par Framasoft | 16 Avr 2026
| Temps de lecture 52 min
Voilà plus de 15 ans que le Framablog traduit les écrits du militant anglo-canadien Cory Doctorow. Le prolifique auteur d’ouvrage de fiction, d’essais (comme « Détruire le capitalisme de surveillance » (2020)), et d’innombrables billets de blog, est membre actif de l’Electronic Frontier Foundation, une organisation qui lutte notamment en faveur du respect de la vie privée en ligne.
Fin 2011, Cory donnait une conférence mémorable au Chaos Communication Camp, que Framasoft avait traduite et relayée : « On ferme ! La guerre imminente contre nos libertés d’utilisateurs ».
Le 28 décembre 2025, l’hacktiviste faisait en quelque sorte une mise-à-jour avec une nouvelle conférence « Un Internet post-étasunien, conçu pour résister à la merdification », à l’occasion de la 39e édition du CCC à Hambourg en Allemagne.
Voici une traduction de la transcription de cette conférence, réalisée par Framalang.
L’internet post-étasunien.
Transcription de Cory Doctorow de sa propre conférence au 39C3. Traduction par Framalang (Ambar, Booteille, christian, Henri-Paul, Javier, jums, Kit, Lumi, MathildeC, pyg, retrodev, tcit).
Mise en forme pour le blog, mèmes, illustrations, hyperliens, : pyg.
Vidéo de la conférence « Un Internet post-étasunien, conçu pour résister à la merdification »,
de Cory Doctorow, à l’occasion de la 39e édition du CCC à Hambourg en Allemagne..
(Sous-titres FR https://framatube.org/lazy-static/video-captions/0ef835bf-aa74-4bb3-9de2-abb2ddaa65d3-fr.vtt – Sous-titres EN)
-> https://framatube.org/w/t257S21Mj8eS3dz8apeFro
La plupart d’entre vous savent que je suis militant engagé depuis bientôt 25 ans à l’Electronic Frontier Foundation (EFF)
...
nous perdons la guerre de l’informatique grand public.
C’est pourquoi, plusieurs décennies plus tard, je suis de retour à Hambourg. Je tente, depuis des années, d’enfoncer une porte fermée à double tour : une porte qui mène à un Internet neuf et vertueux, un Internet qui nous offre à la fois l’autodétermination technologique de l’Internet d’autrefois et la facilité d’accès pour tous, nos semblables néophytes compris, de l’Internet 2.0. Cette porte, mes ami·e·s, vient de s’ouvrir.
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grâce à Donald Trump
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je n’apprécie ni Trump ni sa politique ... l’internet post-étasunien que nous pouvons arracher au chaos créé par Trump
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a mobilisé une nouvelle coalition ... en mobilisant de nouveaux allié⋅es ... ont assez en commun pour se battre côte à côte ... qui inclut celles et ceux qui se battent pour nos droits numériques depuis des décennies, mais aussi des gens qui veulent transformer les milliards des géants du numérique étasuniens en milliards pour leur propre économie, et enfin des obsédés de la sécurité nationale inquiets, à juste titre, quant à la souveraineté numérique.
La thèse que je défends ici est que cette coalition est inarrêtable
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il y a 14 ans, devant ce groupe, j’ai expliqué la « guerre de l’informatique grand public » ... dans les textes législatifs est « anti-contournement »
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Selon les lois anti-contournement, il est illégal de modifier le fonctionnement d’un produit ou service numérique, sans le consentement du fabricant, et – point crucial – cela reste vrai même si cette modification n’enfreint aucune autre disposition légale. ... nous viennent des États-Unis ... « contrôle d’accès » d’une œuvre soumise au droit d’auteur comme un crime passible d’une peine de prison de cinq ans et d’une amende de 500 000 dollars dans le cas d’une première condamnation.
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n’importe quel fabricant peut facilement transformer son produit en une zone de non-droit, qui criminalise à la fois le fait d’examiner, rapporter et corriger ces failles. ... signature du DMCA [ndt le Digital Millennium Copyright Act] par Bill Clinton. Mais avant que vous ne commenciez à railler ces stupides étasuniens, sachez ceci : tous les autres pays du monde ont voté une loi comme celle-là, depuis. Ici, en UE, c’est l’article 6 de la Directive européenne sur le droit d’auteur de 2001 qui marque le début de l’anti-contournement. ... En rendant illégale la modification des produits numériques sans l’accord du fabricant, les États-Unis accroissent les capacités de rente extractive des entreprises les mieux cotées de la bourse étasunienne. ... via l’accord de libre-échange avec les États-Unis, obligeant ... à promulguer une loi anti-contournement.
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le représentant étasunien au commerce a obligé chacun de ses partenaires commerciaux à adopter une loi anti-contournement, pour faciliter l’extraction de données et d’argent de leur propre peuple par des entreprises étasuniennes. Mais bien sûr, cela ne fait que soulever une autre question : pourquoi tous les autres pays du monde accepteraient-ils de laisser les États-Unis voler les données et l’argent de leurs propres peuples, et empêcher leurs secteurs technologiques nationaux de faire des produits interopérables qui éviteraient ce vol ?
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L’alternative c’était les droits de douane. Eh bien, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais on a les droits de douane maintenant !
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il y a une troisième réponse possible aux droits de douane. Une réponse qui n’attend qu’à être testée : et si on abrogeait les lois anti-contournement ?
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tracteurs John Deere ... le tracteur ne reconnaît pas ces nouvelles pièces et refuse de démarrer tant que le fermier n’a pas dépensé quelques centaines de dollars pour faire appel à un réparateur John Deere officiel, dont le seul travail consiste à saisir un code de déverrouillage sur la console du tracteur, pour initialiser la pièce et l’associer à l’ordinateur central du tracteur.
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Apple force tous ses vendeurs d’application à utiliser son système de paiement, et prend une commission de 30 % sur chaque euro dépensé dans une application.
30 % ! C’est une affaire tellement rentable qu’Apple en tire 100 milliards de dollars chaque année. Si l’Union Européenne abrogeait l’article 6 de la Directive sur le droit d’auteur, quelques geeks malins en Finlande pourraient faire de la rétro-ingénierie sur les systèmes de démarrage d’App et créer un appareil qui déverrouille les téléphones afin qu’ils puissent utiliser des magasins d’application alternatifs. Ils pourraient vendre cet appareil, ainsi que l’infrastructure nécessaire pour faire tourner un magasin d’application à toute personne dans le monde qui souhaite entrer en compétition avec Apple pour capter ses utilisateurs et ses éditeurs d’applications.
