Thomas Porcher, économiste, signataire du manifeste des Économistes atterrés, et auteur de nombreux essais dont « Les Délaissés » et « Traité d’économie hérétique » débunke chaque semaine, sur le plateau du Média, les fausses évidences des gardiens du temple néolibéral. À l'occasion, d'autres économistes et praticiens de l'économie viennent répondre aux questions du Média dans le cadre de ce module.
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porcher ! L’Instant Porcher c’est un petit moment qu’on se prend, entre nous, avec Thomas Porcher, chaque semaine pour décrypter l’actualité. Car on le sait, les discours sont politiques et les comprendre est un véritable enjeu démocratique.
Au programme aujourd’hui, La France bouge, manif, bloque ! Mardi 7 mars, 3,5 millions de personnes ont manifesté en France selon la CGT, 1,28 million selon la police. Dans les deux cas, il s’agit de la plus grande mobilisation sociale depuis plus de 50 ans et même peut-être de la plus grosse mobilisation sociale de l’histoire de France, selon Alessio Motta, enseignant-chercheur spécialiste des mobilisations et animateur du site mobilisations.org.
Et après ? Dans un mouvement social qui se veut de longue haleine comme celui qui a officiellement démarré mardi, les jours suivants sont décisifs. On se demande si l’effort de grève va se tasser une fois les démonstrations de forces du premier jour passées. Le pouvoir, les bases militantes, tout le monde est en observation. Et Le Média aussi. Solidaires, CGT, révolution permanente, le NPA, les orga de jeunesses, les électriciens et gaziers, l’énergie et bien d’autres appellent à la grève reconductible ou générale, au blocage de l’économie.
C’est aussi une grève où l’imagination est au pouvoir, avec des opérations “Robin des Bois”, c’est-à-dire la fourniture de l’électricité gratuite aux foyers en difficulté qui n’arrivent plus à payer leurs factures, mais aussi aux associations et organisations oeuvrant pour l’intérêt général. Mais également des coupures ciblées, comme mercredi dernier à la permanence du président du Sénat, Gérard Larcher, qui n’en revient toujours pas. Des blocages prennent forme depuis mardi devant des dépôts de bus, zones industrielles, raffineries, péages, lycées et facs, fortement réprimés. Retour sur cette journée historique et ses après où le gouvernement essaie de diviser bons grévistes et mauvais grévistes. La lutte doit-elle se radicaliser tant le gouvernement ne bouge pas ? On analyse tout cela.
En pleine réforme des retraites, Emmanuel Macron s’est offert une petite tournée africaine. Le Président est rentré le 5 mars après 4 jours où il a fait : Gabon, Angola, Congo-Brazzaville, et République démocratique du Congo. Emmanuel Macron y allait avec de grandes ambitions : c’en est fini avec la Françafrique, l’ingérence et bienvenue les nouveaux partenariats égaux et l’amitié. Résultat : une visite qualifiée de fiasco, infructueuse, de paternaliste. On a même parlé de Tintin au Congo. On va aller voir pourquoi avec Thomas. C'est l'Instant Porcher.
Par Lisa Lap
Pour le Média, Cemil Sanli nous emmène une nouvelle fois prendre l’air. Et cette fois-ci, l'air risque bien d’être chargé en odeurs : d’abord celles des ordures qui envahissent Paris, mais surtout l'odeur de la colère des grévistes qui luttent contre la réforme des retraites dont le texte a été adopté manu militari par les sénateurs (majoritairement de droite) ce samedi peu avant minuit.
Ce matin, lundi 13 mars 2023, notre journaliste s'est rendu à l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine au bord du 13e arrondissement de Paris, où se mobilisent les éboueurs et autres travailleurs-euses du secteur qui bloquent le site depuis une semaine sur trois piquets de grèves.
Alors que ces derniers jours, politiques et éditorialistes mainstream se ont défilé sur les plateaux télé pour hurler à l'horreur. Le maire LR du 6e arrondissement de la capitale étant allé jusqu'à remettre en cause le droit de grève, face à un "risque sanitaire". Certains sont même allé jusqu’à exiger de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qu’elle fasse appel à un service de nettoyage privé afin de venir évacuer les déchets dans les rues...
