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Cette fois, l’exécutif a réagi rapidement, et dans la nuit. Il était 23h40 hier soir lorsque l’Elysée a annoncé la nomination de la ministre des Transports Elisabeth Borne au ministère de la Transition écologique après la démission de François de Rugy. Un remaniement express pour montrer qu’il n’y a pas de pause dans la priorité écologique du gouvernement et qu’ « il n’y a pas de temps à perdre » comme l’a indiqué aujourd'hui la nouvelle patronne de l’hôtel de Roquelaure lors de la passation des pouvoirs. Troisième à prendre en charge le maroquin de l’environnement sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, après les mandats écourtés de Nicolas Hulot puis François de Rugy, Elisabeth Borne devient donc une des poids lourds du gouvernement tant l’urgence climatique est au cœur des débats actuels.
Un grand pas en avant pour cette technocrate, issue de la société civile, projetée sur le devant de la scène politique grâce au macronisme, et bien décidée à « poursuivre ce combat essentiel qu'est la transition écologique et solidaire ». « Tout au long de mon parcours j'ai acquis la conviction qu'il ne suffit pas de décréter la transition écologique pour qu'elle s'accomplisse », a ainsi déclaré Elisabeth Borne cet après-midi. « Je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend. Ceux qui me connaissent savent que cela ne me fait pas peur », a-t-elle ajouté avant de clore son discours au ministère de l’Ecologie pour se rendre au Sénat et défendre le projet de loi Energie et climat. Énergie, gaspillage, alimentation, pollution, mobilité... Les dossiers ne manquent pas sur le bureau de la nouvelle ministre.
Mais quel est son profil ? Polytechnicienne, ex-directrice de la stratégie de la SNCF, ex-PDG de la RATP, ex-préfète de région, Élisabeth Borne a conduit la récente réforme de la SNCF, et a déjà piloté des dossiers écologiques sous Ségolène Royal, dont elle a un temps dirigé le cabinet au sein du ministère qu’elle retrouve aujourd’hui. Sa nomination au ministère de la Transition écologique « est une évidence », a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Néanmoins, elle est loin de faire l'unanimité. « La nomination d’Elisabeth Borne, faiseuse d’autoroutes et défaiseuse de rails, confirme que l’inconséquence écologique résistera à la démission de François De Rugy. L’événement de ce jour n’est pas cette passation de pouvoir mais le fait que sera voté ce soir le climaticide », a réagi le député France Insoumise Adrien Quatennens en évoquant le Ceta, le traité controversé entre l'Union européenne et le Canada qui doit être examiné à l'Assemblée nationale. « Nommer à l'Écologie celle qui s'apprête à remettre 25 000 camions sur les routes en fermant la ligne Perpignan-Rungis, c'est fort ! », a ironisé le PCF sur Tweeter. De son côté, Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, a également réagi sur le réseau social : « Borne nommée ministre de l'Écologie. Elle n'est pas ministre d'État. Une ministre des Transports qui a accompagné le déclin des petites lignes et la réduction du fret ferroviaire (et pas uniquement Rungis-Perpignan). Encore le décalage entre les discours et les actes ».
Alors qui est Elisabeth Borne ? Quels sont les dossiers brûlants qui attendent la nouvelle ministre ?
Invités :
- Yves Threard - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro
- Anne-Laure Barral - Journaliste, spécialiste environnement à Franceinfo
- Arnaud Gossement - Avocat spécialiste en droit de l'environnement
- Gilles Dansart - Journaliste et directeur de Mobilettre
Catégorie Divertissement
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François Ruffin était dans Bourdin Direct sur RMC et BFMTV
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Vous n'êtes pas au service des Français, ni de l'Europe. Vous êtes au service des lobbies.
Car ce traité est né d'un lobbyiste.
Je peux le nommer.
Jason Langrish, avocat d'affaires, qui préside à Toronto la "table ronde de l'Energie", c'est-à-dire le lobby du pétrole.
Vous êtes seuls. Seuls avec le Médef, Alcan, Rio-Tinto, Lafarge, Total et Monsanto.
N'oubliez pas de mettre un petit pouce en l'air, de partager, et on vous souhaite un bon visionnage !
