Mathilde Panot
Vice-présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale
Lettre ouverte de Mathilde Panot, Vice-présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale, à Barbara Pompili, prétendument ministre de l’écologie.
Madame Pompili,
En ce cinquième anniversaire de la COP21, vous êtes particulièrement bavarde pour vanter les petits-pas historiques du gouvernement en matière d’écologie.
En revanche, il y a de nombreux sujets sur lesquels vous restez étrangement silencieuse.
Pompili
Y a-t-il une ministre de l’écologie dans le pays ?
17 décembre 2020
Lettre ouverte de Mathilde Panot, Vice-présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale, à Barbara Pompili, prétendument ministre de l’écologie.
Madame Pompili,
En ce cinquième anniversaire de la COP21, vous êtes particulièrement bavarde pour vanter les petits-pas historiques du gouvernement en matière d’écologie.
En revanche, il y a de nombreux sujets sur lesquels vous restez étrangement silencieuse. Où êtes-vous, Madame la Ministre ?
- quand Greenpeace révèle une fuite de documents ultra-sensibles concernant l’EPR de Flamanville ? ... quand votre collègue ministre en hémicycle reprend mot pour mot les éléments de langage d’EDF pour minimiser le problème ?
- quand le Président négocie en catimini la vente d’EDF à la découpe, vous qui disiez il y a encore 2 ans qu’il fallait un débat démocratique sur le nucléaire et qui refusiez la politique du fait accompli ?
- quand Bercy manœuvre pour supprimer des emplois à l’Office national des forêts ? ...
- quand la Convention citoyenne pour le climat demande un moratoire sur l’implantation d’Amazon ... moratoire sur la 5G ...
- quand nous débattions de la réautorisation des néonicotinoïdes ...
- quand les syndicats de votre propre ministère alertent sur la réduction de leurs effectifs et dénoncent leurs restructurations au niveau des régions, la vente à la découpe de leurs missions, leur crainte du projet de loi 3D, la mise sous tutelle progressive des unités départementales aux préfets ?
...
Pétition - Jusqu'au 30.06.2021 - 33039 soutiens
Jani Silva a consacré sa vie à la défense de l’environnement et des paysans du Putumayo, dans le sud de la Colombie. Avec l’Association pour le développement intégral et durable de la Perla Amazónica (ADISPA), elle lutte contre l’extraction pétrolière, l’accaparement des terres et la déforestation. Jani milite aussi pour la mise en oeuvre des accords de paix signés en 2016. En raison de ces activités, nous avons appris qu’un groupe armé a élaboré un plan visant à l’assassiner.
...
Nous demandons à la ministre de l'Intérieur de la Colombie, Madame Arango, de protéger Jani Silva et tous les membres de l’ADISPA, de sorte qu’ils puissent défendre les droits humains et l’environnement librement et en toute sécurité.
10:47
]
Yfan Labrise
:
A propos de la « governance » (ou gouvernance).
Ce mot valise, très en vogue depuis une trentaine d’années, est entré clandestinement dans nos esprits, comme s’il s’agissait d’une notion moderne et anodine. En fait, il s’agit de bien autre chose…
Celui qui ne cesse de nous mettre en garde contre ces mots anglicisés est Alain Supiot. Vous trouverez ci-joint un lien vers le cours donné en 2013 au Collège de France et donc retransmis (miraculeusement) par France Culture le 14 avril 2020.
Il ne serait pas superfétatoire que chaque « socio » (ayant manifesté son intention de participer à la « gouvernace » de Le Media) ait une connaissance assez claire du monde auquel appartient cette notion. Cela pourrait éviter, par la suite, bien des conflits et autres déboires.
Et, à propos des « missions » culturelles que pourrait remplir Le Media et que j’ai maladroitement évoquées au cours des visios de ces derniers jours (à savoir : agir audio-visuellement parlant dans le domaine de la diffusion des « connaissances »)…
… voici donc un exemple de connaissances universitaires, très riches en "concepts", qui pourrait donner lieu à un travail d’explication, d’illustration, destiné à un public beaucoup plus large que la dizaine d’auditeurs présents ce jour d’avril 2013 dans la salle Marguerite de Navarre du Collège de France…
France Culture
La dynamique juridique de la gouvernance par les nombres - Ép. 12/1...
