france-5 Interviews 1 h 8 min Français tous publics - diffusé le 02/05/23 à 22h46 Disponible jusqu'au 01/06/23
C’est un refrain qu’on entend de plus en plus dans les cortèges de manifestants, dans la bouche des politiques et qu’on lit même désormais sous la plume de certains intellectuels : la France serait en train de se transformer en une “démocratie illibérale”, concept difficile à définir mais qui désigne en gros le glissement autoritaire d’un pouvoir qui a pourtant été élu démocratiquement. Un glissement illustré selon eux par une répression policière disproportionnée, des restrictions de liberté ou encore les récentes attaques contre la Ligue des Droits de l’Homme. Une accusation grave dont nous voulions donc débattre ce soir avec nos invités : alors la France d’Emmanuel MACRON peut-elle être qualifiée d’illibérale ou d’autoritaire ? Peut-on vraiment comparer notre pays à la Hongrie de Orban comme le font certains opposants au président ? Est-ce une comparaison dangereuse ? Et que dit-elle de l’état de notre débat public ?
On en débat avec :
- Sébastian ROCHÉ, Politologue et directeur de recherche au CNRS
- Marc LAZAR, Historien, auteur de la tribune “La France d’Emmanuel Macron n’a rien d’une dictature” publiée dans Libération
- Nathalie LOISEAU, Eurodéputée Renew
- Ariane ANEMOYANNIS, étudiante, militante du collectif Le Poing Levé
- Jon HENLEY, Grand reporter et correspondant à Paris pour The Guardian
- Sylvain BOURMEAU, journaliste, directeur du journal AOC
Le choix de Camille :
“Silencio”, fiction audio de Thomas Le Petit-Corps et Nathalie Bernas, disponible sur toutes les plateformes de podcasts.
Présenté par : Karim Rissouli, Laure Adler, Camille Diao
Maison de production : France Télévisions / Together Media
Cette vague de chaleur précoce n’est qu’un avant-goût de ce que va vivre l’Espagne les prochaines années, c’est l’un des pays européens les plus touchés par le changement climatique à un niveau tel que 75% de son territoire est en voie de désertification selon l’Onu.
Texte: Laurie Debove Photographie: Adri Salido / Anadolu Agency via AFP
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A tel point que « les indices hydriques des sols agricoles espagnols vont atteindre les niveaux du Sahara », alerte l’agro-climatologue Serge Zaka
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La Coordination des Organisations d’Agriculteurs et d’éleveurs (COAG) estime que 60 % des terres agricoles espagnoles sont asphyxiées par des pertes « irréversibles », les terres sèches étant pratiquement entièrement dégradées.
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En finir avec un système économique mortifère est devenu prioritaire. Les conditions de Vie sur Terre telles que nous les connaissions sont en train de changer radicalement, et chaque dixième de degré supplémentaire évité sera une victoire cruciale pour l’ensemble du Vivant.
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Connu / https://wegreen.fr/post/197071
Birgit Müller est Directrice de Recherche au Laboratoire d’anthropologie politique, CNRS/EHESS
« Peut-être nous allons prendre notre propre évolution en main, mais elle échappera à cette main au moment même où l’évolution ressentira l’impulsion ; et alors que nous étions libres de faire le premier pas, nous serons esclaves pour faire le second et tous les suivants » [1].
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La revendication d’un brevet sur un organisme vivant exige la réduction des processus organiques à des processus mécaniques, la plante vivante est réduite à une « composition de matière » [7].
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Avec la semence dont les cellules portent un transgène breveté, un nouveau faisceau de pouvoirs s’est introduit dans le champ de l’agriculteur. Définir la propriété comme un « faisceau de pouvoir », comme le suggère l’anthropologue du XIXème siècle Henry Maine, permet de comprendre les nouveaux pouvoirs privés qui découlent des contrats d’usage que les agriculteurs concluent avec les firmes semencières [8]. Ils sont fondés sur le droit des affaires et posent un défi au droit public. Le droit de propriété intellectuelle supplante le droit de propriété sur la terre et le droit de l’agriculteur sur le fruit de son travail. L’entreprise qui possède un brevet sur un gène implanté dans une semence est devenue capable d’agir sur les actions des agriculteurs grâce à son droit de propriété intellectuelle. L’entreprise détermine ce qu’ils récoltent, comment ils vendent, s’ils réensemencent ou non leur récolte, et même comment ils tiennent leur comptabilité. Nous observons alors un phénomène anthropologique nouveau : des agriculteurs qui deviennent esclaves de leurs semences.
