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Tournée et publiée le 12 octobre 2026. Premier épisode d'une série d'analyses froides de l'actualité économique chaude par le directeur de recherche au CNRS et économiste Gaël Giraud.
Dans cet entretien, il analyse les liens entre dépenses publiques, croissance et dette publique, et les conditions dans lesquelles une politique d’austérité peut augmenter le ratio dette/PIB.
Au programme :
- Distinction entre le montant de la dette publique et le ratio dette/PIB.
- Fonctionnement du refinancement de la dette et rôle des taux d’intérêt.
- Effets d’une baisse des dépenses publiques sur l’activité économique et les recettes fiscales.
- Rôle du multiplicateur budgétaire, illustré par des exemples et un calcul chiffré.
- Analyse de la dépense publique et des prélèvements obligatoires en France.
- Comparaison des expériences de la Grèce, du Danemark et de l’Irlande.
- Risques liés à la hausse des taux, aux CDS et aux anticipations des marchés financiers.
- Rôle potentiel de la Banque centrale européenne.
- Présentation des effets économiques et sociaux de la rigueur selon les simulations de l’intervenant, et des besoins d’investissement liés à la transition écologique.
00:00 Réduire les dépenses publiques réduit-il la dette ?
01:40 Dette et PIB : comprendre le ratio
02:44 Refinancement de la dette et taux d’intérêt
05:23 Les limites du ratio dette/PIB
06:17 Pourquoi réduire les dépenses peut réduire les revenus
10:11 L’exemple de l’agriculteur : dépenses et capital
13:08 Application à l’économie française
14:26 Le multiplicateur budgétaire
15:10 Dette et PIB : un exemple chiffré
17:15 Le seuil critique du multiplicateur
19:19 Quand l’austérité augmente le ratio dette/PIB
20:11 Comment la dépense peut réduire ce ratio
23:11 Que représente le chiffre de 57 % de dépenses publiques ?
25:51 La contribution de la dépense publique
28:28 Prélèvements obligatoires et comparaison européenne
30:29 Inflation, taux de change et hypothèses du modèle
36:29 Les expériences internationales
37:43 Le cas de la Grèce
39:14 Les cas du Danemark et de l’Irlande
42:03 Les différences avec la situation française
43:22 Taux d’intérêt et inquiétudes des marchés
45:46 Le risque d’un effet boule de neige de la dette
50:05 CDS et prime de risque
53:47 Les anticipations autoréalisatrices des marchés
55:21 Le rôle de la BCE
57:38 Marché primaire et marché secondaire
1:15:28 Simulations, effets sociaux et conclusion
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150 commentaires
@PatrickLavialle-z4l il y a 17 heures
Cette approche centrée exclusivement sur les « mécanismes » économiques est intéressante en elle-même, mais n’intègre pas l’environnement global de la France et sa dégradation interne (absence quasi absolue dans les « technologies d’avenir », destruction de son économie par son taux de change, système éducatif et de santé en chute, absence d’autonomie décisionnelle etc.) qui ont des effets économiques significatifs.
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@estebanmichel2138 il y a 22 heures
J'ai deux questions : 1) Comment nos super ploutocrates de presque tous bords n'écoutent pas cela, vu le pédigrée, suis je fondé a être étonné ? 2) Sait on qui fait quoi dans ce "merdier", j'ai la douloureuse impression que personne ne le sait, tout ne serait il pas une histoire de dilution des responsabilités ?
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Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921374
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Emmanuel Florac - il y a environ 2 heures
Dette publique et tentation de la rigueur : analyse au scalpel de l’économiste Gaël Giraud
#économie #politique #dette
Baisser les dépenses de l’État ne réduira pas la dette.
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Tr.: ... la plupart des pays font "rouler" la dette qui n'est jamais remboursée
... flux des taux d'intérêt que nous devons rembourser chaque année / flux des recettes publiques de l'État ... le pic de pétrole non conventionnel sera atteint avant la fin de la décennie selon le consensus des pétroliers ... il faut en moyenne 8 ans à 8,5 ans pour renouveler la dette ... risque d'effet boule de neige avant 8 ans, ce qui rend la situation sérieuse ... actifs dérivés ... contrat d'assurance CDS ... préoccupant car les marchés financiers anticipent la prime de risque, prophétie autoréalisatrice ... état de frémissement inquiétude ... dispositif BCE de protection : le TPI ... rachat de la dette publique sur le marché secondaire ... les banques créent de la monnaie à partir de rien ... ya plus aucun risque de défaut grâce à la BCE ... les banques ne courrent aucun risque ... font des bénéfices colossaux ... la BCE détient 40% de notre dette ... décision discrétionnaire de la BCE ... Négociation politique entre Paris et nos voisins ... surenchère des marchés financiers ... la BCE négocie pour le respect des 4 conditions :
- respecter les règles budgétaires de l'UE
- pas de déséquilibre macro grave
- une dette jugée soutenable
- tenir des engagements européens
a simulé 2 scénarios comparés de "laisser faire" la rigueur effondre le PIB !
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Questions
ton discours va à l'encontre de tout ce qu'on entend ... /déficit public, déficit primaire on est à 3%, on est dans les clous ... n'a aucun fondement scientifique ... on s'est mis un couperet en obligeant à emprunter sur les marchés financier ... pour des raisons purement idéologiques, dynamiques grégaire de mimétisme ! ... déficit public ne baisserait pas ... car le ratio dette sur PIB continue d'augmenter ... et c'est l'indicateur des traideurs ... le chômage explose à 40% en 20240 ! 1 fr sur 4, index de Jini explose, etc
... les robots chinois, les chocs IA, les chocs climatiques ... la population active va baisser donc baisse du PIB .... réchauff de la fr supérieur à la moy ... on va vers une décoissance subie si on ne fait rien ...
Ndlr : il confirme en tous points le programme LAEC. Valoriser ACT
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921507
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gilles geirnaert about an hour ago
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Nicolas Framont
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de la jeunesse populaire, un consensus règne : “la violence ne résout rien”. Manifester oui, mais “pacifiquement” et sans feux de poubelles. Si possible en annonçant son parcours à l’avance. Macron, lui, réclame une mobilisation “dans le calme, dans l’ordre”. Et puis pourquoi ne pas “rétablir le dialogue” au sein des lycées, sur la base d’une grande concertation par exemple ? Parce que ça ne marche pas. Si la “violence”, terme sur lequel il faut revenir tant il est flou et arbitraire, s’impose, c’est parce que la non-violence a toujours été inefficace.
Qu’est-ce que la violence ?
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Demander gentiment n’a jamais fonctionné
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“en démocratie” on peut vouloir brûler des poubelles précisément parce que nous ne sommes pas en démocratie. La démocratie, ce n’est pas l’élection d’un monarque tout puissant tous les cinq ans. C’est le pouvoir du peuple. Or, nous n’avons pas d’autre pouvoir qu’en obtenant un rapport de force avec ceux qui nous oppriment.
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Comment créer un rapport de force
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Seul le nombre nous protège (en partie) de cette répression. Aussi, pour parvenir à mettre en œuvre des blocages à grande échelle, il faut parvenir à convaincre un nombre suffisamment important de gens que le jeu en vaut la chandelle. C’est la chose la plus dure à obtenir : pourquoi sacrifier son temps, son énergie, son argent et son intégrité physique pour rejoindre une lutte ? Parce que l’on sait qu’elle peut fonctionner et rapporter à tout le monde de sérieux gains (pas seulement financier, mais aussi en termes de pouvoir démocratique, de dignité, de conditions de travail etc.). Cela veut dire qu’il ne faut pas multiplier les actions brouillonnes, mais regrouper toutes ses forces en même temps. L’annonce du 17 octobre (trouvez le rendez-vous le plus proche de chez vous sur cette carte interactive) permet ce genre de regroupement de force : quand une date arrive sur toutes les lèvres (mais est-ce déjà le cas ?), on peut espérer que le nombre de gens convaincus que le jeu en vaut la chandelle soit suffisamment élevé pour qu’on aille au-delà de l’action symbolique, que l’économie capitaliste soit sérieusement ébranlée pour plusieurs jours, que le pouvoir ressente, à minima, de la peur.
