La question
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En allant puiser dans les réserves stratégiques de diesel, Matignon mise sur une baisse du prix à la pompe de 12 à 18 centimes le litre. Mais cette mesure ne règle pas le problème structurel de notre dépendance à ce carburant.
Justin Delépine, le 14 octobre 2026
6 min
Un chauffeur de poids lourd fait le plein de gazole, à Rennes. Depuis l'été, le seuil symbolique des deux euros le litre de diesel a largement été dépassé. © KERMALO / REA
Jusqu’à récemment, le seuil symbolique du litre de carburant à deux euros constituait une sorte de plafond. Mais depuis la fin de l’été, la moyenne nationale hebdomadaire a tutoyé les 2,5 euros et certaines stations se sont approchées des 3 euros le litre.
Cette crise énergétique est évidemment la conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais pas seulement. Car cette hausse du prix à la pompe payée par l’automobiliste français concerne spécifiquement un carburant : le diesel.
Depuis le début des bombardements israélo-américains en Iran, le cours du diesel a en effet enregistré une trajectoire légèrement différente de celle de l’essence qui sont deux produits raffinés du pétrole brut.
Le prix hors taxe du diesel a progressé de près de 80 % en France quand celui de l’essence augmentait « seulement » de 55 %. Le prix du baril d’or noir, qui a connu une inflation d’environ 60 % par rapport à début février, est la principale explication au renchérissement du coût du diesel, mais il y en a d’autres.
Le diesel a plus augmenté que l'essence et que le baril de pétrole
Evolution du prix hors taxe du diesel et du super sans plomb 95 en France, et du baril de Brent, en base 100 (semaine du 20 février 2026)
Source : Reuters et DGEC
© Alternatives Economiques
Le diesel résiste
Le sujet est loin d’être anecdotique puisque ce carburant est largement majoritaire en France. Certes, la part du diesel dans la consommation hexagonale de carburant ne cesse de diminuer depuis 2014 mais elle représentait encore 67 % en 2025 !
Et plus de dix ans après le « dieselgate » qui a frappé Volkswagen au premier chef, la sortie du diesel en France est bien longue. Les voitures roulant à l’essence sont devenues, pour la première fois en 2026, plus nombreuses que celles au gazole (l’autre nom du diesel), ces dernières pesant encore 46 % du parc automobile français. Mais surtout, le diesel est le carburant de l’économie.
« Le gazole reste essentiel au transport de marchandises, aux livraisons, aux autocars, à l’agriculture et aux chantiers », résume l’économiste Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP).
Cette motorisation représente 91 % des 6 millions d’utilitaires légers en circulation, 92 % des autocars, 96 % des poids lourds, etc. Auquel il faudrait ajouter l’utilisation du gazole non routier pour les engins de chantier, les tracteurs forestiers ou encore les bateaux de plaisance.
Le diesel reste le carburant dominant
Evolution de la consommation de carburants routiers en France, en Mtep
Source : SDES
© Alternatives Economiques
Ce carburant continue d’ailleurs d’être légèrement moins taxé que l’essence : 8 centimes de moins. Historiquement encouragée par les pouvoirs publics, la fiscalité avantageuse du diesel a été largement réduite et devait s’aligner sur l’essence, mais à la suite du mouvement des gilets jaunes, ce rattrapage a été gelé.
Attaques sur les raffineries russes
Mais alors pourquoi le prix de ce carburant s’est-il envolé ? Au premier choc de la guerre au Moyen-Orient s’en est ajouté un second : les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. L’armée ukrainienne arrive à toucher en profondeur le territoire russe et cible les infrastructures pétrolières.
La production de diesel russe a ainsi chuté d’environ 30 % par rapport au niveau de 2025, selon l’Agence internationale de l’énergie. Moscou, troisième exportateur mondial de produits raffinés, a interdit l’exportation de diesel à partir du 8 juillet. Quant aux volumes de carburant exportés depuis le Golfe, ils ont également chuté pour des raisons de blocage de routes ou des destructions de raffineries. Résultat, les exportations mondiales se sont réduites d’environ 10 % par rapport à 2025.
Une baisse de l’offre qui fait grimper les prix.
Mais si la France ou l’Europe sont si touchées, c’est que le continent est dépendant de ce carburant. L’Hexagone raffine l’équivalent de sa consommation d’essence mais que la moitié de celle du diesel.
« Il existe un déséquilibre structurel en Europe entre sa production et sa consommation de carburants : elle produit notamment davantage d’essence qu’elle n’en consomme, mais doit importer du diesel pour satisfaire sa demande, résume Valérie Mignon, économiste à l’université Paris Nanterre. La France a ainsi importé plus de la moitié du gazole consommé en 2025, cette dépendance rend les prix français particulièrement sensibles aux tensions internationales. »
Le raffinage a lui aussi fait les frais de la désindustrialisation française, et l’Hexagone ne compte aujourd’hui plus que six raffineries contre 24 dans les années 1970.
« On paie aujourd’hui cette réduction générale du raffinage, ce sont des choix d’entreprises privées qui ont estimé que ces activités n’étaient plus rentables en Europe », regrette Bastien Gebel, responsable décarbonation de l’industrie automobile au sein de l’ONG Transport & Environment.
L’Europe est aujourd’hui d’autant plus fragilisée qu’elle se fournissait massivement en diesel auprès de la Russie. Depuis 2023 et l’embargo sur les produits pétroliers russes, le Vieux Continent n’importe donc plus directement de diesel russe, alors que Moscou était à l’origine d’environ la moitié de ses importations.
Des sanctions internationales dont vient, de son côté, de s’affranchir allégrement Donald Trump en signant le 9 octobre un accord avec Vladimir Poutine pour se fournir en diesel russe.
Conséquence de toutes ces secousses géopolitiques, la part des Etats-Unis, du Moyen-Orient et de certains pays asiatiques dans l’approvisionnement en diesel européen a largement progressé.
« La crise actuelle perturbe les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient et les Etats-Unis jouent donc un rôle croissant dans l’approvisionnement européen », synthétise Valérie Mignon.
Marge des raffineurs
Le fait que le prix du diesel augmente plus fortement que celui du pétrole fait aussi mécaniquement les affaires des raffineurs. Dit autrement, le renchérissement à la pompe s’explique par la hausse des marges des raffineurs.
« L’écart de prix entre le gazole raffiné et le brut s’est fortement accru et contribue à la hausse à la pompe, confirme Patrice Geoffron. Par exemple, la BCE estimait la composante “coûts et marges de raffinage” à 35 centimes par litre de diesel dans la zone euro durant les trois premières semaines de juillet 2026, contre 10 centimes en février. »
« Sur les près de 70 centimes de hausse du prix du diesel, enregistrés fin septembre par rapport à début février, 26 centimes proviennent d’une augmentation de la marge des raffineurs et distributeurs », abonde Bastien Gebel de T&E.
Toute la question est ensuite de déterminer où se situe géographiquement cette marge et s’il est possible de la taxer. La France dépendant de l’étranger pour la moitié de son approvisionnement, celle-ci se trouve en partie en dehors du continent, donc difficilement accessible. Mais l’autre moitié l’est bien plus.
« Une part significative des marges supplémentaires réalisées sur le raffinage est localisée en Europe et peut donc faire l’objet d’une taxation de ces superprofits », plaide Bastien Gebel.
Dans le cas de la France, quatre entreprises contrôlent les raffineries : North Atlantic, Rhône Energies, Petroineos et TotalEnergies. La place de cette dernière est de premier ordre puisque le géant pétrolier contrôle 50 % des capacités du territoire. Le dirigeant de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a d’ailleurs confirmé fin septembre la forte lucrativité du secteur et déclaré que les raffineries européennes du groupe « sont comme des mines d’or, cette année ».
Le géant français s’est par ailleurs engagé à baisser de 10 centimes le litre de diesel, du 1er novembre au 31 janvier 2027, dans ses 3 300 stations service. Cette décision fait suite à celle de Matignon qui a annoncé lundi 12 octobre libérer 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques. Selon le Premier ministre, cette mesure devrait faire mécaniquement baisser le prix à la pompe de 12 à 18 centimes par litre de diesel. De quoi apaiser momentanément les rouleurs, mais pas régler un problème structurel de dépendance à ce carburant.
Article écrit par Justin Delépine, Journaliste
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Dossier
Rentrée 2026 : la colère lycéenne
Lycées, 17 octobre : « Faisons fructifier la colère »
La mobilisation du 17 octobre signe-t-elle un début de convergence des luttes ? Après des semaines de manifestations lycéennes et étudiantes, les appels à se mobiliser se multiplient. Notre émission en accès libre.
À l’air libre
15 octobre 2026 à 18h57
Samedi 17 octobre, de nombreuses manifestations sont annoncées partout en France. Des mobilisations qui font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux avant même l’émergence de la mobilisation lycéenne.
