INTERVIEW - Réforme des retraites, mobilisation sociale, crise interne au sein du mouvement mélenchoniste : la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée, Mathilde Panot, répond au JDD.
La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, lors de la manifestation contre la vie chère en octobre dernier
La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, lors de la manifestation contre la vie chère en octobre dernier © Chang Martin/SIPA
Les partis de la Nupes organisent un premier meeting commun mardi soir à Paris contre la réforme des retraites. Deux jours avant la première journée de mobilisation syndicale, quel message voulez-vous envoyer ?
Le message le plus important est de montrer que nos quatre formations politiques - et la Nupes dans son ensemble - vont se retrouver pour ce qui va être un grand rendez-vous du fil de l’Histoire. Avec ce meeting, et ensuite partout dans le pays, nous irons mettre nos écharpes à disposition de la grande mobilisation contre la réforme des retraites pour faire reculer le gouvernement. Car cette réforme est non seulement inutile mais aussi profondément injuste, antiféministe et même anti-écologique.
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Entre la crise interne à La France insoumise et l’appartenance du PS à la Nupes discutée au cœur du congrès interne du parti , votre alliance est-elle encore unie ?
Dans le programme partagé de la Nupes, nous nous retrouvons sur la retraite à 60 ans. C’est aussi une manière de porter un contre-projet de société. Ce que nous voulons dire au peuple français, c’est qu’il n’y a aucune fatalité à faire une énième réforme des retraites. Oui, il y a une alternative, un autre monde possible : c’est celui de ramener la retraite à 60 ans pour travailler tous, travailler moins, travailler mieux.
"On a, depuis longtemps, l'habitude des petites phrases de Fabien Roussel"
Le socialiste Olivier Faure prône, personnellement, la retraite à 60 ans, mais dit aussi être favorable à la réforme Touraine, qui impose la nécessité de devoir cotiser 43 ans. Vous n’êtes donc pas totalement alignés…
On ne s’en cache pas. Dans le programme partagé, il est bien marqué 40 annuités mais ça n’est pas la position actuelle du Parti socialiste. Le fait, déjà, de partager le retour de la retraite à 60 ans est un point d’appui important et que l’on cultive.
Mardi soir, le numéro 1 du PCF, Fabien Roussel sera présent à votre meeting. Ce dimanche pourtant, il n’a pas épargné La France insoumise. Dans le JDD , il estime que « la gauche Mélenchon a atteint un plafond de verre » et juge que votre manifestation du 21 janvier arrive comme « un cheval dans la soupe ». Que lui répondez-vous ?
On ne va pas se mentir. On a, depuis longtemps, l’habitude des petites phrases non pas du Parti communiste mais de Fabien Roussel lui-même. Ces phrases sont éloignées de ce que nous construisons ensemble au sein de la Nupes, où les liens qui se sont créés sont réels et durables. Ce ne sont pas des liens de façade et cela va au-delà des petites phrases.
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Plusieurs autres responsables socialistes et écologistes ont émis des réserves sur votre appel à manifester le 21 janvier , au côté d’organisations de jeunesse. Les comprenez-vous ?
Je comprends que les syndicats aient une place extrêmement importante dans le combat qui commence. Ce sont des formes d’actions complémentaires, qui n’ont pas les mêmes objets et permettent notamment à celles et ceux qui ne peuvent pas venir en semaine de pouvoir venir défiler le week-end. Si l’on prend Europe Ecologie-Les Verts, le parti en tant que tel ne participera pas au défilé de samedi, mais les jeunes écologistes sont parmi les initiateurs. Je n’oppose pas les formes, elles sont complémentaires.
Fait inédit depuis douze ans, huit syndicats appellent ensemble à une première journée de mobilisation ce jeudi. Qu’attendez-vous de cette journée ?
Cette unité intersyndicale est inédite. Au vu des échos qui nous reviennent de nos actions sur les marchés ou en porte-à-porte, je crois que ça va être une grosse journée d’action et le point de départ de mobilisations. La seule manière de faire reculer le gouvernement, c’est de faire nombre.
"On arrive à un moment où l'étincelle peut prendre n'importe où "
Fabien Roussel espère un million de Français dans les rues . Quelle serait, selon vous, l’ampleur d’une mobilisation réussie ?