En finir avec l’impuissance apprise
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Pour en finir avec cette impuissance apprise, il nous faut des victoires. Et pour cela, il faut concentrer son attention sur ce qui crée du rapport de force et arrêter de les disperser dans des actions symboliques, démonstratives, performatives, tout en faisant attention à ce que la répression peut provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens sont convaincus de cela, et depuis quelques années la part de la population en colère essaye de briser les vieilles routines. À voir si, après l’élan radical du mouvement lycéen, le 17 octobre transforme l’essai.
https://frustrationmagazine.fr/pourquoi-la-non-violence
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de ...
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connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921449
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gilles geirnaert about an hour ago
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale
par Mohamed Lamine Kaba
Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer sous l’effet conjugué de son cynisme intérieur et d’une *déroute stratégique historique à l’extérieur
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La grande césure des discours
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Le diptyque du cynisme
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La realpolitik énergétique et le solde des comptes
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De Fukuyama à la réalité des puissances
Quoi qu’il en soit, l’accumulation des tensions internes et des revers extérieurs scelle le crépuscule des illusions technocratiques.
La thèse fukuyamienne de la «fin de l’histoire» et du triomphe inéluctable du modèle libéral cède la place aux réalités de la rivalité des blocs.
Comme l’a si bien analysé Emmanuel Todd, la décomposition interne des modèles d’autorité et l’isolement stratégique révèlent la vulnérabilité d’un système qui a préféré la gestion comptable au dialogue social et au réalisme diplomatique.
Il est désormais évident que les élections ne suffiront plus à contenir la frustration sociale en France. Le macronisme s’effondre par le vide éthique de son dogmatisme. Car, l’isolation sociologique du pouvoir accélère la désintégration de sa base électorale. La chute de Macron ne viendra pas des prétoires, mais de la rue insurgée.
La France doit donc cesser de mutiler sa propre jeunesse.
Mohamed Lamine Kaba
source : New Eastern Outlook
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale - Réseau International
par Mohamed Lamine Kaba. Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer.
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« Aucune violence n’est éducative. Pourtant, aujourd’hui encore, les violences font partie du quotidien de la grande majorité des enfants. »
À l’occasion de la Journée de la non-violence éducative, le 30 avril, Stop VEO, en partenariat avec Mouv’Enfants, la Fondation pour l’Enfance et AVI – Action contre les Violences Infantiles, alertent sur l’ampleur persistante des violences dites « éducatives ordinaires » (VEO).
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Des conséquences bien réelles pour les enfants
Les recherches scientifiques sont aujourd’hui unanimes : les violences « éducatives et ordinaires » ont des effets négatifs sur le développement de l’enfant. Elles peuvent entraîner durablement anxiété, troubles du comportement, difficultés relationnelles et altération de l’estime de soi.
Un cadre légal clair
La loi du 10 juillet 2019 interdit toute forme de violence dans l’éducation. Elle affirme qu’aucune violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ne peut être considérée comme un mode d’éducation. Cette position a été réaffirmée en début d’année par la Cour de cassation, qui confirme qu’il n’existe pas de « droit de correction » des parents sur leurs enfants.
Le droit pénal prévoit d’ailleurs que les violences commises sur un mineur constituent une infraction, avec des peines aggravées lorsque l’auteur est un parent ou une personne ayant autorité sur l’enfant. Cette reconnaissance souligne la gravité particulière de ces actes lorsqu’ils surviennent dans le cadre familial.
Au-delà du cadre national, la France est engagée par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui garantit à chaque enfant le droit d’être protégé contre toute forme de violence, y compris au sein de sa famille (article 19).
Changer de regard, accompagner les parents
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essentiel d’accompagner les parents, sans les stigmatiser, vers des pratiques éducatives respectueuses, fondées sur l’écoute, le cadre et la bienveillance.
L’objectif : permettre à chacun de disposer de repères et d’alternatives concrètes pour éduquer sans violence.
Un enjeu collectif
Mettre fin aux violences éducatives ordinaires est un enjeu de société majeur. Protéger les enfants contre toute forme de violence, c’est investir dans une société plus juste, plus apaisée et plus respectueuse des droits fondamentaux.
Publié le 28 mai 2026
En 2025, la générosité des Français enregistre une augmentation de +3,6% par rapport à 2024. Après trois années de faible progression, voire de stagnation en prenant en compte les contextes de forte inflation, l’année 2025 montre des signes très positifs de la collecte des dons des particuliers. Zoom sur les chiffres clés du Baromètre de la générosité 2025.
Méthodologie et périmètre de l’étude
Réalisé par Novos pour France générosités, le Baromètre de la générosité 2025 analyse la collecte des dons des particuliers de 55 associations et fondations de 2004 à 2025, cumulant plus d’1,2 milliard d’euros de dons en 2025.
Le périmètre de référence de cette étude porte sur l’ensemble des dons des particuliers (hors legs), en excluant les dons exceptionnels supérieurs à 250 k€, ceux des événements exceptionnels comme le Zevent et les dons identifiés sur les appels d’urgences médiatisées
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les perspectives pour 2026 appellent à la prudence
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en période de forte inflation la générosité des Français peut reculer en euros constants, avec une sensibilité légitime de certains donateurs aux chocs de pouvoir d’achat.
La vigilance s’impose pour les prévisions 2026 car l’inflation repart à la hausse avec +2,2 % en avril 2026 (versus avril 2025 source : INSEE), portée en grande partie par l’augmentation des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.
Un deuxième semestre décisif
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Les dons réguliers toujours en progression en 2025
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la conséquence des stratégies de collecte des organisations pour inciter les donateurs a apporté ce type de soutien permettant d’inscrire les programmes d’action dans la durée et d’anticiper les imprévus
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Pour aller plus loin
« La générosité face à l’accélération des transformations digitales » – Colloque 2025 de France générosités.
Accédez à tous les contenus du colloque, notamment :
- Décryptage à partir d’études croisées « Digital et générosité : quelles évolutions ? »
- Débat de professionnels de la collecte sur « Le donateur digital existe-t-il ? »
Poursuite de la baisse des plus petits dons en 2025
... les dons de moins de 150 euros représentent 38,7% de la collecte en 2025, alors qu’ils étaient majoritaires au sein de la collecte il y a dix ans (50,4 % en 2015).
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Connu / TG le 28/05/25 à 10:38
Ndlr : la générosité est toujours à, il y a besoin de plus de justice sociale pour mieux contrer les effets de l'inflation sur le pouvoir d'achat des plus modestes... Valoriser ACT
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Albert Jacquard 1994 Noms de dieux
Émission complète: • Albert Jacquard dans l'émission "Noms de d...
https://www.youtube.com/watch?v=u7gY8LkTSqw
Tr:.
Demain dépend de nous. Nous le savons, nous n'avons pas le droit de laisser tomber. Il nous faut faire un projet pour demain. ... pas prévoir, mais faire en fait, le prophète ... faites attention, si vous continuez, ça va mal tourner. On a besoin de plusieurs prophètes qui nous disent ça. on est en train de courir le plus vite possible dans la pire des directions, la compétition, la destruction des uns par les autres. C'est une folie totale.
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le moteur de notre société occidentale, la compétition, passer devant l'autre. Alors que pour devenir moi, j'ai besoin du regard de l'autre. J'ai besoin de tisser des liens avec lui. Dès que je suis en compétition avec lui, je ne tisse plus de liens. Et par conséquent, je suis en train de me suicider. C'est ça qu'on devrait nous dire. Toute compétition est un suicide.
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pas de Polytechnicien et je n'y perdrais pas grand chose ... 1500 candidats, 300 places ... être meilleur ... consacrer toute son intelligence à étudier des choses qui ne vous intéressent pas mais qui sont au programme ... c'est faire acte de soumission ... faire preuve de conformisme ... Le système ne fait que sélectionner les plus conformes. Hors on entre dans un monde qui va se renouveler et plus on est conformiste plus on est dangereux. Ceux qui ne sont pas capables d'imagination. NON, ce qu'il y a de meilleur en AJ c'est quelque chose de bon. Ça m'est venu des regards que j'ai acceptés, pas des compétitions que j'aurais gagné.
On est en train de se fourvoyer complètement. Je voyais ça quand j'étais prof en 1ère année de médecine. J'avais devant moi 400 élèves et on savait qu'il n'y en aurait que 120 qui passeraient en 2ème année. C'était la lutte à couteaux tirés. Ils se donnaient des faux renseignements. C'était abominable. On était en train d'en faire des tueurs. Préparer ainsi de futurs médecins, ya quelque chose de pourri là dedans.
