Publié le 9 janvier 2026
Jeudi 23 avril et vendredi 24 avril 2026
Le souhait de favoriser l’autonomie des personnes, le souci d’impartialité, ou la préférence pour des relations horizontales et coopératives sont autant de raison d’adopter une posture la moins directive possible. Cependant, la pression des objectifs à atteindre, les contraintes temporelles, les habitudes de fonctionnement installées depuis longtemps, ou encore l’accumulation du stress peuvent nous conduire à des comportements plus ou moins directifs. Trouver le dosage de non-directivité adapté à chaque type de situation suppose alors une conscience des enjeux liés à la situation, mais aussi une perception claire de son propre état émotionnel et des valeurs qui nous animent. Le stage proposera d’aider chacun à clarifier et enrichir sa posture professionnelle, afin de pouvoir mettre en œuvre de manière constructive une approche intégrant directivité et non-directivité dans un dosage choisi et adapté au contexte et aux objectifs visés.
Intervenant : Guillaume TIXIER est formateur en compétences relationnelles et coordinateur pédagogique à l’IFMAN-Méditerranée, Institut de Recherche et de Formation du Mouvement pour une Alternative Non violente, depuis 2001. Il est aussi médiateur et animateur de dispositifs participatifs (dialogue territorial). Il est l’auteur des ouvrages :
- Le théâtre-forum : Apprendre à réguler les conflits, Chronique Sociale, Lyon, 2010
- Doser la directivité : Pour une pratique nuancée des approches non-directives, Chronique Sociale, Lyon, janvier 2026
Public : Professionnels en contact avec le public, notamment formateurs médiateurs, avocats, travailleurs sociaux, psychologues, et/ou animant des formations en compétences relationnelles ou des groupes de parole.
Lieu : Puyricard, Pays d’Aix-en-Provence.
Dates : Deux journées : le jeudi 23 avril 2026 de 9h30 à 17h30 et le vendredi 24 avril 2026de 9h à 17h, soit 14 heures.
Objectifs:
- Comprendre les enjeux et limites des postures directives et non-directives,
- Utiliser des outils peu directifs et développer une posture la moins directive possible
- Apprendre à intégrer de manière constructive une part de directivité en médiation et dans sa démarche d’accompagnement, en évitant les dérives « autoritaires »
- Adapter le dosage de directivité en fonction des situations
Pré-requis : Aucun prérequis n’est nécessaire pour participer à cette formation.
Contenu :
- clarification du principe de non-directivité : ressorts communs de la non-directivité dans des contextes professionnels différents (médiation, accompagnement, coordination d’équipe,…)
- Avantages, inconvénients et limites de la directivité et de la non-directivité
- Directivité/non-directivité, prise de recul et régulation émotionnelle : stratégies pour anticiper et adapter sa posture
- Repères à prendre en compte pour choisir le dosage directivité/non-directivité
- Méthodes et outils de communication plus ou moins directifs ou non-directifs : écoute empathique, assertivité, régulation du dialogue, supports d’expression,…
- Méthodes et outils organisationnels plus ou moins directifs ou non-directifs : cadrages et recadrages, règles relationnelles, structuration des échanges, conduite de réunion, démarches participatives,…
Modalités pédagogiques :
Le stage associera en alternance :
- partage d’expérience entre les participants
- apports conceptuels et méthodologiques
- jeux de communication et exercices pratiques permettant l’intégration des éléments méthodologiques abordés
- études de cas et mises en situation sous forme de simulation d’entretien ou de réunion, notamment avec la méthode du théâtre-forum
- travail en sous-groupes pour un accompagnement de projets ou la préparation de situations à visée plus ou moins directive
Modalités d’évaluation
A partir de l’ajustement des objectifs avec les participants en début de session, des temps de régulation seront prévus :
- à la fin de chaque mise en situation, pour préciser les compétences et outils mis en œuvre dans celle-ci, et identifier les besoins complémentaires,
- à la fin de la 1ère journée, pour vérifier l’avancée des acquis et adapter éventuellement le programme du lendemain,
- lors du travail sur projet, l’appropriation des éléments abordés permettra d’identifier d’éventuelles insuffisances et la nécessité d’apports complémentaires.
- Le bilan final écrit et oral s’appuiera sur une auto-évaluation des acquis de chacun.
Inscriptions: télécharger ici le bulletin d’inscription ci-joint et le renvoyer à l’adresse indiquée au plus tard un mois avant le début de la session.
NB. Ce stage est organisé en collaboration avec notre partenaire Marianne Souquet, médiatrice et formatrice.
Ndlr : la notion de directivité me renvoie à une notion importante dans la posture du médiateur : la neutralité.
Pour ma part, j'invite le médiateur que je suis ou à l'occasion d'une formation, à maîtriser cette neutralité. Pour faire court : maîtriser le neutre...
Cf. TdM.
1,56 k abonnés - 6+ - 171 vues - 0 commentaire
Date : 14 octobre 2025, 19h-21h
Titre : La théorie de la médiation de Jean Gagnepain et la problématique de la Personne
Orateur : Jean-Claude Quentel, Professeur Émérite Université Rennes 2, Membre associé du Laboratoire L.I.R.I.S. (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches en Innovations Sociétales) E.A. 7481, Psychologue clinicien.
Il s’agira dans cette séance d’introduire au modèle élaboré par J. Gagnepain qu’il a appelé « théorie de la médiation » et qui se veut une « anthropologie clinique ». Cette introduction se contentera de présenter les grands principes épistémologiques du modèle. En un second temps, on choisira de se pencher plus particulièrement, à l’intérieur du modèle, sur le registre dit du « social » qui est celui de la « Personne ».
Personnes mentionnées
1 personne Jean Gagnepain
Tr.: ...
Serge Escot
...
Jean-Claude Quentel
...
dialectique
3 parties
concepts
plans de rationnalité
clinique
3 maîtres : Saussure, Freud, Marx. Gagnepain est linguiste. Ya notions de dialectique absente du structuralisme.
l'implicite, l'inconscient. Processus inconscients ... Ya des proc"ssus en dessous
dialectique généralisée : la nature est la condition d'un dépassement d'elle-même. spécificité de l'homme de dasser la nature pour créer de la culture
Plans de rationalité ou symbolique : déconstruit en 4 registres. La raison humaine ... le langage, le logos. Linguiste, ya pas que ça, ya d'autres registres. /Lacans, acception trop large. Le comme de Lacan : identifie ou analogie, chez Gagnepain. S'appuie sur la clinique.
Analogie permet de penser. Raison humaine éclatée en 4 registres, 1 seul principe de raison, des plans d'égale importance contrairement à Scott :
La clinique orient sur l'un ou l'autre
4 formes :
peut-être yen aura d'autres
1 - le plan de la logique -> aphasie
2 - technique -> atechnique
3 - sociale -> perversions/psychoses
4 - éthique, déf spécifique -> névroses/psychopathies
La clinique :
Gagnepain parti du langage, mais complexe, ya des dimensions, berlingo à 4 faces
processus
le fait de dire, mise en mots, phonèmes ; distinguer de la langue ; tout homme parlant structure son dire ; mise en mots et phonèmes
fondé sur la clinique des aphasiques
clinique neurologique
/épilepsie q d'histoire selon psychique ou psychiatrique
aphasie idem freud, Jacobson ... fonctionnement logique
la glossologie, analyse du dire, aphasie, perte de cette logique, registre de la pensée, de la cognition ... mots qui structurent le monde
SOCIAL
homo politicus, usage du langage, enfant apprend à parler, c'est l'altérité, l'identité, capables de lien social / psychose ex Pierre Kaufmann... maladie de l'altérité a orienté chez Gagnepain la PERSONNES signes (saussurien)
clinique des perversions
ÉTHIQUE
conception précise, registre des pulsions, le quantum d'affect, pulsion naturelle, l'homme cherche la satisfaction, champ de la psychanalyse, un des moteurs de l'humain. Névroses, psychopathies, grâce à Scott ...
