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Nicolas Guillou a été nommé juge à la CPI en 2024 ©Radio France - Sara Ghibaudo
Paroles d'exilées iraniennes et un juge français sous sanctions américaines
Publié le dimanche 15 mars 2026 à 09:12 / Interception
Dans Interception cette semaine, des femmes iraniennes en exil et un juge français de la Cour pénale internationale racontent leur lutte contre l’arbitraire : celui du régime iranien pour les unes, celui des sanctions américaines pour les magistrats chargés de juger les crimes de guerre.
Elles n’ont ni le même âge ni la même histoire : Ava et Maryam nous racontent leurs exils, entre Téhéran et Paris. Cécile Bidault est allée à la rencontre avec deux Iraniennes qui ont fui la République islamique à deux époques différentes.
À écouter
Iran, des voix dévoilées
Interception 19 min
Interdit d’entrée aux États-Unis, de paiement par carte bancaire ou de réservation via des plateformes américaines : Nicolas Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, vit sous sanctions depuis l’été dernier après des mandats d’arrêt visant notamment le Premier ministre israélien. Un reportage au cœur de la CPI à La Haye de Sara Ghibaudo.
À écouter
Nicolas Guillou, le juge français dans le viseur de Washington
Interception 27 min Info Société
L'équipe
Fabienne Sintes Journaliste et productrice du 18/20 sur France Inter
Lucie Lemarchand Réalisation
Martine Meyssonnier Attaché(e) de production
Cécile Bidault Journaliste
Antoine Giniaux Journaliste
Hélène Chevallier Journaliste
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Eric Coquerel était l'invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI, le mardi 3 mars 2026, à propos du conflit en Iran.
2 mars 2026
Le discours d’Emmanuel Macron sur la défense de la France nécessite une étude approfondie politique, technique et militaire. La France insoumise l’entreprend collectivement dans le cadre de son travail actuel sur le programme de 2027. En fin de semaine, elle publiera son document collectif. Je fais connaître mon appréciation à cet instant.
Pour moi, il est important que le Président ait déclaré : la France reste seule maître de la définition des intérêts vitaux et de l’usage de l’arme nucléaire, et elle seule. C’est une bonne décision.
Pour être craint, il faut être stable et clair dans ses objectifs. Les buts de la France doivent être toujours rappelés car ils conditionnent les moyens à mettre en œuvre : c’est la paix, le refus de la loi du plus fort, le respect du droit international.
...
À l’attente de clarifications s’ajoutent des interrogations de fond. Pourquoi n’y a-t-il rien de dit sur la guerre de l’espace ni sur le bilan de l’Otan à ce sujet dans le cadre du partenariat à Toulouse avec les USA et l’Allemagne ? Pourquoi rien de spécifique contre la guerre bactériologique depuis l’échec en 1993 de l’accord sur ce thème dans la discussion internationale.
Nous partagerons l’idée que les Européens doivent reprendre le contrôle de leur propre destin au moment où la France approfondit les siens. La solidarité des nations demeure un horizon concret. Mais alors faut-il d’abord rassembler les conditions de la paix durable sur le continent. Cela implique la définition de garanties mutuelles de sécurité avec la Russie. Et tout commence par la consultation des populations concernées à propos de l’accord entre les USA, la Russie et l’Ukraine dont l’Union européenne a été expulsée.
Ndlr : écouter aussi https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/geopolitique/geopolitique-du-mardi-03-mars-2026-6647259
Dominique de Villepin ©Radio France - Grégoire Nicolet
Les États-Unis ont lancé, depuis samedi, une série de frappes sur l'Iran, conjointement avec Israël. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une de ces frappes. Avec cette intervention, les États-Unis ont fait "un pari", qui peut se transformer en "piège" selon Dominique de Villepin.
Avec
- Dominique de Villepin, homme politique et diplomate français
"L'intervention qui a lieu dans la région est un pari", estime Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, lundi 2 mars sur France Inter. Les États-Unis ont lancé une série de frappes sur l'Iran depuis samedi, avec Israël. Les Américains "vont payer très cher cet oubli d'un ordre international", selon Dominique de Villepin.
"Bien évidemment, on doit se réjouir du fait qu'un régime qui a tiré contre ses enfants, un régime qui est aujourd'hui la cause de la souffrance du peuple iranien, se trouve affaibli", reconnaît l'ancien ministre, alors que le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une frappe samedi. Néanmoins, il explique "s'inquiéter, en même temps, de l'affaiblissement du droit international" et d'"une guerre qui risque de devenir régionale".
Il considère que cette intervention "est un pari". "Le pari, c'est de frapper d'en haut en espérant que le moment venu, le peuple qui est en bas aura la force, aura les moyens de réagir et de prendre le pouvoir pour se diriger lui-même", explique Dominique de Villepin. Un "voeu" mais "derrière, il y a aussi un piège : c'est le risque d'un durcissement du régime". "Nous ne pouvons pas considérer, parce qu'on a éliminé un dirigeant, que la question est réglée."