Des responsabilités et des responsables à identifier et juger
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L’agir politique visant à contrôler ce qui est mis sur le marché, et à refuser aux OGM le statut de marchandise, ouvre un nouveau chapitre dans les combats environnementalistes et climatiques. Cette démarche revendique une nouvelle démocratie économique qui s’étend à d’autres enjeux, tels que l’usage excessif des pesticides, des énergies fossiles et la mainmise des multinationales sur la chaîne alimentaire.
Clés : Responsabilité ; Transparence & Cie ; Perception des OGM ; Ethique
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Initiative citoyenne européenne pour une mode plus responsable et plus décente envers les travailleurs !
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Accueil » Emploi » Les démissions pour raisons éthiques se mul…
Mis à jour le 21 avril 2023
Agence de Presse
Après le “quiet quitting” et le “quick quitting”, voici le “conscious quitting”. Encore un anglicisme pour désigner une raison qui pousse les salariés à se séparer de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Dans ce cas précis, le facteur qui les incite à quitter le navire est directement lié aux valeurs qu’ils défendent. De plus en plus de salariés disent adieu à une boîte lorsqu’ils estiment que celle-ci n’est pas assez engagée sur le plan écologique ou sociétal.
Photo : LanaStock / Getty Images
Quitter son travail parce que l’entreprise dans laquelle on l’exerce ne s’engage pas (assez) en faveur de l’égalité salariale ou qu’elle ne prend aucune disposition pour réduire son empreinte carbone. Pour certains employés, et notamment les jeunes, ces exigences n’ont rien d’un caprice. Elles deviennent d’ailleurs de plus en plus concrètes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 4 000 salariés britanniques et américains par le cabinet Opinium, un tiers des salariés disent avoir quitté leur entreprise en raison de valeurs trop éloignées des leurs et près de la moitié envisagerait de le faire. Une preuve que le phénomène commence à prendre de l’ampleur ? Un terme lui a été attribué : on parle désormais de “conscious quitting”. Ou, en français, de “démission consciente”.
Concrètement, le conscious quitting désigne le fait de vouloir démissionner ou se séparer d’une entreprise dont les activités et les pratiques vont à l’encontre des valeurs que l’on défend, qu’elles soient écologiques, politiques ou humanistes. Décrit pour la première fois par l’ex-PDG d’Unilever Paul Polman (à l’origine de l’enquête citée plus haut), ce phénomène confirme l’ampleur croissante de la volonté des salariés de s’engager à travers leur métier. “Tout PDG qui pense gagner la guerre des talents en offrant un peu plus d’argent, un peu plus de télétravail et un abonnement à la salle de sport sera déçu. L’ère de la démission consciente est en marche”, souligne Paul Polman dans un communiqué.
La fin des bullshit jobs ?
... quête de sens au travail ... “rage applying“, qui consiste à postuler de plus belle lorsque l’on a vécu une expérience professionnelle décevante. L’idée ? Trouver un poste ou une entreprise qui nous mérite ! On assiste également au “quick quitting“, c’est-à-dire le fait de ne jamais rester trop longtemps dans une entreprise, sous peine de succomber au bore-out. L’objectif ? Se sentir utile, être motivé et surtout, surtout, ne jamais s’ennuyer !
Connu / https://wegreen.fr/post/197067
L’Open Data peut agir comme un véritable levier de performance pour les entreprises et ceci devient encore plus vrai quand elles acceptent de jouer le jeu de l’ouverture de leurs données.
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Connu / Revue de presse de l'April pour la semaine 17
La start-up Hugging Face, créée en 2016 par trois Français à New York, vient de lancer HuggingChat, «la première alternative open source à ChatGPT».