Pourquoi le management par objectifs ? Comment la société peut-elle être conçue comme un grand système homéostatique ? Le juriste Alain Supiot analyse les forces de résistance du droit face à la gouvernance des nombres, face à cette "utopie de la mise en pilotage automatique des affai[...]
Connu / https://discord.com/channels/775724065327153162/776106839149510696/788341396250689546
"Un cyclone social s’abat sur la France. Les licenciements explosent !" - Eric Coquerel - •14 déc. 2020 / La France insoumise - Groupe parlementaire
7 327 vues - 891 - 5 - 27,4 k abonnés
😥 Bridgestone. General Electrics. Danone. Renault. Sanofi. Péters Surgical. Et tant d’autres...
Un cyclone social s’abat sur la France. Les licenciements explosent.
"Vous qui savez tout interdire, vous qui savez interdire les manifestations, les libertés, l’art, la culture, pourquoi ne savez-vous pas interdire les licenciements pour les entreprises qui ont reçu des aides publiques, mais qui distribuent des millions en dividendes à leurs actionnaires ?!
Hier, nous avions un capitaine de pedalo à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons un commandant d’un radeau qui gave d’argent public ceux qui licencient..!"
Eric Coquerel vote contre le projet de loi de Finances 2021 du gouvernement, et il explique pourquoi !
114 commentaires
Loi confortant les principes républicains : une loi inefficace face au terrorisme ! Alexis Corbière - •Sortie le 11 déc. 2020 / Alexis Corbière
4 382 vues - 476 - 18 - 16,6 k abonnés
Alexis Corbière était l'invité de l'émission Parlement Hebdo sur Public Sénat. Il a notamment été abordé les thèmes de la loi renforçant les principes républicains, dite loi sur le séparatisme du gouvernement, le rapport pointant du doigt la gestion de la crise covid par le gouvernement ainsi que la loi sur la justice pénale des mineurs.
149 commentaires
7 839 vues - 857 - 16 - 37,7 k abonnés
Le 16 décembre 2020, Adrien Quatennens était l'invité de Sonia Mabrouk sur Europe 1. LaMatinale #Europe1 - 266 commentaires
13 018 vues - 1,1 k - 18 - 37,7 k abonnés
Le 14 décembre 2020, Adrien Quatennens était l'invité de Thomas Sotto sur RTL. #RTLSoir
290 commentaires
Le Média @LeMediaTV
"Si vous n’avez rien jamais commis comme violence, mais que vous êtes fiché comme ayant participé à des manifestations, tous les samedis, pendant 3 mois, il y a de grandes craintes que votre poste soit refusé." @laquadrature
6 k vues 4:59 / 8:29
Lors de son interview à Brut, début décembre, Emmanuel Macron déclarait qu’il ne laisserait personne dire que les libertés étaient réduites en France.
4:45 PM · 15 déc. 2020·Twitter Media Studio
184 Retweets 19 Tweets cités 196 J'aime
Par Arthur Messaud, juriste à La Quadrature du Net
Assemblée nationale - XVe législature - Session ordinaire de 2020-2021
Compte rendu intégral
Deuxième séance du vendredi 11 décembre 2020
SOMMAIRE Présidence de M. Sylvain Waserman
Suite de la discussion d’un projet de loi
M. le président. L’ordre du jour appelle la discussion du projet de loi ratifiant l’ordonnance no 2019-950 du 11 septembre 2019 portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs (nos 2367, 3637).
1 - Agir maintenant.
Pouvons-nous attendre?
Nos modèles économiques nous formatent à penser compétitivité.
...
Tant que nous ne changerons pas radicalement nos orientations politiques, nous verrons à court terme, se multiplier : le manque d'eau et de nourriture, les maladies, les guerres et les migrations. Et finalement, nous n'aurons nulle part où fuir les terres que nous aurons rendus infertiles.
