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Jean-Luc Mélenchon revient pour une 153e Revue de la semaine un peu spéciale puisqu’elle est tournée en Colombie lors de son déplacement en Amérique Latine.
Il aborde tout d'abord rapidement les différentes batailles à l’Assemblée nationale et le travail des députés du groupe LFI-NUPES. Il souligne notamment l’arrogance de classe des macronistes, qui ont cherché à critiquer les députés insoumis sur leurs apparences.
Il explique ensuite en quoi les députés du Rassemblement national sont une d’appoint pour les députés macronistes, ce qui leur permet de faire passer ce qu’ils veulent : par exemple refuser la taxe sur les superprofits proposée par la NUPES ou encore le SMIC à 1 500€.
Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur son déplacement en Amérique Latine. Il raconte sa rencontre avec le Président mexicain, Andrés Manuel López Obrador (AMLO), et revient sur la situation politique de ce pays. Il explique comment le Président a remporté le référendum révocatoire du 10 avril 2022 grâce à sa popularité et ses réformes (augmentation du salaire minimum, interdiction des OGM et plan contre l’utilisation des pesticides).
Il détaille ensuite son passage au Honduras où il a pu rencontrer la Présidente actuelle : Xiomara Castro ainsi que l’ancien président Manuel Zelaya, victime d’un coup d'État en 2009 à cause de sa politique sociale en faveur des plus pauvres et de sa volonté de faire une constituante. Il explique comment la victoire de la gauche au Honduras s’est construite sur la création d'assemblées citoyennes et sur la lutte contre les saccages du néolibéralisme.
Il revient enfin sur son déplacement en Colombie, qui vient d’élire un président de gauche : Gustavo Petro. Dans le pays, la structure de base de la résistance populaire s'opère de manière institutionnelle grâce à des comités de quartiers. Jean-Luc Mélenchon explique qu’en France également, les insoumis feront en sorte que les comités de quartier soient mis en place, comme la loi le prévoit, pour s’organiser face aux saccages du néolibéralisme. Il a souligné l’importance de la coopération et dés échanges économiques et culturels dans les Caraïbes entre la Martinique, la Guadeloupe et les autres îles françaises avec les pays voisins.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon conclut cette Revue de la semaine en évoquant deux moments culturels de son déplacement : la visite de la maison natale de Gabriel García Márquez et l’hommage rendu à Simon Bolivar.
LES LIENS
La réponse du député insoumis Louis Boyard à Éric Ciotti : https://www.bfmtv.com/politique/interdire-les-costumes-aux-prix-exorbitants-la-reponse-de-louis-boyard-a-eric-ciotti_AN-202207220306.html&v=L-K3f9phz_0
« Vivre pour la raconter » : lire la note de blog de Jean-Luc Mélenchon sur Garcia Marquez et Bolivar : https://melenchon.fr/2022/07/27/vivre-pour-la-raconter/
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Le 28 juillet 2022, les députés de la France insoumise, emmenés par Damien Maudet et Nathalie Oziol, présentaient, lors d’une conférence de presse, l’opération « #Alloségur, les députés dans les hôpitaux » avec la création d’une commission d’enquête populaire.
Depuis plusieurs années, les soignants sonnent l’alarme sur la situation de nos hôpitaux.
Le manque de moyens humains et matériel est criant, et conduit à des situations inacceptables : chaque jour nous apprenons la fermeture de nouveaux services d’urgence.
Les recommandations de la « mission flash sur les urgences et soins non programmés » confiée par le gouvernement à François Braun, aujourd’hui ministre de la Santé, sont loin du compte.
Les députés de la France insoumise ont décidé de lancer cette été l’opération « #Alloségur, les députés dans les hôpitaux ». Cette commission d’enquête populaire sera menée sur l’ensemble du territoire. Des collectes de doléances seront organisées dans les hôpitaux, où les soignants seront invités à lister pour chaque service les matériaux essentiels manquant au quotidien pour pouvoir travailler correctement.