Catégorie Actualités et politique 220 commentaires
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Quel rôle l’ancien chargé de mission auprès d’Emmanuel Macron a-t-il joué dans la signature du fameux "contrat russe" ? Qui a déplacé son coffre-fort personnel avant que son domicile ne soit perquisitionné ? A-t-il conservé des soutiens à l'Elysée ? Pendant plus de trois mois, nous avons enquêté…
Qui a déplacé en pleine nuit et en secret le coffre-fort personnel d’Alexandre Benalla avant que son domicile ne soit perquisitionné ? L’ancien chargé de mission auprès d’Emmanuel Macron a-t-il continué à bénéficier de soutiens à l’intérieur de l’Elysée ? Quel rôle exact a-t-il joué dans la signature du fameux "contrat russe" avec le sulfureux oligarque Iskandar Makhmudov ?
Pendant plus de trois mois, "Envoyé spécial" a enquêté sur les dessous d'une l’affaire qui embarrasse l’Elysée.
Chokri Wakrim livre sa version
Pour la toute première fois, un témoin clé, le militaire Chokri Wakrim, très proche d’Alexandre Benalla au moment des faits, accepte de livrer sa version, ce qu’il a vu et entendu alors qu’ils étaient au cœur de cette tempête politico-médiatique. Les équipes du magazine ont aussi longuement rencontré Alexandre Benalla.
Une enquête de Romain Boutilly et Tristan Waleckx
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marilyne il y a 3 semaines
Benalla est encore et toujours en liberte!!!! Pourquoi. ?
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Robert Walton, citoyen américain de l'Utah, nous explique comment le RIC est détourné par les politiciens dans son État, pourquoi selon lui il faut se débarrasser d'eux. En France depuis plusieurs mois pour soutenir les gilets jaunes, il dénonce aussi les violences policières qui l'ont sidéré.
.#GiletsJaunes #USA
Catégorie Actualités et politique 232 commentaires
vrai(e)(ment)(s)
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La sécheresse continue de s'étendre sur la France. Ce sont désormais 55 départements qui sont concernés par des restrictions d'eau. Parmi les territoires les plus touchés, on retrouve la Vendée, la Creuse, le Loir-et-Cher ou encore le Tarn-et-Garonne. Dans les vingt départements où l'alerte « Crise » a été déclarée, les prélèvements d'eau non prioritaires, comme pour irriguer des cultures, sont strictement interdits. Seuls les prélèvements pour assurer « l'exercice des usages prioritaires : santé, sécurité, civile, eau potable, salubrité » sont autorisées. Un manque de précipitations et d'irrigation qui rend la végétation très inflammable. Plusieurs départs de feu ont déjà eu lieu ce week-end, notamment en Ardèche. Face au risque d’incendies, le commandant Sylvain Besson, pompier dans les Bouches du Rhône et porte-parole de la Fédération des Pompiers de France en appelle à la prudence et à la vigilance. Dans le massif vosgien, où la forêt est parsemée de tâches rouges de plus en plus nombreuses, certaines communes ont dû faire abattre en urgence des centaines de sapins secs. Quand dans de nombreuses communes, comme dans le Territoire de Belfort, les propriétaires de maisons fissurées par la sécheresse de 2018 attendent inquiets la publication imminente de l’arrêté de catastrophe naturelle. Mais est-on dans une situation exceptionnelle ? Malheureusement « c'est une situation qui se répète ces dernières années » a déclaré ce lundi Marillys Macé, directrice générale du centre de l'information sur l'eau. « La sécheresse pourrait devenir chronique. Tous les experts sont d'accord avec cette façon de voir les choses. Il n'y a pas de quoi être optimiste. On pense que les débits des cours d'eau vont se réduire dans les cinquante ans qui viennent, entre 10 % et 40 %. On va avoir des températures qui vont s'élever et une baisse des précipitations en été ». Un constat partagé par le ministre de la Transition écologique François de Rugy qui, dans le sillage des conclusions des Assises de l’eau, au début du mois, a présenté une vingtaine de mesures afin de mieux préserver et économiser l'eau douce en France. Celles-ci vont d’une modulation du prix de l’eau en fonction de la consommation et des saisons à l’augmentation des zones humides protégées, en passant par la récupération de l'eau de pluie. Des mesures qui sont toutefois jugées insuffisantes par de nombreuses associations. Ainsi Alain Bazot, président d’UFC-Que Choisir, dit regretter qu' « il n’y a absolument rien d’obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement « invitées » à prendre en compte les incitations aux économies d’eau dans leurs taux de redevance » pour l’agriculture et l’industrie. « Le financement de la politique de l’eau (est) actuellement payé à 86 % via la facture des consommateurs », rappelle-t-il. L’association demande que les agriculteurs paient pour la dépollution d’eau potable. Florence Denier-Pasquier, vice-présidente de France Nature Environnement (FNE), a salué, de son côté, la volonté de « mettre la sobriété au cœur de la politique », mais a relevé des « déceptions et des oublis complets » sur la répartition du financement de la politique de l’eau ou encore la cartographie des cours d’eau. Alors peut-on manquer d’eau cet été ? Quels sont les départements en état d'alerte ou de crise ? Comment économiser l’eau potable qui devrait se faire plus rare dans les prochaines décennies ?
