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Plusieurs candidats, dont le numéro 2 du gestionnaire de réseau et une secrétaire générale adjointe de l’Elysée sont sur les rangs pour remplacer Xavier Piechaczyk, bientôt nommé à la RATP.
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Les profils sérieusement envisagés pour remplacer Xavier Piechaczyk se compteraient sur les doigts d’une main. | Artur Widak/NurPhoto via Getty Images
January 13, 2026 9:01 pm CET
By Nicolas Camut
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Hauts fonctionnaires et industriels intéressés
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Des processus peu transparents
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Officiellement, c’est au conseil de surveillance de RTE que revient l’honneur de proposer un nom au gendarme de l’énergie, la CRE, et au ministre Roland Lescure, puis de tamponner la nomination grâce à un vote.
Il réunit les actionnaires de l’entreprise, à savoir la Caisse des dépôts, EDF et CNP Assurances aux côtés de l’Etat et de représentants des salariés. Mais les textes européens et la loi proscrivent, pour garantir l’impartialité des systèmes électriques, qu’un dirigeant de RTE ait exercé des fonctions dans les trois années précédentes chez EDF ou ses filiales.
En pratique, l’usage veut que l’Agence des participations de l’Etat, appuyée par le ministère de l’Energie et l’Elysée, ainsi qu’EDF, effectuent une présélection en amont.
“Il y a une part d’opacité, reconnaît un troisième membre du conseil de surveillance. A ma connaissance, il n’y a pas de process”.
...
Les prochaines années seront clés pour RTE, qui a planifié des investissements importants pour s’adapter aux changements climatiques et préparer la transition, faire face à une surproduction d’électricité et répondre aux propositions de la Commission européenne, qui veut faire participer la France à des interconnexions que RTE rechigne à financer seul.
Alexandre Léchenet et Pauline de Saint Remy ont contribué à cet article. Il a été mis à jour pour préciser le nom du président du conseil de surveillance de RTE.
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EDF
Ndlr :
- La "surproduction d’électricité" est actée ++
- "préparer la transition" ??? Pas encore prête ?! Dénoncer
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Sujets EDF EPR Nucléaire
Sur le site de Penly, en Normandie, les travaux de la première paire d’EPR2 ont déjà commencé. Elsa Bembaron
DÉCRYPTAGE - De multiples facteurs expliquent cette hausse. EDF s’organise pour tenter de maîtriser la facture finale.
La France dispose aujourd’hui d’une électricité abondante, bas carbone et compétitive, en grande partie grâce à son parc nucléaire. Mais qu’en sera-t-il demain, alors que le pays a décidé de se lancer dans la construction de six nouveaux réacteurs ? Dans quelques jours, EDF doit dévoiler le montant du devis pour ses EPR2. Après une première estimation à près de 52 milliards d’euros, il a été revu à près de 70 milliards en 2023, chiffre dont devrait se rapprocher le nouveau chiffrage.
En 2012, la Cour des comptes avait évalué le coût de construction des 58 réacteurs du parc (incluant Fessenheim mais pas l’EPR de Flamanville) entre 1973 et 2002 à 96 milliards d’euros. Soit environ 121 milliards d’euros 2024. Le tout pour une puissance installée de 63 gigawatts (GW). Les six EPR2 représenteront 10 GW de puissance installée. Comparaison n’est pas raison, mais, ramené au gigawatt, le coût du nouveau nucléaire pourrait être trois à quatre fois plus élevé que celui du parc historique. La Commission…
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43 commentaires
- bruno301060 le 02/12/2025 à 18:09
Ce brave Oskar Lafontaine, sans doute le plus ancien et le plus fidèle ennemi juré du nucléaire en général, et d'EDF en particulier. Les arguments d'Oskar sont pour un tiers des erreurs physiques manifestes, un tiers de méconnaissance, et un tiers de mensonges flagrants : au total, 100% de désinformation, donc à éviter de lire... - Oskar Lafontaine le 02/12/2025 à 07:51
Ils ne seraient pas quatre fois plus chers, mais bien de cinq à six fois plus chers, donc non fsusceptible d'être financés, et la production d'électricité en France passera intégralement aux renouvelables plus stockage, avec un réseau réduit car de plus en plus rendu nuisible et inutile. La mort programmée d'EDF, mille fois souhaitée par les spécialistes, est enfin en vue.
