Réunion de travail.
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Épisode 4/4 · Codétermination : les salariés ont leur mot à dire
Série : Quand le travail est à la peine
Jeudi 17 septembre 2026 (Première diffusion le jeudi 8 février 2024)
France Culture
56 min restantes
LSD, la série documentaire
Par Johanna Bedeau
La France laisse très peu de place aux salariés au sein de l'organe décisif pour la gestion de l'entreprise qu'est le conseil d'administration, contrairement à ses voisins européens et notamment allemands. Les travailleurs ne sont-ils pourtant pas eux aussi des investisseurs ?
Personne n'est propriétaire d'une entreprise, pas même les actionnaires. Et pourtant, ce sont eux qui occupent la quasi-totalité des places au sein des conseils d'administrations, via les administrateurs indépendants. Pour Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po, cette situation est dû, entre autres, à une culture profondément ancrée et à l’enseignement délivré dans les écoles de management : “Dans les écoles de management en France, on va vous expliquer que le modèle naturel de gouvernement d'entreprise, c'est un modèle que les universitaires appellent la suprématie actionnariale, c'est le pouvoir ultime qui dit que le pouvoir essentiel doit revenir aux actionnaires, ils doivent être les seuls à désigner les membres du conseil d'administration et tout autre mécanisme serait une hérésie.”
Quid des travailleurs, qui investissent eux aussi, et bien plus que de l'argent ? Ils engagent leur intelligence, leur force et parfois même leur santé, tout en ayant très peu de pouvoir de décision. Alors qu'en Allemagne le système dit de la codétermination offre aux salariés la moitié des postes d'administrateurs, en France, la plupart des entreprises n'acceptent qu'un seul administrateur salarié... L’ancien PDG des usines Renault Louis Schweitzer donne son point de vue à ce sujet : “Il est clair, que s'il y a un ou deux représentants des salariés dans un conseil de quinze ou 20 personnes, ils sont dans une position très minoritaire qui rend l'expression d'une opinion forte plus difficile. C'est pour ça que je crois qu'il est important que les salariés aient plus qu'un ou deux représentants au conseil d'administration afin que leurs voix pèsent de façon différente, pour qu'ils se sentent plus forts au sein de ce conseil.”
L'enjeu est de taille : faire de l'entreprise un espace démocratique, où les travailleurs auraient leur mot à dire. Une démocratisation que portent les coopératives (Scop), où les « associés » se montrent désireux de participer à la gestion de ce qu'ils n'hésitent pas à nommer « leur » entreprise...
Avec :
- Mathieu Rouillard et les salariés de la Scop Maurer-Tempé de Kingersheim
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain
- Louis Schweitzer, ancien PDG des usines Renault
- Marie-Christine Lebert, secrétaire nationale CFDT Cadres et administratrice salariée du groupe Worldline
- Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et membre du Bureau international du travail
- Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain,
Bibliographie :
Isabelle Ferreras, Hé patron ! Seuil
Christophe Clerc, Propriété, le sujet et sa chose, Seuil
Bernard Thibault, La troisième guerre mondiale est sociale, Editions de l'Atelier
Alain Alphon-Layre, Et si on écoutait les experts du travail, ceux qui le font, L'Harmattan
Patricia Crifo, La participation des salariés, Sciences Po
Références Documentaires de société Nos documentaires Économie Sciences et Savoirs Emploi – Travail Sciences sociales Sociologie
Connu / TG le 24/10/26 à 22:38 https://t.me/c/3701071620/2952
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Une histoire du travail avec un épisode 4 assez instructif ...(Si vous n'avez pas trop de temps, je vous conseil d'écouter au moins celui-ci)
"
Tr.: ...
il faut changer les pouvoirs
...
démocratie d'entreprise, débat d'idées ... les actions, c'est un droit de créance, pas de propriété
...
la valeur ajoutée, les parties constituantes ... les risques, par l'investissement en travail ...risque financier, le seul risque à protéger ? ne le croit pas ... codétermination allemande, moitié par les salariés, pas en France, ... au vu que ça fonctionne dans la pratique, les mentalités changent ... culture du dialogue en allemagne ...
Grand entretien Social Travail Société
Des salariés qui doutent de tenir jusqu'à la retraite, une perte de sens largement ressentie, des jeunes désabusés… Selon la sociologue Dominique Méda, il faut redonner la parole et du pouvoir à celles et ceux qui travaillent.
Naïri Nahapétian, Catherine André, le 10 octobre 2026
12 min
Entretien avec Dominique Méda
Professeure de sociologie à l'université Paris Dauphine-PSL, présidente de l'Institut Veblen
Dans les manifestations lycéennes, qui agrègent désormais étudiants et parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, nombreux sont les jeunes à se révolter contre la pénurie de moyens qui leur sont accordés et, au-delà, à redouter les difficultés qu’ils auront pour s’insérer sur le marché du travail.
La sociologue Dominique Méda qui publie un nouvel ouvrage avec l’économiste Eric Heyer et le juriste Pascal Lokiec – « Les caisses sont vides » Le grand malentendu, à paraître le 14 octobre 2026 chez Flammarion – rappelle pourtant que les milliards existent et qu’une série de réformes pourraient permettre de réinvestir efficacement cet argent dans les services publics, la transition écologique ou encore l’intelligence artificielle, qui percute au premier chef les emplois des jeunes mais aussi des moins jeunes.
