Opinion
Seule l’agroécologie peut rendre le métier d’agriculteur attractif - Le 13 Février 2025 / Harold Levrel
6 min - Harold Levrel, professeur d’économie écologique au Muséum national d’Histoire naturelle - 3 Commentaire(s)
Le Sénat mène depuis plusieurs semaines une offensive contre l’agroécologie avec, notamment, les propositions de supprimer l’Agence bio et de réintroduire un néonicotinoïde destructeur de biodiversité. Certes, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a assuré le 27 janvier que l’Agence bio continuerait son travail. Mais le discours selon lequel la réglementation environnementale « entraverait » l’exercice du métier d’agriculteur fait son chemin.
Avec 50 % des exploitants qui vont partir à la retraite d’ici 2050, le sujet des entraves au métier d’agriculteur est indéniablement important. Mais, il faut l’analyser à l’aune de l’attractivité de cette profession, garante du renouvellement de la population d’actifs dans ce secteur.
Or, qui peut croire que le modèle hyperproductiviste promu par les pouvoirs publics, avec la crise perpétuelle qu’il vit et qu’il engendre, est attractif pour de jeunes actifs ? Quelques rappels s’imposent sur ce qui est promis à ces futurs candidats.
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Aujourd’hui, le système économique agricole français est organisé autour de la captation, par une minorité d’acteurs, des gains liés au modèle productiviste, dont le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, directeur de multiples entreprises et d’une multinationale et bénéficiaire de 170 000 euros de subvention annuelle de la Politique agricole commune (PAC), est un symbole.
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Une agriculture bio attractive…
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les faits scientifiques sont là.
Côté revenus, il a été démontré que les agriculteurs bio gagnaient significativement mieux leur vie que les agriculteurs conventionnels. Côté dimension sociale, en étant plus intensive en travail qu’en capital (18 % du travail agricole pour 10 % des surfaces), l’agriculture bio revitalise les campagnes et recrée du lien. Côté santé, les agriculteurs ne sont pas exposés aux mêmes produits cancérigènes que les agriculteurs conventionnels.
Pour ce qui concerne les coûts sociaux, ils sont très fortement réduits grâce à un cahier des charges exigeant qui interdit l’usage de pesticides et fertilisants de synthèses, tout autant que d’antibiotiques.
Et les résultats sont là. Les aliments bio contiennent trois fois moins de résidus de pesticides que les autres. La biodiversité est 30 % plus importante autour des exploitations bio. Enfin, il a été démontré que la conversion au bio permet d’améliorer la qualité de l’eau dans les zones de captage.
Ces éléments expliquent l’attractivité dont a bénéficié l’agriculture bio ces dernières années, le nombre d’exploitations labellisées ayant été multiplié par deux entre 2011 et 2021. Mais, depuis 2022, un reflux s’observe du fait de la crise du pouvoir d’achat.
… que l’Etat entrave
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comme le constatait la Commission européenne en 2023, la France accorde aux agriculteurs bio un tiers de subventions en moins par unité de travail agricole comparativement aux agriculteurs conventionnels. Il s’agit d’un cas unique en Europe. En Allemagne, Autriche ou Italie, les agriculteurs bio touchent 50 % de plus que les exploitants conventionnels.
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le gouvernement français a mis en place un label HVE (Haute valeur environnementale) dont tous les scientifiques s’accordent à dire qu’il ne produit aucun bénéfice pour l’environnement. En revanche, ce label crée une concurrence déloyale pour les agriculteurs bio, que ce soit vis-à-vis d’opérateurs publics ou des consommateurs.
La tentative avortée de supprimer l’Agence bio ou la volonté de réintroduire un néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 par le Sénat vont dans le même sens.
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26 865 ont signé
Après avoir échoué à supprimer l’Agence Bio, le Sénat vient de lancer une nouvelle offensive contre l’agriculture biologique, en faisant supprimer de la Loi d’orientation agricole tout objectif chiffré de développement de la bio en France. Au-delà de la provocation politique, il s’agirait d’un retour en arrière inquiétant si cette disposition était confirmée le 19 février en Commission mixte paritaire.
