Dans cette tribune, plus de 650 signataires, aux côtés du Collectif contre la ligne 18, appellent à la mobilisation les 13 et 14 mai contre les menaces contre Zaclay. Objectif : s’opposer à l’artificialisation de terres agricoles au sud de Paris et défendre une agriculture paysanne sur le plateau de Saclay.
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Le camp de Zaclay a été créé par des habitant·es, étudiant·es, scientifiques, agriculteur·trices ou paysan·nes, actif·ves ou retraité·es avant tout soucieux·ses du devenir des quelque 4 000 hectares d’espaces naturels, forestiers et agricoles du plateau de Saclay, dont 2 300 dédiés à l’agriculture.
Ces terres extrêmement fertiles font l’objet, avec celles de Gonesse, d’une demande de classement au patrimoine mondial de l’humanité par des personnalités du monde de la culture et de la recherche. Avec 20 % de surfaces déjà en agriculture biologique et de nombreuses installations agricoles récentes, ce territoire a le potentiel de développer aux portes de Paris une agriculture paysanne vivante et nourricière. Stockant le carbone atmosphérique, régulant les pics de chaleur et le cycle de l’eau, et abritant une riche biodiversité, les sols et espaces naturels du plateau de Saclay sont un bien commun inestimable, appelé à jouer un rôle crucial dans la résilience de la métropole parisienne face aux chocs climatiques.
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entre Saclay et Versailles
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Alors que le réseau ferré francilien, notamment les RER B et C, souffre d’un sous-investissement chronique, on préfère construire à travers champs un nouveau métro de prestige d’un coût de plusieurs milliards d’euros.
Ce projet est donc un non-sens, tant aux plans écologique que financier, qui ne bénéficierait qu’aux spéculateurs et aux multinationales du BTP. Depuis 2006, des associations, collectifs et habitant·es se mobilisent sans relâche. Leurs mises en garde, ainsi que celles de nombreux experts, n’ont jamais été entendues par les décideurs, et leurs recours juridiques ont été systématiquement rejetés sans être examinés sur le fond. Si les zad existent aujourd’hui, c’est en dernier ressort face à l’échec répété des procédures de débat public en France et au déni de démocratie que constituent ces projets imposés et nuisibles.
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Connue / https://twitter.com/nonalaligne18/status/1658489987065872384
Cette vague de chaleur précoce n’est qu’un avant-goût de ce que va vivre l’Espagne les prochaines années, c’est l’un des pays européens les plus touchés par le changement climatique à un niveau tel que 75% de son territoire est en voie de désertification selon l’Onu.
Texte: Laurie Debove Photographie: Adri Salido / Anadolu Agency via AFP
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A tel point que « les indices hydriques des sols agricoles espagnols vont atteindre les niveaux du Sahara », alerte l’agro-climatologue Serge Zaka
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La Coordination des Organisations d’Agriculteurs et d’éleveurs (COAG) estime que 60 % des terres agricoles espagnoles sont asphyxiées par des pertes « irréversibles », les terres sèches étant pratiquement entièrement dégradées.
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En finir avec un système économique mortifère est devenu prioritaire. Les conditions de Vie sur Terre telles que nous les connaissions sont en train de changer radicalement, et chaque dixième de degré supplémentaire évité sera une victoire cruciale pour l’ensemble du Vivant.
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Connu / https://wegreen.fr/post/197071
LES DÉCODEURS Agriculture & Alimentation - Temps de Lecture 5 min.
L’irrigation du maïs représente-t-elle un quart de l’eau douce consommée en France ?
La députée Aurélie Trouvé (LFI) a provoqué de vives réactions en affirmant que le maïs irrigué consommait 25 % de l’eau douce. Si le chiffre exact est difficile à estimer, l’ordre de grandeur est correct.
Photo Un champ de maïs dévasté en raison de la sécheresse, près de Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes), le 24 août 2022. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Interrogée, le 14 avril, sur la question du partage de l’eau lors de l’émission « Extra local », sur Public Sénat, la députée La France insoumise (LFI) de la Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé, ingénieure agronome de formation, a critiqué la culture du maïs, en déplorant que « 25 % de l’eau consommée en France est consommée par la culture du maïs ».