Mais ne serait-ce pas là un risque de passer pour une casseuse de grève? Et puis, que pensent ces travailleurs essentiels habituellement silencieux et invisibles? Quelle est la véritable ampleur du phénomène de grève ici? Comment va évoluer cette guerre des ordures? C’est ce qu’on va voir dans ce nouveau reportage.
Par Cemil Şanlı
• 57 vues Avatar de la chaîne Par lemediatv
Les manifestations s’enchaînent dans le pays contre la réforme des retraites. Mardi 7 février marquait la troisième journée de mobilisation contre la réforme et le report de l’âge légal de départ à 64 ans.
L’intersyndicale revendique 2 millions de manifestants à travers toute la France quand le Ministère de l’Intérieur en dénombre 750 000. Les syndicats en comptaient 2,8 millions lors de la 2ème journée de mobilisation le 31 janvier et 2 millions lors de la première le 19 janvier selon l’intersyndicale. Il y avait tout de même pas moins de 200 points de rassemblement dans toute la France.
La grève, elle, a été moins suivie.
Les prochains rendez-vous de grève et manifestation sont le jeudi 16 février et surtout, l’intersyndicale annonce une journée pour "mettre la France à l'arrêt" le mardi 7 mars. On dirait que la stratégie d’une journée par semaine va sur durcir, avec pourquoi pas une grève reconductible, ou perlée, à voir. Décryptage de la mobilisation avec Thomas, avant de revenir sur une autre actu dont on entend beaucoup parler autour des retraites, c’est ce fameux minimum à 1200 euros par mois pour carrière complète promis par le gouvernement.
20,5 milliards de dollars de profits en 2022, mais quelle entreprise française réussit autant en temps de crise ? TotalEnergies bien sûr, vous aurez deviné.
Le géant pétrolier, après avoir atteint des profits record de l’ordre de 17 milliards d’euros déjà en 2021, ne fait que péter les scores en 2022 avec ces 19,5 milliards d’euros. De profits, pas de chiffres d’affaires, de profits.
L’inflation et la guerre en Ukraine sont très bénéfiques pour quelques uns. Ce record est permis grâce au gaz naturel liquéfié, qui est devenu une denrée importante avec la guerre en Ukraine, alternative au gaz russe.
Total qui ne se gêne pas pour se gaver d’argent public et ne pas payer d’impôt en France comme en 2019, 2020 et 2021. Le groupe précise à Franceinfo “qu’il paie cette année en France l’impôt sur les sociétés, contrairement en 2021, où il n’en avait pas payé car ses activités, notamment les raffineries, étaient déficitaires dans l'Hexagone”.
“Suite à ses profits mirobolants et excessifs, qu'annonce TotalEnergies? Une augmentation de la rémunération des actionnaires sur l'année 2022, environ 9,7 milliards d’euros, soit +40%, et des rachats d'action : pour un montant de 6,4 milliards d’euros, soit +250%”, écrit l’économiste Maxime Combes.
Selon Franceinfo, “TotalEnergies n'exclut pas de mettre en place de nouvelles ristournes, après avoir réduit le prix à la pompe dans ses stations-services l'an dernier. Le groupe réfléchit à la forme et au périmètre que cela pourrait prendre. L’ensemble des remises à la pompe lui avait couté autour de 600 millions d’euros”.
Au-delà de la crise économique, il est sans rappeler les scandales environnementaux et humains autour de Total : comme ses projets d’exploitation de champs gaziers en Afrique du Sud qui sont des bombes écologiques pour les pêcheurs locaux et l’état de l’Océan ; ou encore cette construction du plus long oléoduc chauffé du monde en Ouganda, au milieu de réserves naturelles exceptionnelles ; en Tanzanie aussi.
