Société
La sociologue Constance Rimlinger a étudié sept communautés de femmes en milieu rural. Et constaté que leur militantisme – féminisme, écologie, politique – s’exprime dans chaque geste de leur quotidien.
L’écoféminisme rural : un choix de vie… qui en implique beaucoup d’autres - Publié le 25 juillet 2024 à 17h55 - Par Caroline Pernes
...
sept de ces atypiques communautés, en France, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande ... Dans un livre de 2015, Retourner à la terre : l’utopie néo-rurale en Ardèche depuis les années 1960, l’historienne Catherine Rouvière montre qu’il existe en réalité plusieurs vagues de « retours à la terre », avec une diversité de buts et de profils sociologiques
...
Les enquêtées témoignent globalement d’une désillusion vis-à-vis de l’action militante conventionnelle
...
courant de la sociologie des émergences ... concept a été développé par le sociologue portugais Boaventura de Sousa Santos. Il affirme que la production scientifique répond aussi à des logiques de domination, ce qui explique le manque d’intérêt pour le local, ce qu’on juge improductif ou irrationnel
...
À lire aussi :
Comment faire village autrement : la vie d’une famille en autosuffisance étudiée par une sociologue
...
trois cultures militantes distinctes. La première est la configuration « écoféministe différentialiste », observée au sein du réseau transnational des Terres de femmes, apparu au début des années 1970. La dimension séparatiste et féministe est au cœur du projet : il s’agit de créer des communautés sororales entre femmes et de se reconnecter à la nature. La seconde est la configuration « queer-intersectionnelle », qui désigne des initiatives plus récentes, apparues dans les années 2010, et portées par des personnes plus jeunes. La non-mixité y est pensée comme excluant les hommes blancs cisgenres. Dans la troisième configuration, « intégrationniste holistique », l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas au cœur du projet. L’accent est mis sur l’écoconstruction, la permaculture, toutes les actions qui s’inscrivent dans le réseau plus large des alternatifs et des néoruraux.
...
des terf (trans-exclusionary radical feminists)
...
À lire aussi :
Féminin sacré : vrai renouveau féministe ou arnaque New Age ?
...
Féministes des champs. Du retour à la terre à l’écologie queer, de Constance Rimlinger, PUF, 296 p., 23 €.
cONNU / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Xk1Aqw
02-12-2025 | Reportage | [Economie] Numérique | IA et Cybersécurité | Vu 62624 fois
[Delphine SABATTIER] Vidéo N°25808
Tournage au Sénat, où se tenait le 31 octobre 2025 un colloque sur les dangers de l’IA, organisé par « Pause IA », un collectif déterminé à convaincre les gouvernements des risques à laisser émerger une intelligence artificielle générale (ou Super Intelligence)… développement qu’il juge potentiellement apocalyptique. Je suis allée à la rencontre du président de l’association en France, également des deux sénateurs qui accueillent le colloque, et des intervenants qui sont venus prendre la parole sur scène. Vous entendrez ainsi ce qu'ont à dire de l'IA :
- Ghislaine Senée, sénatrice des Yvelines, groupe Écologiste – Solidarité et Territoires
- Maxime Fournes, cofondateur et président de l’association Pause IA
- Axelle Arquié, cofondatrice de l'Observatoire des Emplois Menacés et Emergents
- Olga Muss Laurenty, chercheuse spécialiste du développement de l'enfant, membre de Everyone.ai
- Henry Papadatos, directeur général de SaferAI
- Thomas Dossus sénateur d’Auvergne-Rhône-Alpes, groupe Écologiste – Solidarité et Territoires
Interviews : Delphine Sabattier
Réalisation : Romain Gautier
Sommaire :
00:00 L'IA passionne autant qu'elle fait peur
01:44 Maxime Fournes, Pause IA
06:52 Axelle Arquié, Observatoire des emplois menacés et émergents
11:02 Olga Muss Laurenty, Everyone.AI (risques IA sur les enfants)
13:39 Henri Papadatos, SaferAI
18:00 Thomas Dossus, Sénateur
21:23 Ghislaine Senée, Sénatrice
1,23 k abonnés - 0+ - 56 vues - 0 commentaire
Tr.: ... divergence, émergence, convergence ...