Invités :
• Frédéric Denhez - Journaliste spécialiste des questions d’environnement
• Bernard Barraqué - Directeur de recherches émérite au CNRS sur les ressources en eau
• Marillys Macé - Directrice générale du Centre d'information sur l'eau
• Françoise Vimeux - Climatologue
Catégorie Divertissement
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Le 16 juillet 2019, Adrien Quatennens interrogeait le gouvernement sur la prochaine ratification du traité de Libre-échange entre l'Union Europe et le Canada et ses dangers.
Catégorie Actualités et politique 84 commentaires
Alors que la France s’apprête à ratifier l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (CETA), des organisations de la société civile et citoyens du Canada et du Québec exhortent l’Assemblée nationale et le Sénat à voter contre cette entente qui «favorise une plus grande dérèglementation et donne toujours plus de pouvoir aux entreprises transnationales» au mépris des enjeux démocratiques, sociaux et environnementaux.
...
Devant les grands problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés, l’AÉCG ne propose rien de concret et de contraignant. Il favorise au contraire une économie basée sur l’exportation à haute échelle de marchandises, qui nécessite une forte consommation de carburant. Il empêche les gouvernements de se donner les moyens nécessaires pour entreprendre d’urgence une transition écologique plus que nécessaire, par des investissements publics, des nationalisations, des réglementations et un soutien à l’économie locale et écoresponsable. Honteusement, aucune disposition de l’AÉCG n’oblige les pays signataires d’implanter les ententes de l’Accord de Paris et il n’y a aucun mécanisme pour suspendre l’AÉCG si un pays signataire décide de ne plus appliquer cet Accord.
Les raisons pour renoncer à l’AÉCG sont donc nombreuses. Cet accord se situe dans la lignée de ceux qui ont été conçus et signés à la fin du XXe siècle, et qui n’a fondamentalement pas changé, malgré les défis nouveaux devant nous.
Au lieu de les remettre en cause, le Canada et l’Union européenne continuent à soutenir un type d’économie qui n’a profité qu’aux plus privilégiés. Au Canada, l’AÉCG a été ratifié à la course, sans véritable débat démocratique. Refuser de ratifier l’AÉCG, de la part des élus français, pourrait être un pas significatif vers une nouvelle approche de l’économie, qui tient davantage compte des citoyens, des citoyennes, de l’environnement, de la qualité de vie, voire de la survie de notre planète.
Signataires:
Nadia Ibrahim, Trade Justice Network (tradejustice.ca)
Sujata Dey, Conseil des Canadiens (canadians.org).
Claude Vaillancourt, Réseau québécois sur l'intégration continentale (rqic.quebec)
etc
11 270 vues (11 588 au 10/5/22) - 1,2 k - 67 k abonnés - 20 commentaires (186) - #ConfPresseFi
Retrouvez la conférence de presse commune sur le vote de ratification du CETA initiée par le groupe parlementaire La France insoumise et en association avec les groupes GDR et Socialistes, qui a eu lieu le lendemain.
