NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
...
Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
Publié le mardi 31 décembre 2024 (première diffusion le vendredi 8 novembre 2024)
La terre au carré
A la tête de l'ONG Reclaim Finance, Lucie Pinson milite pour mettre la finance au service de la planète. Elle a remporté le prix Goldman considéré comme le "Nobel de l'environnement" en 2020.
Avec Lucie Pinson Fondatrice et directrice de l’ONG ‘Reclaim Finance’
Alors que les indicateurs du changement climatique atteignent des niveaux record, l’expansion pétrolière et gazière se poursuit, à travers des projets financés par de grandes banques notamment françaises…La finance dominante aujourd'hui demeure en effet aux antipodes des objectifs de justice sociale et climatique.
Avec son ONG Reclaim Finance Lucie Pinson œuvre à convaincre les institutions financières de cesser leurs investissements à certains projets. Et ça marche ! Grâce à sa mobilisation plusieurs groupes financiers français ont décidé de sortir du charbon. Après le charbon, elle voudrait faire sortir les banques du gaz et du pétrole... Quelle est sa stratégie ? Comment s'y prend-elle pour échanger avec les géants de la finance ? Quels sont ses prochains combats ?
Elle revient pour nous sur son parcours, ses victoires et son engagement pour la lutte climatique, un combat qu'elle ne considère jamais perdu à l'avance tant qu'on continue à se battre.
De l'Afrique du Sud aux Amis de la Terre : la naissance d'une vocation
Issue d'un milieu ancré à gauche et rétive au patronat, Lucie Pinson a toujours été prédisposée à l'engagement associatif et militant. Son expérience en Afrique du Sud, confrontée à l'injustice sociale, l'a confortée dans ses convictions. De retour en France, elle rejoint le mouvement altermondialiste et réalise un stage au sein de l'AITEC, où elle découvre l'importance des questions financières dans les problèmes de développement : "Je me rends compte que ça ne va pas du tout m'aller, que je n'ai pas envie de tomber dans le stéréotype de l'expatriée qui habite en Afrique complètement déconnectée des réalités locales et qui fait à la place des habitants."
C'est ainsi qu'elle intègre Les Amis de la Terre et se focalise sur le financement des énergies fossiles, un levier d'action sous-exploité.
À écouter
Banques et financement des énergies fossiles : est-ce que ça bouge ?
La Terre au carré - 55 min
Alpha Coal : une bataille initiatique et une victoire significative
En 2013, Lucie Pinson s'attaque au projet Alpha Coal, une mine de charbon en Australie soutenue par Société Générale. "C'est un peu ma bataille initiatique." Elle dénonce l'impact environnemental désastreux du projet et la responsabilité de la banque française. Elle revient notamment sur son combat, mené en collaboration avec l'association basque Bizi, car elle raconte : "le défi est majeur parce que le climat à ce moment-là, c'est un non-sujet. Le charbon, également."
Après un an et demi de mobilisation, Société Générale se retire du projet, une première victoire importante pour Lucie Pinson.
Toujours en recherche de victoires concrètes
En effet, l'activiste ne cesse de le répéter : "Je suis obsédée par l'efficacité. Il faut mener des batailles qui soient efficaces". Sa stratégie repose sur l'identification d'objectifs atteignables à court terme et sur une intensification progressive du rapport de force. Elle obtient des engagements de banques françaises à ne plus financer des projets charbonniers en Australie, une avancée significative dans la lutte contre le financement des énergies fossiles.
Reclaim Finance : un nouvel outil pour cibler la finance climaticide
Forte de ses succès, Lucie Pinson crée en 2020 l'ONG Reclaim Finance, qui se concentre sur les acteurs de la finance, "l'angle mort de la lutte pour contre le réchauffement climatique". Son action lui vaut de remporter le prix Goldman pour l'environnement en 2020, reconnaissant son engagement sans faille et ses victoires face aux puissances financières qui alimentent la crise climatique.
Car "Nous pouvons gagner la guerre climatique", assure Lucie Pinson.
► En apprendre plus sur son parcours et ses convictions, ainsi que son approche déterminée de la lutte contre le réchauffement climatique, en écoutant l'intégralité de son intervention au micro de Mathieu Vidard.