Alors avons-nous le temps?
- de convaincre des populations désabusées par les discours politiques de choisir un programme radical
- de trouver le dirigeant qui sera moins préoccupé par la forme que par le fond de son engagement
- de gagner des élections conditionnées par des médias conservateurs influençant concrètement l'opinion
- de s'accorder avec les autres États du monde qui sont, eux, occupés à se mener des guerres économiques ?
Peut-être... mais souhaitons-nous faire ce pari?
2 - Les alternatives existent déjà.
Nous savons inventer de nouvelles façons de faire.
...
3 - Un outil pour fédérer.
Bâtir avec les acteurs du changement.
...
Il ne manque que de faire de ces initiatives un système. Il ne manque que de créer des réseaux de production et de distribution capables de répondre à la majorité des besoins de la population. Il ne manque que de développer des autonomies locales, affranchies des circuits du marché libre et non faussé.
...
C'est ce projet qui vous est proposé aujourd'hui sous le nom de kunlaboras. Un réseau social qui a pour vocation de répondre à cette nécessité d'organiser les rapports humains autrement. Un réseau social comme un lieu qui serait la propriété de ces acteurs, qui se construirait et se renouvellerait avec et pour la communauté de son réseau.
4 - Votre contribution.
De quoi avons-nous besoin?
...
cultiver la collaboration plutôt que la compétition? Comment retrouver des espaces de rencontre et d'échange pour se préserver de l'isolement social qui conduit aux individualismes et au mépris des solidarités? Toutes les questions de société qui se posent à nous sont autant de défis que notre démarche souhaite relever.
Connu par https://discord.com/channels/775724065327153162/776097397796896789/784153387016519691 et par https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?s8LZTA
Ndlr : PLPDLA et rejoint le pj MpT-arcdev-MdH ACT
Connu / mel de cyberacteurs E-quotidien du lundi 7 décembre 2020
Réduire les algues vertes c’est possible mais en Bretagne, l’élevage industriel est toujours soutenu par l’État !
Connu / mel de cyberacteurs E-quotidien du lundi 7 décembre 2020
Côté scène, l’exécutif cajole la Convention citoyenne pour le climat. Côté coulisses, la haute administration s’est appliquée, comme le montre un document interne que publie Reporterre, à démonter une proposition forte des conventionnels : la redevance sur les engrais azotés, forts émetteurs de gaz à effet de serre, a été secrètement décrédibilisée.
...
« C’est à la limite du sabotage »
Grâce aux Amis de la Terre, Reporterre a trouvé une note du ministère de l’Agriculture écrite par la DGPE (Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises) qui porte sur la proposition d’une redevance sur les engrais azotés.
...
Fabrice Rigoulet-Roze, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, a été entre 2008 et 2011 directeur général de la stratégie du Groupe Roullier, un des leaders français de la fabrication d’engrais azotés. « Tous nos efforts se sont heurtés à un mur, s’emporte Yolande Bouin. Le lobby n’est pas seulement chez les professionnels mais au cœur de l’État ».
Énergie décabornée, peu émettrice de CO2, non intermittente… Bref, le nucléaire serait « notre avenir environnemental, écologique », comme le rabâche Emmanuel Macron. Reporterre vous propose une analyse point par point, experts à l’appui, des louanges présidentielles envers cette filière.
...
- S’il émet très peu de gaz à effet de serre, le nucléaire n’est pas intégralement décarboné ... le total des émissions de gaz à effet de serre d’Orano s’établissait à plus de 260.000 tonnes équivalent CO2 en 2018.
- La non-intermittence du nucléaire, une assertion à nuancer ... l’intermittence des gigawatts du nucléaire est devenue totalement incalculable.