Évidemment la question de taxer ces superprofits revient sur la table, quand on sait que ce sont les usagers qui ont permis cette explosion tant il a subi les prix à la pompe mais aussi l’argent public reversé aux entreprises. Rappelons le, cet été notre ministre de l’économie Bruno Le Maire était plutôt frileux à parler de superprofits et disait “ne pas savoir ce que c’est”, quand Total annonçait plus de 17,7 milliards d’euros de profits sur le seul premier semestre 2022.
On analyse tout cela, c'est l'Instant Porcher.
Visibilité Publique
Publié originellement 13 février 2023
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée 21min 40sec
129 abonnés - 8+ - 24 vues - 2 commentaires PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
🗣️"On peut vraiment faire une bifurcation énergétique avec sobriété, avec des renouvelables, et puis on va surtout avoir une société beaucoup plus démocratique ou on définit nous-mêmes dans quelle genre de société on veut vivre [...] Donc sortons du #nucléaire !"
#Fukushima
Connue / https://twitter.com/ErsiliaSoudais/status/1635345111340158976
Ersilia Soudais ⚽🐢✌@ErsiliaSoudais
🗣️"On peut vraiment faire une bifurcation énergétique avec sobriété, avec des renouvelables, et puis on va surtout avoir une société beaucoup plus démocratique ou on définit nous-mêmes dans quelle genre de société on veut vivre [...] Donc sortons du #nucléaire !"
1 805 vues 1:57 7:20 PM · 13 mars 2023 · 6 154 vues 27 Retweets 8 Tweets cités 68 J'aime
- La vidéo complète est ici avec @yukitakahata @sdnfr
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Soutenu en partie par l'Ademe, le projet HydroScreen a souhaité caractériser la toxicité des cocktails de micropolluants dans l'eau. Dorothée Munoz-Gestin, du laboratoire Tame Water, et David Halter, de Lodiag, l'ont présenté au CGLE 2023.
Pour en découvrir davantage : https://www.actu-environnement.com/ae/news/effet-cocktail-micropolluants-nefaste-vivant-41199.php4&v=e38vFwu4kS4
« Aujourd'hui, d'un point de vue réglementaire, la toxicité des effets cocktail de certains micropolluants n'est pas pris en compte », a tenu à rappeler Dorothée Munoz-Gestin, directrice de Tame Water, à l'occasion du Carrefour des gestions locales de l'eau à Rennes. Son laboratoire de biosurveillance s'est allié au laboratoire Lodiag pour tenter de lever ce verrou à travers leur projet HydroScreen. En partie financé, à hauteur de 800 000 euros, par l'Agence de la transition écologique (Ademe) pour deux ans, ce dernier s'est attelé à prédire la toxicité d'un échantillon d'eau sur la base de la détection de certains cocktails de micropolluants (parmi 850 molécules déjà connues pour leurs effets bactéricides, herbicides ou fongicides).
Lodiag s'est chargé de la détection physico-chimique des substances et a confié l'évaluation de leur toxicité à Tame Water. Pour cela, ce dernier utilise des bioessais : des cultures in vitro de différents types d'organismes vivants (cellules animales ou végétales, des bactéries, des champignons, des levures, etc.). « Dans l'eau, certains micropolluants se retrouvent à des concentrations très basses, en dessous des seuils réglementaires et donc, a priori, des seuils de toxicité, a expliqué Dorothée Munoz-Gestin. Néanmoins, l'effet cumulatif de plusieurs d'entre eux peut avoir un effet “cocktail” néfaste sur le vivant. » Achevé en janvier 2023, le projet HydroScreen compte se poursuivre sous la forme de prestations analytiques pour les collectivités territoriales souhaitant améliorer leur suivi.
Connu / TG le 1/03/23 à 05:18
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Connu / TG le 12/03/23 à 13:29
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Connu / TG le 12/03/23 à 13:28
233 k abonnés - 3k+ - 57 147 vues - 425 commentaires
Imposteur du CLIMAT et lobbyiste du NUCLEAIRE
Invité quasiment sur presque tous les plateaux de télé et de radio, interviewé (la plupart du temps sans la moindre contradiction) dans de nombreux journaux, le bonimenteur Jean-Marc Jancovici, conteur de talent mais menteur sans état d’âme, fait une promotion éhontée de l’industrie nucléaire sous prétexte de "sauver le climat", ce dont il se moque en réalité totalement...
