Reportage
aussi sur https://www.youtube.com/watch?v=OvQPb6JbFos
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Denis Robert a reçu Maxime Renahy, ancien administrateur de fonds au paradis fiscal de Jersey, devenu espion pour la DGSE. Il revient sur son parcours, mais aussi plus généralement sur les méthodes des plus riches pour se soustraire à l'impôt et piller nos états.
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Denis Robert a reçu Maxime Renahy, ancien administrateur de fonds au paradis fiscal de Jersey, devenu espion pour la DGSE. Il revient sur son parcours, mais aussi plus généralement sur les méthodes des plus riches pour se soustraire à l'impôt et piller nos états.
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Catégorie Actualité & Politique
Licence Inconnu
Langage Français
Étiquettes DGSE espionnage évasion fiscale; fraude fiscale; paradis fiscaux
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*Transcription :
... Livre "Là où est l'argent" éditions Les arènes ...
... DCNS NAVAL GROUP ...
L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) a pour slogan Better policies for better lives. Belle et louable ambition.
...
Des rapports variés sont ainsi fréquemment publiés par cette organisation internationale, comme l’un des derniers en date, le Global Material Resources Outlook to 2060, sous-titré economic drivers and environmental consequences.
Dans le contexte actuel de crise environnementale systémique (érosion forte de la biodiversité, changement climatique, perturbation des cycles biochimiques, …), il est en effet bienvenu de réfléchir à l’évolution de l’exploitation des ressources métalliques, minérales, énergétiques fossiles et biomasse.
L’OCDE a donc fait plancher ses experts sur cette question cruciale. Et la réponse laisse pantois !
Dans le scénario privilégié par les auteurs du rapport, d’ici à 2060, les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de plus de 50%, pour atteindre 75 Gt CO2 eq par an. Où est passé, dans les modèles de l’OCDE, l’Accord de Paris et la division a minima par 2 des émissions mondiales d’ici 2050, pour atteindre la neutralité carbone entre 2050 et 2100 ? Dans ce travail, l’OCDE propose un réchauffement minimal de +4°C, dont on sait que ce serait une menace grave pour la taille et l’espérance de vie de l’humanité.
Source : Global material resources outlook 2060, OCDE
http://www.oecd.org/fr/environnement/global-material-resources-outlook-to-2060-9789264307452-en.htm
ndlr :
- vérifier en lisant le rapport originel ACT
- dispo en fr ? Q posée ATT
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Au programme de L'Autre 20h ce soir, présenté par Virginie Cresci :
▶️ UN PTIT COUP DE BOURBON - PERQUISITION À LA FRANCE INSOUMISE : LA GRANDE DIVERSION
Par Serge Faubert.
▶️ POINT FINANCIER
Comme chaque semaine, Le Média fait le point sur sa situation financière.
▶️ LES SUJETS QUI FÂCHENT - COMMENT ACHETER DES ÉLECTEURS, AVEC JULIA CAGÉ
Une personne, une voix : la démocratie repose sur une promesse d'égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l'argent. Financement des campagnes électorales, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias : le jeu démocratique est-il capturé par les intérêts privés. et, si oui, peut-on vraiment "acheter des électeurs" ?
Catégorie Actualités et politique 35 commentaires
ndlr :
- lire le livre de Julia Cagé "Le prix de la démocratie - Une démonstration implacable" et le recommander ACT
- et pour vidéo de JC seule https://www.youtube.com/watch?v=3eg9dLYyGko
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Une personne, une voix : la démocratie repose sur une promesse d'égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l'argent. Financement des campagnes électorales, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias : le jeu démocratique est-il capturé par les intérêts privés. et, si oui, peut-on vraiment "acheter des électeurs" ?
Catégorie
Actualités et politique
28 commentaires
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MEL
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Date : Hier 14:50:33
De : coquelicots@nousvoulonsdescoquelicots.org
Cher Coquelicot,
voici un texte qui pourra être lu lors du rassemblement de demain
(ci-dessous et en pièce jointe).
