Présidentielles : stop aux promesses bidons sur le nucléaire !
Coûts exorbitants, pollution environnementale, risques sanitaires, manque de transparence, impossible ...
Connu / tg 10/2/22 13h02
Connu / tg 11/2/22 9h37
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Nucléaire Présidentielle
Emmanuel Macron a annoncé la construction de six nouveaux EPR, et huit autres en projet, le 10 février à Belfort. Cette annonce traduit l’incapacité de la classe dirigeante de ce pays à penser le monde actuel.
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Tout l’arc de la droite, auquel se raccroche un parti communiste qui n’en finit pas de mourir de son passéisme, promet donc de construire des EPR [1] à qui mieux mieux, M. Macron lançant le bal officiel jeudi 10 février à Belfort.
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« Un accident nucléaire est toujours possible, a rappelé Bernard Doroszczuk, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le 19 janvier dernier, et ceux qui prétendraient le contraire prennent une grande responsabilité. https://reporterre.net/L-ASN-envisage-l-abandon-du-retraitement-des-dechets-nucleaires
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les difficultés financières d’EDF et les pressions du gouvernement sur l’ASN permettent de craindre que ce ne soit pas le cas.
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aucun pays n’a trouvé de solution satisfaisante à ces produits radioactifs pendant des milliers d’années, que la filière française en a multiplié les catégories, compliquant encore le problème, que le projet de Bure, imposé par la répression et l’achat des consciences, est techniquement biaisé, que les installations de La Hague (Manche) sont saturées et dangereuses, et qu’EDF et Orano accumulent des déchets aux quatre coins de la France sans savoir qu’en faire.
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EPR2 aux caractéristiques de sûreté allégées par rapport à l’EPR, ... dossier de réalisation technique loin d’être prêt, qu’une étude de l’administration d’octobre 2021 estimait que ces EPR2 ne pourraient pas être mis en service avant 2040 et que leur coût serait de l’ordre de 9 milliards d’euros, selon les révélations du site Contexte.
Autre « détail » embarrassant : la France ne sait en fait plus construire de réacteurs, la politique de mondialisation sans frein conduit par les néolibéraux ayant vidé l’industrie du pays d’une partie de sa substance. C’est ce que même le nucléariste Jean-Marc Jancovici https://reporterre.net/Qui-est-Jean-Marc-Jancovici-L-enquete-de-Reporterre est obligé de reconnaître, indiquant dans Le Journal du dimanche https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/une-interview-sur-le-site-du-jdd-sur-la-taxonomie-europeenne/ : « Si les Français ne savent plus les construire, nous pouvons envisager de nous faire aider par d’autres ! Les Chinois et les Russes seraient sûrement ravis. » Ce n’est pas une idée farfelue : comme le montre Marc Endeweld dans L’Emprise (Seuil, 2022), les liens forgés depuis une décennie par EDF en Chine ont conduit nombre de responsables français à penser que les partenaires chinois pourraient faire des constructeurs de centrales très acceptables. Pour la fameuse indépendance, on repassera.
Le plus absurde est qu’au niveau mondial, l’industrie nucléaire est en déclin, et que toute la dynamique de production d’électricité se fait autour des renouvelables. Sans doute pour une raison économique simple : elle est plus rentable. Comme le constate le World Nuclear Industry Status Report, « entre 2009 et 2020, les coûts du solaire ont baissé de 90 % et ceux de l’éolien de 70 %, tandis que les coûts de construction des réacteurs nucléaires ont augmenté de 33 % ». En s’obstinant à vouloir relancer une industrie dépassée qu’elle ne maîtrise plus vraiment, la classe dirigeante française est en train d’enfoncer le pays dans une impasse, qui va l’enfoncer dans le déclin — même si un accident nucléaire ne vient pas mettre un terme définitif aux fantasmes français. Relancer le nucléaire est une stratégie industrielle dépassée.
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M. Macron et d’autres s’appuient sur UN scénario de RTE (Réseau du transport d’électricité) présenté en octobre. Cette publication a eu lieu à une date qui convenait au calendrier politique de M. Macron, mais pas à la rigueur méthodologique. Car ce scénario de référence, présenté par tous les médias comme le plus fiable, prend comme hypothèse centrale une trajectoire de maintien de la consommation matérielle. Un autre scénario, imaginant une vraie politique de sobriété, est lui attendu pour fin février — après que les annonces de M. Macron auront fait le buzz.