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Connu / Revue de presse de l'April pour la semaine 17
Lundi 1 mai 2023 (première diffusion le jeudi 26 janvier 2023)
Harold Guillemin, fondateur de FinX, et la membrane circulaire du moteur de 5cv Fin5 - FinX
Une jeune entreprise française, FinX, veut révolutionner le monde de la navigation en renvoyant l'hélice au musée et en la remplaçant par une membrane inspirée de la nageoire des poissons.
Harold Guillemin, le jeune ingénieur qui a créé FinX, nous accueille dans le local de l'entreprise, dans le 20ème arrondissement de Paris. Il y a là quelques bureaux et, surtout, un coin atelier où trône dans un grand bac empli d'eau le premier modèle de moteur que s'apprête à commercialiser la marque.
"Là, vous êtes en face du Fin5. Il se présente exactement comme un moteur hors-bord classique, sauf qu'à la place de l'hélice, vous avez une membrane. On démarre le moteur, vous voyez la membrane qui ondule."
La membrane qui remplace l'hélice, en fait un anneau en caoutchouc rouge, vibre en effet comme une nageoire de poisson, avec moins d'amplitude mais une fréquence élevée, actionnée par un moteur électrique.
Cette technologie a d'abord été développée pour les pompes industrielles, puis pour les valves cardiaques en chirurgie. Elle présente de nombreux avantages pour les moteurs de bateaux, explique Harold Guillemin.
"On n'a pas de pièce mécanique en rotation, donc aucun risque de se blesser. Deuxièmement, c'est hyper robuste : si elle heurte des algues, des bouts ou des fils de pêche, la membrane continue à vibrer, sans s'y emmêler. Troisième point : c'est un moteur électrique. Vous n'avez pas d'émission de gaz à effet de serre en fonctionnement. On n'a pas d'huile, pas d'essence, pas de filtre à changer, pas de bougies à désencrasser. On allie les avantages de l'électrique et de cette technologie de rupture bio-inspirée."
Autant de sources potentielles de pollution supprimées. Ce moteur électrique de 5 chevaux est aussi moins bruyant qu'un moteur thermique. Il peut propulser des embarcations pesant jusqu'à trois tonnes. Il est made in France, fabriqué en Normandie, et sera commercialisé à un prix comparable aux moteurs électriques à hélice.
Pas de limite de taille
FinX compte développer ensuite des modèles plus puissants, car cette technologies peut s'adapter à toutes les tailles de bateaux.
"Aujourd'hui, on ne voit pas de limite technologique avec cette membrane. Donc on lance le développement d'un 150 chevaux électrique. Ce 150 chevaux sera aussi une maquette pour atteindre des plus grandes puissances, typiquement un 1000 chevaux. Là, vous commencez à entrer sur des motorisations très intéressantes pour le transport de marchandises fluviales, par exemple."
Pour l'instant, avec le Fin5, FinX s'adresse au monde de la plaisance et Harold Guillemin, conscient des enjeux environnementaux, ne prône pas une motorisation à outrance des bateaux.
"Notre rêve, à terme, n'est pas de motoriser des super tankers. C'est plutôt de penser la navigation maritime autrement. Je pense par exemple que la voile a un avenir dans le transport maritime. On doit pouvoir utiliser à nouveau cette énergie gratuite et, quand il n'y a pas de vent, utiliser le moteur. Mais des moteurs de plus petite taille, plus compacts, avec des capacités énergétiques moindres, qui seraient plus adaptés au monde de demain."
FinX s'efforce aussi de fabriquer avec l'empreinte écologique la plus faible possible, en recyclant par exemple de vieux smartphones pour la partie connectée de ses moteurs.
Clés : Société Environnement Pollution Mers et océans Innovation
L'équipe Lionel Thompson
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Les fermes-usines, symbole de l’élevage industriel, repoussent les limites du possible. Ces énormes bâtiments qui entassent toujours plus d’animaux, et très souvent dans des conditions ignobles, sont aussi un fléau pour notre planète et notre santé.