Nous referons le point après le 5 octobre, pour améliorer la mécanique des rassemblements mensuels. N'hésite pas à nous écrire pour proposer des pistes et faire profiter tout le monde des bonnes idées que tu auras glanées.
Merci à toi, du fond du cœur, d'avoir pris sur tes épaules des responsabilités dans ce mouvement. Et profite de ces moments de rencontres!
Bien à toi
La petite équipe de "Nous voulons des coquelicots"
BIENVENUE AUX AMIS DES COQUELICOTS
Etes-vous dix ce soir, ou cent, ou mille ? Quel que soit votre nombre, recevez de l’association « Nous voulons des coquelicots » un vibrant merci. Ou mieux, comme on dit ailleurs, un abrazo, c’est-à-dire une étreinte, une accolade. Notre mouvement est avant tout celui d’humains
parlant à d’autres humains, sur un ton différent de celui des langues de bois habituelles. Notre mouvement est celui de la vie en marche, et rien ne l’arrêtera plus.
Nous vous devons quelques explications. Nous ne savons plus, nous ne voulons plus savoir comment tout a commencé. Et c’est très bien, car tout ce qui se crée autour de nous appartient aussitôt à tout le monde.
Disons que nous avons été saisis, emportés par le besoin d’agir enfin, sans chefs ni argent, simplement parce que nous n’avons plus le temps.
Nous savons, et vous savez, que de merveilleuses formes vivantes sont envoyées au tombeau par la dissémination des pesticides.
Inutile de trop insister, car si vous êtes là, c’est que vous en savez autant que nous. Mais nous voulons dire l’obligation qui nous est faite d’unir toutes les forces sociales, et morales, disponibles. Nous prônons un sursaut. N’ayons pas peur des mots : nous souhaitons un sursaut historique qui montrera enfin à qui gouverne que cela ne peut plus durer. Ce qui est en jeu est sacré, et ne saurait être négocié avec qui que ce soit. Nous sommes et nous serons chaque jour un peu plus le peuple, celui qui dans un pays démocratique fait la loi.
Tant de désillusions parsèment le chemin de la liberté. Sincèrement, nous n’avons plus l’espoir que la solution puisse surgir de la politique classique. Toutes les tendances ont accepté ou défendu l’invasion du monde par les pesticides. Nous en sommes encore à discuter de l’interdiction du glyphosate, alors qu’une toute nouvelle étude montre que ce poison de Monsanto s’attaque aussi, comme les néonicotinoïdes, interdits depuis le 1er septembre, aux abeilles. La vérité, qui l’ignore encore ? L’industrie des pesticides se renforce d’année en année malgré les preuves du crime, et trouve assez d’appuis dans l’administration de l’Etat français pour commercialiser trois molécules quand une seule est interdite.
Amis des coquelicots, avez-vous entendu parler des SDHI, ces pesticides utilisés massivement sur le blé des plaines ? Non, probablement. Des scientifiques de l’Inra, de l’Inserm, du CNRS pensent qu’ils sont la cause de très graves maladies chez les enfants et les adultes. Combien faudra-t-il de morts ? Un million, cinq, dix ?
Mais notre Appel ne s’intéresse pas seulement aux hommes. Tout ce qui est vivant est désormais contaminé, et menacé. Les oiseaux, les insectes dont nos sublimes abeilles, les papillons, les eaux. Est-ce possible ?
En tout cas, c’est devenu insupportable. Et parce que c’est devenu insupportable, il faut se lever. Sans plus attendre une seconde.
La mobilisation que nous menons avec vous n’a pas de précédent. Cette ruse est souvent utilisée pour mobiliser les troupes, mais nous pensons en effet que nous créons une coalition toute nouvelle. Ce mouvement nous oblige tous à sortir de ce que nous sommes d’habitude. Oui, il faut un peu s’oublier. Trouver du temps et de l’énergie pour une cause supérieure à nous tous. C’est compliqué, c’est évidemment difficile, mais nous vous le disons sans hésiter : sans un mouvement personnel, constant, héroïque - lâchons le mot -, l’Appel des coquelicots
apparaîtra demain comme une dérisoire tentative.
