Publié: 12 septembre 2024, 11:00 CEST / Gabrielle Maréchaux, Journaliste-éditrice rubrique Environnement + Energie
Un immense pyrocumulus au-dessus de Park Fire, près de Chico, en Californie, le 26 juillet 2024. David McNew/Getty Images
Non seulement ils contribuent au réchauffement du climat, mais les feux de forêt créent aussi leurs propres nuages. Résultat, des orages plus fréquents dans les régions qui brûlent. C'est ce que montrent les données satellitaires à haute résolution.
Reprises violentes de feu (blowups en anglais), tornades de feu, orages monumentaux… Lorsque les feux de forêt sont de grande ampleur et atteignent une température critique, ils peuvent créer leurs propres conditions météorologiques.
Dans ces situations extrêmes, les méthodes traditionnelles des pompiers pour contrôler directement le feu ne fonctionnent plus. Les deux de forêt deviennent alors incontrôlables.
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les incendies de forêt créent leurs propres schémas de vent.
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La transformation d’un nuage provoqué par un incendie en orage dépend de trois ingrédients clés :
- de la portance de l’air chaud,
- de l’instabilité atmosphérique
- et de l’humidité.
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Orages secs
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Tornades de feu
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Des nuages créés par les feux pas si rares
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il est important de se souvenir que le feu est un élément naturel du système terrestre. Comme l’a écrit Stephen J. Pyne, spécialiste des incendies, dans son ouvrage « Le Pyrocène », nous devrons, en tant qu’êtres humains, réorienter notre relation avec le feu afin d’apprendre à vivre avec lui.
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Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
Climat - Durée de lecture : 8 minutes
C’est un indicateur climatique peu connu, et il part en vrille. Son nom : le déséquilibre énergétique de la Terre. Sa conséquence : il pourrait accélérer le réchauffement climatique bien au-delà de nos prévisions.
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un indicateur climatique moins connu que la température ou la concentration de CO2 : le déséquilibre énergétique de la Terre (abrégé EEI, pour Earth’s Energy Imbalance).
Cette notion permet d’appréhender le système climatique dans son ensemble en mesurant la différence entre l’énergie qui entre sur la planète (via le rayonnement solaire) et l’énergie qui en sort (via le réfléchissement des rayons du soleil ou l’émissions de rayonnement infrarouge par la Terre). S’il sort moins d’énergie qu’il en entre, par exemple parce qu’on émet des gaz à effet de serre qui en piègent une partie, l’excédent d’énergie, converti en chaleur, réchauffe le système.
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estimé par observation satellitaire et mesuré en watts par mètre carré (W/m²) s’accroît plus vite que l’on ne s’y attendait. Il aurait doublé en vingt ans, d’après une étude publiée en 2025, passant d’environ 0,6 W/m² à 1,3 W/m² ces dernières années. « La chaleur s’accumule désormais deux fois plus vite qu’il y a vingt ans », résument les auteurs de l’étude, qui s’inquiètent que ce déséquilibre soit aujourd’hui « beaucoup plus important que ce que les modèles climatiques estimaient ».
« Aucun modèle actuel ne reproduit ces observations, la théorie ne reproduit pas ce qui se passe », insiste auprès de Reporterre Benoit Meyssignac, chercheur au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (Legos) de Toulouse et coauteur de l’étude.
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Le sujet est pris très au sérieux par les climatologues : en mars, déjà, 44 d’entre eux s’étaient réuni au château de Ringberg, en Allemagne, à l’invitation de l’Institut Max-Planck de météorologie. Avec l’objectif de comprendre cette accélération de l’EEI « qui a pris la communauté scientifique par surprise », avoue ledit institut.
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Le Giec estime aujourd’hui qu’un doublement de la concentration de CO2 par rapport à l’ère préindustrielle mènerait à environ 3 °C de réchauffement, mais la fourchette « probable » va de 2,5 à 4 °C. Pour atteindre un degré de confiance « très probable », la fourchette est même élargie de 2 à 5 °C.
Les nuages au cœur du mystère
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Très complexes à modéliser, leur structure, leur altitude ou leur épaisseur modifient leur capacité à générer de l’effet de serre, ou au contraire à réfléchir les rayons du soleil. Or, le changement climatique modifie lui-même ces caractéristiques des nuages, ce qui pourrait être à l’origine de cette hausse surprise du déséquilibre énergétique.
L’autre hypothèse des chercheurs les mène sur la piste des aérosols anthropiques. Ces particules polluantes (sulfates, nitrates...) ont un effet réfléchissant dans l’atmosphère et donc refroidissant sur le climat. La lutte contre la pollution et la baisse de concentration de ces particules dans l’air pourraient avoir généré un effet de « rattrapage » et une accélération temporaire du réchauffement.