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Il nous faut extirper la notion de compétition de notre société. Et la pire de tout, c'est à l'école ... phrase de Bachelar "mettre la société au service de l'école et pas l'école au service de la société qui organise la compétition. Tu vas te construire grâce aux autres.
Connu / https://bsky.app/profile/neoresistant.bsky.social/post/3mk7t6pqjik2s
Actu réseau par daviddenis|Publié 13 octobre 2025
le 4 octobre, 53 personnes de 13 structures se sont réunies au moulin de l’Abbaye pour le séminaire départemental annuel :
Prise de conscience politique : Autour des outils de Sébastien Hovart, les administreurs·trices de la fédération. Après avoir défini les grandes idéologies politique pour avoir un prisme d’analyse en commun, nous avons tenté de classer par grands courants les mouvements politiques, les syndicats pour définir leurs visions du monde . L’après midi, après avoir réaffirmé notre projet politique , nous avons tenté de construire un positionnement commun pour faire face et défendre nos valeurs .
Le pouvoir aux jeunes : Rêves et colères ! Durant 3 heures les 11 jeunes leaders de la fédération ont posé leurs envies de travail collectif et lancé la préparation d’un premier réseau de jeune .
La suite bientôt dans notre réseau !
[Show as slideshow]
Note de lecture de l’ouvrage d’Hugo Touzet, « Produire l’opinion. Une enquête sur le travail des sondeurs », Éditions EHESS, 2025.
par l'Institut La Boétie
Hugo Touzet est sociologue. Il a soutenu en 2021 à Sorbonne Université une thèse intitulée Le travail de l’opinion publique. Sociologie des professionnel·les du sondage d’opinion. Il est co-auteur de Sociologie de l’opinion publique (PUF, 2020) et de Votes populaires ! Les bases sociales de la polarisation électorale en 2017 (Éditions du Croquant, 2022)
...
Elabe, Harris Interactive, Ifop, Cluster 17, Ipsos, Opinion Way, etc
...
analyse rigoureuse des conditions concrètes d’élaboration des études d’opinion
...
remonter la chaîne de production des chiffres pour comprendre par qui et comment ils sont constitués. L’auteur montre notamment que les praticien·nes du sondage sont soumis·es à des injonctions contradictoires. D’un côté, les impératifs marchands propres au monde de l’entreprise (rentabilité, flexibilité, satisfaction des attentes des client·es, etc.). De l’autre, les exigences de scientificité portées par la profession elle-même (représentativité des échantillons, limitation des biais, etc.). Il s’intéresse ainsi spécifiquement à la manière dont les sondeur·ses tentent d’aménager la tension entre respect des standards de la bonne enquête et impératifs commerciaux et la façon dont cette tension dégrade la qualité et la rigueur des sondages publiés..
...
À l’heure où le couple média/sondage exerce une pression extrême sur la vie démocratique du pays, contribuant à transformer en profondeur la manière de faire de la politique, le livre de Hugo Touzet fournit des clés de compréhension essentielles pour analyser les sondages d’opinion avec un regard critique.
I/ Qui sont les sondeurs ?
...
II/ La marchandisation contre la science
...
III/ La mesure de l’opinion en question
« L’opinion publique n’existe pas »
...
Les sondages apparaissent ainsi moins comme un instrument de mesure que comme un dispositif de production artificielle de l’opinion
...
Le redressement politique constitue enfin l’étape la plus critiquée et la plus opaque de la production des sondages ... à la différence des autres opérations de traitement des données, largement standardisées, il ne repose sur aucun modèle formalisé ... pratique demeure largement opaque, y compris au sein des instituts, notamment car elle repose uniquement sur un savoir-faire fondé sur l’expérience d’un individu et non sur des critères de scientificité clairement établis.
...
part d’arbitrage interprétatif inhérente à la technique du redressement politique, et ses conséquences sur le débat public.
Conclusion
...
nécessité d’une lecture vigilante de ces sondages, au regard des tensions croissantes qui traversent leur processus d’élaboration, entre exigences de scientificité, impératifs de rentabilité économique et instrumentalisations politiques des résultats. L’enjeu consiste alors à réformer structurellement le secteur des sondages pour ne plus laisser les logiques marchandes détériorer le métier de sondeur et la qualité des études.
« Au regard de la place occupée par les sondages dans notre système politique, il est crucial de renoncer à cette course à la baisse des coûts et d’inventer collectivement un système qui permette aux journalistes et aux sondeur·ses de jouer pleinement le rôle qu’ils et elles entendent défendre dans le fonctionnement des démocraties : la production de données rigoureuses, au service de la formation de citoyen·nes éclairé·es. »
La vague ©Getty
Vivre enfin ! Avec François Jullien
Vendredi 9 janvier 2026
heure_Philo
Être en vie ne garantit pas que l'on sache vivre. Avec "Vivre enfin, édité chez Plon François Jullien ne nous propose pas des recettes pour « profiter de la vie », mais nous invite à apprendre, et surtout à décider de vivre, un choix à l’origine de tout commencement.
Avec François Jullien, philosophe, helléniste et sinologue, professeur à l'université Paris-Diderot et titulaire de la Chaire sur l’altérité au Collège d’Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme
... La vie nous est donnée, mais le vivre, lui, n’est jamais acquis. Est-ce que vivre s'apprend ? Comment penser ce rapport à ce que nous sommes le plus originairement : des vivants ? Qui ne s’est jamais réveillé un matin en se demandant : est-ce que je vis vraiment ? Suis-je passé à côté ? Qu’attends-je pour vivre enfin ? À la manière de Montaigne, François Jullien nous invite à nous arrêter, parfois même au cœur de la nuit, pour éprouver ce que vivre signifie.
Plutôt que d’élaborer une théorie abstraite sur la vie, le philosophe s'intéresse au verbe "vivre", qui implique davantage le mouvement. Pour cela, il part de nos existences ordinaires afin d’ouvrir de nouveaux possibles sur notre manière d’exister, ici et maintenant. La question n’est donc pas "Qu’est-ce que vivre ?" mais "Comment vivre ?" Le vivre ne se donne pas comme une expérience que l’on pourrait observer de l’extérieur ; on y est jeté comme dans des vagues. Comment, dès lors, s’arrêter un instant au cœur du mouvement pour saisir ce qui se vit ? Peut-on être sans cesse emporté par la vie ou faut-il, à un moment faire un pas de côté ? Il s’agit de ce "saut risqué" dans l’abstrait que François Jullien nous invite à tenter.
Cet essai édité chez Plon, vise à "repossibiliser" la vie, à lui redonner de l’espace. Il se lit comme un manifeste où l’aspiration à vivre est un défi sans cesse relancé. Ces questionnements sont au cœur de l’œuvre de François Jullien depuis plus de dix ouvrages. François Julien est aussi l'auteur de "La transparence du matin "édité aux Editions de l'Observatoire, "Puissance du pensif ou Comment pense la littérature" chez Actes Sud, "Revoir. Aux Amis des musées" et "Dénouer. Petite philosophie pratique de la médiation" chez Rue de l'Echiquier.