Catégorie Actualités et politique
Ndlr : avec Jérôme Lambert Groupe PS, Sébastien Jumel Groupe GDR, etc
Comment vivre dans des villes privatisées, où notre attention est contrôlée et sollicitée en permanence, et nos corps pistés à chaque instant ? Le dernier roman d’Alain Damasio, dont l’action se déroule en 2040, explore ce monde possible, avec justesse, de manière sensible et réaliste. Il nous invite à sortir d’urgence de nos « techno-cocons », à expérimenter de nouvelles manières d’être au monde et de résister, pour reprendre le contrôle sur nos vies. Attention, entretien décapant.
Photo (une) : Alain Damasio en visite sur la Zad de à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ancienne bibliothèque du Taslu, celle qui était accessible aux handicapés / © ValK
2040, en France. Dans une société ultra-libérale où les villes ont été rachetées par des multinationales, où l’attention de chacun est sans cesse captée et sollicitée au risque de rendre fou, on découvre l’existence des Furtifs, des créatures à la vitalité hors norme, qui vivent dans l’angle mort de la vision humaine. Toujours en métamorphose, elles métabolisent les éléments sur leur passage, transformant l’espace dans lequel elles vivent – et les gens qui croisent leur route. Dans ce monde qui ressemble au nôtre dans ce qu’il peut produire de pire, Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l’éducation nationale a abandonné, partent à la recherche de leur fille disparue, et à la rencontre de ces créatures.
Avec Les Furtifs (La Volte, 2019), Alain Damasio signe une critique fine et acerbe du capitalisme cognitif, de notre capacité d’auto-aliénation, du confort de nos techno-cocons où l’on se sent si protégés. Avec un langage créatif qui se renouvelle sans cesse, il trace des lignes de fuite possibles, des modes de résistance, dans une grande fresque magique, magnifique et émouvante, qui invite à changer radicalement notre regard sur le monde et sur le vivant.
...
Basta ! : Que pourraient incarner ces drôles de créatures, les « Furtifs », dans la société d’aujourd’hui ?
Alain Damasio : Ce sont des poches de liberté, des brèches dans un monde de plus en plus contrôlé, pas seulement par les multinationales ou les gouvernements, mais aussi par nous-mêmes : un père demandant à sa fille d’être « ami » sur Facebook pour voir ce qu’elle y poste, un enfant qui regarde l’historique de navigation de ses parents, un patron employant un hacker pour regarder quel salarié il embauche, ou réciproquement le salarié qui « googlise » le futur patron avant un entretien d’embauche… Nous sommes tous dans ces logiques de panoptique, où nous essayons d’avoir un maximum d’informations.
...
Le philosophe Byung-Chul Han l’explique très bien : le stade avancé du pouvoir libéral actuel, c’est de permettre aux gens de maximiser leur auto-aliénation. L’aérodynamique du pouvoir est géniale : les gens viennent eux-mêmes prendre dans l’armurerie proposée par les GAFA.
... Bernard Stiegler, quand il parle des psychopouvoirs ... Lorsque les gens vivent un manque affectif et émotionnel, cela génère des forces réactives assez mauvaises. Le transhumanisme vient se connecter à cela, comme toutes les religions avant lui. C’est un mouvement para-religieux très fort ... la prophétie, le moment où les machines vont faire advenir l’intelligence artificielle (IA) ... Le mythe de « l’IA toute-puissante » vient répondre à un bordel que nous avons créé : aujourd’hui, la technostructure est tellement dense que personne ne comprend ce que font réellement les IA, même ceux qui en créent la boîte noire. Et aucun être humain n’est évidemment capable de traiter les données du « big data ». On crée des systèmes qui échappent complètement à l’être humain, que personne n’arrive à maîtriser. C’est une dépossession. Une fois que ça a bien purulé et bien enflé, qu’on est noyé sous tout ça, intervient le mythe. Les mythes sont des symptômes.
...
comprendre comment le vivant s’interconnecte et comment nous sommes en symbiose avec lui. C’est aussi renouer avec les « ancestralités animales », qui sont consubstantielles à ce que nous sommes, et communes à plein d’espèces.