Dekha Ibrahim Abdi, Simon Fisher, Jawed Ludin, Richard Smith, Steve et Sue Williams. Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED)1, 2002
...
Le livre constitue non une recherche fondamentale mais une sorte de recherche appliquée collective synthétisée a posteriori par six auteurs britanniques. Simon Fisher a été directeur de Responding to conflict depuis 1991. Jawed Ludin est l’Administrateur du Projet pour l’Afghanistan au Conseil Britannique pour les Réfugiés à Londres. Sue Williams a été entre autres Directrice de la cellule politique et évaluation d’INCORE (Initiative pour la Résolution des Conflits et l’Ethnicité) à l’Université d’Ulster/Université des Nations Unies. Steve Williams est un consultant qui a travaillé sur l’Irlande du Nord et de nombreux autres pays. Dekha Ibrahim Abdi est une médiatrice chevronnée dans les conflits communautaires notamment au Kenya et dans toute l’Afrique. Richard Smith enfin est membre de la coalition pour la paix en Afrique. Il intervient dans de nombreux processus de réconciliation et de reconstruction.
...
s’appuyer sur l’expérience de quelques trois cents praticiens qui sont intervenus depuis une quinzaine d’années à travers le monde pour tenter de désamorcer des conflits latents ou de permettre, qu’une communication et des projets soient à nouveau envisageables entre d’anciens belligérants. Ils ont tous travaillé à un moment ou à un autre dans le sillage de Responding to conflict, organisme international à but non lucratif dont le siège est à Birmingham au Royaume Uni. Cette organisation offre un appui à de nombreux partenaires à travers le monde aussi bien à la base, dans des villages ou des quartiers urbains, qu’au niveau gouvernemental ou international. Les situations de confrontation et de crise sont légion sur la planète et les processus à mettre en œuvre doivent sans cesse s’adapter à des contextes particuliers plus ou moins dramatiques (cf. Rwanda).
« Cheminer avec le conflit » propose quatre étapes : analyse, stratégie, action et apprentissage.
...
la prise en compte frontale d’une situation conflictuelle pour tenter de la dépasser objectivement avec les protagonistes paraît sinon peu fréquente du moins constituer plus rarement un objet d’observation et de conceptualisation. L’approche proposée ici est très dépaysante car elle se veut à la fois synthétique et détaillée, pragmatique et théorique avec une dimension interculturelle. Elle vise non à effacer ou à juger, non à privilégier la victime ou bannir l’émotion mais à permette l’émergence d’une parole qui, à son tour, ré-enclenchera des projets et permettra pour tous une remise en route, d’où l’idée de cheminement proposée par le titre français
...
1 L’édition française est distribuée par Earthprint Ld Po box 119 Stevenage Herts S G 17 T P Royaume Uni (copyright Responding to Conflict / IIED 2002).
=> contacter pour racheter ce livre ACT
https://asksource.info/organisations/earthprint-ltd
"Telephone +44 1438 748 111"
Ndlr : mes tentatives pour les contacter n'ont rien donné. Tenter à nouveau ? ACT
731 898 vues - 403 k abonnés
Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents !
Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection
Les commentaires sont désactivés
Connu / https://framasphere.org/posts/11884032
"
Arnaud DANIEL - il y a environ 2 jours / Ğaluel - il y a environ 8 jours
Didier Raoult encaisse les points, variants (visons), justice (1ère condamnation d’un diffamateur), #hydroxychloroquine, #azithromycine #ivermectine #covid19 #covid19-france
"
46 089 vues - 681 - 55 - 14,9 k abonnés
Ebola, Zika, grippe, SRAS… autant de menaces récurrentes relayées par les médias. Connaît-on mieux aujourd’hui l’origine de ces nouveaux virus ? Sont-ils plus nombreux, ou simplement mieux détectés ? Est-on prêt à les combattre ? Que faudrait-il faire pour mieux nous préparer ? Autant de questions qui seront abordées lors de cette conférence qui étudiera les conditions d’émergence des nouveaux virus, leur impact, et les nouveaux outils à notre disposition pour mieux les combattre.
