Par Thomas Snégaroff
Pour cette 3e séance du cycle de rencontres “Dématérialiser pour mieux régner”, organisé par le Mouton numérique, il a été à nouveau question d’interroger les orientations politiques qui se cachent derrière les outils numériques. Les technologies complexifient les démarches pour renforcer le contrôle et restreindre l’accès aux droits, rappelle Maud du Mouton. Et c’est incontestablement le cas des technologies de scoring mises qui révèlent en creux l’idéologie du “gouvernement des pauvres” que pratique la Caisse d’allocations familiales (CAF).
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Deux des membres de la Quadrature du Net, venus présenter le travail spécifique que réalise l’association de défense des libertés fondamentales sur les questions de dématérialisation, rappellent que la Quadrature s’est longtemps battue contre la surveillance privée, la surveillance d’État et la surveillance policière. S’intéresser à d’autres formes de surveillance et d’administration est resté longtemps une préoccupation de basse intensité. L’intérêt est devenu plus manifeste quand on a rencontré quelqu’un qui a été radié parce qu’il ne souhaitait pas communiquer avec Pôle Emploi autrement que par courrier papier, ce qui a permis à la Quadrature de rencontrer le collectif Stop Contrôle. Mais c’est le livre du sociologue Vincent Dubois (Contrôler les assistés : genèses et usages d’un mot d’ordre, Raison d’Agir, 2021) qui a pointé l’ampleur systémique du problème.
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Les pauvres coûtent-ils trop chers ?
Pour Bernadette Nantois de l’Apiced et de l’association Changer de Cap, la surveillance des plus démunis est l’expression d’une logique néolibérale qui vise à réduire les coûts des dépenses publiques. Elle fait écho à la multiplication des obstacles pour accéder aux droits, aux législations pour les réduire…
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Sur l’objectif proprement financier, on constate que le contrôle ne produit pas tant de rentrées d’argent que ça, par rapport aux autres formes de fraudes et de contrôles. Les travaux d’Alexis Spire ont montré, qu’alors qu’on durcit les règles du contrôle social et qu’on élargit la définition de la fraude, on a allégé les règles du contrôle fiscal. On est passé de 500 à 700 contrôleurs dans les CAF alors qu’aux impôts, dans le même temps, les effectifs ont décliné.
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Pour la Quadrature, le non recours vise surtout à mieux justifier un contrôle renforcé. Voilà 10 ans qu’ils auraient pu le faire et jusqu’à présent, cela les arrangeait bien de ne pas le faire. Désormais, le non recours risque surtout d’être la pilule pour faire accepter le scoring. Dans la foule, quelqu’un s’énerve : on est toujours le fraudeur d’un autre. Or il n’y a pas de bons fraudeurs ni de mauvais fraudeurs. La fraude repose sur une logique travailliste, qui nous pousse à travailler et à contrôler. Moi, c’est à gauche que j’ai entendu parler du renforcement de la lutte contre la fraude, en oubliant totalement la lutte contre la logique de contrôle ! Effectivement, la logique de contrôle a tout emporté avec elle, nous faisant oublier qu’elle était certainement bien moins productive, socialement, qu’une générosité qui repose sur la confiance.
Hubert Guillaud
La prochaine réunion du Mouton Numérique pour le cycle dématérialiser pour mieux régner aura lieu le 2 février 2023 et portera sur le contrôle social en Europe.
Nos comptes-rendu des séances du cycle “Dématérialiser pour mieux régner” :
- Dématérialisation et non recours, 25 octobre 2022.
- Ce que la dématérialisation fait au travail social, 24 novembre 2022.
- Le contrôle social automatisé dans la plus grande opacité, 19 janvier 2023.
Le préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier, a reconnu dans un entretien accordé le 17 janvier au quotidien ...
Connu / TG le 20/01/23 à 11:25
Au-delà du nom des finalistes, le taux de participation sera scruté de près, ce dimanche, sur ...
Connu / TG le 21/01/23 à 13:06
« Nous devons avoir une guerre d’avance », a expliqué Emmanuel Macron, vendredi 20 janvier, à Mont-de-Marsan, lor ...