C’est d’ailleurs à la spécialiste du travail, qui a également écrit cette année Le travail. Pourquoi travaillons-nous (Autrement, 2026), que nous avons choisi de poser nos questions. Philosophe et économiste, Dominique Méda nous fait voyager dans l’histoire de ce concept, depuis Aristote jusqu’à Marx en passant par Adam Smith. Et jusqu’aux mutations contemporaines de cette activité centrale dans nos sociétés. Elle passe en revue la dégradation des conditions de travail, et fait des propositions concrètes pour y répondre, ce qui passe notamment par la nécessité de démocratiser l’entreprise.
A quel point les conditions de travail se sont-elles dégradées ces dernières années, et pourquoi ?
Dominique Méda : Si l’on suit les analyses de la Dares, qui tient la chronique régulière des conditions de travail depuis 1978 grâce à son enquête « Conditions de travail »1, la dégradation n’est pas récente. Elle commence à la fin des années 1980, marque une pause entre 1998 et 2005 puis reprend. En 2019, 37 % des salariés déclaraient ne pas se sentir capables de faire le même travail jusqu’à la retraite. C’est énorme, d’autant que ce chiffre concerne aussi bien les employés et les ouvriers (39 %) que les cadres (32 %).
Les explications sont multiples : accentuation de la compétition internationale qui pèse sur les entreprises et donc sur leurs salariés ; diffusion très rapide des nouvelles technologies qui accélèrent le rythme de travail ; management par les chiffres qui prend des proportions folles – qu’il s’agisse du secteur privé ou public… La Dares vient tout juste de publier les résultats de la vague 2023 de l’enquête : même si l’intensité du travail a baissé, ce sont désormais 41 % des salariés qui disent ne pas se sentir capables de tenir dans leur travail jusqu’à la retraite…
Pourquoi le sentiment de la perte de sens, de plus en plus exprimé par les salariés, n’est-il pas considéré ?
D’abord parce que le caractère dégradé des conditions de travail fait l’objet d’un immense déni en France, où il existe un véritable mal-être au travail pour de nombreuses personnes. Une large partie des responsables politiques et économiques le nient en prétextant notamment que les Français sont des râleurs, ne sont jamais contents et que c’est cela qui transparaît à travers ces résultats.
Nous pouvons leur rappeler que la France est aussi la championne des accidents mortels et non mortels, notamment chez les jeunes, et que cela, c’est objectif ! Ensuite, les dirigeants d’entreprise expliquent que leurs marges de manœuvre sont limitées, que la concurrence est forte, etc.
Jusqu’à il y a peu, de surcroît, le taux de chômage était tellement élevé que les conditions de travail n’étaient en aucune manière la priorité. La (trop légère) diminution du chômage a permis de remettre le projecteur sur les conditions de travail. Il se pourrait que les changements démographiques y contribuent également, dans la mesure où, avec le départ à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, ils vont entraîner des pénuries de main-d’œuvre.
La France est un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi
Dans votre livre, vous montrez que les jeunes Français figurent parmi les plus insatisfaits de leurs emplois – seuls les Hongrois et les Polonais le sont davantage. Comment l’expliquer ?
L’insatisfaction des jeunes envers leur travail est en effet très élevée en France. Le cœur de l’explication réside dans le caractère extrêmement hiérarchique de l’entreprise en France, un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi. A plusieurs reprises, on a essayé de réformer l’entreprise : je pense au rapport Bloch-Lainé en 1963, dans lequel l’auteur écrit : « Il est clair aujourd’hui que les salariés ne peuvent se contenter d’être de simples apporteurs de travail (…) ; que la prospérité des entreprises, comme celle de la nation, leur importe et leur est due, autant qu’aux apporteurs de capitaux. »
Le rapport proposait que les salariés entrent au gouvernement de l’entreprise. La réaction du patronat fut immédiate et négative : la participation aux organes de direction menacerait le principe fondamental selon lequel le pouvoir dans l’entreprise découle de la propriété du capital. Même réaction à la publication du rapport Sudreau, en 1975, qui contenait environ 70 propositions destinées à démocratiser l’entreprise, renforcer les droits des salariés et moderniser la gouvernance.
Depuis, nos entreprises restent très hiérarchiques dans leur organisation. Les salariés sont moins consultés et associés aux décisions que dans les autres pays européens. Nous avons montré avec Maëlezig Bigi et Agnès Parent-Thirion, dans les résultats de l’enquête d’Eurofound de 2021, combien la France était mal placée.
Sur la question des jeunes, la Dares a apporté une réponse très claire : quel que soit leur niveau de diplôme, leurs conditions de travail sont plus mauvaises que celles des autres tranches d’âge : moins d’autonomie, plus d’insécurité socioprofessionnelle. Les jeunes se distinguent avant tout de leurs aînés du point de vue de l’exposition aux contraintes physiques : ils restent longtemps debout ou dans une autre posture pénible ou fatigante (surtout les moins de 24 ans), effectuent des déplacements à pied longs ou fréquents, portent ou déplacent des charges lourdes, effectuent des mouvements douloureux ou fatigants et subissent des secousses et des vibrations beaucoup plus fréquemment que les autres classes d’âge.