Le raisonnement de Mme Trouvé est relativement simple : l’agriculture représente 57 % de la consommation de l’eau en France, et « la moitié des surfaces irriguées le sont pour le maïs ». Ce qui équivaut à un quart de la consommation totale.
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environ 90 % de l’eau consommée par l’agriculture l’est pour l’irrigation. Le reste (10 %), sert à l’abreuvage du bétail et au nettoyage des installations. Le poids réel de l’irrigation dans la consommation de l’eau en France a donc été, en 2019, d’environ 54 %.
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Si les 25 % cités par Aurélie Trouvé relèvent d’un calcul rapide, l’ordre de grandeur est le bon. Le chiffre réel se situe probablement entre 20 % et 24 %, même s’il est difficile de le déterminer avec précision. Et comme l’analyse Marc Dufumier, agronome et professeur honoraire à AgroParisTech, contacté par Le Monde : « Ce n’est pas tant le chiffrage global du litrage qui importe que la question de l’origine de l’eau : est-ce de l’eau de pluie ou est-ce qu’on a été la puiser ? »
Les besoins en eau du maïs concentrés en saison sèche
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Le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence des sécheresses en France risquent d’aggraver la situation en engendrant des conflits d’usage autour de l’eau douce dans ces territoires si cette irrigation se poursuit au même niveau. La moyenne des ressources en eau douce a déjà décliné de 14 % entre 1990 et 2018, et cette baisse risque de se poursuivre. L’augmentation des températures va favoriser l’évaporation, notamment pendant la saison de recharge des nappes phréatiques qui s’étale de septembre à février, ce qui risque de l’écourter significativement.
De nouvelles projections climatiques parues à l’automne 2022 montrent que le réchauffement pourrait atteindre + 3,8 °C d’ici à la fin du XXIe siècle. « Il est certain qu’un tel réchauffement va entraîner des canicules plus fréquentes, longues et sévères, un assèchement important des sols et une forte baisse des ressources en eau », notait alors Julien Boé, directeur de recherche (CNRS) au Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique, et l’un des auteurs de l’étude.
Lire la synthèse : Article réservé à nos abonnés En France, le réchauffement climatique s’annonce pire que prévu, selon de nouvelles projections
Connu / TG le 24/04/23 à 16:57
346 ont signé (623 au 5/6/23)
Solidarité Paysans Jura a lancé cette pétition
Depuis plus de 30 ans, les bénévoles et salariées de Solidarité Paysans Jura accompagnent et défendent les agriculteurs en difficulté qui font appel à l’association.
Jusqu’en 2022, cette mission réalisée en partenariat avec les acteurs de terrains (Mutualité Sociale Agricole, Chambre d‘Agriculture, Tribunaux) était soutenue financièrement par le département.
Le Président du Conseil Départemental, sans débat ni consultation de l'assemblée, a décidé de ne plus verser la subvention qui maintenait l'équilibre de l'association et représentait seulement 0,45 % de l’ensemble des subventions versées aux associations par le Département.
Nous ne pouvons accepter cette décision qui va mettre fin à l'accompagnement de 80 familles et supprimer 2 emplois !
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- Pour vivre ou revivre la mobilisation que nous avons organisé le 27 février 2023 devant le Conseil Départemental : vidéo https://youtu.be/s7GhLriI-nw
- Pour faire un don à l'association, vous pouvez vous rendre sur notre page Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/solidarite-paysans-jura
Connu / TG le 17/04/23 à 13:35
Le vote formel des membres du conseil d’administration du syndicat, jeudi, a entériné la nomination ...
Connu / TG le 13/04/23 à 15:04
Enquête — Numérique - Mis à jour le 25 janvier 2022 à 09h58 - Durée de lecture : 6 minutes
Numérique Agriculture Alternatives
Comment réparer des machines ultrarobotisées, aux logiciels complexes ? La numérisation accroit la dépendance des agriculteurs à l’industrie, dénoncent les partisans d’outils simples, libres et reproductibles.