Connu / TG le 21/01/23 à 10:56
Connu / TG le 20/01/23 à 22:17
Alors que le pouvoir pariait sur la résignation des Français, le nombre de manifestants partout en France a surpris l’exécutif. Depuis ...
Extrait: Surveiller le durcissement de la contestation
Cet argumentaire dénote avec les déclarations passées du chef de l’Etat. « Je sais que nombre de nos compatriotes ont voté pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l’extrême droite, disait le président réélu le 24 avril 2022. J’ai conscience que ce vote m’oblige pour les années à venir. » Neuf mois plus tard, place à la « détermination », prévient-il depuis l’Espagne.
Le pouvoir s’était donné pour repère la dernière grande manifestation de décembre 2019 contre la création d’un système de retraites à points, en espérant que celle de jeudi ne dépasse pas les 800 000 manifestants. A l’aube, autour de la première ministre, Elisabeth Borne, on se réjouissait d’un taux de grève plus bas qu’à l’époque. Mais très vite, les chiffres venus de Toulouse (36 000), de Nantes (25 000) ou de Lyon (23 000), de nombreuses villes moyennes et de petites communes, ont fait tressaillir l’exécutif.
Au fil de la journée, le pouvoir tentait de minimiser la colère. A Matignon, on trouvait la physionomie des cortèges « très syndicale », ressemblant « peu à monsieur et madame tout le monde », pour distinguer le défilé en gilets fluo de l’opinion publique – pourtant majoritairement opposée au projet gouvernemental.
Démenti par l’ampleur de la mobilisation dans tout le pays, le gouvernement s’attache désormais à surveiller la durée et le durcissement de la contestation, appelée par les syndicats à se répéter le 31 janvier. Les précédents mouvements sociaux massifs – contre le contrat première embauche en 2006 ou le plan Juppé sur les retraites en 1995 – avaient mis plusieurs mois à se déployer.
Connu / TG le 20/01/23 à 09:40
46 salariés de la centrale nucléaire de Civaux exposés à des poussières radioactives
Quarante-six salariés de la centrale de Civaux mobilisés sur le chantier de maintenance du deuxième réacteur ont été exposés à ...
Connu / TG le 19/01/23 à 20:05
9 000 manifestants selon la police et 12 000 selon les syndicats se sont retrouvés ce jeudi matin à la gare pour manifester contre le projet de réforme des retraites. Retour en images sur cette
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Connu / TG le 19/01/23 à 19:12
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Accueil L'actualité Des Élections Elections Législatives 2022 Législatives En Charente
Thomas Mesnier (Horizon) en meeting, le mercredi 18 janvier 2023, à Soyaux, près d’Angoulême. Le candidat de la majorité présidentielle recevait le soutien d’Édouard Philippe, ancien Premier ministre. © Crédit photo : Anne Lacaud
Par Olivier Sarazin - o.sarazin@sudouest.fr
Pas facile de faire campagne dans le froid et sous la pluie ! Dans la circonscription d’Angoulême, huit candidats briguent le siège de Thomas Mesnier (Horizon), dont l’élection en juin a été annulée. Premier tour le 22 janvier
C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé. Jean-Luc Mélenchon, farouchement opposé à la réforme des retraites, comptait venir à Angoulême mercredi et épauler René Pilato (LFI), le candidat de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) aux législatives partielles des 22 et 29 janvier 2023 dans la première circonscription de Charente. Las ! Avec la grève des cheminots, le leader de La France insoumise s’est décommandé. Pas de train tardif pour Marseille...
Connu / TG le 19/01/23 à 18:00
Greenpeace France soutient la mobilisation des salarié·es et des syndicats contre le projet de loi de réforme des retraites. Voici pourquoi en 3 points.
Aux côtés de syndicats qui sont nos alliés au sein du collectif Alliance écologique et sociale – PJC, nous menons depuis plusieurs années déjà des combats communs. Ensemble, nous avons contribué au sauvetage de l’usine Chapelle-Darblay, un modèle d’économie circulaire. Nous militons pour taxer les superprofits des multinationales afin de financer la transition écologique. Nous formulons des propositions concrètes pour concilier justice sociale et environnementale, comme dans notre rapport « Pas d’emplois sur une planète morte ». Et aujourd’hui, nous nous faisons l’écho des revendications en faveur d’un système de retraites conforme à la vision d’une société juste et soutenable, écologiquement comme socialement, telle que nous la défendons au quotidien.