Programmation : David Bowie : "Life on Mars" et Gaetan Roussel : "Ta part"
À écouter
Vivre et mourir avec André Comte-Sponville et Francis Wolff
L'Heure philo
49 min
Clés : Sciences et Savoirs Arts et Divertissement Philosophie Livres Essais – Livres d'art Idées François Jullien
L'équipe
- Patricia Martin Journaliste, critique littéraire et productrice chez France Inter
Lilian Alleaume Réalisation
Chantal Le Montagner Chargé(e) de programme
Ethel Alzial Attaché(e) de production
Tr.: ... nous écarte du marché du bonheur ... la vraie vie ... le contraire de la mort, être en vie. Et il y a le vivant avec son contraire, la non-vie ... illusion qu'on vit, mais enlisé ... l'important n'est pas de vivre, mais de bien vivre ... La vie est un indifférent ... réthorique, dialectique ... je m'écarte de "la vie bonne" ... on s'écarte du bonheur, du bien vivre ... autre exigence de vraiment vivre ... pas simplement moral ... répondre à cette exigence du vivre en nous ... le vital est le fait d'être en vie ... le vivant est la capacité de faire émerger la vie qui est en nous ... exigence d'être dans cette capacité de vivre, ne pas être dans une pseudo vie ... entre pensée chinoise et européenne ... helléniste et sinologue ... mettre en vis-à-vis ces pensées pour y réfléchir l'une par l'autre ... ouvrir l'horizon de pensée ... s'est déporté sur vivre / la pensée de l'être ... en Chine, il n'y a pas d’anthologie ... le verbe être ne se dit pas en chinois, c'est radical ... a pensé le vivre, tournant dans ma réflexion ... vivre est peut-être ce qu'on peut le moins saisir par des concepts, outil même de la philosophie ... comment essayer de penser vivre ... distinction du vital et du vivant ... la pensée de l'inoui, de l'intime, de l'incommensurable ... la transparence du matin ... saisir ce qui résiste le plus aux concepts ... une abstraction qui ne nous détache pas de l'existance, qui soit une sorte de condensateur de l'expérience. Le concept passe par une abstraction, on décolle mais il faut réatterrir un peu plus loin ! Et penser le concept comme un intensificateur d'expérience qui puisse changer la vie, ambition de la philosophie. ... le bonheur renvoie à l'idée de satisfaction. On sait bien qu'il n'y en a pas ... c'est superficiel, image de contentement qui n'est pas vraiment sérieuse, non seulement parce que ce qui nous promet en l'homme c'est qu'on ne satisfait pas de la satisfaction ! ... penser la vraie vie par distinction avec cette image du bonheur à laquelle on est accolé, je ne sais pas pourquoi. ... l'usage de la vie, qu'est-ce que j'en fais ? Question essentielle, radicale. ... vivre vraiment ou se contenter d'une pseudo vie ... on est dans une tension entre une vie dans laquelle on est et une vie à laquelle on n'accède pas. À la fois condition de toutes les conditions et aspiration de toutes les aspirations. C'est ça qui met en tension de vivre.Et vivre, c'est être dans cette tension. J'essaie de faire sur un plan conceptuel, c'est de penser des concepts qui soient des intensificateurs d'expérience. Ce qui menace la vie, c'est le rabattement dans la non vie, la pseudo vie ... la vie dépouille la vie ... la vie ne vit pas. C'est donc la non-vie qui est notre pb. Cela dégage de ces banalités sur le bonheur ... ça ne porte pas effectivement à vivre. ... le vital et le vivant ... au moment de la pandémie COVID, on a rabattu sur le vital pour rester en vie ... les grecs ont fait le travail ... il y a 3 mots : bios, c'est la vie morale et politique, celle dont parle Platon etc ... psychée, c'est le souffle vital qui sort de nous quand on meurt. Et Zoé, la vie vivante d'Aristote déjà la vie de Dieu et dans l'évangile de Jean "qui est attaché à sa vie la perd". En grec il y a 2 mots : il faudrait une note de bas de page pour dire que ce n'est pas le vie qui est en question. Ya d'une part le vital qui est d'être en vie et la source intarissable de vie, le vivant.Et l'épisode de la Samaritaine, c'est justement de passer du vital de l'eau qu'il faut boire pour ne pas mourir, à cette eau qui ne cesse de jaillir. Et qui est cette eau, non pas symbolique, ... mais qui est cette eau intarissable de capacité à effectivement vivre. Inépuisable ... Donc au fond, ça change les choses de sortir du contexte bonheur/malheur ... l'être en vie et le VRAIMENT vivre ... c'était au début un rabattement nécessaire de s'occuper du vital de la vie. Mals elle ne s'y limite pas. Il y a à penser qu'est-ce que c'est que d'être effectivement en vie, nettement vivant. Et je crois que c'est notre occupation la plus légitime, la plus nécessaire. Et qu'elle nous débarrasse des thématiques trop faciles du bonheur, de la satisfaction ... la littérature, la peinture, la poésie, l'art en général. Pour Gilles Deleuze, c'est une forme de résistance ... il n'y a pas d'art qui soit une libération d'une puissance de vie ... l'art consiste à libérer la vie que l'homme a emprisonné ... l'artiste est celui qui libère une vie. Oui on essaye de rabattre la vie. ... émonder un arbre pour lui donner de la puissance ... Vivre, c'est résister à cela. ... La vie ne cesse de se résigner. Se dérésigner, c'est faire apparaître le vivant de la vie. Une ne cesse de s'enliser. Se désenliser, c'est ça faire émerger le vivant de la vie. ... le portable ... désaliéner sa vie ... résister à ce qui m'empêche de vivre. Se désenliser, se dérésigner, se désaliéner, porte sa capacité de vivre ... L'art a vocation à défaire ce rabattement qui ne cesse de peser sur la vie. ... Vivre, c'est s'opposer à tout ce qui vient rabattre la vie. ... résistance, révolte ... se méfie de ces affects. Se désenliser est une opération à sens contraire de ce à quoi on est soumis ou condamné ... résignation. Donc c'est pour éviter une image plate de la vie ... dire non à tout ce qui vient recouvrir ma vie. C'est l'opération même de la philosophie. ... L'amour ... Aragon ... la possibilité ou non du couple ... passer par l'autre pour trouver quelque chose ... ni l'étouffer, ni s'étouffer soi-même ... nous détacher de ces lieux-communs ... entre l'amour don de soi et l'amour possession de l'autre - l'eros - quoi de commun ? ... résister à l'enferment dans des mots ... donc faire un écart ... l'atavisme de Nietzsche ... se décaler, s'écarter ... 2 concepts : l'intime et l'extime ... le plus profond du profond de moi ... une présence de l'autre partagée ... c'est pas l'intimité ni l'intimisme. L'intimité est déjà un état. Lever la frontière avec l'autre ... abstraire l'autre des rapports de forces qui font le monde ... être en l'autre, c'est l'intime ... Au plus profond de moi, je peux être en même temps en toi ... IL Y A DE LA CONSCIENCE PARTAGÉE ... Penser aussi que l'amour peut être un enfermement, donc l'extime ! Remettre un écart entre l'autre et soi pour l'autre ne soit pas assimilé par soi, approprié par soi, mais on retrouve un dehors qui fasse qu'on le rencontre encore. ... À la fois arriver à ce partage des consciences et en même temps ne pas rabattre l'autre par une sorte d'appropriation où l'émergence de l'autre disparaît. D'où dé??? coupler les deux, l'intime et l'extime. À la fois ... secouer de temps en temps ... l'autre retrouve une distance qui fait qu'il peut à nouveau être rencontré. Le drame de l'amour fait qu'on passe de la rencontre à la relation. ... amour fusionnel ... il faut qu'il reste l'autre sinon comment le désirer ? il faut un écart ... la ruse de la vie, c'est à la fois de pouvoir ouvrir un dedans partagé entre l'autre et soi, et en même temps réintroduire un écart qui fasse que l'autre existe comme autre et qu'on puisse à nouveau le rencontrer. Une rencontre continue ... si on ne dit pas couple, on dit compagnon, sinon, c'est acquis, une sorte de rangement de la vie. Et ça c'est mortel. ... Nicolas Bouvier ... le voyage, une façon de vivre plus intense et plus lyrique ... un catalyseur ... on devient plus vulnérable, plus mobile, on est obligé de s'engager chaque jour. On est beaucoup plus réceptif et on est mieux à même de faire le point aussi. C'est-à-dire d'éprouver les choses par rapport à soi et non pas par rapport au milieu qui vous abrite et au cadre qui vous détermine.
... voyager, c'est introduire de l'écart dans sa vie. Un écart de conduite, de langage, négativement. ... découvre d'autres possibles. ... de façon à se déporter de soi ... pour remettre en tension. Ouvrir une distance mais qui maintient en regard. Et donc, quand on voyage, on s'écarte sans oublier ce dont on s'est écarté. C'est cette tension qui fait vivre. Voyager fait décohencider. ... faire réémerger cette exigence qu'on réapparaît. Les vacances, c'est pas ne rien faire. Ça remet en tension sa vie. ... être dans l'entre-deux, dans la tension de cet écart. ...
sous-titre "petite flèche". /médiation ça devient peu important??? aujourd'hui dans la société. ... de terrain, qui aille sur le terrain des autres ... être utile conceptuellement pour éclairer ces expériences ... j'ai mis la médiation en rapport avec certains concepts de mon travail, par exemple celui de potentiel de situation, au fond, non pas projeter un plan mais voir quel est le potentiel de la situation dans laquelle on est. Le médiateur, c'est ce qu'il fait. Il ne commence pas par faire le plan de la médiation qu'il va essayer de faire avancer mais qu'est-ce qui peut être porteur dans la situation pour m'aider à opérer cette médiation ?