Ces listes seront laissées à leur disposition jusqu’à fin août. Elles donneront lieu à une restitution sous forme de rapport au mois de septembre, accompagnée de recommandations. Ce travail d’enquête viendra nourrir la préparation d’un contre PLFSS.
Le premier week-end de collecte des doléances aura lieu dès cette fin de semaine, avec plus de 20 hôpitaux visités.
Plus d'informations : https://lafranceinsoumise.fr/2022/07/28/la-france-insoumise-lance-loperation-allosegur-les-deputes-dans-les-hopitaux/
SANTÉ 9 min - 1 Commentaire(s)
[Accès aux soins : ça craque !] L’été 2022 est le troisième depuis le Covid, et le premier après le livre choc Les fossoyeurs, qui a révélé le scandale du système Orpéa. Pourtant, rien ou presque ne semble changer dans les Ehpad, entre sous-effectif, faibles salaires, et maltraitance institutionnelle.
...
Public, associatif : même combat
Voilà pour le grand méchant loup du quatrième âge. Et ailleurs ? « Après que Victor Castanet a coulé Orpéa, Korian a été présenté comme le sauveur. Nous sommes même devenus une "entreprise à mission"1 », relate Albert Papadacci, responsable fédéral de la CGT chez le principal concurrent d’Orpéa.
Mais à Korian aussi, la pénurie tend à devenir permanente.
...
- Introduite par la loi Pacte de 2019, le concept d’entreprise à mission permet à une société d’affirmer publiquement sa raison d’être, ainsi qu’un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux qu’elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité.
L'auteur Martin Vanier Professeur d’aménagement et urbanisme (École d’urbanisme de Paris)
Tous les candidats sont allés à son chevet. Jean Lassalle l’a dit « authentique ». Le lobby des chasseurs en a fait un parti politique pour les législatives. Les médias l’ont désignée comme terre du Rassemblement National : c’est la France rurale, ou « la ruralité », avec 32,8% de la population et 88% des communes du pays, selon le référentiel adopté l’an dernier par le gouvernement, qui lui a ainsi donné un poids sans précédent. La France est de nouveau un grand pays rural. Tous les départements revendiquent leur part de ruralité et certaines métropoles s’en estiment également dépositaires, du fait de l’extension de leur périmètre.
...
Biface, le récit ruraliste aujourd’hui en France est l’objet d’une bataille confuse entre ceux qui réinventent à travers lui les rapports au monde de la société tout entière, et ceux qui y cultivent de quoi continuer à la cliver. Les premiers veulent vivre autrement dans les campagnes, les seconds veillent surtout à ce que de campagnes en campagnes (électorales cette fois), la rente politique de la ruralité instaurée entre 1848 et 1881 se pérennise. L’ambiguïté idéologique est croissante. Pour continuer à se projeter dans ses campagnes, la société contemporaine gagnerait à laisser la notion de ruralité à sa place, à savoir dans les livres d’histoire.
Connu / tg 26/07/22 à 12:43 puis 11/8/22 à 23:45
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Intervention d'Antoine Léaument, député LFI-NUPES, le 25 juillet 2022 à l'Assemblée nationale. Voici la retranscription de son intervention.
Ce texte propose de « mettre fin aux régimes d’exception » liés la Covid-19. C’est un objectif louable. D’ailleurs, notre présidente Mathilde Panot avait défendu une proposition de loi sur le sujet en janvier 2022. Et vous l’aviez refusée. Nous nous félicitons que ce nouveau texte abroge les mesures les plus restrictives de liberté de l’état d’urgence, à savoir le pass sanitaire et l’enfermement à domicile du peuple par son confinement généralisé
Votre texte ne comporte qu’un seul autre point positif. Enfin, vous avez accepté l’évidence : le pass sanitaire ne sert à rien pour empêcher la propagation du virus et seul le test permet de savoir qui est contaminé et donc qui peut contaminer les autres. Il était temps ! Pour voyager, désormais, seul le test sera utilisé et c’est une excellente nouvelle.