En 2019 et 2020 (lors de la précédente réforme avortée en raison du Covid, NDLR), jusqu’à 2 millions de personnes s’étaient déplacées dans les rues. Aujourd’hui, d’après les sondages, 80 % des gens sont contre cette réforme. Voilà ce que nous allons leur dire : il n’y aura aucune fatalité s’il y a un rapport de force populaire contre le gouvernement. Grâce à notre mobilisation, nous pouvons forcer le gouvernement à reculer.
Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, ne semble pas partager vos pronostics. « Le gouvernement ne se projette pas dans l’idée d’une mobilisation massive », a-t-il déclaré mercredi dernier…
Ces gens sont complètement déconnectés. Aviez-vous déjà vu dans votre vie des mouvements d’artisans bouchers, de boulangers ? Des secteurs qui ne se sont jamais mobilisés se lèvent pour dire « maintenant, ça suffit, c’est trop ». L'hôpital public s’effondre, des familles ne peuvent plus payer la cantine de leurs enfants… On arrive à un moment où l’étincelle peut prendre n’importe où. Quand on parle de voler du temps de vie aux gens - car c’est ça que le gouvernement est en train de faire -, l’arrogance et la résignation ont des limites. J’espère qu’ils vont redescendre de leur tour d’ivoire.
"C'est le gouvernement qui est responsable du chaos dans ce pays "
Ministres et responsables de la majorité ont appelé les syndicats à la « responsabilité », les enjoignant à ne pas « bloquer » le pays. Que leur répondez-vous ?
Combien de fois n’avons-nous pas entendu parler de grévistes qui prennent en otage la France… C’est du très classique ! Mais la question se pose autrement. Pourquoi doit-on en arriver à des rapport de force aussi forts ? Si le gouvernement était raisonnable, il arrêterait de passer en force sur un sujet sur lequel tous les syndicats sont vent debout. C’est le gouvernement qui est responsable du chaos dans ce pays. Il devrait commencer par retirer leur réforme. Ce serait un signe d’apaisement qui éviterait de bloquer le pays.
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Ce lundi, la CGT énergie a dit envisager des coupures ciblées contre les élus qui soutiennent la réforme. Qu’en pensez-vous ?
Cibler des lieux de pouvoir pour se rendre compte de ce qu’est une coupure d’électricité, ce n’est pas dans le répertoire d’action de la France Insoumise mais c’est un mode d’action symbolique. J’admire les formes d’actions comme lorsque GRDF a fait grève et a rétabli l’électricité ou le gaz chez les familles à qui on avait tout coupé.
Vous avez réuni ce lundi le premier conseil politique de La France insoumise. Alexis Corbière, Clémentine Autain ou encore Raquel Garrido disent ne pas avoir été conviés. La crise interne au sein de votre parti ne risque-t-elle pas de peser sur l’unité de la mobilisation ?
Chacun d’entre nous a une haute idée de la responsabilité historique que nous avons. Non seulement nous sommes le premier mouvement à gauche, mais nous sommes aussi à un moment où des millions de gens comptent sur nous. Je crois que tout le monde est bien conscient de cela.
Connu / TG le 17/01/23 à 13:43
Connu / TG le 17/01/23 à 16:04
Par IK, publié le 22 janvier 2023 à 21h04, modifié à21h43.
Le direct de Charente Libre de la soirée électorale de premier tour de la législative partielle sur la première circonscription de la Charente. Avec les candidats et nos journalistes.
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Ndlr : le journaliste n'a pas demandé au RN s'il appelle à voter pour un candidat pour le 2ème tour ?
Législative première circonscription de la Charente. Les résultats commune par commune.
Thomas Mesnier arrive en tête de ce premier tour avec 35,54 % des voix juste devant René Pilato avec 35,36%. Seulement 42 voix séparent les deux candidats qualifiés pour le 2e tour.
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Publié le 22/01/2023 à 19h24 / Écrit par Céline Serrano .