[4/4 L’agriculture numérique ou la fin des paysans] — Le gouvernement l’assure : la numérisation de l’agriculture, c’est l’avenir. Robots et applications la rendraient plus économe en eau, en pesticides, plus résistante au changement climatique... Vraiment ? Reporterre démonte ce mythe dans une enquête en quatre volets https://reporterre.net/Agriculture-numerique. ... une ferme pilote high-tech dans le Gard, est à lire ici https://reporterre.net/Plus-de-campagne-ni-d-agriculteur-bienvenue-dans-une-ferme-high-tech
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Avec son manifeste Reprendre la terre aux machines (Seuil, 2021), la coopérative d’auto-écoconstruction d’outils agricoles l’Atelier paysan affirme que la lutte pour l’agriculture paysanne passe par les outils.
https://reporterre.net/L-agriculture-malade-de-la-technologie
https://reporterre.net/VIDEO-A-l-Atelier-paysan-les-maraichers-fabriquent-leurs-propres-outils
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être capable de réparer et d’adapter son outil ... Hugo Persillet, formateur
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Photo Un chariot à clôtures inspiré des caddies de golf fabriqué par « Les Elles », un groupe d’agricultrices. © Célian Ramis/Reporterre
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Julien Ancelin, agriculteur et ingénieur d’étude à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), développe un service en open source [1] (disponible pour tous, donc) pour les agriculteurs voulant améliorer la précision des outils de géolocalisation GPS, notamment l’autoguidage des tracteurs ... réseau Centipède https://docs.centipede.fr/
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« Le numérique est un bélier incroyable de l’industrie »
... une proposition de loi pour limiter la puissance à l’hectare. ... Privilégier des machines simples et polyvalentes, donc, mais qui font appel à un haut niveau de savoir-faire paysan, dans des systèmes cultivés complexes. Cette démarche va à l’encontre d’une standardisation des écosystèmes favorisés par les modèles industriels.
« Installer un million de paysans en dix ans »
... Aurélien Leray, éleveur laitier, président du réseau Civam (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural)
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Photo Cet outil — des rouleaux « croskigage » — a été créé par l’Atelier paysan.
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Connu / https://reporterre.net/Comment-la-low-tech-peut-echapper-a-la-recuperation-capitaliste i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?vdeZQQ
En bref — Agriculture - Durée de lecture : 2 minutes
Agriculture Animaux
En bref — Agriculture - Durée de lecture : 2 minutes
C’est un homme qui multiplie les postes à responsabilités. Arnaud Rousseau, 49 ans, a été élu le 13 avril à la tête de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) — premier syndicat agricole français (212 000 adhérents), particulièrement écouté des dirigeants politiques. Il était le seul candidat à la succession de Christiane Lambert, éleveuse dans le Maine-et-Loire.
Diplômé d’une école de commerce, Arnaud Rousseau est déjà à la tête d’une exploitation céréalière de 700 hectares, en Seine-et-Marne. Depuis 2014, il est maire (sans étiquette) de sa commune de Trocy-en-Multien (240 habitants). Il est également président, depuis 2017, du gros groupe agro-industriel Avril Gestion (qui commercialise notamment les huiles végétales Lesieur ou encore l’agrocarburant Diester). Il avait succédé à Xavier Beulin — par ailleurs également président de la FNSEA à l’époque. En termes de chiffre d’affaires, Avril est le quatrième groupe agroalimentaire français. Arnaud Rousseau dirige aussi la Fédération des producteurs d’oléagineux et protéagineux (FOP).
Et ce n’est pas tout : comme l’a relevé Mediapart, Arnaud Rousseau détient également des sociétés « para-agricoles », comme une entreprise de méthanisation et une société de production d’énergie photovoltaïque. En clair, Arnaud Rousseau cumule. Son CV colle à l’image « productiviste », généralement associée à la FNSEA. Comme souligné par Libération, son exploitation et celle de son épouse représentent 700 hectares, soit dix fois la taille moyenne d’une exploitation française. « Il faut qu’on continue à produire [pour que les Français mangent davantage de produits français], et dire cela, ce n’est pas du productivisme », a déclaré Arnaud Rousseau lors d’un entretien accordé à l’AFP.
Arnaud Rousseau a déjà exprimé publiquement son soutien pour la réintroduction des semences enrobées de néonicotinoïdes, ou pour la mise en place de mégabassines.