Dissociation des psychoses et névroses (comment je fais avec mon désir ?) /Dolto critiquée forclusion/refoulement ... pas les mêmes processus
TECHNIQUE
ya pas de théorie de la technique, moteur de l'humain comme les autres, après avoir travaillé sur les aphasies, avec Olivier Sabouraud, dissociation psychiatrie et neurologie ... des pb techniques étranges, apraxies en neurologie, idéatoires, pas affaire de langage mais des apraxies, lien moyen/fin l'homme le dépasse car capable d'abstraction, de faire sans faire, avec mini de capacités ex lever une voiture avec un engin ... se déplacer sans faire, spécifiquement humaine, des gens devenus atechniques... dame tricote avec des livres ... analyser les gestes. Le langage et ses maux (livre)
...
REGISTRE DE LA PERSONNE
personne ne connait Gagnepain, Marcel Gauchet (1) si. Théorie de l'abstraction logique, conçoit l'objet
introduction de la négativité, ne pas faire, se passer de... absence, refoulement en psychanalyse ex Lacan, case vide
Gagnepain ne dit pas le sujet. Q d'histoire, c'est Lacan qui a introduit le sujet. Parti de la personne, /historicité
/enfant, adolescent, parent a travaillé sur l'enfant
l'ado réalité sociale créée par nos sociétés, l'école obligatoire, 1975, le collège unique, avant que les familles aisées
/sortie de l'enfance émergence de la personne, pb anthropologique
... l'ado émerge de la personne, le principe de la personne, un processus, mourir à l'enfance, naître au social ... titre de mon livre l'ado se vit se transformant, vit étrangéité, distance à soi
ce qui apparaît, division de l'être sans en avoir conscience, prend une distance, division de lui-même
Gagnepain : en décalage avec lui-même
... distance à soi, division à soi ... absence à soi ... devient autre pour lui-même et pour les autres ... Paul Ricœur... Gagnepain pose l'autre dans son altérité et se pose comme autre
Pierre Kaufmann : En chacun de l'autre s'inscrit dans la personne??
...
QUESTIONS
Gagnepain singulier dans le fond et la forme, ya pas de génie
Gauchet / séminaire /Gagnepain, Lacan de province
époque du structuralisme Lacan, Lévy-Strauss, 1968
Marxiste et freudien, grâce à Gagnepain modèle cohérent
...
Antoine, crééer du cohérent, rapport entre plans ex logique et technique, rapport à la norme
complexité d'entrée /clinique
différences utiles, articuler neurologique/psychologique, pas rationalité hors du corps, dialectique nature/culture
a apporté rigueur sans imposer une pensée
un modèle doit donner une liberté, pas comment penser l'ado / ex
Q / pulsion / registre du désir mais pas articulation ??/psychique de Freud
double contradiction /norme désir spécifique de l'homme
négation prise de distance / nature mais n'en reste pas à l'implicite, revient vers une nature transformée, double négation, mouvement à 3 temps, espèce de courbe ... une nature humanisée, mise en ordre autrement
oppose structure et conjoncture
enrichit lecture pulsion de Freud / parcours narratif du carré sémiotique
sensation, perception, conception mais ne reste pas en l'air
Serge Escots :
au-delà de la nature ... écriture détourne le cerveau, transfo /culture ex motricité fine pour savoir écrire ... la culture transforme le corps
Opposition technique/éthique non, social/éthique non plus
les plans interfèrent
selon l'objectif privilégier tel ou tel plan indépendant
ex une réalité, la méthode importe ... ex le parfum ya les 4 plans et on privilégie tel ou tel ...
Antoine :
dimension anthropologique de la technique, l'instrument, techniciser le faire
/pervers travaille la technique structure sémiotique de l'outil
moyens/fins les praxies, l'instrument, l'outil est spécifiquement humain
ya pas de frontière homme/animal
Nicolas Duruz :
JCQ pas d'abstraction chez l'animal ... la pathologie révèle ... polysémie autour de la technique, pas socio-technique, le faire
l'enfant apprend la langue mais pas le langage, l'usage de la technique, l'enfant est technicien, psychologie génétique
produire des mots, répète, imite, crée ... Piaget ruiné a confondu la logique et la façon d'être logique ... idem / désir, refoulement
interprétabilité du 4ème plan
signifiant/signifié
instituant/institué
le névrosé conduit le pied sur lefrein, ... ???
Antoine /rapport à retenue
Scott a dimension psycho-pathologique
Gilbert Simondon
mésusage ... pas solvable
Nicolas Duruz :
/clinique posture TDM manière de rencontrer l'autre, écoute,
/Clinique explicative
Antoine :
/enfant / TdM grille de lecture différente
Nicolas Duruz :
/4 plans, on ne fait pas sens Scot / théorie des circuits
Badenhaim? propose de l'abandonner
/plans d'expérience formaliser dialectique
situer circuit dans chaque plan
Serge Escots :
Scott la fonde / psychologie psychiatrique psychopathologie
Gagnepain clarifie rapports entre psychologies repenser le pulsionnel plus fin que Scott
comme les autres et différente des autres
plus complexe qu'imaginé
Jean-Claude :
/anthropo : logique spécificité humain, techn idem
/sémiotique condition des autres
troubles de capacité/ de personnalité
un monde à dire, un monde à faire
aphasique et atechnique en même temps ?
...
la puberté ... au contact de Olivier Sabouraud, la neurologie, l'aphasie ... pas d'association si pas attesté cliniquement ...c'est son histoire ...
Scott et Gagnepain s'entendent sur le 4 ... effets d'opposition ...dynamique des circuits ... Si le bébé n'entre pas dans une langue, il n'active pas ses capacités logiques, idem / autres plans ... une identité narrative ... pbt abstraction chez l'humain ... ambrions de technicité chez le singe ... pas affaire de langage mais d'analyse qui se produit par l'abstraction sur 4 plans ...
(1) Marcel Gauchet et Jean-Claude Quentel (dir.), Histoire du sujet et théorie de la personne. La rencontre Marcel Gauchet - Jean Gagnepain, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
Ndlr : Scot -> http://ressources.aunege.fr/nuxeo/site/esupversions/9c37a7d0-ae59-4463-8596-9ab3eade70d6/GRH/co/image1_gif.html
je n'ai pas trouvé trace de " théorie des circuits" hormis les circuits électriques :-(
La vague ©Getty
Vivre enfin ! Avec François Jullien
Vendredi 9 janvier 2026
heure_Philo
Être en vie ne garantit pas que l'on sache vivre. Avec "Vivre enfin, édité chez Plon François Jullien ne nous propose pas des recettes pour « profiter de la vie », mais nous invite à apprendre, et surtout à décider de vivre, un choix à l’origine de tout commencement.