Ces appels de citoyen·nes et de collectifs, désormais soutenus par certains syndicats, insistent sur la hausse des prix mais les revendications sociales, écologiques, politiques et démocratiques vont souvent bien au-delà.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret.
Avec :
- Inès Nesrine Boutaybi, élue au Conseil de vie lycéenne de l’établissement Eugène-Delacroix à Drancy (Seine-Saint-Denis), étudiante à Sciences Po Paris ;
- Pierre Douillard-Lefevre, chercheur en sciences sociales, contributeur de Contre-Attaque et auteur de plusieurs livres sur les libertés publiques et la militarisation de la police et de la société : L’Arme à l’œil (éd. Grevis, 2016), Nous sommes en guerre (éd. Grevis, 2021) ; Dissoudre (éd. Grevis, 2024) et Maudite soit la guerre, manuel de résistance antimilitariste (éd. Divergences, 2025) ;
- Anne-Gaëlle Kramer, infirmière libérale en Côte-d’Or, vice-présidente d’Infirmiers libéraux en colère, qui a lancé un appel commun à la mobilisation pour les 17 et 18 octobre avec les collectifs Convergence infirmière et La Force invisible des aides à domicile ;
- Fatima Ouassak, essayiste, politologue, militante écologiste et antiraciste, cofondatrice du Front de mères et de la maison de l’écologie populaire Verdragon à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), autrice de La Puissance des mères (éd. La Découverte, 2020), Pour une écologie pirate. Et nous serons libres (éd. La Découverte, 2023) et coautrice avec Alice Coffin du Camp du bien (éd. Les liens qui libèrent, 2026) ;
- Julie Souman, cofondatrice du Mouvement des mères isolées, ancienne participante du mouvement « Bloquons tout ! » de septembre 2025 ;
- Ayoub, élève de terminale au lycée Mozart du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
Connu / https://bsky.app/profile/edwyplenel.bsky.social/post/3mxwss4oeps2r
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@edwyplenel.bsky.social
La mobilisation du 17 octobre signe-t-elle un début de convergence des luttes ? Après des semaines de manifestations lycéennes et étudiantes, les appels à se mobiliser se multiplient. L’émission en accès libre de Mediapart.
21:38 · 15 oct. 2026
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Tr.: ...
nous vivons un moment fasciste sous Macron ... menace insurrectionnelle ... joie, solidaires, dimension raciale et coloniale ... solidarité antiraciste ... violence institutionnelle subie par les lycéens dans des conditions déplorables et insalubres ... crée de la haine, réponse proportionnelle à ces violences institutionnelles ... majoritaire manifestations pacifiques ... ce n'est pas encore un État fasciste, le RN au pouvoir, ce serait pire ... patriarcat hyper puissant dans le monde de la santé ... on ne fera pas barrage à l'extrême droite pour sauver l'extrême centre ... travailler l'ancrage local pour que la gauche de rupture gagne ... le fascisme est l'évolution de la démocratie par temps de crise ... on bouleverse la nasse électorale ... Mélenchon victoire, pas impossible ... patronat ne cache plus sa préférence vers l'extrême droite ... pas seulement déléguer par le vote, descendre dans la rue ... croit aux mobilisations sociales face au violences administratives avec peu de recours ... contrôles de la CAF ... devoir prouver qu'on est célibataire ... une maman a santé du 7ème étage car n'avait plus de solutions ... faire fructifier sa colère, en faire de la joie ... si pas de violence, on n'est pas écoutés ... c'est un rapport de forces ... les citoyens les plus précaires souffrent le plus ... avec les professeurs, on recherche le même but ... se battre pour le maintien à domicile ... quartier populaire et quartier huppé ... les gens seuls à domicile regardent la TV h 24 les chaines d'info en boucle, ça les rend encore plus racistes ... appel toutes et tous à sortir dans les rues et revendiquer ...
MOUVEMENT SOCIAL
13.10.2026
Les mobilisations lycéennes de ces dernières semaines nous montrent la voie. Ce soulèvement de la jeunesse nous indique le chemin pour enfin exiger collectivement des politiques publiques qui répondent à l'intérêt général et prennent à bras le corps les problématiques de notre avenir à tou·tes: lutte contre le changement climatique, développement des services publics, justice sociale, accès à une alimentation de qualité, dynamique des territoires ruraux et des quartiers populaires...
...
Connu / https://17octobregiletjaune.net/actualites/mobilisations-du-17-octobre-la-confederation-paysanne-appelle-a-la-convergence-des-luttes
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921507
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gilles geirnaert about an hour ago
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Nicolas Framont
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de la jeunesse populaire, un consensus règne : “la violence ne résout rien”. Manifester oui, mais “pacifiquement” et sans feux de poubelles. Si possible en annonçant son parcours à l’avance. Macron, lui, réclame une mobilisation “dans le calme, dans l’ordre”. Et puis pourquoi ne pas “rétablir le dialogue” au sein des lycées, sur la base d’une grande concertation par exemple ? Parce que ça ne marche pas. Si la “violence”, terme sur lequel il faut revenir tant il est flou et arbitraire, s’impose, c’est parce que la non-violence a toujours été inefficace.
Qu’est-ce que la violence ?
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Demander gentiment n’a jamais fonctionné
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“en démocratie” on peut vouloir brûler des poubelles précisément parce que nous ne sommes pas en démocratie. La démocratie, ce n’est pas l’élection d’un monarque tout puissant tous les cinq ans. C’est le pouvoir du peuple. Or, nous n’avons pas d’autre pouvoir qu’en obtenant un rapport de force avec ceux qui nous oppriment.
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Comment créer un rapport de force
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Seul le nombre nous protège (en partie) de cette répression. Aussi, pour parvenir à mettre en œuvre des blocages à grande échelle, il faut parvenir à convaincre un nombre suffisamment important de gens que le jeu en vaut la chandelle. C’est la chose la plus dure à obtenir : pourquoi sacrifier son temps, son énergie, son argent et son intégrité physique pour rejoindre une lutte ? Parce que l’on sait qu’elle peut fonctionner et rapporter à tout le monde de sérieux gains (pas seulement financier, mais aussi en termes de pouvoir démocratique, de dignité, de conditions de travail etc.). Cela veut dire qu’il ne faut pas multiplier les actions brouillonnes, mais regrouper toutes ses forces en même temps. L’annonce du 17 octobre (trouvez le rendez-vous le plus proche de chez vous sur cette carte interactive) permet ce genre de regroupement de force : quand une date arrive sur toutes les lèvres (mais est-ce déjà le cas ?), on peut espérer que le nombre de gens convaincus que le jeu en vaut la chandelle soit suffisamment élevé pour qu’on aille au-delà de l’action symbolique, que l’économie capitaliste soit sérieusement ébranlée pour plusieurs jours, que le pouvoir ressente, à minima, de la peur.
En finir avec l’impuissance apprise
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Pour en finir avec cette impuissance apprise, il nous faut des victoires. Et pour cela, il faut concentrer son attention sur ce qui crée du rapport de force et arrêter de les disperser dans des actions symboliques, démonstratives, performatives, tout en faisant attention à ce que la répression peut provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens sont convaincus de cela, et depuis quelques années la part de la population en colère essaye de briser les vieilles routines. À voir si, après l’élan radical du mouvement lycéen, le 17 octobre transforme l’essai.
https://frustrationmagazine.fr/pourquoi-la-non-violence
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de ...
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connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921449
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gilles geirnaert about an hour ago
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale
par Mohamed Lamine Kaba
Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer sous l’effet conjugué de son cynisme intérieur et d’une *déroute stratégique historique à l’extérieur
...
La grande césure des discours
...
Le diptyque du cynisme
...
La realpolitik énergétique et le solde des comptes
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De Fukuyama à la réalité des puissances
Quoi qu’il en soit, l’accumulation des tensions internes et des revers extérieurs scelle le crépuscule des illusions technocratiques.
La thèse fukuyamienne de la «fin de l’histoire» et du triomphe inéluctable du modèle libéral cède la place aux réalités de la rivalité des blocs.
Comme l’a si bien analysé Emmanuel Todd, la décomposition interne des modèles d’autorité et l’isolement stratégique révèlent la vulnérabilité d’un système qui a préféré la gestion comptable au dialogue social et au réalisme diplomatique.
Il est désormais évident que les élections ne suffiront plus à contenir la frustration sociale en France. Le macronisme s’effondre par le vide éthique de son dogmatisme. Car, l’isolation sociologique du pouvoir accélère la désintégration de sa base électorale. La chute de Macron ne viendra pas des prétoires, mais de la rue insurgée.
La France doit donc cesser de mutiler sa propre jeunesse.
Mohamed Lamine Kaba
source : New Eastern Outlook
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale - Réseau International
par Mohamed Lamine Kaba. Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer.
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France Finance Stockage
4 octobre 2026
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Franck Woitiez, président-directeur général de TagEnergy
TagEnergy et la Banque des Territoires inaugurent leur système de stockage d’électricité par batteries de Cernay-lès-Reims, dans la Marne. D’une puissance de 240 MW pour une capacité de 480 MWh, l’installation est en exploitation commerciale depuis mai 2026. Plus grande batterie opérationnelle en France, elle constitue le premier actif de TagEnergy en service dans le pays. Une idée de ce qu’est le stockage XXL !