- Oskar Lafontaine le 01/12/2025 à 17:27 Contrairement à ce qu'on trouve écrit un peu partout par ignorance des réalités techniques du nucléaire, ce mode de production d'électricité n'est ni "pilotable" ni "modulable" en fonction de la demande réelle d'électricité en plus comme en moins. Les spécialistes précisent même que le nucléaire c'est pour la. production"de fond" et pas du tout, car ce serait beaucoup trop cher, pour de la "modulation". Même ce qui restera de nucléaire passera au stockage, forcé et contraint.
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Connu / TG le 1/12/25 à 19:20
Publié le 31/10/2025 20:59 Mis à jour le 01/11/2025 20:40
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
Pour les 14,5 millions de Français ayant choisi le dispositif "heures creuses/heures pleines" pour l’électricité, il faudra adapter vos habitudes quotidiennes. À partir du 1er novembre, les plages horaires vont changer.
...
Jusqu'ici, les heures creuses, c'est entre 22 heures et 6 heures du matin, à raison de 5 heures minimum. Mais à partir du 1er novembre, il y aura aussi jusqu'à 3 heures en journée, entre 11 heures et 17 heures
...
c'est en journée que les panneaux solaires fonctionnent à plein régime. Dans les champs, sur les toits de nos maisons, ils produisent près de 5 % de l'électricité en France.
...
Pour répartir au mieux l'électricité produite, vous n'aurez pas forcément les mêmes créneaux que votre voisin. Dans une rue, par exemple, 12h30 et 15h30 pour un appartement, celui d'à côté, cela pourrait être de 13h à 16h. Attention, pour que cette offre soit rentable, plus d'un tiers de votre consommation doit se faire en heure creuse.
"Le profil type, ce sont des ménages qui ont une grosse consommation d'électricité, que ce soit par le chauffage, par un véhicule électrique ou par le fait d'avoir une maison avec plusieurs occupants", déclare Maxime Detony, Directeur financier Hello Watt. Ce changement d'horaire se fera progressivement d'ici à la fin de l'année 2027.
Parmi nos sources :
Commission de régulation de l'énergie - Focus sur l’évolution du placement des heures creuses
https://www.cre.fr/fileadmin/Documents/Communiques_de_presse/2025/250206_Annexe_CP_TURPE_7_HPHC.pdf
Connu / https://mastodon.top/@franceinfo@piaille.fr/115476451060838971
Date et heure 17 nov. 2025 11:00
Description
En nous appuyant sur le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Intervenants
- Marc Jedliczka, Expert renouvelables et porte-parole·Association négaWatt
- Vincent Krakowski Expert réseaux électriques·Hespul
- Yves Marignac Expert énergie et porte-parole·Association négaWatt
Connu / mel
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Sujet : ⚡ Electrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ?
Date : Tue, 28 Oct 2025 16:30:20 +0000
De : Association négaWatt
Webinaire — Lundi 17 novembre — 11:00 > 12:30
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Le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de transport d’électricité, apporte un éclairage attendu sur le black-out survenu dans la péninsule Ibérique le 28 avril dernier.
Sans être totalement conclusif, il permet de mieux comprendre certains facteurs cruciaux de cette défaillance. Ce retour d’expérience fournit des enseignements précieux pour la sécurité des réseaux dans la perspective d'une électrification portée par le développement des énergies renouvelables en France et en Europe.
En nous appuyant sur ce rapport, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Ce webinaire s’adresse aux professionnels de l’énergie, acteurs de la transition écologique, élus, journalistes… et plus largement à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts techniques de cette crise.