Voilà pour les bonnes nouvelles. Il nous faut maintenant passer aux mauvaises.
Vous avez donc établi que seuls les tests permettent de savoir si on peut transmettre le virus. Mais vous ne rendez toujours pas ces tests gratuits ! Cela alors même que le Conseil scientifique précise qu’il faut « un accès gratuit au dépistage en autoprescription ».
Par ailleurs, votre texte ignore la volonté de l’Assemblée nationale sur un sujet. Nous avions décidé ici que les contrôles sanitaires ne pourraient pas s’appliquer aux personnes mineures. Vous avez rétabli le fait qu’ils le seront aux jeunes de 12 à 18 ans.
J’ajoute que ce texte aggrave le mépris contre les Outre-Mer. Et pourtant vous savez que ce point est central pour notre groupe et que nous n’acceptons pas qu’une différence de traitement soit faite entre nos compatriotes d’Outre-Mer et ceux de l’Hexagone. Or c’est tout l’inverse qui est fait !
Qu’on en juge par le dispositif. Car c’est en cas d’apparition d’un nouveau variant « susceptible de constituer une menace sanitaire grave » qu’il faudra présenter un test négatif pour aller des Outre-Mer à l’Hexagone. Mais dans l’autre sens, c’est « en cas de risque de saturation du système de santé » qu’il faudra le faire.
Ce texte dit donc que nos compatriotes ultramarins peuvent être un danger pour l’Hexagone avec des variants dangereux mais que l’inverse n’existe pas ! C’est un traitement différencié entre citoyens de la République qu’on ne peut accepter, et nous saisirons le Conseil Constitutionnel sur le sujet !
D’autre part, si la fin des dispositifs Si-Dep et Contact-Covid est confirmée au 31 janvier 2023, un dispositif de conservation de données de santé est maintenu jusqu’en juin 2023. Il aurait pourtant pu être remplacé par la simple délivrance des certificats de tests et de rétablissement. Le droit européen auquel vous vous référez sur ce point ne demande d’ailleurs rien de plus.
Enfin, le texte prétend ouvrir une porte à la réintégration des personnels non vaccinés. Mais le texte laisse la main au gouvernement par décret et la porte ouverte a donc déjà été claquée par le ministre de la Santé qui a dit la semaine dernière qu’il n’était pas pertinent de réintégrer les personnels suspendus.
Au global, ce texte n’est pas à la hauteur. Vous passez à côté de la vraie urgence. Celle d’un hôpital public épuisé par vos mesures libérales. Nous avons vécu par votre faute le crash sanitaire annoncé par Jean-Luc Mélenchon dans un meeting à Châteauroux en avril 2017. Et non seulement vous n’avez rien fait, mais vous avez aggravé les choses en fermant 17 000 lits en 5 ans, dont 5700 pendant la pandémie !
Ce texte est donc l’occasion de faire le bilan désastreux de votre politique sanitaire. Vous avez décidé en Conseil de Défense des mesures qui n’ont fait qu’épuiser nos soignants par votre inaction et votre mépris maquillé derrière des applaudissements.
Mais une autre politique est possible ! Voici ce qu’il faut faire :
Rouvrir les lits d’hôpitaux fermés
Réintégrer les personnels non vaccinés suspendus et demander aux soignants partis à quelles conditions ils seraient revenus,
Revaloriser de 10% le point d’indice,
Titulariser les contractuels
Et recruter les personnels administratifs nécessaires pour libérer du temps aux soignants
Et plus largement :
Installer des purificateurs d’air dans les lieux publics fermés, à commencer par les écoles pour protéger nos enfants
Rendre gratuits les masques FFP2 et les tests
Faire un pôle public du médicament, notamment en nationalisant Sanofi
Et vous battre à l’OMC pour obtenir la levée des brevets sur les vaccins contre la Covid-19
Voilà qui aurait été une politique sanitaire efficace ! C’est celle que nous avons proposée avec Jean-Luc Mélenchon dans les campagnes présidentielles et législatives. Bien sûr, nous ne l’avons pas emporté cette fois-ci. Mais les Français savent qu’avec nous, il existe un programme et un recours pour une politique sanitaire réellement efficace.
