Auteur Guillaume Gamblin Année de publication 2019
Cet article est paru dans "Pour une europe verte et jaune" Alternatives non-violentes - Revue
Des marches pour la paix aux luttes des objecteurs de conscience, de la Turquie à la France, Pinar Selek n’a cessé de s’engager pour la paix et contre toutes les formes de violence.
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Dans le contexte d’une République qui s’est construite sur le génocide des Arméniens, sur le massacre des Kurdes et sur l’expulsion des Grecs, ainsi que sur un triple coup d’État en 1960, 1971 puis 1980, le militarisme d’État est une réalité incontournable en Turquie.
Condamnation à mort d’étudiant.e.s pacifistes, emprisonnement et meurtre de syndicalistes sont une réalité. Dans cet espace saturé de violence, l’extrême gauche révolutionnaire armée trouve une place et une légitimité. À partir de 1984, le mouvement kurde devient armé lui aussi. Dans les années 1980, dans un contexte où les mouvements de gauche classiques ont été laminés, d’autres formes de pensée et d’action politiques se développent. « La mouvance féministe a émergé, puis il y a eu le mouvement LGBTI, les antimilitaristes… »1
Le militarisme, c’est aussi la discipline, la contrainte et la hiérarchie. C’est pourquoi « c’est dans le milieu anarchiste qu’ont été créés les premiers collectifs antimilitaristes en Turquie et la lutte pour l’objection de conscience. »
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En 1996, Pinar, étudiante, réalise une recherche de sociologie sur le mouvement armé kurde. « J’ai choisi ce sujet parce qu’il y avait une guerre en Turquie et qu’il était anormal que les sociologues ne pensent pas le pourquoi de cette guerre, quelles sont les causes sociales, les ressources de ces mobilisations. »
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En 1998, elle est emprisonnée puis torturée par les autorités qui cherchent à lui faire avouer les noms des personnes kurdes dont elle a recueilli les témoignages pour cette recherche. Pinar refuse de parler et est incarcérée durant deux ans. On l’accuse alors d’avoir perpétré un attentat terroriste. En prison, Pinar écrit un livre sur l’antimilitarisme. À sa publication en 2004, Abdullah Öcalan, le leader du PKK, le lit en prison. Il déclare que ce texte l’a éclairé et qu’il appelle Pinar Selek à aider le mouvement kurde à s’orienter dans la construction de la paix.
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Elle participe à la création et à l’animation d’Amargi (« Liberté » en langue sumérienne), une « coopérative féministe » qui regroupe des femmes qui se sentent parfois marginales par rapport aux coutants dominants du féminisme. L’un de leurs constats de base est que, subissant toutes les effets du patriarcat, elles ne sont pas pour autant égales entre elles : « Être lesbienne, kurde, arménienne ou pauvre, ce n’est pas la même chose. » Amargi organise des actions, publie une revue théorique diffusée à 3 000 exemplaires et ouvre une librairie féministe.
Pinar devient amie avec Hrant Dink, journaliste arménien engagé pour la paix. Celui-ci meurt assassiné en 2007, du fait de ses positions critiques et non-violentes bénéficiant d’une audience de plus en plus forte au sein de la société turque.
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étude sur le service militaire et sur son rôle dans la construction de la masculinité hégémonique. Elle s’attaque par là à l’un des fondements de l’obéissance à l’État et de l’ordre social. Devenir homme en rampant, publié en 2008, connaît un grand retentissement.
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s’exile en 2009 pour l’Allemagne, du jour au lendemain. En 2011, elle vient s‘installer en France où elle va obtenir le statut de réfugiée politique puis la nationalité française ... -> Collectifs de solidarité avec Pinar Selek http://pinarselek.fr/
- Les citations sans référence sont de Pinar Selek.
Gamblin Guillaume, L'insolente. Dialogue avec Pinar Selek, Editions Cambourakis/Silence, 2019, 220 p., 20 €.
Notre pays connait une crise sanitaire sans précédent. Un état de guerre suivant les mots du Président de la République. Comme en 1870, il ne devait pas manquer un bouton de guêtre à nos combattants. On a vu ce qu’il en a été. Des soignants désemparés par le manque d’équipement de base et notamment les masques.
Nos soignants de la première ligne ont dû faire face à la pénurie.
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Aujourd’hui, la consternation s’allie au dégoût.
Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution.
Où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens-dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ?
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L’heure viendra, nous l’espérons, de rendre des comptes.