Pourtant, une autre forme d’élevage est possible : adaptée à son territoire, qui respecte les limites planétaires, basée sur les pratiques de l’agroécologie et qui permet l’autonomie des paysans. Mais ce modèle est-il duplicable à grande échelle? Est-il possible de sortir de l’élevage industriel et nourrir le monde sans détruire la planète?
Nous sommes allés à la rencontre de paysans et paysannes et nous leur avons posé la question.
SOURCES
- Enquête Splann!, BRETAGNE : BOL D’AIR À L’AMMONIAC : https://splann.org/bretagne-bol-dair-a-lammoniac/
- Agroécologie et neutralité carbone en Europe à l'horizon 2050 : quels enjeux ?, Scénario Ten Years for Agro-Ecology : https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/etude/agroecologie-et-neutralite-carbone-en-europe-lhorizon-2050-quels
POUR ALLER PLUS LOIN
- Les algues vertes : https://www.greenpeace.fr/bretagne-les-algues-vertes-proliferent-letat-laisse-faire/
- Quelle est la position de Greenpeace sur l'élevage : https://www.greenpeace.fr/quelle-est-la-position-de-greenpeace-sur-lelevage/
00:00 : Intro
00:39 : L’échec de l’élevage industriel
02:55 : Un autre modèle…
05:10 : … pour nourrir le monde
07:07 : La question du prix
09:06 : Conclusion
Tr.: ...Nicolas Giraud, porte-parole de la COnfédération paysanne et éleveur laitier... Marie Schwab, associé gérant de la Ferme Ursule? en Vendée ... Mathieu Courgeau, Co-président du Collectif Nourrir et éleveur laitier ...
Connue / https://twitter.com/greenpeacefr/status/1652590656252936192
Elisabeth, [30/04/2023 11:30]
Expropriations de la Roncinière : la ville de Vitré condamnée à verser 4 millions d’euros #Vitré #Justice #Immobilier @OuestFrance
Elisabeth, [30/04/2023 11:31]
La ville de Vitré (Ille-et-Vilaine) est condamné par la cour d’appel de Rennes à verser 4 millions dans une affaire d’expropriation. Le groupe La France insoumise du pays de Vitré fustige une « politique d’artificialisation agressive et jugée illégale [qui] ne répond à aucune stratégie industrielle sérieuse ».
Connu / TG le 30/04/23 à 11:30
5 881 signatures
Destinataire(s) : À l’attention de la SNCF, de la RATP et des gestionnaires de gares, centres commerciaux, stations services, salles de congrès, établissements sportifs ou culturels
Où sont les 30 000 points d’eau potable prévus par la loi ?
Campagne lancée par No Plastic in My Sea
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Selon la loi(1), les ERP (établissements recevant du public) accueillant plus de 300 personnes sont soumis à l'obligation de mettre à disposition au moins un point d'eau potable, dès lors qu'ils sont raccordés au réseau. Ces points d'eau doivent être indiqués par une signalétique visible et leur accès doit être libre et sans frais.
Cette loi aurait dû entrer en application depuis janvier 2022 !
Quinze mois plus tard, alors que la majorité des Français utilisent régulièrement une gourde, ils ne peuvent toujours pas la remplir dans vos établissements.
Aussi, nous vous demandons d’ouvrir ces points d’eau d’ici l’été 2023, afin que chacun puisse s’hydrater facilement et sans bouteille plastique.
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Plus largement, la bouteille plastique constitue une aberration à plusieurs titres :
- 15 milliards de bouteilles plastiques sont vendues en France par an
- Fabriquée à partir de pétrole, la bouteille plastique est émettrice de gaz à effets de serre sur tout son cycle de vie
- Des études évoquent 3 litres d’eau pour la fabrication d’une seule bouteille d’eau ! L’eau embouteillée contribue ainsi à assécher les nappes phréatiques.
- Les bouteilles en plastique sont contaminées par des microplastiques, qui constituent un risque sanitaire.
- Le coût de l'eau vendue en bouteille plastique est prohibitif dans les lieux accueillant du public et inadmissible, puisque l’accès gratuit à l’eau potable est obligatoire. Pour l’exemple, en gare, le prix moyen est de 2 euros à 2,50 euros pour une bouteille de 50 cl d’eau, soit plus de 8 euros pour une famille de 4 personnes.