France Analyse
Après le nouveau non-lieu prononcé par la justice en faveur du ministre de l’intérieur, le gouvernement espère définitivement tourner la page de l’affaire Darmanin. Mais le dossier revêt des enjeux éthiques et politiques dont le pouvoir ne peut se départir.
...
en juillet 2020 Julie Klein, professeure de droit à Sciences Po ... « Dès lors que le curseur n’est pas la culpabilité mais l’exemplarité, Gérald Darmanin ne peut s’abriter derrière une argutie purement juridique pour échapper à la discussion. »
Dans ce contexte, relevait Julie Klein, « indépendamment du point de savoir si la relation [sexuelle] a bien été consentie », « la matérialité des faits, non contestée par le ministre lui-même, marque déjà l’exploitation d’une position de pouvoir dans le champ des relations intimes ». ...
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Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de la France insoumise, était ce jeudi 21 juillet 2022 l’invité de l’émission « Les quatre vérités » sur France 2. #Les4V
Tr.: ... /Jeff Fitemberg? ... /Pétain : rien de faux dans le twitt de M.Panot.
87,2 k abonnés - 2,3 k - 16 669 vues - 365 commentaires - #quatennens #LFI #nupes
Bienvenue dans ce troisième numéro de l'#AQTU, la revue d'actualité d'Adrien Quatennens !
👉 Retour sur la semaine où la coalition Macron - Le Pen - LR passe à l’offensive contre la hausse des salaires et pour protéger la rente privée.
Au sommaire :
00:00 Introduction
00:16 Incendies en Gironde et l'Ouest
02:30 Vote sur le projet de loi sanitaire
06:08 Retour sur l'interview du 14 juillet de #Macron
12:53 Le projet de loi sur le pouvoir d'achat
16:46 "Tripler la prime ?"
22:35 Le mépris du gouvernement
26:34 RDV à Valence en Aôut !
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"Le travail est une valeur essentielle, c'est la clé de l'émancipation", et patati et patata. Maintenant j'ai compris, c'est comme une loi : plus Borne, Macron et les autres célèbrent le travail, plus c'est pour le casser ! Plus ils célèbrent le travail et moins les travailleurs ont de salaire, de statut et de repos !
#PJLPouvoirDAchat - 85,4 k abonnés - 4,4 k - 61 569 vues - 833 commentaires
👉 Débats autour #PJLPouvoirDAchat - Jour 1
Retrouvez les interventions d'Adrien Quatennens, député du Nord, coordinateur de la France Insoumise, lors de la séance publique à l'Assemblée nationale ce lundi 18 juillet 2022 sur le projet de loi du gouvernement "Mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat"
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Le vrai du faux Antoine Krempf, Joanna Yakin, Emilie Gautreau, Thomas Pontillon et Gérald Roux Du lundi au vendredi à 6h11, 7h34, 9h35, 11h36 et 22h32
Alors qu'Emmanuel Macron appelle les Français à un effort collectif pour plus de sobriété énergétique, Adrien Quatennens dénonce une autre forme d'injustice sociale. D'après le député LFI, les plus favorisés consomment beaucoup plus que les plus démunis et sont davantage responsables des émissions de gaz à effet de serre. A l'échelle mondiale, plusieurs études le confirment.
Radio France Temps de lecture : 1 min.
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En 2019, le Laboratoire des inégalités mondiales https://wid.world/news-article/climate-change-the-global-inequality-of-carbon-emissions/ a mis en évidence que les plus riches avaient émis 110 tonnes de CO2 en moyenne par an et par habitant, contre 1,6 tonne par an et par habitant chez les 50% les plus pauvres.