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tout cela est encore mal compris », dit Noé Clément, physicien du climat et chercheur post-doctorant à l’Institut Pierre-Simon-Laplace.
Le physicien précise : « Quoi qu’il en soit, les nuages restent la source d’incertitude la plus importante. Ils sont très complexes à modéliser, sachant qu’ils ne mesurent parfois que quelques centaines de mètres et que nos modèles ont des mailles [l’équivalent de leur résolution] de 200 km de côté. »
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Ce n’est pas encore une source d’inquiétude mais un élément de vigilance. Mais l’évolution des températures reste, elle, parfaitement cohérente avec nos modèles », assure ainsi Aurélien Ribes, chercheur au Centre national de recherches météorologiques.
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Dans un contexte d’attaques climatosceptiques croissantes et de carbofascisme débridé, il n’est en effet pas inutile de rappeler que les modèles des climatologues sont extrêmement pertinents et reproduisent avec acuité les évolutions observées du climat
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Elle va à 91 % se réfugier dans l’océan profond, à 5 % dans la terre et à 3 % dans les glaces. Seul 1 % de cet excédent de chaleur se retrouve directement dans l’atmosphère.
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les vagues de canicules marines et l’élévation du niveau des mers sont ainsi dans le rouge, rappelait le 11 juin le rapport annuel des Indicateurs clés du changement climatique. L’EEI sur la moyenne des années 2013-2025 était de 1,12 W/m² contre 0,79 W/m² sur les années 2006-2018, soit un bond de plus de 40 %.
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plus les sciences du climat progressent, plus elles démontrent qu’il est extrêmement dangereux de perturber le climat. Que le réchauffement à venir soit plus intense que prévu ou non, la seule existence de cette hypothèse ne peut que renforcer l’impératif absolu de baisser drastiquement nos émissions, sans atermoiement. Et de sortir de l’apathie et de l’absence de politiques d’adaptation à la hauteur des catastrophes qui viennent.
Connu / https://bsky.app/profile/edwyplenel.bsky.social/post/3mob3ymikzs25
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Edwy Plenel @edwyplenel.bsky.social
17:37 · 14 juin 2026
109 reposts - 5 citations - 159 ont aimé - 15 conservés - 9 réponses
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Connu / TG le 20/09/25 à 23:01
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140 tonnes de pesticides dans les nuages au-dessus de la France. L'eau de pluie qui tombe a parfois des concentrations supérieures à celles admises pour l'eau potable ! Jusqu'à 2µg/L pour l'Atrazine, un dangereux perturbateur endocrinien interdit depuis 2003 en Europe !!! Des effets qui ne sont pas pris en compte dans l'évaluation des pesticides puisque la règlementation prévoit que les pesticides restent sur la parcelle traitée. ça + PestiRiv, ça remonte vraiment le moral 😥😰😱
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Jusqu’à 140 tonnes de substances actives, dont certaines sont interdites, sont dissoutes dans les nuages au-dessus du territoire métropolitain, selon une étude franco-italienne. Les écosystèmes éloignés des activités humaines sont exposés à ces molécules par les précipitations.
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53 min - Plus que 4 jours
Clés : Sciences Environnement et nature Documentaire
Phénomènes aussi éphémères que fascinants, les nuages restent une énigme pour la science. Comment se forment-ils ? Quel est leur rôle dans le fonctionnement du climat ? Peut-on envisager de les exploiter ? Un tour du monde des expériences scientifiques destinées à mieux les comprendre.
Amas de gouttelettes suspendues dans le ciel, les nuages évoquent un imaginaire onirique et poétique. Ces phénomènes physiques sont encore en grande partie inexpliqués et font l’objet de recherches à l’échelle mondiale. Au sommet du Puy-de-Dôme, un aspirateur à nuages permet d’analyser les gouttelettes transportées par le vent, révélant des micro-organismes aux stratégies d’adaptation étonnantes. À Leipzig, dans l’est de l’Allemagne, un simulateur de nuages unique en Europe étudie le rôle des turbulences dans la formation de la pluie. Dans le nord de l’Australie, à l’aéroport de Cairns, un avion high-tech traverse les bandes nuageuses et recueille des données sur les aérosols, afin d’analyser les différences entre les hémisphères Nord et Sud. En Espagne, sur l’île de Grande Canarie, des capteurs à brouillard collectent l’eau des nuages, envisagée comme une ressource durable pour lutter contre les sécheresses et les incendies…
Défi scientifique
Nourri d’images saisissantes et d’animations, ce documentaire explore un objet d’étude bien plus complexe qu’il n’y paraît. Et pour cause : les nuages se transforment constamment sous l’effet des variations de température et d’humidité, se révélant ainsi particulièrement difficiles à observer. À travers les témoignages de chercheurs, le film dévoile les dispositifs innovants conçus aux quatre coins du monde pour comprendre ces phénomènes, de leur formation à leurs effets sur le climat, et soulève quelques questions essentielles pour notre avenir proche : quel rôle les nuages vont-ils jouer dans l’évolution des températures ? Peuvent-ils devenir une ressource pour faire face aux pénuries d’eau ? Un défi scientifique qui croise de multiples échelles, du microscopique au planétaire.