Avec François Jullien, philosophe, helléniste et sinologue, professeur à l'université Paris-Diderot et titulaire de la Chaire sur l’altérité au Collège d’Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme
... La vie nous est donnée, mais le vivre, lui, n’est jamais acquis. Est-ce que vivre s'apprend ? Comment penser ce rapport à ce que nous sommes le plus originairement : des vivants ? Qui ne s’est jamais réveillé un matin en se demandant : est-ce que je vis vraiment ? Suis-je passé à côté ? Qu’attends-je pour vivre enfin ? À la manière de Montaigne, François Jullien nous invite à nous arrêter, parfois même au cœur de la nuit, pour éprouver ce que vivre signifie.
Plutôt que d’élaborer une théorie abstraite sur la vie, le philosophe s'intéresse au verbe "vivre", qui implique davantage le mouvement. Pour cela, il part de nos existences ordinaires afin d’ouvrir de nouveaux possibles sur notre manière d’exister, ici et maintenant. La question n’est donc pas "Qu’est-ce que vivre ?" mais "Comment vivre ?" Le vivre ne se donne pas comme une expérience que l’on pourrait observer de l’extérieur ; on y est jeté comme dans des vagues. Comment, dès lors, s’arrêter un instant au cœur du mouvement pour saisir ce qui se vit ? Peut-on être sans cesse emporté par la vie ou faut-il, à un moment faire un pas de côté ? Il s’agit de ce "saut risqué" dans l’abstrait que François Jullien nous invite à tenter.
Cet essai édité chez Plon, vise à "repossibiliser" la vie, à lui redonner de l’espace. Il se lit comme un manifeste où l’aspiration à vivre est un défi sans cesse relancé. Ces questionnements sont au cœur de l’œuvre de François Jullien depuis plus de dix ouvrages. François Julien est aussi l'auteur de "La transparence du matin "édité aux Editions de l'Observatoire, "Puissance du pensif ou Comment pense la littérature" chez Actes Sud, "Revoir. Aux Amis des musées" et "Dénouer. Petite philosophie pratique de la médiation" chez Rue de l'Echiquier.
Programmation : David Bowie : "Life on Mars" et Gaetan Roussel : "Ta part"
À écouter
Vivre et mourir avec André Comte-Sponville et Francis Wolff
L'Heure philo
49 min
Clés : Sciences et Savoirs Arts et Divertissement Philosophie Livres Essais – Livres d'art Idées François Jullien
L'équipe
- Patricia Martin Journaliste, critique littéraire et productrice chez France Inter
Lilian Alleaume Réalisation
Chantal Le Montagner Chargé(e) de programme
Ethel Alzial Attaché(e) de production
Tr.: ... nous écarte du marché du bonheur ... la vraie vie ... le contraire de la mort, être en vie. Et il y a le vivant avec son contraire, la non-vie ... illusion qu'on vit, mais enlisé ... l'important n'est pas de vivre, mais de bien vivre ... La vie est un indifférent ... réthorique, dialectique ... je m'écarte de "la vie bonne" ... on s'écarte du bonheur, du bien vivre ... autre exigence de vraiment vivre ... pas simplement moral ... répondre à cette exigence du vivre en nous ... le vital est le fait d'être en vie ... le vivant est la capacité de faire émerger la vie qui est en nous ... exigence d'être dans cette capacité de vivre, ne pas être dans une pseudo vie ... entre pensée chinoise et européenne ... helléniste et sinologue ... mettre en vis-à-vis ces pensées pour y réfléchir l'une par l'autre ... ouvrir l'horizon de pensée ... s'est déporté sur vivre / la pensée de l'être ... en Chine, il n'y a pas d’anthologie ... le verbe être ne se dit pas en chinois, c'est radical ... a pensé le vivre, tournant dans ma réflexion ... vivre est peut-être ce qu'on peut le moins saisir par des concepts, outil même de la philosophie ... comment essayer de penser vivre ... distinction du vital et du vivant ... la pensée de l'inoui, de l'intime, de l'incommensurable ... la transparence du matin ... saisir ce qui résiste le plus aux concepts ... une abstraction qui ne nous détache pas de l'existance, qui soit une sorte de condensateur de l'expérience. Le concept passe par une abstraction, on décolle mais il faut réatterrir un peu plus loin ! Et penser le concept comme un intensificateur d'expérience qui puisse changer la vie, ambition de la philosophie. ... le bonheur renvoie à l'idée de satisfaction. On sait bien qu'il n'y en a pas ... c'est superficiel, image de contentement qui n'est pas vraiment sérieuse, non seulement parce que ce qui nous promet en l'homme c'est qu'on ne satisfait pas de la satisfaction ! ... penser la vraie vie par distinction avec cette image du bonheur à laquelle on est accolé, je ne sais pas pourquoi. ... l'usage de la vie, qu'est-ce que j'en fais ? Question essentielle, radicale. ... vivre vraiment ou se contenter d'une pseudo vie ... on est dans une tension entre une vie dans laquelle on est et une vie à laquelle on n'accède pas. À la fois condition de toutes les conditions et aspiration de toutes les aspirations. C'est ça qui met en tension de vivre.Et vivre, c'est être dans cette tension. J'essaie de faire sur un plan conceptuel, c'est de penser des concepts qui soient des intensificateurs d'expérience. Ce qui menace la vie, c'est le rabattement dans la non vie, la pseudo vie ... la vie dépouille la vie ... la vie ne vit pas. C'est donc la non-vie qui est notre pb. Cela dégage de ces banalités sur le bonheur ... ça ne porte pas effectivement à vivre. ... le vital et le vivant ... au moment de la pandémie COVID, on a rabattu sur le vital pour rester en vie ... les grecs ont fait le travail ... il y a 3 mots : bios, c'est la vie morale et politique, celle dont parle Platon etc ... psychée, c'est le souffle vital qui sort de nous quand on meurt. Et Zoé, la vie vivante d'Aristote déjà la vie de Dieu et dans l'évangile de Jean "qui est attaché à sa vie la perd". En grec il y a 2 mots : il faudrait une note de bas de page pour dire que ce n'est pas le vie qui est en question. Ya d'une part le vital qui est d'être en vie et la source intarissable de vie, le vivant.Et l'épisode de la Samaritaine, c'est justement de passer du vital de l'eau qu'il faut boire pour ne pas mourir, à cette eau qui ne cesse de jaillir. Et qui est cette eau, non pas symbolique, ... mais qui est cette eau intarissable de capacité à effectivement vivre. Inépuisable ... Donc au fond, ça change les choses de sortir du contexte bonheur/malheur ... l'être en vie et le VRAIMENT vivre ... c'était au début un rabattement nécessaire de s'occuper du vital de la vie. Mals elle ne s'y limite pas. Il y a à penser qu'est-ce que c'est que d'être effectivement en vie, nettement vivant. Et je crois que c'est notre occupation la plus légitime, la plus nécessaire. Et qu'elle nous débarrasse des thématiques trop faciles du bonheur, de la satisfaction ... la littérature, la peinture, la poésie, l'art en général. Pour Gilles Deleuze, c'est une forme de