil institutionnel de l’aménagement du territoire, promu par le ministère de l’Environnement, la Trame verte et bleue (TVB) « constitue un outil de préservation de la biodiversité visant à intégrer les enjeux de maintien et de renforcement de la fonctionnalité des milieux naturels dans les outils de planification et les projets d’aménagement. »
[4] Voir Thierry Paquot, « Ménager le ménagement », revue numérique Topophile.
Durée de lecture : 9 minutes - Luttes Mégabassines
Julien Le Guet est porte-parole du collectif Bassines non merci. Amoureux du marais poitevin depuis l’enfance, il est engagé corps et âme dans la lutte contre ces immenses réservoirs et pour la préservation de l’eau. [5/5]
Dans les forêts du Morvan, dans le marais poitevin, à l’Assemblée nationale… Reporterre met en avant cinq personnalités qui ont fait 2022.
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Découvrez nos visages de l’écologie en 2022 :
- Lulu du Morvan, qui tient tête aux ministres pour défendre les forêts
- Victoria Berni, qui a quitté sa position d’ingénieure pour documenter les luttes écologistes
- Léa et Mila qui s’attaquent au lobby de la chasse après la mort de leur ami
- Cyrielle Chatelain, l’écolo qui secoue l’Assemblée
Notes
[1] L’audition libre permet d’interroger une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction sans la mettre en garde à vue.
[2] Très gourmande en eau, cette culture est en partie responsable de l’assèchement du marais.
Durée de lecture : 9 minutes - Luttes Alternatives ; Luttes
Sabotage, alliance des luttes, jardins sauvés, trains de nuit de retour... Voici neuf nouvelles réjouissantes qui ont marqué 2022.
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1 — Les Jardins d’Aubervilliers sauvés
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2 — Les luttes s’organisent
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Terre de luttes, une association lancée pour créer des synergies entre collectifs. « Il faut faire en sorte que ces luttes ne soient pas isolées au niveau local, car quasiment toutes se heurtent à des politiques et à des enjeux nationaux », nous expliquait Victor Vauquois.
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Outre ces temps de réunion, des liens se sont tissés lors de journées d’action communes, comme en avril, au lendemain de la réélection d’Emmanuel Macron. Et surtout lors des « manifest’actions » contre les mégabassines dans les Deux-Sèvres. Hasta la victoria.
3 — Amazon recule
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4 — La papeterie de la Chapelle Darblay reprise
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En mai, la métropole de Rouen a racheté l’usine de la Chapelle Darblay de Grand-Couronne. Depuis plusieurs années, les salariés se battaient pour la survie du dernier site français à même de fabriquer du papier journal et d’emballage 100 % recyclé. Celle-ci avait été fermée en 2020 après quatre-vingt-dix années de fabrication de papier journal.
1 000 jours de lutte pour sauver cette usine et les emplois des 217 salariés. Un combat mené par les travailleurs, soutenus par des écologistes et des syndicats, jusque dans les bureaux du ministère de l’Économie.
5 — Le retour du train de nuit
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6 — Dans le monde, des changements politiques de bonne augure
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En Australie, le parti travailliste (centre-gauche) a retrouvé le pouvoir en mai. Le candidat progressiste Anthony Albanese — nouveau Premier ministre — a remplacé le climatosceptique Scott Morrison, dont l’inaction face au changement climatique était largement critiquée par les Australiens.
Après dix ans de léthargie, le Parlement a ensuite voté sa première loi climat. Aux États-Unis, débarrassés de Donald Trump, un grand plan climat a également été adopté : 369 milliards de dollars (363 milliards d’euros) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030.
En Colombie, Gustavo Petro est devenu le premier président de gauche de l’histoire du pays, avec sa vice-présidente Francia Marquez, leadeuse afrocolombienne et écologiste. Au Brésil, la victoire de Lula a soulagé les défenseurs de l’environnement et de la justice sociale.
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7 — Soupes, canoë, outils : les nouveaux instruments de la lutte écolo
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Enfin, l’année 2022 a marqué le retour du sabotage. Pneus de SUV dégonflés, golfs rebouchés, bassines débâchées. « On tend de plus en plus vers une écologie de la conflictualité », observe le sociologue Manuel Cervera-Marzal, qui voit dans le développement actuel du sabotage « une forme renouvelée de désobéissance civile ».
8 — La Montagne d’or abandonnée
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9 — La France sort du traité sur l’énergie
Emmanuel Macron a annoncé fin octobre que la France allait se retirer du Traité sur la charte de l’énergie (TCE). Ce texte, entré en vigueur en 1998, permet aux entreprises de poursuivre les pays qui modifient leur politique énergétique si elles estiment que cela menace leurs intérêts financiers. Il est actuellement signé par cinquante-deux pays.
L’Espagne, la Pologne et les Pays-Bas avaient annoncé plus tôt leur volonté de se retirer du traité. L’Allemagne nous a également emboîté le pas. Le traité a donc du plomb dans l’aile, et c’est tant mieux.
Entre avancées et répressions, de l'Iran aux Etats-Unis, on dresse un bilan du féminisme en 2022 avec Michelle Perrot. Puis en seconde partie, Lomepal nous présente "Mauvais ordre", son nouvel album.
Avec
- Michelle Perrot historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot.
- Lomepal Auteur, compositeur, rappeur
2022 : année de la bascule pour l'Histoire des femmes, avec Michelle Perrot
5 ans après MeToo, l’histoire mondiale des femmes s’écrit toujours sur le fil. Entre avancées et régressions. Libération et répression. De l’Iran aux Etats-Unis, de Stockholm où Annie Ernaux a reçu son prix Nobel de Littérature, à Kaboul où les filles ne peuvent plus entrer ni au collège ni au lycée.
Michelle Perrot est à la fois pionnière de cette histoire des femmes, et théoricienne de cette intermittence dans l’évolution de leurs droits. Elle est ce matin dans notre studio pour nous aider à comprendre ce qui s’est joué en 2022, année paradoxale, et ce qui se dessine pour 2023.
Le 18 janvier paraîtra chez Grasset Le Temps des féminismes, son nouvel essai.
...
L’éviction brutale de Marie Lajus, une préfète hors norme victime de remontées « négatives » d’élus
Limogée à la discrétion du gouvernement, la haut fonctionnaire estime avoir fait les frais de ses réserves dans un dossier d’urbanisme.
Connu / TG le 29/12/22 à 14:37
Deux projets contestés, une plate-forme logistique et un golf géant, attendent une décision. La récente mise à l’écart de Marie Lajus,