L’enquête européenne sur les conditions de travail, qui existe depuis 1991 et dont la vague 2021 concerne 71 000 actifs occupés dans 36 pays confirme que les jeunes Français supportent des conditions de travail plus difficiles que leurs voisins. Nous venons de rendre un rapport à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep2) qui tente d’expliquer pourquoi 36 % des jeunes veulent se réorienter six ans après la sortie des études.
Nous formulons trois hypothèses : les mauvaises conditions de travail ; l’insécurité socioprofessionnelle et le caractère précaire de leurs conditions d’entrée dans la vie active ; la mauvaise articulation entre un système éducatif encore très rigide et le monde du travail. Dans d’autres pays, l’articulation est meilleure, les jeunes peuvent plus expérimenter les différents métiers. Ceux qui ont engagé des démarches veulent changer de métier et évoquent d’abord une recherche de sens du travail, puis une amélioration de leurs conditions de travail, enfin la rémunération3.
Les jeunes souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux
L’augmentation du niveau de diplôme est-elle tout de même un progrès ? Et est-ce une aspiration des jeunes, ou bien est-ce que beaucoup ne veulent plus faire de longues études ?
Oui, l’augmentation du niveau général d’éducation est un énorme progrès : 53 % des 25-34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur. Le vrai sujet est que les jeunes, toujours mieux formés, arrivent sur le marché du travail avec des attentes immenses. Ils souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux. Alors même qu’ils arrivent chaque année avec un niveau de formation plus avancé, leur taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne, leurs stages sont souvent peu ou mal payés, ils sont plus souvent en CDD…
Par ailleurs, subsiste toujours en France un mépris pour l’enseignement professionnel qui est très dommageable car, à l’évidence, une partie des jeunes aimerait un contact plus étroit et plus précoce avec la réalité du travail. On doit vraiment réfléchir à améliorer l’articulation entre monde des études et monde professionnel.
Voit-on déjà les effets de l’usage de l’IA sur l’emploi et dans le travail ?
Oui. Dans certains métiers cela est clair : les traducteurs, les assistants administratifs, les comptables, les travailleuses et travailleurs des centres d’appels, les juristes, les journalistes, sont affectés de manière plus ou moins forte. Ce sont les tâches les plus simples et standardisables qui sont d’abord prises en charge par l’IA.
On ne voit pas encore de véritables saignées dans l’emploi, mais on sait que les jeunes sont particulièrement touchés parce qu’ils commençaient souvent leur parcours professionnel par les tâches les plus simples, pour apprendre le métier (faire des synthèses, des rapports…) et que ce sont ces tâches qui sont transférées à l’IA. C’est évidemment très grave. C’est la fonction d’apprentissage qui est affectée.
L’IA va-t-elle relancer l’idée de réduire le temps de travail hebdomadaire ?
C’est ce que prétendent ses concepteurs. Ils se réjouissent du fait que l’emploi risque de subir une énorme saignée dans les années qui viennent, en particulier dans les pays les plus riches, parce qu’il devient enfin possible d’imaginer un monde sans travail. Nous allons, selon eux, enfin pouvoir nous consacrer au loisir.
Elon Musk prédit la fin du travail obligatoire, Sam Altman le passage rapide aux 32 heures de travail par semaine. Tous deux suggèrent qu’un revenu universel permettra à chacun de vivre. On renoue ici – d’une manière beaucoup plus inquiétante – avec les prédictions de Keynes dans sa fameuse Lettre à nos petits-enfants, où il affirmait qu’en 2030, nos sociétés étant devenues huit fois plus riches, il serait possible de ne plus travailler du tout ou seulement trois heures par jour.
Je ne crois pas un seul instant au scénario développé par Musk et Altman. D’abord, je ne crois pas que l’IA remplacera tous les emplois. La société se sera révoltée bien avant que cela ne se produise – si cela devait se produire. Ensuite, peut-on souhaiter être gratifiés d’un revenu universel qui nous permettrait d’acheter les biens et services produits au moyen de l’IA sans travailler ? Il est certain que, calculé et distribué par les quelques grandes entreprises propriétaires des dispositifs d’IA, le montant de ce revenu serait très faible. Et que les manifestations réclamant son augmentation seraient vite réprimées.
Mais que faire face au danger que représente l’IA pour l’emploi ?
Je suggère – et j’ai vu que Bernie Sanders soutenait cette même idée – d’encadrer l’usage de l’IA, mais aussi et surtout de ne pas laisser la main à ceux qui détiennent les entreprises fournisseuses d’IA. Il faut au minimum donner du pouvoir aux salariés dans le cadre d’une démocratisation générale de l’économie. Mais aussi, dans ce cas précis, permettre aux pouvoirs publics d’exercer un très fort contrôle, voire de prendre le contrôle de ces entreprises. Les enjeux sont trop importants.
Si nous voulons engager nos sociétés dans la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain
Pensez-vous toujours qu’il faut réduire la place du travail dans nos vies et accroître celle de l’espace public ?
J’ai un peu changé sur ce point depuis plusieurs années. D’abord, malheureusement, on a pu constater que la réduction de la place du travail n’entraîne pas automatiquement un surcroît d’investissement dans la vie politique et citoyenne. Je le regrette, mais c’est ce que montrent les études. Ensuite, ce qui est clair, c’est qu’il faut tout autant développer la démocratie à l’intérieur des entreprises, des organisations de travail, qu’au-dehors.