La batterie de Cernay-lès-Reims permet d’injecter cette puissance de 240MW pendant 2h (soit la consommation de 450 000 foyers), restituée aux moments où le réseau en a le plus besoin. Elle est détenue conjointement par TagEnergy et la Banque des Territoires qui est entrée au capital du projet en 2025. Ce site constitue le premier investissement conjoint des deux partenaires dans le cadre d’un partenariat conclu pour trois ans en 2025 en vue d’accompagner le financement de plusieurs projets de batteries en France.
L’inauguration qui a eu lieu en ce début d’automne s’est tenue en présence de Jérôme Goulden, maire de Cernay-lès-Reims, d’Arnaud Robinet, maire de Reims et président de la Communauté Urbaine du Grand Reims, de Jacques Veyrat, président fondateur d’Impala et actionnaire initial de TagEnergy, des représentants d’Omnes Capital, de Mirova et d’Exor N.V., actionnaires de TagEnergy, ainsi que d’une centaine d’invités parmi lesquels des élus, partenaires et acteurs économiques du territoire.
Un projet exigeant construit en concertation étroite avec le territoire
Raccordé au réseau de transport d’électricité de RTE à une tension de 225 000 volts et équipé de 140 containers de batterie (Megapacks) fournis par Tesla, répartis sur un peu plus de 3 hectares, le site a été mis en service après avoir satisfait aux exigences de simulations, tests et certifications nécessaires à la fourniture de services de régulation de fréquence (FCR, aFRR), et de tension pour contribuer à la stabilité du réseau RTE.
« Cernay-lès-Reims est la démonstration que le stockage d’électricité à grande échelle est désormais une réalité industrielle en France. Les chiffres de ces quatre premiers mois le montrent : ce site fonctionne et nous sommes fiers de ce succès collectif. Ce modèle est exactement celui que nous souhaitons pouvoir reproduire à l’avenir. » déclare Franck Woitiez, président-directeur général de TagEnergy.
« Un projet de cette taille ne se fait pas sans la confiance des élus et des habitants »
Le projet s’est construit en étroite concertation avec le territoire et avec le soutien continu de la municipalité de Cernay-lès-Reims et de la Communauté Urbaine du Grand Reims. Ce projet a également été rendu possible grâce à la collaboration de plusieurs acteurs reconnus : Tesla pour la fourniture des équipements, la coordination de la construction et l’interface marché, Eiffage pour le génie civil et électrique, et RTE en tant que gestionnaire de réseau. Le financement du site a par ailleurs été assuré par un consortium bancaire réunissant ABN AMRO, NORD/LB et la Caisse d’Epargne CEPAC.
« Un projet de cette taille ne se fait pas sans la confiance des élus et des habitants. Nous avons pris le temps du dialogue et de l’explication. Cet été, la batterie s’est chargée quand l’électricité était surabondante et a restitué cette énergie quand le réseau en avait besoin. Cette flexibilité devient progressivement essentielle au système électrique et permet d’intégrer davantage d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique » explique Christophe Léonard, directeur associé de TagEnergy pour la France.
Des priorités stratégiques alignées en faveur de la filière du stockage d’électricité
Le partenariat d’investissement conclu pour trois ans entre TagEnergy et la Banque des Territoires a vocation à financer plusieurs installations de stockage de grande taille en France. La Banque des Territoires intervient à hauteur de 49 % du capital nécessaire aux sociétés de projets pour porter les actifs ainsi développés, TagEnergy restant actionnaire majoritaire de ses actifs. La Banque des Territoires est mobilisée pour accompagner la mise en place du nouveau mix énergétique décarboné, notamment par le déploiement de la filière du stockage d’électricité. Positionnée sur ce segment depuis 2021, avec plus de 250 MW de batteries en exploitation, 150 MW en construction, et plusieurs centaines de MW en développement, la Banque des Territoires ambitionne de s’engager plus activement sur ce secteur. Ce partenariat s’inscrit en pleine cohérence avec les mesures prioritaires de son plan stratégique.
« La mission de la Banque des Territoires est d’accompagner les projets d’envergure comme celui de Cernay-lès-Reims. Notre ambition est de renforcer les capacités de stockage et contribuer à la construction d’un système énergétique compétitif et capable d’intégrer toujours plus d’électricité renouvelable, au service de l’électrification de l’économie française et de la souveraineté énergétique du pays » ajoute François Wohrer, directeur de l’investissement de la Banque des Territoires.
Premier bilan
Un premier bilan de la plus grande installation de stockage d’électricité par batteries de France après 15 mois de construction et 4 mois d’exploitation :
- 41 635 Heures-homme mobilisées sur le chantier
- 145 Cycles complets en 125 jours
- 70,5 GWh Injectés sur le réseau depuis fin mai au 23 septembre 2026
De l’émergence de l’altérité au changement de représentation : tiers exclu et tiers inclus Théorie et pratique
Livre papier
27.00 €
Livre numérique
20.99 €
Comment se réalise une médiation ? Qu’exige le métier de médiateur?
Cet ouvrage revient à l’essentiel d’une pratique fondée sur une éthique claire et exigeante. Il s’attache à éclairer la « boîte noire » qui constitue le noyau actif de toute médiation fructueuse : le processus ternaire de médiation. L’auteur en présente les principes, leviers, méthodes.
Passage d’une logique conventionnelle (binaire) à une logique quantique (ternaire), du tiers exclu au tiers inclus, changement de représentation...
...
Date de publication : 08/10/2026
Collection : Interfaces et transdisciplinarités
Grand entretien Social Travail Société
Des salariés qui doutent de tenir jusqu'à la retraite, une perte de sens largement ressentie, des jeunes désabusés… Selon la sociologue Dominique Méda, il faut redonner la parole et du pouvoir à celles et ceux qui travaillent.
Naïri Nahapétian, Catherine André, le 10 octobre 2026
12 min
Entretien avec Dominique Méda
Professeure de sociologie à l'université Paris Dauphine-PSL, présidente de l'Institut Veblen
Dans les manifestations lycéennes, qui agrègent désormais étudiants et parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, nombreux sont les jeunes à se révolter contre la pénurie de moyens qui leur sont accordés et, au-delà, à redouter les difficultés qu’ils auront pour s’insérer sur le marché du travail.
La sociologue Dominique Méda qui publie un nouvel ouvrage avec l’économiste Eric Heyer et le juriste Pascal Lokiec – « Les caisses sont vides » Le grand malentendu, à paraître le 14 octobre 2026 chez Flammarion – rappelle pourtant que les milliards existent et qu’une série de réformes pourraient permettre de réinvestir efficacement cet argent dans les services publics, la transition écologique ou encore l’intelligence artificielle, qui percute au premier chef les emplois des jeunes mais aussi des moins jeunes.
C’est d’ailleurs à la spécialiste du travail, qui a également écrit cette année Le travail. Pourquoi travaillons-nous (Autrement, 2026), que nous avons choisi de poser nos questions. Philosophe et économiste, Dominique Méda nous fait voyager dans l’histoire de ce concept, depuis Aristote jusqu’à Marx en passant par Adam Smith. Et jusqu’aux mutations contemporaines de cette activité centrale dans nos sociétés. Elle passe en revue la dégradation des conditions de travail, et fait des propositions concrètes pour y répondre, ce qui passe notamment par la nécessité de démocratiser l’entreprise.
A quel point les conditions de travail se sont-elles dégradées ces dernières années, et pourquoi ?
Dominique Méda : Si l’on suit les analyses de la Dares, qui tient la chronique régulière des conditions de travail depuis 1978 grâce à son enquête « Conditions de travail »1, la dégradation n’est pas récente. Elle commence à la fin des années 1980, marque une pause entre 1998 et 2005 puis reprend. En 2019, 37 % des salariés déclaraient ne pas se sentir capables de faire le même travail jusqu’à la retraite. C’est énorme, d’autant que ce chiffre concerne aussi bien les employés et les ouvriers (39 %) que les cadres (32 %).
Les explications sont multiples : accentuation de la compétition internationale qui pèse sur les entreprises et donc sur leurs salariés ; diffusion très rapide des nouvelles technologies qui accélèrent le rythme de travail ; management par les chiffres qui prend des proportions folles – qu’il s’agisse du secteur privé ou public… La Dares vient tout juste de publier les résultats de la vague 2023 de l’enquête : même si l’intensité du travail a baissé, ce sont désormais 41 % des salariés qui disent ne pas se sentir capables de tenir dans leur travail jusqu’à la retraite…
Pourquoi le sentiment de la perte de sens, de plus en plus exprimé par les salariés, n’est-il pas considéré ?