Mégabassines, la guerre de l’eau Enquête - 142 commentaires
Mediapart a enquêté sur les douze agriculteurs directement raccordés à la mégabassine de Sainte-Soline. Ces exploitants, qui possèdent de grandes surfaces, veulent coûte que coûte maintenir leurs rendements, en répondant aux exigences de l’agro-industrie.
Vue aérienne de la mégabassine en cours de construction à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le 11 avril 2023. © Photo Damien Meyer / AFP
« Nous faisons face à une opacité totale quant au projet », se désole Julien Le Guet, figure de la contestation antibassine. Membre du comité scientifique qui accompagne le suivi du protocole scellant la création de la retenue de Sainte-Soline, le chercheur Vincent Bretagnolle confirme : « Concernant les exploitants connectés à cette bassine, un diagnostic a été réalisé, mais il n’a pas été communiqué au comité scientifique. Nous ne savons pas ce que cultivent aujourd’hui ces irrigants. Seule la Coop de l’eau 79 a ces données… »
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Des exploitations sous perfusion d’argent public
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les douze agriculteurs connectés à la mégabassine ont une exploitation qui mesure en moyenne 147 hectares. Des tailles d’exploitation plus grandes que la moyenne française, estimée à 69 hectares, et à la moyenne du département, qui est de 89 hectares.
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Sept des douze agriculteurs investis dans la mégabassine de Sainte-Soline sont des céréaliers. Les cinq autres sont éleveurs bovins, caprins ou ovins.
... Aucune en agriculture biologique ... l’objectif de réduction de 50 % des pesticides ne sera pas tenu ... Seuls quatre agriculteurs sur douze, à l’instar de Jany Bordevaire, éleveur de vaches à viande, se sont exprimés dans les médias ... le bénéficiaire du projet Emmanuel Villeneuve
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Aucune mention n’est faite durant ces interventions médiatiques que Jany Bordevaire est le deuxième adjoint au maire de Sainte-Soline. Ou qu’Emmanuel Villeneuve est élu à la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, mais aussi administrateur à la fois d’Océalia, un géant agro-industriel de l’ouest de la France qui a en 2022 engrangé plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires, et d’une de ses filiales, Alicoop, importante coopérative de nutrition animale.
De l’eau pour maintenir les rendements
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irriguer une surface totale de 847 hectares – l’équivalent de 1 186 terrains de football.
En croisant les futurs points de livraison d’eau connectés à la mégabassine et des bases de données géographiques agricoles de 2020 et 2021, Mediapart a estimé, sur les parcelles dotées prochainement d’une pompe à eau, qu’environ 30 % d’entre elles comportaient du maïs et que deux tiers des parcelles étaient occupées par du blé tendre d’hiver, en rotation avec d’autres cultures notamment du pois et de l’orge – sachant que de ces points de livraison d’eau pourront être tirés des tuyaux pour irriguer d’autres parcelles.
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Porte-parole de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres, l’éleveur Benoît Jaumet explique pourquoi ce blé tendre pourrait être irrigué à Saint-Soline. Il précise que l’agro-industrie impose pour ce type de blé une haute teneur en protéines pour être vendu au meilleur prix sur les marchés français et internationaux ... épandent du nitrate ... le blé peut mourir d’overdose d’engrais ... l’eau stockée par la mégabassine de Sainte-Soline servira à répondre aux exigences du marché.
La rentabilité comme boussole
... ils nourrissent avant tout leur portefeuille ...
Connu / TG le 12/04/23 à 19:27
L'agriculture n'aura pas à baisser ses prélèvements pour irriguer les cultures, a affirmé le ministre de l'Agriculture ...
Et pourtant : L'agriculture est la première activité consommatrice d'eau en France avec 58% du total, devant l'eau potable (26%) ...
Connu / TG le 03/04/23 à 10:17
Mis à jour le : 2 avril 2023, 18:05 CEST
auteurs et Déclaration d’intérêts
- Michel-Pierre Faucon Enseignant-chercheur en écologie végétale et agroécologie - Directeur à la recherche UniLaSalle Beauvais, UniLaSalle. Membre du conseil d'administration du pôle de compétitivité Bioeconomy For Change. Il a reçu des financements de la Région des Hauts de France, de l'Europe (FEDER) et de AGCO SAS.