Pour lire ce document http://www.observatoire-du-nucleaire.org/IMG/pdf/les_mensonges_de_jancovici.pdf
Contre le Bruit et la Pollution de l'Aéroport de Bordeaux Mérigna
Aehdcna.fr, Association Eysino-Haillanaise
de Défense Contre les Nuisances de l’Aéroport
Connu / TG le 12/03/23 à 19:45
Connu / TG le 12/03/23 à 19:43
L'entretien d'actu
Notre regard singulier sur l'état de la France et la marche du monde. Au-delà des faits, le sens de l'actualité.
Si l’énergie a toujours été un sujet important pour les Françaises et les Français, il ne fait que prendre toujours plus de place dans le débat public. Surtout depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine par la Russie de Poutine. Néanmoins, la crise de l’énergie en France ne trouve pas uniquement sa source dans ce conflit dramatique. Bien au contraire. Les décideurs politiques français n’ont eu de cesse de maltraiter EDF, un géant unique en Europe si ce n’est au monde, qui a toujours attiré les appétits insatiables de la haute finance, dès sa création en 1946.
Avec l’ouverture à la concurrence en 2007 imposé par la très libérale Commission Européenne, l’Etat français a créé de toutes pièces un marché de l'électricité et du gaz vendu avec la promesse faite aux particuliers d’enfin pouvoir réaliser d’importantes économies. 15 ans plus tard, force est de constater sur nos factures que c’est tout le contraire qui s’est produit.
Entre temps, il y a eu la loi NOME venant réorganiser le marché des énergies en 2010, puis l’ARENH (pour Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique) en 2011 avec pour objectif d’encadrer le prix de revente de l’énergie produite par EDF à ses concurrents directs, les fameux fournisseurs alternatifs. Dispositif censé prendre fin en 2025… Date à laquelle ces fournisseurs alternatifs devraient être autonomes dans leur propre production d’énergie, ce qui est en réalité loin d’être le cas. Puisqu'il reste immensément plus simple et rentable de se fournir auprès d'EDF, et ce grâce à l'ARENH.
Pour en parler, Cemil Şanlı invite Fabien Gay. Sénateur communiste, actif dans la Nupes, il est aussi directeur du journal L’Humanité. Fabien Gay est de ceux qui montent le plus au créneau sur le sujet de l'énergie, au Sénat comme dans les médias, pour dénoncer ce qu’il juge être un racket d’EDF, au profit du seul marché.
Par Cemil Şanlı
Alors que l’Assemblée nationale examinera lundi le projet de loi d’accélération du nucléaire, Greenpeace France publie aujourd’hui une investigation inédite sur les liens entre l’industrie ...
Connu / TG le 12/03/23 à 10:28
35.040 signatures
Auteur(s) :
Association ASPECT (Association de Sauvegarde de Protection de l'Environnement de Coussay-les-Bois et sa région Thermale)
Suivre cet auteur
Destinataire(s) :
Monsieur le Préfet de la Vienne Jean-Marie GIRIER, Monsieur le Sous-préfet de Châtellerault Christophe PECATE, l'ensemble des autorités environnementales (DDT, DREAL) et judiciaires (Tribunal administratif de Poitiers, Cour d'Appel de Bordeaux)
La pétition
Alors que partout sur la planète, on s'alarme des conséquences du dérèglement climatique et qu'il est nécessaire de baisser les émissions de carbone, un projet industriel d'élevage intensif, fort émetteur de CO2 et à risque futur et certain de pollution des eaux démarre à Coussay-les-Bois dans la Vienne.
Depuis 8 ans, nous luttons contre ce projet d'un autre temps grâce au soutien constant de la population et des élus des 47 communes environnantes.
...
politique hors-sol en stoppant les travaux de cette prochaine usine d'engraissement intensif.