D’abord parce que le caractère dégradé des conditions de travail fait l’objet d’un immense déni en France, où il existe un véritable mal-être au travail pour de nombreuses personnes. Une large partie des responsables politiques et économiques le nient en prétextant notamment que les Français sont des râleurs, ne sont jamais contents et que c’est cela qui transparaît à travers ces résultats.
Nous pouvons leur rappeler que la France est aussi la championne des accidents mortels et non mortels, notamment chez les jeunes, et que cela, c’est objectif ! Ensuite, les dirigeants d’entreprise expliquent que leurs marges de manœuvre sont limitées, que la concurrence est forte, etc.
Jusqu’à il y a peu, de surcroît, le taux de chômage était tellement élevé que les conditions de travail n’étaient en aucune manière la priorité. La (trop légère) diminution du chômage a permis de remettre le projecteur sur les conditions de travail. Il se pourrait que les changements démographiques y contribuent également, dans la mesure où, avec le départ à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, ils vont entraîner des pénuries de main-d’œuvre.
La France est un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi
Dans votre livre, vous montrez que les jeunes Français figurent parmi les plus insatisfaits de leurs emplois – seuls les Hongrois et les Polonais le sont davantage. Comment l’expliquer ?
L’insatisfaction des jeunes envers leur travail est en effet très élevée en France. Le cœur de l’explication réside dans le caractère extrêmement hiérarchique de l’entreprise en France, un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi. A plusieurs reprises, on a essayé de réformer l’entreprise : je pense au rapport Bloch-Lainé en 1963, dans lequel l’auteur écrit : « Il est clair aujourd’hui que les salariés ne peuvent se contenter d’être de simples apporteurs de travail (…) ; que la prospérité des entreprises, comme celle de la nation, leur importe et leur est due, autant qu’aux apporteurs de capitaux. »
Le rapport proposait que les salariés entrent au gouvernement de l’entreprise. La réaction du patronat fut immédiate et négative : la participation aux organes de direction menacerait le principe fondamental selon lequel le pouvoir dans l’entreprise découle de la propriété du capital. Même réaction à la publication du rapport Sudreau, en 1975, qui contenait environ 70 propositions destinées à démocratiser l’entreprise, renforcer les droits des salariés et moderniser la gouvernance.
Depuis, nos entreprises restent très hiérarchiques dans leur organisation. Les salariés sont moins consultés et associés aux décisions que dans les autres pays européens. Nous avons montré avec Maëlezig Bigi et Agnès Parent-Thirion, dans les résultats de l’enquête d’Eurofound de 2021, combien la France était mal placée.
Sur la question des jeunes, la Dares a apporté une réponse très claire : quel que soit leur niveau de diplôme, leurs conditions de travail sont plus mauvaises que celles des autres tranches d’âge : moins d’autonomie, plus d’insécurité socioprofessionnelle. Les jeunes se distinguent avant tout de leurs aînés du point de vue de l’exposition aux contraintes physiques : ils restent longtemps debout ou dans une autre posture pénible ou fatigante (surtout les moins de 24 ans), effectuent des déplacements à pied longs ou fréquents, portent ou déplacent des charges lourdes, effectuent des mouvements douloureux ou fatigants et subissent des secousses et des vibrations beaucoup plus fréquemment que les autres classes d’âge.
L’enquête européenne sur les conditions de travail, qui existe depuis 1991 et dont la vague 2021 concerne 71 000 actifs occupés dans 36 pays confirme que les jeunes Français supportent des conditions de travail plus difficiles que leurs voisins. Nous venons de rendre un rapport à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep2) qui tente d’expliquer pourquoi 36 % des jeunes veulent se réorienter six ans après la sortie des études.
Nous formulons trois hypothèses : les mauvaises conditions de travail ; l’insécurité socioprofessionnelle et le caractère précaire de leurs conditions d’entrée dans la vie active ; la mauvaise articulation entre un système éducatif encore très rigide et le monde du travail. Dans d’autres pays, l’articulation est meilleure, les jeunes peuvent plus expérimenter les différents métiers. Ceux qui ont engagé des démarches veulent changer de métier et évoquent d’abord une recherche de sens du travail, puis une amélioration de leurs conditions de travail, enfin la rémunération3.
Les jeunes souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux
L’augmentation du niveau de diplôme est-elle tout de même un progrès ? Et est-ce une aspiration des jeunes, ou bien est-ce que beaucoup ne veulent plus faire de longues études ?
Oui, l’augmentation du niveau général d’éducation est un énorme progrès : 53 % des 25-34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur. Le vrai sujet est que les jeunes, toujours mieux formés, arrivent sur le marché du travail avec des attentes immenses. Ils souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux. Alors même qu’ils arrivent chaque année avec un niveau de formation plus avancé, leur taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne, leurs stages sont souvent peu ou mal payés, ils sont plus souvent en CDD…
Par ailleurs, subsiste toujours en France un mépris pour l’enseignement professionnel qui est très dommageable car, à l’évidence, une partie des jeunes aimerait un contact plus étroit et plus précoce avec la réalité du travail. On doit vraiment réfléchir à améliorer l’articulation entre monde des études et monde professionnel.
Voit-on déjà les effets de l’usage de l’IA sur l’emploi et dans le travail ?
Oui. Dans certains métiers cela est clair : les traducteurs, les assistants administratifs, les comptables, les travailleuses et travailleurs des centres d’appels, les juristes, les journalistes, sont affectés de manière plus ou moins forte. Ce sont les tâches les plus simples et standardisables qui sont d’abord prises en charge par l’IA.
On ne voit pas encore de véritables saignées dans l’emploi, mais on sait que les jeunes sont particulièrement touchés parce qu’ils commençaient souvent leur parcours professionnel par les tâches les plus simples, pour apprendre le métier (faire des synthèses, des rapports…) et que ce sont ces tâches qui sont transférées à l’IA. C’est évidemment très grave. C’est la fonction d’apprentissage qui est affectée.
L’IA va-t-elle relancer l’idée de réduire le temps de travail hebdomadaire ?
C’est ce que prétendent ses concepteurs. Ils se réjouissent du fait que l’emploi risque de subir une énorme saignée dans les années qui viennent, en particulier dans les pays les plus riches, parce qu’il devient enfin possible d’imaginer un monde sans travail. Nous allons, selon eux, enfin pouvoir nous consacrer au loisir.
Elon Musk prédit la fin du travail obligatoire, Sam Altman le passage rapide aux 32 heures de travail par semaine. Tous deux suggèrent qu’un revenu universel permettra à chacun de vivre. On renoue ici – d’une manière beaucoup plus inquiétante – avec les prédictions de Keynes dans sa fameuse Lettre à nos petits-enfants, où il affirmait qu’en 2030, nos sociétés étant devenues huit fois plus riches, il serait possible de ne plus travailler du tout ou seulement trois heures par jour.
Je ne crois pas un seul instant au scénario développé par Musk et Altman. D’abord, je ne crois pas que l’IA remplacera tous les emplois. La société se sera révoltée bien avant que cela ne se produise – si cela devait se produire. Ensuite, peut-on souhaiter être gratifiés d’un revenu universel qui nous permettrait d’acheter les biens et services produits au moyen de l’IA sans travailler ? Il est certain que, calculé et distribué par les quelques grandes entreprises propriétaires des dispositifs d’IA, le montant de ce revenu serait très faible. Et que les manifestations réclamant son augmentation seraient vite réprimées.
Mais que faire face au danger que représente l’IA pour l’emploi ?
Je suggère – et j’ai vu que Bernie Sanders soutenait cette même idée – d’encadrer l’usage de l’IA, mais aussi et surtout de ne pas laisser la main à ceux qui détiennent les entreprises fournisseuses d’IA. Il faut au minimum donner du pouvoir aux salariés dans le cadre d’une démocratisation générale de l’économie. Mais aussi, dans ce cas précis, permettre aux pouvoirs publics d’exercer un très fort contrôle, voire de prendre le contrôle de ces entreprises. Les enjeux sont trop importants.
Si nous voulons engager nos sociétés dans la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain
Pensez-vous toujours qu’il faut réduire la place du travail dans nos vies et accroître celle de l’espace public ?
J’ai un peu changé sur ce point depuis plusieurs années. D’abord, malheureusement, on a pu constater que la réduction de la place du travail n’entraîne pas automatiquement un surcroît d’investissement dans la vie politique et citoyenne. Je le regrette, mais c’est ce que montrent les études. Ensuite, ce qui est clair, c’est qu’il faut tout autant développer la démocratie à l’intérieur des entreprises, des organisations de travail, qu’au-dehors.
Enfin, un des points qui me semble essentiel, est que si nous voulons engager nos sociétés dans ce que j’appelle la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain. Car moins de mécanisation, moins de recours à des dispositifs qui consomment de l’énergie et émettent du CO2, cela signifie plus de travail humain, plus d’huile de coude.