Enfin, un des points qui me semble essentiel, est que si nous voulons engager nos sociétés dans ce que j’appelle la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain. Car moins de mécanisation, moins de recours à des dispositifs qui consomment de l’énergie et émettent du CO2, cela signifie plus de travail humain, plus d’huile de coude.
On doit ainsi quitter cette agriculture hypermécanisée, qui abuse des pesticides et qui, comme l’ont montré les travaux du Bureau d’analyse sociétale d’intérêt collectif (Basic4) produit des impacts négatifs que l’Etat est obligé de compenser pour un coût d’au moins 19 milliards. Il faut développer une agriculture biologique, moins mécanisée, sans pesticides, capable de proposer des produits de grande qualité gustative bons pour la santé, contrairement à la malbouffe.
Cette transformation devrait s’accompagner d’un surcroît de sens au travail, comme le rappelle Loïc Wojda dans L’émancipation paysanne. Essai de prolongement de la réflexion éthique de Pierre Rabhi (Le bord de l’eau, 2021). Cela ne signifie pas que nous devrons chacun et chacune travailler plus : il nous faudra répartir ce plus grand volume de travail sur l’ensemble de la population en âge de travailler.
Existe-t-il des modèles en Europe de relations de travail épanouisssantes, facilement transposables ?
On sait bien que rien n’est facilement transposable. Il y a des histoires, des traditions et des chemins nationaux, ce que les sociologues appellent un « sentier de dépendance » (path dependecy). Mais il y a des pays où cela va clairement mieux qu’en France : en exploitant l’enquête européenne sur les conditions de travail, Duncan Gallie et Ying Zhou5 ont montré que les organisations du travail corrélées à plus de bien-être des salariés, de moindres absences, une meilleure qualité du travail étaient concentrées dans les pays nordiques, et qu’elles constituaient des organisations dites apprenantes – c’est-à-dire laissant plus d’autonomie aux travailleurs et les consultant davantage.
Plus précisément, ces organisations de travail sont plus répandues là où la codétermination est en vigueur, c’est-à-dire là où le pouvoir est mieux partagé entre représentants de travailleurs et des actionnaires. Avec un certain nombre de collègues, nous portons donc l’idée qu’il faut donner plus de pouvoir – d’expression, de contrôle et de décision – aux représentants des salariés. C’est ce que suggère le rapport que vient de rendre la sociologue belge Isabelle Ferreras à la ministre espagnole du travail intitulé « Deux promesses à celles et ceux qui travaillent : la voix et la propriété », qui ouvre la voie à une véritable révolution.
Un grand chantier à ouvrir est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer à sous-rémunérer les métiers essentiels, surtout avec le choc démographique à venir
Si l’on ne peut pas transposer un modèle, on peut tenter de s’en rapprocher. Comment repenser le travail ?
Il me semble urgent de mettre la question du travail au cœur de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Vous allez me dire que c’est déjà le cas : le débat public n’est-il pas déjà plein de ces expressions : « La valeur travail est en crise », « Nous ne travaillons pas assez », « Les jeunes sont paresseux », « L’assistanat est un cancer » ? Mais évidemment, ce n’est pas à cela que je pense.
Il faut ouvrir le chantier des conditions de travail sans lequel on ne pourra pas avoir un débat serein sur la retraite. L’autre grand chantier à ouvrir c’est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer – surtout avec le choc démographique qui va se produire – à sous-rémunérer les métiers essentiels. On doit mettre aussi cette question au centre des discussions. Il faut revoir les classifications et revaloriser les métiers, notamment ceux du lien.
Enfin, il faut redonner la parole et une partie du pouvoir à celles et ceux qui travaillent : c’est la clé de tout. Plus généralement, si nous concevions un projet de reconversion écologique capable d’entraîner les classes populaires, et que nous mettions enfin le travail au service de l’amélioration et de la réparation du monde – et pas au service de l’extraction ou de la destruction –, je suis sûre que la perception que nous en avons changerait complètement.
Propos recueillis par Naïri Nahapétian, Journaliste à Alternatives Economiques
Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
GRÈVE FÉMINISTE : arrêter le monde pour le changer - Diffusée en direct le 16 avr. 2026 / Au Poste
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Des millions de femmes nettoient, soignent, éduquent, cuisinent — et le PIB fait comme si elles n'existaient pas. Avec «Le cœur du capital», l'historienne Fanny Gallot et le sociologue Hugo Harari-Kermadec mettent des chiffres, des noms et une stratégie politique sur ce travail invisible qui fait tenir le monde.
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#AuPoste #DuPasséFaisonsTableBasse #16 - 16 avril 2026
00:00:00 Introduction Mathilde Larrère invités Le cœur du capital
00:06:05 Définitions Fanny Gallot Marx Engels Delphy travail reproductif continuum capitalisme
00:19:12 Images Hugo Harari-Kermadec travail invisible capitalisme domestique
00:25:32 Luttes mouvement ouvrier CGT femmes classes populaires capitalisme
00:39:52 Famille enfants crise reproduction sociale Gilets jaunes
00:50:51 PIB INSEE État croissance économie travail invisible
01:06:37 Grève femmes MLF Deudon affiches travail domestique luttes féministes
01:19:41 Grève féministe internationale Suisse Argentine reproduction sociale
01:27:22 Mobilisation sociale travail reproductif pour soi stratégie luttes
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01:42:12 Conclusion perspectives politiques travail reproductif
Connue / https://bsky.app/profile/did:plc:ap3fp2fzjsflykli43uaqgyp/post/3mjm6svypfs2v
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L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻 @l-echoruptible.bsky.social
A écouter❗Superbe entretien d' @auposte.media mené par @mathildelarrere.bsky.social sur la place des femmes au cœur du travail productif et reproductif.