À lire
Les banques françaises en première ligne du financement des nouveaux projets fossiles, dénoncent des ONG
Chroniques Le bateau IMOCA DeVenir de Violette Dorange, à quelques heures du départ pour le Vendée Globe
Durée de lecture : 1 minute
Pollutions
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redémarrer son nouvel atelier dit de « pre-compound », émetteur de PFAS, à Oullins Pierre-Bénite, près de Lyon.
La préfecture du Rhône a autorisé
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il fallait pour cela une autorisation d’exploitation, et pas seulement une autorisation d’extension.
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« Pour nous conformer aux exigences de l’État, nous avons installé des filtres dits “absolus”, qui utilisent des filtres Hepa H14 (filtration de très haute efficacité). Ces derniers, fournis par AAF une filiale de Daikin, réduisent de façon drastique nos émissions de poussières à 1 à 2 grammes par an », a expliqué Gaël Marseille, président de Daikin Chemical France, dans l’Usine nouvelle.
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Des collectifs de riverains ont annoncé leur intention d’attaquer l’arrêté ...
Marie-Cécilia Duvernoy note en effet dans Le Figaro que « comme pour les fongicides déjà existants, de nouveaux pesticides ont le potentiel de rendre les traitements médicaux inefficaces, annonce une étude publiée dans Nature ».
La journaliste explique que « le problème est connu depuis plus de 20 ans pour les antifongiques azolés, la famille de molécules la plus utilisée pour combattre les champignons indésirables. Particulièrement efficaces, ils sont employés comme pesticides dans l’agriculture et le traitement du bois, mais aussi en médecine, où ils sont privilégiés en premier traitement des infections fongiques car ils sont bien supportés par l’organisme et protègent contre la plupart des champignons pathogènes ».
Marie-Cécilia Duvernoy souligne cependant que « cette utilisation massive crée des résistances ». Steffi Rocchi, chercheuse associée au laboratoire Chrono Environnement de Besançon, indique ainsi : « On s’est rendu compte que certains patients avaient des infections pulmonaires à champignon, notamment Aspergillus fumigatus, avec des souches qui étaient résistantes aux traitements médicaux ».
La chercheuse précise : « On connaissait le cas de patients traités avec un antifongique et chez qui le champignon va devenir résistant, comme pour les bactéries avec les antibiotiques. Mais là c’était chez des patients qui n’avaient jamais eu de traitement antifongique auparavant ! C’est comme ça que les recherches se sont tournées vers l’environnement ».
Steffi Rocchi relève en effet : « Il a été montré que les fongicides azolés utilisés en médecine ont des “cousins”, avec les mêmes structures chimiques, qui sont utilisés en agriculture. Les Aspergillus, qui sont naturellement présents dans les sols, sont exposés à ces molécules agricoles et développent des mécanismes de résistance ».
Marie-Cécilia Duvernoy remarque que « le problème de santé publique est réel car ces antifongiques azolés sont le traitement de première intention contre le champignon Aspergillus fumigatus, un pathogène responsable de plus de 600.000 morts chaque année à travers le monde ».
« Dans certaines régions, comme les Pays-Bas, plus de 20% des souches d’Aspergillus sont résistantes aux fongicides azolés. Le phénomène est également documenté en France, mais la statistique est incertaine », poursuit la journaliste.
Marie-Cécilia Duvernoy rappelle qu’« un patient atteint d’une infection résistante a seulement 10% de chance d’y survivre si aucune alternative thérapeutique n’est proposée. Dans un tel contexte, trouver de nouveaux composés est impératif car «il y a très peu de molécules antifongiques», alerte Steffi Rocchi, et toutes ne sont pas aussi efficaces ou bien tolérées que les azolés ».
La journaliste note enfin que « les auteurs de l’étude tirent la sonnette d’alarme ». Ils écrivent dans Nature que « si l’utilisation de produits agrochimiques mène à nouveau à des résistances aux antifongiques cliniques de nouvelle génération, nous limiterons notre capacité future à traiter Aspergillus fumigatus et potentiellement d’autres infections fongiques filamenteuses ».
Steffi Rocchi ajoute : « Il faut qu’on arrive à sortir de cette agriculture avec un usage important des pesticides, mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Il faut accompagner les agriculteurs et que les choses soient réfléchies ».
