Arnaud du Crest
De l’huile de roche à l’huile de coude. Décarboner l’économie en diminuant le chômage
ndlr : connu /B-5) de .../Communs/Bernard_Fortier/Dotation_universelle_2.odt venu de son mel à [echanges] le 17/08/2018 15:10
Membre potentiel de PLPDLA ? ACT
Dire que la terre est une planète humaine devient chaque jour plus vrai. Les humains sont le produit de la Terre, et la Terre est à son tour le produit des humains. C’est ce que de nombreux experts en géoscience expriment quand ils déclarent que la Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique: l’Anthropocène, l’âge des humains.
...
Accélérer seulement le découplage ne suffira pas à garantir plus de nature sauvage. Encore faut-il une politique de conservation, et un mouvement en faveur des régions sauvages, qui exigent plus de nature sauvage pour des motifs esthétiques et spirituels. Conjointement au découplage des besoins matériels des humains avec la nature, établir un engagement durable pour préserver les régions sauvages, la biodiversité, et une mosaïque de beaux paysages, nécessitera de créer un lien émotionnel plus profond avec ceux-ci.
- Nous affirmons que les humains ont le besoin et la capacité de conduire un découplage accéléré, volontaire, et conscient. Le progrès technologique n’est pas inévitable. Découpler les impacts environnementaux de la production économique, ce n’est pas juste une affaire d’innovation orientée par le marché et d’une réponse efficace à la pénurie. La longue histoire de la transformation humaine des environnements naturels à travers la technologie a commencé bien avant que n’existe un marché ou un signal de prix. Grâce à l’accroissement de la demande, à la pénurie, à l’inspiration, et aux heureux hasards, les humains ont remodelé le monde depuis des millénaires.
Les solutions technologiques aux problèmes environnementaux doivent également être considérées dans un contexte social, économique et politique plus large. Nous pensons contreproductif, pour des nations comme l’Allemagne ou le Japon, et des états comme la Californie, de fermer leurs centrales nucléaires, d’accroître la consommation en carbone de leurs secteurs énergétiques, et de lier leurs économies aux combustibles fossiles et à la biomasse. Toutefois, ces exemples soulignent clairement que les choix technologiques ne seront pas déterminés par des organismes internationaux lointains, mais plutôt par les cultures et les institutions locales.
Les processus de modernisation sont loin d’être achevés, même dans les économies les plus avancés. La consommation des biens matériels vient juste d’atteindre son pic dans les sociétés les plus riches. Le découplage du bien-être humain avec les impacts environnementaux va demander un engagement durable dans le progrès technologique et une adaptation continue des institutions sociales, économiques et politiques, en accompagnement de ces changements.
Accélérer les progrès technologiques demandera la participation active du secteur privé, des entrepreneurs, de la société civile, et de l’état. Tout en rejetant les fausses planifications des années 50, nous continuons à souhaiter un rôle fort des pouvoirs publics, pour faire face aux problèmes environnementaux et accélérer l’innovation technologique, particulièrement la recherche pour développer des technologies meilleures, les subventions et autres mesures pour les aider à intégrer le marché, et les règlementations qui atténuent les dangers environnementaux. Une collaboration internationale autour de l’innovation et des transferts technologiques est indispensable dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie.
- Nous offrons ce manifeste, convaincus que la prospérité de l’humanité et une planète écologiquement dynamique sont, non seulement possibles, mais aussi inséparables l’une de l’autre. En nous engageant dans les processus réels, déjà en cours, qui ont commencé à découpler le bien-être humain de la destruction de l’environnement, nous affirmons croire qu’un tel futur peut être réalisé. Ce faisant, nous affirmons une vision optimiste des capacités humaines et du futur.