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Signataires :
Patrick BOUET, Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins
Anne-Marie CURAT, Présidente du Conseil National de l'Ordre des Sages-Femmes
Patrick CHAMBOREDON, Président du Conseil national de l’Ordre des Infirmiers
Serge FOURNIER, Président du Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes
Pascale MATHIEU, Présidente du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes
Eric PROU, Président du Conseil National de l’Ordre des pédicures-podologues
Carine WOLF-THAL, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
165 306 participants - Je signe la pétition
Face à l’urgence sanitaire, des mesures de rupture sont nécessaires. A la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », les signataires de cette pétition demandent au gouvernement de prendre immédiatement 4 mesures :
- L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
- Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
- La suspension immédiate du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
- La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.
Il ne s'agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
- Un plan de développement de tous les services publics
- Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
- Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l'agriculture, de l'industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations, de répondre à la crise écologique.
Mobilisons-nous dès maintenant et donnons-nous rendez-vous le "jour d'après" pour réinvestir les lieux publics pour reconstruire ensemble un futur, écologique, social et démocratique, en rupture avec les politiques menées.
Les 16 organisations à l’initiative de cette pétition : Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, les Amis de la Terre France, Oxfam France, Reclaim Finance, Unef, Union syndicale Solidaires, 350.org.
Depuis la publication, les organisations suivantes signent aussi la pétition : Action Aid France, Droit au logement, Femmes Égalité, Fidl, i-buycott, Il est encore temps, Le mouvement, MAN, MNL, Notre affaire à tous, Partager c’est sympa, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, UNL, Utopia.
Connue / https://twitter.com/Alternatiba_/status/1256261918056239106
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Mobicoop - Le covoiturage libre a retweeté Alternatiba @Alternatiba_ · 1 mai
Globe terrestre Amériques
Ensemble #PourLeJourDApres, construisons un avenir écologique, social, inclusif et démocratique ✊🏽
Signez la pétition : #PlusQueJamaisLe1erMai
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vidéo sur peertube à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?2VvgUA
État d'urgence
Si, en apparence, de nombreux dirigeants politiques et plusieurs capitaines d’industrie donnent l’impression d’avoir intégré “la règle verte”, un lent écocide se poursuit. Contre le greenwashing, Rémi-Kenzo Pagès enquête et décrypte.
Vous pouvez retrouver tous les contenus de Rémi-Kenzo Pagès en consultant sa page.
Amérique du SudCoronavirusÉcologieInternational
29 avril 2020 - 9H00
Covid-19 : Les peuples amérindiens risquent l'anéantissement
Ils sont surnommés les gardiens de la forêt parce qu'ils entretiennent l'Amazonie, un territoire considéré comme l'un des poumons de la planète, essentiel pour la régulation du climat. Pourtant ces gardiens sont menacés dans l'indifférence générale. Ce sont les amérindiens, ébranlés par la pandémie de Covid-19 et l'accélération soudaine de la déforestation en temps de confinement.
"Ce coronavirus est un problème très sérieux, aussi bien pour vous que pour nous, peuples indigènes" lance Raoni Metuktire, l'un des chefs amérindiens les plus célèbres. L'appel est solennel, mais il n'en témoigne pas moins de la détresse du peuple Kayapo qui s'est confiné face à la pandémie. Dans une vidéo de l'ONG Planète Amazone, envoyée au Média, le cacique Raoni alerte sur les dangers qui menacent les peuples autochtones et demande de l'aide. L'extinction, voilà ce qu'ils craignent. Certains des interlocuteurs contactés parlent même de "génocide" potentiel.
"Sans votre aide les peuples indigènes du Brésil ne pourront faire face à cette terrible maladie" prévient le leader indigène.
Depuis mars 2020, et le début de la pandémie mondiale, les garimpeiros, ces chercheurs d'or illégaux sont de plus en plus nombreux dans la forêt. Profitant du chaos généré par l'épidémie et de la politique laxiste à leur égard des gouvernements, brésilien en tête, les garimpeiros poussent leur excursions plus loin, et plus près des communautés amérindiennes, amenant maladies et virus avec eux, dont le Covid-19. Forçant le contact avec les populations autochtones, les repoussant souvent violemment, les chercheurs d'or, les braconniers et les bucherons mettent en danger les tribus qu'ils contaminent et qu'ils déciment. Cette nouvelle épidémie amenée par l'homme blanc rappelle certains des épisodes les plus dramatiques de l'histoire coloniale américaine, mais celle-ci pourrait bien être fatale à certains peuples, en particulier les plus isolées, dont les systèmes immunitaires ne sont pas les mêmes. De quoi raviver "le traumatisme collectif laissé par les épidémies qui ont jadis décimé nos ancêtres" écrit le Grand Conseil Coutumier des peuples Amérindiens et Bushinengé de Guyane dans un communiqué. Au point d'alarmer l'ONU qui relève que "les peuples autochtones connaissent un degré élevé de marginalisation socio-économiques et sont exposés à un risque disproportionné dans les urgences sanitaires, devenant encore plus vulnérables au cours de cette pandémie mondiale, en raison de leurs manques d'accès aux services de santé".