Réalisation Sebastian Lindemann
Pays Allemagne
Année 2024
Tr.: ...
à 60 / 70 km de haut, on trouve les nuages nocturnes lumineux. Ils sont composés des rares cristaux de glace qui peuvent se former dans une atmosphère claircemée. Ce qui est fascinant, c'est qu'on peut voir à l'oeil nu cette très fine couche d'air ... on n'aurait jamais penser trouver de l'air si haut ... Les chercheurs projettent dans le ciel des fasceaux laser ... Réfléchie, la lumière est captée et analysée ... étude des nuages, taille des particules ... Elles ont aussi été observée dans le sud de l'europe, en espagne ... à des attitudes de plus en plus basses ... descendent chaque année de 10 m ... car l'air se réchauffe en bas et se refroidit en haut ... l'atmosphère se contracte, preuve directe du changement climatique ... Nord de la Norvège ... il faut continuer à chercher ... 20% plus abondantes que dans les années 1950 ... événements plus fréquents ... avion iodure d'argent et acétone ... jura souabe ... orage stuper cellulaire, des grélons gros comme une balle de tennis ... 3,6 milliards d'euros de dégâts ... violents épisodes de grêle ... une pluie est ainsi déclenchée avant apparition de grèle ... pas validé scientifiquement ... géoingénierie pour empecher le blanchiement des coraux ... trainées des avions, théories infondées ... Grande Canarie ... tirer avantage des nuages ... feux de forêts ... à 200 km de l'afrique ... brouillard, nuage qui touche le sol ... reboiser l'île ? ... capteurs de brouillard ... par filets, le brouillard de la vie ... produit de l'eau sans consommer de fossiles ... des rangées de minuscules aîguilles ...
Les nuages, une incertitude au cœur des modèles climatiques ©Getty - the_burtons
Pourquoi et comment étudie-t-on les nuages ? L’une des grandes énigmes en climatologie porte sur le rôle des nuages dans l’amplitude du réchauffement climatique. Comment diminuer l'incertitude et améliorer la connaissance sur le sujet ?
Les nuages jouent un rôle crucial sur le climat. D’une part, ils refroidissent la Terre, en faisant de l’ombre au rayonnement solaire. D’autre part, les nuages hauts la réchauffent, en contribuant à l’effet de serre.
Les chercheurs tentent d’anticiper leur influence future, notamment sur la hausse des températures et sur l’intensification des évènements extrêmes. Selon les modèles climatiques, la réponse des nuages au réchauffement contrôle considérablement la sensibilité des températures de la Terre aux variations de concentrations en GES.
Mais les nuages, de nature très variables et soumis à la circulation atmosphérique, s’avèrent particulièrement difficiles à modéliser…. En quoi représentent-ils un défi pour les chercheurs ? Que sait-on aujourd’hui sur les nuages et leur rôle dans le climat ?
Avec
- Sandrine Bony, directrice de recherche au CNRS, Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) équipe Étude et modélisation du climat et du changement climatique
- Julien Delanoë chercheur instrumentaliste sur l’étude des nuages, professeur à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines Paris Saclay rattaché au Laboratoire Atmosphères, Observations Spatiales (LATMOS-UVSQ/Sorbonne Université/CNRS)
Tous les jours à 14h35 durant la COP28 , retrouvez Loup Espargilière , rédacteur en chef de Vert le média , en direct de Dubaï pour un point quotidien sur les coulisses et l'avancée des négociations .
Chroniques Camille passe au vert Laisse béton Des actions des Soulèvements de la Terre ont eu lieu ce week-end partout en France contre l’industrie du béton, notamment le groupe Lafarge, et doivent se poursuivre jusqu’à mardi. Le secteur est accusé de détruire les sols et d’avoir une trop grande part dans les émissions de gaz à effet de serre.