L’humain est habité par des affects, des percepts et des concepts. ... Tout ce que je décris dans mon livre est déjà là, c’est simplement hypertrophié. ... rendre furtives nos existences
...
Aujourd’hui, on est en « démocrature » – c’est-à-dire avec des éléments de démocratie et des éléments de dictature, mais globalement plutôt en démocratie
...
Conseil pour le maintien des occupations (CMDO)
...
Les Gilets Jaunes, heureusement, ont renouvelé le mode « manifestation », qui était complètement exsangue. Ne plus déposer les trajets de manifestation en préfecture pour les rendre imprévisibles pour la police, et investir les ronds-points, c’est un coup de génie, franchement ! C’est très intuitif : un rond-point est à la fois le carrefour de tout, et en même temps c’est un symbole de l’horreur des zones péri-urbaines. ... Acter qu’ils ne voulaient pas de représentants ... Je crois que la solution, c’est l’auto-organisation
...
revenir à de l’action directe, assumer une part de violence et « d’irruptivité ». La limite, c’est la mort, car je défends le vivant. Mais, à tous ces gens qui vivent dans une espèce de forteresse absolue, il faut faire retrouver un sentiment de vulnérabilité, leur faire ressentir cette violence systémique qu’ils exercent du haut vers le bas et dont ils ne voient jamais le retour…
Je ne fais pas de la lutte violente une valeur en soi. C’est conjoncturel. Mais la négociation ne suffit pas, les manifs ne changent rien : on en est à X semaines de manif des Gilets jaunes, que faut-il faire ? Macron ne bougera pas d’un iota, il s’abrite derrière la Constitution. Pendant cinq ans, il va tout massacrer : les retraites, les hôpitaux, l’éducation. Il s’en fout.
Propos recueillis par Barnabé Binctin et Agnès Rousseaux
Tags Altermondialisme ; Politique ; Surveillance et biométrie ; ZAD
Ndlr :
- Pourquoi se priver de la "carte" politique élective s'il est acté que Macron ne bougera pas en s'appuyant sur la constitution ? Ne faut-il pas AU CONTRAIRE JOUER TOUTES NOS CARTES y compris l'élection et le changement de constitution ?
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C'est la nouvelle affaire qui secoue le gouvernement d'Edouard Philippe et Emmanuel Macron. Depuis hier, le ministre de la Transition écologique François de Rugy fait l'objet d'une série de révélations de Médiapart qui plonge l’ancien écologiste, désormais numéro deux du gouvernement, dans la tourmente.
Tout a commencé mercredi, avec un premier article de Médiapart sur une dizaine de réceptions, données par François de Rugy et son épouse à l'hôtel de Lassay, quand il était encore président de l'Assemblée nationale. Photos à l’appui, le grand public a découvert le faste de ces soirées : des homards servis à table, des grands crus issus de la cave de l'Assemblée nationale à plusieurs centaines d'euros. Les participants étaient principalement des amis ou des connaissances du couple, selon le site d’information. A Mediapart, François de Rugy a indiqué qu’il s’agissait de « dîners informels liés à l’exercice de [ses] fonctions avec des personnalités issues de la société civile » pour « répondre à l’exigence de représentation liée à [sa] fonction ». Mais son épouse n’a pas tenu le même discours au média, assurant que les invités appartenaient pour l’immense majorité à « son cercle amical ».
Depuis, l’affaire suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Sous pression, le gouvernement a - pour l’instant - fait corps derrière son ministre d’État. Lequel depuis 24 heures s’en est justifié à plusieurs reprises. Reconnaissant que ces images puissent interpeller les Français, l’ancien président de l’Assemblée nationale a revendiqué son bilan de réformateur au Palais-Bourbon et mis en avant le fait que dans son ministère, seul un tiers du budget réception aurait été dépensé. Se posant en chantre de la transparence, il a aussi publié cette nuit sur son compte twitter « les réponses apportées à Mediapart, sur des dîners à l’Assemblée, et des travaux de rénovation de mon appartement de fonction au ministère ». François de Rugy a également dû limoger sa directrice de cabinet Nicole Klein pour tenter d’éteindre un autre incendie. Le site d'investigation a révélé mercredi qu'elle bénéficiait d’un logement social à Paris depuis 2001, qu’elle a conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Enfin ce jeudi, un nouvel article de Médiapart dévoile que le ministre a fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère de l’Écologie. Parmi ces travaux figure l’installation d’un dressing à près de 17 000 euros. Dans l’opposition comme dans une partie de la majorité, les critiques se multiplient à l’égard de celui qui a toujours prôné l'exemplarité et la transparence. Certains, comme la députée écologiste Delphine Batho, vont jusqu’à demander sa démission. Pour l’heure, le ministre assume, et « garde la confiance » du chef de l’État.