La lutte antifasciste ne se fera qu'en passant par la lutte féministe❗
La différence emploi/travail doit être posé d'urgence dans le débat public.
Vive le travail reproductif !
5 reposts 14 ont aimé 1 conservé
- Mathilde Larrère @mathildelarrere.bsky.social · 2j
Merci 🙏
Je suis ravie que cela vous ait intéressé
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Tr.: ...
Livre "MOBILISÉES ! de Fanny Gallot ... marchandisation de l'enseignement supérieur, économie féministe ... ouvrage sur le travail reproductif (reproduction de la force de travail) qui inclue travail ménager (courses, ménage), travail domestique (+femmes de commerçants, agriculteurs, etc), care, ...
intègre reconnaissance du travail du care, fonction de ce travail dans l'économie ... intègre travail domestique + métiers déqualifiés comme fonction publique, marchand, associatif car ya continuum, du fait de la naturalisation des compétences, déni de travail ...
Chômage
Dysfonctionnements à France Travail : le médiateur national interpelle les pouvoirs publics
Dans son dernier rapport annuel, Jean-Louis Walter déplore que des alertes émises l’année dernière ne soient toujours pas réglées et en appelle au ministère du travail. Parmi les cas les plus épineux qu’il décrit, des trop-perçus réclamés aux chômeurs séniors et des difficultés liées au droit d’option.
Cécile Hautefeuille 27 mars 2025 à 14h14
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Histoire du réseau
Envie est né d’une idée simple : la rénovation d’appareils électroménagers par des personnes éloignées de l’emploi et la revente de ces équipements à bas prix. Le réseau s’est aujourd’hui diversifié et est reconnu comme un acteur incontournable de l’Economie Sociale et Solidaire, du développement durable et a été récompensé en septembre 2015 par la Mairie de Paris et l’Institut de l’économie circulaire pour son engagement dans cette voie.
1984 : Aux origines du réseau Envie
Envie a été créé en 1984 à Strasbourg par des travailleurs sociaux dans la mouvance d’Emmaüs. Le réseau s’est alors forgé autour du triptyque vertueux de l’insertion par une activité économique contribuant à la préservation de l’environnement.
La genèse d’Envie par Jacques Desproges, Président Directeur général de Terra SA, Président d’Emmaüs Défi, Jacques Desproges a accompagné les premiers pas d’Envie. Il a notament participé à l’essaimage du réseau impulsé par Martin Spitz et Patrick Klein. Il a crée en 1979 Terra SA qui est un bureau d’étude consacré à l’économie de l’environnement…
Vidéo : https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?z8deog
Ndlr : surpris que l'entreprise Darty ne soit plus mentionnée :-(
née d’un collectif constitué de créateurs et animateurs de tiers-lieux qui se sont réunis pour partager leurs expériences avec d’autres porteurs de projets et pour faire connaître ces nouvelles organisations du travail.
Créé à Pomerol, en Gironde, fin 2010, L’Arrêt Minute, premier espace de coworking en Aquitaine, réunit immédiatement plusieurs coworkers séduits par la formule. Son implantation rurale, au milieu des vignes, interpelle localement. Elle démontre aussi l’intérêt d’une telle dynamique pour le tissu local.
C’est ici que l’histoire commence ; par la rencontre entre Lucile Aigron (médiation culturelle), fondatrice de l’Arrêt Minute et Marie-Laure Cuvelier qui co-crééait parallèlement, le Node, l’un des tous premiers espaces de coworking à Bordeaux. Accompagnées par Philippe Lutringer qui travaillait sur les mêmes sujets dans le Médoc, nous créons un consortium porté juridiquement par l’Arrêt Minute pendant un an avec pour ambition de faire connaître ces nouvelles organisations du travail auprès d’acteurs publics, d’entreprises et de citoyens. Commence alors notre programme Tiers-Lieux, travailler autrement en Aquitaine.
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En tant que tiers de confiance des pouvoirs publics et des acteurs locaux, nous détectons, accompagnons et fédérons les tiers-lieux. En 2013, l’implication des bénévoles ne suffit plus tant les besoins pour les gérants d’espaces sont nombreux et demandent une implication plus régulière. Par ailleurs, les publics intéressés cherchent de l’information sur les tiers-lieux, un accès facilité et cohérent avec leurs usages. L’équipe décide d’engager un processus coopératif sur ces questions en créant une association de préfiguration d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif.
... formation au métier de facilitateur de tiers-lieux en 2015 ... Fin 2015 on recense plus de 80 tiers-lieux l’équipe salariée s’agrandit avec Chloé Rivolet au terme de 3 ans d’expérience en tant que facilitatrice du Node à Bordeaux.
Le processus coopératif engagé en 2013 nous amène en 2016 à transformer notre association en Société Coopérative d’Intérêt Collectif.