Notre espoir est que ce manifeste puisse contribuer à améliorer la qualité et la teneur du dialogue sur la manière de protéger l’environnement au XXIe siècle. Trop souvent, les discussions ont été dominées par les extrêmes, et proies au dogmatisme qui, à son tour, alimente l’intolérance. Nous accordons de la valeur aux principes libéraux de la démocratie, de la tolérance, et du pluralisme pour eux-mêmes, en même temps que nous affirmons qu’ils sont aussi les clés pour réaliser un remarquable Anthropocène. Nous souhaitons que ce manifeste face avancer le dialogue sur la meilleure façon d’établir une dignité humaine universelle, sur une planète faite de biodiversité et de prospérité.
Traduit par John Laurie, un ingénieur britannique qui vit et travaille en France. Son blog http://energieduthorium.fr, à destination des francophones, donne informations et actualités sur la fission liquide et le thorium.
fait avec Powered by Squarespace
NDLR :
Site Multilingues modèle ? non car seul le manifesto multilingues, tout le reste est en anglais cf http://www.ecomodernism.org/responses/
que des anglosaxons ?!
Je reposte mon commentaire d'août 8, 2018 à 2:17 que je ne vois pas :
"
Bonjour,
merci pour cet excellent billet qui recoupe de nombreux aspects que je partage. Cependant, j’ai un regret : que vous ne disiez pas un mot sur le climat, les émissions de gaz à effet de serre et le fait que nous avons basculé dans l’anthropocène, ce qui change TOUT.
J’ai constaté à bien des reprises à quel point les ingénieurs ont du mal à sortir d’une forme de toute puissance juvénile qui les fait tomber dans une forme d’addiction à la technologie pour la technologie et que je résumerai par « s’éclater par la tech ou éclatech » !
J’ai conscience que votre angle était l’industrie et les technologies. Mais tout de même. Avant d’aller plus avant, je vais aller lire vos autres écrits car peut-être l’avez-vous déjà fait ailleurs…
Un collègue ingénieur qui milite à La France Insoumise et aimerait coopérer avec vous pour PRENDRE LE PARTI DE L’ANTHROPOCÈNE :
Peuples et sociétés sont dépossédés de leurs moyens d’existence à travers le monde par la destruction de leur environnement. Face à cet écocide, comment repenser les droits de l’homme ?
L’écocide (fait de détruire la « maison Terre ») n’est pas un crime de plus, s’ajoutant à toutes les autres atteintes aux droits humains. Il est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. D’ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis.
Aussi est-il urgent de revendiquer de nouvelles formes de responsabilité et de solidarité. Urgent de redéfinir un nouveau sens et de nouveaux cadres à l’action humaine au sein des limites planétaires. Le droit international doit se métamorphoser et s’universaliser autour d’une nouvelle valeur pivot, l’écosystème Terre, en reconnaissant un cinquième crime international, le « crime d’écocide ».
Valérie Cabanes est juriste en droit international, spécialisée dans les droits de l’homme. Après deux décennies dans des ONG de terrain sur les droits de l’homme, elle est porte-parole du mouvement End Ecocide on Earth. En 2015, elle a contribué à la rédaction du projet de Déclaration universelle des droits de l’humanité remis à François Hollande ainsi qu’à deux ouvrages collectifs, Crime climatique, stop ! (Seuil, 2015), Des droits pour la Nature (Utopia, 2016).
« Le livre de Valérie Cabanes est un livre de combat. Un combat juridique et existentiel, à la fois au long cours et face à l’urgence. »
Extrait de la préface de Dominique Bourg
Sciences humaines
Essais
Anthropocène
Date de parution 06/10/2016
20.00 € TTC
368 pages
EAN 9782021328615
Tags : changement climatique , énergie fossile , ENR , Transition énergétique
Conférences Utopia
Conférencière : Corinne Vezzoni, architecte, prix Femmes Architectes en 2015
Discutants : Christophe Laurens de l’Institut Momentum, enseignant dans le master Alternatives urbaines de Vitry/Seine et Jean-Pierre Hardy, conseiller municipal d’Auzeville
Cette conférence a eu lieu à Paris le 12 décembre 2017
La ville intensive n'est plus compatible avec l'anthropocène,
Frédéric Mas présente un point de vue intéressant mais cantonné à une vision juridique partiale.