Ancien interne des hôpitaux de Paris, docteur en médecine (université Paris V) et en santé publique (université de Harvard), Arnaud Fontanet est spécialisé en épidémiologie des maladies infectieuses et tropicales. Ses principaux thèmes de recherche sont les hépatites virales et les virus émergents. Arnaud Fontanet est également professeur titulaire de la Chaire Santé et Développement au Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) et Directeur de l’Ecole Pasteur-Cnam de Santé Publique. Il est depuis juillet 2014 Directeur du nouveau Centre de Santé Globale de l’Institut Pasteur.
Catégorie Éducation 105 commentaires
TR : ... une crise grave tous les cinq ans ... risque le plus élevé en asie, là où il y a la plus grande promiscuité entre l'homme et l'animal ... chauve-souris ... colonisation vectorielle ... moustique ... dingue, chikougougnia ??? ... facteurs de diffusion ... traffic d'animaux sauvages ... aiguilles souillées ... temps de stérilisation insuffisant, enfants contaminés en égypte ...
Ndlr : TOUT EST DÉCRIT EN LONG, EN LARGE ET EN TRAVERS en terme de risque élevé d'avènement d'une pandémie de type covid-19 ! QUI A DIT QU'ON NE L'AVAIT PAS PRÉVU ?! dénoncer ACT
Haut rendement, fabrication simplifiée, rapide et moins énergivore, meilleure tenue en température : l’hétérojonction des cellules photovoltaïques confirme son potentiel. Il y a quelques jours, des lots de cellules solaires à hétérojonction de silicium, dotées d’un rendement record de 24%, ont été produits à haute cadence. Une performance qui fonde l’espoir d’une industrialisation prochaine et l’émergence d’une nouvelle filière industrielle du solaire en Europe.
...
Alors que les cellules photovoltaïques du marché ont un rendement de conversion de l’énergie solaire de 19 à 20 %, les équipes du Liten (un laboratoire du CEA) sont parvenues à produire à la sortie d’une ligne pilote, des cellules affichant un rendement de 24%. Un résultat mesuré sur toute la surface de cellules de taille industrielle (244 cm2).
En termes de puissance nominale, la performance est aussi exceptionnelle : les chercheurs ont mesuré sur une surface comprenant 120 demi-cellules, une puissance de 348 W contre 320 W, au mieux, sur des cellules produites avec les procédés classiques.
Le Liten qui travaille sur le développement de la technologie depuis une quinzaine d’années, a fabriqué ces cellules avec des équipements industriels, à la cadence de 2.400 pièces par heure.
Ces résultats ont été obtenus dans des conditions certifiées comparables à celles de l’exploitation commerciale. En effet, les cellules testées sont fabriquées sur la chaîne pilote du CEA, installée à l’Institut national de l’énergie solaire (Ines). Elles ont ensuite été assemblées en modules avec les équipements industriels de l’entreprise Meyer Burger.
Fabrication simplifiée, rapide et moins énergivore
...
déjà adoptée dans deux projets industriels européens. Une filiale d’Enel, le plus important producteur d’électricité en Italie, a investi l’année passée 100 millions d’euros dans son usine de panneaux photovoltaïques située à Catane (Sicile) pour en faire le premier site de production de cellules à hétérojonction.
En France, Recom-Sillia, probablement le plus important acteur européen de l’industrie solaire, projette de construire en 2020 près de Lyon une gigafactory dont la production annuelle de panneaux photovoltaïques à hétérojonction se comptera en gigawatts. ...
benjamin.gentils ... Le projet du lab 110 bis est la preuve de concept que l’administration centrale du Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse (MENJ) et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESRI) est elle aussi capable de porter des projets de façon agile : prototypage rapide, documentation de l’essentiel, équipe constituée par compétences clés, itérations rapides avec les sponsors. ... Une acception de l’innovation large et non excluant :
Une innovation scientifique et technique mais aussi organisationnelle, de services, sociale, etc. (cf référentiel OCDE).