Depuis 2008, la France s’est toujours dotée d’un objectif chiffré de développement de l’agriculture biologique, ce qui constitue un cadrage nécessaire pour orienter les politiques publiques et concerter les différents acteurs agricoles. La dernière valeur inscrite dans le Code rural était de 15 % en 2022, il convient donc de la mettre à jour. Depuis 2019, le Pacte vert européen fixe par ailleurs un objectif de 25 % de surfaces en bio d’ici 2030 sur le territoire de l’Union européenne.
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Vers un « scandale d'État » ?
Publié le 13/02/2025 à 15:44 Par Marianne avec AFP
Derrière la polémique politique que suscite l'attitude de François Bayrou dans l'affaire des accusations d'agressions sexuelles au sein d'un établissement catholique béarnais, des témoins et l'opposition de gauche mettent en cause la proximité de l'actuel Premier ministre avec cette institution et ses incidences.
Jusqu'où iront les répercussions de cette affaire ? Depuis les révélations de Mediapart du 5 février, François Bayrou est dans la tourmente, alors qu'une partie de la gauche appelle à sa démission. Et pour cause, le Premier ministre est accusé d’avoir menti pour couvrir l’institution catholique Notre-Dame-de-Bétharram, située dans son département des Pyrénées-Atlantiques, où ses enfants ont été scolarisés et son épouse a enseigné le catéchisme.
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Que lui opposent des témoins ?
Françoise Gullung, professeure de mathématiques à Bétharram de 1994 à 1996, a porté plainte à l'époque pour y dénoncer un climat violent. « J'en ai parlé de vive voix à François Bayrou pour lui dire qu'il fallait être vigilant parce qu'il se passait des choses anormales », affirme-t-elle aujourd'hui, ajoutant avoir alors également écrit, avec l'infirmière du collège-lycée, au conseil général des Pyrénées-Atlantiques où il siégeait. Pour le père du garçon victime de la violente claque en 1996, François Bayrou « était absolument au courant » et « n'a eu aucune réaction ».
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Selon Alain Esquerre, plaignant à l'origine de la dénonciation collective des faits l'an dernier, ce religieux était en réalité « un ami de la famille Bayrou ». « Sa femme était aux obsèques » du prêtre en 2000, ajoute une autre victime, Jean-Marie Delbos. Mediapart a aussi dévoilé ce mardi 11 février la lettre d'un ancien élève adressée en mars 2024 à François Bayrou qui raconte des faits d'attouchements subis à la fin des années 1950, restée sans réponse. Selon le procureur de Pau, interrogé ce mercredi 12 février, les auditions de victimes sont terminées et le parquet doit décider désormais des suites judiciaires à donner.
Que dénoncent opposition et victimes ?
La France insoumise (LFI) dénonce un « scandale d'État » et réclame une commission d'enquête, en accusant le Premier ministre de « mensonges », ce qu'il réfute. Ministre de l'Éducation jusqu'en mai 1997, redevenu ensuite député et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou aurait dû, pour certains, déclencher l'article 40 du code de procédure pénale qui lui imposait de signaler à la justice des faits criminels ou délictueux dont il aurait eu connaissance avant elle.
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À LIRE AUSSI : Protestant sur la dette, catho social sur la démocratie : on a décrypté l'homélie du père Bayrou à l'Assemblée
Mais « savait-il ? », a interrogé ce jeudi 13 février sur France Info Me Thierry Sagardoytho, l'avocat qui représentait la victime de viol en 1998. « Il savait, à mon sens, ce que tout le monde savait en lisant la presse », estime le conseil. De même pour les « châtiments corporels » qui faisaient partie de « la charte éducative de l'établissement », ajoute Me Sagardoytho. « C'était connu », résume-t-il.
En mai 1996, un mois après le dépôt de la plainte pour violence, François Bayrou s'était rendu à Notre-Dame-de-Bétharram, en tant que ministre de l'Éducation, à l'occasion de la réception de travaux. Il avait alors pris la défense de l'établissement face aux « attaques » ayant suscité « un sentiment douloureux et un sentiment d'injustice » chez de nombreux Béarnais, avait relaté Sud-Ouest à l'époque.