Clés : Environnement Écologie Biodiversité Nature
naskivik 4,18 k abonnés 626 155 vues 18 juil. 2019
Musique
TITRE Obscured By Clouds (Full Album)
ARTISTE Pink Floyd
ALBUM Obscured By Clouds
AUTEURS-COMPOSITEURS David Gilmour +1 autres
Musique
1 101 commentaires
@brateredina6672 Épinglé par naskivik @brateredina6672 il y a 2 ans
Obscured by Clouds - 0:00
When You're In - 3:05
Burning Bridges - 5:32
The Gold It's In The... - 9:01
Wot's... Uh The Deal - 12:08
Mudmen - 17:17
Childhood's End - 21:38
Free Four - 26:12
Stay - 30:28
Absolutely Curtains - 34:35
extrait de https://www.youtube.com/watch?v=Te_-nISxLVI&list=RDTe_-nISxLVI&start_radio=1&rv=Te_-nISxLVI&t=108
Podcast-fiction en 5 épisodes !
Le pitch ? Un accident se déclare dans l’une des plus vieilles centrales françaises, le Douvrey, près de Lyon. Julia Roch-Rivière, directrice de la centrale, va tout tenter pour protéger la population du nuage radioactif.
Connu / TG le 04/02/23 à 11:07
Logiciels 36 commentaires
RIDL, Fallout, Zombieload, MDS… Pas un mois ne passe sans qu’apparaisse une nouvelle version de Spectre, cette faille qui exploite les mécanismes d’exécution spéculative des processeurs, et permet à une application malveillante d’extraire les données d’une autre application. « Nous allons vivre avec ces problèmes pendant longtemps », explique Greg Kroah-Hartman, l’un des principaux développeurs du noyau Linux, au cours d’une conférence donnée lors de l’Open Source Summit Europe, le grand raout de la fondation Linux.
RIDL et Fallout touchent la dernière génération de processeurs Intel, qui comprennent pourtant des garde-fous contre les failles touchant les mécanismes d’exécution spéculative. Contrairement aux attaques comme Spectre ou Foreshadow, qui concernent les caches des processeurs, RIDL et Fallout s’intéressent aux mémoires tampons internes aux processeurs. Autrement dit : un problème jugé « exceptionnel » l’an passé s’avère systémique.
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« Les processeurs sont devenus si complexes que les fabricants sont incapables de contrôler leur sécurité », poursuit-elle, « nous n’avons aucune idée du nombre de failles matérielles ”zero-day” encore exploitables.
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pour accélérer les opérations, les processeurs essayent d’anticiper la prochaine action, d’une manière qui peut être abusée par des applications malveillantes. Même si certains processeurs AMD et ARM sont vulnérables à certaines attaques, les processeurs Intel sont plus durement touchés. Et même si ces failles peuvent être exploitées sur tous les appareils dotés d’un processeur moderne, elles concernent plus particulièrement les serveurs, puisqu’elles peuvent franchir les limites des machines virtuelles et des conteneurs.
Or Intel est un acteur central dans le domaine du cloud computing, qui repose très largement sur le noyau Linux (dont Intel est, par une ironie cruelle, le premier contributeur). Les dernières failles exploitent des problèmes de conception du mécanisme d’hyperthreading d’Intel, qui permet d’exécuter deux opérations — deux threads — simultanées sur un seul cœur. Comme les deux threads partagent la même mémoire cache, une attaque bien conçue peut récupérer les données du thread voisin. Les barrières des applications, des machines virtuelles, et même de la Secure Enclave des processeurs Intel peuvent ainsi être franchies.
La communauté formée autour d’OpenBSD, un système UNIX particulièrement attaché à la sécurité, a réagi en désactivant complètement l’hyperthreading. ... mises à jour du noyau et du BIOS » : désactiver l’hyperthreading, ou mettre à jour le BIOS sans mettre à jour le système, « ne suffit pas » ... d’autres reviennent sur les mesures de « mitigation » ... déclaration-choc : « si vous utilisez un système stable, vous n’utilisez pas un système sécurisé ». Les distributions GNU/Linux suivent, peu à peu, l’exemple d’OpenBSD. Microsoft recommande, dans certains cas, de désactiver l’hyperthreading dans les environnements serveur qui utilisent des machines virtuelles. Et Apple ? Au-delà des mises à jour explicitement dédiées à Spectre et Meltdown, ou plus récemment à Zombieload, la firme de Cupertino n’a pas dévoilé ses intentions...
Clés : Hosting ; Iaas ; PaaS ; Saas
builds sustainable ecosystems and fosters a community around a constellation of high-quality projects that orchestrate containers as part of a microservices architecture.
CNCF serves as the vendor-neutral home for many of the fastest-growing projects on GitHub, including Kubernetes, Prometheus and Envoy, fostering collaboration
between the industry’s top developers, end users, and vendors.
ndlr : connue par https://prometheus.io/docs/introduction/overview/