De même, ce qui me paraît important c'est de distinguer la figure du médiateur de celle du juge qui est la grande figure que l'on a pensé dans la civilisation européenne. Avec la vérité, le juste milieu, tout cela qui fait l'impartialité. Il me semble que le médiateur doit être détaché de cette figure là parce qu'il pense non pas que son enjeu n'est pas vraiment la vérité mais la viabilité. Et rendre viable ... Là je me reporte à la notion chinoise de voie comme étant la voie non pas qui conduit vers quelque part, mais plus viable, par où ça passe. Si c'est vivable. Tao ... Et puis penser ce qui revient tout le temps en France - le compromis - comme étant l'ultime figure de la politique. Comme si c'était ce qu'on devait vraiment promouvoir en France... Le compromis, c'est FAIBLE. C'est couper la poire en deux, mettre de l'eau dans son vin, cette sorte de "chacun s'arrête à mi-distance". Mais ça reste des rapports de force. Et finalement, est-ce que c'est une politique, le compromis ? Un peu de ceci, un peu de cela... Il faut penser quelque chose de beaucoup plus exigeant, le concept n'est pas de moi : c'est le COMPOSSIBLE. Passer du compromis au compossible. ... Le compromis reste dans les rapports de force. On le voit bien aujourd'hui à l'international. Que ce soit entre Israël et Gaza. On est arrivé à un compromis comme si c'était résolu. Non car les rapports de forces changent et le compromis va sauter. Remis en question voire oublié. Donc penser la compossibilité. C'est la véritable exigence du médiateur. Ça devrait être aussi celle de la France d'aujourd'hui puisqu'il n'y a pas de majorité pour gouverner.
Qui est donc de faire en sorte qu'une véritable possibilité s'ouvre ET pour l'un ET pour l'autre. Donc qu'on s'extraie du rapport de forces immédiat pour retrouver une logique de possibilité partagée.
Pour moi, l'ÉDIT DE NANTES, ça a été ça... L'europe de la seconde guerre mondiale. Ça a été ouvrir du compossible. On a vu à quel point les nationalismes s'entre-tuaient. Donc s'écarter de ce qui a précédé pour RE POSSIBILISER l'histoire. À partir de ce que j'ai appelé "potentiel de situation". ...
Donc il faut là aussi être vigilant. On est trop dans des mots maintenant qui sont des mots qui semblent indispensables à la pensée - ou plutôt qui ne pensent plus - résilience, compromis, enfin tous ces mots qui au fond nous enferment dans une sorte de faux débat. On dit on débat. Mais en fait on ne débat pas. On débat à l'intérieur de ces mots là. Il me semble que la philosophie doit avoir cette exigence justement de se demander "qu'est-ce qu'on pense avec ces mots ?" Et si on ne pense pas avec eux, d'en changer. Et d'essayer ce que j'ai essayé de faire en passant de compromis à compossible. C'est de passer d'un mot qui ne signifie plus rien - au mieux, un peu de bonne intention. Mais qui rate l'essentiel qui est la tâche d'un homme politique: trouver par où l'histoire peut passer... Donc il y a cette logique qu'il faut retrouver qui est celle sans doute d'être rabattue pour REPOSSIBILISER notre vie. Et repossibiliser la politique. C'est ça qui me paraît essentiel. C'est pas les rêves et la réalité ... c'est s'écarter de ce qui s'enlise, se perd dans notre vie comme dans la vie politique pour relancer ce que j'ai appelé décohencider pour repossibiliser la pensée et la société.
...
Difficile d'être philosophe ? Ça l'est de plus en plus ... mais de plus en plus nécessaire pour la société parce qu'on est dans un régime d'opinion. Et philosopher, les grecs l'ont dit - c'est le grand thème de Platon - c'est s'écarter de l'opinion. Non pas l'oublier ou l'effacer mais ouvrir un écart par rapport à l'opinion en décohencidant de façon à ne pas être enlisé dans l'opinion. Et donc de faire travailler la pensée.
Aujourd'hui, le rythme de l'opinion est de plus en plus consistant - les médias y contribuent aussi - et donc de faire sujet une interrogation qui se déphase de tout ce qu'a ... ce par quoi l'opinion nous enferme. Est de plus en plus difficile à secouer ... Tous les termes sont des mots cohencidants qui sont résilience, tous ces mots là, font que on ne débat que dans le débattable. Et en fait, qu'est-ce qui reste non débattu dans nos débats ? Et je crois que c'est le rôle de la philosophie de faire émerger ce qu'on ne pense pas ... Ce qu'on ne pense pas à penser. C'est ça qui est l'enjeu. ... difficile car le rythme de l'opinion est dominant, le marché est dominant. Les livres sont de plus en plus des produits de marché y compris ceux de philo ... On en demande de la vente immédiate. C'est pas de la réflexion, ni de la pensée. ... La situation est critique et il est de plus en plus difficile de philosopher et donc il est de plus en plus nécessaire de le faire.
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mots-clés Anthropocène Classe politique Ecologie Politique Michel Magny
«L’Anthropocène», publié par Michel Magny dans la collection «Que sais-je ?», éclaire le chaos climatique en cours, et pointe l’ordre social et productif qui en est la cause. Ce qui est accablant, plus que le constat, est l’illusion propagée par l’écrasante majorité de la classe politique, selon laquelle un simple aménagement de cet ordre suffira.
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livre publié au mois de janvier par le paléo-climatologue Michel Magny : L’Anthropocène. Elle résonne aussi tristement avec le contexte de cet été, éclairé par ce nouveau titre de la collection « Que sais-je ? », à savoir un enchaînement d’événements météorologiques extrêmes, d’alertes scientifiques anxieuses quant à la déstabilisation des courants océaniques de l’Atlantique, et pour finir la publication du premier volet du rapport du Giec (lire l’analyse de Mickaël Correia dans Mediapart https://www.mediapart.fr/journal/international/090821/rapport-du-giec-le-changement-climatique-s-aggrave, ou d’Audrey Garric dans Le Monde https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/09/la-crise-climatique-s-aggrave-partout-a-des-niveaux-sans-precedent-alerte-le-giec_6090961_3244.html ).
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réussit le tour de force pédagogique d’exposer, en 120 petites pages, les enjeux et les controverses de cette notion, laquelle désigne une époque où l’humanité a acquis le statut de force géologique, au point de bouleverser l’écosystème terrestre dans sa globalité. Surtout, l’auteur insiste sur le fait que l’Anthropocène invite à articuler ensemble les résultats des sciences naturalistes et sciences sociales. Ce faisant, il en explore la dimension intrinsèquement politique : « derrière l’universel indifférencié que mettent en avant les termes d’humanité, d’homme(s) ou d’anthropique, se dissimulent des conflits et des dominations qui non seulement affectent la nature, mais travaillent également les sociétés, aujourd’hui comme dans la longue durée ».
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S’agissant des gaz à effet de serre, Michel Magny remarque que « la géographie des émissions se calque largement sur les structures de l’économie-monde héritée du capitalisme colonial ; de ce point de vue, l’Anthropocène est bien un Occidentalocène, ou encore un Capitalocène ». Quant à l’érosion de la biodiversité, son taux « se révèle davantage corrélé avec le PIB par habitant et l’indice d’inégalité sociale qu’avec la densité démographique ». Le rôle des multinationales, et les asymétries de puissance dont elles jouissent dans leur production de substances chimiques, sont également pointées au titre des atteintes à notre environnement et à nos organismes eux-mêmes. Enfin, dans un passage sur les conséquences de l’appropriation des écosystèmes terrestres par l’homme, l’auteur note que « l’essor du capitalisme, qui s’engage à partir des XIVe-XVe siècles hors des frontières européennes et des antiques espaces méditerranéens, conduit, à l’échelle globale, à une forte homogénéisation biologique que les continents de la planète n’avaient plus connue depuis la dislocation de la Pangée il y a près de 200 millions d’années ».
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« Ce qui est à l’œuvre sous l’influence de l’homme dès la fin du Pléistocène [c’est-à-dire l’époque géologique entre 2,58 millions d'années et 11 700 ans avant aujourd’hui] c’est une véritable homogénisation [et réduction de la masse moyenne] des faunes continentales qui n’a pas de précédent en 65 millions d’années », note l’auteur. Le passage à l’agriculture et à l’élevage a ensuite perturbé nombre d’écosystèmes, et « bouscul[é] la distribution des espèces végétales et animales »
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Si les concentrations industrielles ont favorisé sa constitution, le mouvement ouvrier n’en a pas moins émergé grâce à un travail de dépassement des multiples divisions entre travailleurs subordonnés.