On doit ainsi quitter cette agriculture hypermécanisée, qui abuse des pesticides et qui, comme l’ont montré les travaux du Bureau d’analyse sociétale d’intérêt collectif (Basic4) produit des impacts négatifs que l’Etat est obligé de compenser pour un coût d’au moins 19 milliards. Il faut développer une agriculture biologique, moins mécanisée, sans pesticides, capable de proposer des produits de grande qualité gustative bons pour la santé, contrairement à la malbouffe.
Cette transformation devrait s’accompagner d’un surcroît de sens au travail, comme le rappelle Loïc Wojda dans L’émancipation paysanne. Essai de prolongement de la réflexion éthique de Pierre Rabhi (Le bord de l’eau, 2021). Cela ne signifie pas que nous devrons chacun et chacune travailler plus : il nous faudra répartir ce plus grand volume de travail sur l’ensemble de la population en âge de travailler.
Existe-t-il des modèles en Europe de relations de travail épanouisssantes, facilement transposables ?
On sait bien que rien n’est facilement transposable. Il y a des histoires, des traditions et des chemins nationaux, ce que les sociologues appellent un « sentier de dépendance » (path dependecy). Mais il y a des pays où cela va clairement mieux qu’en France : en exploitant l’enquête européenne sur les conditions de travail, Duncan Gallie et Ying Zhou5 ont montré que les organisations du travail corrélées à plus de bien-être des salariés, de moindres absences, une meilleure qualité du travail étaient concentrées dans les pays nordiques, et qu’elles constituaient des organisations dites apprenantes – c’est-à-dire laissant plus d’autonomie aux travailleurs et les consultant davantage.
Plus précisément, ces organisations de travail sont plus répandues là où la codétermination est en vigueur, c’est-à-dire là où le pouvoir est mieux partagé entre représentants de travailleurs et des actionnaires. Avec un certain nombre de collègues, nous portons donc l’idée qu’il faut donner plus de pouvoir – d’expression, de contrôle et de décision – aux représentants des salariés. C’est ce que suggère le rapport que vient de rendre la sociologue belge Isabelle Ferreras à la ministre espagnole du travail intitulé « Deux promesses à celles et ceux qui travaillent : la voix et la propriété », qui ouvre la voie à une véritable révolution.
Un grand chantier à ouvrir est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer à sous-rémunérer les métiers essentiels, surtout avec le choc démographique à venir
Si l’on ne peut pas transposer un modèle, on peut tenter de s’en rapprocher. Comment repenser le travail ?
Il me semble urgent de mettre la question du travail au cœur de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Vous allez me dire que c’est déjà le cas : le débat public n’est-il pas déjà plein de ces expressions : « La valeur travail est en crise », « Nous ne travaillons pas assez », « Les jeunes sont paresseux », « L’assistanat est un cancer » ? Mais évidemment, ce n’est pas à cela que je pense.
Il faut ouvrir le chantier des conditions de travail sans lequel on ne pourra pas avoir un débat serein sur la retraite. L’autre grand chantier à ouvrir c’est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer – surtout avec le choc démographique qui va se produire – à sous-rémunérer les métiers essentiels. On doit mettre aussi cette question au centre des discussions. Il faut revoir les classifications et revaloriser les métiers, notamment ceux du lien.
Enfin, il faut redonner la parole et une partie du pouvoir à celles et ceux qui travaillent : c’est la clé de tout. Plus généralement, si nous concevions un projet de reconversion écologique capable d’entraîner les classes populaires, et que nous mettions enfin le travail au service de l’amélioration et de la réparation du monde – et pas au service de l’extraction ou de la destruction –, je suis sûre que la perception que nous en avons changerait complètement.
Propos recueillis par Naïri Nahapétian, Journaliste à Alternatives Economiques
Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
18H-21H
• Nathalie Latour, directrice générale de la Fédération des acteurs de la solidarité
• Olivier Bruyeron, président de Coordination SUD
• Arnaud Tiercelin, co-président du CNAJEP
• Arnaud Jean, président national de l'UFOLEP et administrateur du CNOSF
19h10 : 2ème table ronde
Faire ALLIANCE
• Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, membre du Pacte du pouvoir de vivre
• David Cluzeau, président de l’Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES)
• Laurence Lepetit, Déléguée générale de France générosités, membre de la Coalition Générosités
• Vincent Beaugrand, trésorier du collectif Nos services publics
Les 2 tables rondes seront chacune suivies d'un temps de questions/réponses avec le public.
Les échanges seront animés par le journaliste Frédéric Vuillod
20h : Clôture
Faire FORCE
20h30 : Cocktail
RENTRÉE POLITIQUE
DES ASSOCIATIONS
Un an après #ÇANETIENTPLUS,
comment transformer
l’alerte en force collective ?
18h00 : Ouverture et Passation de présidence du Mouvement associatif
Faire FRONT
18h20 : 1ère table ronde
Faire RÉSEAU
par daviddenis|Publié 13 octobre 2025
76 personnes pour constituer nos premières brigades de défense de la vie associative. 2 heures de déambulation pour interpeler le grand public ⚠️Face à la précarisation, à la baisse des moyens et au manque de reconnaissance du rôle essentiel des associations, il est temps de se mobiliser. 714 signatures de soutien !
350 actions ont eu lieu dans les villes et villages, à travers la France, derrière l’unique mot d’ordre : « ça ne tient plus ! ».
🔵 les associations de tous les secteurs et horizons, se sont mobilisées dans des proportions allant au-delà de ce qu’il était permis d’espérer, réunissant des milliers de citoyennes et citoyens autour d’elles.
𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲, car le monde associatif a pris la mesure de sa force, de sa capacité à se rassembler, de sa puissance lorsqu’il s’unit derrière un message commun, malgré des différences et des singularités sectorielles et territoriales.
➡️ Claire Thoury, présidente du Mouvement associatif, l’a exprimé dans son message à l’issu de cette journée :
« 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐮𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐥. »
...
Actu réseau par daviddenis|Publié 13 octobre 2025
le 4 octobre, 53 personnes de 13 structures se sont réunies au moulin de l’Abbaye pour le séminaire départemental annuel :
Prise de conscience politique : Autour des outils de Sébastien Hovart, les administreurs·trices de la fédération. Après avoir défini les grandes idéologies politique pour avoir un prisme d’analyse en commun, nous avons tenté de classer par grands courants les mouvements politiques, les syndicats pour définir leurs visions du monde . L’après midi, après avoir réaffirmé notre projet politique , nous avons tenté de construire un positionnement commun pour faire face et défendre nos valeurs .
Le pouvoir aux jeunes : Rêves et colères ! Durant 3 heures les 11 jeunes leaders de la fédération ont posé leurs envies de travail collectif et lancé la préparation d’un premier réseau de jeune .
La suite bientôt dans notre réseau !
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Publication publiée : 24 janvier 2026 Post category:Fraternité / Sobriété
Loin des idées reçues, les personnes précaires éclairent le chemin d’une transition écologique et juste
Premières exposées aux effets du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, les personnes en situation de précarité, souvent ignorées, portent pourtant des savoirs et des expériences concrètes, que le Pacte civique a estimés essentiels pour avancer vers une transition juste.
C’est dans cet esprit qu’une enquête qualitative approfondie a été conduite pendant deux ans pour recueillir leurs paroles. Les entretiens se sont déroulés à leur rythme, avec leurs mots, dans le strict respect de l’anonymat et de la confidentialité. Ce cadre a permis l’émergence d’une parole libre et forte, que nous vous proposons de retrouver directement dans l’étude ci-dessous.
Au total, 1 400 pages de transcriptions ont été analysées.
Vous trouverez l’étude dans sa version complète (sous format web, ou pour impression) – 71 p , ainsi que sa synthèse – 15 p.
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?JGrKqQ
Ndlr : cette étude démontre des limites voire des difficultés à embarquer ces publics dans leur participation effective aux politiques publiques.
Voir par exemple la conclusion de la synthèse :
"
Au terme de cette enquête, il apparaît ainsi que construire une transition écologique soutenable passe nécessairement par une révision profonde du cadre des politiques publiques. L’enjeu n’est pas d’exiger plus de ceux qui sont déjà les plus contraints, mais de créer les conditions collectives qui rendent possible une transition concrètement accessible pour tous. La parole des personnes concernées, en mettant en lumière à la fois les tensions, les ajustements possibles et les leviers mobilisables, constitue un apport essentiel. La réussite des transitions écologiques dépendra de la capacité collective à intégrer pleinement ces acteurs, tant dans la définition des priorités que dans les processus de décision et leur mise en œuvre.
"
En d'autres termes, de la qualité de la médiation de projet conduite dans ce domaine...
Dénoncer. Questionner ACT
Petite philosophie pratique de la médiation, de François Jullien
Quand le conflit survient, comment dénouer ce qui bloque et rouvrir un avenir ?