Notre objectif est limpide : forts de 5 millions de soutiens, nous contraindrons nos gouvernants. Comment ? Nous aurons l’occasion d’en reparler, mais soyez certains que nous avons beaucoup à dire sur la question. Au-dessous, nous en resterions à une pétition, que nous considérons comme une antithèse de notre Appel.
L’Appel des coquelicots est en effet un Appel à, l’action et retenez-bien ces mots : le 5 octobre n’est que le premier de 24 rendez-vous mensuels. Même si le premier n’est pas à la hauteur de nos espérances communes, comprenez que nous allons tous apprendre. En
octobre 2020, nous serons des millions devant les mairies de France. Et bien avant cela, vous tous, individus et comités divers, vous aurez trouvé, imaginé, créé des milliers d’événements de toute taille, de toute sorte, en soutien à notre Appel commun.
Amis des coquelicots, tout - rigoureusement tout - repose sur vous. Vos idées et enthousiasmes, vos poèmes, vos cris, vos amis, vos enfants, votre joie de vivre. N’oubliez surtout pas de prendre des photos de tous les rassemblements, et de noter des impressions, avant de tout envoyer à l’adresse : coquelicots@nousvoulonsdescoquelicots.org
Le site nousvoulonsdescoquelicots.org en rendra compte autant qu’il nous
sera possible. Amis des coquelicots, votre présence est un bonheur. On vous embrasse. Nous allons gagner.
L’équipe de « Nous voulons des coquelicots ».
BIENVENUE AUX AMIS DES COQUELICOTS.docx
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[cyber_ghij] LES SEMENCES ENFIN LIBEREES ! + Pétition : liberté pour la ferme bio et les vaches de Gabriel Dufils
Date : Hier 14:46:36
De : Cyber acteurs alain.uguen@cyberacteurs.org
À : infos cyberacteurs infos@cyberacteurs.org
Cyber @cteurs la lettre
PROJET DE LOI AGRICULTURE ET ALIMENTATION :
LES SEMENCES ENFIN LIBEREES !
cyberaction : Faîtes le choix de la Biodiversité, libérez les semences !
//Pétition : liberté pour la ferme bio et les vaches de Gabriel Dufils
Rassemblement mercredi 17 octobre 2018 14 heures parking du pré du bel ébat EVREUX pour faire pression sur la préfecture.
https://is.gd/xtMcbA
// Suivi d'action
cyberaction : Assenons à l'ASN : Nucléaire Assez !
EPR de Flamanville : EDF accusé de «défaillance» par le gendarme du nucléaire
Tous les citoyens avides de paix et de liberté peuvent assister dans le calme au procés de Marcelin DANIEL, agressé à son domicile pour ses idées écologiques,
au Palais de justice de St Malo le 06 11 18 à 13h30.
// A l'agenda
Rassemblements Nous voulons des coquelicots devant toutes les mairies
le vendredi 5 octobre à 18 h 30 (voir la carte)
Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans le "penser global, agir local" et mobiliser leur porte-monnaie : Nous voulons des coquelicots, des tournesols, des primevères…
Anti-Linky : un rassemblement à Quimper le samedi 6 octobre
// dons
Don d'octobre ne rendra pas plus pauvre:-P
Association Cyberacteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 QUIMPER
http://listes.infini.fr/cyberacteurs.org/...
« Pour une sobriété numérique » : nouveau rapport du think tank The Shift Project publié aujourd'hui
Date : Hier 14:21:03
De : The Shift Project <communication à theshiftproject.org>
À :
L'impact environnemental du numérique explose avec la transition numérique. Que faire ? The Shift Project analyse et propose d'agir.
Chères amies, chers amis,
Nous vous proposons aujourd'hui de découvrir notre nouvelle étude. Elle met en lumière l'impact environnemental du numérique et propose des modalités d'action. Bonne lecture.