- Marc Legras Directeur des Formations - UniLaSalle, . A reçu des financements de la Région Normandie. Il est membre du conseil scientifique de la SFR Normandie Végétal
- Romain Gloaguen Enseignant-Chercheur en Agronomie, UniLaSalle. A reçu des financements de la Région des Hauts-de-France, de l'Europe (FEADER) et de l'ADEME.
Ces dernières années, on entend de plus en plus parler d’« agrivoltaïsme », dont l’Ademe recense environ 200 projets en cours pour la France. Un cadre réglementaire et législatif a également été récemment adopté pour cette filière émergente.
https://presse.ademe.fr/2022/04/photovoltaique-et-terrains-agricoles-un-enjeu-au-coeur-des-objectifs-energetiques.html
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b0443_projet-loi
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Une étude publiée dans la revue Nature estime que si 1 % de la surface utilisée pour l’agriculture était combinée à la production photovoltaïque, la totalité de la demande mondiale en électricité serait couverte. https://www.nature.com/articles/s41893-019-0364-5.
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*Des effets contrastés sur la production agricole
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Sur quelles parcelles agricoles s’installer ?
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Quels impacts sur la biodiversité ?
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Actuellement, la législation française considère que les exploitations agricoles concernées par une installation agrivoltaïque ne sont pas comptabilisées « dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dès lors que les modalités de cette installation n’affectent pas durablement les fonctions écologiques du sol ».
Ceci peut s’expliquer par des techniques d’installations et de démantèlement spécifiques qui ne modifieraient pas de manière irréversible la vocation initiale du terrain et les fonctions du sol.
Freins et leviers à l’échelle de l’exploitation agricole
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Des risques de spéculation
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Quel avenir ?
... la priorité du photovoltaïsme reste la valorisation des friches et les zones d’activités économiques dont les sols ont largement été artificialisés.
... peut trouver sa place dans les territoires ruraux au regard de la filière des biocarburants (éthanol de blé et de betterave, diester de colza), consommateurs de surfaces agricoles (plus d’un million d’hectares en France), d’énergie et davantage émetteurs de GES
...
La filière agrivoltaïque doit ainsi se structurer en s’assurant du maintien de la vocation première de l’agriculture (produire des aliments) ; pour cela, elle peut notamment s’appuyer sur le label « Projet agrivoltaïque » créé par l’Afnor, le guide pour l’agrivoltaïsme appliqué à l’élevage des ruminants par l’Idele, et le développement de travaux de recherche réalisés avec une diversité d’acteurs (énergéticiens, conseillers, agriculteurs et habitants).
https://certification.afnor.org/energie/label-agrivoltaique-positif
https://idele.fr/detail-article/guide-pratique-lagrivoltaisme-applique-a-lelevage-des-ruminants -> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?ScmD-A
Clés : agriculture énergie solaire élevage panneaux solaires
Connu /* TG le 02/04/23 à 18:01
Le week-end du 25 et 26 mars 2023 a été une nouvelle démonstration d’une opposition large et diverse aux mega-bassines. Ces projets au service de l’agro-industrie sont décriés, critiqués, car ils ne sont en rien une vraie solution aux problématiques actuelles, environnementales et sociales.
Pour défendre, comme la dernière fois, en octobre 2022, un trou, un cratère, des cailloux, pour défendre l’accaparement de l’eau, pour défendre la privatisation du bien commun, le gouvernement a mobilisé des moyens incroyables, inimaginables. Plus de 3000 gendarmes mobilisés, « 5 015 grenades lacrymogènes, 89 grenades de désencerclement GENL, 40 dispositifs déflagrants ASSD, et 81 tirs de LBD », selon les données officielles... Les opposants étaient nombreux, très nombreux. Entre 20 et 30 000 personnes. 4 km de cortège le long de la D55 entre Vanzay et Ste Soline. Un cortège bigarré, hétérogène, diversifié, des drapeaux de syndicats, d’organisations, de partis politiques, des individus qui en ont juste marre... Des écolo, des radicaux, des porte-drapeaux, des égo, mais une énorme solidarité, une capacité géniale à prendre soin les un.es des autres. Réellement. Malgré les divergences, l’union de la diversité des modes d’action, des populations comme on dit pour les semences. Nous ne sommes pas des hybrides F1. Nous avons la joie de ne pas toujours être d’accord mais d’espérer un monde plus doux, plus égalitaire.