résistance ... il n'y a pas d'art qui soit une libération d'une puissance de vie ... l'art consiste à libérer la vie que l'homme a emprisonné ... l'artiste est celui qui libère une vie. Oui on essaye de rabattre la vie. ... émonder un arbre pour lui donner de la puissance ... Vivre, c'est résister à cela. ... La vie ne cesse de se résigner. Se dérésigner, c'est faire apparaître le vivant de la vie. Une ne cesse de s'enliser. Se désenliser, c'est ça faire émerger le vivant de la vie. ... le portable ... désaliéner sa vie ... résister à ce qui m'empêche de vivre. Se désenliser, se dérésigner, se désaliéner, porte sa capacité de vivre ... L'art a vocation à défaire ce rabattement qui ne cesse de peser sur la vie. ... Vivre, c'est s'opposer à tout ce qui vient rabattre la vie. ... résistance, révolte ... se méfie de ces affects. Se désenliser est une opération à sens contraire de ce à quoi on est soumis ou condamné ... résignation. Donc c'est pour éviter une image plate de la vie ... dire non à tout ce qui vient recouvrir ma vie. C'est l'opération même de la philosophie. ... L'amour ... Aragon ... la possibilité ou non du couple ... passer par l'autre pour trouver quelque chose ... ni l'étouffer, ni s'étouffer soi-même ... nous détacher de ces lieux-communs ... entre l'amour don de soi et l'amour possession de l'autre - l'eros - quoi de commun ? ... résister à l'enferment dans des mots ... donc faire un écart ... l'atavisme de Nietzsche ... se décaler, s'écarter ... 2 concepts : l'intime et l'extime ... le plus profond du profond de moi ... une présence de l'autre partagée ... c'est pas l'intimité ni l'intimisme. L'intimité est déjà un état. Lever la frontière avec l'autre ... abstraire l'autre des rapports de forces qui font le monde ... être en l'autre, c'est l'intime ... Au plus profond de moi, je peux être en même temps en toi ... IL Y A DE LA CONSCIENCE PARTAGÉE ... Penser aussi que l'amour peut être un enfermement, donc l'extime ! Remettre un écart entre l'autre et soi pour l'autre ne soit pas assimilé par soi, approprié par soi, mais on retrouve un dehors qui fasse qu'on le rencontre encore. ... À la fois arriver à ce partage des consciences et en même temps ne pas rabattre l'autre par une sorte d'appropriation où l'émergence de l'autre disparaît. D'où dé??? coupler les deux, l'intime et l'extime. À la fois ... secouer de temps en temps ... l'autre retrouve une distance qui fait qu'il peut à nouveau être rencontré. Le drame de l'amour fait qu'on passe de la rencontre à la relation. ... amour fusionnel ... il faut qu'il reste l'autre sinon comment le désirer ? il faut un écart ... la ruse de la vie, c'est à la fois de pouvoir ouvrir un dedans partagé entre l'autre et soi, et en même temps réintroduire un écart qui fasse que l'autre existe comme autre et qu'on puisse à nouveau le rencontrer. Une rencontre continue ... si on ne dit pas couple, on dit compagnon, sinon, c'est acquis, une sorte de rangement de la vie. Et ça c'est mortel. ... Nicolas Bouvier ... le voyage, une façon de vivre plus intense et plus lyrique ... un catalyseur ... on devient plus vulnérable, plus mobile, on est obligé de s'engager chaque jour. On est beaucoup plus réceptif et on est mieux à même de faire le point aussi. C'est-à-dire d'éprouver les choses par rapport à soi et non pas par rapport au milieu qui vous abrite et au cadre qui vous détermine.
... voyager, c'est introduire de l'écart dans sa vie. Un écart de conduite, de langage, négativement. ... découvre d'autres possibles. ... de façon à se déporter de soi ... pour remettre en tension. Ouvrir une distance mais qui maintient en regard. Et donc, quand on voyage, on s'écarte sans oublier ce dont on s'est écarté. C'est cette tension qui fait vivre. Voyager fait décohencider. ... faire réémerger cette exigence qu'on réapparaît. Les vacances, c'est pas ne rien faire. Ça remet en tension sa vie. ... être dans l'entre-deux, dans la tension de cet écart. ...
sous-titre "petite flèche". /médiation ça devient peu important??? aujourd'hui dans la société. ... de terrain, qui aille sur le terrain des autres ... être utile conceptuellement pour éclairer ces expériences ... j'ai mis la médiation en rapport avec certains concepts de mon travail, par exemple celui de potentiel de situation, au fond, non pas projeter un plan mais voir quel est le potentiel de la situation dans laquelle on est. Le médiateur, c'est ce qu'il fait. Il ne commence pas par faire le plan de la médiation qu'il va essayer de faire avancer mais qu'est-ce qui peut être porteur dans la situation pour m'aider à opérer cette médiation ?
De même, ce qui me paraît important c'est de distinguer la figure du médiateur de celle du juge qui est la grande figure que l'on a pensé dans la civilisation européenne. Avec la vérité, le juste milieu, tout cela qui fait l'impartialité. Il me semble que le médiateur doit être détaché de cette figure là parce qu'il pense non pas que son enjeu n'est pas vraiment la vérité mais la viabilité. Et rendre viable ... Là je me reporte à la notion chinoise de voie comme étant la voie non pas qui conduit vers quelque part, mais plus viable, par où ça passe. Si c'est vivable. Tao ... Et puis penser ce qui revient tout le temps en France - le compromis - comme étant l'ultime figure de la politique. Comme si c'était ce qu'on devait vraiment promouvoir en France... Le compromis, c'est FAIBLE. C'est couper la poire en deux, mettre de l'eau dans son vin, cette sorte de "chacun s'arrête à mi-distance". Mais ça reste des rapports de force. Et finalement, est-ce que c'est une politique, le compromis ? Un peu de ceci, un peu de cela... Il faut penser quelque chose de beaucoup plus exigeant, le concept n'est pas de moi : c'est le COMPOSSIBLE. Passer du compromis au compossible. ... Le compromis reste dans les rapports de force. On le voit bien aujourd'hui à l'international. Que ce soit entre Israël et Gaza. On est arrivé à un compromis comme si c'était résolu. Non car les rapports de forces changent et le compromis va sauter. Remis en question voire oublié. Donc penser la compossibilité. C'est la véritable exigence du médiateur. Ça devrait être aussi celle de la France d'aujourd'hui puisqu'il n'y a pas de majorité pour gouverner.
Qui est donc de faire en sorte qu'une véritable possibilité s'ouvre ET pour l'un ET pour l'autre. Donc qu'on s'extraie du rapport de forces immédiat pour retrouver une logique de possibilité partagée.
Pour moi, l'ÉDIT DE NANTES, ça a été ça... L'europe de la seconde guerre mondiale. Ça a été ouvrir du compossible. On a vu à quel point les nationalismes s'entre-tuaient. Donc s'écarter de ce qui a précédé pour RE POSSIBILISER l'histoire. À partir de ce que j'ai appelé "potentiel de situation". ...