Bureau de vote à la mairie d'Angoulême • © A.Keirle/France 3 Poitou-Charentes
Clés : Angoulême Charente Nouvelle-Aquitaine
Les électeurs de la première circonscription de Charente étaient appelés à retourner aux urnes ce dimanche 22 janvier, pour cause d'élection annulée. Ils sont très peu à s'être déplacés.
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Un projet de site d'« engraissement » de 1.400 places de porcs bio à Aubigny vient d’être soumis à une consultation ...
Connu / TG le 22/01/23 à 11:50
INFO LE FIGARO - Plusieurs centristes du MoDem vont déposer un amendement pour augmenter le temps de ...
Connu / TG le 22/01/23 à 16:04
Par Thomas Snégaroff
Pour cette 3e séance du cycle de rencontres “Dématérialiser pour mieux régner”, organisé par le Mouton numérique, il a été à nouveau question d’interroger les orientations politiques qui se cachent derrière les outils numériques. Les technologies complexifient les démarches pour renforcer le contrôle et restreindre l’accès aux droits, rappelle Maud du Mouton. Et c’est incontestablement le cas des technologies de scoring mises qui révèlent en creux l’idéologie du “gouvernement des pauvres” que pratique la Caisse d’allocations familiales (CAF).
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Deux des membres de la Quadrature du Net, venus présenter le travail spécifique que réalise l’association de défense des libertés fondamentales sur les questions de dématérialisation, rappellent que la Quadrature s’est longtemps battue contre la surveillance privée, la surveillance d’État et la surveillance policière. S’intéresser à d’autres formes de surveillance et d’administration est resté longtemps une préoccupation de basse intensité. L’intérêt est devenu plus manifeste quand on a rencontré quelqu’un qui a été radié parce qu’il ne souhaitait pas communiquer avec Pôle Emploi autrement que par courrier papier, ce qui a permis à la Quadrature de rencontrer le collectif Stop Contrôle. Mais c’est le livre du sociologue Vincent Dubois (Contrôler les assistés : genèses et usages d’un mot d’ordre, Raison d’Agir, 2021) qui a pointé l’ampleur systémique du problème.
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Les pauvres coûtent-ils trop chers ?
Pour Bernadette Nantois de l’Apiced et de l’association Changer de Cap, la surveillance des plus démunis est l’expression d’une logique néolibérale qui vise à réduire les coûts des dépenses publiques. Elle fait écho à la multiplication des obstacles pour accéder aux droits, aux législations pour les réduire…
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Sur l’objectif proprement financier, on constate que le contrôle ne produit pas tant de rentrées d’argent que ça, par rapport aux autres formes de fraudes et de contrôles. Les travaux d’Alexis Spire ont montré, qu’alors qu’on durcit les règles du contrôle social et qu’on élargit la définition de la fraude, on a allégé les règles du contrôle fiscal. On est passé de 500 à 700 contrôleurs dans les CAF alors qu’aux impôts, dans le même temps, les effectifs ont décliné.
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Pour la Quadrature, le non recours vise surtout à mieux justifier un contrôle renforcé. Voilà 10 ans qu’ils auraient pu le faire et jusqu’à présent, cela les arrangeait bien de ne pas le faire. Désormais, le non recours risque surtout d’être la pilule pour faire accepter le scoring. Dans la foule, quelqu’un s’énerve : on est toujours le fraudeur d’un autre. Or il n’y a pas de bons fraudeurs ni de mauvais fraudeurs. La fraude repose sur une logique travailliste, qui nous pousse à travailler et à contrôler. Moi, c’est à gauche que j’ai entendu parler du renforcement de la lutte contre la fraude, en oubliant totalement la lutte contre la logique de contrôle ! Effectivement, la logique de contrôle a tout emporté avec elle, nous faisant oublier qu’elle était certainement bien moins productive, socialement, qu’une générosité qui repose sur la confiance.
Hubert Guillaud
La prochaine réunion du Mouton Numérique pour le cycle dématérialiser pour mieux régner aura lieu le 2 février 2023 et portera sur le contrôle social en Europe.
Nos comptes-rendu des séances du cycle “Dématérialiser pour mieux régner” :
- Dématérialisation et non recours, 25 octobre 2022.
- Ce que la dématérialisation fait au travail social, 24 novembre 2022.