Dans le même temps, les garimpeiros exploitent la forêt et s'accaparent les ressources. La déforestation en Amazonie a battu de nouveaux records au mois de mars selon l'Institut National de recherche spatial du Brésil. L'extractivisme minier aussi se développe, attirant plus de mineurs et augmentant les risques sanitaires. Ces activités industrielles se portent au mieux, mais la forêt et les rivières sont de plus de plus polluées, "et certains fleuves qui n'étaient pas pollués le sont désormais" affirme une leader amérindienne contactée par Le Média.
Ces problèmes de pollutions, les amérindiens français vivant en Guyane en souffrent. Ils mettent en cause l’État français favorable à l'industrie minière qui encourage les exploitations aurifères. Un nouveau projet titanesque serait même planifié et la commission des mines convoquée le 29 avril à la préfecture avant la levée du confinement. Un scandale que ne manquent pas de dénoncer les organisations écologistes et autochtones pour qui "les priorités de la Préfecture (du département de la Guyane) sont tournées vers d'autres intérêts" (communiqué du collectif Or de Question) que la préservation de l'Amazonie et la santé de ses habitants.
En soutien aux peuples autochtones confinés, une ONG, Planète Amazone a donc lancé une campagne pour approvisionner les villages confinés. "On a besoin de riz, de pâtes, de haricots, de sels. On a besoin de produits sanitaires, de médicaments, d'acheminer des malades" précise Gert-Peter Bruch, le fondateur de Planète Amazone.
L'organisation humanitaire appelle à faire un don sur son site : http://planeteamazone.org/
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lutte de tous les instants sur le volet « atténuation », c’est-à-dire pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. On estime du côté de la communauté scientifique que même si tous les engagements pris à la Cop 21 étaient respectés on irait vers une hausse des températures comprise entre 3,2 et 4 degrés. Or on sait que ces engagements ne sont pas tenus. En 2017 il y a eu une augmentation de 3 % des émissions de gaz à effet de serre en France alors qu’elle devrait les réduire de 2,2 % par an !
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aussi réfléchir à l’après, au volet « adaptation » : des choses sont en train de changer de manière irrémédiable, d’autres vont l’être et doivent être anticipées. La hausse du niveau des mers, la multiplication des épisodes de sécheresse, le changement local de climat, de végétation, l’extinction de certaines espèces, l’augmentation des risques de conflit armé et la rareté de certaines ressources naturelles qui viennent à épuisement : la question n’est pas de savoir si on a envie que ça arrive ou non. On a laissé passer la période historique durant laquelle on pouvait encore se payer le luxe de poser cette question et d’y répondre par des actes politiques forts. Désormais, on y est. Et on commence à constater que tous ces effondrements sont plus violents pour les plus fragiles : les petits, les minorités, les précaires.
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je rejoins l’auteur de SF Alain Damasio sur cette question, c’est que la fiction opère comme des lunettes du réel. Elle permet de mettre à juste distance pour mieux appréhender des sujets qui sont peut-être trop durs à regarder quand ils se situent dans le réel, trop proches et trop effrayants comme le sont les épisodes climatiques extrêmes – a fortiori la perspective de l’effondrement.
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la fiction est un médiateur assez intéressant par rapport à ce discours très anxiogène du changement climatique et de l’effondrement.
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L’écosocialisme reste un invariant
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on a besoin, comme le disait Serge Latouche, de « décoloniser » notre imaginaire, ce qui implique d’abord de « désapprendre », se désaccoutumer de ces drogues dures du système que sont les énergies fossiles, le TINA (there is no alternative) ou la rentabilité du capital. Il s’agit de déconstruire notre système de pensée à la manière du pas de côté que font les personnages de l’An 01 de Gébé (« on arrête tout, on réfléchit, et ce n’est pas triste »). C’est une étape nécessaire pour se dessiller le regard et ainsi pouvoir, dans un second temps, reconstruire, avec de nouveaux mots, de nouveaux récits et figures, une vision plus adaptée au monde réel, et surtout au monde d’après tel qu’on aimerait le voir advenir.
Walter Benjamin faisait remarquer que déclin ne veut pas dire disparition. De même l’effondrement peut être une métamorphose.
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La dignité du présent ... une discipline personnelle, éthique et même esthétique.
Économie
Ferréol Delmas @DelmasFer, Président du laboratoire d’idées Écologie Responsable.
Pour lui, les écologistes ont tort de prôner une écologie mondialiste et sans-frontière, la solution viendrait de la souveraineté et de la liberté.
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Un bilan assez faible depuis le début du quinquennat
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La solution sera donc locale et décentralisée. Il sera nécessaire de redynamiser l’écologie très localement avec des systèmes de circuit-court entre les agriculteurs, les communes, les entreprises, les écoles, peut-être par l’établissement d’un chèque-proximité comme expliqué dans un texte précédent. Sans oublier le développement de l’agriculture biologique. En outre, cette souveraineté écologique devra passer par une indépendance alimentaire en rééquilibrant les produits importés notamment venant de pays ne respectant pas nos règles sociales et sanitaires.