Propriétaire : la coopérative tiers-lieux – Siret : 798 958 070 00012 – 34 Rue De Catusseau 33500 Pomerol. (représentant légale)
Créateur : jean-christophe fauquenot – travaillerautrement.net/ dans le cadre d’un contrat Cape à co-actions http://www.co-actions.com/ jcfauquenot@gmail.com
Responsable publication : Lucile Aigron – coopérative tiers-lieux
Webmaster : jean-chrsitophe Fauquenot
Hébergeur : Gandi
'Un outil au service de la prévention tertiaire et primaire…'
Quatre types de médiation
En France, la théorie de la médiation a été fortement influencée par les travaux du théologien Jean-François Six qui distingue 4 types de médiation : la médiation curative, préventive, rénovatrice et créative. Entre deux parties ou au sein d’une équipe, nous sommes en mesure d’intervenir dans ces quatre situations
Actualité, Infos
Patrick Levy-Waitz, Président de la Fondation Travailler autrement a remis ce mercredi 19 septembre 2018 à Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Cohésion des territoires, le rapport de la mission Coworking : Territoires, Travail, Numérique qui lui avait été confiée en janvier 2018.
Aujourd’hui, le phénomène des tiers lieux, conjugué à la volonté du gouvernement de fournir à l’intégralité du territoire une couverture Très Haut Débit, donne l’opportunité de résorber la fracture numérique, de valoriser et de revitaliser nos territoires, en créant les conditions favorables à une activité nouvelle et hybride.
Dispositif de la Mission
Avec l’appui du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET) et après la mise en place d’un comité de pilotage réunissant plus d’une quinzaine d’acteurs incontournables des tiers lieux, une centaine d’organismes, structures et porteurs de projets ont été consultés depuis le 5 février : réseaux nationaux, réseaux locaux, porteurs de projet, spécialistes du coworking, spécialistes du télétravail, entreprises, associations d’élus, élus, collectivités, ministères, administrations…
12 régions visitées avons pu consulter les acteurs locaux des tiers lieux dans les territoires.
initié une consultation publique nationale réunissant particulièrement des experts de la sphère du coworking et des tiers lieux. plus de 1 100 contributions sur la plateforme ce dernier nombre illustre la volonté des contributeurs de partager du contenu qualitatif, détaillé et argumenté.
six ateliers de travail thématiques organisés sur des sujets clés :
modèles économiques, communauté, gouvernance, compétences et l’accompagnement, L’immobilier, La ruralité.
Quels constats ?
... la mission a répertorié en France près de 1800 tiers lieux dont 46 % se situent en dehors des métropoles.
Carte de France tiers lieux-min
... Patrick Levy-Waitz tire quatre enseignements majeurs :
- L’émergence de ces tiers-lieux, loin d’être marginal, s’inscrit dans un mouvement de fond touchant l’ensemble du territoire ;
- Ces tiers-lieux sont localement porteurs de dynamiques économique et sociale très structurantes ;
- L’essor de ces lieux préfigure celui des nouvelles manières de travailler (télétravail, travailleurs indépendants) ;
- Enfin, en contribuant à développer des activités de proximité et à encourager les circuits courts, ces lieux sont des acteurs essentiels de la transition numérique et écologique dans les territoires.
28 recommandations pour redynamiser l’activité dans les territoires
... des catalyseurs de développement local. La mission a émis 28 propositions dont 6 propositions principales qui constituent l’ossature du projet :
- Créer une structure nationale des tiers lieux, porteuse des actions de soutien ;
- Appuyer l’émergence de 300 fabriques des territoires ;
- Adosser le mouvement à un fonds d’amorçage qui pourra être abondé par des fonds privés pour lancer le dispositif d’accélération ;
- Professionnaliser le métier d’animateur des tiers lieux ;
- Créer un fonds d’investissement socialement responsable (ISR) de 50 M€ pour aider à la reconversion d’espaces en tiers lieux ;
- Favoriser la coordination public-privé en encourageant la mise à disposition de locaux par les collectivités et en formant les agents publics aux Tiers lieux.