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Données nationales
Consommation d'électricité
Production d'électricité par filière
Echanges commerciaux aux frontières
Emissions de CO2 par kWh d'électricité produite en France
Données régionales
Consommation, production et flux interrégionaux
Autres données
Données de marché
Chiffres clés
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Alimentée par des millions de données synthétisées par RTE, l’application éCO2mix est un outil de transparence et de pédagogie, pour comprendre et faire vivre les chiffres, les informations et les évolutions du système électrique en France.
...
La conférence des Nations Unies sur les Océans s’ouvre ce matin, et Raphaël s'intéresse à l’énergie que peuvent produire les vagues…
Les technologies sont encore au stade de développement mais l’énergie houlomotrice a un potentiel très important :
Rien qu’en France Métropolitaine, on pourrait produire grâce aux vagues plus de 40 TWh d’électricité par an, c’est près de 10% de notre consommation annuelle d’électricité…
Comment ça marche ?
Les premiers sont dits «oscillant» car ils ondulent avec le mouvement des vagues, un peu comme un serpent de mer :
Il faut imaginer une chaine de flotteurs, qui contiennent chacun un fluide hydraulique et une turbine. Sous l’effet des vagues, le fluide va activer la turbine et générer de l’électricité…
Le 2eme principe est celui d’une colonne que l’on place sur le littoral ou que l’on fait flotter :
Sa base est ouverte afin que l’eau puisse rentrer, quand l’eau des vagues y pénètre, elle agit comme un piston : elle pousse l’air présent dans la colonne, qui fait alors tourner une turbine et produit du courant ;
Il y a enfin les procédés dits « à déferlement » car on laisse la vague se casse et l’eau monter sur un plan incliné :
Quand l’eau arrive en haut, elle chute alors dans des turbines situées en contrebas, et génère de l’électricité.
Des projets encore en développement...
Il y a des dizaines en Europe, mais ils sont encore en phase de développement car il reste encore des verrous à lever :
Les principaux freins sont techniques, notamment la capacité des systèmes à résister aux tempêtes de plus en plus fréquentes et intenses,
Et ils sont également économiques, car ces technologies coutent chères et ne sont pas encore compétitives aujourd’hui…
... mais prometteurs
Mais certains projets sont prometteurs, comme celui de l’entreprise française SEATURNS qui a testé un prototype de flotteur d’environ 4 mètres dans la rade de Brest pendant plus d’un an.
Ces essais ont été concluants, notamment sur la robustesse du flotteur qui s’est très bien comporté pendant la tempête Ciaran en novembre 2023, la pire que la Bretagne ait connu ces 35 dernières années…
La prochaine étape est de tester cet été un flotteur à taille réelle (4 fois plus gros), et de mettre en service des fermes pilotes d’ici 2030 : ces fermes seront composées de lignes de 10 flotteurs arrimés en pleine mer, chacune pourra fournir l’électricité nécessaire à une centaine de logements.
Clés : Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergies renouvelables Mers et océans
Actu
Interview Fibre, électricité : le projet (pas si) fou de 2 000 bénévoles pour recenser 26 millions de poteaux en France
À l'heure du déploiement de la fibre optique en France, cette carte des poteaux électriques et télécoms va être utile aux professionnels et aux riverains, selon son instigateur.
Des poteaux pour la fibre optique ont été installés en plein milieu de cette haie bocagère près de Ceaucé (Orne), suscitant la colère des riverains et agriculteurs. Une initiative propose de cartographier tous ces poteaux. (©Photo transmise à Enquêtes d’actu)
Par Valentin Lebossé Publié le 11 mars 2025 à 7h12
Implantations « sans aucune logique », trottoirs « surchargés », paysages « défigurés »… L’installation de nouveaux poteaux, dans le cadre du déploiement de la fibre optique, ne se déroule pas sans accroc avec certains riverains, agriculteurs ou élus locaux. Nous avons pu le constater dans notre enquête réalisée avec nos collègues du journal Le Perche, dans le département de l’Orne. Les détracteurs ne manquent pas d’exprimer leur incompréhension face à des cas jugés aberrants.