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la création d’entreprises à forte valeur ajoutée, misant sur la qualité des produits peuvent être bénéfique pour notre santé, pour notre économie et bien sûr pour l’environnement. De manière plus large, une réforme de Pôle emploi, créant une branche distincte pour l’agriculture pourrait permettre une meilleur gestion des emplois saisonniers, une plus grande liberté pour ces salariés mais également pour les employeurs tout en relançant les emplois.
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Clés : écologie ; coronavirus
Jean-François Kahn, Fondateur de "Marianne", écrivain, a fondé l'Évènement du Jeudi et Marianne. Il a récemment publié Réflexion sur mon échec, un livre d'entretien avec François Siri (Editions de l'Aube, 2016), L'ineffaçable trahison (chez Plon, 2015), Marine Le Pen vous dit merci ! Les apprentis sorciers (chez Plon, 2014) ou encore L'horreur médiatique (chez Plon, 2014).
"Union nationale ? Tu parles ! S'il s'agit de mettre ensemble des gens venus du PS et de LR, c'est déjà le cas."
Cet article est à retrouver dans le magazine n°1207
Il y a des « folliculaires », comme disait Voltaire, dont la fonction dans les médias, les pauvres, est de livrer par tous les temps, qu'il pleuve ou qu'il neige, des articles de politique intérieure. Donc ils en écrivent.
Même quand le pays brûle, quand les eaux débordent ou quand un virus misanthrope se déchaîne. Même si, alors, on n'en a rien à cirer. Et que, faute de matière, ils en sont réduits à épouiller les moucherons avec une pince à épiler.
Nous sommes donc conviés à nous passionner pour les « susurrations » de celui-là, forcément masqué, un « visiteur du soir » comme on dit (il ferait mieux de se confiner !), qui invoque un changement de Premier ministre comme marqueur de sortie de crise, ou pour les « dérélictions » de cet autre qui - suivez son regard -en pince pour l'élargissement du gouvernement à des « gens connus », pour reprendre l'injonction surréaliste du philosophe Luc Ferry (il y voit même Badinter et Chevènement, pourquoi pas Giscard et Jacques Delors !). Ce qui, comme aurait dit qui vous savez, nous en touche une…
Tambouille
Autant de diversions « tambouilleuses », coincées entre des articles sur l'auto-embaumement en Ehpad et les carnages au sein des communautés intégristes religieuses (mais à quoi joue Dieu ?), a quelque chose d'indécent.
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49 547 ont signé
rachel SILVERA a lancé cette pétition adressée à Bruno Le Maire (Ministre de l’Économie et des Finances) et à
Si tous les soirs nous applaudissons le travail du personnel soignant et de toutes les personnes qui assurent la continuité de nos vies quotidiennes, n’oublions pas que la majorité de ces emplois sont très féminisés. Ce sont des infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont encore des travailleuses sociales et des enseignantes. Ces métiers sont dits « de femmes » ; il s’agit d’éduquer, soigner, assister, nettoyer, écouter, servir… bref, de faire appel à des « compétences présumées innées », si « naturelles » quand on est femme…
Les compétences et qualifications mises en œuvre dans les métiers féminisés sont souvent sous-valorisées. Par exemple, les diplômes des métiers de service ne sont toujours pas valorisés comme ceux des secteurs techniques et industriels. Les compétences relationnelles ne sont que très rarement considérées comme des compétences techniques et complexes. Elles sont assimilées à des qualités personnelles, niant ainsi les connaissances et l’expérience professionnelles pourtant indispensables. Les responsabilités auprès de personnes malades et fragilisées ont une moindre reconnaissance que les responsabilités financières. Être constamment interrompue ou effectuer une multitude de tâches différentes au sein d’un même métier n’est pas reconnu comme de la polyvalence professionnelle. Soutenir – physiquement et psychiquement – un patient en fin de vie, apporter des soins à domicile sans équipements professionnels, ou encore passer des milliers d’articles par heure à une caisse, tout en maintenant un sourire commercial, représentent des formes de pénibilité et de charges physiques ou nerveuses, non reconnues pour ces emplois, et pourtant aujourd’hui si médiatisées !
Depuis plusieurs années, des travailleuses en lutte, des syndicalistes, des chercheuses et des militantes féministes démontrent la vraie valeur de ces emplois et revendiquent le principe juridique « d’un salaire égal pour un travail de valeur égale ». Elles n’ont toujours pas été entendues. La crise que nous traversons doit être l’occasion de nouveaux engagements de l’État, des branches professionnelles et des entreprises pour revaloriser tous ces emplois à prédominance féminine. L’État se doit de donner l’exemple, en tant qu’employeur, en revalorisant immédiatement les emplois et carrières à prédominance féminine de la fonction publique. Il doit aussi s’engager en tant que financeur des secteurs sanitaires, sociaux, éducatifs et de la dépendance !