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Interventions des député.e.s de la #NUPES lors de la discussion, le 12 juillet 2022 à l'Assemblée nationale, de la politique sanitaire du gouvernement. Avec entre autres Ugo Bernalicis, Elsa Faucillon, Raquel Garrido, Emeline K Bidi, Antoine Léaument, Elisa Martin, Davy Rimane...
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Adrien Quatennens, député LFI–NUPES du Nord, coordinateur de la France insoumise, était ce vendredi 15 juillet 2022 l'invité de l’Interview BFM TV. Il a répondu aux questions de Philippe Corbé.
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Jean-Luc Mélenchon réagissait lors de son déplacement au Mexique à l’interview d’Emmanuel Macron réalisée à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet 2022.
Retrouvez ci-dessous la retranscription de son intervention :
« Du Mexique où je me trouve en ce moment, juste avant d'être reçu par le président de la République de ce pays, j'ai écouté le discours du président Macron.
Je suis frappé par la désinvolture avec laquelle il répond aux questions graves qui lui sont posées. Je suis frappé par son indifférence à la souffrance sociale qui se répand dans notre pays. Comment peut-il avoir comme unique message - le jour de la fête nationale qui est censée nous rapprocher tous dans l'amour de la patrie républicaine - comme unique discours, de nouveau, les inégalités, la violence sociale. C'est-à-dire travailler plus longtemps, ce qui n'est absolument pas nécessaire, c'est-à-dire priver encore plus de gens de leurs allocations chômage quand ce chômage se développe. Tout cela avec l'idée assez grossière que les gens préféreraient des allocations à un travail réel.
Une nouvelle fois cette phrase provocante disant qu'il suffit de traverser la rue pour trouver de l'emploi. Décidément, tout ce qui se dit et passe par sa bouche est toujours comme une sorte de défi, d'agression contre la masse des Françaises et des Français qui l'écoutent. Il y a une indifférence à ce qui leur arrive qui s'exprime à travers sa voix. Il y a une sorte de révérence permanente pour les privilèges qui accablent notre société.
Je me trouve dans un pays où on procède à l'inverse. Je ne vous dis pas que tout est bien, ni que tout est fait à la perfection. Mais du moins la direction de travail est de soulager la pauvreté, soulager la souffrance des plus humbles. Et là, c'est exactement le contraire.
Enfin, j'entends qu'il va falloir se préparer à une sobriété énergétique. C'est bien le moment d'y penser. Depuis le temps qu'on répète qu'il faut le faire. Et surtout, c'est bien le moment d'y penser, après avoir réclamé à cor et à cri le boycott des productions russes et n'avoir pris aucune mesure pour y faire face. Vous souvenez-vous quand je proposais qu'on s'accorde avec l'Algérie pour pouvoir trouver une issue pour les Français, pour que le carburant et le gaz nous coûtent à nous moins cher tandis qu'aux Algériens ce seraient les fournitures de céréales qui coûteraient moins chères.
On a l'impression d'un gouvernement qui pilote à vue et d'un chef de l'Etat qui ne sait plus vraiment où il est.
En attendant, à tous, je vous souhaite une bonne fête de la République, car, ne l'oublions jamais, le 14 juillet, c'est l'émergence du peuple français comme acteur de son histoire. Et avant le 14 juillet, c'était l'Ancien Régime, celui des privilèges et après, la direction qui est prise c'est celle de l'abolition des privilèges et de l'égalité. Il nous reste tant à faire pour atteindre les objectifs du 14 juillet 1789. À nous de faire mieux, tout le temps. »
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"Vous allez déménager aux Bermudes, vous ? Ou au Luxembourg ? Non. Moi non plus, et pas non plus la petite entreprise. Voilà pourquoi, depuis 40 ans, nous sommes plus taxés. Et pourquoi les firmes, les capitaux, le sont de moins en moins."
Le face cam
Leurs histoires, touchantes, révoltantes, édifiantes ou inspirantes, nous disent quelque chose de notre actualité. Ils ont accepté de venir face à la caméra du Média pour les partager, et si possible nous bousculer et modifier nos perceptions.