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Alain Esquerre reproche à François Bayrou de « n'avoir pas eu un mot » pour les victimes avant d'y être forcé, ce mardi 11 février, par la question d'un député. À laquelle il a répondu, jugent les socialistes dans un communiqué, avec une « légèreté inacceptable », sans prononcer le mot « victimes ».
Pourquoi ce « débat » sur l’identité française ? Qu’est-ce qui le justifie ? Rien, sinon la volonté d’un gouvernement sans majorité d’en trouver une en draguant sur les territoire ...
Connu / https://mastodon.top/@petimiti/113993294861820082
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18 h Petimiti @petimiti
Le juge saisi des viols à Betharram : « En 1998, j’ai confirmé à François Bayrou que les faits étaient patents et établis »
Mediapart · 19 h
Le juge saisi des viols à Bétharram : « En 1998, j’ai confirmé à François Bayrou que les faits étaient patents et établis »
Par David Perrotin
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13:34 - 298 k abonnés - 20k+ - 339 016 vues - 2 558 commentaires
L'article de Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/france/050225/viols-sur-mineurs-betharram-les-mensonges-de-bayrou-pour-defendre-une-institution-catholique
🦋 Bluesky : https://bsky.app/profile/clemovitch.com
Tr. : ...
c'est un baron local qui, à la fois en tant que ministre de l'éducation nationale, puis en tant que maire de Pau, en tant que élu des Pyrénées Atlantiques, et aujourd'hui en tant que premier ministre, c'est un baron locale, homme politique de premier plan qui a couvert des faits de crime pédophiles commis dans cette institution dont il est proche, dont il a mis ses enfants. Et il continue de prétendre en mentant que ce n'est pas le cas.
C'est un homme qui commet un Mensonge d'état, affaire d'état, naufrage intellectuel (quand il parle, on ne comprend pas ce qu'il dit, quand il argumente, les arguments soit ne s'articulent pas les uns aux autres, soit s'autocontredisent). C'est aussi un naufrage politique avec l'expression "submersion migratoire" il a validé les thèses du RN. FB a aussi une résponsabilité majeure, dans le pont qui est en train d'être construit pour permettre au RN de venir au pouvoir. IL a une responsabilité directe. C'est un homme qui est une faillite morale absolue. Il a couvert des faits dramatiques de violences sur mineurs et de pédocriminalité, commis dans cette institution et il ment. Cet homme est à la tête de l'état, premier ministre et on découvre cette affaire en lisant un papier sur Médiapart. À quel moment cela ne fait pas les gros titres de toutes les chaînes d'info ? Tous les gros titres de tous les JT de 20h ? À quel moment on parle d'autre chose que de ça ?
Vous vous rendez compte, Mmes Messieurs, on est en train de parler de Merwane Benlazar. De twits sortis de leur contexte. On accable un humoriste qui a le tort de porter un bonnet et d'être arabe. Et ça, ça fait tous les gros titres. Ça fait des questions au Sénat auxquels répond la ministre de la culture Rachida Dati.
Et des faits de pédocriminalité, de violence sur mineur, des faits dans la sphère d'influence du premier ministre, des faits dont il prétend ne aps avoir pris connaissance en mentant, des faits qu'il a couverts dans une institition avec laquelle il a des liens... 112 plaintes, et personne n'en parle ?
Budget, censure, Trump - Meeting à Angers avec Jean-Luc Mélenchon - Diffusée en direct le 5 févr. 2025 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting à Angers avec Arash Saeidi, le 5 février 2025.
Jean-Luc Mélenchon dénonce l’adoption du budget de M. Bayrou, un passage en force soutenu par des oppositions factices qui ont refusé de voter la censure. Il souligne les 25 milliards d’euros de coupes budgétaires et leurs conséquences dramatiques, notamment face à une explosion des inégalités depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Il critique la gestion économique du gouvernement, qui laisse le déficit s’aggraver au-delà des 5% du PIB et porte la dette nationale à 3 000 milliards d’euros. Il insiste sur l’urgence sociale : 11,2 millions de pauvres, 8 millions à l’aide alimentaire, 350 000 sans-abris, dont 3 000 nourrissons, abandonnés par un gouvernement démissionnaire.