Une innovation émanant et portée par tous types d’agents : non cadres, professeurs, etc. afin de sortir du cliché « jeune et ultra connecté »
Une innovation frugale basée d’abord sur les besoins des usagers et non sur la technologie comme porte d’entrée
...
espace ouvert à tous ... Fédérer et animer des communautés ... Documenter ... Participer à une démarche d’émergence de communs ... une équipe de 3 (bientôt 4 avec l’arrivée prévue de Maxime Pierrot le 12 février 2019. Dans l’organigramme, nous sommes placés auprès de la secrétaire générale pour que le lab ait la réactivité, la liberté d’action qu’on attend de lui (un sponsorship au plus haut niveau est indispensable).
Nous privilégions autant que possible l’horizontalité ... nous sommes tous dans l’équipe des “moutons à 5 pattes” !
Somalina Pa 14, responsable du 110 bis
Léa Douhard 4, financements alternatifs et partenariats
Benjamin Gentils 4 / développement de communautés, tiers-lieux
Maxime Pierrot 6 / tech et culture maker
... Préférence pour l’open source, encore beaucoup de travail à faire. ... Mail : 110bis@education.gouv.fr ... 110 rue de Grenelle
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?n00QZg
...
P26 "Ceux qui parlent d’écologie sans aborder frontalement la question de la vie quotidienne sous tous ses aspects, ceux qui n’ont à la bouche que les mots « compensation », « bilan carbone », « développement durable », « green tech », « transition », « empreinte écologique », ceux-là parlent une langue morte, celle de la comptabilité du désastre.
Pour esquisser les fondements d’une écologie communale et révolutionnaire, ancrée dans la vie quotidienne, peut être faudrait-il repartir de la notion d’écosophie de Félix Guattari. Pour lui, la question écologique se situe à la lisière de trois registres : « celui de l’environnement, celui des rapports sociaux, et celui de la subjectivité humaine ». Dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes s’expérimentent des formes de vie commune à même de tenir inséparés ces trois registres de l’écologie, comme en témoigne notre relation à la forêt."
...
un bien commun dont les habitants jouissent simultanément, apprenant laborieusement à concilier, à superposer et à ménager leurs multiples usages, apprenant aussi à prendre soin du bocage comme s’ils prenaient soin d’eux mêmes, à réparer le monde pour les prochaines générations d’habitants. Cette expérience
vécue est à rapprocher de la définition du communisme que donnait Karl Marx dans « l’idéologie allemande » comme le dépassement « de l’antagonisme entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’homme. »
...
p30 ... seule une forme de propriété collective peut garantir une dimension intergénérationnelle qui dépasse l’espérance de vie des usagers actuels. Tant que nous n’aurons pas renversé la propriété privée de la terre et des moyens de productions pour y substituer une propriété d’usage ... C’est dans cette tentative d’invention coutumière, plus que les stratégies de détournement d’outils juridiques existants (bail de fermage, fonds de dotation) que réside tout l’intérêt de ce qui se vit dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes ... Pour que l’absence de l’État ne reconduise ni le règne libéral du chacun fait ce qu’il veut, ni la loi du plus fort, ni la guerre de tous contre tous, encore faut-il constituer les germes d’une autonomie communale ... L’État se pose comme le garant de l’absence de guerre civile tout en s’adonnant bel et bien à des formes plus ou moins euphémisées de guerre civile contre sa population. La dimension la plus explicitement visible de ce double-jeu est la militarisation du maintien de l’ordre. Aurait-on seulement imaginé il y quelques années, qu’un tank puisse faire face à des manifestants sur lesquels il est devenu banal de tirer avec des armes de guerre ?