Donc il faut là aussi être vigilant. On est trop dans des mots maintenant qui sont des mots qui semblent indispensables à la pensée - ou plutôt qui ne pensent plus - résilience, compromis, enfin tous ces mots qui au fond nous enferment dans une sorte de faux débat. On dit on débat. Mais en fait on ne débat pas. On débat à l'intérieur de ces mots là. Il me semble que la philosophie doit avoir cette exigence justement de se demander "qu'est-ce qu'on pense avec ces mots ?" Et si on ne pense pas avec eux, d'en changer. Et d'essayer ce que j'ai essayé de faire en passant de compromis à compossible. C'est de passer d'un mot qui ne signifie plus rien - au mieux, un peu de bonne intention. Mais qui rate l'essentiel qui est la tâche d'un homme politique: trouver par où l'histoire peut passer... Donc il y a cette logique qu'il faut retrouver qui est celle sans doute d'être rabattue pour REPOSSIBILISER notre vie. Et repossibiliser la politique. C'est ça qui me paraît essentiel. C'est pas les rêves et la réalité ... c'est s'écarter de ce qui s'enlise, se perd dans notre vie comme dans la vie politique pour relancer ce que j'ai appelé décohencider pour repossibiliser la pensée et la société.
...
Difficile d'être philosophe ? Ça l'est de plus en plus ... mais de plus en plus nécessaire pour la société parce qu'on est dans un régime d'opinion. Et philosopher, les grecs l'ont dit - c'est le grand thème de Platon - c'est s'écarter de l'opinion. Non pas l'oublier ou l'effacer mais ouvrir un écart par rapport à l'opinion en décohencidant de façon à ne pas être enlisé dans l'opinion. Et donc de faire travailler la pensée.
Aujourd'hui, le rythme de l'opinion est de plus en plus consistant - les médias y contribuent aussi - et donc de faire sujet une interrogation qui se déphase de tout ce qu'a ... ce par quoi l'opinion nous enferme. Est de plus en plus difficile à secouer ... Tous les termes sont des mots cohencidants qui sont résilience, tous ces mots là, font que on ne débat que dans le débattable. Et en fait, qu'est-ce qui reste non débattu dans nos débats ? Et je crois que c'est le rôle de la philosophie de faire émerger ce qu'on ne pense pas ... Ce qu'on ne pense pas à penser. C'est ça qui est l'enjeu. ... difficile car le rythme de l'opinion est dominant, le marché est dominant. Les livres sont de plus en plus des produits de marché y compris ceux de philo ... On en demande de la vente immédiate. C'est pas de la réflexion, ni de la pensée. ... La situation est critique et il est de plus en plus difficile de philosopher et donc il est de plus en plus nécessaire de le faire.
https://www.alumni-insa-lyon.org/actualites/chaire-alumni-insa-lyon-livret-2-2344
=>
"
Bonjour,
bravo pour ce livret qui décrit l'approche humaniste de l'INSA Lyon.
Agréablement surpris de constater un chapitre parlant de médiation :
"L’INGÉNIEUR·E MÉDIATEUR AU CŒUR DES INTERACTIONS SYSTÉMIQUES ET DU PILOTAGE DES PROJETS".
Dommage de ne pas avoir demandé l'avis de professionnels ingénieurs ET médiateurs. J'en connais au moins un qui pratique la médiation depuis 1996. En effet, je suis triste que vous succombiez à des amalgames comme d'associer médiation et négociation puisque le premier a une posture de tiers contrairement au second qui est partie prenante avec des intérêts à défendre. Le médiateur n'est pas là pour donner son point de vue, mais pour accompagner les parties prenantes dans le solutionnement de LEUR conflit et/ou la réalisation de LEUR projet, ou des deux entremêlés.
Dans le cas de situations ou projets complexes, le devoir du médiateur est de construire un vecteur ou une matrice médiation adaptée à la systémique de la situation ou du projet.
La médiation est un processus, assurément.
"gérer les tensions et conflits" est une approche managériale : le médiateur, lui, les accueille et accompagne leur solutionnement, c'est donc antinomique. De même pour "collaborer" : le médiateur accompagne la coopération faisant émerger dynamique de groupe, intelligence collective, etc.
L'éthique est partagée par l'ingénieur et le médiateur, mais ce dernier a une posture de tiers, son éthique est donc encore plus exigeante, notamment en mettant à distance ses propres points de vue. Par exemple, s'il est AUSSI ingénieur, veiller à ne pas empiéter sur les parties prenantes en donnant ses propres solutions à leur place.
Concernant la communication, le médiateur communique sur son rôle, sa fonction, la manière dont il s'y prend, etc. Il pose un cadre qu'il a en charge de tenir avec force et souplesse dans lequel il invite les parties prenantes à échanger entre elles de manière non-violente pour définir un objectif et un chemin qui les conduira vers l'atteinte de leur but. En cas d'impossibilité, le médiateur chemine avec le conflit en prenant les mesures conservatoires qui s'imposent pour prévenir le plus possible les débordements. Il peut être amené à interrompre la médiateur à tout moment en fournissant des explications aux parties prenantes.
La notion d'information est également importante : informer sur le processus de médiation, veiller à ce que les éventuelles controverses soient documentées avec impartialité. Veiller aussi à ce qu'il n'y ait pas de biais introduits par exemple dans le choix des experts ou autres éléments clés intervenant dans le processus.
Concernant la neutralité ce n'est pas un postulat (le médiateur EST neutre) ni une injonction (le médiateur DOIT être neutre), mais plutôt un point de vigilance intra-personnel et subjectif pour piloter sa posture de tiers-médiateur en sachant pourquoi et quand être neutre et pourquoi et quand ne pas l'être car il est des cas où c'est indispensable.
Quant à l'impartialité, autre point de vigilance, cela peut se quantifier (nombre de fois, durée, etc).
Conclusion : être EN MÊME TEMPS sur le même chantier, projet, service ou autre, ingénieur ET médiateur me semble incompatible avec l'éthique du médiateur qui peut exercer d'autant mieux sa fonction qu'il est INDÉPENDANT. La distance avec le sujet et le but est donc un avantage déterminant pour la réussite de la mission de médiation.
Peut-être une prochaine version bientôt ?
insaliennement,
JLP
"
ndlr : commentaire publié en réaction à https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?yEMjeQ
55 minutes
Le recours à la médiation animale est en pleine expansion. Comment est née la pratique ? Quels sont les bénéfices réels du contact animalier pour l'homme ?
Photo: Les vertus du contact avec les animaux © Getty / Olena Ruban
Parce que leur contact est bénéfique pour les humains qui les côtoient, des animaux sont de plus en plus utilisés dans une démarche de médiation sociale, et même thérapeutique, que ce soit pour des enfants atteints de troubles du spectre autistique, des étudiants stressés, des personnes âgées isolées, des SDF ou encore des détenus...
Quels sont plus précisément les bienfaits du contact animalier? Qui sont les professionnels de la médiation animale ?
Comment la science s'intéresse-t-elle à ces données ? Au-delà du psychique les effets du contact animalier sont bénéfiques sur le plan physiologique... Comment se développent aujourd'hui ces pratiques?
Dans son enquête Ces animaux qui nous font du bien, publiée chez Buchet Chastel (2022), Laurence Paoli est allée à la rencontre de celles et ceux dont le compagnon a changé la vie ainsi que des scientifiques qui étudient ces relations.
Auteur d'une thèse intitulée Panser avec les animaux, Sociologie du soin par le contact animalier (Presses des mines, 2014) le sociologue Jérôme Michalon est spécialiste de l’historique de la médiation animale.