Il fustige les injustices créées par le budget du gouvernement, notamment la nouvelle taxe imposée causée par l’abaissement du seuil de la TVA à 200 000 auto-entrepreneurs. Mais aussi, la réduction du budget du logement, de l’écologie, de la recherche, malgré des besoins criants. Il accuse le pouvoir d’avoir manipulé l’opinion en affirmant qu’un nouveau budget était indispensable, alors qu’une loi spéciale permettait de reconduire celui de 2024, de manière moins autoritaire.
Enfin, il souligne que le Rassemblement National est une opposition factice au service du système, rappelant leur vote contre la hausse du SMIC et le rétablissement de l’ISF. Il condamne également le Parti socialiste, dont certains membres ont soutenu la censure mais dont les dirigeants pactisent avec le gouvernement.
Il élargit son propos à la scène internationale, dénonçant le militarisme américain et l’alignement atlantiste de l’Europe, plaidant pour une sortie de l’OTAN. Il conclut en appelant à un changement radical de société vers l’égalité et l’harmonie, rejetant les inégalités, le racisme et le sexisme.
Personnes mentionnées 2 personnes
Jean-Luc Mélenchon
Donald Trump
Tr.:
Florence Augier, représentante boucle département LFI49, Arash Saeidi, député européen LFI ... collectif "changer le monde" ... le parti des pauvres ...
3 février 2025
Le vote de non-censure par le PS consomme son ralliement au gouvernement Bayrou. Pour l’instant sans participation. Mais qui s’en souvient : le refus du recours au 49.3 était une des lignes rouges du PS au début de sa danse du ventre devant Bayrou !
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À Villeneuve, l’évènement majeur était ailleurs. Il est resté enseveli médiatiquement par la campagne de sabotage du PS et de ses commensaux EELV et PCF. Comme les journalistes politiques pensent sur commande, il faut faire le travail à leur place. Faisons-le. À Villeneuve, le RN et Zemmour ont appelé à voter pour la liste LR. Les cerveaux sont tellement lepénisés que, dans les rédactions, certains se demandent déjà où est le problème. Il y a quelques temps cela aurait été l’actu pendant huit jours. En mars 1998, aux élections régionales en Rhône-Alpes, Charles Millon fut renié par Chirac, exclu de son groupe parlementaire et de l’UDF pour avoir accepté les voix du FN. Pour finir, ce ralliement de l’extrême droite avait entraîné l’annulation de l’élection. À l’époque, François Bayrou, député UDF, avait pourfendu Charles Millon. Aujourd’hui même la présence de Zemmour ne coupe pas l’appétit des muscadins et des merveilleuses de la presse et des partis « de gouvernement » ! Et comment oublier les hurlements devant les accords de désistements réciproques de Jean-Claude Gaudin avec le RN en 1988. Pendant des années, « Le Monde » et même Plantu ont représenté Jean-Claude Gaudin encerclé d’un vol de mouches à merde, lui-même à moitié dissimulé dans un imperméable entrouvert. Ces finesses montraient comment la bonne société réagissait à l’époque. Aujourd’hui : silence et bouches cousues. Adieu « le cordon sanitaire » !
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la raclée des macronistes d’une élection partielle à l’autre ...
dans la désormais ultra bourgeoise circonscription de Boulogne-Billancourt, la candidature macroniste hier titulaire du siège sombre en quatrième position. LR passe en tête ! Et le second est « Horizons », le parti d’Édouard Phillipe ... les candidats de Bardella reculent en voix. Au total, Retailleau se lisse les moustaches. LR est de retour et moissonne les semailles du RN. Tant mieux. Cela déstabilise le bloc de droite
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le NFP est réduit d’un parti. Il va nous falloir vérifier qui y demeure et comment fonctionner. Mais il est vrai qu’il y a encore quatre 49.3 en vue et 4 motions de censure ...
785 Signatures
Lancée le 7 février 2025 / Julie SAVARY
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projet de fermeture d’une classe maternelle et d’une classe élémentaire aux écoles 52 et 54 TURENNE dès la rentrée 2025/2026.