Que nos applaudissements, chaque soir, donnent enfin lieu à une réelle reconnaissance salariale de toutes ces professions, et pas à de simples primes Covid-19 !
Cette pétition est issue d'une Tribune publiée dans le Monde dont les premier·e·s signataires sont :
Chercheur·e·s : Séverine Lemière, économiste, université de Paris, réseau Mage ; Rachel Silvera, économiste, université de Paris-Nanterre, réseau Mage ; Florence Jany-Catrice, économiste, université de Lille ; Nathalie Lapeyre, sociologue, université Toulouse, réseau Mage ; Jacqueline Laufer, sociologue, HEC Paris, réseau Mage ; Margaret Maruani, sociologue, CNRS-CERLIS, réseau Mage ; Antoine Math, économiste, institut de recherches économiques et sociales – IRES ; Françoise Milewski, économiste, Sciences Po-OFCE, Presage ; Michel Miné, juriste, conservatoire national des arts et métiers (CNAM) ; Dominique Méda, sociologue, université Paris-Dauphine ; Pascale Molinier, psychosociologue, université Sorbonne-Paris-Nord ; Hélène Périvier, économiste, Sciences Po-OFCE, Presage ; Sophie Pochic, sociologue, CNRS-Centre Maurice-Halwachs, réseau Mage.
Représentant·e·s des organisations syndicales : Laurent Berger, secrétaire général CFDT ; Béatrice Lestic, secrétaire nationale chargée de la politique d’égalité entre les femmes et les hommes CFDT ; François Hommeril, président CFE-CGC ; Mireille Dispot, secrétaire nationale chargée du secteur Egalité des chances CFE-CGC ; Pascale Coton, vice-présidente, chargée de l’égalité femmes-hommes CFTC ; Philippe Martinez, secrétaire général CGT ; Sophie Binet, pilote du collectif Femmes-mixité CGT ; Yves Veyrier, secrétaire général FO ; Béatrice Clicq, secrétaire confédérale du secteur égalité FO ; Benoît Teste, secrétaire général FSU ; Sigrid Gérardin, coresponsable secteur Femmes FSU ; Cécile Gondard-Lalane, porte-parole Union syndicale Solidaires ; Eric Beynel, porte-parole Union syndicale Solidaires ; Emilie Trigo, secrétaire nationale UNSA ; Alain Parisot, secrétaire national UNSA Fonction publique, Marie Clarke Walker, présidente du comité des femmes de la Confédération syndicale internationale (CSI)
Associations et militantes féministes : Rebecca Amsellem, Les Glorieuses ; Ana Azaria, Femmes-Égalité ; Danielle Bousquet, Fédération Nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles ; Brigitte Chabert, Du côté des femmes ! ; Caroline De Haas ; Monique Dental, Réseau Féministe "Ruptures" ; Sandra Gidon, ADAGE ; Raphaëlle Remy-Leleu ; Nelly Martin, Marche Mondiale des Femmes ; Christiane Marty, Fondation Copernic ; Yveline Nicolas, coordinatrice de l’association Adéquations ; Françoise Picq, Association nationale des études féministes ; Céline Piques, Osez le Féminisme ! ; Cécile Pudebat, Association FIT une femme un toit ; Suzy Rojtman, Collectif National pour les Droits des Femmes ; Roselyne Rollier, Maison des Femmes Thérèse Clerc-Montreuil ; Sabine Salmon, Femmes Solidaires ; Aurélie Trouvé, ATTAC France.
@clemovitch
« Il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom : sur la question des masques pour les soignants, sommes confrontés à un mensonge d’État. »
Retour sur le discours d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale, pour @cliquetv
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9:10 PM · 29 avr. 2020·Twitter Web App 6 k Retweets 9,2 k J'aime
aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?r7Ugwg
Clés : Coronavirus ; Gouvernement ; Néolibéralisme
Le déconfinement au 11 mai décrété par Emmanuel Macron et qu’Édouard Philippe a du mettre en équation semble avoir inspiré Denis Robert qui se projette au jour d’après et voit un écart se creuser et un nouveau front s’ouvrir entre ceux qui vont vouloir plus de croissance, de liberté et moins d’État et ceux qui veulent ralentir, réfléchir et privilégier la survie de la planète.
Signe avant-coureur de l’affrontement à venir la tribune proposée dans le JDD qui annonce : « Libérons la société pour sortir de la crise ». Elle est signée par une soixantaine d’universitaires, d’économistes, de lobbyistes qui notent que l’État a failli dans la gestion de l’épidémie : « Il n’est pas de démocratie saine sans marché libre… » ânonnent-ils.