Ces concurrents pourraient offrir une réduction de 90 % à tou·te·s les bricoleur·euse·s de Etsy, tou·te·s les artistes de Patreon, tous les médias d’actualité, tou·te·s les développeur·euse·s de jeux, tous les systèmes de VOD. Ils pourraient leur offrir 90 % de réduction sur les paiements et quand même gagner 10 milliards de dollars par an.
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il y a une chose que l’UE peut faire de manière fiable à 100 % : elle peut décider de ne pas laisser Apple utiliser les tribunaux européens dans le but de faire fermer les entreprises européennes qui déverrouillent les téléphones pour défendre les éditeurs, artistes, bricoleur·euse·s, médias d’actualité, développeur·euse·s de jeux et créateur·ice·s européen·ne·s contre les arnaques d’Apple.
Tout ce que l’Union Européenne a besoin de faire, c’est d’abroger l’Article 6 de la Directive sur le droit d’auteur et, ainsi, priver Apple du privilège d’utiliser le système judiciaire européen pour consolider sa taxe annuelle de 100 milliards de dollars sur l’économie numérique du monde. Les entreprises européennes qui réaliseront à quel point il est rentable de déverrouiller des iPhones auront des clients du monde entier, y compris des États-Unis, où Apple n’utilise pas seulement son veto pour décider quelles applications vous pouvez faire tourner sur votre téléphone pour siphonner 30 % de chaque dollar que vous dépensez, mais aussi pour retirer des applications qui protègent ses clients de la prise de pouvoir fasciste de Trump.
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En octobre dernier, Apple a viré l’application « ICE Block » de l’App Store. C’est une application qui sert à prévenir les utilisateurs si une équipe de voyous masqués de l’ICE est dans les parages à la recherche de quelqu’un à kidnapper et à envoyer dans un goulag à l’étranger. Apple a classé en interne les kidnappeurs de l’ICE comme un « groupe protégé », et a déclaré que l’application ICE block était une atteinte aux droits de ces pauvres voyous de l’ICE.
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réponse ciblée : visez les marges des géants du numérique, et vous vous attaquez frontalement à ces entreprises dont les PDG ont chacun payé un million de dollars pour s’asseoir derrière Trump le jour de son investiture.
Piller les marges bénéficiaires des géants du numérique n’est pas une attaque contre le peuple des États-Unis, ni contre les petites entreprises des États-Unis qui se font arnaquer par les géants du numérique. C’est une attaque contre les entreprises qui arnaquent quotidiennement le monde entier comme les étasuniens. C’est un moyen de rendre chacun plus riche au dépend de ces entreprises arnaqueuses.
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vachement mieux que brûler des centaines de milliards de dollars pour construire des centres de données dédiés à l’IA dans l’espoir qu’un jour, un secteur qui a perdu un billion de dollars (mille milliards de dollars) pour produire des agents conversationnels pourris trouve enfin un usage aux cartes graphiques qui ne soit pas une hémorragie financière dès qu’ils les branchent.
Voilà donc nos nouveaux alliés dans la guerre de l’informatique grand public : des entrepreneurs et des techniciens qui veulent faire des milliards de dollars en pillant les marges bénéficiaires des géants du numérique, et des législateurs qui veulent que leur pays soit celui de la dé-merdification. Le pays qui n’a pas seulement protégé l’argent et la vie privée de son peuple en achetant des déverrouillages à d’autres pays, mais plutôt le pays qui a fait des milliards de dollars en vendant au reste du monde ces technologies de protection de la vie privée et du portefeuille.
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risque infrastructurel ... Quasiment tous les ministères, toutes les grandes corporations, toutes les petites entreprises et tous les foyers du monde se sont enfermés dans un service de cloud basé aux États-Unis.
La poignée d’entreprises du numérique étasuniennes qui fournissent les outils d’administration du monde entier sont vulnérables à la pression de l’administration Trump, et cela signifie que Trump peut planter une nation entière.
L’attaque contre la CPI était un acte de cyberguerre, tout comme les hackers russes qui arrêtent des centrales électriques ukrainiennes, sauf que Microsoft n’a pas besoin de pirater Outlook pour planter la CPI : elle possède Outlook.
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le gouvernement étasunien peut contraindre toute entreprise basée aux États-Unis à divulguer des données de ses utilisateurs – y compris celles de gouvernements étrangers – et peu importe l’endroit où sont stockées ces données ... peut imposer des obligations de silence aux entreprises
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enfin, des choses se mettent en mouvement, comme « Eurostack« , un projet visant à cloner les fonctionnalités des silos des géants du numérique étasuniens sous forme de logiciels libres/open source, et à construire des centres de données basés dans l’Union Européenne sur lesquels on pourra déployer le code de ces logiciels.
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on a aussi besoin de construire les outils d’interopérabilité antagonistes qui permettent d’exporter en masse des millions de documents, les structures de données sensibles et les historiques de modifications.
On a besoin de scrapers et de navigateurs sans interface graphique pour mettre au point l’interopérabilité antagoniste qui garantira une continuité de service aux institutions encore hébergées par des services cloud étasuniens, car les entreprises étasuniennes ne faciliteront pas d’elles-mêmes l’exode massif de leurs clients internationaux hors de leurs plateformes.
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première étape ... tuer les lois anti-contournement ... faire tourner des outils virtuels pouvant être scriptés, casser les systèmes de démarrage pour changer les micrologiciels et plus généralement prendre le contrôle des moyens de calcul.
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nous aurons un internet post-étasunien : avec une coalition inarrêtable d’activistes, d’entrepreneurs et de conseillers en sécurité intérieure.
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les États-Unis comme une plateforme neutre, un garant de confiance stable des systèmes essentiels aux échanges mondiaux. C’est ce que les politologues Henry Farrell et Abraham Newman appellent « l’Empire souterrain ». Mais lors des 15 dernières années, les États-Unis ont systématiquement brisé la confiance mondiale en leurs institutions, un processus qui n’a fait que s’accélérer sous Trump.
Prenez les câbles à fibre optique transocéaniques ... mettre tous les œufs des télécommunications mondiales dans le (même) panier étasunien ne marche que si les États-Unis ne tirent pas profit de leur centralité. Et alors que beaucoup de gens se souciaient de ce que les États-Unis pouvaient faire à la tête de l’infrastructure mondiale, ce n’est qu’avec les révélations de Mark Klein en 2006 sur les écoutes à l’échelle nationale de la NSA du réseau de fibres optiques de AT&T, et les documents d’Edward Snowden en 2013 qui montraient l’ampleur mondiale de ces écoutes, que le monde a dû se confronter à cette réalité indéniable : on ne pouvait plus faire confiance aux États-Unis comme centre mondial de la fibre.