--- POUR UNE SOBRIÉTÉ NUMÉRIQUE ---
Publication du rapport du think tank The Shift Project - 04 octobre 2018 (https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift/)
La consommation d’énergie du numérique est aujourd'hui en hausse de 9 % par an. Il est possible de la ramener à 1,5 % par an en adoptant la « Sobriété numérique » comme principe d'action. La transition numérique telle qu'elle est actuellement mise en œuvre actuellement participe au dérèglement climatique plus qu'elle n'aide à le prévenir. Il est urgent d'agir. C’est ce que conclut le rapport sur l'impact environnemental du numérique publié le 4 octobre (https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2018/10/2018-10-04_Rapport_Pour-une-sobri%C3%A9t%C3%A9-num%C3%A9rique_Rapport_The-Shift-Project.pdf) par The Shift Project, think tank de la transition carbone, quatre jours avant la publication du rapport spécial du GIEC sur un monde à 1,5°C. Cet impact environnemental doit être adressé, faute de quoi le numérique fera davantage partie du problème que de la solution.
Le numérique étant reconnu comme un levier de développement économique et social, la transition numérique apparaît comme incontournable pour l’ensemble des pays et des entreprises. La transition numérique est en outre souvent considérée comme un moyen de réduire la consommation d’énergie dans un grand nombre de secteurs. Pourtant, les impacts environnementaux directs et indirects (« effets rebond ») liés aux usages croissants du numérique sont systématiquement sous-estimés.
https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2018/10/2018-10-04_Rapport_Pour-une-sobri%C3%A9t%C3%A9-num%C3%A9rique_Rapport_The-Shift-Project.pdfLe numérique étant reconnu comme un levier de développement économique et social, la transition numérique apparaît comme incontournable pour l’ensemble des pays et des entreprises. La transition numérique est en outre souvent considérée comme un moyen de réduire la consommation d’énergie dans un grand nombre de secteurs. Pourtant, les impacts environnementaux directs et indirects (« effets rebond ») liés aux usages croissants du numérique sont systématiquement sous-estimés.
UN NUMÉRIQUE DE PLUS EN PLUS VORACE EN ÉNERGIE
Le développement rapide du numérique génère une augmentation forte de son empreinte énergétique directe. Cette empreinte inclut l'énergie de fabrication et d'utilisation des équipements (serveurs, réseaux, terminaux). Elle est en progression rapide, de 9 % par an. La consommation d'énergie directe occasionnée par un euro investi dans le numérique a augmenté de 37 % depuis 2010.
L’intensité énergétique de l’industrie numérique augmente de 4 % par an : une hausse à contre-courant de l'évolution de l’intensité énergétique du PIB mondial, laquelle décroît actuellement de 1,8 % chaque année. L’explosion des usages vidéo (Skype, streaming, etc.) et la multiplication des périphériques numériques fréquemment renouvelés sont les principaux facteurs de cette inflation énergétique.
LOURD BILAN CARBONE POUR LA TRANSITION NUMÉRIQUE
La part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 % à 3,7 % du total des émissions mondiales. Les émissions de CO2 du numérique ont augmenté depuis 2013 d'environ 450 millions de tonnes dans l'OCDE, dont les émissions globales ont diminué de 250MtCO2eq.
La transition numérique capte des ressources nécessaires à la transition énergétique. La captation d'une part progressivement démesurée de l'électricité disponible accroît la tension sur la production électrique à l'heure où celle-ci peine à se décarboner. L'augmentation de la production d'équipements numériques nécessite des quantités croissantes de métaux rares et critiques, également indispensables aux technologies énergétiques bas-carbone, alors que des facteurs physiques, géopolitiques et économiques commencent déjà à limiter leur disponibilité.
LE NUMÉRIQUE, « C'EST PAS AUTOMATIQUE »
La contribution nette du numérique à la réduction de l'impact environnemental reste donc à démontrer, secteur par secteur, en prenant garde aux nombreux « effets rebond ». De fait, le numérique manifeste une tendance exactement inverse à celle qui lui est généralement attribuée : dématérialiser l'économie. Nous constatons que les évolutions actuelles des impacts environnementaux du numérique vont à l’encontre des objectifs de découplage énergétique et climatique du PIB fixés par l’Accord de Paris sur le climat signé en 2015.