En effet, il élude un point essentiel : sans les zadistes, les terres et la zone humide auraient été perdues pour un aéroport. Ainsi ils ont acquis un droit à poursuivre l’expérimentation. C’est un point d’autant plus précieux qu’il contribue à un Commun bien plus important: celui du climat, en amenant des pratiques de vie émettant nettement moins de gaz à effets de serre.
Conclusion : tout ce qui empêche les zadistes de poursuivre une expérimentation cadrée mais pas étouffée, sera étiqueté climaticide (ou écocide). Ce terme désignant toute personne qui aura arrêté ou retardé la mise en œuvre des mesures conservatoires pour rester en deçà de 1,5°C de réchauffement climatique à la fin du siècle.
C’est MAINTENANT que ces mesures conservatoires à la hauteur de l’enjeu doivent être décidées collectivement et mises en œuvre sans délai.
Où sont-elles listées et datées, partagées par le plus grand nombre ?
À ma connaissance, il n’y a qu’une ébauche et c’est tout : https://wp.me/p7HNdj-2x
Merci d’apporter votre pierre à l’édifice au lieu de chercher des noises à des zadistes sans doute bien imparfaits mais qui au moins ont stoppé un grand projet inutile imposé, eux.
‘les problèmes du 21ème siècles ne se règleront pas avec un droit du 20ème…’
Nous vivons une période perturbante et pourtant exceptionnelle,…
Posté par Alain Grandjean - ( 0 ) Commentaires
… confrontés à des menaces de tous ordres (terroristes, géopolitiques, politiques avec la montée de l’extrême-droite en Europe, économiques avec un chômage endémique, écologiques – changement climatique, érosion de la biodiversité ,…). Il ne s’agit pas d’une simple crise mais d’une transition majeure liée en particulier au poids croissant de l’humanité sur la biosphère qui vaut à l’ère géologique actuelle d’être dénommée anthropocène.
De cette transition peut naître le meilleur (des humains solidaires entre eux et avec la Nature) ou le pire (la multiplication et l’amplification des conflits et la destruction de la biosphère). Dans ce contexte les leviers vers une issue positive sont multiples. Mais ils sont tous de l’ordre de la rupture par rapport à un « logiciel » dominant, notamment dans le domaine économique, qui ne permet pas d’interpréter correctement le réel ni d’agir efficacement.
Ce blog nous invite à s’engager dans une véritable révolution culturelle. Elle ne va pas de soi. Qui peut prétendre aujourd’hui détenir la vérité ? En revanche nous disposons aujourd’hui de suffisamment d’informations suffisamment étayées pour fonder un diagnostic, une critique de la « pensée dominante » et proposer des pistes de solutions, que ce soit au plan économique ou financier qui sont les priorités de réflexion dans ce blog…à la frontière entre la réflexion « grand angle » et le lobbying politique qui vise à faire passer des mesures opérationnelles compte-tenu des rapports de force.
L’année 2015 qui se conclura à Paris avec la conférence sur le Climat (dite COP21) va sans aucun doute permettre d’améliorer la prise de conscience sur le changement climatique, un des fronts majeurs de la transition. Elle devrait permettre aussi de voir les initiatives se multiplier et des solutions innovantes émerger. Souhaitons donc qu’elle soit l’occasion de réaliser un « banc d’essai ».
ndlr : pour lui, la cause est la surpopulation ?! et pas les émissions massives de GES ?!
La situation est si grave qu’on ne peut plus attendre. En janvier, Reporterre et Audrey Vernon ont organisé une grande rencontre à Paris : des comédiennes et comédiens y ont lu des textes forts de Paul Watson, Fabrice Nicolino, Vandana Shiva, Hervé Kempf, Derrick Jensen… Une soirée exceptionnelle, dont voici la vidéo et les écrits. Un concentré d’énergie pour s’engager.