1. Cette réforme des retraites affecte les personnes défavorisées, également touchées par le changement climatique
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2. La question essentielle (et écologique) de la répartition des richesses est mise sous le tapis
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3. Cette réforme risque d’encourager la retraite par capitalisation, néfaste pour le climat
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Dans ce 165e numéro de la Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient tout d'abord sur son déplacement en Guyane. Il explique qu'il s'est rendu en Guyane pour des raisons politiques et médiatiques. Il a en effet participé de là-bas à l'émission de France 2 "L'événement" où il a pu aborder de nombreux sujets en lien avec la Guyane : forêts, accords possibles avec le Brésil ou encore le thème de la santé et de l'immigration. Il a souligné que cette émission avait permis de mettre en avant de nombreux problèmes des Guyanais. Ceux-ci sont dans une situation d'exaspération inquiétante et vivent dans un sentiment d'abandon énorme. Une situation qui touche tous les Outre-mer français. C'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon raconte qu'il a pu être témoin d'une rencontre historique en Guyane entre les élus ultramarins pour interpeller le gouvernement.
Le co-président de l'Institut La Boétie aborde ensuite la bataille des retraites qui va franchir une nouvelle étape cette semaine avec les grèves et manifestations à l'appel de l'intersyndicale le 19 janvier suivies de la marche du 21 janvier à Paris à l'appel des organisations de jeunesse. Il détaille pourquoi la réforme annoncée du gouvernement qui va reculer l'âge de départ à la retraite est injuste et inutile puisque la vraie question est celle de la répartition de ce que produisent les gens. En effet, Jean-Luc Mélenchon indique qu’il est temps que la richesse soit davantage partagée du côté des gens qui produisent réellement des choses plutôt que des actionnaires qui ne produisent rien.. Il revient ensuite sur la diminution du temps de travail dans la vie et la répartition entre temps contraint et temps utile. Il explique que le temps utile socialement ne doit pas être réduit au seul temps contraint, celui du salariat.
Jean-Luc Mélenchon présente également le nouveau rapport d'Oxfam sur les inégalités mondiales. Celui-ci démontre une nouvelle fois que les richesses sont accaparées par les plus riches. Un chiffre ressort particulièrement de ce rapport d'Oxfam : il suffirait d'une taxe de 2% sur les 42 milliardaires français pour régler le déficit annoncé des retraites. Le gouvernement choisit donc de s'attaquer une nouvelle fois au travail en faisant travailler les gens plus longtemps plutôt qu'au capital.
Il conclut en expliquant pourquoi il est primordial de jeter toutes nos forces dans la bataille des retraites et pourquoi celle-ci s'annonce historique. En effet, le 19 janvier c'est l'ensemble des syndicats qui appellent à se mobiliser contre cette réforme et le 21 janvier ce sont 10 organisations de jeunesse qui organisent une marche pour sauver nos retraites. Une marche soutenue et appuyée par plusieurs organisations politiques dont La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon explique que le gouvernement souhaite engager un véritable bras de fer avec le peuple concernant les retraites alors qu'une majorité de Français est contre. Il est donc possible de sortir victorieux de cette opposition et de sauver nos retraites.
SOMMAIRE
00:00 : Introduction
00:24 : Déplacement en Guyane et L'évènement
05:17 : Bataille des retraites et rapport Oxfam
19:25 : Manifestations du 19 et 21 janvier
22:21 : Conclusion
LES LIENS
- Ma note "Retour au royaume des riches" : https://melenchon.fr/2023/01/16/retour-au-royaume-des-riches/
- Replay de l'émission de France "L'événement" : https://www.youtube.com/watch?v=Uu9n7hikPSw&t=0s
- La rapport Oxfam sur les inégalités mondiales : https://www.oxfamfrance.org/rapports/nouveau-rapport-la-loi-du-plus-riche/
- Revue de la Semaine sur le krach financier à venir : https://youtu.be/d6fwDYcgR0U
- Les députés des Outre-mer s'unissent pour porter un projet commun : https://la1ere.francetvinfo.fr/les-deputes-des-outre-mer-s-unissent-pour-porter-un-projet-commun-1356622.html
- Toutes les infos sur la marche du 21 pour nos retraites : https://marche21janvier.fr/
- Toutes les infos sur la campagne pour sauver nos retraites : https://lafranceinsoumise.fr/campagne-retraites/
Réforme des retraites : Nous pouvons faire reculer le gouvernement ! - 18 janv. 2023 / Eric Coquerel
15:05 #19janvier - 15,2 k abonnés - 466+ - 4 073 vues - 132 commentaires
✊La journée de mobilisation et de grèves du #19janvier sera un succès historique. On peut faire reculer le gouvernement.