- La construction nucléaire exige trop de temps
- *La compétitivité de l’énergie nucléaire ne cesse de baisser / ENR
- Le Giec propose aussi des scénarios de décroissance et de sortie du nucléaire ... considère les nuisances environnementales liées à cette industrie – production de milliers de tonnes de déchets radioactifs chaque année, pollution des mines d’uranium, risque persistant d’accident de type Tchernobyl ou Fukushima – comme des effets négatifs au regard des « objectifs de développement durable » (ODD), comme on peut le lire p. 461 du rapport https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/05/SR15_Chapter5_Low_Res.pdf
.- La Commission européenne reste divisée sur ce sujet, comme l’a récemment expliqué Reporterre https://reporterre.net/L-Europe-favorisera-t-elle-le-nucleaire-au-nom-de-l-urgence-climatique. - L’Allemagne a bien ouvert une centrale à charbon depuis sa décision de sortir du nucléaire, mais pour des raisons économiques – ce projet était déjà engagé et l’annuler aurait coûté trop cher.
LE NUCLÉAIRE EST VULNÉRABLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
- Le défi de la ressource en eau
- Les risques liés à l’élévation du niveau des mers et aux événements climatiques extrêmes
- Quand on parle de résilience du nucléaire, c’est une fumisterie.
71 261 vues - 4,6 k - 122 - 484 k abonnés
Ce dimanche 13 décembre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFM Politique. Il a d'abord abordé les questions de maintien de l'ordre en appelant de nouveau à «refonder la police». Il a rappelé qu'il visait une désescalade des tensions en manifestation et à revenir à un rôle de «gardiens de la paix» pour les policiers plutôt que de «forces de l'ordre». Il a aussi appelé à se poser la question de la souffrance au travail des policiers alors qu'on compte pas moins de 150 suicides en 3 ans dans la police.
La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement était le deuxième sujet central de l'émission. Le président du groupe «La France insoumise» a l'Assemblée nationale a expliqué que les ordres et contre-ordres incessants du gouvernement étaient la cause d'une incompréhension pour les Françaises et les Français. Il a aussi expliqué qu'on ne pouvait pas seulement se dire que le vaccin permettrait de résoudre tous nos problèmes et qu'il fallait travailler à la mise en place d'un traitement comme le propose l'Institut Pasteur de Lille.
Jean-Luc Mélenchon a alerté sur la vague de pauvreté que notre pays allait connaître dans les prochains mois. Il a appelé à élargir le RSA aux 18-25 ans qui n'en bénéficient pas pour l'heure. Il a aussi expliqué qu'il fallait négocier auprès de la BCE une annulation de la dette d'État qu'elle détient, comme le propose aussi le gouvernement italien.
Enfin, le candidat à la présidentielle de 2022 a aussi dit que la lutte contre le changement climatique était désormais perdue, que le changement climatique aurait lieu et que si on pouvait en limiter l'importance, il fallait aussi se préparer à en affronter les effets. Il a appelé pour cela tout le pays à faire face et notamment la jeunesse pour laquelle il a rappelé qu'il était favorable à une conscription pour effectuer des tâches de protection et de réparation de l'environnement.
1 283 commentaires
Pensez BiBi @pensezbibi · 12 déc.
En réponse à @JeanHugon3 et @Alexis09812608
En effet, question "m-a-q-u-i-l-l-a-g-e" (des comptes), #BFMTV, la Chaîne de l'Evasion fiscale, s'y connaît !
BFMTV : CHAMPIONNE DE L'ÉVASION FISCALE, L'ÉTAT COMPLICE
Depuis deux mois, nous enquêtons sur l'évasion fiscale massive opérée par la chaîne BFMTV et sa maison mère Next RadioTV. Aujourd'hui, nous révélons les preu...
youtube.com
prêts participatifs et obligations convertibles
Il y a 5 ans tout juste, la COP21 n'a pas désamorcé la bombe climatique. Elle a même entériné un réchauffement climatique supérieur à 3,5°C. Les mêmes nous promettant une « prophétie auto-réalisatrice » pour résoudre le problème, parient désormais sur la « neutralité carbone » en 2050. Nouvelle promesse sans consistance qui ne peut que nous conduire dans le mur. Le temps est venu de se ressaisir.
15 commentaires 29 recommandés
En 2015, la COP21 n'a pas désamorcé la bombe climatique
...
En 2015, les Etats ont entériné un crime climatique
...