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ne pouvaient pas faire confiance à la Réserve Fédérale étasunienne pour leurs réserves de change
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ne marche que si le dollar est une plateforme neutre. À partir du moment où le dollar devient un instrument de la politique étrangère étasunienne, que vous soyez d’accord avec cette politique ou pas, ce n’est plus une plateforme neutre et le monde entier se met à la recherche d’alternatives.
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il y a un système post-étasunien qui est facile à imaginer.
Le projet de remplacer toutes les boites noires connectées au cloud, dotées de portes dérobées et auxquelles on ne peut pas se fier, qui font tourner nos institutions, nos implants médicaux, nos véhicules et nos tracteurs, par un code ouvert, libre, fiable, vérifiable et maintenu collectivement.
Ce projet est le seul qui tire profit des économies d’échelle au lieu de se retrouver paralysé par des crises exponentielles de mise à l’échelle. Cela vient du fait que n’importe quel outil libre et ouvert adopté par une institution publique – comme les services Eurostack – peut être audité, localisé, soumis à des tests de sécurité, débogué et amélioré par des institutions de tous les autres pays.
C’est un bien commun, plutôt comme une science que comme une technologie. Il est universel, international et collaboratif
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le logiciel n’est pas un atout, c’est une responsabilité
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le chatbot ne peut pas faire ton travail mais un commercial qui vend des IA peut convaincre ton patron de te virer et de te remplacer par un chatbot qui ne peut pas faire ton travail.
Ton patron est une cible facile ... fantasme de l’entreprise sans travailleuses
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manière dont Trump a viré tous les scientifiques du gouvernement étasunien, puis a annoncé le lancement du programme « Genesis », avec pour objectif que les États-Unis produiront des avancées scientifiques annuelles d’une magnitude comparable à un lancement vers la Lune, via un chatbot
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elle alimente leurs fantasmes d’un monde sans humains
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En trois petites années, l’adoption du solaire a atteint des sommets sur le continent. L’UE est passée de 15 ans de retard dans la transition énergétique à 10 ans d’avance sur ses prévisions. ... quand vous tremblez dans le noir, beaucoup de batailles que vous ne pensiez pas dignes d’être menées deviennent soudainement des batailles existentielles
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en abrogeant les lois anti-contournement. N’importe quel pays pourrait le faire ! Et le pays qui le fait en premier va profiter du fait de fournir des outils de déverrouillage au reste du monde, il deviendra la Nation de la Dé-merdification, et le reste du monde pourra acheter ces outils et se défendre contre le pillage financier et de la vie privée des entreprises étasuniennes.
Il suffit qu’un seul pays brise le consensus
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Trump a détruit USAID, donc cette dépendance a disparu
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des décennies de politiques anti-travailleureuses et pro-milliardaires ... leur troisième reprise « en forme de K », c’est-à-dire une reprise économique où les riches s’enrichissent, et les autres s’appauvrissent
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L’administration Trump s’est rangée fermement du côté des créanciers, des escrocs et des rentiers ... poursuivent le rêve d’un « monde sans les gens » ... le marché financier, les crypto-merdes ou les sites de paris ... Même l’armée ... mise à genoux pour enrichir les rentiers
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les entreprises européennes qui dépendent de l’anti-contournement sont impliquées dans les fraudes les plus sordides et dégoûtantes que l’on puisse imaginer. ... Volkswagen ... Dieselgate ... des milliers d’européens sont morts chaque année ... Mercedes, qui vous loue la pédale d’accélération de votre voiture de luxe et ne vous débloque la pleine accélération du moteur qu’en payant une souscription mensuelle, jusqu’à BMW, qui vous loue le système qui diminue automatiquement vos feux de route lorsqu’il y a des véhicules qui arrivent en face.
Légalisez le déverrouillage et n’importe quel garagiste en Europe pourrait débloquer ces fonctionnalités qui marchent à l’abonnement pour un paiement en une fois, sans rien en reverser à BMW et Mercedes.
Et puis il y a Medtronic ... la plus grande entreprise technologique dans le secteur médical, ayant racheté tous ses concurrents, et qui a ensuite entrepris la plus grande « inversion fiscale » de l’histoire, en se vendant à une petite entreprise irlandaise ... fournit au monde les ventilateurs les plus répandus et les a piégés de la même manière que John Deere piège ses tracteurs ... pendant les confinements dus au Covid, quand chaque ventilateur était d’une nécessité vitale et que les avions ne volaient plus, il n’y avait pas moyen qu’un technicien Medtronic vienne et bénisse les réparations techniques. Ce fut létal. Cela a tué des gens.
...
la compagnie de trains polonaise Newag. Newag sabote ses propres locomotives, les piégeant de manière à ce que si jamais elles détectent qu’elles ont été déplacées dans le périmètre d’une compagnie concurrente, le train se met à l’arrêt. Quand l’opérateur du train appelle Newag à propos de ce mystérieux problème, la société se montre « aidante » en accédant aux ordinateurs de la locomotive pour effectuer des « diagnostics » qui ne sont rien d’autre qu’une commande de redémarrage qu’ils facturent 20 000 euros.
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En bloquant l’interopérabilité, en déclarant la guerre à l’informatique grand public nos décideurs ont créé un environnement merdigène qui a récompensé les entreprises qui se sont montrées merdiques et ont inauguré le merdocène, dans lequel tout est en train de se transformer en merde.
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Réapproprions-nous les moyens informatiques. Construisons des alternatives, gratuites, ouvertes, et auditables aux services et logiciels dont nous dépendons.
Mettons un terme à l’ère des silos. Je veux dire, est-ce que ce n’est pas foutrement bizarre à quel point on doit se soucier de savoir quelle application ou réseau une personne utilise si on veut communiquer avec elle ? Au lieu de juste avoir à se demander à qui on veut parler ?
...
l’internet post-étasunien est aussi un internet post-chinois.
Aucun champ de saisie ne devrait être conçu pour pouvoir être mis à jour sans l’autorisation de l’utilisateur. Rien de critique ne devrait être une boîte noire.
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Partout dans le monde, les gouvernements déclarent la guerre aux monopoles, la source de richesse et de pouvoir des milliardaires.