93% des actifs sont contre le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Tous les syndicats sont extrêmement mobilisés. La gauche est unie derrière eux.
❌Le gouvernement souhaite se donner la possibilité de passer son projet de retraite sans vote. C’est un problème démocratique !
Nous utiliserons pleinement les 20 jours de débats en 1ere lecture pour permettre à la mobilisation de se développer.
Connu / https://twitter.com/MaximCombes/status/1615619241461391360
"
Maxime Combes @MaximCombes
Tremblez ! Plus de 100 artistes & intellectuels signent l'appel de Politis contre le projet de contre-réforme des #Retraites :
"Nous refusons un projet qui vient frapper si violemment nos vies et celles des générations à venir"
Agnès Rousseaux et 2 autres personnes
8:56 AM · 18 janv. 2023
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- Les signataires de l'appel de @Politis_fr
"
558 vues
24:05 - 30 k vues
12:25 - 224 k abonnés - 2,6k+ - 58 582 vues - 550 commentaires
"Pour les auxiliaires de vie, les ouvriers du bâtiment, les caristes, les femmes de ménage, c'est la double peine : les salaires qui ne suivent pas l’inflation, et maintenant la retraite à 64 ans. Le CAC40 vient de verser 80 milliards à ses actionnaires. Alors jeudi, c'est l'heure des comptes : où est la justice ?"
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Retrouvez l’intervention de Jean-Luc Mélenchon en conclusion de l’événement organisé par l’Institut La Boétie sur les retraites le 16 janvier 2023.
Pour voir l’événement en intégralité : https://youtu.be/AQ-z2VnLFbQ
Jean-Luc Mélenchon explique tout d’abord pourquoi la majorité des Français ne croient pas à la légitimité de la réforme des retraites du gouvernement. Il démontre pourquoi l’argument sur le nombre d’actifs et de retraités n’est pas un bon argument puisque les gens produisent trois fois plus qu’un actif en 1979. La vraie question est celle de la répartition de ce que produisent les gens. En effet, Jean-Luc Mélenchon indique qu’il est temps que la richesse soit davantage partagée du côté des gens qui produisent réellement des choses plutôt que des actionnaires qui ne produisent rien et ne prennent aucun risques.
Le co-président de l’Institut La Boétie revient ensuite sur la diminution du temps de travail dans la vie et la répartition entre temps contraint et temps utile. Il explique que le temps utile socialement ne doit pas être réduit au seul temps contraint, celui du salariat.
Il pointe du doigt le fait que le gouvernement voulait faire rentrer les 330 milliards du système des retraites dans la capitalisation en poussant les gens à chercher des régimes complémentaires, surcomplémentaires ou assurantielles dans le privé.
Il explique que la question qui est posée avec la réforme des retraites est la même que pour l’inflation, c’est-à-dire qui va payer à la fin : est-ce que c’est le capital ou le travail ?. En effet pour l’instant c’est toujours le travail et les plus pauvres qui sont impactés. Jean-Luc Mélenchon revient notamment sur le dernier rapport d’Oxfam dont les chiffres sont terrifiants concernant la répartition de la richesse. Il suffirait par exemple d’une taxe de 2% sur les 42 milliardaires Français pour résoudre le “problème” des retraites qui va pourrir la vie de millions de personnes.
Jean-Luc Mélenchon a conclu son intervention en soulignant à quel point la réforme du gouvernement sur les retraites serait un recul social immense. Il démonte l’argumentaire : “il faudra travailler plus parce qu’on vit plus” alors que justement les gens vivent plus longtemps puisqu’ils travaillent moins.
Tr.: ... André Gorz ...