Cette médiocre entourloupe de communication vise à biaiser le débat, à empêcher que l’on discute vraiment de l’avenir. Mais entre changement climatique, pic de pétrole et industrie nucléaire de plus en plus sénile, il est pour le moins incertain que l’actuelle structure de consommation et d’inégalités pourra se maintenir durablement. Il vaudrait mieux poser sur la table cette question cruciale : comment allons-nous réduire fortement consommations matérielle et énergétique pour empêcher le délitement du monde ? C’est cette question que refuse d’aborder et que nous cache la classe dirigeante française. Mais on ne bâtit rien sur les mirages et les mensonges. Cette élite est un naufrage. Et le nucléaire une chimère.
Notes
[1] Des réacteurs à eau pressurisée.
a notamment réaffirmé sa volonté d’interdire les fermes usines et de sortir progressivement du nucléaire pour aller vers le 100% renouvelable.
Le programme du candidat insoumis contient par ailleurs d’autres mesures structurantes – dont certaines sont également portées par d’autres candidat-es à gauche de l’échiquier politique – comme l’ISF climatique, l’interdiction des publicités climaticides (Loi Evin climat), le refus des OGM ou encore la limitation du trafic aérien.
Alors que la France accueille actuellement le One Ocean Summit à Brest, le candidat de la France insoumise soutient également la demande de moratoire sur l’extraction minière en eau profonde, contrairement à Emmanuel Macron qui refuse de s’engager sur le sujet.
L’ensemble de ces mesures, associé à un souci de justice sociale et de redistribution des richesses, traduit une volonté de transformer le système économique et l’appareil productif pour éviter l’emballement de la crise climatique et remettre la France sur le rails de l’Accord de Paris.
...si la question cruciale de l’impact environnemental des flux financiers est posée dans son programme, le sujet de l’interdiction des dividendes climaticides pourrait être encore précisé.
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Ce 150e numéro de la Revue de la semaine est consacré exclusivement à la situation en Ukraine. Jean-Luc Mélenchon revient d'abord sur l'Histoire longue et explique l'origine de l'OTAN, le traité de l'Atlantique nord. Il rappelle que cette alliance militaire faisait face au Pacte de Varsovie qui liait par un accord militaire les pays de l'URSS. Il souligne le fait que l'OTAN a continué à exister alors même que l'URSS et le Pacte de Varsovie avaient disparu, et que les Nord-Américains ont ensuite élargi cette alliance militaire jusqu'au frontières de la Russie alors même qu'ils s'étaient engagés à ne pas le faire.
Le candidat de l'Union populaire à l'élection présidentielle parle ensuite des enjeux actuels dans la montée des tensions entre la Russie et les États-Unis d'Amérique. Il évoque notamment la question du gazoduc Northstream 2 et de la situation particulière de l'Allemagne dans le camp atlantiste. Il explique que les USA voient un enjeu particulier sur le sujet puisqu'eux-mêmes produisent du gaz de schiste et ont intérêt à trouver des marchés pour le vendre... et donc à limiter l'accès européen au gaz russe.
Enfin, Jean-Luc Melenchon expose ce qu'il ferait sur le sujet s'il était élu président de la République. Il défend l'idée d'une France non-alignée et indépendante à la fois de la Russie, des États-Unis et de la Chine. Une France qui mettrait en place une diplomatie altermondialiste. Jean-Luc Mélenchon dénonce aussi l'amateurisme de Macron qu'on a pu constater dans sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine.
#Franceinfo #Quatennens #Mélenchon - 12 196 vues - 1,1 k - 44,9 k abonnés - 248 commentaires
Adrien Quatennens était ce mercredi 9 février 2022 l’invité de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia sur #Franceinfo.
Le député du Nord y abordé la crise en Ukraine. Il y a rappelé qu'Emmanuel Macron n'a en rien fait avancer la paix. Il a notamment, à la suite d'un article du New York Times, déclaré que "la diplomatie française passe encore pour la cinquième roue du carrosse". Face à cette impasse, il a défendu la position d'une France indépendante et non-alignée au service de la paix. C’est-à-dire ni dans un camp, ni dans l’autre. La Russie ne doit pas entrer en Ukraine. Et les américains ne doivent pas étendre l’OTAN à l’Ukraine.
Adrien #Quatennens s'est indigné des 137 milliards de profits pour le CAC40, 70 milliards de dividendes versés aux actionnaires pendant que toujours plus de Français galèrent. Plutôt que des miettes versées sous forme de chèques énergies, il a appelé à taxer les profiteurs de crise et partager les richesses, qui est une véritable problématique alors que les grandes fortunes ont augmenté de 86% leur revenus pendant la crise sanitaire.