...
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/10940032
"
gr_perso@diaspora-fr.org - il y a environ 6 heures
#OpenStreetMap
... vise à créer une nouvelle interconnexion électrique entre la France et l’Espagne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Interconnexion_%C3%A9lectrique_France-Espagne_golfe_de_Gascogne
https://www.inelfe.eu/sites/default/files/2022-11/RTE%20-%20Projet%20Golfe%20de%20Gascogne%20-%20D%C3%A9m%C3%AAler%20le%20vrai%20du%20faux.pdf
Connu / TG le 21/01/25 à 9:48
Énergies
Près de 100 milliards d’euros d’investissements dans le réseau d’électricité, des usines qui pourraient consommer beaucoup plus d’énergie qu’aujourd’hui et un chef d’État qui appelle les industriels à se brancher sans limite : la transition énergétique à la française dévore les électrons et ne rêve que de nucléaire.
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L’oubli des limites planétaires
« L’électricité est disponible, vous pouvez vous brancher, elle est prête ! » : la petite phrase d’Emmanuel Macron au sommet de l’IA a fait rire l’assistance ... si l’électricité est majoritairement produite par les centrales nucléaires en France (67 % en 2024) et donc très peu émettrice de CO2, un critère essentiel pour protéger le climat, ses usages ont de multiples impacts sur l’environnement.
L’électrification des transports et de l’industrie requiert énormément de ressources en minerais et métaux (cuivre, terres rares, lithium, coltan, cobalt…) – jusqu’à parfois l’accaparement dans des pays en guerre, dont les techniques d’extraction sont très polluantes. Les data centers ont des besoins colossaux en eau pour les refroidir. Les centres de données augmentent en taille avec l’essor de l’IA générative – afin de gagner en puissance, on parle d’« hyper scalers » – et consomment beaucoup de foncier.
À lire aussi
IA : un puits sans fond de dépenses en énergie, en eau et en CO2
10 février 2025 https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/100225/ia-un-puits-sans-fond-de-depenses-en-energie-en-eau-et-en-co2
Tout cela génère aussi beaucoup de déchets, sans oublier l’enjeu des rebuts nucléaires. Un boom illimité des usages électriques en France aura inévitablement pour conséquences d’augmenter les émissions de CO2 ailleurs. « Si vous électrifiez les camions sans poser la question des usages, vous risquez d’augmenter le fret de la fast fashion », remarque Hélène Gassin, présidente de négaWatt, association experte en sobriété et prospective énergétique, pour qui « électrifier pour électrifier, c’est de la pensée magique ! Si vous ne maîtrisez pas les besoins, vous allez courir derrière pour y répondre. C’est une vision carbocentrée qui ignore plein d’autres paramètres ».
Lors de la présentation de son plan d’investissements qui conduira à la construction de nouvelles lignes à haute tension impossibles à enfouir, RTE n’a pas caché que le futur réseau « aura un impact plus fort sur l’environnement ».
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Pour Yves Marignac, porte-parole de négaWatt, une telle hausse de la consommation d’électricité est une façon de « forcer la trajectoire » des besoins en électricité et de justifier les investissements dans le nucléaire. Car « si vous projetez un développement raisonnable des énergies renouvelables et une électrification raisonnable, il n’y aura pas besoin de nouveaux réacteurs nucléaires », au mieux prêts à fonctionner dans quinze ans. « La seule manière de faire de la place pour cette nouvelle production nucléaire, c’est de projeter cette abondance en poussant tous les curseurs. »
C’est ainsi que la projection de consommation d’électricité en France selon les scénarios de RTE – qui font référence – explose littéralement après le discours d’Emmanuel Macron à Belfort en février 2022 annonçant la relance du programme nucléaire, comme l’indique malicieusement un graphique de négaWatt.