« Sans doute pratiquons-nous la médiation depuis toujours. C’est là, par son besoin impérieux, l’un des plus vieux métiers du monde. Mais peut-être aussi la pratiquons-nous par pragmatisme, trop cantonnés dans l’empirisme, ou bien nous contentant de la bonne volonté qu’elle mobilise. Car savons-nous la penser suffisamment en elle-même, à la fois dans sa logique propre et son art d’opérer ? »
La médiation prend une importance croissante dans nos sociétés. Mais ne garde-t-elle pas un certain flou au dire des médiateurs eux-mêmes ? Qu’est-ce qui résiste donc, en elle, à notre pensée ? Ne sommes-nous pas mieux disposés à penser la figure du Juge qui « tranche » le procès de l’extérieur, de par sa seule autorité ? Plutôt que celle du Médiateur engageant un processus d’où puisse advenir le « dénouement » du conflit ?
Date de parution : 03/10/2025
On en parle
François Jullien donne des clés de compréhension et d’approche passionnantes, permettant dès lors d’aborder la notion de médiation avec un nouvel œil plus que nécessaire dans une période qui aurait besoin de plus d’écoute
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?fo9u2A
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Date : 14 octobre 2025, 19h-21h
Titre : La théorie de la médiation de Jean Gagnepain et la problématique de la Personne
Orateur : Jean-Claude Quentel, Professeur Émérite Université Rennes 2, Membre associé du Laboratoire L.I.R.I.S. (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches en Innovations Sociétales) E.A. 7481, Psychologue clinicien.
Il s’agira dans cette séance d’introduire au modèle élaboré par J. Gagnepain qu’il a appelé « théorie de la médiation » et qui se veut une « anthropologie clinique ». Cette introduction se contentera de présenter les grands principes épistémologiques du modèle. En un second temps, on choisira de se pencher plus particulièrement, à l’intérieur du modèle, sur le registre dit du « social » qui est celui de la « Personne ».
Personnes mentionnées
1 personne Jean Gagnepain
Tr.: ...
Serge Escot
...
Jean-Claude Quentel
...
dialectique
3 parties
concepts
plans de rationnalité
clinique
3 maîtres : Saussure, Freud, Marx. Gagnepain est linguiste. Ya notions de dialectique absente du structuralisme.
l'implicite, l'inconscient. Processus inconscients ... Ya des proc"ssus en dessous
dialectique généralisée : la nature est la condition d'un dépassement d'elle-même. spécificité de l'homme de dasser la nature pour créer de la culture
Plans de rationalité ou symbolique : déconstruit en 4 registres. La raison humaine ... le langage, le logos. Linguiste, ya pas que ça, ya d'autres registres. /Lacans, acception trop large. Le comme de Lacan : identifie ou analogie, chez Gagnepain. S'appuie sur la clinique.
Analogie permet de penser. Raison humaine éclatée en 4 registres, 1 seul principe de raison, des plans d'égale importance contrairement à Scott :
La clinique orient sur l'un ou l'autre
4 formes :
peut-être yen aura d'autres
1 - le plan de la logique -> aphasie
2 - technique -> atechnique
3 - sociale -> perversions/psychoses
4 - éthique, déf spécifique -> névroses/psychopathies
La clinique :
Gagnepain parti du langage, mais complexe, ya des dimensions, berlingo à 4 faces
processus
le fait de dire, mise en mots, phonèmes ; distinguer de la langue ; tout homme parlant structure son dire ; mise en mots et phonèmes
fondé sur la clinique des aphasiques
clinique neurologique
/épilepsie q d'histoire selon psychique ou psychiatrique
aphasie idem freud, Jacobson ... fonctionnement logique
la glossologie, analyse du dire, aphasie, perte de cette logique, registre de la pensée, de la cognition ... mots qui structurent le monde
SOCIAL
homo politicus, usage du langage, enfant apprend à parler, c'est l'altérité, l'identité, capables de lien social / psychose ex Pierre Kaufmann... maladie de l'altérité a orienté chez Gagnepain la PERSONNES signes (saussurien)
clinique des perversions
ÉTHIQUE
conception précise, registre des pulsions, le quantum d'affect, pulsion naturelle, l'homme cherche la satisfaction, champ de la psychanalyse, un des moteurs de l'humain. Névroses, psychopathies, grâce à Scott ...
Dissociation des psychoses et névroses (comment je fais avec mon désir ?) /Dolto critiquée forclusion/refoulement ... pas les mêmes processus
TECHNIQUE
ya pas de théorie de la technique, moteur de l'humain comme les autres, après avoir travaillé sur les aphasies, avec Olivier Sabouraud, dissociation psychiatrie et neurologie ... des pb techniques étranges, apraxies en neurologie, idéatoires, pas affaire de langage mais des apraxies, lien moyen/fin l'homme le dépasse car capable d'abstraction, de faire sans faire, avec mini de capacités ex lever une voiture avec un engin ... se déplacer sans faire, spécifiquement humaine, des gens devenus atechniques... dame tricote avec des livres ... analyser les gestes. Le langage et ses maux (livre)
...
REGISTRE DE LA PERSONNE
personne ne connait Gagnepain, Marcel Gauchet (1) si. Théorie de l'abstraction logique, conçoit l'objet
introduction de la négativité, ne pas faire, se passer de... absence, refoulement en psychanalyse ex Lacan, case vide
Gagnepain ne dit pas le sujet. Q d'histoire, c'est Lacan qui a introduit le sujet. Parti de la personne, /historicité
/enfant, adolescent, parent a travaillé sur l'enfant
l'ado réalité sociale créée par nos sociétés, l'école obligatoire, 1975, le collège unique, avant que les familles aisées
/sortie de l'enfance émergence de la personne, pb anthropologique
... l'ado émerge de la personne, le principe de la personne, un processus, mourir à l'enfance, naître au social ... titre de mon livre l'ado se vit se transformant, vit étrangéité, distance à soi
ce qui apparaît, division de l'être sans en avoir conscience, prend une distance, division de lui-même
Gagnepain : en décalage avec lui-même
... distance à soi, division à soi ... absence à soi ... devient autre pour lui-même et pour les autres ... Paul Ricœur... Gagnepain pose l'autre dans son altérité et se pose comme autre
Pierre Kaufmann : En chacun de l'autre s'inscrit dans la personne??
...
QUESTIONS
Gagnepain singulier dans le fond et la forme, ya pas de génie
Gauchet / séminaire /Gagnepain, Lacan de province
époque du structuralisme Lacan, Lévy-Strauss, 1968
Marxiste et freudien, grâce à Gagnepain modèle cohérent
...
Antoine, crééer du cohérent, rapport entre plans ex logique et technique, rapport à la norme
complexité d'entrée /clinique
différences utiles, articuler neurologique/psychologique, pas rationalité hors du corps, dialectique nature/culture
a apporté rigueur sans imposer une pensée
un modèle doit donner une liberté, pas comment penser l'ado / ex
Q / pulsion / registre du désir mais pas articulation ??/psychique de Freud
double contradiction /norme désir spécifique de l'homme
négation prise de distance / nature mais n'en reste pas à l'implicite, revient vers une nature transformée, double négation, mouvement à 3 temps, espèce de courbe ... une nature humanisée, mise en ordre autrement
oppose structure et conjoncture
enrichit lecture pulsion de Freud / parcours narratif du carré sémiotique
sensation, perception, conception mais ne reste pas en l'air
Serge Escots :
au-delà de la nature ... écriture détourne le cerveau, transfo /culture ex motricité fine pour savoir écrire ... la culture transforme le corps
Opposition technique/éthique non, social/éthique non plus
les plans interfèrent
selon l'objectif privilégier tel ou tel plan indépendant
ex une réalité, la méthode importe ... ex le parfum ya les 4 plans et on privilégie tel ou tel ...
Antoine :
dimension anthropologique de la technique, l'instrument, techniciser le faire
/pervers travaille la technique structure sémiotique de l'outil
moyens/fins les praxies, l'instrument, l'outil est spécifiquement humain
ya pas de frontière homme/animal
Nicolas Duruz :
JCQ pas d'abstraction chez l'animal ... la pathologie révèle ... polysémie autour de la technique, pas socio-technique, le faire
l'enfant apprend la langue mais pas le langage, l'usage de la technique, l'enfant est technicien, psychologie génétique
produire des mots, répète, imite, crée ... Piaget ruiné a confondu la logique et la façon d'être logique ... idem / désir, refoulement
interprétabilité du 4ème plan
signifiant/signifié
instituant/institué
le névrosé conduit le pied sur lefrein, ... ???
Antoine /rapport à retenue
Scott a dimension psycho-pathologique
Gilbert Simondon
mésusage ... pas solvable
Nicolas Duruz :
/clinique posture TDM manière de rencontrer l'autre, écoute,
/Clinique explicative
Antoine :
/enfant / TdM grille de lecture différente
Nicolas Duruz :
/4 plans, on ne fait pas sens Scot / théorie des circuits
Badenhaim? propose de l'abandonner
/plans d'expérience formaliser dialectique
situer circuit dans chaque plan
Serge Escots :
Scott la fonde / psychologie psychiatrique psychopathologie
Gagnepain clarifie rapports entre psychologies repenser le pulsionnel plus fin que Scott
comme les autres et différente des autres
plus complexe qu'imaginé
Jean-Claude :
/anthropo : logique spécificité humain, techn idem
/sémiotique condition des autres
troubles de capacité/ de personnalité
un monde à dire, un monde à faire
aphasique et atechnique en même temps ?