Foutaise, répond l’éditorialiste qui discerne derrière l’initiative une fracture. Ce sera eux, les globalisateurs, les partisans d’un libéralisme encore plus échevelé, les fabricants d’un monde d’après qui sera pire que celui d’avant. Contre nous, qui voulons repenser la croissance et le rapport de force politique, révèle Denis Robert s’appuyant sur les travaux du philosophe Bruno Latour. Ils craignent que la pause soudaine dans le système de production globalisée offre une occasion inespérée pour les globalisateurs « de se défaire du reste de l’État-providence, du filet de sécurité des plus pauvres, de ce qui demeure encore des réglementations contre la pollution, et, plus cyniquement, de se débarrasser de tous ces gens surnuméraires qui encombrent la planète ».
Denis Robert reprend le fil de la semaine écoulée où ses pensées ont été parasitées par « Seul contre tous » le film boucherie de Gaspar Noé et « Le petit chose » d’Alphonse Daudet qui, à bien des égards, ressemble à Emmanuel Macron. Le président qui n’écoute que lui-même et se rêvait en écrivain en prend pour son grade. « Il est aujourd’hui le chantre. Et la dernière chance » des oligarques et des profiteurs du système. « Il le sait. Ils le savent. Ils l’ont placé là pour servir. Nous sommes prévenus. Et nous devons agir et résister. Impossible de reprendre comme avant. Les jours heureux c’est pour nous. Et pas pour eux. » conclut l’éditorialiste du Média.
dans À la une, Actualités, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, Nos parlementaires
Paris, le 27 avril 2020,
D’abord prévue pour le 5 mai, la présentation du plan gouvernemental de déconfinement est avancée au mardi 28. Elle fera l’objet d’un discours du Premier ministre suivi d’un vote des assemblées. Ce discours et ce vote intégreront la question de l’organisation ou non du traçage numérique de la population. Il n’y aura aucun temps d’examen approfondi ou d’amendement de la décision de l’exécutif. Cette procédure voudrait prendre le sens d’une consultation du parlement. C’est une imposture. Le régime qui a raté l’entrée dans la crise sanitaire, trébuché sur la période du confinement se lance à présent dans un déconfinement hasardeux. Cet épisode s’ajoute aux précédents dans la gestion chaotique d’un des épisodes les plus dangereux de l’histoire de notre pays.
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-> https://lafranceinsoumise.fr/app/uploads/2020/04/PlanDeconfinementLaFranceinsoumise.pdf i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?LrfPAQ
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Le vendredi 1er mai 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Laurent Delahousse. Il a dénoncé la volonté du gouvernement de rouvrir les écoles pour renvoyer les parents d’élèves au travail et a appelé les travailleurs à se réunir pour définir eux-mêmes les conditions de reprise du travail qui permettent d’assurer la sécurité sanitaire.
Le chef de file de la France insoumise a dénoncé le bazar qui fait suite aux annonces du gouvernement et notamment la carte incompréhensible des départements. Il a également expliqué qu’on ne pouvait laisser les maires décider seuls de la réouverture des écoles le 11 mai.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la France insoumise avait agi depuis le début de la crise du coronavirus en faisant des propositions utiles : réquisition de l’industrie textile pour produire les masques, nationalisation de Luxfer et Famar pour produire bouteilles d’oxygène et médicaments, mise à disposition gratuite des masques et du gel hydro-alcoolique partout où c’est nécessaire. Il a rappelé que les insoumis avaient proposé un plan complet de déconfinement. https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/27/coronavirus-planification-du-deconfinement-propositions-du-groupe-parlementaire-lfi/
écologie, Critique des nuisances, Racine de Moins Un
Étiquettes : anthropocène, écologie, économie, climat, décroissance, histoire des techniques, histoire politique, Jean-Baptiste Fressoz, pollution, société industrielle, technologie
Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, nous brosse à grands traits une histoire politique du CO2 aux XIXe et XXe siècles. Car aussi fameuse que soit la courbe des émission de CO2 établie par le GIEC, il est en fait assez difficile d’en faire une histoire suffisamment précise pour permettre par exemple de retracer la part de différents choix technologiques dans les émissions de gaz a effet de serre. Il est impossible de savoir, dans cette courbe, ce qui relève de l’automobile, de l’agriculture industrielle ou de la guerre. Il s’agit donc d’essayer de politiser le constat du changement climatique.
Racine de moins un
Une émission de critique des sciences, des technologies et de la société industrielle.
Émission Racine de Moins Un n°59, diffusée sur Radio Zinzine en février 2020.