Mais François de Rugy peut-il tenir ? Le cas de Rugy est-il un problème de légalité ou d’éthique ? Quelles sont les règles au Parlement ? Le délégué général de LREM a estimé que la déontologue de l'Assemblée devra se pencher sur les dîners organisés par François de Rugy. Parallèlement, on a appris dans les colonnes du Monde que quinze parlementaires, dont Jean-Christophe Cambadélis, sont sous le coup d'enquêtes préliminaires distinctes lancées par le parquet national financier car ils sont soupçonnés d'avoir utilisé leur indemnité représentative de frais de mandat pour des dépenses personnelles. Les sommes concernées vont de 20.000 euros à 80.000 euros par élus.
Faire table rase des petits arrangements et des privilèges opaques des élus, c'était tout l'enjeu de la loi de confiance dans la vie politique, adoptée en 2017. Qu’est ce qui a changé depuis cette loi ?
Invités :
• Bruno Jeudy - Rédacteur en chef du service politique de Paris Match
• Soazig Quéméner - Rédactrice en chef du service politique de Marianne
• René Dosière - Ancien député, spécialiste de la gestion des finances publiques
• Frédéric Says - Editorialiste politique à France Culture – Co-auteur de « Dans l’enfer de Bercy »
Catégorie Divertissement
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C'est la nouvelle affaire qui secoue le gouvernement d'Edouard Philippe et Emmanuel Macron. Depuis hier, le ministre de la Transition écologique François de Rugy fait l'objet d'une série de révélations de Médiapart qui plonge l’ancien écologiste, désormais numéro deux du gouvernement, dans la tourmente.
Tout a commencé mercredi matin, avec un premier article de Médiapart sur une dizaine de réceptions, données par François de Rugy et son épouse à l'hôtel de Lassay, quand il était encore président de l'Assemblée nationale. Photos à l’appui, le grand public a découvert le faste de ces soirées : des homards servis à table, des grands crus issus de la cave de l'Assemblée nationale à plusieurs centaines d'euros. Les participants entre 10 et 30 personnes, étaient principalement des amis ou des connaissances du couple, selon le site d’information. A Mediapart, François de Rugy a indiqué qu’il s’agissait de « dîners informels liés à l’exercice de [ses] fonctions avec des personnalités issues de la société civile » pour « répondre à l’exigence de représentation liée à [sa] fonction ». Mais son épouse, journaliste à Gala, n’a pas tenu le même discours au média, assurant que les invités appartenaient pour l’immense majorité à « son cercle amical ».
Depuis, l’affaire suscite de très nombreuses réactions piquantes et ironiques sur les réseaux sociaux. Sous pression, le gouvernement a - pour l’instant - fait corps derrière son ministre d’État. Lequel depuis vingt-quatre heures s’en est justifié à plusieurs reprises. Reconnaissant que ces images des « ors de la République » puissent interpeller les Français, l’ancien président de l’Assemblée nationale a revendiqué son bilan de réformateur au Palais-Bourbon et mis en avant le fait que dans son ministère, seul un tiers du budget réception aurait été dépensé. Se posant en chantre de la transparence, il a aussi publié cette nuit sur son compte twitter « les réponses apportées à Mediapart, sur des dîners à l’Assemblée, et des travaux de rénovation de mon appartement de fonction au ministère ». François de Rugy a également dû limoger sa directrice de cabinet Nicole Klein pour tenter d’éteindre un autre incendie. Le site d'investigation a révélé mercredi soir qu'elle bénéficiait d’un logement social à Paris depuis 2001, qu’elle a conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Enfin ce jeudi, un nouvel article de Médiapart dévoile que le ministre a fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère de l’Écologie. Parmi ces travaux figure l’installation d’un dressing à près de 17 000 euros. Dans l’opposition comme dans une partie de la majorité, les critiques se multiplient à l’égard de celui qui a toujours prôné l'exemplarité et la transparence. Certains, comme la députée écologiste Delphine Batho, vont jusqu’à demander sa démission. Pour l’heure, le ministre assume, et « garde la confiance » du chef de l’État.