Clés : Agriculture | Climat | France | Manifestation politique |
Connu / 5 avril 2023, liste crieur
Dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement, l'Agglo et la Chambre d'Agriculture mènent une action de médiation afin de renouer le dialogue entre le monde agricole et ses habitants. Objectif : faciliter le dialogue entre riverains et agriculteurs sur les pratiques agricoles en campagne rochelaise, en réunissant toutes les parties prenantes (riverains, agriculteurs, élus, associations). Le Centre de médiation recherche des volontaires.
Le territoire de cette expérimentation est limité aux communes de Bourgneuf, Clavette, Montroy, Périgny et Saint-Rogatien.
La MAISON DE LA COMMUNICATION, en charge de la médiation, recherche donc des habitants volontaires (10 par commune) sur les 5 communes concernées. Il s'agira pour les personnes retenues de participer à un entretien préparatoire le 28 novembre 2022 et à une séance plénière en janvier 2023.
Vous êtes agricultrice ou agriculteur ? N'hésitez pas à vous rapprocher également de la MAISON DE LA COMMUNICATION si vous souhaitez participer à ce dialogue.
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Toutes les infos sont ici : maisondelacommunication.fr/mediation-projet i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?7876Gg
Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire par mail à l'adresse suivante : contact@maisondelacommunication.fr ou par téléphone au 05 17 81 04 18.
Contact Agglo La Rochelle 6, rue Saint-Michel 17000 La Rochelle - 05 46 30 34 00
Envoyer un courriel https://www.agglo-larochelle.fr/contacter-l-agglo
Connu / Mel de CD du 3/4/23
Civry-la-Forêt (Yvelines), le 16 février 2021. Olivier Judéaux convertit avec sa mère et son oncle une exploitation agricole. Ce terrain ne sera pas cultivé pendant cinq ans pour reposer le sol. LP/Cécile Chevallier
Le bio continue de gagner du terrain dans les exploitations franciliennes. « Les 30000 hectares cultivés en agriculture biologique sont dépassés en Ile-de-France », constate l'observatoire régional de l'agriculture biologique (ORAB), animé par le GAB IDF ( groupement des agriculteurs bio ). « Avec près de 6000 hectares supplémentaires (NDLR : 4000 hectares de plus en 2019) et plus d'une centaine de nouvelles fermes installées ou converties en 2020, la région francilienne totalise 546 fermes bio. »
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Charente-Maritime
Les échanges entre habitants et agriculteurs sur les pesticides en plaine d’Aunis n’ont pas abouti. L’Agglomération de La Rochelle (Charente-Maritime) souhaite poursuivre le dialogue.
Mercredi 29 mars, au Forum des Perthuis de La Rochelle (Charente-Maritime), agriculteurs et habitants du territoire, élus et membres associatifs ont clos une médiation initiée l'été dernier dans cinq communes de la plaine d'Aunis marquée par des cas de cancers pédiatriques inexpliqués et des pollutions à répétition au prosulfocarbe ou encore au chlortoluron, deux herbicides autorisés, mais sujets à controverse. LP/Fabien Paillot
« Le chemin est ardu », a reconnu Jean-François Fountaine, le président de l’Agglomération de La Rochelle ... : Bourgneuf, Clavette, Montroy, Périgny et Saint-Rogatien.
... Une centaine de personnes a participé à cet exercice inédit ... dans un climat de défiance envers le monde agricole ... l’attente citoyenne s’est cristallisée sur la seule interdiction des pesticides, et plus particulièrement des molécules classées CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction).
...
Le monde agricole est prêt à la transition mais doit être accompagné dans sa prise de risque, et avec des solutions de remplacement », a plaidé Luc Servant, agriculteur en Charente-Maritime et président de la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine. ... absence de réels débouchés : « Pour l’agriculture biologique, il faut que les marchés existent
...
Marc Maigné, élu de l’agglomération rochelaise chargé des politiques de santé environnementale, n’entend pas pour autant baisser les bras. Il appelle désormais les parties prenantes de cette médiation à former un « comité de pilotage » et à trouver le chemin d’un « accord quadripartite », entre riverains, agriculteurs, élus et membres associatifs. « Ce fossé, nous allons tout faire pour le combler avec un programme commun d’actions », a-t-il avancé avant d’évoquer un délai de « trois mois » pour aboutir à cet accord.