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(1) Article L541-15-10 - Code de l'environnement
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043974900,
Article 77 - LOI n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/JORFARTI000041553842 et décret n° 2020-1724 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042753962
Article D541-340 - Code de l'environnement https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042883671
Article L171-8 - Code de l'environnement https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038846886
(2) selon l’étude d’impact de la commission européenne
(3) Reporterre, Fabienne Loiseau, 22/02/2023 :
https://reporterre.net/Gares-et-metros-peinent-a-installer-des-fontaines-a-eau
Premiers signataires :
Surfrider Foundation Europe, Zero Waste France, Biocoop, CLCV (Association nationale de consommateurs et usagers), Arthur Le Vaillant (navigateur), Stephane Le Diraison (navigateur), Angèle Préville (sénatrice), Dorothée Moisan (journaliste), Capucine Dupuy (autrice), Catherine Chabaud (député européenne), Nelly Pons (auteure), Nathalie Gontard (scientifique), Fédération française de voile, France Nature Environnement, Ma Petite Planète, Label Protection des Océans, Réseau Vrac, Réseau Consigne, Association Water-Map, Objectif Zéro Plastique, Orléans Zéro Plastique, Circulab, M. & Mme Recyclage, La Fresque du Plastique, Wings of the Ocean, MerTerre, Swim for Change, World Cleanup Day, Collectif Eau 88, Coordination EAU Ile-de-France, OceanAsCommon, In Off Plastic, Cantine Sans Plastique, Waves Of Change, Eau de Paris, UAE (L'Union des professionnels du traitement de l'eau), Castalie, Ekō, Behring, HOALI, Twyd, Kanalien, Altereo, SMICVAL, Nathalie Gontard, Expédition Med, Brita France, Fondation Bye Bye Plastic, Plastic Attack France
Catégories Biodiversité, Eau & Océans, Justice sociale & Environnement, Pollutions & Déchets, Sobriété
11 269 signatures (63 928 au 21/7/23 - 97 492 au 19/11/23 - 98 460 au 14/12/23)
Destinataire(s) : Elisabeth Borne, Première ministre
Pour que l’État arrête de soutenir l’aviation, taxons le kérosène
Campagne lancée par Camille Étienne
Si l'avion coûte si peu cher comparé au train, c'est le résultat d'un choix politique.
Aujourd’hui en France, il est moins cher de mettre un litre de kérosène dans un avion qu’un litre d’essence dans sa voiture. Le kérosène est le seul carburant qui n'est pas taxé: il fait partie de ce qu'on appelle une niche fiscale. Pourtant, l’avion est le mode de transport le plus polluant et le moins égalitaire.
Nous sommes un collectif d’associations et d’activistes et nous vous proposons aujourd’hui cette pétition pour que le kérosène des avions au départ de la France soit taxé au même niveau que les carburants des voitures.
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collectif d'associations, composé de Greenpeace, Oxfam, ANV-COP21, Alternatiba Paris, regroop, le Réseau Action Climat et Rester sur Terre, nous nous sommes retrouvés autour du film que j'ai co-réalisé avec Solal Moisan, Pourquoi on se bat, afin qu'il dépasse l'écran.
L’avion est le mode de transport le plus polluant, mais aussi le moins taxé. Au niveau mondial, il émet autant de CO2 qu’un pays comme le Japon (5e émetteur mondial). En France, c’est 7% des émissions totales du pays et 16% des émissions des transports. Mais la pollution liée à l’aviation ne s’arrête pas aux émissions de CO2. Les traînées de condensation et les oxydes d’azote des avions contribuent aussi largement au réchauffement atmosphérique : elles multiplient entre 2 et 3 fois les impacts de l'aviation sur la hausse de la température à la surface du globe. Si rien n’est fait, les émissions du transport aérien vont tripler d’ici 2050 avec la croissance du secteur.