Le rapport http://s3files.fondation-ta.org.s3.amazonaws.com/Rapport%20Mission%20Coworking%20-%20Faire%20ensemble%20pour%20mieux%20vivre%20ensemble.pdf
Extraits : ... p27 l’importance de la coordination des acteurs ... p29 l’Observatoire National de la Politique de la Ville (ONPV) 43 identifie plus de 200 quartiers prioritaires, particulièrement fragilisés. Ces quartiers, dont
tous les indicateurs sont « au rouge », exigent une action rapide et disruptive pour enrayer leur dysfonctionnement. ... p31 espace ouvert, hybride, qui facilite
la rencontre entre des acteurs hétérogènes et la mutualisation de ressources aux services de projets individuels et collectifs. Il en ressort que les tiers lieux sont à la fois des espaces physiques dédiés au travail et aux activités collectives mais aussi des espaces sociaux d’échanges entre acteurs. ... Pour Ray Oldenburg, le tiers lieu (« third place ») n’est ni le lieu de travail, ni le domicile, mais bien un espace entre-deux qui présente des caractéristiques communes aux sphères privée et professionnelle. Il précise qu’il est un
espace neutre, accessible à tous et qu’il ne peut avoir un coût financier ou des conditions d’accès restreintes. Sa fonction principale est de stimuler les interactions sociales, de développer les rencontres, conversations, échanges, collaborations... Cette approche se retrouve dans les valeurs des tiers lieux proclamées par Fork the world du réseau des tiers lieux Libres et Open Source 47 https://world-trust-foundation.gitbooks.io/fork-the-world/content/ - Gitbook rédigé par un réseau d’acteurs des Tiers-Lieux lors de l’Expérience Tiers-Lieux «Fork The World» de la Biennale de Design de Saint-Etienne (9 mars - 9 avril 2017) consacrée aux mutations du travail. MOVILAB ... P35 Les Living Labs participent donc à l’arrivée d’un nouveau système d’innovation où les personnes ne sont plus de simples utilisateurs mais deviennent acteurs et collaborateurs. ... p36 Cartographie béta des « espaces hybrides », version 2 - 07/05/2017 de Prima Terra ... p74 France Boissons, filiale de distribution du groupe néerlandais Heineken, organise l’opération Mon Café 2.0, sous l’impulsion du député du Vaucluse Jean-François Cesarini (LaREM), ... p97 concept de Tiers-jardin 126 que l‘hybridation entre espaces de vie,
de travail, de détente et de production agricole opère ... développement de tiers lieux à finalité écologique, ... p112 le télétravail ... p133 Exemple de transformation d’une bibliothèque en tiers lieu La Bibliothèque Oscar Niemeyer au Havre – Dans le mouvement des Bibliothèques Troisième Lieu ... p135 un tiers lieu, mais avec cette particularité de garder la philosophie de la Croix-Rouge, à savoir le don, l’échange, l’humanité. ... p145 7, lieu totem du numérique dans la Métropole de Lyon qui ouvrira ses portes en avril 2019, permettra de réunir des dispositifs d’accélération de projets d’innovation sociale, l’écosystème numérique Lyon French Tech ainsi qu’un espace dédié à la culture. Il sera exploité par un consortium composé du Groupe SOS, premier groupe français de l’entrepreneuriat social, d’Arty Farty, acteur de l’innovation culturelle, et d’1kubtor, réseau d’incubateurs.» ... p158 Les tiers lieux portent l’exigence d’une société à s’auto-organiser, s’émanciper, se démocratiser ... p171 Jouer le rôle de médiateur / facilitateur avec
les différentes administrations pour simplifier le parcours des créateurs de lieu ...
Ndlr :
- du blabla, des contradictions comme "acteurs essentiels mais nécessité de les appuyer", sur "fabrique des territoires" : peut-on "fabriquer" exnihilo un territoire ? cf https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?W-XvTw
- pas de soubassements conceptuels sur le tiers ou le co (« Nous entrons dans l’âge du co. : coopérer, co‑construire, collaborer ». Élu rural – Membre de l’Association des Maires Ruraux de France)
- réfugés dans le postulat de la neutralité sous couvert d'un chercheur américain caution.
- des collusions (Heineken / LREM-LaREM), du favorisme (les copains GR SOS /ex)
- le couteau suisse des poliltiques publiques ! Un idéal en contradiction avec le fonctionnement quotidien du gouv.
- p166 "l’opposition centre-périphérie qui a servi de base de colère aussi bien aux Frontistes qu’aux Insoumis" phrase partisanne !
- sujet très politique ne retrouve pas dans ce rapport ce qui est initialement projeté ? ACT
La sociodidaxie numérique
... soutenue en avril 2018, démontre opportunément que les apprentissages traditionnels sont largement complétés par des apprentissages informels, en particulier pour les travailleurs du savoir.
La question de la thèse est de savoir « Comment les travailleurs du savoir auto-apprennent par le numérique ? » Cette question se décline en 3 sous questions de recherche :
Quelles sont les pratiques d’apprentissage informel numérique ?
Quels sont les facteurs favorisant le recours à l’apprentissage informel numérique ?
Quels sont les modes informels d’apprentissage numérique qui en résultent ?
Dynamique d'apprentissage
La thèse débouche sur de nombreuses mises en évidence
1 - Il existe de nombreuses opportunités d’apprentissage grâce à l'environnement symbolique offert par le numérique. L’auteur interroge la représentation de l'apprentissage du fait d'autrui comme une interaction dyadique, à savoir, un échange bidirectionnel entre un apprenant et un modèle, avec, par conséquent, une communauté composée de dyades. Dans le contexte numérique l’auteur perçoit un apprentissage collectif, où un apprenant peut avoir plusieurs modèles qui forment une sociodidaxie c'est-à-dire un « apprendre ensemble ». De plus, les modèles ne sont pas toujours les sources et les créateurs de la connaissance. L'apprenant, ici, apprend de plusieurs personnes à la fois à partir d'un contenu qui ne ressort pas formellement du modèle.
...
En pratique
Ces constats permettent de faire des propositions concrètes :
Dans l’enseignement supérieur :
Plutôt que de restreindre les recrutements de l’enseignement supérieur à des étudiants «homogènes» : avec le même profil, avec un parcours quasi identique, pourquoi ne pas produire des apprentissages à partir des différences et expertises de chacun, en mixant les publics au sein des promotions, en décloisonnant les campus en espaces de vies, aux expériences et types d’interactions variés (fabs labs, Learning Hubs, espaces pédagogiques modulables, d’incubateurs, cafes) ou peuvent se rencontrer partenaires, diplômés, étudiants, mais aussi des espaces de Coworking, des espaces calmes d’apprentissage et de lecture associes a la détente.