Grandes lignes de la conférence :
Je vais essayer de repolitiser la fameuse courbe des émissions de CO2 aux XIXe et XXe siècles. Aussi fameuse que soit cette courbe, il est en fait assez difficile d’en faire une histoire suffisamment précise pour permettre par exemple de retracer la part de différents choix technologiques dans les émissions de CO2. On ne peut pas tracer, à l’intérieur de cette courbe, ce qui relève de l’automobile, de l’agriculture industrielle ou de la guerre.
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Et malgré ces efforts considérables, il y a une diminution des émissions de CO2 de 60 % en dix ans, si je me souviens bien. C’est pas mal, mais c’est moins que ce qu’il faudrait que nous fassions dans les pays européens, par exemple. C’est le côté le plus effrayant…
Après, il est possible de se dire que les cubains sont très pauvres, qu’ils n’ont pas les technologies comme nous, etc. Mais dans le cas de la France qui investit massivement dans le nucléaire à partir des années 1970-80, les émissions de CO2 croissent de 1 ou 2 % par an environ. Cela devrait donc rendre un peu modeste sur la capacité des solutions high-tech pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Après, il y a des transitions énergétiques qui se passent très mal, par exemple en Corée du Nord qui a été confrontée au même problème que Cuba, sauf que là, il y a eu une famine épouvantable, entre 5 et 10 % de la population qui a succombé, etc.
Donc, il n’y a pas vraiment de leçon optimiste à tirer de l’histoire, je crois.
Jean-Baptiste Fressoz,
historien des sciences, des techniques et de l’environnement, chargé de recherche, Centre Alexandre Koyré, Centre national de la recherche scientifique, École des hautes études en sciences sociales.
Il est notamment l’auteur de :
L’Apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique, éd. Seuil, 2012 ;
avec Christophe Bonneuil, L’Événement anthropocène, la Terre, l’histoire et nous, éd. Seuil, 2014 ;
avec Fabien Locher, Les Révoltes du ciel, une autre histoire du changement climatique, éd. Seuil, 2020.
Conférence donnée dans le cadre de l’Université européenne d’été de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (IHEST) à Gouvieux, le 30 juin 2015.
Plusieurs élus politiques et personnalités issues du monde de l'entreprise appellent à un nouveau projet politique pour l'après-crise, qui s'appuierait sur le progrès social, l'écologie et la décentralisation.
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Signataires :
Christophe MADROLLE, Secrétaire général UDE, Élu de Marseille
Julien VICK, Administrateur de l’Institut Européen d’Ecologie, Metz
Anne-Sophie CONDEMINE, Adjointe au maire de Lyon, Conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes
Mathieu CUIP, Délégué général de l’UDE
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Présentation à la presse de la proposition de la France insoumise pour la planification du déconfinement, par Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens députés du Nord.
Retrouvez le document complet en ligne à cette adresse : https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/27/coronavirus-planification-du-deconfinement-propositions-du-groupe-parlementaire-lfi/
Catégorie Actualités et politique 14 commentaires
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"La France fait partie du top 5 des pays les plus touchés par le coronavirus dans le monde. Notre pays est candidat au bonnet d’âne en ce qui concerne l’anticipation de cette pandémie qui était pourtant annoncée."
Deuxième épisode de notre module d’actu “L’info confinée”.
Au sommaire :
- Le discours d’hier d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale et plus généralement du plan de déconfinement… et cette impression que l’exécutif, divisé, essaie de refiler la patate chaude et les responsabilités à d’autres - les élus locaux, les préfets, les parents d’élèves.
- L’alerte lancée par l’hôpital Necker de Paris et par le National Health Service anglais au sujet d’une grave infection touchant des enfants souvent testés positifs au COVID-19… une alerte qui intervient alors que le 11 mai, c’est le début du retour à l’école pour des enfants jusqu’ici considérés comme généralement asymptomatiques.
- Une enquête assez troublante du journaliste d’investigation Marc Endeweld publiée sur le site du Média TV au sujet des méthodes de tri des patients COVID à soigner ou à sacrifier, mises en place par l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France ; le Liban, où une révolte populaire a éclaté en plein confinement.
- La campagne de la section montpelliéraine du Collectif Droit au logement (DAL), appelant à la grève des loyers au foyer “Les lavandins”, géré par le bailleur social Adoma, relayée par le média local Le Poing ; et en Occitanie, la bataille contre “le macronavirus”, partie d’une banale banderole qui a énervé en haut lieu.
SOURCES :
L’analyse de Mediapart sur le discours d’Edouard Philippe et les dissensions au sommet https://www.mediapart.fr/journal/france/280420/deconfinement-l-executif-se-contredit-encore).