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Seulement 10% de la population mondiale prend l’avion chaque année et la moitié des émissions de l’aviation n’est imputable qu’à 1% de la population. En France, les cadres supérieurs prennent 17 fois plus l’avion que les ouvriers. Pourtant, il est beaucoup moins cher de mettre un litre de kérosène dans un avion qu’un litre d'essence dans sa voiture. Ces exemptions fiscales, qui menace notre capacité à maintenir les conditions de vie sur terre, renforcent donc également les injustices sociales.
Alors que nous sommes dans une véritable urgence climatique et sociale, il est impératif que la France agisse sur ce sujet. Nous appelons à l’uniformisation de la taxation du kérosène au même niveau que la taxation des autres carburants polluants, et ce sur tous les vols au départ de la France.
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réinjectée dans le développement du transport ferroviaire, jusqu'à 100 fois moins émetteur de gaz à effet de serre au kilomètre que les avions.
Voici les mesures qui pourraient être mises en place concrètement:
• Création de pass pour les plus jeunes et les plus précaires : l'Allemagne a par exemple mis en place un ticket unique à 9€ pour toutes et tous à l'été 2022 ;
• Réouverture ou dynamisation de lignes transversales ne passant pas par Paris ;
• Mise en place de nouvelles lignes de nuit pour remplacer les vols intérieurs et les vols intra européens jusqu’à 1500 km ;
• Redéveloppement des petites lignes et réouverture des petites gares sur le territoire.
Cette pétition est portée par :
• Camille Etienne, activiste pour la justice sociale et environnementale
• Solal Moisan, réalisateur
• Jade Verda, danseuse
• Greenpeace
• Oxfam
• Alternatiba
• Alternatiba Paris
• ANV-COP21
• regroop
• Réseau Action Climat
• Rester Sur Terre
• Protect our Winters
• Union française contre les nuisances des aéronefs (UFCNA)
• Collectif PAD (Pensons l’Aéronautique pour Demain)
• Association Les Ateliers ICARE
• Collectif Non au T4
Catégories Climat, Justice sociale & Environnement, Sobriété, Transports & Urbanisme
Site : https://www.pourquoionsebat.com/ et #PourquoiOnSeBat
La question La sortie du nucléaire en Allemagne nuit-elle au climat ?
6 min - 32 Commentaire(s)
Le mix électrique allemand reste très carboné mais le déploiement des énergies renouvelables a permis à la fois de sortir du nucléaire et de diminuer le recours aux énergies fossile. La sortie du nucléaire n’a donc pas augmenté les émissions de CO2.Toutefois, si d’autres priorités avaient été privilégiées, les émissions auraient sûrement davantage diminué.
Contre-exemple de la transition énergétique avec ses mines de lignite à ciel ouvert ou égérie des renouvelables avec ses dizaines de milliers d’éoliennes ? L’Allemagne et ses choix énergétiques ne manquent jamais d’alimenter les débats en France.
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ce choix est ancien. Il ne date pas de l’ère Merkel au lendemain de l’accident de Fukushima mais d’une vaste loi de transition énergétique adoptée en 2000 sous Gerhard Schroeder ... le nucléaire ne pesait que 25 % du mix électrique allemand en 2010. Une proportion qui est tombée à 13-15 % à partir de 2015 puis à 6 % en 2022.
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Entre 2010 et 2022, la production d’électricité d’origine renouvelable a été multipliée par près de 2,5, compensant entièrement la réduction de celle issue du nucléaire. Quant aux électrons sortis des centrales à charbon, ils ont diminué d’un tiers. Ce sont les renouvelables qui ont remplacé les réacteurs fermés et permis une réduction du charbon.
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les renouvelables continuent d’être déployés à un rythme soutenu et devraient donc venir remplacer l’atome. ...
Pour sortir du gaz russe, Berlin a misé sur le charbon allemand
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l’Allemagne comptera certes davantage de centrales à gaz, mais celles-ci tourneront très peu, uniquement aux moments où la consommation est à sa pointe pour équilibrer le réseau. Le pays peut espérer ainsi une réduction de la consommation de cette énergie fossile, qui serait d’autant plus forte voire complète si une part plus élevée et croissante de biogaz la remplace.