Or, c’est à quelque chose de cet ordre que les militants de la question écologique doivent œuvrer : forger une « communauté de destin », dans l’adversité et dans un temps très court pour éviter des dépassements de seuils fatidiques pour l’habitabilité de notre niche écologique. En se répartissant les terrains et les axes de luttes, comme y appelait Erik Olin Wright https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/161220/eroder-le-capitalisme-la-strategie-posthume-d-erik-olin-wright?onglet=full dans une stratégie d’érosion du capitalisme, mais en ayant conscience des moments de rupture et de violence que des victoires significatives entraîneront. Il n’y aura pas d’épiphanie collective de l’humanité, telle que dessinée par le mièvre et inoffensif appel lancé par Nicolas Hulot en mai 2020. Mais des conflits âpres, nécessitant stratégie et organisation.
... la plupart d’entre nous ignorent à quoi servent nos régions. Pourtant, elles ont en charge des sujets fondamentaux dans nos quotidiens, comme les transports ou l’éducation, et sont surtout un échelon pertinent pour créer des politiques climatiques ambitieuses et concrètes. En vue de cette période d’élection, nous vous proposons de faire un tour d’horizon de ce que plusieurs d’entre elles ont mis en place pour la démocratie, la biodiversité, l’alimentation,...
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Ne nous reposons pas sur nos lauriers !
Si ces processus démocratiques sont innovants et prometteurs, ils comportent quand même des limites ... :
- Le nombre : la participation citoyenne reste très faible ...
- Le genre : cette minorité est souvent homogène sociologiquement. Beaucoup de diplômés, de cadres, de personnes issues des mêmes milieux sociaux. Là encore, difficile d’y voir l’expression citoyenne d’un territoire dans son ensemble.
- L’accessibilité : les débats publics, les consultations, les votes…, ceux-ci se passent beaucoup en ligne. Malgré certains événements fédérateurs, l’expression en ligne ne permet pas à certaines personnes d’interagir. Le fameux gap numérique constitue, en particulier, un biais de communication qui parle aux personnes très connectées.
- La confiance est encore à prouver ... une forme de democracy whashing.
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En 2015, nos régions sont passées de 22 à 13 ... la loi NOTRe a renforcé leurs compétences sur l’économie, l’aménagement du territoire et la mobilité interurbaine. Aujourd’hui, les régions sont des échelles fondamentales pour l’action. Autonomes sur leurs nouvelles compétences, elles peuvent devenir un contre-pouvoir à une politique nationale qui n’en fait pas assez pour le bien-être de ses habitants et de leur environnement. ... coconstruction de politiques locales ... nous pouvons ensemble décider comment nous souhaitons nous déplacer, manger, faire de l’agriculture, éduquer nos jeunes, développer nos petits commerces… Une bonne politique régionale peut avoir des effets bénéfiques
...
Nous allons pouvoir voter cette année pour un nouveau conseil régional, dont le mandat est de six ans. Les 20 et 27 juin, choisissons les projets qui nous ressemblent. Mobilisons-nous pour faire de nos régions des bastions solides pour créer un monde plus sobre et plus heureux. (Inscription sur les listes électorales jusqu’au 7 mai)
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju/?XcxsVQ
Ndlr :
- Le bilan des processus participatifs semble honnête. Sa conclusion souligne de graves lacunes en terme de MÉDIATION. À valoriser.
- Régions mises en évidence sur la carte - 6 régions phares (sur 13, ça n'est même pas la moitié qui est valorisée :-( :
. Aquitaine (Nouvelle) : cap vers la transition écologique
. Bretagne : 6000 bretons engagés pour le climat
. Bourgogne(France-Comté : la transition entre Potes
. Centre : la démocratie partout et tout le temps
. Occitanie : région citoyenne - Sur "régions contre-pouvoirs potentiels", le moins que l'on puisse dire est que cela n'a pas vraiment commencé... Trop angélique sur ce point ? ACT
Si elles sont aujourd’hui accusées de dérives, ou de trahir leur raison d’être, les coopératives agricoles n’ont en réalité pas cessé de s’adapter et de se renouveler au gré des politiques agricoles et des changements socio-économiques. Au regard des enjeux actuels, cette évolution de longue haleine semble, par ailleurs, loin d’être terminée. Bertrand Valiorgue, Émilie Bourlier Bargues et Xavier Hollandts en décryptent les mécanismes dans un article paru très récemment dans la Revue internationale de l’économie sociale (Recma).
...
Aujourd’hui : se renouveler à nouveau face aux attentes sociétales
Si elles ne sont pas nouvelles, les tensions sur la raison d’être des coopératives agricoles sont surtout ravivées par le contexte socio-économique et climatique et l’importance accordée à l’agriculture et à l’alimentation dans les enjeux politiques, environnementaux et climatiques. Répondre davantage aux attentes des agriculteurs ne pourra se faire que dans le cadre d'une réponse globale aux attentes sociétales très fortes sur ces questions. « Dans ce contexte marqué par la nécessité de régénérer le progrès social, environnemental et agronomique, les coopératives agricoles vont sans doute devoir enclencher un nouvel effort de définition de leur raison d’être, afin de reconsidérer leurs services et missions de base pour le bénéfice de leurs adhérents et de la société dans son ensemble », et se réinventer une nouvelle fois en tenant compte des attentes des consommateurs et des citoyens, concluent Bertrand Valiorgue, Émilie Bourlier Bargues et Xavier Hollandts.
Lire également >> Congrès de Coop de France : les coopératives en quête d'un nouveau souffle https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-cooperatives-en-quete-d-un-nouveau-souffle-202-165142.html
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?jt2ekA
Présentation
Labo de l'école Urbaine @École urbaine de Lyon
Conférence
Afin de donner une vision d’ensemble de l’Anthropocène, François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, chercheur à l'Université de Liège, enseignant à Sciences Po et à l’Université libre de Bruxelles et membre du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), présentera l’Atlas de l’anthropocène (Presses de Sciences Po, 2019). Cet ouvrage, réalisé avec Aleksandar Rankovic et l’Atelier de cartographie de Sciences Po, multiplie les points de vue et mobilise tant les sciences sociales et que les sciences expérimentales pour montrer le caractère systémique des problèmes environnementaux qui surgissent de manière éparse. Il connecte les questions de réchauffement climatique, de chute de la biodiversité ou encore de pollution avec leurs conséquences sociales et politiques.
Intervenants François Gemenne, politiste, chercheur dans un département de géographie
En coopération avec The Shift Project
Transcription : ... holocène ... l'homme est devenu la principale force de transformation de la planète. Anthropocène, concept politique ... cission des sciences naturelles d'un côté et des sciences humaines et sociales, de l'autre. Nous en payons un peu les pots cassés. ... On se trouve face à un pb dont on doit faire notre nostra coulpa. La terre et le monde ne sont pas deux entités séparées. Ces transformations sont en réalité provoquées par un petit groupe, essentiellement d'hommes. Capitalocène, oligoanthropocène. Sens par rapport à la perspective de sortie. Avant tout terriens et terriennes. /asile, immigration et a : interrogation la plus brutale faite à la manière de notre identité collective. savoir si nous allons considérer celui qui est au-delà de nos frontières comme un étranger ou une partie de nous-mêmes. Notre responsabilité. On fait tous partie du même TOUT, du même groupe social, d'une même humanité. Déterminer comment les accueillir : les repousser ou les accueillir comme partie de nous-mêmes. Q centrale de la nouvelle encyclique du pape. Nos frères, nos semblables ou des étrangers ? Kent /concept d'hospitalité universelle à partir du constat que la terre est sphérique. Impossible d'établir un droit de propriété car nous sommes réduits à cette sphère.