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L’aveuglement budgétaire
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c’est la grande absente des prévisions officielles vers le tout-électrique, sans étude d’impact économique sur ce qu’il faudra débourser pour payer la relance du programme nucléaire : les six réacteurs EPR, mais aussi la nouvelle usine de retraitement des déchets à La Hague (Manche), le site d’enfouissement de Bure (Meuse), le programme ITER – dont le laboratoire a reçu la visite d’Emmanuel Macron et du premier ministre indien Narendra Modi en marge du sommet sur l’IA… Aucun de ces mégaprojets n’a fait l’objet d’une évaluation précise par l’État des financements nécessaires. Et encore moins de lignes budgétaires. « La question des dérapages budgétaires associés » au nucléaire « devrait trouver plus de place dans le document de la PPE » demandent les scientifiques du Haut Conseil pour le climat. Notamment pour « ne pas fragiliser le financement d’autres solutions de décarbonation ».
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La Cour des comptes s’est livrée à l’exercice pour la filière EPR : elle estime le coût total du réacteur construit à Flamanville (Manche) à 23,7 milliards d’euros ... Le coût de production de son électricité s’établirait entre 110 et 120 euros/MWh, en valeur de 2015, pour une hypothèse de rentabilité – basse – de 4 % , soit entre 132 et 144 euros en comptant l’inflation. Il monterait à 176 euros par mégawattheure pour un taux de rentabilité de 7 %.
À lire aussi
La transition énergétique n’a pas eu lieu https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/280922/la-transition-energetique-n-pas-eu-lieu 28 septembre 2022
Ces chiffres sont globalement supérieurs au coût de production des énergies renouvelables aujourd’hui en France : le parc éolien en construction au large de Dunkerque a été attribué par appel d’offres en juin 2019 pour un coût de 44 euros le mégawattheure. D’ici à 2050, il devrait être de l’ordre de 30 euros le mégawattheure pour le solaire au sol, d’environ 45 euros pour les grandes toitures et, d’ici à vingt-cinq ans, l’éolien terrestre devrait produire des électrons à un peu moins de 40 euros, selon RTE.
...
La Cours des comptes en conclut qu’il faudrait « retenir la décision finale d’investissement du programme EPR2 », à savoir les réacteurs de Penly, Gravelines et du Bugey, « jusqu’à la sécurisation de son financement ».
Pour Yves Marignac, prévoir de consommer autant d’électricité que le font les modèles de l’administration correspond à « une trajectoire auto non réalisatrice » car « pour augmenter à ce point et à cette vitesse, il faudrait tout augmenter : les investissements dans les EPR, les énergies renouvelables, la construction d’usines, etc. Tout cela à toute vitesse mais en restant compétitif. On risque en réalité de perdre sur tous les tableaux : industriel, économique, social et sur le climat ».
Il en existe une à 16430 Balzac
22 avril 2020 - Physique
Le spin de l’électron – propriété quantique par excellence – est au cœur de la spintronique, une technologie ayant révolutionné le stockage numérique1 et qui pourrait jouer un rôle majeur dans la réalisation de nouveaux processeurs informatiques. Pour générer et détecter des courants de spin, la spintronique recourt traditionnellement à des matériaux ferromagnétiques mais dont l’utilisation entraîne une forte consommation d’énergie. Des chercheurs du laboratoire Spintec (CNRS/CEA/Université Grenoble Alpes) et de l’Unité mixte de physique CNRS/Thales décrivent dans Nature le 22 avril 2020, un dispositif permettant une détection de spin à faible puissance, grâce à un système non magnétique. Leurs travaux ouvrent la voie à des dispositifs spintroniques dans lesquels la détection des spins des électrons serait permise, non plus par le ferromagnétisme, mais par la ferroélectricité, ce qui consommerait 1000 fois moins d’énergie.
Pour en savoir plus sur la spintronique : https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-nouveaux-defis-de-la-spintronique
CHRONIQUE. Oubliée la sobriété énergétique ? Les prix de l’électricité retrouvent leurs niveaux d’avant ...