Il a évoqué certains points du programme économique porté par la candidature de Jean-Luc #Mélenchon : en portant le SMIC immédiatement à 1 400 euros nets et en diminuant le temps de travail des 35 heures vers les 32 heures.Dans la lutte contre le chômage, diminuer le temps de travail et augmenter les salaires, sont deux manières d'atteindre cet objectif tout en partageant mieux les richesses produites.
Au sujet d'EDF, il a rappelé que le parc nucléaire est en fin de vie, et que relancer le nucléaire serait une folie. La position de Jean-Luc Mélenchon est de s'engager vers une sortie planifiée du nucléaire en mettant le paquet sur les énergies renouvelables et les économies d’énergie, comme le préconise le scénario NegaWatt, tout en rebâtissant un grand pôle 100% public de l’énergie.
Il y a enfin évoqué l’actualité politique, notamment à gauche, où il estime que la candidature de Jean-Luc Mélenchon se détache très largement des autres et juge qu'il s'agit du vote efficace pour tout changer. Il a notamment évoqué la dynamique unitaire de la campagne au sein du Parlement de l'Union populaire : pendant que certains parlent d'union, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon la réalise.
Il a enfin appelé toutes celles et ceux qui le souhaite à se rendre dimanche 12 février pour le grand meeting de Jean-Luc Mélenchon à Montpellier au Sud-de-France Arena
Repris et indexé de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?hNb9zA
L’institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes alerte : les zones humides « disparaissent trois fois
Un collectif d'historiennes et d'historiens répondent aux manipulations de l'histoire que fait Eric Zemmour : Alya Aglan, Florian Besson, Jean-Luc Chappey, Vincent Denis, Jérémie Foa, Claude Gauvard, Laurent Joly, Guillaume Lancereau, Mathilde Larrère, André Loez, Gérard Noiriel, Nicolas Offenstadt, Philippe Oriol, Catherine Rideau-Kikuchi, Virginie Sansico et Sylvie Thénault.
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Connu / di 7/2/22 12:47
Ndlr : Mairie et riverains semblent bien mécontents de se voir forcer la main. Dommage qu'une fois encore les méthodes (passage en force etc) ne soient pas a la hauteur des ambitions qui nous attendent..
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Connu / di 5/2/22 23:00
La commission européenne labellise "le gaz et le nucléaire durables ". Dernier recours : le vote du Parlement ‼️
Le secret de Polichinelle a été levé. Mercredi 2 février, la Commission européenne a définitivement accordé un label « de transition
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Connu / tg 8/2/22 à 11:27
L’artiste suisse a sillonné les environs des centrales du monde entier afin d’observer les conséquences des radiations sur la faune locale, peignant des organismes mutants.
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Connu / tg 7/2/22 09:20
Connu / tg 6/2/22 22:24
Un début d’incendie a été maîtrisé par les pompiers dans une centrale nucléaire d’Ardèche, ce dimanche 6 février. Le fonctionnement
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Connu / tg 6/2/22 22:24
« Le nucléaire n’est pas sûr, bon marché et propre » : la lettre de politiques japonais contre le label « vert » européen embarrasse Tokyo
La démarche de cinq ex-premiers ministres coïncide avec la plainte déposée contre Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima Daiichi,
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*Connu / tg 4/2/22 17:02
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Le mercredi 2 février 2022, Jean-Luc Melenchon présentait son plan « Zéro sans-abri» à l'occasion de la présentation par la Fondation Abbé Pierre de son rapport annuel sur l'état du mal-logement. Vous pouvez retrouver le plan «Zéro sans-abri» en ligne : https://melenchon2022.fr/plans/zero-sans-abri/
Le candidat de l'Union populaire a expliqué qu'il voulait faire en sorte qu'aucune personne ne dorme dans la rue. Il a plaidé pour la réquisition des logements vides et a dénoncé le capitalisme qui organise le chaos et qui favorise le profit au fait que tout le monde puisse avoir un toit sur la tête. Il a appelé à garantir le droit fondamental au logement et a rappelé que la France était un pays riche qui pouvait atteindre cet objectif.
Jean-Luc Melenchon a également présenté quelques unes de ses mesures fortes, comme la construction de 200.000 logements par an, ou encore la mise en place d'une garantie universelle des loyers, sorte de « sécurité sociale du logement ». Il a aussi rappelé quelques unes de ses mesures sur le pouvoir d'achat, et notamment sa proposition de blocage des prix des produits de première nécessité. Il a dénoncé les marges mirobolantes de la grande distribution.