Les impacts attendus de la transition numérique sur la productivité et la croissance ne sont pas visibles dans les pays développés sur les 5 dernières années. Le taux de croissance de la zone OCDE reste stable autour de 2 %, alors que la croissance des dépenses numériques est passée de 3 % à plus de 5 % par an : décidément, les effets attendus du numérique sont loin d’être automatiques.
LES PAYS DÉVELOPPÉS SEULS RESPONSABLES
La consommation numérique actuelle est très polarisée. Les profils de consommation numérique sont extraordinairement contrastés. En moyenne en 2018, un Américain possède près de 10 périphériques numériques connectés, et consomme 140 Gigaoctets de données par mois. Un Indien possède en moyenne un seul périphérique, et consomme 2 Gigaoctets.
La surconsommation actuelle n’est pas généralisée : elle est le fait des pays développés, pour lesquels l’enjeu clé consiste à reprendre le contrôle de leurs usages. Partout dans le monde, il s’agit de planifier et de prioriser les investissements dans le numérique, afin de s’assurer qu’ils servent efficacement les politiques sectorielles (sachant que les pays en développement en retireront le plus de gains, en raison des infrastructures encore à créer).
L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA TRANSITION NUMÉRIQUE DEVIENT GÉRABLE SI ELLE EST PLUS SOBRE
The Shift Project propose une définition de la sobriété numérique : acheter les équipements les moins puissants possibles, les changer le moins souvent possible, et réduire les usages énergivores superflus. La sobriété numérique est une approche « lean », autrement dit au plus juste, qui est aussi source d'efficacité – énergétique, humaine, financière – pour les organisations. Son principe étend au niveau sociétal la prise en compte des objectifs poursuivis par les approches techniques de type « Green IT » (https://www.greenit.fr/2018/10/02/societe-sempare-de-sobriete-numerique/) destinées prioritairement aux Directions des systèmes informatiques (DSI), et confirme l’importance et la pertinence de ces approches.
Passer de l’intempérance à la sobriété dans notre relation au numérique permet de ramener l’augmentation de consommation d’énergie du numérique à 1,5 %, ce qui n'est que similaire à la tendance globale tous secteurs confondus (...et n'est donc pas en soi compatible avec les objectifs de l'Accord de Paris). La mise en œuvre de la sobriété numérique telle que nous la proposons permettrait donc seulement de contenir l'explosion en cours de l'empreinte environnementale du numérique. Telle qu’elle est représentée dans notre scénario 2018-2025 "Sobriety", cette sobriété numérique ne remettrait pas en cause le principe de la transition numérique. Ainsi, dans ce scénario, le volume de données échangées continue à croître, et le nombre de smartphones et téléviseurs produits chaque année se stabilise au niveau de 2017 – alors que les marchés des pays développés sont déjà aujourd'hui proches de la saturation.
TOUS CONCERNÉS PAR LA SOBRIÉTÉ NUMÉRIQUE
Accélérer la prise de conscience de l’impact environnemental du numérique, dans les entreprises et organisations publiques, dans le monde de la recherche et au sein du grand public est un préalable. Cette prise de conscience permettra d'intégrer l’impact du numérique comme critère de décision dans toutes les politiques d’achat et d’utilisation des équipements électroniques. La prise de conscience et l'action doivent se faire à l’échelle européenne et avec les organisations internationales, compte tenu de l’envergure mondiale et de la puissance économique des acteurs principaux du numérique.
Les organisations publiques et privées peuvent jouer un rôle majeur, en pilotant environnementalement leur transition numérique… à condition qu’elles disposent de références et d’outils adéquats. Elles doivent pouvoir prendre en compte l’impact environnemental de la composante numérique des choix qu’elles envisagent, à différents niveaux de pilotage.