Connu / TG le 28/02/24 à 10:09
Mireille Tabin, Université de Fribourg
Basée sur les critères «Evidence-Based Practice» (EBP), ... Onze articles évaluant chacun un programme différent ont été analysés. En tenant compte des critères en lien avec la fiabilité de l’évaluation,
l’efficacité et la disponibilité de l’intervention, trois possibilités se sont dessinées: (1) choisir le programme québécois Vers le Pacifique; (2) préférer un des programmes anglophones qu’il faudra adapter en français, The Peacebuilders, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game, Too Good for Violence ; ou (3) opter pour Peacemaker, programme disponible en français et proposé par une organisation, le National Coalition Building Institute (NCBI).
Introduction
Contexte de la recherche
Désemparés face à une certaine prolifération de la violence entre les élèves
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La médiation par les pairs en milieu scolaire
La médiation permet d’aider à résoudre les conflits entre les personnes à l’aide d’un tiers neutre, sans passer par la violence ni par une autorité supérieure. L’objectif de la médiation est de rétablir la communication entre les protagonistes du conflit (Diaz & Liathard-Dulac, 1999; Pingeon, 2007).
...
Ce type de médiation ne se positionne pas en opposition mais bien en complément à la médiation scolaire réalisée par les adultes (Mirmanoff, 2013). Elle intervient à plusieurs niveaux en tant que projet d’établissement et nécessite la collaboration de tous le personnel scolaire. Les programmes de médiation par les pairs entraînent les élèves à la gestion et la résolution de conflit, en alternant des apprentissages théoriques (comme la définition des conflits inter-personnels, de l’écoute active, de la communication non violente) et des jeux de rôles (Burrell, Zirbel, & Allen, 2003). L’entraînement des élèves à la médiation, son contenu , les supports utilisés et la façon dont il est dispensé (par des enseignant·e·s et/ou par des professionnel ·le· s de la médiation) varie: de nombreux programmes de médiation par les pairs existent ainsi, qui illustrent autant de possibilités d’intervention (Bayada, Bisto, Boubault, & Gagnaire, 1999; Bonafé-Schmitt, 2000; Denis et al., 2000; Diaz & Liathard-Dulac, 1999; Mirmanoff, 2013; Pingeon, 2007).
...
En 2015, la médiation scolaire valaisanne a fêté ses 30 ans d’existence au niveau des cycles d’orientation et des établissements du degré secondaire II (Roux & Brantschen, 2016). Au niveau primaire, la médiation débute: les premières volées de formation de base à la médiation pour ce degré se sont achevées en avril et juin 2017 (Commission Cantonale de Médiation Scolaire, 2017). La médiation scolaire par les pairs parait elle aussi se développer au niveau primaire, à l’image de l’école de Charrat à Martigny (VS) qui a décidé d’introduire, en 2014, un programme appelé Peacemaker (Martinetti Duboule, 2015).
...
tenir compte de trois éléments dans la prise d’une décision: (1) les meilleures preuves disponibles issues de la recherche scientifiques, (2) les ressources (y compris l’expérience des professionnel·le·s), et (3) les caractéristiques de la population.
...
analyse basée sur les critères de fiabilité, d’efficacité et de disponibilité ... La pertinence des mots-clés utilisés, l’équivalence des concepts et la traduction dans le champ anglophone a été vérifiée à l’aide de l’outil Thesaurus d’OvidSP (https://ovidsp.tx.ovid.com/sp-3.13.1a/ovidweb.cgi) et complétée par la littérature spécifique à ce sujet.
...
Conclusion
... l’efficacité de 11 programmes de médiation par les pairs a été comparée. Les 11 programmes démontrent des résultats significatifs positifs principalement au niveau des compétences sociales des élèves (augmentation de comportements prosociaux, des habiletés de communication, des compétences émotionnelles) et de la diminution du nombre de conflits (baisse de la fréquence des agressions, des comportements agressifs, du nombre de conflits à l’école).
En pondérant la fiabilité de la recherche, l’efficacité et la disponibilité du programme, trois possibilités se dessinent pour les écoles primaires romandes désireuses d’introduire un programme de médiation par les pairs au sein de leur établissement scolaire: (1) choisir Vers le Pacifique, programme francophone dont l’efficacité est avérée, (2) préférer un des programmes anglophones dont l’efficacité est également prouvée mais qu’il faudra adapter en français (The
Peacebuilders, Too Good for Violence, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game), (3) opter pour Peacemaker, un programme dont l’efficacité reste à évaluer plus rigoureusement mais dont la disponibilité et le soutien à l’implémentation sont assurés grâce au support du NCBI.