Connu / TG le 02/04/23 à 04:48
Le bras de fer est engagé entre les agriculteurs et le maire de L’Houmeau. © Crédit photo : Y. P.
Publié le 23/03/2023 à 14h27 / Par Yannick Picard
Mis à jour le 23/03/2023 à 17h52
La tension est montée d’un cran, mercredi 22 mars, en début de matinée entre le maire de L’Houmeau et des agriculteurs issus du nord du département. Ces derniers qui se rendaient à la manifestation devant les locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) à La Rochelle, en ont profité pour déposer des pneus et déverser du fumier dans les communes de Nieul-sur-Mer et L’Houmeau.
Concernant la première, les agriculteurs reprochent à son maire Marc Maigné sa position prise sur les pesticides. À L’Houmeau, il est question du rachat par la commune de 44 hectares de terres agricoles situées en espace naturel sensible pour les convertir en agriculture biologique, maraîchère ou en prairie. « Nos deux actions étaient ciblées », assure Sébastien Brochet, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) pour le canton de La Rochelle.
...
Connu / TG le 01/04/23 à 19:13
"
C'est extrêmement grave ce qui ce passe. Sur le département de Charente-Maritime, les tenants de l'agriculture intensive (FNSEA) sont complètement décomplexés dans leurs actions violentes :
Le jour de leur manifestation à La Rochelle pour protester contre la réduction des pesticides voulue par les citoyens vivants en Aunis (plaines agricoles autour de La Rochelle) car une médiation est en cours et également pour protester contre les antibassines, le même jour donc, ils ont dégradé l'extérieur du domicile du vice-président de Nature Environnement 17 (asso qui a fait interdire 11 bassines par un recours en justice) avec tags homophobes et agression de sa compagne qui était presente. Encore le même jour, ils ont menacé le maire de L'houmeau et déversé du fumier devant la mairie car l'élu souhaite réserver une parcelle de terre à un maraîcher bio, idem pour la mairie de la de Neuil sur Mer, pour les prises positions du maire sur les pesticides.
Et voilà ce qu'ils osent dire sans complexe qd ils sont interrogés par Sud Ouest :
"c’est impossible de dialoguer avec Jean-Luc Algay. L’Houmeau, on va y revenir. Ce n’était qu’un premier avertissement. S’il faut séquestrer le maire dans sa mairie, nous le ferons."
Aucune réaction indignée, aucune sanction. Rien.
"
Connu /
717 k abonnés - 7.3k+ - 222 001 vues - 978 commentaires #Agriculture #Eau #Bassines
"Recours juridiques, manifestations, pétitions, et même sabotages. Dans les Deux-Sèvres, la mobilisation contre les “méga-bassines” continue de prendre de l’ampleur. Ces gigantesques cratères de plastique, destinés principalement à l’irrigation des cultures céréalières en été, sont dénoncés comme l’énième fuite en avant d’un modèle agricole intensif et trop gourmand en eau, qui peine déjà à se maintenir face aux dérèglements climatiques en cours. Malgré des sécheresses à répétition et des nappes phréatiques historiquement basses, le gouvernement semble déterminé à mener ces projets à terme, quitte à passer en force. Mais de quoi les bassines sont-elles vraiment le nom ?
Alors qu’une nouvelle manifestation est annoncée ce 25 mars 2023, nous sommes remontés à la source de cette bataille de l’eau."
Journaliste : Clara Menais
Montage : Émilie Fortun
Images : Clara Menais, Léa Guedj, Hamza Chenaf
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Adrien Colrat
Production : Sophie Romillat
Directeur du développement : Mathias Enthoven
Rédaction en chef : Soumaya Benaissa
Directeur de la rédaction : Denis Robert
Tr.: ... Benoît Biteau ... Florence Marandola, confédération paysanne ... agriculture industrielle ... AGPM association générale des producteurs de maïs, fait partie de Intercéréales, filière céréalière ... terre de partage, lobbying à la télévision ... système presque mafieux ...