Nous nous OPPOSONS fermement à cette décision qui entraînerait une DÉGRADATION de la qualité d’APPRENTISSAGE des élèves et des conditions d’ENSEIGNEMENT des équipes pédagogiques.
Ces fermetures auraient des conséquences graves :
1) Une hausse des effectifs par classe, réduisant le temps d’accompagnement des élèves les plus fragiles. Notre école accueille de nombreux élèves à besoins particuliers avec un suivi précieux – nous refusons de les abandonner.
2) Une fragilisation des interactions avec le Pôle d’Enseignement des Jeunes Sourds en Langue des Signes Française (PEJS-LSF), unique à Paris. Ce dispositif, qui ne cesse de se développer, mérite d’être accueilli au sein d’une structure stable qui favorise les échanges entre le PEJS et les classes entendantes - bénéfiques à la mixité. En déstabilisant l’école TURENNE, les temps de co-enseignement sont mis en danger -nous ne pouvons l’accepter.
3) L’arrêt de projets éducatifs innovants. TURENNE est une école dynamique (école dehors, classe multi-âge, multiples projets fédérateurs, anglais, passerelle LSF, activités sportives, sorties culturelles ...) Avec des effectifs alourdis, les enseignants ne pourront plus s’investir dans ces initiatives essentielles.
4) Un risque accru de fuite vers le privé.
Si l’école publique se dégrade, certaines familles n’auront d’autre choix que de s’y tourner, menaçant la mixité et l’inclusivité de l’école républicaine - nous refusons cette fatalité.
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visio sur les discriminations: ici, le sexisme en milieu militant !
💻✊ [Rappel - Visio 1 sur les discriminations - 12/02, 19h/21h] ✊💻
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« Les renouvelables ce n’est pas la solution, car on n’a pas les moyens de stocker leur électricité »... On entend souvent cette phrase dans la bouche des opposants aux parcs éoliens ou aux centrales solaire : ils leur reprochent de ne produire de l’électricité que quand il y a du vent ou du soleil et il faudrait selon eux de grandes capacités de stockage.
Des solutions de stockage existent déjà
Pourtant des solutions existent à commencer par les moyens de stockage déjà présents sur notre territoire depuis les années 70 : ce sont les STEP : Station de Transfert d’Energie par Pompage. Ces installations ressemblent beaucoup à des barrages hydrauliques avec 2 bassins d’eau : 1 en amont, 1 en aval. Les STEPS sont connectées au réseau électrique : s’il y a un surplus d’électricité à stocker, elles l'utilisent pour alimenter des pompes qui font remonter l’eau, du bassin inférieur vers le bassin supérieur. Et quand on a besoin de cette énergie, il suffit d’ouvrir les vannes : l’eau stockée chute et fait tourner des turbines qui produisent de l’électricité.
Les STEPS sont nécessaires mais ne suffiront pas car on ne pourra pas en construire beaucoup de nouvelles, la plupart des sites adaptés en France sont déjà pris
D'autres sont en développement
Avec le développement des énergies renouvelables, il va falloir trouver d’autres solutions, notamment les batteries : celles que l’on peut installer à son domicile, les batteries dites « stationnaires » sont encore chères. L’idée est donc surtout d’utiliser les batteries de nos véhicules électriques : on en comptera plus de 18 millions en France d’ici 2035, leur potentiel de stockage est donc très important et on pourra bientôt les connecter au réseau électrique pour pouvoir les utiliser comme les batteries stationnaires.
Mais en complément du stockage il y a une autre solution déjà disponible pour gérer l’intermittence des énergies renouvelables.
La "flexibilité de la demande"
Il s'agit de consommer davantage d’électricité au moment où elle est produite : ceux qui consomment l’électricité de leurs panneaux solaires le font déjà pour leur ballon d'eau chaude mais on peut tous le faire. Il devient donc urgent de généraliser les heures creuses en milieu de journée, et il existe aussi sur le marché des contrats d’abonnement d’électricité avec des prix différenciés heure par heure, qui peuvent permettre de faire de belles économies.