Évaluer l’efficacité de ces programmes soulève enfin des questions liées à leur implémentation. En effet, dans 5 des 11 programmes retenus dans cette revue systématique, des difficultés liées à l’implémentation ont été mentionnées, notamment lorsque les enseignant·e·s n’étaient pas (assez) impliqué·e·s (Aber et al., 1998; CPPRG, 1999; Flannery et al., 2003; Hall & Bacon, 2005; Rondeau et al., 1999). Dès lors, comment faire accepter et engendrer de nouvelles pratiques chez les enseignant·e·s? Quels sont les facteurs de risque et de protection dans l’environnement scolaire permettant une implémentation fidèle et durable de tels programmes de prévention de la violence? Ces interrogations soulèvent des problématiques interdisciplinaires complexes et ouvrent la voie vers d’autres recherches, qui concernent à la fois la sociologie des innovations, les sciences de l’implémentation, les recherches sur la formation continue et le courant du School Improvement (Bélanger et al., 2012).
Notes
1 Tabin, M. (2016) La médiation par les pairs en milieu scolaire: recherche d’un programme pour l’Institut Sainte-Agnès à Sion: revue systématique réalisée selon les critères «Evidence-
Based Practice» (Travail de Master, Université de Fribourg, Fribourg).
2 Pour une réflexion sur les critères «evidence-based practice» en sciences de l’éducation et
les débats relatifs à l’utilisation de ces critères, consulter l’article de Rey (2006)
3 Comme Hart et Gunty (1997) ont procédé à l’aide de tests chi carré, la taille de l’effet a été
calculée à partir du V de Cramer (V). En revanche, pour les autres recherches, la taille de l’effet a été mesurée grâce au calcul de l’indice éta-carré (ŋ2). Flannery et al. (2003) ayant analysé leurs données à l’aide d’un modèle linéaire hiérarchique (HLM), la taille de l’effet de cette recherche n’a pas pu être calculée
4 E1 = élèves de 5 à 8 ans; E2 = élèves de 8 à 11 ans
5 Le barème des points est le suivant: taille d’effet petite = 1 point, taille d’effet moyenne =
2 points, taille d’effet grande = 3 points
6 CRPM: Conflict Resolution Peer Mediation
Références bibliographiques
Les recherches sélectionnées dans la revue systématique sont signalées par l’astérisque (*)
- *Aber, J. L., Jones, S. M., Brown, J. L., Chaudry, N., & Samples, F. (1998). Resolving conflict
creatively: evaluating the developmental effects of a school-based violence prevention
program in neighborhood and classroom context. Development and Psychopathology,
10(2), 187–213. doi:10.1017/S0954579498001576 - Bayada, B., Bisot, A.-C., Boubault, G., & Gagnaire, G. (1999). Conflit, mettre hors-jeu la violence. Lyon, France: Non-Violence Actualité.
- Bélanger, J., Bowen, F., Cartier, S., Desbiens, N., Montésinos-gelet, I. & Turcotte, L., (2012). L’appropriation de nouvelles pratiques d’ interventions pédagogiques et éducatives en milieu scolaire: Réflexions sur un cadre théorique intégrateur. Education et Francophonie, 40(1), 56-75.
- Bell, S. K., Coleman, J. K., Anderson, A., Whelan, J. P., & Wilder, C. (2000). The effectiveness of peer mediation in a low-SES rural elementary school. Psychology in the Schools, 37(6), 505–516. doi:10.1002/1520-6807(200011)37:6<505::AID-PITS3>3.0.CO;2-5
- Bickmore, K. (2001). Student Conflict Resolution, Power “Sharing” in Schools, and Citizenship Education. Curriculum Inquiry, 31(2), 137–162. doi:10.1111/0362-6784.00189
- Bonafé-Schmitt, J.-P. (2000). La médiation scolaire par les élèves. Issy-les-Molineaux, France:
ESF éditeur. - *Bowen, F., Rondeau, N., Rajotte, N., & Belanger, J. (2000). Evalution d’un programme de prévention de la violence au premier cycle du primaire. Revue Des Sciences de L’éducation, 26(1), 173–196.
Connu / TG le 27/12/23 à 23:54