Jusqu’où nous mènera l’extension illimitée de l’état d’exception dans les démocraties occidentales ? ... Renverser le pouvoir en place est absolument nécessaire mais notoirement insuffisant. Pour que la destitution signifie plus qu’un simple renversement du régime, voire même pour qu’un tel renversement soit possible, encore faut-il constituer, ou plutôt faire consister autre chose localement.
La ZAD nous a confronté de plein fouet à l’extrême difficulté de retisser de la communauté politique, de réinventer des us et coutumes, de substituer à la loi républicaine des règles communes élaborées par et pour une communauté d’habitants suffisamment soudée, solide et puissante pour les faire appliquer.
Pendant cinq années entre 2013 et 2018, l’apparente absence du pouvoir institué nous a cruellement mis face à tout ce qu’il reste en nous de pouvoir incorporé : libéralisme existentiel, individualisme, recroquevillement dans les identités et les idéologies, incapacité à faire communauté sans tradition. ... Ou pour le dire plus subtilement : d’une communauté d’abord fondée sur un refus (même si elle portait en elle une positivité), à une communauté avant tout soudée autour d’une affirmation, d’un devenir ... L’une de nos erreurs, c’est d’avoir laissé dire que la diversité de la communauté négative était une force en soi et pour soi. C’est aussi d’avoir eu besoin du mythe de l’unité dans la diversité au point de faire passer les six points pour l’avenir de la ZAD comme la position du mouvement anti-aéroport. Or si toutes les composantes du mouvement ont validé le texte, c’est au forceps. En réalité, les six points incarnaient plutôt la position d’une frange active de chaque composante.
Trop longtemps, nous avons occulté les violents conflits qui ont toujours traversé le mouvement afin de donner à l’ennemi l’apparence d’une indéfectible unité. Nous nous sommes efforcés de ne rien laisser transparaître des batailles internes qui nous ont traversées entre 2013 et l’abandon du projet. Celles-ci venaient toucher des questions extrêmement sensibles : les conséquences pratiques de la vie sans police; l’accès aux champs et aux parcelles agricoles; l’usage des routes, chemins et sentiers; la cohabitation de rapports antagonistes à la nature et à l’agriculture; certains comportements individualistes et actes de malveillance envers nos voisins des bourgs alentours ou envers d’autres habitants de la ZAD, etc ... Ce que nous apprend l’expérience de la ZAD, c’est que si la communauté négative recèle une considérable puissance de destitution, construire une commune depuis une simple juxtaposition de différences, une addition d’identités antagonistes est en revanche impossible. La commune exige un liant bien plus consistant que la diversité tactique face à l’ennemi commun. ... En l’absence de tradition séculaire comme au Chiapas, c’est dans l’avènement de nouvelles formes contemporaines de créolisation que se situe l’assise culturelle des nouvelles communalités à venir. ... Ce que la créolisation recèle de magique et de sublime, c’est qu’elle relie ensemble des identités absolument hétérogènes. Elle leur offre un langage commun, sans pour autant les fondre et les confondre. ... une forme de créolisation politique qui reste à inventer.
...
XI COMMUNISATION ? ... la communisation des terres ne peut être octroyée par l’État. La communisation est un processus. Elle ne se décrète pas. C’est une mise en partage en acte par et pour les habitants de chaque localité. La communisation se construit. ... Le temps que l’inconséquence libérale-libertaire ne fragmente absolument tous les liens. ... Que l’on se penche par contraste sur les communes rurales aragonaises de 1936, ou sur le mouvement révolutionnaire zapatiste, alors on découvrira des tentatives de communisation des terres. Un processus qui commence par une prise et répartition des terres à l’échelle de chaque localité, et qui ménage toujours de l’espace pour une multiplicité d’usages collectifs, individuels et familiaux. Le commun ne s’impose pas mais s’appose à des expériences et des solidarités qui se tissent au long cours. On pourrait même dire qu’il s’apprend. ... nous avons la naïveté de nous réjouir que le bocage de Notre-Dame-des-Landes abrite de telles expériences de communisation des terres plutôt que des parkings, une tour de contrôle et un duty-free. Là réside notre victoire. ... souligner comment la ZAD, du 22 Février 2014 aux émeutes de 2016 contre la loi travail en passant par celles pour Rémi Fraisse, a contribué à sa mesure au retour de l’offensivité dans les rues de Nantes. Elle a apporté une pierre à l’émergence du contexte politique agité que nous connaissons aujourd’hui, comme en témoignent les cabanes de palettes qui ont fleuri l’année dernière sur tous les ronds-points de France. ... situation insurrectionnelle » une situation dans laquelle il y a une vacance du pouvoir en un lieu et un temps donné ... Depuis le mouvement contre la loi travail jusqu’au surgissement des gilets jaunes, la combativité dans la rue est remontée d’un cran, renouant avec des formes de conflictualité dont tout laissait à croire qu’elles appartenaient à un passé historique révolu.