...
la puberté ... au contact de Olivier Sabouraud, la neurologie, l'aphasie ... pas d'association si pas attesté cliniquement ...c'est son histoire ...
Scott et Gagnepain s'entendent sur le 4 ... effets d'opposition ...dynamique des circuits ... Si le bébé n'entre pas dans une langue, il n'active pas ses capacités logiques, idem / autres plans ... une identité narrative ... pbt abstraction chez l'humain ... ambrions de technicité chez le singe ... pas affaire de langage mais d'analyse qui se produit par l'abstraction sur 4 plans ...
(1) Marcel Gauchet et Jean-Claude Quentel (dir.), Histoire du sujet et théorie de la personne. La rencontre Marcel Gauchet - Jean Gagnepain, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
Ndlr : Scot -> http://ressources.aunege.fr/nuxeo/site/esupversions/9c37a7d0-ae59-4463-8596-9ab3eade70d6/GRH/co/image1_gif.html
je n'ai pas trouvé trace de " théorie des circuits" hormis les circuits électriques :-(
5 029 ont signé
Le Syndicat de la librairie française a lancé cette pétition adressée à Monsieur le President de la Republique
A l’heure où les salles de spectacles, les musées, les centres d’art et les cinémas sont malheureusement contraints de nouveau à la fermeture, l’ouverture des librairies maintiendrait un accès à la lecture et à la culture dans des conditions sanitaires sécurisées.
En mars dernier, l’absence de masques, de gel, de protocole sanitaire face à ce virus ne permettait pas d’accueillir le public en librairie en toute sécurité. Depuis, les libraires se sont équipés et les gestes barrières sont parfaitement respectés dans leurs magasins. La librairie est un lieu sûr.
...
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE - 135 vues - 1 - 0
L’existence indéniable d’une famille de langue dite « indo-européenne », nettement différente, par exemple, des langues sémitiques ou sino-tibétaines, a été invariablement pensée depuis trois siècles en termes de migrations, sinon d’invasions violentes. Appliquant le modèle « romain » des langues romanes, toutes issues de l’expansion de l’empire romain, les chercheurs ont posé la question dans les termes d’un peuple originel, dans un foyer originel, parlant une langue originelle, et parti à la conquête d’une partie de l’Eurasie. Sur ces bases, d’innombrables solutions migratoires ont été proposées, les plus citées aujourd’hui étant celles d’un foyer anatolien, ou steppique, ou scandinave. Tout récemment, une application sans nuance de la génétique est venue renforcer l’hypothèse steppique. En réalité, la combinaison complexe des données de l’archéologie, de la mythologie comparée, de l’anthropologie sociale, de la génétique et de la linguistique peut offrir une image beaucoup plus riche et intéressante.
Jean-Paul Demoule (https://www.jeanpauldemoule.com/) est professeur émérite de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Spécialiste du Néolithique et de l'Âge du Fer, il a dirigé entre 2001 et 2008 l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), à la création duquel il a participé.
Le séminaire de Géographie historique et géoarchéologie est organisé à l'Ecole Normale Supérieure de Paris: http://www.archeo.ens.fr/geohistorique_geoarcheologie.html
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53 minutes
Alors que le secteur du bâtiment est responsable d’environ 40 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, le changement climatique nous oblige à repenser profondément lʼarchitecture.
Les architectes contemporains cherchent à concilier matériaux modernes et écologie © Getty / Architecte : Dun Hillam / photo : Kilian O'Sullivan
Philippe Rahm est l’inventeur de la notion d’« architecture météorologique » qui intègre les notions météorologiques et atmosphériques en amont de la construction du bâtiment, pour le rendre plus écologique.
Lʼarchitecture météorologique explore le potentiel atmosphérique et poétique des nouvelles techniques du bâtiment que sont la ventilation, le chauffage, le renouvellement dʼair double-flux ou l'isolation.
Au fond, l’architecture n’est que l’art de concevoir des climats. En réalité, nous avons besoin de l’architecture uniquement pour construire des climats plus habitables et favorables à l’homme. Plus sec quand il pleut, plus chaud quand il fait froid, plus frais dans les canicules. Le changement climatique nous oblige à repenser profondément lʼarchitecture et à déplacer notre intérêt dʼune approche purement visuelle et fonctionnelle, à une approche plus sensible qui sʼattarde dʼavantage sur les paramètres invisibles et climatiques de lʼespace.
Améliorer l’isolation des bâtiments est le premier geste à accomplir pour le climat. Changer ses fenêtres permettrait de réduire ses émissions de CO2 de 15%.
Transcription : ... humanisme relationnel ++ ... Sur les émissions de co2, 2/3 sont durant la vie du bâtiment, et 1/3 les matériaux et la construction. C'est les bulles d'air contenues qui sont importantes. 20/25 cm d'isolation++ ... dessiner les mouvements de convection pour déterminer les fonctions ex. pièces chaude en haut ... idée de migration dans la maison hiver au sud, été au nord, etc ... les stores doivent toujours être placés à l'extérieur ...
32 minutes
Philosophe du vivant, il vient de faire paraitre "Raviver les braises du vivant". Un essai passionnant, qui nous invite à regarder le monde autrement et à s’affranchir des passions tristes que sont l’impuissance et le découragement.
... il confronte sa pensée au terrain et nous entraine sur des sentiers hors-piste. "Manières d’être vivant" et "Raviver les braises du vivant", ses deux derniers essais, sont publiés aux éditions Actes Sud. Il nous invite à repenser notre rapport à la nature.
...
"Un monde sans abeille, c’est un monde littéralement inhabitable. Ce n’est pas simplement inesthétique, c'est tout le schéma du vivant qui change : un monde sans abeille, c’est un monde sans personne."
"La très vieille découverte du levier me fascine : le levier permet d’agir sur quelque chose de plus grand que vous. Il faut donc inventer des leviers qui permettent d’être effectifs sur la nature qui nous dépasse."
...
"Mon problème n’est pas un problème de morale mais de cosmologie : on s’est trompés en concevant le monde comme un ranch dont il fallait s’occuper. On s'est trompés, nous sommes façonnés par les vivants ."
"Ou bien on exploite, ou bien on sanctuarise le vivant. Or, la possibilité de vivre ensemble existe depuis toujours dans le vivant. Établir une relation diplomatique avec le vivant, c'est une manière d’ouvrir un troisième espace de possible."
"Le pistage, c’est le goût du détail révélateur, l’idée qu’il y a des traces de structures cachées qui sont visibles. C’est ce que j’essaye d'instaurer dans mes écrits aussi : un lien entre philosophie et pistage, une philosophie de terrain."
"La philosophie m’a fasciné parce que j’avais un sentiment de désorientation à l’égard de l’existence. J’ai pressenti tôt que la philosophie pouvait constituer une carte. C’est-à-dire qu’elle a pour vocation de nous orienter dans un monde compliqué."
Les invités Baptiste Morizot, philosophe, maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille
Ndlr :
- sortir de la conception dualiste animal/nature - homme ++
- on a besoin de ce type de rapport au vivant pour PRENDRE LE PARTI DE L'ANTHROPOCÈNE... => contacter et valoriser ACT
Présentation
Labo de l'école Urbaine @École urbaine de Lyon
Conférence
Afin de donner une vision d’ensemble de l’Anthropocène, François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, chercheur à l'Université de Liège, enseignant à Sciences Po et à l’Université libre de Bruxelles et membre du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), présentera l’Atlas de l’anthropocène (Presses de Sciences Po, 2019). Cet ouvrage, réalisé avec Aleksandar Rankovic et l’Atelier de cartographie de Sciences Po, multiplie les points de vue et mobilise tant les sciences sociales et que les sciences expérimentales pour montrer le caractère systémique des problèmes environnementaux qui surgissent de manière éparse. Il connecte les questions de réchauffement climatique, de chute de la biodiversité ou encore de pollution avec leurs conséquences sociales et politiques.
Intervenants François Gemenne, politiste, chercheur dans un département de géographie
En coopération avec The Shift Project
Transcription : ... holocène ... l'homme est devenu la principale force de transformation de la planète. Anthropocène, concept politique ... cission des sciences naturelles d'un côté et des sciences humaines et sociales, de l'autre. Nous en payons un peu les pots cassés. ... On se trouve face à un pb dont on doit faire notre nostra coulpa. La terre et le monde ne sont pas deux entités séparées. Ces transformations sont en réalité provoquées par un petit groupe, essentiellement d'hommes. Capitalocène, oligoanthropocène. Sens par rapport à la perspective de sortie. Avant tout terriens et terriennes. /asile, immigration et a : interrogation la plus brutale faite à la manière de notre identité collective. savoir si nous allons considérer celui qui est au-delà de nos frontières comme un étranger ou une partie de nous-mêmes. Notre responsabilité. On fait tous partie du même TOUT, du même groupe social, d'une même humanité. Déterminer comment les accueillir : les repousser ou les accueillir comme partie de nous-mêmes. Q centrale de la nouvelle encyclique du pape. Nos frères, nos semblables ou des étrangers ? Kent /concept d'hospitalité universelle à partir du constat que la terre est sphérique. Impossible d'établir un droit de propriété car nous sommes réduits à cette sphère.