#AlexisCorbière #Mélenchon #LFI - 536 vues - 32 - 21 k abonnés - 4 commentaires
Alexis Corbière est cette semaine l’invité des Indécis.
Au micro d’Alex Darmon, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon annonce sans surprise, qu’il sera de nouveau candidat dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis aux élections législatives.
Le député de la France Insoumise exhorte Emmanuel Macron à se présenter au plus vite car « il faut qu’on puisse débattre et ne pas se faire voler l’élection ».
Il confirme que Jean Luc Mélenchon, n’a pas encore obtenu les 500 parrainages pour être candidat.
Alexis Corbière répond à Christophe Castaner président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale qui l’interpelle dans notre numéro précédent sur la question des Ouïgours et sur l’abstention du groupe LFI à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, Le député de la FI voudrait redéfinir le sens des mots : droite, gauche, républicain, populisme, laïcité.
Se positionne-t-il à l'extrême gauche ou à gauche ?
Que pense t-il de Cyril Hanouna ?
Alexis Corbière répond à toutes les questions d’Alex Darmon sur la politique, mais pas que !
Marie Gariazzo, Directrice adjointe du département opinion de l'IFOP viendra nous parler du mois de Février : un mois charnière dans la campagne présidentielle.
Sans oublier la question d'Alexis Corbière pour notre prochaine invitée 🤫 !
À découvrir en intégralité l'interview du parler-vrai sur Indécis !
Retrouvez toutes les semaines 1 interview d'une personnalité politique faisant l'actualité, présentée par Alex Darmon ! 🎬
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#LCP #LCPLEMAG - 8 608 vues - 992 - 27,6 k abonnés - 167 commentaires
La France Insoumise à l'Assemblée nationale, c'est un groupe parlementaire hors norme. Depuis leur élection en 2017, ses dix-sept députés se sont donnés pour mission de bousculer les habitudes et de se faire entendre. Coups d'éclats calculés et très médiatisés, science de la guérilla parlementaire, omniprésence sur les réseaux sociaux... le groupe France Insoumise a imprimé sa marque dans les débats politiques. Le comportements de ses députés impressionne, agace ou scandalise selon les sensibilités....
Ce reportage décrypte la mécanique que la France Insoumise a installé à l'Assemblée nationale. Il en montre les coulisses et donne la parole à six députés emblématiques de la France Insoumise. François Ruffin, Clémentine Autain, Alexis Corbière, Mathilde Panot, Danièle Obono et Adrien Quatennens sont revenus pour nous sur le bilan de leur mandature.
Un reportage de Clément PERROUAULT, avec un montage de Quitterie Nguyen-Long et des images de Gilles Lepeytre et Soraya Louici.
Intervenants :
Alexis Corbière (Député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis)
Adrien Quatennens (Député La France Insoumise du Nord)
Mathilde Panot (Présidente du groupe France Insoumise à l'Assemblée nationale)
Danièle Obono (Députée France Insoumise de Paris)
Clémentine Autain (Députée France Insoumise de Seine-Saint-Denis)
François Ruffin (Député France Insoumise de la Somme)
Bruno Bonnell (Ancien député (2017-2022) La République en marche du Rhône)
André Chassaigne (Président du groupe communiste à l'Assemblée nationale)
Nicolas Turquois (Député Modem de la Vienne)
Jean-Luc Mélenchon (Député France Insoumise des Bouches-du-Rhône)
Bruno Millienne (Député Modem des Yvelines)
Bruno Questel (Député La République en marche de l'Eure)
Ugo Bernalicis (Député France Insoumise du Nord)
Caroline Fiat (Députée France Insoumise de Meurthe-et-Moselle)
Jean-Hugues Ratenon (Député France Insoumise de la Réunion)
Corine Maironi-Gonthier (Maire Divers gauche d'Aime-La-Plagne).
#LCP #CaVousRegarde - 11 368 vues - 384 - 27,6 k abonnés - 90 commentaires
LE GRAND DÉBAT / Ehpad : faut-il laisser le privé faire du profit sur le grand âge ?
Une semaine après la sortie du livre "Les Fossoyeurs" du journaliste Victor Castanet, qui dénonce de graves dysfonctionnements et des maltraitances dans les établissements du groupe Orpea, sa direction a été convoquée mardi 1er février par la ministre chargée de l'Autonomie. Brigitte Bourguignon a annoncé l'ouverture de deux enquêtes, l'une de l'inspection générale des affaires sociales (Igas), l'autre de l'inspection des finances, la ministre reconnaissant "un problème systémique". Au-delà du dysfonctionnement spécifique d'Orpea, les dénonciations s'enchaînent depuis une dizaine d'années afin de dénoncer des maltraitances, ainsi que le manque de moyens des établissements qu'ils soient publics ou privés.