L’alerte de l’hôpital Necker sur le syndrome étrange qui touche des enfants testés positifs au COVID https://www.midilibre.fr/2020/04/28/covid-19-certains-symptomes-ressemblent-a-la-maladie-de-kawasaki-alerte-le-centre-necker-a-paris%2C8866554.php
L’alerte du NHS britannique : https://www.ladepeche.fr/2020/04/28/symptomes-lien-avec-le-coronavirus-trois-questions-sur-le-syndrome-inflammatoire-qui-touche-les-enfants-au-royaume-uni%2C8865800.php
Images du Liban : https://twitter.com/Akhbaralsaha/status/1255177938133225473). https://twitter.com/i/status/1254071440313368581
Foyer de personnes âgées insalubres à Montpellier : https://lepoing.net/montpellier-300e-de-loyer-pour-des-7m%25c2%25b2-insalubres-ne-pas-payer-est-legitime/
Occitanie et “Macronavirus” : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/toulouse-banderoles-macronavirus-se-multiplient-convocations-au-commissariat-1821814.html
.#Déconfinement #Gouvernement #Incompétents
Catégorie Actualités et politique 929 commentaires
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Confinement et actualité foisonnante obligent, nous tentons un nouveau format en direct autour de Camille Chastrusse et de ses invités : le journaliste du Média Denis Robert, la politologue Virginie Martin, Bruno Gaccio et Yvan Le Bolloch, deux amis du Média. Baptisé « Les masques et la thune », cet échange vidéo traitera -entre autres- des annonces d'Edouard Philippe, de l'explosion de la violence policère, et de la société de surveillance qui nous explose au visage dans le cadre du Covid-19.
Pendant un peu moins d'une heure, nos invités discuteront de ce qui les a marqués dans la semaine écoulée en essayant de se marrer un peu, d’être graves et légers, drôles et sincères et surtout libres. Ce qui devient une grosse ambition dans cette séquence de vie morose où, surveillés par des drones et des policiers en armes, interdits de sortie, de bars et de cinéma, on compte nos morts tous les soirs, grâce aux préposés de la République en marche.
Sur les autres chaines, de faux experts répètent, jour après jour, une messe cathodique angoissante. Nous tenterons de dire la nôtre mais plutôt autour d’un verre dans le bistrot à côté de l’Église. Sans trop nous prendre au sérieux. Dans un pays où depuis trois mois, le gouvernement allonge les thunes pour acheter, sans mollir, des drones et des LBD, mais nous baratine en promettant des tests, du gel et surtout des masques qui ne viennent pas, c’est le moins qu’on puisse faire…
.#Coronavirus #Travail #Direct
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.#AlloRuffin, en direct d'Amiens, avec Olivier Besancenot, Gilles Perret, ... et vous !
On parle des métiers dévalorisés avec Corinne Pointé et Fabienne Gal, ex-caissières, et de l'hôpital en première ligne avec Anne Gervais, gastroentérologue !
Catégorie Actualités et politique 114 commentaires
Clés : Coronavirus ; Écologie ; Néolibéralisme
Derrière les discours qu'on entend sur "le monde d'après" (les "plus rien ne sera comme avant", "plus jamais ça !") il y a différents niveaux de remise en question du “monde d’avant”. On se doute bien que des choses vont changer, mais la question est : aura-t-on un progrès ou une régression ?
Chez ceux qui veulent un “monde d’après” radicalement différent, on distingue deux démarches : dans la première, la crise, qui bouleverse nos habitudes, est l'occasion d'une remise en question élargie. Tels les personnages du film de Jacques Doillon, L’an 01, nous entreprendrions alors de remettre à plat l’organisation de notre société.
La tentation est grande de profiter de cette période exceptionnelle pour pousser des idées progressistes dans l’espace public. Mais le risque est de produire un discours ambitieux mais inaudible pour l’opinion publique.
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La crise que nous vivons est sans doute l’occasion de faire une sorte d’inventaire de tout ce qui ne va pas dans notre société. Mais si on ne veut pas se contenter de rêver un "monde d'après" sans jamais le voir advenir, il faut se doter d'une stratégie efficace. D'abord argumentative, en montrant les liens entre ce qui a provoqué ou amplifié la crise et les éléments qu'on veut transformer. Politique, ensuite, en partant non pas de nulle part, mais de tendances contestatrices déjà à l'oeuvre, et que Jérôme Baschet s’essaye à repérer dans l’article déjà cité :
“Malgré le caractère écrasant des formes de domination et leur tendance à se renforcer sans cesse, il ne faudrait pas oublier que les gouvernants et les élites mondiales agissent sous la menace constante d’un niveau de discrédit, de perte de confiance, d’insatisfaction et de colère qui a conduit, au cours des deux dernières années, à des soulèvements populaires d’une ampleur tout à fait inattendue – tendances dont il y a tout lieu de penser qu’elles ne peuvent que s’accentuer à la faveur de la crise du coronavirus.”
Vidéo aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?UCSCEA