Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
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Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
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consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
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La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
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Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
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un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
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Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
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travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
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Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
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une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
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les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
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Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
Présentation
L’AG statutaire d’Aplutsoc (Arguments Pour la Lutte Sociale) publiant le blog aplutsoc.org, s’est tenue le dimanche 22 janvier 2023. Après discussion et amendements, le texte de référence a été adopté à l’unanimité des participants.
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centre politique qui publie des analyses, des propositions d’action, des mots d’ordre, élabore des perspectives politiques, et les met en débat auprès des exploités et des opprimés et du public militant.
Dans l’histoire du mouvement prolétarien révolutionnaire, les centres politiques, généralement sous la forme de comités éditoriaux, parfois de manière plus informelle, ont joué un rôle décisif. Ainsi, l’on peut dire que Marx et Engels furent, de 1846 à leur mort, un tel centre politique, de même que le journal l’Iskra qui structura la social-démocratie révolutionnaire de Russie, ou encore que le Comité français de la III° Internationale qui a accouché du communisme français d’avant le stalinisme. C’est un travail historique utile et digne d’intérêt que d’établir le rôle clef généralement joué, à l’accouchement des principaux courants et organisations de notre histoire, par cette forme politique. Mais son peu de codification et la pression exercée par la forme, distincte et opposée, dite « forme léniniste d’organisation » et qu’il est plus juste d’appeler le faux parti-fraction, ont limité la prise de conscience de cette histoire.
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un débat totalement libre et ouvert, mais il est plus qu’un simple cercle de discussion car il s’attache, sur la base d’une orientation pour l’immédiat, à impulser ou à organiser des actions effectives axées sur une perspective politique. ... quatre points suivants.
- Premièrement, la crise climatique et biologique globale causée par la production capitaliste a déjà instauré une situation sans retour en arrière possible, qui par elle-même conduit à un emballement destructeur pour la majorité du genre humain et des milieux naturels.
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La négation de la crise de la biosphère par l’essentiel des organisations du mouvement ouvrier fait partie de leurs échecs ayant les plus graves conséquences. L’effet de serre a été compris et prédit au XIX° siècle, le rapport Meadows The limits to growth date de 1972, le GIEC existe depuis 1988, et des centaines de millions d’humains savent qu’ils souffrent de la crise bio-géoclimatique depuis plusieurs décennies. Les exigences de la survie
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La jeunesse ne se bat plus directement pour un monde meilleur, mais pour sauver le monde humain (et du coup, le rendre meilleur s’il est sauvé). Nous ne sommes pas que dans une époque de guerres et de révolutions, nous sommes dans l’époque de l’effondrement géo-bioclimatique et guerres et révolutions en dépendent. La dimension écologique n’est ni un supplément, ni un domaine supérieur, elle est le fond et la base montantes des enjeux révolutionnaires d’aujourd’hui. - Deuxièmement, il ne s’agit pas pour des révolutionnaires efficaces d’inventer le mouvement réel des luttes sociales et des luttes humaines pour la survie ... Il faut l’aider à aller de l’avant sur la base de ce qu’il contient déjà, en reliant les revendications, écologiques, économiques, démocratiques, féministes … (qui, en fait, sont toujours les quatre à la fois) invariablement à une seule et même conclusion : la prise du pouvoir par le prolétariat, c’est-à-dire la réalisation de la démocratie par la destruction des appareils d’État (bureaucratie, armée, police, « organes spéciaux » …) du capital et de leurs principaux relais (Bourse, médias …), et leur remplacement par des formes élues, démocratiques, à tous les niveaux : conseils, communes … et au niveau national : assemblées constituantes réellement souveraines, donc non octroyées par un pouvoir déjà en place, ni surplombées par un appareil d’État.
Cette méthode en France, où nous nous trouvons, conduit à rechercher systématiquement une perspective politique conduisant au renversement du pouvoir exécutif du capital, qui est ici la présidence de la V° République, de son régime et de son appareil d’État bonapartiste et préfectoral. Cela par la centralisation politique des luttes sociales, clef de leur généralisation, et par l’unité, dans cette perspective, des organisations issues de leur histoire. La question du pouvoir n’est ni un horizon lointain « anticapitaliste » toujours repoussé, ni une affaire de combinaison électorale lorsque le calendrier institutionnel l’impose. Elle est la réalité présente. - Troisièmement, cette méthode politique que nous venons de résumer, vaut pour tous les États du monde, bien entendu dans le cadre de leurs spécificités propres ... La nécessité de donner forme au mouvement réel déjà existant en l’aidant à se centraliser sur la question du pouvoir et de la réalisation de la démocratie par la destruction de l’appareil d’État du capital vaut partout et appelle l’élaboration par la discussion d’une stratégie révolutionnaire internationale.