Mais François de Rugy peut-il tenir ? Le cas de Rugy est-il un problème de légalité ou d’éthique ? Quelles sont les règles au Parlement ? Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, a estimé ce jeudi que la déontologue de l'Assemblée nationale devra se pencher sur les dîners organisés par François de Rugy. Parallèlement, on a appris aujourd’hui dans les colonnes du Monde que quinze parlementaires, dont Jean-Christophe Cambadélis, sont sous le coup de quinze enquêtes préliminaires distinctes lancées par le parquet national financier (PNF) car ils sont soupçonnés d'avoir utilisé leur indemnité représentative de frais de mandat pour des dépenses personnelles. Les sommes concernées vont de 20.000 euros à 80.000 euros par élus.
Faire table rase des vieilles pratiques, des petits arrangements et des privilèges opaques des élus, c'était tout l'enjeu de la loi de confiance dans la vie politique, adoptée en 2017. Qu’est ce qui a changé depuis cette loi ?
Invités :
• Bruno Jeudy - Rédacteur en chef du service politique de Paris Match
• Soazig Quéméner - Rédactrice en chef du service politique de Marianne
• René Dosière - Ancien député, spécialiste de la gestion des finances publiques
• Frédéric Says - Editorialiste politique à France Culture – Co-auteur de « Dans l’enfer de Bercy »
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Ce soir, Le Média vous donne rendez-vous à 20H pour une émission spéciale. Vous pourrez retrouver toute l’équipe (ou presque) du Média pour revenir sur les 3 derniers mois et nos révélations, mais aussi pour vous faire de nombreuses grosses annonces excitantes à propos de l’avenir du Média, sur ses projets d’émission et enquêtes à venir, mais aussi sur son développement.
A la fin de l’émission, plusieurs membres de l’équipe seront en direct pendant 1 heure pour répondre à vos questions.
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Rugy démission? Oui, je la demande, et depuis le jour de sa nomination. Pour les truites et les ombres du Doubs, pour les rivières qui se vident, pour les hêtres qui se meurent, pour les vaches du Canada et les forêts d'Amazonie, pour la nature peinte par Courbet.
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PJM B. il y a 2 heures (modifié)
François Ruffin , je vous mets 21 sur 20 pour votre bonne volonté votre sourire et tout le reste !
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Reupload de la vidéo intégrale du samedi après-midi.
Catégorie Actualités et politique
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Transcription :
...
31:10 / RIP-ADP
+
https://www.youtube.com/watch?v=4_DLuUNvvnI
"
Assemblée des assemblées Montceau les Mines 30/06 PM
2 932 vues - 199 - 8
Diffusé en direct le 30 juin 2019 / Assemblée des Assemblées
Assemblée des assemblées Montceau les Mines 30/06 PM
le stream sera mis en pause pendant la restitution des groupes de travail actions
Catégorie Actualités et politique 8 commentaires
"
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https://www.youtube.com/watch?v=OkHRDLWh3g0
"
Assemblée des assemblées Montceau les Mines 30/06 AM
2 987 vues - 193 - 8
Assemblée des assemblées Montceau les Mines 30/06 AM - Diffusé en direct le 30 juin 2019 / Assemblée des Assemblées
43 commentaires
Transcription :
...
39:00 / RIP-ADP des GJ de Saintes puis gj-marseille grp toursky? puis Metz /serv publics bradés
"
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https://www.youtube.com/watch?v=Qk2oQplAofQ
"
Assemblée des assemblées Montceau les Mines Samedi 29/06 PM - Diffusé en direct le 29 juin 2019 / Assemblée des Assemblées
1 745 vues - 108 - 3
Assemblée des assemblées Montceau les Mines Samedi 29/06 PM
La rediffusion complète est disponible à cette adresse :
https://www.twitch.tv/videos/445941133
Encore désolé pour le désagrément.