...
un internet post-étasunien sera bon pour les étasuniens. Parce que dans des États-Unis en forme de K, divisés et inégalitaires, les billions que pillent les entreprises étasuniennes ne ruissellent pas jusqu’aux étasuniens
...
vous impliquer dans cette bataille ... rejoindre l’EFF dans votre pays, comme Netzpolitik ici en Allemagne ou l’Irish Council for Civil Liberties, ou La Quadrature du Net en France
...
un internet nouveau et bon, qui apporte toute l’autodétermination du bon vieil internet et la facilité d’utilisation du Web 2.0 pour que tout le monde puisse en profiter.
*Classé dans :* Droits numériques, Enjeux du numérique
Clés :* Conference, Doctorow, Framalang, Loi, merdification, Traduction
connu / la transcription d'une émission de RFI
"
Thèmes : Place des femmes, Internet, Inclusion numérique
L’Atelier des médias reçoit la journaliste Mathilde Saliou, qui publie Technoféminisme – Comment le numérique aggrave les inégalités chez Grasset. Elle montre comment le milieu de la tech s’est fermé aux femmes et propose des pistes de solution pour davantage d’égalité dans le numérique.
Média d’origine
Personne⋅s : Mathilde Saliou - Steven Jambot
Source : Podcast
Lieu : L’Atelier des médias - RFI
Date : 04/03/2023
Durée : 25 min
Autres liens : Page de présentation de l’émission
Références
[1] Acrimed - Action-Critique-Médias
[2] Prenons la Une - Pour une juste représentation des femmes dans les médias et l’égalité dans les rédactions
[3] Ada Lovelace
[4] Annie Cannon
[5] Hedy Lamarr
[6] Grace Murray Hopper
[7] Annie Easley
[8] Dorothy Vaughan
[9] ChatGPT
[10] Résultats de la recherche « Antonio Casilli » sur Libre à lire !
[11] SISTA - Faire émerger une génération de leaders DIVERSIFIÉS
À propos de Libre à lire :
indexation, réutilisation et accessibilité
Depuis 2006, le groupe Transcriptions de l'April repère sur le Web, des enregistrements, vidéos de conférences, d’interviews, qui traitent des thèmes chers à l’April, afin de mettre noir sur blanc, d’écrire tout ce qui se dit, tout ce qu’on entend : on obtient un texte de cet enregistrement, on obtient un fichier texte et à partir de ce fichier texte on crée un fichier HTML qui est ensuite publié sur le site de l’April.
À propos de l'April, association :
Depuis 1996, l'April est animée par une conviction : « logiciel libre, société libre ». Prenez le contrôle de vos libertés informatiques et suivez l’actualité du logiciel libre. Découvrez les enjeux, des outils et des moyens d'actions.
Pionnière du logiciel libre en France, l'April, constituée de 2547 membres (2245 personnes physiques, 302 entreprises, associations et collectivités), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone.
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Surfer sur Internet, utiliser une application, regarder une vidéo en streaming, discuter en visio… toutes ces activités qui paraissent aujourd’hui naturelles à nombre d’entre nous sont loin d’être anodines pour l’environnement.
| 37mn
Anne-Cécile Orgerie est chargée de recherche CNRS au sein de l'équipe Myriads du laboratoire Irisa, à Rennes.
Laurent Lefèvre est chargé de recherche de l’Inria au sein du Laboratoire de l’informatique du parallélisme, à l’École normale supérieure de Lyon.
L'essentiel
Derrière Internet et les objets connectés que nous utilisons se cache une architecture complexe de réseaux, de centres de données et d’équipements terminaux déployés dans le monde entier.
Toutes ces infrastructures ont un impact environnemental considérable et très complexe à estimer dont on commence à mesurer l’ampleur.
Des pistes se dessinent pour réduire leur consommation énergétique et informer les usagers sur le vrai coût des équipements qu’ils utilisent.
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les flux de données vidéo représentent 80 % du trafic mondial qui circule sur Internet. Ces flux sont majoritairement composés de vidéos en ligne (vidéos à la demande, pornographie, etc.) et en direct (télésurveillance, vidéoconférences).
Alors que les techniques de diffusion hertziennes reposent sur du broadcast, c’est-à-dire une diffusion d’un unique émetteur vers beaucoup de récepteurs, la vidéo sur Internet exploite fortement des échanges de type « un émetteur vers un récepteur », où un flux de données est généré pour chaque utilisateur. Ce type d’échange accroît le trafic réseau proportionnellement au nombre d’utilisateurs, là où la diffusion hertzienne n’était pas dépendante du nombre d’utilisateurs, mais uniquement du nombre de contenus visibles simultanément à un instant donné.
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infrastructures de type CDN (pour content delivery network, « réseau de diffusion de contenu ») où les données vidéo sont répliquées aux bons endroits dans les infrastructures mondiales, au cœur des réseaux et dans des centres de données, et géographiquement proches des utilisateurs. ... en 2018, Timm Böttger et ses collègues, de l’université Queen Mary de Londres, ont estimé que Netflix utilisait au moins 8 500 serveurs de distribution de contenu localisés dans plus de 600 centres de données, ces derniers n’appartenant pas à Netflix, mais à des opérateurs de réseaux.
...
L’organisation internationale de normalisation a standardisé ces analyses de cycle de vie sous les normes ISO 14040 et ISO 14044, qui fournissent des directives pour les mener. Dans le contexte des équipements connectés, le cycle de vie se décompose en quatre phases : fabrication, transport, utilisation et fin de vie, chacune avec de nombreux paramètres.
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Les protocoles qui assurent l’émission et la réception des données dans ces réseaux ont été conçus pour assurer robustesse, performance et qualité de service des réseaux. Ils ne sont pas prévus pour réduire leurs impacts environnementaux.
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De 2010 à 2015, le projet de recherche international GreenTouch http://www.greentouch.org/, qui mêlait instituts académiques et groupes industriels, a démontré qu’il était possible de construire une infrastructure des réseaux de l’internet mondial qui réduirait de 98 % la consommation d’énergie en 2020 par rapport à celle de 2010, et ce en tenant compte de l’explosion du trafic et pour une qualité de service équivalente. ... impliquerait de nombreux changements structurels et technologiques tant au niveau matériel que logiciel
...
de nombreuses pistes se dessinent pour réduire les impacts environnementaux d’Internet et sont explorées par les académiques et les industriels. Certaines, comme l’amélioration de la proportionnalité énergétique, le ciblage des gaspillages et l’écoconception matérielle et logicielle, visent à améliorer l’efficacité énergétique. D’autres, comme l’allongement de la durée de vie et de l’usage des équipements ou la conception de métriques rendant compte de l’impact environnemental réel des équipements afin de les rendre comparables, tant pour sensibiliser le grand public que pour informer les pouvoirs publics, tendent vers une sobriété numérique. ... usage raisonné.