Pour sauver le bien vital qu'est la ressource en eau d'un territoire, pour préserver l'image d'une région thermale et pour en finir avec cette politique agricole qui néglige la qualité.
Pour lutter contre la maltraitance animale, pour préserver l'indispensable biodiversité et enfin pour réduire les risques sanitaires, signons massivement cette pétition :
Pas une ferme-usine de plus !
Association ASPECT : http://asso-aspect.over-blog.com/
Facebook : @associationASPECT
Twitter : @Asso_aspect
Collectif contre la ferme-usine de Coussay-les-Bois (15 structures): https://www.collectifcoussay.fr/
Connue / https://twitter.com/nickcharles6050/status/1600595172789784589
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Nick @nickcharles6050 7 déc. 2022
Nature et environnement - Signez la pétition : Non au démarrage des travaux de la Ferme-usine des 1200 taurillons à Coussay-les-Bois
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Accueil → Enquêtes → Sûreté nucléaire - 11 minutes de lecture
Dans une opacité complète, le gouvernement a présenté début février un projet de démantèlement de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Chargé de veiller à la transparence d’un secteur hautement sensible, cet établissement public est depuis longtemps dans le collimateur d’EDF et des industriels de l’énergie. Récemment, il avait alerté sur des défaillances des EPR, les super-réacteurs qu'Emmanuel Macron veut relancer. Mais le démantèlement annoncé de l'IRSN soulève l’indignation des salariés et d’experts indépendants.
Ficelé dans le plus grand secret, le projet du gouvernement pour l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) est simple : il s’agit de démanteler cette structure chargée d’expertiser la filière nucléaire française. L’idée initiale du gouvernement était d’éclater les chercheurs et les salariés de l’IRSN entre plusieurs entités : le ministère de la Défense, le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Ce projet Élyséen concocté dans la plus totale opacité a été imposée en quelques jours à l’institut : le directeur général de l’IRSN l’a appris trois jours après le conseil de politique nucléaire tenu à huis-clos à l’Élysée le 3 février 2033. « L’IRSN menacé de disparition », alertait un tract intersyndical à la mi-février. Depuis, les salariés se mobilisent pour tenter d’infléchir, voire d’annuler ce projet gouvernemental. « Cette remise en cause brutale de l’IRSN est vécue comme une trahison et ressentie comme une critique de notre travail quotidien, mais également du modèle de gouvernance des risques nucléaires et radiologiques, modèle dont nous sommes fiers », soulignent les syndicats.
Objectif : retarder la publication des rapports de l’IRSN
Fondé en 2001, l’IRSN est en effet une structure essentielle à la transparence dans le secteur nucléaire en France. Or, rappelons-le, dans cette industrie à (grand) risque, seule la transparence peut permettre une sûreté maximale. Et depuis vingt ans, les experts de l’IRSN sont régulièrement accusés par le lobby nucléaire, tant du côté des opérateurs que des industriels, de ralentir tous les projets du secteur du fait de leurs multiples rapports publics. De fait, tous les avis de l’IRSN sont publiés dans le mois qui suit leur rédaction. Forcément, cette habitude a le don d’énerver les hiérarques d’EDF.
L’idée de la réorganisation voulue par le gouvernement serait de retarder de plusieurs mois la publication de ces avis afin de conserver le secret sur les décisions prises par l’ASN… Ni vu, ni connu… Cette perspective réjouit d’ailleurs PNC France, une association de défense du nucléaire, qui déclare : « Depuis de trop nombreuses années, l’IRSN a pris la liberté de rendre publiques certaines de ses analyses répondant à des saisines de l’ASN. C’est un dévoiement de son rôle qui pose des graves problèmes ».
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Connu / TG le 12/03/23 à 12:51
Aujourd'hui, pour ce 31 ème épisode, nous allons parler féminisme et milieu rural, avec Emilie Gayrard, du réseau breton ...
Connu / TG le 19/02/23 à 16:43
La synthèse de ce rapport :
https://www.senat.fr/rap/r21-060-1/r21-060-1-syn.pdf
Connu / TG le 19/02/23 à 16:33