...
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Les modes informels d’apprentissage numérique : le cas des travailleurs du savoir - Myriam Benabid http://www.theses.fr/2018PSLED010
Clés : Apprentissage Informel Apprentissages Autodidacte Autonomie Intellectuelle savoir sociodidacte sociodidaxie (apprentissage avec les autres) thèse Travailleurs travailleurs du savoir
ndlr :
- accompagnement et coaching sont conviqués de manière récurrente
- bilan de la lecture en diagonal : dubitatif... Les travailleurs du savoir sont les producteurs de savoir.
Le 6 mai prochain s’ouvrira à Paris le procès de Didier Lombard, ancien PDG de France Télécom/Orange et de deux autres hauts dirigeants de l’entreprise, accusés de « harcèlement moral ». Pour leur enquête, les juges d’instruction se sont notamment appuyés sur le travail de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées créé par les syndicats Sud et CFE-CGC en 2007, alors que le nombre de suicides se multipliait au sein de l’entreprise. L’Union syndicale Solidaires tente de rendre visible les conséquences les plus dramatiques de la souffrance au travail avec une carte des suicides. Nous relayons leur appel à collaborer à cette initiative.
Solidaires lutte depuis toujours pour rendre visible les atteintes à la santé des travailleuses et travailleurs. Partout les directions d’entreprises cherchent, au contraire, à les rendre invisibles, c’est le cas notamment des suicides liés au travail.
Groupes de travail du collectif roosevelt :
groupes thématiques transversaux :
« Groupe de soutien aux réseaux français et européen des mouvements favorables au partage du temps de travail » (1445 inscrits),
« Groupe de travail Travail-emploi » (977 inscrits).12h04
Ali Baddou
Questions politiques
Muriel Pénicaud est "choquée et scandalisée" de l'existence d'un fichier occulte sur les cadres du syndicat FO
Par Ali Baddou
Clés :
chômage pauvreté travail & emploi Politique
Transcription :
...
médiation... négociation... conflit.. justice...
07h16
Montagne d’or, le mauvais exemple guinéen
Par Philippe Reltien, Cellule investigation de Radio France
clés :
écologie nature Amazonie
page 12
Une bonne nouvelle maquillée en catastrophe
Chômage, le mythe des emplois vacants
A écouter de nombreux discours sur les emplois vacants ou non pourvus, la France serait assise sur d’immenses gisements de travail salarié. De tels propos alimentent une proposition politique : renforcer le contrôle des chômeurs pour que l’aiguillon de la contrainte les tire de l’apathie. Pourtant, les chiffres mis en avant ne signifient pas ce que l’on cherche à leur faire dire, bien au contraire.
...
La France comprend un nombre d’emplois vacants bien inférieur à la moyenne européenne ; seules l’Italie, la Pologne et la Lettonie affichent un taux moindre (3). Une hausse des emplois vacants constituerait une bonne nouvelle, pour les chômeurs mais aussi pour les salariés. Car la diminution du chômage leur permettrait de retrouver une position de force pour négocier des hausses de salaire.
...
23 February 2018admin Videos digital labor, données personnelles, france culture, podcast, privacy, radio, vidéo
J’étais l’invité d’Olivia Gesbert à La Grande Table de France Culture pour parler de données personnelles, travail numérique, et fausses solutions à de vrais problèmes.
également sur
https://www.youtube.com/watch?v=iGX2fFqkRsw
et
transcription april à
https://www.april.org/les-travailleurs-de-la-donnee-antonio-casilli
Assouplir le code du travail, comme le gouvernement projette de le faire à la rentrée, est-il efficace pour lutter contre le chômage ?
Journal n°23 du COREM - avril 2017
P 2 EDITO de Anne-Laure PETIT-JEAN
P 3 « L’autre irréductible »
Hélène LESSER
P 6 Désir de neutre
Claire DENIS
P 12 Le médiateur à l’épreuve de sa non neutralité
Emile RICARD
Mots-clés de la brève
Désir(ant)(é)(e)(s)
Distance
Ecrit(ure)(s)
Journa(l)(ux)
Médiat(eu)r(ice)(s)
Neutr(ali)(s)(a)(t)(é)(eu)(r)(i)(c)(on)(e)(s)
Soi (travail sur soi)
Le travail procure à certains une surexcitation permanente… au point d’en vouloir toujours plus et de risquer le « burn out ». Qu’est-ce qui est si addictif dans la suractivité ? Peut-on échapper à son attrait ?
La pièce Nobody, mise en scène par Cyril Teste et le Collectif MxM à partir de textes de Falk Richter, qui fut un grand succès des scènes françaises en 2015 et 2016, réalise la performance de faire éprouver jusqu’au vertige une caractéristique fondamentale du travail contemporain.
Clés : Capitalisme Crise Entreprise Travail Psychologie Temps
Comment expliquer l’épidémie qui frappe les organisations de travail ? Probablement par le fait que le burn-out frappe là où les promesses managériales de bien-être au travail sont les moins tenues. Et si le rêve d’un monde du travail meilleur, exempt de risques psychosociaux, conduisait en réalité au malheur au travail ?