Clés : Centre de calcul Cloud Data center Empreinte carbone Équipement informatique Impact environnemental Internet Numérique Obsolescence Obsolescence programmée Smartphone Tablette
Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
Description : Jusqu'en 1990, la très grande majorité des personnes pensaient qu'il était impossible de travailler de façon efficace à plus d'une douzaine de personnes sans mettre en place une hiérarchie ... 1991, Linus Torvalds, ... annonce le 26 août 1991 sur le forum Usenet ... 1997, Eric Raymond publie en ligne la première version de son texte "La Cathédrale et le Bazar ... Linux ... logiciel libre ... 2000, Jean-Michel Cornu publie en ligne la première version de "la coopération nouvelles approches3." qui propose les neuf lois de la coopération en s'appuyant sur la cathédrale et le bazar d'une part, et sur des expériences personnelles en dehors du développement logiciel : association Vidéon télévision participative et l'Internet Fiesta (fête mondiale de l'Internet qui s'est appuyée en 1999 et 2000 sur les principes du logiciel libre appliqués à la réalisation d'événements) ... 2001, un groupe informel naît de structures environnementales (Tela Botanica, Ecole et Nature, les écolos de l'Euzière) ... 2001 également, se crée l'association Créatif ... guides animés par Philippe Cazeneuve ... + collectif I3C de l'internet créatif coopératif et citoyen4 ... 2002 Brest réseau I4C 4eme C rajouté / convivial 5 ... 2002, le réseau Ecole et Nature, / Marc Lemonnier publie guide "Fonctionner en réseau"6 ... réseau Tela-botanica botanistes francophones 7 , créé en 1999 / Daniel Mathieu, s'appuie / livre la coopération nouvelles approches &/réflexions réseau Ecole et Nature pour le mode de participation de ses membres. En 2013, atteint 20000 membres.
2004, Fondation Internet Nouvelle Génération groupe /l'Intelligence Collective8. + Michel Briand, forum des usages coopératifs10 Brest ... les étés TIC11 à Rennes à partir de 2009 devenus en 2013 "tu imagines ? Construits !12" ou bien encore les rencontres Moustic13 à Montpellier à partir de 2005 ... les rencontres des acteurs de l'internet francophone, plus ancienne manifestation française de l'internet crées en 1997, accueillent une série d'ateliers / coopération. Le croisement des réseaux s'organise autour du site Intercoop14 ...
2010, l'association Outils Réseaux, formation Animacoop15, "animer un projet collaboratif"
2011 Imagination for People, plate-forme internationale & communauté / repérer et soutenir les projets sociaux créatifs + groupe /l'innovation monétaire de la FING + groupe des animateurs de groupe, AnimFr, créé /Outils Réseaux, Brest Métropole Océane et Imagination for People. + 2011-2013, projet européen CoopTIC, piloté /SupAgro Florac former des formateurs en coopération en Belgique, Catalogne et France ... groupe Question Numérique de FING ... +"La coopération expliquée à mon beauf" / groupe AnimFr +présentation d'ensemble "la coopération en 28 mots clés" exposée /Animacoop + premier MOOC francophone ITYPA "Internet, tout y est pour Apprendre" ... 2013, groupe Adeo définit sa stratégie produits, achats et supply chain / dix prochaines années ... +logiciel en ligne Assembl développé /Imagination for People avec Institut du Nouveau Monde Québec /faciliter réalisation cartographies textuelles ...
Connu / https://da32ev14kd4yl.cloudfront.net/versioned/jmichelcornu/docs/Guide%20animateur/Guide%20animateur2.pdf
Ndlr : - que de souvenirs... - Un oubli peut-être, l'importance de l'avènement de l'internet rendant possible l'approche holomidale. - Un point clé : documenter, partager en ligne de manière didactique, animer ... - un constat, apparition du mot collaboratif non commenté, pas signifiant ? ACT
nous annonçons ici la fermeture progressive, sur plusieurs années, de certains services de « Dégooglisons Internet ». Nous voulons le faire en bonne intelligence, afin de concentrer nos énergies vers plus de décentralisation et d’efficacité pour les actrices et les acteurs de la contribution.
Cet article est long. Notre réflexion, complexe, ne peut pas se réduire à un tweet. Nous vous recommandons de lire cet article dans son intégralité
Ndlr : voir aussi le commentaire de jlp à https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?IXcLjQ
organisation et les activités de la Fondation "Health On the Net" (HON - La Santé sur Internet) - siège est à Genève en Suisse ... Etablie en 1996, HON est mondialement reconnue comme un leader de bases de données d'informations médicales sur le Web
...
Parmi les services de HON, les outils de recherches dans les domaines médicaux et biomédicaux sont mondialement utilisés, dont MedHunt, ainsi que la Charte de la Fondation Health On the Net, un code de déontologie pour responsables de site médicaux destiné à l'amélioration de la pertinence de l'information médicale sur le Web.
...
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"Si tu ne sais pas, demande ; et si tu sais partage"
Partez à la rencontre des militants du logiciel libre avec le documentaire INTERNET OU LA RÉVOLUTION DU PARTAGE, diffusé sur Arte mardi 7 mai, et disponible en replay jusqu'au 5 juin.
INTERNET OU LA RÉVOLUTION DU PARTAGE – 55’
Un film de Philippe Borrel, écrit par Philippe Borrel, Annabelle Jarry et Marion Chataing
Produit par Tancrede Ramonet et Jeremy Zelnik
Une coproduction Temps noir / ARTE France
Avec le soutien de la Procirep Angoa et du CNC
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amael@pe.ertu.be
il y a 1 jour
Est-ce que vous publierez ici le documentaire complet quand il ne sera plus disponible sur ARTE ?
56 min
Si le numérique fait de chaque citoyen un client captif, certains défendent le logiciel libre comme éthique philosophique. État des lieux de la liberté informatique aux quatre coins du monde.
Depuis la généralisation d’Internet dans tous les domaines de la société, la problématique des logiciels propriétaires, opposés aux logiciels libres, est devenue cruciale, quoiqu’encore ignorée par la grande majorité des utilisateurs. Par définition, le logiciel libre peut être exploité, amélioré et distribué par tous. Or, la plupart des logiciels auxquels nous recourons quotidiennement sont dit "propriétaires" : leur code source appartient à de grandes entreprises, qui en tirent des bénéfices conséquents. Les résistants de l’open source y voient ainsi un enjeu philosophique autant qu'un choix de société : les nouvelles technologies devraient être contrôlées par leurs utilisateurs, plutôt que de limiter leur liberté à leur trouver des alternatives.