La promesse d'une « prophétie auto-réalisatrice » a explosé en plein vol
...
« La neutralité carbone », un dangereux pis-aller climatique
...
La somme des neutralités carbone nationale ne fait pas la neutralité carbone planétaire
Le premier conduit à invisibiliser les objectifs de court-terme pour lui substituer une promesse à long terme, oubliant de fait, que du point de vue climatique, c'est le stock de GES dans l'atmosphère qui compte plutôt que le niveau d'arrivée. La date du début d'une action résolue et l'ambition de cette action (pourcentage annuel de réduction) ont plus d'importance que la date d'arrivée : il faut donc réduire les niveaux d'émission aussi vite que possible. Sans attendre.
Le second consiste à offrir aux gouvernements et aux pollueurs la possibilité d'échapper à leurs responsabilités et de dissimuler leur inaction climatique derrière l'idée selon laquelle des émissions de GES en bonne et due forme pourraient être compensées par d'éventuels stockages de carbone par des écosystèmes ou de nouvelles technologies.
Une telle approche ouvre la porte à toute sorte d'arrangements avec la réalité ainsi qu'à de nombreuses fausses solutions. Or, les technologies de captage et stockage du carbone ne sont pas au point, et il n'y a tout simplement pas assez de terres disponibles sur la planète pour imaginer que les terres ou les plantations d'arbres pourraient couvrir les émissions de GES conjointes des Etats et des entreprises multinationales.
si la neutralité carbone peut faire sens d'un point de vue géophysique – la stabilité du climat s'obtient au moment où il n'y a pas plus d'émissions de GES relâchées dans l'atmosphère que de carbone que les écosystèmes ne peuvent stocker – cela ne fait plus du tout sens à l'échelle d'un Etat, d'une entreprise ou d'un particulier.
...
Il est temps de stopper la « gouvernance par la promesse » et le désengagement des Etats
...
Voilà l'urgence : descendre au plus vite de ce train infernal. Une récente étude publiée par la revue britannique Nature Climate Change doit nous conduire à conserver détermination et espérance : de fortes réductions d'émissions de GES auraient un effet substantiel sur le réchauffement au cours des 20 prochaines années. Le risque de vague de chaleurs pourrait être 13 fois plus faible en cas d'action déterminée.
...
37 772 vues - 3,5 k - 39 - 129 k abonnés
"Votre cas sera évoqué devant le Bureau de l’Assemblée", menace le président Ferrand. Avec 1500€ d'amende à la clé.
Pourquoi ? Parce que je demande au gouvernement de répondre sur la Convention climat et le démantèlement d'EDF...
512 commentaires
4 072 vues - 529 - 3 - 17,1 k abonnés
Le 8 décembre 2020, le député Ugo Bernalicis défend une motion de rejet Projet de loi relatif au Parquet européen et à la justice pénale spécialisée en séance publique de l'Assemblée nationale.
Le Député rappelle qu'il y a une lutte au sein de l’Europe concernant le référentiel juridique, entre la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne en 2000 et la convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales. Ce projet de loi est une étape supplémentaire dans l’ancrage de l’Union européenne au détriment de la vision droit-de-l’hommisme portée par la CEDH. Pour le groupe parlementaire de la France insoumise, la CEDH doit être la référence et non l’UE, qui fait primer les 4 libertés fondatrices sur le reste (et donc le fondamental).
Ceci étant dit, ce projet de loi qui décline un règlement de l’UE (donc déjà applicable) marque une ingérence du droit de l’Union européenne dans le système juridique français. Il vient préfigurer de manière inquiétante une conception d’un parquet européen sans garantie d'indépendance, sans juge d’instruction et au détriment des parties civiles.
Le député dénonce le comportement du Gouvernement qui renonce encore une fois de réformer le statut du parquet en France ! Alors que ce texte préfigure un nouveau parquet, cela revient à laisser à l’Union européenne le soin de décider. Nous ne pouvons être naïfs en la matière, le droit de l’Union européenne a toujours fonctionné ainsi par intégration c’est ce qu’on appelle la méthode fonctionnaliste du droit de l'Union européenne.