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« L’Allemagne a pour l’instant tenu ses objectifs, que ce soit pour la sortie du nucléaire, concernant la réduction des émissions de CO2 du système électrique qui a été respectée ou celui de déploiement des énergies renouvelables qui a été atteint avec plusieurs années d’avance », pointe Andreas Rüdinger.
Ce qui compte n’est pas uniquement la photo à l’instant T mais la tendance à l’œuvre. La France a un mix électrique qui émet bien moins de CO2 que l’Allemagne, mais l’Hexagone n’a pas atteint ses objectifs en matière de déploiement des énergies renouvelables.
france-2 Films 2016 1 h 38 min Français tous publics Vidéo sous-titré Vidéo en audio-description
diffusé le 30/04/23 à 21h11 Disponible jusqu'au 07/05/23
Jean-Pierre Werner, un médecin dévoué, sillonne depuis des années les routes de sa campagne pour soigner ses patients. Sa vie bascule quand on lui détecte un cancer du cerveau. Son médecin traitant lui conseille de se faire remplacer et lui envoie Nathalie Delezia, qui a longtemps été infirmière avant de reprendre ses études. Jean-Pierre, peu disposé à lâcher du lest, est désagréable avec la jeune femme. Mais Nathalie a du caractère et parvient peu à peu à s'imposer. Jean-Pierre commence à s'habituer à sa présence. C'est alors qu'il apprend qu'elle a fait hospitaliser un vieillard à qui il avait promis de poursuivre les soins à domicile. Il entre dans une colère noire...
Réalisé par : Thomas Lilti
Avec : François Cluzet, Marianne Denicourt, Isabelle Sadoyan, Félix Moati, Christophe Odent, Patrick Descamps, Guy Faucher, Margaux Fabre
Scénaristes : Thomas Lilti, Baya Kasmi, Shérazade Khalladi
Maison de production : 31 Juin Films / Athena Films / Les Films du Parc / Le Pacte / France 2 Cinéma / France Télévisions / Canal+ / Ciné+
182 k abonnés - 5k+ - 1 295 957 vues - 178 commentaires
Partir sur la route des Grandes Alpes, c’est partir pour un voyage de 680 kilomètres, de Thonon-les-Bains, sur le lac Léman, jusqu’à Menton, au bord de la Méditerranée. Cet itinéraire mythique est imaginé à la fin du XIXème siècle par les militaires pour défendre la frontière italienne. Repris vers 1910 par le Touring Club de France, le tracé devient un itinéraire pour faire découvrir les Alpes aux premiers automobilistes.
Philippe Lemonnier est un écrivain-voyageur, il nous emmène à la découverte des endroits les plus intéressants de cette voie de légende. A commencer par les différents cols : le col des Aravis et ses alpages, le mythique col du Galibier et ses cyclistes ou encore le col de l’Izoard.
Juliette Bligny est une spécialiste des sites naturels classés. Elle part inspecter trois des paysages les plus magnifiques de Haute-Savoie : les Gorges du Pont du Diable, le Cirque du Fer à Cheval et l’incroyable désert de Platé. L’enjeu de ces visites : savoir comment protéger au mieux ces lieux tout en les rendant accessibles aux visiteurs.
La traversée des Alpes, c’est aussi la passion de pilotes, les héritiers des pionniers de l’aviation. Noël Genet est instructeur. Il guide un de ses élèves pour son premier atterrissage sur glacier. Ils survolent les cols enneigés au plus près des parois. Nous les retrouvons dans le massif du Dévoluy, sur les traces des pilotes du début du XXème siècle. En suivant les premières voies aériennes empruntées dès les années 1900, ils font revivre les altisurfaces de la région, des surfaces d’atterrissage aménagées en montagne sur des terrains naturels.
L’histoire du franchissement des Alpes est liée à sa géographie. Pour comprendre pourquoi les hommes ont privilégié tel ou tel passage à travers les âges, comment ils ont défendu ces voies de circulation, nous embarquons à bord d’un avion avec le géographe Christophe Gauchon pour le survol des deux plus importantes voies de passage de Savoie : la vallée de la Maurienne et de la Tarentaise.