Le Parti de l’anthropocène est un projet né en France en novembre 2017 des Centristes insoumis affiliés au mouvement « La France insoumise ». Il a pour vocation de rassembler toutes celles et ceux – insoumis ou non – qui ont compris l’importance du temps long pour faire advenir les conditions de vie sur terre pour tous les êtres humains sous la nouvelle ère géologique appelée « anthropocène ». Conséquence des émissions inconsidérées de gaz à effet de serre, l’humanité est entrée dans une course contre la montre où chaque minute compte pour réussir à changer individuellement ET collectivement nos modes de vie avant qu’il ne soit trop tard. Point majeur : cesser au plus vite d’exploiter les ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz, etc). Pour ce faire dans la joie et la bonne humeur, inventer l’avenir… Créer les conditions d’une vie heureuse sobre en énergie et matières, mettre l’accent sur la condition humaine, la biologie, l’écologie, toutes sciences qui auront démontré leur capacité à avoir un meilleur rendement et des propriétés physico-chimiques, mécaniques, etc, tout à fait capables de permettre à l’homme d’avoir des conditions de vie adaptées et dignes des civilisations les plus avancées qui auront jamais vécu sur terre.
Première version
(l'idée de parti politique est laissée de côté. Définitivement ? L'avenir le dira...)
Le Parti de l'anthropocène est un projet de parti politique né en France en novembre 2017 au sein du mouvement "La France insoumise". Il a pour vocation de rassembler toutes celles et ceux - insoumis ou non - qui ont compris l'importance du temps long pour faire advenir les conditions de vie sur terre pour tous les êtres humains sous la nouvelle ère géologique appelée "anthropocène". Conséquence des émissions inconsidérées de gaz à effet de serre, l'humanité est entrée dans une course contre la montre où chaque minute compte pour réussir à changer individuellement ET collectivement nos modes de vie avant qu'il ne soit trop tard. Point majeur : cesser au plus vite d'exploiter les ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz, etc). Pour ce faire dans la joie et la bonne humeur, inventer l'avenir... Créer les conditions d'une vie heureuse sobre en énergie et matières, mettre l'accent sur la biologie, l'écologie, toutes sciences qui auront démontré leur capacité à avoir un meilleur rendement et des propriétés physico-chimiques, mécaniques, etc, tout à fait capables de permettre à l'homme d'avoir des conditions de vie adaptées et dignes des civilisations les plus avancées qui auront jamais vécu sur terre.
Lien court : https://frama.link/parti-de-lanthropocene
les discours majoritaires, confortés par le concept indifférencié d’anthropocène, escamotent la différenciation des responsabilités selon les groupes sociaux, comme si une personne aux revenus modestes polluait autant qu’un patron d’une multinationale. Nous verrons dans un premier temps que l’approche indifférenciée est inique en plus d’être injuste.
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on sait bien que les dégradations écologiques et leurs impacts sur le climat ne sont pas le fait de la majorité de la population mondiale. L’effet pervers du concept d’anthropocène est qu’il évacue la différenciation des impacts et des responsabilités entre les peuples, les classes et les genres en plus de passer sous silence des choix politiques historiques comme la prééminence du pétrole en matière énergétique.
Voilà pourquoi certains scientifiques ont estimé qu’il était nécessaire de compléter le concept d’anthropocène en répondant qu’il s’agit avant tout, et jusqu’à une période récente d’un « occidentalocène ».
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Alors que la moyenne tolérable d’émission de gaz à effet de serre est de 600 kg par an et par habitant, un habitant des États-Unis émet en moyenne 5 tonnes de GES, contre 2 tonnes pour un européen, et… 60 kg pour un habitant du Bangladesh.
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pendant que la population humaine décuplait, le capital était multiplié par 134 entre 1700 et 2008 selon Thomas Piketty2, ce qui a conduit des auteurs3 à émettre la thèse d’un « capitalocène ». Serait-ce donc cette logique d’accumulation des capitaux aux mains d’une minorité qui serait en grande partie responsable de la transformation de la terre ?
Première édition des Rencontres de France Audacieuse avec Madame Corinne Lepage, Avocate, ancienne ministre, ancienne députée européenne, autour du thème « Industrie et Développement Durable », le 28 septembre 2017, en partenariat avec la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.