Ce simple constat exclut donc tout « campisme » [2] et englobe les luttes de libération, notamment nationales, de tous les opprimés. Il est nécessaire à une analyse concrète de la réalité internationale présente, celle du « monde multipolaire » d’affrontements, de partages et de repartages du monde entre puissances impérialistes dont font partie la Chine et la Russie, «monde multipolaire» qui constitue la barbarie moderne opposée aux mouvements révolutionnaires d’aujourd’hui qui balayent le monde entier. Il est donc nécessaire que les courants, mouvements, tendances … qui combattent l’ordre impérialiste réel notamment par le soutien à la résistance armée du peuple ukrainien se rapprochent par et dans l’action commune et la discussion sur la stratégie révolutionnaire. - Quatrièmement, envers tout l’héritage programmatique de l’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire (donc du marxisme, de l’anarchisme, des courants trotskystes, syndicalistes, socialistes-révolutionnaires …), nous entendons éviter tout fétichisme aussi bien que toute légèreté : nous prenons tout cet héritage au sérieux, nous voulons favoriser sa réappropriation comme étant un moyen important de conscience, de lutte et d’organisation, mais en relation avec l’action dans le monde présent, avec le programme immédiat dans le concret dont les trois points précédents posent le fondement, sans bien entendu mettre un point final à son élaboration et à son évolution permanentes.
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Notes
[1] Prolétariat. Celles et ceux qui doivent vendre, ou tenter de vendre, leur force de travail, pour vivre.
[2] Campisme. Attitude politique consistant à soutenir un État ou un « camp » impérialiste contre les autres, notamment la Chine ou la Russie, en le considérant « plus progressiste » ou « moins réactionnaire ». Cette attitude s’oppose à celle considérant que tous les États actuels de la planète représentent des variantes du capitalisme. Elle fait barrage à la lutte pour la révolution prolétarienne mondiale entraînant la fin du capitalisme, et retarde ou empêche cette dernière.
Les dépouilles mortelles des milliards d’humains représentent une biomasse dont le poids environnemental est loin d’être négligeable. Pas de gestion soutenable de l’environnement sans la réinsertion correcte de nos dépouilles dans la biosphère.
C’est l’émergence d’une vision nouvelle sur la vie et la mort, en accord complet avec les lois de la nature et les traditions :
nous « venons » de la Terre et, à la fin de notre existence terrestre, nous y retournerons pour faire de l’humus, de la terre vivante.
L’Humusation aboutira à la production de +/- 1.5 m³ de « super compost », capable d’en décupler les effets lors de la fertilisation des sols.
... est compatible avec la création d’un Jardin du Souvenir.
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prendre le temps d’appréhender l’art du bon compostage
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la Fondation d’Utilité Publique « Métamorphose pour mourir… puis donner la vie ! »
à Chaumont-Gistoux courriel : info@humusation.org
Depuis le 25 mars 2015, notre Fondation a reçu l’approbation Royale et celle du Ministère de la Justice de l’État belge.
C’est en son nom que nous multiplions les contacts et les démarches pour intégrer l’humusation, aussi vite que possible, dans les législations
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Tous nos membres sont exclusivement des bénévoles qui, de plus, ont financé ce travail de lobbying intense depuis plus de 8 ans.
Francis BUSIGNY, Président
Ingénieur Conseil en « EAUtarcie » (www.eautarcie.org) :
Pour les familles, les habitats groupés, les nouvelles urbanisations,…examen, in situ, de la faisabilité de l’adoption, en tout ou en partie, de la valorisation soutenable des eaux de pluie et des eaux résiduaires ainsi que de tous les « déchets » biodégradables, selon les concepts chers au Professeur Orszàgh, avec également le suivi pour une parfaite mise en œuvre.