À écouter
Iran : la sociologue Azadeh Kian analyse la succession d'Ali Khamenei après "près de 40 ans de pouvoir"
L'invité de 7h15
10 min
Or, selon l'ancien ministre, "le régime [iranien] n'est pas du tout effondré. Il garde des moyens importants. Il a la capacité de réprimer son peuple". Dominique de Villepin trouve qu'"avant de demander aux gens de descendre dans la rue, il faut qu'il y ait un minimum de sécurité" en Iran et que la "stratégie" de Donald Trump est "pour le moins cavalière". Le président américain "va devoir assumer les conséquences de ce qui est en train de se passer dans la région. C'est une véritable tragédie qui se déroule".
Des "logiques impériales" qui font "primer la domination"
En effet, Dominique de Villepin évoque aussi les "contradictions dans le discours américain". "Quand les objectifs [de guerre] ne sont pas clairs, il y a le risque de l'enlisement, il y a le risque des conséquences tragiques pour toute la région". Il prend l'exemple des interventions américaines de ce début d'année et notamment au Venezuela, le 3 janvier. "À chaque intervention [Donald Trump] a donné des explications différentes, des objectifs différents. [...] Les motivations s'empilent." Ce qui pourrait entraîner, selon l'ancien ministre des Affaires étrangères, "la déstabilisation de l'ensemble de cette région".
Il ajoute que la "décision prise par Israël et par les États-Unis pose le problème de la négociation. Est-ce qu'on peut, alors même qu'une négociation est engagée [à Oman, sur le nucléaire iranien], décider de recourir à la force ? C'est non seulement détruire le droit, mais c'est détruire le principe même de la négociation", s'alarme-t-il. Dominique de Villepin fustige "des logiques impériales qui font primer la domination, font primer la puissance, font primer la force" et répète que "les États-Unis vont le payer très cher dans les prochaines années et Donald Trump également".
Clés : Info Monde Proche et Moyen-Orient Iran Conflits – Guerres Benyamin Nétanyahou Donald Trump Ali Khamenei Dominique de Villepin
Tr.: ...
violation du droit international, guerre impériale, objectifs pas clairs, risques de conséquences tragiques, garantie d'une règle pour tous, vocation d'un pays comme la France, l'Europe ...
déjà 7 interventions militaires ... piège, risque de durcissement du régime iranien ... principe de responsabilité, risque guerre asymétrique avec le terrorisme, le régime n'est pas à la veille de l'effondrement, les durs sont encore très nombreux, ... entrer en guerre en pleine négociation, c'est détruire le droit ... organiser une coalition diplomatique, trouver les bases d'une solution ... a regretté la réaction de la France, de l'Europe, pas assez puissante ... mobiliser la communauté internationale ... /Doctrine nucléaire fr la doctrine, les moyens, l'ambiguité stratégique. Le pouvoir de décision doit rester au pdt de la république ... risque d'enjeu pour nos libertés ... /RN enjeu majeur
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11474418
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gilles geirnaert about 2 hours ago
Sortie de l’OTAN : de l’hypothèse marginale à l’option politique
La possibilité d’une sortie de la France de l’OTAN quitte le registre du tabou politique. Dans une interview accordée au Berliner Zeitung, Clémence Guetté défend une rupture stratégique avec l’Alliance atlantique, au nom de l’indépendance française, du respect du droit international et d’une nouvelle voix diplomatique non alignée.
Ce qui passait encore récemment pour une hypothèse marginale s’invite désormais au cœur du débat politique français : la question d’une sortie de la France de l’OTAN. Cette perspective a franchi un nouveau palier lorsqu’une initiative parlementaire formelle a été déposée à l’Assemblée nationale et que, au fil de l’entretien accordé au Berliner Zeitung, sa portée a été clairement assumée par sa principale promotrice.
À l’origine de cette résolution figure Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de La France Insoumise. Dans les colonnes du quotidien allemand, elle défend une rupture explicite avec l’Alliance atlantique, estimant que le contexte international a radicalement changé. Selon elle, la réorientation assumée de la politique américaine, désormais revendiquée comme impériale, confère une urgence nouvelle à une position historiquement portée par son mouvement.
Dans son argumentation, Guetté énumère une série de faits qu’elle juge révélateurs : l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro, les pressions exercées contre des États souverains, les menaces d’annexion du Groenland, les sanctions visant des responsables européens favorables à l’encadrement des géants numériques américains, ou encore les accords commerciaux imposés au détriment des intérêts européens. À cela s’ajoute l’exigence formulée lors du dernier sommet de l’OTAN d’augmenter massivement les dépenses militaires, jusqu’à 5 % du PIB, une orientation qui, selon elle, profiterait avant tout à l’industrie d’armement des États-Unis.