- Le contrôle social automatisé dans la plus grande opacité, 19 janvier 2023.
Le préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier, a reconnu dans un entretien accordé le 17 janvier au quotidien ...
Connu / TG le 20/01/23 à 11:25
Connu / TG le 17/01/23 à 03:36
22.682 signatures (25 404 au 6/2/23) - 363 commentaires
Auteur(s) : SOS Forêt
Destinataire(s) : Assemblée nationale, Sénat, Ministères
La pétition
Le territoire de Coteaux et Landes de Gascogne et ses 2000 hectares, Saucats en Gironde et ses 1000 hectares, la montagne de Lure dans les Alpes de Haute Provence et ses 500 hectares, Loulle dans le Jura et sa centaine d'hectares, Réauville, Grignan, Roche-les-Arnauds...
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Jamais l'urbanisation en France n'aura été si forte que sous la pression des industriels du solaire !
La forêt est pourtant la seule énergie réellement verte et elle est aussi un puits de carbone, une centrale de dépollution de l'eau, de l'air et du sol, un habitat partagé pour la faune et la flore... Et elle fait tout cela gratuitement !
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Connu / TG le 20/01/23 à 19:27
Communiqué de presse de Chantal Jouanno, Présidente de la CNDP, et de Michel Badré, Président du débat public "nouveaux réacteurs nucléaires et projet Penly".
Connu / TG le 20/01/23 à 13:20
Au-delà du nom des finalistes, le taux de participation sera scruté de près, ce dimanche, sur ...
Connu / TG le 21/01/23 à 13:06
« Nous devons avoir une guerre d’avance », a expliqué Emmanuel Macron, vendredi 20 janvier, à Mont-de-Marsan, lor ...
Connu / TG le 21/01/23 à 10:56
Connu / TG le 20/01/23 à 22:17
Les élections d'Eléonore Caroit (Renaissance) et Karim Ben Cheikh (Ecologiste), sont annulées par le Conseil constitutionnel "en ...
Connu / TG le 20/01/23 à 16:42
Ndlr : affilié Generation.s donc NUPES
Alors que le pouvoir pariait sur la résignation des Français, le nombre de manifestants partout en France a surpris l’exécutif. Depuis ...
Extrait: Surveiller le durcissement de la contestation
Cet argumentaire dénote avec les déclarations passées du chef de l’Etat. « Je sais que nombre de nos compatriotes ont voté pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l’extrême droite, disait le président réélu le 24 avril 2022. J’ai conscience que ce vote m’oblige pour les années à venir. » Neuf mois plus tard, place à la « détermination », prévient-il depuis l’Espagne.
Le pouvoir s’était donné pour repère la dernière grande manifestation de décembre 2019 contre la création d’un système de retraites à points, en espérant que celle de jeudi ne dépasse pas les 800 000 manifestants. A l’aube, autour de la première ministre, Elisabeth Borne, on se réjouissait d’un taux de grève plus bas qu’à l’époque. Mais très vite, les chiffres venus de Toulouse (36 000), de Nantes (25 000) ou de Lyon (23 000), de nombreuses villes moyennes et de petites communes, ont fait tressaillir l’exécutif.
Au fil de la journée, le pouvoir tentait de minimiser la colère. A Matignon, on trouvait la physionomie des cortèges « très syndicale », ressemblant « peu à monsieur et madame tout le monde », pour distinguer le défilé en gilets fluo de l’opinion publique – pourtant majoritairement opposée au projet gouvernemental.
Démenti par l’ampleur de la mobilisation dans tout le pays, le gouvernement s’attache désormais à surveiller la durée et le durcissement de la contestation, appelée par les syndicats à se répéter le 31 janvier. Les précédents mouvements sociaux massifs – contre le contrat première embauche en 2006 ou le plan Juppé sur les retraites en 1995 – avaient mis plusieurs mois à se déployer.
Connu / TG le 20/01/23 à 09:40
46 salariés de la centrale nucléaire de Civaux exposés à des poussières radioactives
Quarante-six salariés de la centrale de Civaux mobilisés sur le chantier de maintenance du deuxième réacteur ont été exposés à ...
Connu / TG le 19/01/23 à 20:05