Depuis plus d'une dizaine d'années, la chercheuse en éthologie et psychologie Marine Grandgeorge s'intéresse particulièrement au lien entre les enfants avec troubles du spectre autistique et leurs animaux. Elle a publié L’animal et l’enfant avec troubles du spectre autistique : une relation au quotidien, L’harmattan (2020).
14h29
Camille passe au vert du jeudi 20 janvier 2022 Par Camille Crosnier
https://www.franceinter.fr/emissions/camille-passe-au-vert/camille-passe-au-vert-du-jeudi-20-janvier-2022
Les invités
- Laurence Paoli spécialiste de communication dans le domaine scientifique
- Marine Grandgeorge Docteur en Psychologie et Maîtresse de Conférences en Ethologie à l'Université de Rennes 1
- Jérôme Michalon Sociologue au CNRS, spécialiste des rapports entre humains et animaux, laboratoire Triangle à Lyon
Les références
- Quand les animaux nous font du bien écrit par Laurence Paoli (Buchet Chastel)
- L’animal et l’enfant avec troubles du spectre autistique : une relation au quotidien écrit par Marine Grandgeorge(L'Harmattan)
- Panser avec les animaux, Sociologie du soin par le contact animalier écrit par Jérôme Michalon (Presses des mines )
L'équipe Thierry Dupin, Programmateur musical Valérie Ayestaray, Réalisatrice Chantal Le Montagner, Chargée de programmes Lucie Sarfaty, Chargée de programmes Anna Massardie, Attachée de production Camille Crosnier, Journaliste et chroniqueuse
Thèmes associés Sciences animaux
Tr.: ...
des recherches sur comment ça marche :
- physiologie
- psychologie
l'animal sert de vecteur, une facilité aussi
Matéo?, enfant polyhandicapé, ne peut rien faire seul, détendu, souriant, ergothérapeuthe, avec le chien l'enfant fait des efforts seul avec plaisir, un chien lui change la vie.
Recherches sur les chiens et les chevaux. Le chat est un mauvais professionnel de soins. être dans l'interaction avec l'humain. Des grillons, s'occuper d'un animal, aide. Le ronronnement du chat calme. Les animaux sauvages font du bien, énergie vitale : joie.
Est-ce que des poissons peuvent participer au bien-être animal ?
Un poulpe ... face à un aquarium, ça calme, ex dentiste passe des films de poissons ... on arrête de sécréter le cortisol, et ça baisse la fréquence cardiaque, effet anxiolitique ...
Arthur, se rappeler que l'homme est un animal. NOUS faisons partie de la nature. Termine son livre là-dessus. Des relations plus justes et équilibrées avec les animaux.
Ya une vraie considération de l'animal, pas n'importe quel type de relation, du respect de l'animal. Un animal non humain, ne juge pas.
Laurence ... relations réciproques de bien-être. La médiation pousse un peu plus loin mais c'est le même processus. Détecter le diabète, la cancer du sein, le sars-cov2 par entraînement. Scanner tout un équipage rapidement. École vétérinaire d'Alfort.
Un chien à l'entrée des écoles.
Auditeurs : Caroline, un professionnel sérieux et formé.
Éline? le chien, rencontrer les voisins, rôle de catalyseur social.
Oui, être formé est important. Le maître, l'animal.
Un auditeur: le chien soutien son maître. Thèse de Christophe Blanchard sur les sans-abris. L'animal fait famille. Laisse dignité d'être humain. Le chien sert de médiateur pour aller chercher ces gens. Ça commence d'après la Fondation Abbé-Pierre. Gammelle pleine, solivette, etc sont des assos qui s'en occupent.
L'administration, des prisons l'intègrent. Le chien sert de réconfort et de médiateur, aller jusqu'à la réinsertion.
(Christophe musique Se~norita)
/animaux ont-ils vécu avec ? Nous sommes différents et complémentaires. Aimé.
/Chevaux /EHPAD les chevaux dans la chambre. empathie forte, va vers des gens en bout de course. C'est un étalon.
Jérôme Michalon : rech psy à physiologie, donner visibilité aux effets bénéfiques. Animal des des protocoles. Zone d'ombre sur les représentations de l'animal. Variable explicative.
Ya décultures où animal synonymie de saleté.
/Chiens d'aveugles : un type de chien d'assistance, loi sur son encadrement dans les lieux publics.
Glisse vers le chien d'assistance pour les personnes TSA???
2005, loi
Études financées par entreprises, biais. Mais sans cet intérêt de l'industrie, rien !
...
... Ce modèle théorique, dont Jean Gagnepain a exposé méthodiquement les principes dans son ouvrage Du vouloir Dire (3 tomes), couvre l’ensemble du champ des sciences humaines. Il a pour particularité essentielle de chercher dans la clinique une forme de mise à l’épreuve expérimentale, d’où l’appellation « anthropologie clinique » qui l’accompagne. Jean Gagnepain s’est entouré à Rennes d’une équipe de chercheurs et son modèle se trouve aujourd’hui exploité et développé, au-delà de Rennes, par des universitaires et chercheurs de nationalités différentes, dans des champs disciplinaires très divers qui vont des sciences du Langage et de la psychologie à la « science of design » américaine, en passant par l’archéologie moderne et la « romanistique ». La visée est donc délibérément trans-disciplinaire ; plus exactement, la théorie de la médiation cultive, comme l’énonce avec humour Jean Gagnepain, « l’in-discipline ».
...
Ce modèle, élaboré à ses débuts à partir du seul langage, prend aujourd’hui comme objet la totalité de ce qu’on appelle le culturel, autrement dit cette dimension qui spécifie l’homme et le distingue des autres espèces vivantes. Le culturel constitue cet ordre spécifique de réalité auquel, par conséquent, seul l’homme participe : il lui permet, sans échapper à sa nature, de la dépasser constamment en s’en abstrayant. Le culturel se comprend donc ici, non pas comme la somme des œuvres essentielles d’une certaine société ni comme l’état général d’une civilisation donnée, mais comme l’ensemble des capacités proprement humaines dont tous les hommes, sauf pathologie, participent, quels que soient le moment de l’histoire ou le lieu géographique où ils se trouvent. Ce culturel se révèle identifiable à la fameuse Raison ou « rationalité »
...
la rationalité recouvre chez l’homme plusieurs formes que la clinique dissocie. La raison est logique, sans nul doute, mais elle est également tout autant technique, ethnique et éthique, sans qu’il y ait la moindre hiérarchie entre ces différents « plans » venant rendre compte de la vie psychique. À chacun de ces quatre plans, l’homme médiatise son rapport au monde (d’où le terme de « médiation »), c’est-à-dire qu’il parvient à prendre une certaine distance par rapport à ce que ses capacités physiologiques immédiates lui permettent d’en saisir. Loin, dès lors, de se trouver soumis à ce mode d’appréhension immédiat du monde, l’homme construit en quelque sorte la réalité dont il participe en l’élaborant à partir de ses propres capacités.
...
Ndlr :
- quelle nuance entre la culture telle que définie ici et l'opposition nature / culture ? ACT
- "l’ensemble des capacités proprement humaines", est-ce ce que certains appellent "le propre de l'homme" ? Sachant qu'il diminue au fur et à mesure des connaissances des sciences du vivant... ACT
Jean-Luc LAMOTTE, Anthropologue et essayiste.