Ce parquet européen porte un nouveau coup à la justice française et singulièrement contre le juge d’instruction français.
Cet OJNI (object juridique non identifié) entend lutter contre une partie de la délinquance financière et la délinquance environnementale dès lors qu’elle touche aux intérêts de l’Union européenne. Le groupe de la France insoumise y voit un recul de l’effectivité de la lutte contre ces deux délinquances.
Le député pointe des incohérences non résolues sur ce parquet européen : son indépendance est proclamée, mais pas garantie. En effet, le statut de détachement maintien une dépendance à l’égard de l’autorité d’accueil tout au long de la période de détachement et questionne sur le retour du magistrat dans son administration d’origine.
Le rôle de l’organe hiérarchique, ce « bureau central », ne présente pas les garanties suffisantes pour assurer l’indépendance de ce parquet. En l’état, nous craignons de voir ici un pouvoir hiérarchique qui fera peser les mêmes difficultés et jettera la suspicion de non-indépendance : possibilité de réattribution d’affaire, orientation des décisions d’actes d’enquêtes, ...
Son articulation avec les instances françaises n’est pas satisfaisante.
Le champ de compétence de ce parquet européen fait peser un risque de conflit de compétence avec nombre de juridictions français au 1er titre duquel le PNF et les JIRS. Si ces conflits de compétences se résolvent lorsqu’on se situe dans un environnement national ( et encore ca reste compliqué compte tenu du manque de moyens de la justice française), il est difficilement envisageable d’avoir des perspectives rassurantes avec un parquet européen rattaché à l’Union européenne… Ce risque doit satisfaire les futurs mis en cause qui pourront démultiplier les exceptions de compétence. Pour notre groupe parlementaire, il faut pour lutter contre la délinquance financière renforcé l’échelon national qui est au plus près des victimes et disposent de moyens d’enquête qu’il peut contrôler et diriger et renforcer la coopération internationale.
Sur la question environnementale et des juridictions spécialisées, le projet de loi ne répond pas au manque de moyens d’enquête et nous apporterons pour la séance des propositions sur ce point. En l’état, l’étude d’impact montre que ce qui est proposé ne répond pas à un besoin et voir prend le risque de superposer de nouvelles juridictions au risque de démultiplier les conflits de juridictions.
Les débats, nous permettrons d'approfondir notre positionnement.
L’introduction d’une CJIP environnementale décriminalise les délinquants environnementaux, sans s’interroger sur le développement de mécanisme de recueil des signalements d’atteinte à l’environnement à l’autorité judiciaire. Ce texte fragilise l’action de l’État Français se désaississant au profit d’une juridiction européenne, dont il est certain que l’idéologie libérale ne permettra pas de garantir une justice environnementale.
77 commentaires
L'actu
9 décembre 2020 - 19H00
Projet de loi séparatisme : les musulmans dans le viseur du gouvernement
C’est un projet de loi très attendu. Présenté en Conseil des ministres ce mercredi 9 décembre, le projet de loi “confortant les principes républicains”, maintes fois renommé, a déjà provoqué de nombreuses protestations. Ses détracteurs dénoncent un projet de loi raciste et islamophobe, qui stigmatise une nouvelle fois la population musulmane de France. Une islamophobie d’Etat gravée dans le marbre de la législation. Après un avis plutôt positif rendu par le Conseil d’Etat en début de semaine, le texte pourrait rapidement se retrouver sur la table du Conseil constitutionnel.
De son côté, le gouvernement affirme vouloir simplement mieux réguler les cultes pour prévenir les dérives du “séparatisme islamiste” et de l’islam radical. Une unicité de façade, qui peine à cacher une attaque à peine voilée contre la pratique du culte musulman. Dans cette émission, nous avons choisi de donner la parole à des personnes en opposition avec cette loi, qui s’annonce comme une nouvelle offensive autoritaire du gouvernement. D’intérêt public cette semaine, c’est avec Fatima Bent de l’association Lallab, l’avocat Asif Arif et la journaliste Lou Syrah.
Par Romain Mahdoud