Initiateur et concepteur en 2003 de l’éco-quartier convivial du V.E.R.G.E.R de Temploux (10 logements sur 80 ares à 10 kms de Namur) axé principalement sur la gestion soutenable de l’eau et des « déchets » organiques, la permaculture, ainsi que les économies d’énergie et les matériaux sains.
Depuis plus de 40 ans, découverte et pratique de l’art du compostage avec un émerveillement de plus en plus grandissant… au point de vouloir faire modifier les législations concernant les pratiques funéraires actuelles !
Car leur bilan environnemental est catastrophique pour nos enfants et les Générations Futures.
- 32 (0)496/58 67 55 - francis@humusation.org
Isabelle de Fraipont, Co-Présidente
... thérapeute Jungienne depuis 30 ans. Sa passion? travailler sur l’âme humaine. Elle s’est formée et spécialisée tout particulièrement dans des thérapies où l’écoute prend sa plus grande importance: conseil conjugal, psychologie analytique du couple, sociocratie ou nouveaux paradigmes. Elle a aussi été directrice d’un planning familial. Elle a toujours eu la volonté d’oeuvrer pour des relations humaines de qualité. Elle souhaite aujourd’hui contribuer à faire connaître cette nouvelle manière de traiter la mort et l’après-mort dans le respect de la terre et de ses habitants.
Guy-Siegfried BASYN, vice-président
En Autodidacte, sans capitaux, devient créateur d’entreprises :
Norbelco garden house S.A / Eurorent Multilocation S.A. / Biosystème S.A: le traitement par lagunage des eaux usées.
Co-fondateur en 1975 de Taxistop ASBL pour encourager le covoiturage.
Depuis 1980, Retraité actif, avec sa compagne, installent une petite ferme expérimentale sur 2 ha en pratiquant les concepts de la permaculture.
Un lieu où chaque déchet devient ressource : www.lafermeduboissonnet.be
Inspiration permaculturelle pour l‘humusation !
010/68 82 82 - guy@basyn.eu
Marc Luyckx, Secrétaire
... penseur politique au sein de la « Cellule de Prospective » de la Commission européenne et créateur de nouvelles écoles de E-Management… entre-autres! Il parle un nombre incalculable de langues. A son actif, des milliers d’écrits dont celui du passage à une nouvelle économie immatérielle où l’Humain joue un rôle central. Trois forces donc : spirituelle, politique et économique, qui sont finalement intimement liées. Son but ultime : atteindre la sagesse.
Auteur du livre « Surgissement d’un nouveau monde ». Voir l’interview de Lilou Mace.
Son site internet: http://marcluyckx.be/
Dorine Dewandeleer
... passionnée du bien-être de tout un chacun, et ce, depuis l’école primaire !
Elle a exercé en temps qu’infirmière pendant 23 ans principalement en pédiatrie, où elle a été régulièrement confrontée à la mort. Après s’être formée à différentes pratiques qui considèrent la personne dans sa globalité en vue d’une santé holistique, elle a exercé son art d’infirmière de l’Être au sein de « La Boite à Outils « A.S.B.L. qu’elle a créé en 1995. Celle-ci est dissoute depuis fin 2020 et Dorine est désormais retraitée. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à œuvrer à un monde humain, écologique et respectueux de la Vie.
Lorsqu’elle a eu connaissance de la pollution générée par l’inhumation et l’incinération, et qu’elle a eu vent d’une pratique funéraire 100% naturelle, il lui a paru évident d’en bénéficier le jour de sa mort. Complètement séduite par le concept de l’humusation, et totalement soulagée de contribuer encore, au delà de la mort, à quelque chose d’utile et de bénéfique pour le vivant, elle a eu à cœur d’aider à la concrétisation de ce merveilleux projet.
125 145 signatures
L’île de Palawan, réserve de biosphère de l’UNESCO, est préservée comme nulle part ailleurs aux Philippines. Elle n’a pourtant jamais été autant menacée, car le gouvernement ouvre ses forêts et la terre des peuples indigènes aux plantations et à l’industrie. Soutenez la lutte des Autochtones contre l’entreprise Lionheart Agrotech.
Appel
Au Président et au ministre de l’Environnement des Philippines et au Gouverneur de Palawan
“Stoppez le pillage de la forêt tropicale et de la terre des Autochtones au sud de Palawan !”