/relations internationales
signaux passé au rouge. Conscience plus grande dans l'opinion grâce aux marches et grèves des jeunes. /publicité de life en 1962 par entreprise pétrolière faire fondre des glaciers, publicité holocénique. N'imaginait pas notre impact sur la terre. L'impossible de l'époque s'est réalisé. État d'esprit où nous séparions la terre et le monde. Depuis, records de températures battus tous les ans depuis 2014, Tendance de long terme. >1990 que des hausses de temp ! ~50 ans >sec guerre mondiale consommation repartie à la hausse, baby boom, golden sixties, très forte croissance des émissions de gaz à effet de serre. Peu connu : 2 générations entre émissions et impacts (nos actions et les conséquences).Ça va aller de mal en pis pendant les 50 prochaines années. En démocratie, temps du mandat court, résultats à long terme pas vendeur. Grave difficulté que nous sous-estimons. Prisonniers de ces contraintes de court terme. Obj avec des termes qui dépassent ceux qui s'y engagent. ex en 2015 accords de Paris. Horizon lointain, mais rien sur le chemin à parcourir et baliser. ex perdre 100 g/mois ou 3 g/j pour 10kg en 2050. Nous laissons filer les concentrations de GES dans l'atmosphère. fixe sous l'holocène. 337 ppm né now 416 ppm. 450 limite des 2°C. 2-3 ppm/an. La crise covid-19 nous place sur la bonne trajectoire (7-8%/an de baisse). Aveu d'impuissance. Permet d'avoir conscience de l'effort.
...
La fonte de la glace antartique provoque une hausse du niveau des mers de 60m et pourrait intervenir dans 150 à 200 ans. Cela génère un défi pour les États dont les limites actuelles sont tout sauf inéluctables. ... Qui est responsable ? Les États, les gens, les entreprises ? Qu'est-ce qu'on considère comme équitable ? Les engagements de l'accord de Paris est notoirement insuffisant et ne sont même pas respectés. Ce qui m'inquiète le plus c'est de ne voir l'action que dans le cadre des frontières nationales. Sur une terre sphérique, ça ne suffira pas. La lutte contre le changement climatique : la France doit faire bien plus que sa part, ensemble et avec les autres. Prisonniers de 3 pb fondamentaux : - pas de liens entre les ém de GES et les impacts subis par ce pays. Aucun pays n'a intérêt à agir. Donc agir pour tous et non pas pour soi. - Décalage entre les ém de GES produits par une génération et les impacts subis par cette génération. Agir pour des gens pas encore nés. - Énormément de gens souhaitent encore le statu quo ! Donc la notion de transition est obsolète. Nous gardons des instruments qui datent de l'holocène. Défi collectif de la vision du monde dans lequel nous souhaitons vivre. Agir au-delà de nos frontières, en TERRIENS, les 9 limites planétaires définies sous la houlette de rochtrom?? se définir en tant qu'HUMANITÉ.
1:27 : questions
/incendies en Californie impact mais on ne peut pas relier pour mécanisme de compensation.
/littoral : repli stratégique du conservatoire du littoral, volonté de le faire partager. L'amée Fr aussi à 50/60 ans. Enjeu sur l'adaptation des sonars sous-marins. Vision de long terme. Mais globalement, le politique dans posture réactive plutôt que proactive. ex. asile/migrations. >>enjeu /démocratie Chambre du long terme à la place du sénat, droit de vote pondéré selon l'age de l'électeur.
/rendre ces ressources plus disponibles : sont dans le domaine public coûte 25 € transformer une partie en matériaux pédagogiques à disposition des enseignants
et /participation de groupes comme convention /démocratie il n'y a pas de majorité démocratique aujourd'hui ex inde, usa, brésil, australie, élus sur anti-climat/anti-biodiversité. Comment la construire ? /alphabétisation écologique de la population dont pers âgées par des conv citoyennes ressorties comme 150 greta thunberg ; l'étendre aux mairies comme processus délibératif. Gens aliénés /choix collectifs qu'ils peuvent faire. Résoudre la crise de la démocratie représentative IMPÉRATIF.
/angoisse : lignes de lumière ? Le confinement a été une catastrophe. Ce n'est pas une crise car pas éphémère. Pas de retour à la normale ! C'est ce que nous dit l'anthropocène, transformation durable. Réapprendre à vivre pour tenir dans le long terme. ARRÊTER DE PARLER DE CRISE
Comment on fait ?
- Faire son deuil du monde d'avant. Conditions de vie vont changer, renoncer à colonisation généralisée, rendre à l'état sauvage. Zones habitables ou non, objectivations ?
- Ne pas se voiler la face.
- Se ré-approprier les choix collectifs
- Construire un projet politique
Arrêter de percevoir ça comme des contraintes temporaires à échapper. En faire un VRAI projet POLITIQUE ENTHOUSIASTE ex. construction européenne, s'en inspirer. Déléguer à des entités supra-nationales.
revue gratuite anthropocène 2050 ++
/the conversation /pierre charbonnier /mobilisation du gouv chinois /annonce à la tribune de l'ag de l'onu de relever obj de lutte contre chgt, neutralité carbone en 2060, obj ambitieux, renonce à l'idée de croissance infinie IMPORTANT : voie de passage possible bien que non démocratique : tragique car dictature alors que nos démocraties n'y sont pas arrivées à avoir le même niveau d'ambitions. La chine a des pressions intérieures sociales et position unique d'être coupable et victime. Peut donc prévoir à long terme.
Connu / https://twitter.com/RaphieJarrige/status/1313511088525377537
"
Raphaëlle @RaphieJarrige Niveau 1 :
En place pour la conférence sur l'atlas de l'anthropocene avec @Gemenne
organisée par les collègues de @CSTI_UJM
@Univ_St_Etienne
dans le cadre de #FDS2020. Salle comble limitée par la jauge réduite, bravo pour la mobilisation !
6:07 PM · 6 oct. 2020·- 1 Retweet 1 Tweet cité 5 J'aime
Raphaëlle @RaphieJarrige · 6 oct. Niveau 2 :
Un évènement qui marque la rentrée de l'anthropocene de l' @EcoleUrbaine. Une question qui dynamise complètement leurs recherches: comment penser la ville et l'urbanisation dans cette aire de l'anthropocene. Une mission qu'ils s'imposent: être acteur du debat
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Ndlr : le contacter à l'Université de Liège en tant que chercheur ? ACT
En octobre 2020, l’Atelier Paysan lancera sa formation longue d’accompagnant·e en technologies paysannes. Une formation nouvelle et unique en son genre pour encourager et accompagner le développement sur les territoires d’activités autour des technologies appropriées en agriculture. Les inscriptions sont ouvertes !
10 ans après le début de l’aventure de l’Atelier Paysan, la coopérative est plus que jamais engagée dans une démarche d’essaimage pour que fleurissent localement des initiatives autour des machines, outils et bâtiments paysans. Ces 10 années ont été riches d’explorations, de chemins empruntés, de réflexions stratégiques et d’apprentissages. Nous proposons aujourd’hui de partager cette expérience avec toute personne ou organisation souhaitant s’engager dans le développement d’activités autour des technologies paysannes appropriées.
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modules techniques (travail du bois et du métal, connaissance détaillée des outils et bâtiments paysans, conception assistée par ordinateur-CAO et prototypage), cette formation met aussi l’accent sur des contenus pédagogiques et des mises en situation pour être en capacité d’encadrer des formations et d’accompagner des groupes sur de la R&D et des chantiers d’autoconstruction. Parce que les technologies paysannes n’existent qu’en lien avec des communautés paysannes qui les font vivre et évoluer sur le terrain, la formation fait également la part belle aux voyages d’études, visites et stages dans des fermes et plus généralement aux savoirs et savoir-faire paysans. Des apports politiques, scientifiques et stratégiques compléteront enfin le cursus.
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46 semaines étalées sur une année ... principalement en Isère et de manière plus ponctuelle à la Maison des technologies paysannes en cours de construction en Bretagne ... des moments en autonomie (stages, résidences à la ferme, tournées de recensement des innovations paysannes) sur des territoires au choix ainsi que des pauses pour permettre aux stagiaires d’avancer sur leurs propres projets ... attestation de suivi de la formation d’accompagnant-e en technologies paysannes (Attention, cette formation n’est ni diplômante, ni certifiante ... Contact : Morgane Laurent : Animatrice nationale m.laurent@latelierpaysan.org