Au Média, la scientifique Yamina Saheb, analyste à l'OpenExp, prévient : si la France fait le choix de rester dans le traité sur la Charte de l'énergie (TCE), les conséquences seront dramatiques pour le climat. L'enjeu est immense et concerne l'ensemble de l'humanité.
Le GIEC cite ce traité comme une barrière pour la décarbonation du monde et l'atteinte des objectifs de l'accord de Paris. Ce dernier, signé en 2015 lors de la COP21, fixe comme objectif la neutralité carbone en 2050.
Le traité sur la Charte de l'énergie (TCE) qui fait actuellement l'objet de négociations et dont la dernière version risque d'être entérinée définitivement le 22 novembre 2022, pourrait empêcher les états d'agir contre la crise climatique.
Or, selon des spécialistes, les représentants des états membres qui comptent se réunir encore une fois, ne perçoivent pas les enjeux fondamentaux liés au changement climatique, et les risques que font peser sur la planète ce traité. «La question climat n'est pas intégrée par ces gens là, ils ne sont pas formés, ils ne comprennent pas» s'alarme l'experte du GIEC, Yamina Saheb, auprès du Média.
Ce sont ensuite «des investisseurs étrangers qui décident de nos politiques» précise la spécialiste des politiques énergétiques. Elle craint notamment que le TCE complique la lutte contre les énergies fossiles. Le traité risque ainsi d'enfermer l'Afrique et le reste de l'humanité dans le carbone. Il sera ensuite trop tard. Yamina Saheb préconise une sortie groupée du traité.
En attendant des actions en justice, à la cour européenne des droits de l'homme, sont tentées en dernier recours. Au Média, cette autrice du dernier rapport du GIEC interpelle les politiques: « il faut mettre fin à la participation de la France et coordonner une sortie de tous les pays de l'Union Européenne de ce traité » !
Avec l’aimable autorisation de l’auteur
Nous voici au 5ème mois de la guerre déclenchée par l’invasion russe. Dans cette conférence [1], j’essayerai de mettre en ordre quelques-unes des réflexions que m’inspirent la situation en Ukraine et ses prolongements planétaires. Je formulerai des hypothèses et poserai des questions, mais je n’ai pas de certitude absolue quant à la réponse qu’il faut leur apporter. Sur plusieurs points je me demande même si ces réponses existent – sauf à vouloir projeter sur la réalité qui nous assiège des catégories idéologiques toutes faites. Mais ce n’est pas une raison, bien au contraire, pour ne pas tenter d’articuler ce que nous savions déjà et ce que nous apprenons au jour le jour, de façon à éclairer les enjeux et les éventualités d’un conflit qui nous concerne tous directement. Devant la guerre d’Ukraine en effet, devant la bataille qui fait rage autour des villes du Donbass, devant les menaces qui s’accumulent aux alentours, nous ne pouvons pas nous comporter comme de simples « observateurs engagés » qu’affectent plus ou moins les événements. C’est notre avenir, c’est notre « monde commun » qui sont en jeu, et dont la physionomie va dépendre aussi de nos interprétations et de nos choix. En ce sens, toutes proportions gardées car – ne l’oublions jamais – nous ne sommes pas les combattants ou les victimes directes du conflit, je dirai pourtant que nous sommes dans la guerre, car elle a lieu « chez nous » et « pour nous ». Nous n’avons pas le choix, hélas, comme le propose dans une belle leçon de pacifisme révolutionnaire mon ami le philosophe Sandro Mezzadra, de « déserter la guerre » [2]. Je n’en conclus pas pour autant que nous devions nous laisser « mobiliser » et emporter par elle d’une façon irréfléchie. La marge laissée au choix est très faible, mais faut-il décider d’avance qu’elle est inexistante ?