Ce scandale permettra-t-il une meilleure prise en compte de la parole des résidents et de leur famille ? La prise en charge des personnes âgées dépendantes est-elle globalement défaillante ?
Invités :
- Grand témoin : François Ruffin, député La France insoumise de la Somme
- Jérôme Guedj, conseiller régional Île de France, professeur à sciences po, cofondateur du Think tank Matières grises
- Barbara Filhol, secrétaire générale de l'Union syndicale départementale (USD) 94 CGT, cadre en Ehpad
- Annie Vidal, députée LREM de la 2ème circonscription de Seine-Maritime
LE GRAND ENTRETIEN / François Ruffin : député, caméra au poing !
Dans son dernier documentaire "Debout les femmes", co-réalisé avec Gilles Ferret, François Ruffin dévoile le quotidien des "travailleuses du lien", précaires mais indispensables. Le député de la Somme donne la parole à ces femmes qui s'occupent de nos "enfants, nos malades, nos personnes âgées", ces "invisibles du soin". Depuis 2017 et son élection à l'Assemblée nationale, l'insoumis livre ce combat, celui de la reconnaissance de ces petites mains de l'ombre, brimées dans leur statut et sous-payées.
A trois mois de la présidentielle, quelle place François Ruffin compte-t-il prendre dans la campagne du tribun Jean-Luc Mélenchon ?
LES AFFRANCHIS
- Fanny Guinochet, journaliste économique à FranceInfo
- Martin Blachier, épidémiologiste
- Vincent Hugeux, journaliste et écrivain, ancien grand reporter, professeur à Sciences Po
Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Myriam Encaoua, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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Le mardi 1er février 2022, Jean-Luc Mélenchon présentait son programme pour la Défense nationale (https://melenchon2022.fr/livrets-thematiques/defense-une-defense-au-service-de-la-souverainete-populaire/ i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?uzMr7g) aux côtés du député insoumis Bastien Lachaud.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a d’abord dressé le tableau de la situation géopolitique. Il a notamment parlé du renversement de l’ordre du monde occasionné par le déclin des États-Unis d’Amérique et l’émergence de la Chine. Il est aussi revenu sur la chute de l’URSS qui s’est faite sans traité qui aurait pu permettre de régler d’éventuels litiges sur les frontières. Il a affirmé ne croire ni en l’OTAN ni en la défense européenne qui y est liée pour assurer la sécurité et la souveraineté de la France.
Jean-Luc Melenchon a ensuite présenté son plan pour la Défense nationale, en fixant comme premier objectif de garantir son indépendance et d’assurer la protection du territoire français. S’il est élu, un livre blanc de la Défense devra répondre à cet objectif essentiel. Il a par ailleurs expliqué que les nouvelles frontières de l’humanité posent la question de la souveraineté sous un nouveau jour.
- Concernant l’Espace, il a expliqué que désormais, les avancées technologiques d’autres pays pouvaient menacer la capacité de dissuasion nucléaire française. A l’avenir, nos sous-marins nucléaires pourraient être détectables. Il a donc appelé à avoir une réflexion approfondie sur le sujet et à se poser la question d’un transfert vers l’Espace de nos moyens de dissuasion.
- Concernant les Océans, il a rappelé qu’il fallait garantir la protection des ressources dans le domaine maritime nationale. Il a aussi parlé de la capacité d’installation et de protection des nos câbles sous-marins. Il a donc posé la question des moyens stratégiques à développer pour assurer la souveraineté de la France dans ces domaines.
- Concernant le numérique, il a appelé à acquérir la capacité de stockage autonome des données militaires avec des serveurs de droit français, mais aussi à renoncer à l’utilisation de logiciels américains dans le domaine de la Défense.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a aussi présenté sa vision de la politique internationale de la France s’il était élu président de la République en avril 2022. Il a plaidé pour une diplomatie non-alignée et altermondialiste et a réaffirmé le rôle de l’ONU. Il a défendu l’autonomie complète dans la production du matériel militaire et la fin du partage des savoir-faire avec l’Allemagne qui a montré son manque de loyauté. Il a dénoncé le mirage de l’Europe de la défense. Il a aussi exposé sa volonté de mettre en oeuvre une conscription de 9 mois payée au SMIC à effectuer avant l’âge de 25 ans. Ce service citoyen, avec une formation militaire initiale, permettra d’assurer des tâches de sécurité civile ou encore d’apporter des compétences numériques précieuses pour la défense nationale.