/relations internationales
signaux passé au rouge. Conscience plus grande dans l'opinion grâce aux marches et grèves des jeunes. /publicité de life en 1962 par entreprise pétrolière faire fondre des glaciers, publicité holocénique. N'imaginait pas notre impact sur la terre. L'impossible de l'époque s'est réalisé. État d'esprit où nous séparions la terre et le monde. Depuis, records de températures battus tous les ans depuis 2014, Tendance de long terme. >1990 que des hausses de temp ! ~50 ans >sec guerre mondiale consommation repartie à la hausse, baby boom, golden sixties, très forte croissance des émissions de gaz à effet de serre. Peu connu : 2 générations entre émissions et impacts (nos actions et les conséquences).Ça va aller de mal en pis pendant les 50 prochaines années. En démocratie, temps du mandat court, résultats à long terme pas vendeur. Grave difficulté que nous sous-estimons. Prisonniers de ces contraintes de court terme. Obj avec des termes qui dépassent ceux qui s'y engagent. ex en 2015 accords de Paris. Horizon lointain, mais rien sur le chemin à parcourir et baliser. ex perdre 100 g/mois ou 3 g/j pour 10kg en 2050. Nous laissons filer les concentrations de GES dans l'atmosphère. fixe sous l'holocène. 337 ppm né now 416 ppm. 450 limite des 2°C. 2-3 ppm/an. La crise covid-19 nous place sur la bonne trajectoire (7-8%/an de baisse). Aveu d'impuissance. Permet d'avoir conscience de l'effort.
...
La fonte de la glace antartique provoque une hausse du niveau des mers de 60m et pourrait intervenir dans 150 à 200 ans. Cela génère un défi pour les États dont les limites actuelles sont tout sauf inéluctables. ... Qui est responsable ? Les États, les gens, les entreprises ? Qu'est-ce qu'on considère comme équitable ? Les engagements de l'accord de Paris est notoirement insuffisant et ne sont même pas respectés. Ce qui m'inquiète le plus c'est de ne voir l'action que dans le cadre des frontières nationales. Sur une terre sphérique, ça ne suffira pas. La lutte contre le changement climatique : la France doit faire bien plus que sa part, ensemble et avec les autres. Prisonniers de 3 pb fondamentaux : - pas de liens entre les ém de GES et les impacts subis par ce pays. Aucun pays n'a intérêt à agir. Donc agir pour tous et non pas pour soi. - Décalage entre les ém de GES produits par une génération et les impacts subis par cette génération. Agir pour des gens pas encore nés. - Énormément de gens souhaitent encore le statu quo ! Donc la notion de transition est obsolète. Nous gardons des instruments qui datent de l'holocène. Défi collectif de la vision du monde dans lequel nous souhaitons vivre. Agir au-delà de nos frontières, en TERRIENS, les 9 limites planétaires définies sous la houlette de rochtrom?? se définir en tant qu'HUMANITÉ.
1:27 : questions
/incendies en Californie impact mais on ne peut pas relier pour mécanisme de compensation.
/littoral : repli stratégique du conservatoire du littoral, volonté de le faire partager. L'amée Fr aussi à 50/60 ans. Enjeu sur l'adaptation des sonars sous-marins. Vision de long terme. Mais globalement, le politique dans posture réactive plutôt que proactive. ex. asile/migrations. >>enjeu /démocratie Chambre du long terme à la place du sénat, droit de vote pondéré selon l'age de l'électeur.
/rendre ces ressources plus disponibles : sont dans le domaine public coûte 25 € transformer une partie en matériaux pédagogiques à disposition des enseignants
et /participation de groupes comme convention /démocratie il n'y a pas de majorité démocratique aujourd'hui ex inde, usa, brésil, australie, élus sur anti-climat/anti-biodiversité. Comment la construire ? /alphabétisation écologique de la population dont pers âgées par des conv citoyennes ressorties comme 150 greta thunberg ; l'étendre aux mairies comme processus délibératif. Gens aliénés /choix collectifs qu'ils peuvent faire. Résoudre la crise de la démocratie représentative IMPÉRATIF.
/angoisse : lignes de lumière ? Le confinement a été une catastrophe. Ce n'est pas une crise car pas éphémère. Pas de retour à la normale ! C'est ce que nous dit l'anthropocène, transformation durable. Réapprendre à vivre pour tenir dans le long terme. ARRÊTER DE PARLER DE CRISE
Comment on fait ?
- Faire son deuil du monde d'avant. Conditions de vie vont changer, renoncer à colonisation généralisée, rendre à l'état sauvage. Zones habitables ou non, objectivations ?
- Ne pas se voiler la face.
- Se ré-approprier les choix collectifs
- Construire un projet politique
Arrêter de percevoir ça comme des contraintes temporaires à échapper. En faire un VRAI projet POLITIQUE ENTHOUSIASTE ex. construction européenne, s'en inspirer. Déléguer à des entités supra-nationales.
revue gratuite anthropocène 2050 ++
/the conversation /pierre charbonnier /mobilisation du gouv chinois /annonce à la tribune de l'ag de l'onu de relever obj de lutte contre chgt, neutralité carbone en 2060, obj ambitieux, renonce à l'idée de croissance infinie IMPORTANT : voie de passage possible bien que non démocratique : tragique car dictature alors que nos démocraties n'y sont pas arrivées à avoir le même niveau d'ambitions. La chine a des pressions intérieures sociales et position unique d'être coupable et victime. Peut donc prévoir à long terme.
Connu / https://twitter.com/RaphieJarrige/status/1313511088525377537
"
Raphaëlle @RaphieJarrige Niveau 1 :
En place pour la conférence sur l'atlas de l'anthropocene avec @Gemenne
organisée par les collègues de @CSTI_UJM
@Univ_St_Etienne
dans le cadre de #FDS2020. Salle comble limitée par la jauge réduite, bravo pour la mobilisation !
6:07 PM · 6 oct. 2020·- 1 Retweet 1 Tweet cité 5 J'aime
Raphaëlle @RaphieJarrige · 6 oct. Niveau 2 :
Un évènement qui marque la rentrée de l'anthropocene de l' @EcoleUrbaine. Une question qui dynamise complètement leurs recherches: comment penser la ville et l'urbanisation dans cette aire de l'anthropocene. Une mission qu'ils s'imposent: être acteur du debat
"
Ndlr : le contacter à l'Université de Liège en tant que chercheur ? ACT
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Transcription : professeure de philosophie à l'université de Bordeaux
Max Wang, comme de nombreux employés de Facebook, s'est opposé frontalement à la direction du réseau social. Dans une vidéo, il explique les raisons de son départ - le réseau social en prend pour son grade.
...
Après l'avoir d'abord diffusée en interne le 1er juillet, l'ingénieur a décidé de la poster sur YouTube, à la manière d'un lanceur d'alerte.
Pendant dix-neuf minutes, l'ex-ingénieur logiciel étale les conflits en interne qui se sont intensifiés depuis le meurtre de George Floyd et les vagues de protestations comme de départs qui ont suivi le Tweet de Donald Trump appelant à des représailles contre les manifestants à Minneapolis. Le 1er juin, de nombreux employés s'étaient virtuellement mis en grève. Un mois plus tard, Max Wang démissionnait.
« Nous avons inscrit cet échec dans nos politiques »
... fustigeant l'attitude des dirigeants de Facebook courbant l'échine devant le pouvoir (le président des États-Unis) sans se préoccuper du monde réel (les manifestants et leurs revendications).
...
Il n'est pas le premier à alerter sur la crise de confiance que traverse l'entreprise. Le 26 juin, un autre ingénieur de Facebook, Dan Abramov, postait en interne :
« Je ne peux pas m’empêcher de penser que les dirigeants de l’entreprise ont trahi la confiance que mes collègues et moi-même leur avons accordée. »
... longue enquête, Buzzfeed News ... le réseau social a tardé à supprimer des publicités composées de contenu nationaliste blanc et nazi - alimentant la polémique à l'origine du boycott de grandes marques derrière le #StopHateForProfit contre Facebook. https://www.01net.com/actualites/stophateforprofit-le-boycott-s-intensifie-la-colere-gronde-contre-facebook-1944803.html
...
Yaël Eisenstat, l’ancienne responsable de l’intégrité des publicités électorales du réseau social, a confirmé que les préoccupations des employés reflétaient son expérience au sein de l’entreprise, qui, selon elle, est sur une voie dangereuse à l’approche des élections.
« Toutes ces mesures mènent à une situation où, en novembre, une partie des utilisateurs de Facebook ne feront pas confiance au résultat des élections parce qu’ils ont été bombardés de messages sur Facebook les préparant à ne pas lui faire confiance », a-t-elle déclaré.
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La possibilité de faire de la publicité politique sur le réseau social est un sujet épineux pour Facebook - aux antipodes de la position de Twitter.
« Facebook n’est pas neutre »
Selon les employés, tout cela est permis par la sacro-sainte liberté d'expression défendue, bec et ongles, par Facebook. Mark Zuckerberg défend le statu-quo et la non-intervention dans le filtrage des contenus, assurant que cela permet une plus grande liberté. Or, les employés en colère démontent ce discours de façade.