Solutions concrètes
En adoptant un point de vue résolument optimiste, Internet ou la révolution du partage montre comment le logiciel libre peut apporter des solutions concrètes dans une multitude de domaines : l’accès aux soins, l’agriculture, la diffusion de la connaissance ou une meilleure répartition de la richesse créée. Un éclairage fascinant sur la bataille que se livrent, aux quatre coins du monde, les multinationales, défenseurs d'un système capitaliste, et les partisans de l’open source, qui militent pour la société du partage.
Réalisation : Philippe Borrel
Pays : France
Année : 2017
Transcription :
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...
26:12 David Bollier, activiste du mouvement des Communs
David Boller
le capitalisme, la silicon valley, les grandes firmes, sont en train d'essayer de monétiser la richesse commune que génère internet. Des choses comme les données personnelles, ou encore les logiciels libres ou sources ouvertes, la technologie est le moyen préféré du capitalisme pour s'approprier la richesse commune. L'un des outils préférés du capitalisme, c'est la notion de propriété intellectuelle qu'il a inventé. C'est-à-dire la tentative de garder le monopole des gènes, des semences, de la créativité, de l'information, des données. Donc il y la cette volonté de s'emparer de tout cela. Pour le privatiser, se l'accaparer, grace au concept de propriété intellectuelle.
...
Description
Jean-Francois Noubel:
"We name holomidal collective intelligence the new form of collective intelligence that emerges thanks to the Internet. Local and global, decentralized and distributed, agile, polymorphic, based on leadership, individuation, open source, integral wealth and mutualist economy, this young form of collective intelligence still lives through its infancy phase. However we can already see its huge impact on humanity where more and more people in civil society self-organize in order to address societal issues that pyramidal collective intelligence cannot address and even provokes.
Socialware and communityware serve as the keystone on which collectives can rely on, in order to self-organize and scale up, locally and remotely.
Holomidal collective intelligence will soon build advanced forms of Holopticism and augmented holopticism." (http://cir.institute/holomidal-collective-intelligence/)
Category: Intelligence
This page was last modified on 25 May 2015, at 09:36.
This page has been accessed 912 times.Économie
Hervé Nathan
Directeur adjoint de la rédaction
Le conseil des ministres des Finances de la zone euro a encore une fois échoué à adopter une imposition sur le chiffre d'affaires des géants du numériques. L'impotence européenne représente à la fois un déni de démocratie, une ineptie économique et une soumission aux Etats-Unis.
On serait dans un film comique, on crierait « caramba, encore raté ! », en lisant le résultat pitoyable du dernier conseil des ministres des Finances européens. Non seulement le projet de budget de la zone euro n’est qu’une sorte de zombie, non seulement la protection des dépôts bancaires des citoyens a été remis à plus tard, mais la taxe Gafa, même réduite à sa plus simple expression, à savoir l’imposition des seuls revenus de la publicité sur Internet, a été repoussée à cause de l’opposition de quatre pays membres de l’Union européenne, l’Irlande, la Suède, la Finlande et Danemark. Même si une autre version sera peut-être examinée en mars 2019, un triple suicide se profile pour l’Union européenne.
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A Bruxelles, Berlin douche les ambitions européennes de Macron
Un suicide démocratique. Dans tous les pays, les opinions publiques sont scandalisées par la capacité qu’ont les géants du numériques, Google, Amazon, Facebook et Apple, à échapper à l’impôt, alors qu’ils tirent des bénéfices considérables des marchés européens sur lesquels ils sont en position dominante. Bafouer ainsi les sentiments des citoyens en s’abritant derrière la règle de l’unanimité en matière fiscale, c’est ouvrir en grand l’espace électoral aux partis anti-européens, dont certains sont aussi des partis autoritaires.
Un suicide économique. En sortant du conseil, le ministre français Bruno Le Maire a affirmé que faute d’un accord en mars, la France instituerait une taxe « Gafa » sur son territoire. Bel effet de manche, même si on attendra de voir le texte… Mais surtout, la prolifération de taxes nationales, si justifiées soient-elles par la soif de justice des citoyens, aura pour effet de fractionner le marché européen, alors que c’est la profondeur du marché des données, le pétrole de l’économie numérique, qui permettrait à des firmes européennes de croître suffisamment pour prétendre contester les monopoles que se sont constitués les Gafa, tous américains. Coincées dans leurs frontières, n'ayant pas accès à une masse suffisante de clients/fournisseurs, les start-up seront condamnées à demeurer indéfiniment des naines, et aucun Google européen ne risque de prendre son envol.
Un suicide de souveraineté. Un des moteurs de cette histoire est tout simplement la trouille. Trouille des Irlandais de ne plus être le « meilleur ami de Google », qui doit 10 milliards d’euros aux contribuables du pays, trouille des Allemands que Donald Trump, qui analyse l’imposition des Gafa comme un acte anti-américain, ne se venge en élevant les droits de douane sur les berlines Mercedes, BMW et Porsche, exportées outre-Atlantique… En laissant la trouille les guider, les gouvernements des pays membres (la Commission pour cette fois, n’est pas à mettre dans le même sac) font mieux que d’intégrer d’éventuelles sanctions américaines, ils les précèdent, entraînant l’UE dans la voie de la soumission à un pouvoir américain qui n’a même pas besoin de faire usage de la force. Qui a dit que l’Europe devait être démocratique, protectrice, souveraine ?
Lire aussi
Comment l'Europe s'apprête à noyer la taxe sur les transactions financières
Clés : Union européenne Internet
Nous n’aurons jamais vu un règlement européen être accepté aussi rapidement par les gouvernements européens (en moins de 3 mois !), et ce malgré les inquiétudes exprimées par divers États1. Macron les a manifestement convaincu que, les élections européennes approchant, ils pourraient maintenir leur pouvoir en agitant l’inaltérable prétexte terroriste. En résulte une censure et une surveillance généralisée de l’Internet.
...