Disciple de Jean Gagnepain, il a publié une Introduction à la Théorie de la Médiation aux éditions De Boeck (2001), et contribue, actuellement, à diffuser la pensée du Maître.
Agrégé de lettres classiques, il a d’abord enseigné la linguistique à l’École Supérieure des Lettres de Beyrouth (Université de Lyon), puis a professé pendant dix années dans les classes préparatoires aux concours d’entrée des Ecoles normales supérieures (à Montpellier, puis à Versailles).
Sa carrière l’a, d’autre part, conduit à se mettre au service de la diffusion de notre langue et de notre culture à l’étranger (Moyen,0rient, Maroc, Royaume-Uni). Il a également eu l’honneur de collaborer aux travaux du service des publications de l’Académie française.
Depuis 1991, il se consacre à ses recherches en anthropologie clinique, menées dans le cadre des activités de l’École de Rennes (Université de Haute-Bretagne).
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION A LA THEORIE DE LA MÉDIATION
L’anthropologie de Jean Gagnepain (2001 - 168 p.)
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui, cherchant à comprendre leur époque, sentent qu’il est devenu nécessaire, sinon urgent, de changer de problématiques, d’élaborer de nouveaux systèmes conceptuels, d’éprouver de nouveaux modèles de la rationalité humaine.
Son propos est double. Il tente de faire apparaître la manière dont on peut, à partir du modèle anthropologique élaboré depuis plus de quarante ans par Jean Gagnepain, mener une analyse cohérente des problèmes du temps (le chômage, l’immigration, les mutations dans les domaines sociopolitique et éthique, etc,) ; il se donne en même temps comme objectif d’initier le lecteur à la théorie dite « de la médiation », expression qui signifie que tout ce qui constitue l’homme en tant qu’il est rationnel — c’est-à-dire en tant qu’il est un animal différent des autres — doit être considéré non comme « donnée immédiale » (saisissable par l’intuition ou l’observation empirique), mais comme médiatisé par un processus dialectique d’abstraction dont tout l’effort de l’anthropologie de Jean Gagnepain est de mettre à jour la contradiction cachée (ou implicite).
À ce compte, c’est une nouvelle paire de lunettes que le lecteur est invité à chausser, afin de percevoir non pas tant ce que l’homme a fait, fait ou fera, mais ce qui le fait homme.
TABLE DES MATIÈRES
PRÉFACE de Jean Gagnepain
Avertissement
Chapitre I - LA SINGULARITÉ
Chapitre II - TEMPS, DEVENIR, ÉTERNITÉ
Chapitre III - QUEL « AUTRE » ?
Chapitre IV - L’ÉTERNEL CONFLIT
Chapitre V - DE L’IMMIGRATION
Chapitre VI - LA SOCIÉTÉ SANS PÈRES
Chapitre VII - CRISE, RÉVOLUTION, MUTATION
Chapitre VIII - À BAS LA RÉPUBLIQUE !
Chapitre IX - STATUT DE LA LIBERTÉ
Chapitre X - LE SENS DE LA FAUTE
Chapitre XI - LA CAUSE DES CAUSES
Chapitre XII - L’ARTISAN DES ARTISANS
...
Ndlr : nécessite de passer par l'archive http://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.theorie-mediation.net%2F
La théorie de la médiation est un modèle d'analyse en sciences humaines. Initiée à Rennes par Jean Gagnepain et ses élèves au cours des années 1960 et 1970, la TDM a connu ses premières ramifications en France par les professeurs Philippe Bruneau et Pierre-Yves Balut, archéologues à Paris IV-Sorbonne dans l'UFR d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, et en Belgique à Louvain introduite par Jacques Schotte. Aujourd'hui, elle est représentée à Rennes en Sociologie et
...
Dissociation en quatre plans
La TdM est une tétralogie qui propose d’expliquer l’être humain de quatre points de vue distincts
...
si le langage est bien une manifestation proprement humaine, l'homme fait preuve d'autres capacités spécifiques qui ont conduit la TdM, contrainte par l'analyse des pathologies, à décomposer la rationalité en quatre plans, non hiérarchisés, qui se télescopent empiriquement et normalement15 :
- La rationalité logique, qui spécifie la capacité de signe (le langage, la formulation, la représentation...), objet de la glossologie ;
- La rationalité technique, qui spécifie la capacité d'outil (le faire, la technique, le rapport médiatisé à l'objet matériel, à l'habitat, etc.), objet de l'ergologie ;
- La rationalité ethnique, qui spécifie la capacité de personne (l'être, la société, le rapport à l'autre...), objet de la sociologie.
- La rationalité éthique, qui spécifie la capacité de norme (le vouloir, l'éthique et la morale, la maîtrise du désir...), objet de l'axiologie.
Il est essentiel de comprendre que les concepts de signe, outil, personne et norme ne renvoient pas à des réalités positives, mais à des processus psychiques implicites (on reconnaît sous cet implicite l'inconscient freudien, mais qui n'est plus limité au champ du langage).
...
Le nom de l’Assemblée Virtuelle joue sur le double sens du mot virtuel :
Le sens commun, que l’on associe souvent au numérique
Le sens philosophique qui se rapproche de la notion de potentiel : « Qui est seulement en puissance, sans effet actuel » (Wikipedia), à l’image de l’arbre qui est virtuellement présent dans la graine.
En ce sens, l’Assemblée que nous souhaitons construire n’existe pas encore, elle n’est pas actuelle, mais virtuelle. Ce qui ne veut pas dire qu’elle s’oppose au réel, au contraire, elle voudrait préfigurer son devenir.
Enjeux
Combiner le potentiel des technologies sémantiques et du modèle pair à pair pour concevoir des systèmes socio-techniques *à la hauteur des défis de notre siècle.
- Enjeux écologiques et sociaux
- Enjeux organisationnels
travailler sur 3 axes :
. Socio-culturel : Accompagner individus et organisations dans l’incorporation des logiques de collaboration en lieu et place des logiques de concurrence
. Organisationnel : Mettre en place des protocoles et règles permettant aux acteurs d’interagir en contexte distribué : Gouvernance, méthodes et pratiques adaptées aux modes d’organisation en réseau / essaim / écosystème. Celles-ci intègrent nécessairement de justes mécanismes de contribution / rétribution / régulation ad hoc afin d’assurer la résilience des écosystèmes. D’où le #CodeSocial.
. Technologique : Mettre en œuvre des protocoles, des standards, et des outils numériques les implémentant afin de favoriser le développement de ces logiques. - Enjeux technologiques
... l’absence de protocoles et de standards communs entre les plateformes induit une architecture en silos du web. En l’absence de protocoles et de standards communs, il est difficile de partager des données et de communiquer par delà les plateformes.
Et si nous faisions en sorte que les plateformes puissent se relier et interagir entre elles, par l’entremise de protocoles et de standards communs ?
Cette approche est en partie rendue possible par le développement des technologies et standards du web sémantique.
Le web sémantique propose une « grammaire » standard et des « vocabulaires » communs pour les données. Parce qu’elles partagent la même “langue”, les données peuvent se lier entre elles, quelque soit leur localisation sur le web.
A travers la spécification SOLID, il propose en outre des mécanismes d’interaction, d’authentification, d’identification et de gestion de droits normés et distribués.