« En tant qu’employés, nous ne pouvons pas nous permettre cette illusion », résume l'ingénieur Dan Abramov. « Facebook n’est pas neutre. Il n’y a rien de neutre à rapprocher les gens. C’est littéralement le contraire du statu-quo. »
Source : Buzzfeed News et The Verge
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Chronique
Si notre chroniqueuse se réjouit de la victoire des écologistes aux municipales, elle considère qu’on ne peut pas parler de « vague verte », notamment du fait de l’abstention record. La bataille culturelle est loin d’être acquise.
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cela ne dit rien de définitif sur une victoire de l’écologie dans l’opinion. Il suffit de regarder les chiffres de l’abstention pour écarter l’idée de massification. Soit le sentiment d’urgence écologique et sociale ne se répand pas si largement — ce qui reste édifiant au regard des enjeux —, soit la désaffection pour les politiques se répand plus rapidement. Au croisement des deux, il y a la mobilisation d’un électorat restreint qui fait gagner des projets nouveaux. Cela ne veut pas dire qu’il y a une demande majoritaire d’écologie radicale, ni que les habitant-es et les acteurs économiques vont accepter demain sans broncher de municipaliser l’eau, d’accueillir dignement les migrants, de réduire la place de la voiture en ville, de renoncer aux grands stades ou aux partenariats publics-privés, de baisser significativement la consommation de ressources et la matière produite, de développer la sobriété dans tous ses aspects ni qu’on échappera à des phénomènes de gentrification.
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L’écologie est de plus en plus attendue, non à droite sur son réalisme économique, mais à gauche, sur son anticapitalisme et sa radicalité. Elle est devenue clivante. Partout, que cela ait été impulsé ou non par les listes concernées, on a assisté à des levées de boucliers d’intérêts économiques et particuliers, à Toulouse ou Lyon comme sur certains plateaux télé. Ça avait commencé avec Greta Thunberg, ça se poursuit avec certaines propositions de la Convention citoyenne pour le climat : la violence des attaques oblige chacun à se positionner et révèle des projets politiques opposés, qui touchent de plus en plus aux grands projets d’infrastructure et à l’économie, bien au-delà de la vision consensuelle d’une écologie bio–vélo. On rentre dans le dur.
L’accélération et la dégradation brutale de la précarité, du climat, des pollutions et de la biodiversité
Cette bataille culturelle, nous en avons été les artisans par la réflexion intellectuelle qui s’est ouverte sur le lien indissociable entre justice sociale et urgence écologique, sur l’Anthropocène et notre rapport aux écosystèmes, par sa traduction politique, qu’elle soit institutionnelle ou en marge du système, dans des éléments de programme sur la fiscalité ou les traités de libre-échange, dans des manières différentes d’être terrestres, de vivre et d’habiter un lieu, par des actions de terrain, de l’entraide et de la désobéissance, par des opérations coups de poing destinées à ouvrir notre fenêtre d’Overton [1]. En bref, de manière générale par le trépied de la transformation sociale : un réseau de résistances, la construction d’alternatives et de l’éducation populaire.
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Au-delà des analyses électorales et sociologiques, c’est probablement l’élément nouveau le plus décisif car c’est celui qui affecte nos vies et notre avenir bien plus sûrement que tous les scrutins passés et à venir.
Pour ces nouvelles équipes municipales, c’est maintenant que les difficultés commencent
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considérer le réel avec lucidité et vertébration politique certes, mais sans fausse polémique ... parce qu’il y a — au mieux — urgence, je crois qu’on ne peut pas faire la fine bouche sur tout ce qui peut permettre de préserver ne serait-ce que quelques grammes de vivant et de justice sociale ... Il est très dur de gérer une ville de manière réellement écolo et sociale, même avec les meilleures volontés, quand on est englué dans un système capitaliste et productiviste. Les mairies ne sont pas des baguettes magiques et ne disposent pas de tous les leviers, en particulier fiscaux ou législatifs. Il ne faut pas donc y placer trop d’espoirs qui seraient fatalement déçus ... le Capitalocène ou la résilience ... débitumisation
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que ce soit des élu-e-s citoyennes, Europe Écologie Les Verts, France insoumise ou je ne sais quoi, rien ne se passera de significatif sans mobilisation et réflexion du dehors, c’est-à-dire de nous. Une pression à la fois radicale car dégagée des tensions du pouvoir représentatif et amène, car l’objectif n’est pas d’affaiblir ni de braquer mais bien de pousser de potentiels alliés. Tout l’enjeu, selon moi, est désormais là. Et nous ne renoncerons à rien.
[1] Cette notion théorise un espace fluctuant, sous la forme d’une fenêtre dans laquelle se situe ce qui est politiquement acceptable par le public. Cela peut prendre la forme de ballons d’essai volontairement provocateurs pour voir comment l’opinion réagit ou de légitimisation de formes d’actions considérées comme violentes ou encore de rendre des choses jusqu’ici tacitement admises inacceptables.
[2] L’irénisme est l’attitude qui consiste à minimiser les désaccords et conflits pour parvenir à la concorde à tout prix.
Ndlr :
- espace d'Overton ~acceptabilité sociale ? ACT
- irénisme : acheter la "paix sociale" ? ACT
Que pouvait-on savoir et prévoir de l’actuelle pandémie et de son arrivée sur le territoire français ? Premiers éléments de réponse à partir d’un corpus bien défini : le très réputé magazine « Science », et les déclarations de l’OMS depuis fin décembre 2019.
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Conclusion
Cette brève esquisse permet de décrire quatre moments dans l’appréhension de l’épidémie du coronavirus Covid-19 pour qui lit Science. Début janvier 2020, on apprend l’existence de cette nouvelle maladie dont les caractéristiques sont inconnues. Début février, on doit se rendre à l’évidence : les spécialistes ne peuvent exclure le scénario de la pandémie, voire semblent penser que ce scénario est le plus probable des deux (l’autre étant la réussite du containment). Le 25 février, il est désormais établi que la pandémie l’a emporté. Le 2 mars, l’analyse du rapport de la visite de l’OMS montre deux choses : il est possible d’arrêter la course folle du virus ; la manière de le faire est de procéder à des dépistages massifs et ultra-rapides, avec traçage et isolement immédiat des contacts des personnes positives.
Soulignons au passage que dès le 11 février, les lecteurs de Science sont alertés sur la possible pénurie de tests biologiques de dépistage. Le rapport de l’OMS du 28 février confirme qu’il existe d’autres techniques, à allier ou à substituer aux tests biologiques de dépistage en fonction des circonstances : la prise régulière des températures, l’examen des poumons par scanner.
D’autres travaux permettront aussi, je l’espère, de mettre en regard cette esquisse de chronologie avec ce qu’a fait et ce que n’a pas fait le gouvernement français. Je me permettrai une seule remarque sur ce point.
Le 28 février est publié le rapport crucial de l’OMS sur ce qui a été fait en Chine. Il montre que seule une mobilisation de « tout le gouvernement » (all-of-government) et « toute la société » (all-of-society) permet de vaincre l’épidémie. On se souviendra sans doute longtemps du fait que le lendemain, le samedi 29 février d’une année bissextile, le premier ministre Édouard Philippe a décidé de détourner un conseil des ministres « exceptionnel dédié au Covid-19 » pour annoncer l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution afin d’adopter sans vote la réforme des retraites. Alors que l’OMS démontrait l’urgence de l’action collective et solidaire face à une pandémie bientôt incontrôlable, le gouvernement s’est dit que le plus urgent était de profiter de la dernière fenêtre de tir pour faire passer son projet de loi tant décrié.
Lorsque le temps de la justice et des comptes sera venu, il nous faudra comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle : une pénurie absolue de masques, ne permettant pas de protéger convenablement les soignant.es qui sont au front – qui sont infecté.es, et infectent à leur tour –, bien trop peu de tests de dépistage (ce qui semble avoir été une décision assumée, y compris aux temps où l’épidémie était encore balbutiante en France, et n’est pas une fatalité en Europe, comme le montre l’exemple de l’Allemagne), et finalement la décision de dernier ressort de confiner toute la population pour une période indéterminée, une arme non discriminante qui est terriblement coûteuse en termes humains, sanitaires (santé mentale) et économiques.
Ndlr : il est ici démontré de manière factuelle et prouvée à quel point le gouvernement a failli et aura de très nombreux morts sur la conscience. => Le faire savoir ACT
Seuil de moins de 1 000 habitants ou plus