Ce premier vote de mercredi sera l’occasion pour chaque député européen de révéler sa position face au projet totalitaire d’Emmanuel Macron, et ils devront en rendre compte alors que s’amorce la campagne électorale pour les élections européennes de 2019.
ndlr :
- les gouvernement européens ont remis les clés de la sécurité en ligne aux gafam : scandale d'état ? privatisation de la sécurité ? soumission aux gafam ? => dénoncer ACT
Titre : Culture numérique - introduction - 1ère partie - (CN18-19)
Intervenant : Hervé Le Crosnier
Lieu : Centre d'Enseignement Multimédia Universitaire (C.E.M.U.) - Université de Caen Normandie
Date : septembre 2018
Durée : 59 min
Visionner la vidéo https://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/01a_culture_numerique_introduction_1ere_partie_cn18_19.45195
Diaporama support de la présentation, pages 1 à 31 https://streaming-canal-u.fmsh.fr/vod/media/canalu/documents/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u_universit/01a.culture.numerique.introduction.1.re.partie.cn18.19._45195/cnum_1_introduction_hn_2018.pdf
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Hervé Le Crosnier lors de Brest en biens communs le 7 octobre 2011. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license
NB : transcription réalisée par nos soins.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.
Mots-clefs
Institutions Éducation Vie privée - données personnelles Droit d'auteur Internet Vidéo Conférence
Extraits :
...
J’ai eu la chance de plonger dans le bain de l’Internet il y a 25 ans — ça fait un bail — et très vite j’ai commencé aussi à émettre des critiques, à dire : attendez, là il y a des choses bien et puis il y a des choses qui sont quand même dangereuses pour la construction de la société. Et en fait, avec le recul, je me rends compte, et ce n’est pas pour rien que j’ai mis ici le dessin du yin et du yang avec une interpénétration de ces deux forces contraires, je pense que ce côté d’utopie et ce côté de dystopie sont présents en permanence dès qu’on parle du numérique. Donc je vais essayer aujourd’hui à la fois de montrer, de faire une critique – parce que je pense que si on ne fait pas une critique d’un domaine qu’on aime ça ne sert à rien de l’aimer –, donc il faut faire une critique et en même temps essayer de soulever la continuation, la continuité des forces positives qui ont pu exister au développement, à la création de l’Internet dans cette période que l’on peut dire utopique.
ndlr :
/utopie ET dystopie simultanément (spatialement ? temporellement ? logiquement ?) = dualité ? antagonisme ? les deux ? => questionner ACT
Dans un billet de blog publié le 25 novembre dernier, l’association explique les motivations dans ce choix. L’entrisme des GAFAs et le mutisme de l’administration face aux sollicitations de Framasoft sont au cœur de cette décision.
La charge du billet est musclée, c’est le moins que l’on puisse dire. Dénonçant la démagogie d’un ministère qui se voulait « technologiquement neutre » et rappelant que tout choix technologique est en soi une forme d’aliénation, le billet charge la ministre de l’Éducation Nationale. En clair, si ce n’est par incompétence, c’est une « stratégie réfléchie et partisane » qui est à l’œuvre au sein de l’Éducation Nationale.
Microsoft au cœur de la discorde
...
En clair, l’association est lasse devant un temps et une énergie déployée en pure perte.
Les choix de Framasoft
Dénonçant aussi la réunionite à l’œuvre, Framasoft préfère revenir vers les acteurs. L’association a, depuis ses toutes premières actions, privilégié les partenariats avec des structures solidaires et relevant de l’éducation populaire et c’est vers ces derniers qu’elle compte bien prolonger son action.
Dans ce secteur aussi, il y a fort à faire : Framasoft dénonce ici aussi l’entrisme des GAFA et le « libre washing » dont fait l’objet l’ESS. L’association prend en exemple la SocialGoodWeek, avec pour partenaires MS et Facebook, ou ADB Solidatech qui équipe des milliers d’ordinateurs pour associations avec des produits MS à prix cassés.
Dégooglisons Internet !
Degooglisons Internet est le nom du projet porté par Framasoft visant à déconcentrer les services disponibles sur internet en mettant en valeur des solutions libres dans lesquels il n’est pas fait commerce des données privées de l’utilisateur. La liste des services est impressionnante et donne espoir sur l’indépendance que nous pouvons conserver dans nos usages numériques quotidiens.
l'instance peertube d'Aquilenet permet à l'association et à ses membres de partager des vidéos sans passer par YouTube ; et quels contenus : Pierre Carles, Usul, Bernard Friot, Le Goat Gang, PGP.
Elle est installée sur un serveur tout neuf avec de l'espace disque en quantité.
Source mel
"
Sujet : [membres-FFDN] [nouvelles #4] Aquilenet
Date : Tue, 25 Sep 2018 23:23:42 +0200
De : K...@aquilenet.fr>
Pour : membres@lists.ffdn.org
"
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« Mieux vaut un conflit maitrisé qu’une crise sans fin »...
Découvrez dès à présent le groupe Médiation-NET qui propose la méthode C2M pour accompagner les entreprises et organisations à gérer leurs conflits !
Catégorie
People et blogs
ndlr :
sur "gérer les conflits" :
le mot "gérer" vient du jargon de la production, du Taylorisme, du productivisme => creuser ce mot ACT
En tout cas, ce n'est pas une préoccupation du médiateur quand il est en phase d'accompagnement de parties prenantes à un conflit... Cela peut avoir du sens pour "gérer son activité de médiateur" en ce qu'il a à rendre des comptes sur son activité économique, mais cela ne s'applique pas à un conflit dans une médiation.
Alors que dire d'un conflit en médiation ? Que peut faire d'autre un médiateur que d'ACCUEILLIR un conflit ? C'est-à-dire aider les parties prenantes à :
- en prendre conscience si tel n'était pas le cas,
- les accompagner dans le cheminement à l'intérieur du conflit en veillant à ce que les parties prenantes aient bien conscience de ses tenants et aboutissants, etc.
- qu'elles aient un désir sincère et avéré de chercher à écouter le point de vue de l'autre et à s'assurer qu'il comprend le sien. Etc.
Mais "gérer" renvoie soit à de la "calinothérapie" (vouloir à tout prix supprimer un conflit, donc forme de violence "douce", et éteignoir de vie détruisant la puissance créative des personnes, annihilant leur énergie, donc manière contre-productive de fonctionner dans une organisation), soit à de la régulation, c'est-à-dire veiller à ce que l'expression du conflit ne dépasse pas certaines limites caractérisées par des formes de violence ou autres. Réguler, c'est avoir le pouvoir. Ce n'est pas le cas du médiateur dont la richesse tient dans sa capacité à rester un tiers impartial, dans l'empathie avec l'ensemble des parties prenantes, etc.
De même, le mot "maîtriser" renvoie à "maître", c'est-à-dire au pouvoir... bis repetita !