Pour la députée, ces éléments convergent vers un même constat : Washington se placerait ouvertement en dehors du droit international et des mécanismes de sécurité collective, reléguant l’Union européenne à un « statut de vassal ». Dans ce contexte, continuer de considérer les États-Unis comme un allié relèverait d’un aveuglement stratégique. Maintenir la France dans une alliance dirigée par une puissance assumant une telle posture exposerait le pays à des choix militaires contraires à ses principes et à ses engagements internationaux.
La sortie de l’OTAN constituerait, à ses yeux, une alternative crédible. Elle permettrait à la France de retrouver une pleine autonomie militaire et diplomatique et de renouer avec une position de non-alignement. Guetté souligne que la dissuasion nucléaire française offrirait déjà les moyens nécessaires à la défense du territoire national et de la population, sans dépendance structurelle à une alliance permanente.
En outre, cette non-appartenance à l’OTAN ne signifierait pas l’isolement. Bien au contraire, rompre avec ce qu’elle qualifie de « bloc occidental » et ses attitudes dominantes renforcerait la capacité d’influence de la France. Dans des cadres multilatéraux comme la Francophonie, l’Organisation des Nations unies ou l’OSCE, Paris pourrait promouvoir des coopérations orientées vers l’intérêt général : transition écologique, alternatives au néolibéralisme, protection des biens communs et désarmement nucléaire multilatéral.
Berliner Zeitung note que le débat trouve un écho particulier dans le paysage politique français. Le bloc de gauche auquel appartient LFI constitue aujourd’hui la première force à l’Assemblée nationale, tandis que le Rassemblement National, également critique de l’OTAN, occupe une place centrale à droite. Même au sommet de l’État, les doutes ne sont pas absents : Emmanuel Macron a plusieurs fois interrogé l’orientation de l’Alliance et rappelé la nécessité de défendre sans concession la souveraineté territoriale européenne.
Dans ce contexte, toujours selon le quotidien allemand, la résolution portée par Guetté apparaît moins comme un geste isolé que comme la cristallisation d’un débat de fond sur l’autonomie stratégique française et européenne, désormais pleinement assumé sur la scène publique.
PT
3+ : Julien Delalande, Canårđø-2.žerø, Alain Lasverne
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Publié Il y a 1 jour • 21 vues
Une guerre de longue durée aura-t-elle lieu à court ou moyen terme entre d’une part Israël et son allié américain, et d’autre part la République islamique d’Iran et ses fameux proxys ? Au moment où nous tournons, en tout cas, une sorte d’accalmie fragile semble s’être imposée, et il est temps pour toutes les parties de compter les points. Qui a gagné ? Qui a perdu ? Qui s’est renforcé sur sa scène intérieure ? Qui s’est a contrario affaibli ? Quelles leçons tirer de cette guerre de 12 jours, et de la “chorégraphie” trumpienne, le président américain ayant donné l’impression de voler au secours de Benjamin Netanyahou pour mieux le contraindre à une forme de retenue ? Pourquoi Trump tient-il tant à acter en interne une victoire qu’il exagère manifestement ? Quels sont les enjeux de politique intérieure ? La guerre des nerfs entre l’Iran et les monarchies du Golfe est-elle relancée ? Et Benjamin Netanyahou dans tout ça. Quel est le bilan de cette épreuve de force pour lui ? Que devient le concept de droit international, avec la banalisation du concept de guerre préventive ?
Bertrand Badie, politiste, professeur émérite à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages dont “L’Art de la paix” paru chez Flammarion, répond à ces questions. C’est l’heure du “Monde n’a pas de centre”, sa chronique internationale. Sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 28/06/2025
Catégorie Inconnu
Langue Français
Étiquettes
Durée 35min 3sec
Commentaires désactivés
Tr.: ...
/droit international : nous sommes dans un temps où la parole du droit existe ... /sommet de l'OTAN à La Haye appeler "papa" d.Trump ...
samedi 5 avril 2025, par 2100 personnalité.es, militant.es et responsables
Droit de réponse à la tribune publiée dans le journal le Monde le 21 mars 2025 « Pour que l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme ! »
Mise à jour le 5 avril 2025 : le journal Le Monde nous a fait savoir son refus de publier notre réponse, pourtant contre signée par plus de 2100 personnalités militants et responsables à ce jour...
Pour que la lutte contre l’antisémitisme ne serve plus de prétexte à la répression de ceux qui dénoncent le génocide palestinien
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Cette tragédie n’a pas commencé le 7 octobre, mais il y a un siècle avec le nettoyage ethnique méthodique de la Palestine, combinant des phases d’agression miliaire de haute intensité et des phases d’oppression impitoyable basée sur un régime d’apartheid et d’enfermement généralisé des Palestiniens, d’assassinats, d’expulsion massive et de refus du retour des réfugiés.
Le droit international bafoué de façon continuelle par Israël
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Tous les sionistes ne sont pas juifs et tous les juifs ne sont pas sionistes
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