*Clés : Économie Environnement Écologie Consommation Énergies renouvelables
Les sénateurs suppriment l'objectif d'étendre la surface agricole en bio d'ici 2030 - Hugo Clément
Publié le mercredi 12 février 2025 à 07:20 / Hugo Clément, en toute subjectivité
Les sénateurs, c’est un peu comme des gamins de 4 ans. Si vous les laissez seuls 5 minutes dans une pièce en leur disant de ne SURTOUT pas toucher au vase, vous pouvez être sûr qu’ils vont faire une grosse bêtise. Et ça n’a pas manqué…
Mercredi dernier, je vous parlais du sénateur Laurent Duplomb, qui veut réautoriser l’acétamipride, un insecticide ultra toxique interdit en France à cause de ses effets nocifs sur la nature.
Eh bien, le soir même, dans la nuit de mercredi à jeudi, les sénateurs ont cette fois-ci décidé de s’attaquer à l’agriculture biologique.
En fait, ils ont supprimé du code rural les objectifs chiffrés de développement du bio. Jusqu’à présent l’objectif inscrit dans la loi était d’atteindre en 2030, 21% des surfaces agricoles cultivées en bio, pour réduire l’utilisation des pesticides et développer une agriculture plus respectueuse de l’environnement.
Eh bien, les sénateurs ont décidé de supprimer purement et simplement cet objectif. Paf, comme ça, d’un seul coup, le bio part à la poubelle !
La majorité sénatoriale de droite et du centre justifie ce vote par la crise de l’agriculture biologique, qui avait connu une croissance importante pendant le covid, mais qui subit depuis une baisse de la demande, liée en partie à l’inflation.
Les sénateurs auraient pu soutenir la filière dans cette épreuve, mais non, ils préfèrent attaquer le bio, au moment où on a pourtant le plus besoin de lui.
En effet, la biodiversité s’effondre à un rythme alarmant, notamment à cause des produits phytosanitaires.
Et face à cela, les 61 000 fermes bio de France sont un véritable un rempart, puisqu’elles n’utilisent ni pesticides chimiques ni engrais de synthèse, pour le plus grand bonheur des insectes, des oiseaux ou encore des vers de terre.
Par ailleurs, les agriculteurs bio s’exposent moins que leurs confrères conventionnels à des produits qui peuvent les rendre malades.
C’est notamment pour cela que le bio attire une part importante des futurs agriculteurs, en quête de sens et d’une manière de produire moins nocive.
Et puis, en s’en prenant au bio, les sénateurs s’en prennent aussi à notre souveraineté…
Oui le bio, c’est moins de dépendance à l’étranger, car c’est moins d’importation d’engrais, de pesticides ou encore de tourteaux de soja d’Amazonie. Et 71% des produits bios consommés en France sont produits en France. En plus de s’attaquer à la nature et à notre santé, le Sénat manque donc de patriotisme…
Je le dis, on ne peut pas les laisser seuls 5 minutes…
Mais bon, la bonne nouvelle, c’est que nous sommes en février, et comme aurait dit Coluche : « Le mois de l’année où les politiciens font le moins de conneries, c’est le mois de février, parce qu’il n’y a que 28 jours. »
Clés : Info Politique Vie citoyenne
Par Claude Guibal, Yashar Fazylov, Alexandre Abergel ⸱ Publié le mercredi 12 février 2025
Trois ans après le début de la guerre en Ukraine, les Européens se préparent à un éventuel plan de paix proposé par Donald Trump. Sur le terrain, l’armée russe continue son avancée. Près de Kharkiv, Claude Guibal, Yashar Fazylov et Alexandre Abergel ont rencontré un couple fuyant les combats.
Clés : Monde Europe Ukraine Russie Guerre en Ukraine Conflits – Guerres
Politique
Par François Luxembourg le 10 février 2025 • ( Poster un commentaire )
Roland Gori est professeur honoraire de psychopathologie clinique à l’université d’Aix-Marseille. Psychanalyste engagé, il lutte à travers ses ouvrages contre les conformismes qui nous menacent. Dans « La Fabrique de nos servitudes » (LLL, 2023), l’essayiste analyse avec rigueur les mécanismes qui nous astreignent à un monde étouffant : il s’agit de repenser nos catégories et notre langage afin de les ouvrir aux utopies. Un ouvrage magistral.