Et face à des adultes, l'attitude ne peut être la même que face à des enfants. En d'autres termes, un médiateur n'est pas un professeur. Cf https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?PLJWQg
Source :
http://www.mediation-net.com/actualites/articles/454
Durée :
47 minutes
La science-fiction, c’est “la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie”. Voilà ce qu’en disait l’incontournable Isaac Asimov, un peu le Larousse du genre.
Dans quelle mesure la science-fiction est-elle encore de la fiction aujourd'hui ? © Getty / Coneyl Jay
C’est une définition précise, concise, et même assez terre-à-terre. Pourtant, dans l’imaginaire collectif, la SF sonne encore comme un délire de geeks, une galaxie lointaine peuplée de soucoupes volantes et de dialectes bizarroïdes. C’est un à-côté, une périphérie.
Alors que nous dit la science-fiction ? Et où nous emmène-t-elle ? S’agit-il d’un véhicule spatial pour explorer le futur, ou d’une paire de lunettes pour mieux voir, pour mieux percevoir le présent ? Et si c’était en fait un axe central pour comprendre notre environnement ?
À lire
Culture
"Black Mirror" : et si la série disait vrai ?
La SF est un monde, vaste, mais c’est surtout un temps, une modalité de dialogue avec l’époque dans laquelle nous vivons. Celle d’aujourd’hui est marquée par la technologie, son omniprésence et sa rapidité. On vous l’a dit, tout est numérique. Alors que peut la science-fiction, si on vit déjà dans un épisode de Black Mirror ?
Programmation musicale
David Bowie : "Ziggy Stardust" (1972)
Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson : "El niño"
Gorillaz : "Humility"
Les invités
Alain Damasio
Les références
La Zone du Dehors écrit par Alain Damasio (Gallimard)
La Horde du Contrevent écrit par Alain Damasio (Editions La Volte)
L'équipe
Olivier Tesquet Producteur
Clément Nouguier Réalisateur
Dylan Beiner-Molière Attaché de production
Mots-clés :
Culture Internet Société big data numérique intelligence artificielle vie privée données personnelles science-fiction Vie connectée Technologie Sécurité
Transcription À TERMINER :
... moteur de dialogue... sur la ZAD... avec Macron libéralisme sûr de lui et ... techno-critique et technophile ... avoir un objet technol sera un luxe dans 50 ans ... on n'a pas encore trouvé la façon de nous éduquer ... économie de l'attention ... c'est juste une période, panique, angoisse /ia personnalisée /bague permet de discuter avec son lien ... le bonheur est désirable grâce à la sf, dystopie / utopie conflit histoire, niveau de tension et d'intérêt fort. inde ultralibéralisme la céleste, les anarchitectes (ANARCHISTE ARCHITECTE), dans les interstices de la ville
/transhumanisme : on n'a pas été au bout de l'humain ... prophètes sont tout le temps décalés ... société dématérialisée ... pratiques chair à chair ... les gens n'arrivent plus à vivre leur corps ... vivre mille ans ? essayer de le faire déjà tout de suite, d'habiter son propre corps ... une des pires aliénations ? la pire : l'économie de l'attention ... design de la dépendance ...
on oublie que dans un rapport humain en face à face, ya beaucoup plus que ... la voix, la présence, ... 70% de l'échange est non verbal ! ... la société fabrique beaucoup de désespérance ... on n'est pas condamnés à être juste un miroir ...
ndlr : le texte transcrit mériterait une analyse / TdM ACT
avec comme hypothèses : la littérature (la création en général) est-elle un médiateur ? le corps dans son rapport au monde entre soi et les autres, entre le dedans et le dehors de soi, est-il aussi un médiateur ?
=>
creuser ACT
Fonctionnement
Qui dirige le collectif ? Quelle est sa gouvernance ?
La forme et la gouvernance du collectif ne sont pas figées, et même volontairement floues. Comme CHATONS est directement inspiré du mouvement du logiciel libre, il n'est pas très étonnant que certaines caractéristiques soient communes.
D'abord, les grandes lignes du projet ont été définies, de façon un peu autoritaire (mais dans le bon sens du terme, hein ;) ) par l'association Framasoft. Ainsi, il faut voir la mise en place de CHATONS comme la toute première version d'un logiciel libre, son premier commit. En conséquence, c'est bien Framasoft qui oriente, dans un premier temps, le collectif, tout en étant à l'écoute des souhaits des membres. Cela n'est pas sans rappeler l'analogie du dictateur bienveillant ou du chef de projet. Cependant l'association Framasoft n'ayant aucun intérêt, ni financier, ni politique, à gérer les orientations du collectif, il est très vraisemblable que la gouvernance évolue à terme vers une forme différente, que les membres devront définir ensemble.
Comment sont évalués les critères des engagements des CHATONS ?
Nous allons vous faire peur : il n'y a pas de « grand comité de vérification et de conformité » (ou équivalent) ! :-)
Le contrôle se base sur un principe vieux comme le monde : la confiance.
Nous pensons en effet que l'engagement moral à respecter l'ensemble des points de la Charte est un bon point de départ. Le meilleur, même. Peut-être que, plus tard, le collectif évoluera vers d'autres formes de contrôle. Mais pour commencer, un fonctionnement basé sur la confiance :
évite des lourdeurs administratives ;
évite les failles techniques (s'il fallait déléguer un accès "root" aux machines, cela serait une faille de sécurité) ;
n'empêche pas un contrôle par les pairs (un membre du collectif peut interroger un autre membre sur les solutions mises en place) ;
n'empêche pas un retour des bénéficiaires (par exemple en commentaire d'une fiche sur le site chatons.org, pour indiquer un dysfonctionnement).
Par ailleurs, en cas de litige réel et profond, un groupe de médiation n'ayant pas d'interêts direct dans l'affaire pourra intervenir.
le 19 novembre 2017, quelques bénévoles d’Illyse se sont rendus du côté de Vaugneray pour monter un pont radio directionnel.
Il s’agit du deuxième lien radio permanent mis en place par l’association, après celui qui dessert le Laboratoire Ouvert Lyonnais, place Chazette, à Lyon. Rappelons que nous montons également un pont radio temporaire pendant les Journées du Logiciel Libre.
Il aurait été intéressant que la même argumentation retenue concernant les publications par voie de presse de petites annonces immobilières soit soumise et développée devant le Tribunal de Grande Instance de Paris lorqu’il a considéré concernant la présence de publicités en faveur de Heineken que "Internet" ne faisait pas partie des seuls supports autorisés par la Loi .