...
il faut relancer de toute urgence les campagnes pour le désarmement nucléaire et contre la militarisation de nos sociétés, pour la construction d’un ordre international fondé sur l’indépendance des nations en même temps que l’interdépendance des peuples, sur la sécurité collective au lieu de l’équilibre de la terreur, de l’intervention militaire au-delà des frontières et des sanctions qui frappent les populations civiles autant et plus que les Etats agresseurs et les classes dominantes, pour la priorité donnée aux intérêts qui réunissent l’espèce humaine tout entière et posent des questions de vie et de mort, non seulement à long terme, mais de façon urgente et immédiate.
Etienne Balibar
Version légèrement corrigé du texte paru initialement le lundi 4 juillet dans AOC
[1] Adaptation française de ma conférence « In the War : nationalism, imperialism, cosmopolitics », London Critical Theory Summer School, Birkbeck College, 27 juin 2022.
[2] Voir Sandro Mezzadra, « Disertare la guerra”, Euronomade, 11 mars 2022 (http://www.euronomade.info/?p=14889) (version française https://blogs.mediapart.fr/mezzadra-sandro/blog/140322/deserter-la-guerre).
[3] Carl von Clausewitz, De la guerre, traduction de Denise Naville, Les Editions de Minuit, 1955, Livre I, chapitre Ier, §24, p. 69. Les commentateurs s’épargnent en général la discussion du « simple ».
[4] Ceci vaut d’une façon générale pour l’ensemble des territoires ayant appartenu à l’Empire Russe ou à l’URSS après 1945 et constituant ce que le discours officiel russe, de façon quasi-constitutionnelle, désigne comme « l’étranger proche ». Mais à l’intérieur de cet ensemble, qui inclut notamment les pays baltes, il est clair que l’Ukraine, pour des raisons économiques, démographiques, historiques et idéologiques sur lesquelles je reviens plus bas, occupe une place tout à fait singulière, perçue non seulement comme « non négociable » mais comme « existentielle ».
[5] La reprise de la forme empire par l’URSS est un objet de discussion en soi. Elle ne peut évidemment pas se concevoir comme l’effet du seul pouvoir de Staline et de son idéologie. Peut-être même faut-il voir les choses en sens inverse : c’est le retour du refoulé impérial au sein de la révolution qui explique l’ascension de Staline et les modalités de son exercice du pouvoir.
[6] Un aspect particulièrement important de la comparaison concerne les violences exercées contre les femmes, et plus généralement le caractère « viriliste » de la guerre. D’où l’importance de tenir compte des analyses et des propositions des féministes, parmi les rares à mettre en œuvre effectivement une méthode internationaliste. Voir le texte récent de Rada Ivekovic : Postsocialist Wars and the Masculinist Backlash, Alienocene March 30, 2022 https://alienocene.com/2022/03/30/post-socialist-wars-and-the-masculinist-backlash/
[7] Le concept de guerre civile européenne n’est pas la propriété exclusive de Ernst Nolte, dont l’ouvrage de 1997 (Der Europäische Bürgerkrieg 1917-1945) a lancé en Allemagne la « querelle des historiens ». Au contraire il a été employé (avec des « périodisations » et des interprétations diverses) par des historiens conservateurs, libéraux, socialistes. Voir mon commentaire dans E. Balibar, Histoire interminable. D’un siècle l’autre, Editions La Découverte 2020, p. 40-41.
[8] J’emprunte cette formulation à l’excellent éditorial de Denis Sieffert dans Politis, 16 mars 2022 : « Ukraine : Un conflit qui se mondialise ».
[9] Jürgen Habermas zur Ukraine: Krieg und Empörung, Süddeutsche Zeitung, 28. April 2022.
[10] Voir Edward P. Thompson et al., L’exterminisme. Armement nucléaire et pacifisme, tr. fr. Presses Universitaires de France 1983.
[11] E. Balibar, Cosmopolitique. Des frontières à l’espèce humaine, Editions La Découverte, 2022, p. 17.