The Shift Project a développé de tels outils. Le Référentiel Environnemental du Numérique (REN) proposé par le Shift donne, de manière accessible, des ordres de grandeur vérifiés sur l’énergie et les matières premières mobilisées par la production et l’utilisation de technologies numériques courantes. Le Shift propose à la puissance publique de fonder une base de données publique (sur le modèle de la base carbone de l'Ademe) pour permettre aux acteurs d’analyser leur impact environnemental. Grâce à cela, il sera possible de procéder à un bilan carbone des grands projets numériques avant de les lancer. Le Shift propose également aux dirigeants des mesures leur permettant d’agir sur la demande et la consommation de services numériques, et à l'État des principes de politiques publiques pour limiter cet impact. Ces outils sont destinés à la fois aux pays en développement et aux pays développés.
RETROUVER UNE CAPACITÉ À INTERROGER L’UTILITÉ SOCIALE ET ÉCONOMIQUE DE NOS COMPORTEMENTS
Il est nécessaire de retrouver une capacité individuelle et collective à interroger l’utilité sociale et économique de nos comportements d’achat et de consommation d’objets et de services numériques, et d'adapter nos comportements en conséquence. La sobriété numérique doit être adoptée comme un principe d'action. La pression de l’offre (GAFAM, BATX*) et les attentes de croissance du PIB associées à la numérisation ne peuvent servir de seuls juges dans la sélection des projets numériques.
Les entreprises ont un rôle clé à jouer, et beaucoup à gagner – notamment la poursuite durable de leur transition numérique et la limitation des coûts.
Dans les pays en développement, les gains économiques, environnementaux et sociaux potentiels promettent d’être plus importants, car les infrastructures y sont encore largement à créer.
Dans les pays développés, il serait grand temps de s’interroger davantage sur les multiples facettes – sociales, sanitaires, etc. – de la surconsommation numérique, en complément de l'impact environnemental généré. Chiche ?
GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), BATX (Baidu, Alibaba, Tencent Xiaomi)
Le rapport « Pour une sobriété numérique » du think tank The Shift Project est le fruit d’un groupe de travail dirigé par Hugues Ferreboeuf (https://theshiftproject.org/lean-ict/) , ingénieur polytechnicien et diplômé de Télécom ParisTech qui a dirigé plusieurs sociétés du secteur numérique. Le groupe de travail est composé d'universitaires, d'experts et de professionnels du secteur : Françoise Berthoud (CNRS, GDS EcoInfo), Philippe Bihouix (exp. métaux), Pierre Fabre (AFD), Daniel Kaplan (FING), Laurent Lefèvre (INRIA), Alexandre Monnin (INRIA, ESC-Clermont Origens Medialab), Olivier Ridoux (IRISA, Université de Rennes), Samuli Vaija (exp. ACV), Marc Vautier (exp. éco-conception), Xavier Verne (exp. grands projets informatiques), Alain Ducass (exp. énergie et numérique en Afrique), Maxime Efoui-Hess (TSP), Zeynep Kahraman (TSP).
Contact : Jean-Noël Geist, Chargé des affaires publiques, The Shift Project - jean-noel.geist@theshiftproject.org | 06 95 10 81 91
The Shift Project (http://www.theshiftproject.org/fr) , association reconnue d’intérêt général, est un think-tank dont la mission est d’éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique en Europe. ÉCLAIRER : nous constituons des groupes de travail autour des enjeux les plus délicats et les plus décisifs de la transition ; INFLUENCER : nous faisons la promotion des recommandations de nos groupes de travail auprès des décideurs politiques et économiques. The Shift Project est soutenu par de grandes entreprises françaises et européennes qui veulent faire de la transition énergétique leur priorité stratégique.
Arnaud du Crest
De l’huile de roche à l’huile de coude. Décarboner l’économie en diminuant le chômage
ndlr : connu /B-5) de .../Communs/Bernard_Fortier/Dotation_universelle_2.odt venu de son mel à [echanges] le 17/08/2018 15:10
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