Connu / TG le 12/12/24 à 15:01
Article pro Nuke de Nicolas Goldberg selon TG
En bref :
— Pourquoi convertir les consommations énergétiques en énergie primaire ?
« Le but de tout rapporter en énergie primaire est de comparer les consommations des énergies entre elles, en prenant en compte des pertes liées à la transformation et à l’acheminement. Cela est particulièrement important, notamment pour la réglementation thermique, qui doit être égale pour tous les types d'énergie. »
D’où l’intérêt des CEP (Coefficients d’Energie Primaire) qui expriment les taux de conversion pour différentes énergies primiaires :
Exemples CEP
Électricité 2,3
Gaz 1
Soleil 1
— Pourquoi l’électricité a un si mauvais taux de conversion ?
À cause du mauvais rendement (33%) de la production électrique des centrales nucléaires.
Mais le taux a été ramené de 2,58 (ancienne règlementation) à 2,3 pour tenir compte du développement des EnR, dont le taux =1
— Quel est l’enjeu ?
Une baisse de ce taux de conversion signifie concrètement qu’une maison respectant la nouvelle norme RE2020 (CEP de 2,3) aura le droit de consommer davantage d’électricité qu’un logement construit lors de la précédente réglementation (CEP de 2,58).
« Dans les faits, les calculs considérés pour la RE2020 favorisent davantage l’électricité par rapport à la réglementation précédente. »
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Après deux ans de forte hausse des prix de l’électricité (+40 % pour les particuliers, doublement en moyenne pour les entreprises et les administrations), la France et l’Union européenne sont en train de réformer le marché de cette source d’énergie indispensable. Au-delà des factures, c’est aussi le financement des investissements nécessaires pour le parc de production et l’avenir d’EDF qui sont en jeu. Or, la réforme en cours est bien moins rassurante que ce qu’annonce le gouvernement. Les prix continueront à fluctuer en fonction de la spéculation et le risque d’une plainte pour “concurrence déloyale” devant la Commission européenne n’est pas exclu.
Par ailleurs, les menaces sur EDF restent nombreuses : projets risqués à l’étranger dont les coûts s’envolent, absence de souveraineté sur les turbines Arabelle rachetées à General Electric, concurrence des acteurs privés dans les énergies renouvelables…
Alors que le gouvernement s’obstine à vouloir transformer ce bien public en un marché, syndicalistes et politiques se battent pour un vrai monopole public de l’énergie et des tarifs corrects pour tous les usagers. Une loi votée le 29 février à l’Assemblée nationale est un premier pas en ce sens. Après cette première victoire, comment transformer l’essai ?
Pour comprendre tous ces enjeux, Le Vent Se Lève recevait le 11 mars dernier Anne Debrégeas, syndicaliste Sud-Énergie et économiste spécialiste du marché de l’électricité et Gwenaël Plagne, syndicaliste FNME-CGT et secrétaire du CSE-C d’EDF. La conférence était animée par William Bouchardon, directeur de la rubrique économie.
➜ Quelques articles récents publiés dans nos colonnes sur ces questions :
– Réforme des prix de l’électricité : tout changer pour ne rien changer : https://lvsl.fr/reforme-des-prix-de-lelectricite-tout-changer-pour-ne-rien-changer
– Électricité : « C’est le marché qui a fait exploser les prix » – entretien avec Anne Debrégeas : https://lvsl.fr/electricite-cest-le-marche-qui-a-fait-exploser-les-prix-entretien-avec-anne-debregeas
– Rachat des turbines Arabelle : la soumission française aux États-Unis continue : https://lvsl.fr/rachat-des-turbines-arabelle-la-soumission-francaise-aux-etats-unis-continue
FLAMBÉES DES FACTURES D’ÉLÉCTRICITÉ : ET SI ON DÉBRANCHAIT LE MARCHÉ ?
Le groupe parlementaire LFI-NUPES a fait le choix d’organiser le 26 octobre 2023 un colloque sur la question