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Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?ItD_YA
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"Percutant et précis, "La fabrique de nos servitudes" met à la lumière les différentes stratégies du néolibéralisme afin de modeler un Homme froid et standardisé dont la langue a été simplifiée par une technique envahissante. À l’aide d’une érudition foisonnante, Roland Gori nous invite à plonger notre esprit dans les découvertes les plus récentes, littéraires et scientifiques, dans le but de l’ensemencer d’utopies réjouissantes. Au moment où tout semble perdre de sa couleur, (re)lire cet ouvrage est capital."
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La bataille engagée entre les acteurs de la presse et les géants américains de la tech continue de faire rage. Et pour cause : convaincu que l'avenir de la...
10 février 2025 - Catégories Politique
Un collectif, parmi lesquelles Amnesty International et la Ligue des droits de l’homme, recommande, dans une tribune au « Monde », de placer les droits humains et la justice environnementale au cœur de la régulation de l’intelligence artificielle.
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Sommet mondial sur l’IA [qui se tient à Paris les 10 et 11 février]
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les technologies sont rarement la solution à des problèmes en réalité systémiques. Il est préférable de s’attaquer à la racine de ces problèmes plutôt que de prendre le risque d’aggraver les violations des droits humains avec des systèmes d’IA. Tandis que l’on confie de plus en plus de décisions aux algorithmes, leurs biais peuvent avoir des conséquences dramatiques sur nos vies. Les IA prédictives se substituent à la justice et à la police, risquant d’amplifier le racisme systémique. Par exemple, aux Etats-Unis, une IA calculant les risques de récidive désignait deux fois plus les accusés noirs comme étant « à haut risque » que les accusés blancs. Et quand bien même on réduirait ces biais, se concentrer sur les outils prédictifs nous empêche de penser à des réformes plus globales du système carcéral.
Menaces pour l’Etat de droit
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D’ici à 2027, l’IA générative nécessitera une alimentation en électricité équivalente à celle de pays comme l’Argentine ou les Pays-Bas [comme le rapporte un article du New York Times d’octobre 2023]. Les émissions de CO2 des « géants de la tech » ont augmenté de 30 à 50% en 2024 en raison du développement fulgurant de ces technologies. Et ce sont les pays du Sud global qui sont les premiers touchés : les data centers y pullulent, et l’extraction de minerais, comme le cobalt, utilisé entre autres dans les batteries, met en péril la santé des populations, entraîne la pollution des eaux et des terres et alimente violences et conflits armés.
L’affaire de toutes et tous
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la société OpenAI a ainsi rémunéré des Kényans moins de deux dollars (1,95 euro) de l’heure pour labelliser des contenus toxiques, un travail particulièrement violent et éprouvant.
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Nos gouvernements ne cessent de parler de souveraineté de l’IA, mais les défis posés par ces systèmes transcendent les frontières
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Un cadre contraignant élaboré démocratiquement, dans une perspective de solidarité internationale et avec les communautés les plus touchées, qui place les droits humains et la justice environnementale au cœur de la régulation de l’IA, voilà le véritable progrès.
Premiers signataires : Erika Campelo, déléguée nationale de VoxPublic ; Laure Salmona, directrice et cofondatrice du collectif Féministes contre le cyberharcèlement ; Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty International France ; Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme).
Consulter la liste de l’ensemble des signataires
Lire le communiqué de presse
Tribune publiée initialement dans Le Monde
https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/04/l-appel-d-une-centaine-d-ong-l-ia-telle-qu-elle-est-developpee-alimente-un-systeme-d-exploitation-global_6531422_3232.html
Manifeste :
L’IA contre les droits humains, sociaux et environnementaux
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appelons à manifester partout en France autour du 24 février, date « anniversaire » de l’invasion à grande échelle.
Télécharger l’appel au format PdF : Flyer 23 février 2025 – 270125
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/01/flyer-23-fevrier-2025-270125.pdf
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