Les standards du web sémantique permettent ainsi :
. A une diversité de données, publiées par une diversité d’acteurs, sur une diversité de plateformes d’être interopérables.
. Aux données d’être accessibles depuis l’ensemble des plateformes.
. Aux utilisateurs de chacune des plateformes d’interagir avec les utilisateurs de l’ensemble des plateformes selon des mécanismes de contrôle d’accès garantissant la souveraineté des individus sur leurs données et leurs interactions.
Parce que le web sémantique permet de relier les données et les plateformes entre elles, il permet d’engager une décentralisation du web – plus besoin de centraliser les données au sein d’une seule et même plateforme – et d’engager le développement de réseaux sociaux distribués.
Les évolutions technologiques nous permettent ainsi d’envisager que le web en tant que web, devienne un réseau social, une plateforme, avec à la clé une multiplicité de propriétés combinées : l’universel et le particulier, le local et le global, l’éthique et l’efficience, l’autonomie et la reliance, le chaos et l’organisation, le simple et le complexe.
Cette approche peut être nommée : Web As A Platform
Étiquettes : #CodeSocial Bus sémantique ; cartographie ; Compte rendu ; Documentation ; ETL ; Faire Systemes ; Focus ; Grands Voisins ; Hackathon ; L'association ; Meetup ; Newsletter ; Offre de stage ; Pair à Pair ; Peer to peer ; Semantic Forms ; web sémantique ; WPDLP
Ndlr : on retrouve les antagonismes identifiés par la TDM ACT
HAL halshs-01973430 Date de publication 01/01/2015
Editeur Presses Universitaires de Rennes Titre Tétralogiques
ISSNs du journal 0755-8953 Type article de journal
Résumé
Politique et morale ont toujours été associées, du moins dans la tradition occidentale. La philosophie en témoigne à travers l'ensemble de son histoire depuis les Grecs. En même temps, les champs que chacun de ces registres recouvre sont nécessairement distingués. On n'associe que ce qui n'est pas formellement identique et, le mot conceptualisant en nous le monde, nous sommes en présence de deux termes distincts qui définissent nécessairement des réalités différentes. Il reste que cette constante association des termes et donc des réalités qu'ils sont supposés désigner rend problématique leur dissociation d'un point de vue théorique. Certains mouvements philosophiques et certains auteurs se saisissent incontestablement plus d'une réalité que de l'autre, sans parvenir pour autant à les faire participer de registres explicatifs clairement séparés. La théorie de la médiation de Jean Gagnepain a l'ambition de systématiser cette séparation à travers la distinction de deux ordres de déterminismes humains, le social et l'éthique. Ce point du modèle constitue sans nul doute l'un des plus surprenants pour qui vient s'y confronter. Il est plus exactement l'un des plus difficiles, non pas à comprendre, mais à admettre, du fait de cette constante association des deux champs et du poids de cette tradition.
Identifiant 2011DIJOL033 - Date de soutenance 28/11/2011
Auteur de la thèse Otilia Holgado
-> https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00732890 -> https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00732890/document
Citation
Otilia Holgado. Analyse didactique de l'activité en formation professionnelle : le cas de l'apprentissage des Systèmes d'Information Géographique. Education. Université de Bourgogne, 2011. Français. ⟨NNT : 2011DIJOL033⟩. ⟨tel-00732890⟩
Résumé
Des travaux de recherche en ergonomie et en psychologie cognitive signalent une difficulté d’apprentissage du SIG, sans pour autant s’attarder sur le sujet (Medyckyj-Scott 1991, Nyerges 1991, Davies 1995 et, en France, Wurtz 1996). Notre recherche vient à la suite de ces travaux et tente d’apporter, par la compréhension des mécanismes de l’apprentissage du SIG dans les conditions offertes par la formation professionnelle continue, un éclairage sur les difficultés d’apprentissage du SIG et les manières possibles de les dépasser. Nous avons retenu – filmé et analysé – deux sessions de formation SIG d’une semaine (env. 30h chacune), ayant lieu à 3 années d’intervalle, dans le même centre de formation et étant co-animées par les mêmes deux formateurs. A la manière d’Aline Robert (2008), nous avons observé et enregistré l’activité en formation sans intervenir : une caméra fixe (image et son) a été placée à l’écart, de manière à couvrir le plus largement possible la partie occupée de la salle. Sur le plan théorique, la thèse centrale est celle de la possibilité et de la pertinence d’accéder aux processus et aux mécanismes d’apprentissage par les représentations que les professionnels adultes se construisent. Nous avons examiné cela avec la théorie de la représentation fonctionnelle (Leplat), également appelée image opérative (Ochanine) ou représentation pour l’action (Teiger, Weill-Fassina, Rabardel). Plusieurs autres cadres théoriques ont également été mobilisés : les théories de la formation pour adultes (Barbier, Bourgeois, Kaddouri), celles de la formation professionnelle (Mayen, Pastré, Vergnaud), la théorie des instruments et de l’action instrumentée (Rabardel), la théorie de la médiation et du guidage par autrui (Galperine, Savoyant). Nous avons rendu compte du processus d’apprentissage dans son déroulement, à travers l’évolution du système de représentation des personnes, auquel nous avons eu accès par l’analyse de l’activité verbale. En effet, dans l’interaction verbale entre les formateurs et les apprenants, ou entre des apprenants, les représentations des personnes ressortent comme des ressources (représentations construites avant la formation) ou comme des effets de la formation (représentations récentes, en cours de construction ou de transformation). L’évolution du système de représentations est systématiquement mise en relation avec les conditions qui le déterminent. Une organisation a priori structurée en séquences, mais qui autorise l’intervention de chacun, laisse place à l’expression des représentations des professionnels en formation. L’accent est cependant mis sur l’interaction verbale entre les formateurs et les apprenants et les effets produits. La fonction formative est assurée par deux formateurs, qui sont des professionnels expérimentés et qui agissent en co-animation simultanée. Cela offre un terrain intéressant d’analyse du partage de l’activité de transmission. Nous observons comment les formateurs organisent leur intervention commune : ils se complètent et se soutiennent, mais aussi se contredisent et s’empêchent…La thèse s’inscrit dans une nouvelle orientation du courant de la didactique professionnelle, orientation initiée par Mayen : il s’agit d’analyser la formation en vue du travail et non plus seulement le travail en vue de la formation. En analysant le processus d’apprentissage en formation, la thèse reste toutefois centrée sur le travail. D’abord, parce que l’objet de l’apprentissage, le SIG, est un instrument professionnel. Ensuite, parce que les sujets de la recherche sont des professionnels en activité, qui ne se détachent pas de leur travail en arrivant en formation (Pastré, Mayen et Vergnaud, 2007). Enfin, parce que les tâches et les situations de travail connues et vécues par chacun – et verbalisées devant le groupe – sont autant de ressources pour apprendre en situation de formation.
Mots clés : Apprentissage professionnel ; Co-animation ; Didactique professionnelle ; Formation pour adultes ; Functional representation ; Learning mechanisms ; Mécanismes d’apprentissage ; Médiation par autrui ; Professional training ; Représentation fonctionnelle ; Trainers’ simultaneous activity ; Vocational didactics
Connu / https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?HgUK-A
Ndlr : dans le résumé, il est fait référence à "la théorie de la médiation et du guidage par autrui (Galperine, Savoyant)." => chercher ACT