Catégorie Actualités et politique
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Assemblée des Assemblées
il y a 1 semaine
Suite à une erreur de notre part, nous n'avons pas diffusé la première partie de la vidéo sur YouTube. Mais vous pouvez retrouver la rediffusion complète à cette adresse : https://www.twitch.tv/videos/445941133
On vous demande de bien vouloir nous excuser pour ces quelques problèmes dans les directs du samedi, et on vous remercie pour vos encouragements.
"
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https://www.youtube.com/watch?v=OPWY5JTvn0w
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Assemblée des assemblées Montceau les Mines Samedi 29/06 AM - Diffusé en direct le 29 juin 2019 / Assemblée des Assemblées
4 164 vues - 233 - 5
Assemblée des assemblées Montceau les Mines Samedi 29/06 PM
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Actualités et politique
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Épinglé par Assemblée des Assemblées
Assemblée des Assemblées
il y a 1 semaine (modifié)
Nous avons rencontré quelques problèmes avec notre table de mixage. Comme d'autres l'ont déjà fait remarquer, le son de la vidéo arrive à 7:01 et monte progressivement vers un niveau correct à partir de 20:18.
Nous vous prions de nous excuser pour le désagrément.
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Crédits photo : Olivier Letourneux
C’était tard dans la nuit du 21 au 22 juin dernier, à Nantes, jour de la fête de la musique. Une centaine de personnes, des jeunes gens pour la plupart, faisaient donc la fête sur le quai Wilson à Nantes, sur les bords de la Loire. Loin des habitations, le son de la musique techno ne dérange personne. D’ailleurs, la soirée a lieu chaque année au même endroit depuis 20 ans, sans problème particulier. Alors que la dernière chanson, « la jeunesse emmerde le Front national » du groupe Béruriers Noirs, est jouée, les fêtards se retrouvent engloutis dans un nuage de gaz lacrymogènes. Puis les policiers présents chargent. Le très grand jeu avec renfort de grenades de désencerclement, de chiens et même d’un tir de LBD. Dans la panique, les jeunes se mettent à courir, sans savoir où ils mettent les pieds. Au moins une dizaine finit par tomber dans la Loire. Depuis on reste sans nouvelle de l’un d’entre eux, Steve Caniço, 24 ans.
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Dans cette enquête inédite, Le Média révèle les mécanismes de surveillance des livreurs mis en place par les plateformes pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis : temps de travail excessif, mise en danger de mort...
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Catégorie Actualité & Politique
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Étiquettes deliveroo ; frichti ; livreurs ; uber ; uber eats
VENTES D'ARMES - 31 commentaires
Des missiles américains vendus à la France ont été retrouvés près de Tripoli dans une base militaire des troupes du général Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Malgré les démentis de la ministre des armées Florence Parly, tout laisse penser que Paris a armé les troupes rebelles, en violation de l’embargo des Nations unies, et du contrat passé avec les États-Unis.
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Médiapart vient de révéler que François De Rugy, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, avait multiplié les dîners somptueux avec des amis lorsqu’il présidait d’Assemblée Nationale. Sur la table, on trouvais « des homards géants, du champagne et des vins de la cave de l’Assemblée – du Château Cheval Blanc 2001 estimé à 550 euros la bouteille ou du Château d’Yquem 1999, estimé à 265 euros ».
Le Ministre estime qu’il s’agissait de « dîners informels liés à l’exercice de [ses] fonctions avec des personnalités issues de la société civile ». Pourtant, comme l’indique Le Monde, « parmi les convives identifiés par Mediapart figurent notamment des membres de sa famille et des amis de sa femme Séverine, journaliste à Gala. »
Selon Mme de Rugy, ces agapes somptueuses entre amis avaient un objectif : « Quand vous êtes un homme politique, vous ne pouvez pas vous couper de la société ». A grands renforts de vin à plusieurs centaines d’euros la bouteille ? https://t.co/BnJpW3pJHp
— Fabrice Arfi (@fabricearfi) July 10, 2019