Dans le Queyras, nous partons pour une randonnée transalpine : des cavaliers empruntent des chemins spectaculaires entre la France et l’Italie. Elsa Giraud est historienne, elle nous décrypte les influences artistiques et le quotidien des personnes qui empruntaient ces chemins. Nous traverserons Saint-Véran, un des villages les plus élevés d’Europe pour arriver jusqu’à Chianale en Italie.
Jean-Loup Fontana est conservateur du patrimoine. Avec lui nous traverserons les deux derniers départements de la route des Grandes Alpes : les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes Maritimes. Sur cette route, il nous révèlera quelques trésors comme les peintures murales de la chapelle de Roubion, ou encore la singulière redoute des trois communes, premier exemple de construction militaire en béton armé et enfin la splendide place baroque de Sospel.
réalisation : Mathilde Deschamps Lotthé
production : Eclectic Production avec la participation de France Télévisions
Lecture 1 min - Accueil Environnement
Photo Le SIL a planté une haie de 100 mètres en face de la déchetterie et des arbres au niveau de la carrière et sur un terrain communal. © Crédit photo : archives Xavier Léoty
Publié le 24/02/2022 à 20h44 /Par Kharinne Charov
Mis à jour le 25/02/2022 à 12h34
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Le Syndicat intercommunautaire du littoral (SIL), qui gère l’incinérateur d’Échillais, a répondu à Pays rochefortais alert’ qui l’interrogeait sur les suivis environnementaux et le reboisement
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Quant au suivi scientifique, « un programme de surveillance de l’impact environnemental de l’installation a été mis en place en application de l’arrêté préfectoral du 16 janvier 2018. Il permet de suivre les évolutions des concentrations en polluants dans l’environnement. » Les contrôles portent sur les dioxines, les furannes et les métaux. « Les analyses sont réalisées par des laboratoires compétents et le suivi est confié à l’entreprise Biomonitor, située à Pagny-sur-Moselle (54) depuis 2018. »
Bientôt la commission
Le maire d’Échillais rappelle que les résultats sont présentés lors de la commission de suivi de site et ceux de 2019 et 2020 l’ont été lors de cette réunion tenue le 29 avril 2021. Et bien sûr, il précise que « les conclusions présentées montraient que tous les résultats des analyses étaient inférieurs aux seuils autorisés ».
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Clés : Affaires juridiques Incinération Nos actions Territoires TMB
Après l'autorisation d'exploiter un incinérateur et un TMB, une Z.A.D. s'est montée depuis le 31 décembre 2014 sur le terrain qui doit accueillir le nouvel incinérateur à Echillais.
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le Syndicat intercommunautaire du littoral (SIL) a été autorisé le 15 octobre 2014 par arrêté préfectoral à exploiter un incinérateur d’une capacité de 69 000 tonnes par an. Un TMB d’une capacité de 85 000 tonnes par an a également été autorisé, ce qui va à l’encontre des objectifs de généralisation du tri à la source des biodéchets issus de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui prévoit que cette technique devrait être « évitée ».
Plusieurs recours ont été engagés en réponse. Un premier a été introduit par Pays Rochefortais Alert’ contre le plan départemental de prévention et de gestion des déchets, trop peu ambitieux s’agissant notamment de la gestion des biodéchets. Un autre, auquel Zero Waste France est partie, vise à contester le permis de construire l’usine. Enfin, PRA a récolté plus de 12 000€ afin de financer le recours imminent contre l’autorisation d’exploiter.
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Ndlr : TMB = tri mécano-biologique ?
Enquête — Déchets
Mis à jour le 29 septembre 2022 à 14h35 - Durée de lecture : 13 minutes
Clés : Déchets Pollutions
Que faire des déchets ? Ils finissent en grande partie enfouis (et donc non valorisés) dans des décharges. Celles-ci débordent, prennent feu, polluent, sentent mauvais... Bref, sont fort mal gérées. [ENQUÊTE 1/4]
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Enquête — Déchets
Mis à jour le 29 septembre 2022 à 17h25 - Durée de lecture : 14 minutes
Clés : Déchets Pollutions
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