Mais si nous ne voulons pas que ces insurrections en puissance continuent de « s’étrangler au stade de l’émeute », si nous désirons qu’elles accouchent d’un moment révolutionnaire, il s’agit de commencer partout à préfigurer localement le monde que nous voulons voir advenir. Nul besoin d’attendre le renversement total de l’économie ou la destitution de l’État républicain pour s’auto-organiser dans et contre le monde capitaliste. ... Aucun village, aucune ville moyenne n’a été épargné par la fièvre jaune ... stratégie d’encerclement qui débute aux portes des hypercentres métropolitains. ... Si notre époque n’est pas pré-révolutionnaire, alors elle est sans avenir.
...
Prendre de la hauteur, du recul. Sortir de la médiocrité sentencieuse du commentaire
N° 3690
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUATORZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 26 avril 2016
RAPPORT D’INFORMATION
DÉPOSÉ
en application de l’article 145 du Règlement
PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES
sur les enjeux et impacts de l’effacement électrique diffus
ET PRÉSENTÉ PAR
Mme Marie-Noëlle BATTISTEL, Députée.
...
II. SI, AUJOURD’HUI, L’EFFACEMENT ÉLECTRIQUE DIFFUS N’EST PAS LA SOLUTION À PRIVILÉGIER... IL NE FAUT PAS POUR AUTANT FERMER LA PORTE À SON DÉVELOPPEMENT 33
A. LES DIFFICULTÉS ACTUELLES DE L’EFFACEMENT DIFFUS 33
B. DEMAIN, L’EFFACEMENT DIFFUS POURRAIT ÊTRE UN VÉRITABLE LEVIER DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE 40
C. ENCOURAGER DES MODÈLES D’EFFACEMENT DIFFUS INNOVANTS ET CENTRÉS SUR LES CONSOMMATEURS 56
...
CONCLUSION
L’effacement électrique diffus permet une meilleure gestion de la pointe et est susceptible d’être de plus en plus utile dans les années à venir, notamment pour l’intégration des énergies renouvelables. Pourtant, aujourd’hui, le modèle économique souffre de faiblesses importantes, accentuées par la conjoncture qui ne permet pas une bonne valorisation des effacements. La puissance publique doit donc réussir à trouver un juste équilibre. S’il ne faut pas subventionner un modèle économique inadapté, il ne faut pas pour autant tuer une filière qui pourrait prendre des formes plus innovantes, centrées sur les gains retirés par les consommateurs. La France a mis en place un dispositif de valorisation de l’effacement électrique diffus novateur en Europe qu’il convient à la fois d’évaluer et de compléter pour assurer une meilleure visibilité aux acteurs potentiellement innovants.
__ndlr : face à la complexité rencontrée par le législateur à réguler en même temps les dimensions économiques, sociales, fonctionnelles et techniques, ne serait-il pas temps de s'appuyer sur les notions de sma, émergence des acteurs intelligents répartis, simplexité... ?
Pour ce faire, disposer d'un tiers indépendant, impartial comme CoEco serait décisif.
Car la réussite de l'optimisation à court et long terme repose sur la confiance accordée par l'ensemble des parties prenantes au tiers en question. C'est elle qui permettra la cocréation des solutions optimisées.