[12] Je rejoins Erri de Luca : « On assiste à la transformation de tout un peuple en une seule forme de résistance, armée ou non », https://generationsnouvelles.net/lecrivain-erri-de-luca-frappe-par-la-transformation-de-tout-un-peuple-en-une-seule-forme-de-resistance/
[13] Voir l’article très éclairant paru dans la revue ukrainienne « Commons : Journal of Social Criticism » (15.06.2022) :Denys Gorbach : « : Ukrainian identity map in wartime: Thesis-antithesis-synthesis? »https://commons.com.ua/en/ukrainian-identity-map-wartime-thesis-antithesis-synthesis/. Un symbole frappant de cette situation est constitué par le fait que le Vocabulaire Européen des Philosophies (Paris, 2014) a fait l’objet d’une double traduction en russe et en ukrainien publiée à Kiev/Kyiv sous la direction de Konstantin Sigov, aujourd’hui un des porte-paroles de la résistance parmi les intellectuels.
[14] Voir le volume très intéressant paru chez Suhrkamp en 2014 : Euromaidan. Was in der Ukraine auf dem Spiel steht, Herausgegeben von Juri Andruchowytsch (5ème édition révisée 2022) .
[15] Dans le passé, j’ai caractérisé la structure de l’Union Européenne comme « pseudo-fédérale », et plus récemment comme « étatisme de marché », à la suite de Carlos Herrera (voir Ninon Grangé et Carlos M. Herrera (dir.), Une Europe politique ? Obstacles et possibles, Kimé, Paris, 2021). Il s’agissait de faire voir ce qui manque à l’Union Européenne pour accéder vraiment à un fonctionnement de type fédéral. Mais dans le cadre de la grande antithèse entre les deux formes de « supranationalité », c’est évidemment la promesse de cette structure antithétique de l’empire qu’il faut évoquer pour comprendre l’attraction exercée sur les nations de l’ancien bloc soviétique.
[16] Ce débat a été puissamment relancé parmi les marxistes (ou les postmarxistes) depuis le début de la guerre en Ukraine par les divergences mêmes qui les ont opposés entre eux. Je signale l’intérêt de l’échange entre Gilbert Achcar et Alex Callinicos : https://www.workersliberty.org/story/2022-03-31/ukraine-and-anti-imperialism-exchange
[17] Voir l’article de Boaventura de Sousa Santos dans le Wall Street International Magazine du 10 mars 2022 : Ukraine: complexity and war. Is it still possible to think? (https://wsimag.com/economy-and-politics/68875-ukraine-complexity-and-war 1/8).
[18] Amitav Ghosh, Le Grand Dérangement. D’autres récits à l’ère de la crise climatique, Éditions Wildproject, Marseille, 2021.
[19] Bruno Latour : « Le sol européen est-il en train de changer sous nos pieds ? », Actes du Colloque de la Sorbonne, 17 mai 2022, Le Grand Continent 23 mai 2022 https://legrandcontinent.eu/fr/2022/05/23/le-sol-europeen-est-il-en-train-de-changer-sous-nos-pieds/
Rappel :
Sur la guerre européenne au 21ème jour
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/24/solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainien·nes-retrait-immediat-et-sans-condition-des-troupes-russes-19/
« Le pacifisme n’est pas une option »
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/09/ukraine-russie-mais-pas-que-11/
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Rendez-vous ce lundi 11 juillet 2022 à 16h pour le discours à l'Assemblée nationale de Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise-NUPES, pour présenter la motion de censure commune de la NUPES contre le gouvernement. Partager avec #MotionDeCensure.
Connue / https://twitter.com/FranceInsoumise/status/1546494546737086464
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La France insoumise @FranceInsoumise · 49 min
🔴 EN DIRECT - Motion de Censure contre le gouvernement - Discours de @MathildePanot
#MotionDeCensure
8 - 38 - 57
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Connu / tg 8/7/22 16:40
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Décret déclarant "d'utilité publique" la poubelle dénommée dans la novlangue CIGEO
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