Vérifié le 01 janvier 2023 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Publié le 29 décembre 2022
Le décret n°2022-1694 supprime, à compter du 1er octobre 2023, la prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l'AAH et les abattements : Réduction forfaitaire ou proportionnelle appliquée sur la base de calcul d'un impôt (revenus, valeur d'un bien, etc.) applicables sur les revenus du conjoint s'il réduit ou cesse son activité.
La personne qui a un droit à l'AAH ouvert au titre du mois de septembre 2023 aura un calcul déconjugalisé de l'AAH sauf si cela lui est défavorable.
La personne qui a un droit qui s'ouvre à compter du 1er octobre 2023 aura un calcul déconjugalisé de l'AAH.
Durée de lecture : 3 minutes - Clés : Climat Sciences
Disparition de la calotte glaciaire du Groenland, mort des récifs coralliens… Les points de bascule climatique sont nombreux et pourraient intervenir dès 1,5 °C de hausse de la température mondiale, alertent des scientifiques.
Disparition des glaces, arrêt du Gulf Stream, dépérissement de la forêt amazonienne… la survenue de ces évènements à cause du changement climatique préoccupe de plus en plus la communauté scientifique. Une étude internationale parue dans Science vendredi 8 septembre fait la synthèse des connaissances scientifiques sur ces points de bascule du climat, autrement dit ces transformations terrestres drastiques et irréversibles au-delà de certains seuils de température. « Il devient clair que nous sommes déjà proches de plusieurs points de bascule, dont certains sont peu connus du public », commente pour Reporterre David Armstrong McKay, chercheur au Stockholm Resilience Centre et premier auteur de l’étude.
En plus de lister seize points de bascule identifiés aujourd’hui par les climatologues, l’étude précise les seuils de température auxquels ces basculements deviennent probables (voir la carte ci-dessous)
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les connaissances scientifiques progressent grâce aux avancées de la paléoclimatologie, à la précision des observations actuelles et aux perfectionnements des modèles du climat.
Au-delà des éléments scientifiques, c’est un message politique que le Stockholm Resilience Centre veut faire passer. « Cette étude fournit un solide soutien scientifique à l’objectif plus ambitieux de 1,5 °C de l’Accord de Paris, qui minimiserait la probabilité de déclencher des points de bascule climatique. Cependant, plusieurs points de bascule sont encore possibles ou même probables à ce niveau, faisant probablement de 1 °C une limite plus sûre. Sachant que les politiques actuelles nous placent sur la trajectoire dangereuse de 2,6 °C. »
Le ministre du travail, Olivier Dussopt, a donné jeudi 22 septembre le coup d’envoi de la réforme qui vise à créer un guichet unique, physique et numérique, pour les demandeurs d’emploi.
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Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion, à Paris, le 30 août 2022. BENJAMIN GIRETTE POUR « LE MONDE »
Le flou qui entoure la création de France Travail se dissipe peu à peu. Le ministre du travail, Olivier Dussopt, a donné le coup d’envoi de la réforme, jeudi 22 septembre, lors d’un déplacement à Lyon, accompagné du haut-commissaire à l’emploi, Thibaut Guilluy, chargé de la mission de préfiguration lancée le 12 septembre. Tous deux ont également reçu, vendredi, tous les acteurs concernés par le dossier pour un « comité des parties prenantes », au ministère du travail.
Pour le gouvernement, France Travail est l’un des huit chantiers – avec la réforme de l’assurance-chômage, la réforme des retraites, les assises du travail… – qui doivent permettre d’aller vers son objectif de plein-emploi d’ici à la fin du quinquennat. Le but de la nouvelle structure est d’améliorer à la fois l’accompagnement des entreprises et celui des personnes vers l’emploi. Le calendrier est désormais connu dans les grandes lignes. Durant trois mois, dix groupes de travail devront établir un diagnostic et définir des principes d’action et rendront leurs avis en décembre. Début 2023, seront déployées des expérimentations territoriales dans dix bassins d’emploi, lors desquelles seront testées plusieurs évolutions envisagées. Le gouvernement souhaite ensuite lancer officiellement France Travail fin 2023, début 2024.
Un guichet unique, physique et numérique
Redoutée par beaucoup de monde, une fusion des différents organismes (Pôle emploi, missions locales, associations, etc.) ne devrait cependant pas être l’option retenue. L’idée est plutôt de créer un guichet unique, physique et numérique, pour les demandeurs d’emploi, quel que soit leur profil, qui seraient ensuite réorientés vers les différentes structures. Avec l’objectif, aussi, de mieux coordonner tous ces acteurs. Car aujourd’hui, de nombreux chômeurs ou allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sont mal pris en charge.
Par exemple, en Corrèze, aucun bénéficiaire du RSA n’est orienté vers Pôle emploi, selon un document du comité des parties prenantes que Le Monde s’est procuré. De même, d’après le document, moins de 60 % des personnes au RSA ont un contrat d’engagement réciproque, qui définit normalement les règles d’accompagnement. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé une réforme du RSA visant à conditionner ce dernier à quinze à vingt heures d’activité hebdomadaire. Celle-ci se fera en même temps que France Travail et sera expérimentée dans les mêmes bassins d’emploi.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Brice Teinturier : « Il y a un sentiment que l’équilibre entre les droits et les devoirs n’est pas maintenu »
Reste que pour améliorer cette coordination, il faut que toutes les entités participant au projet veuillent aller dans le même sens. Si les régions ont donné un avis clair et défendent leur « capacité à orchestrer France Travail au niveau de son territoire », les départements ne veulent pas finir avec un rôle de sous-traitant. « On veut coconstruire les choses avec le gouvernement, explique François Sauvadet, président de l’Assemblée des départements de France. On ne veut pas recevoir simplement des injonctions. Mais les premiers signes de dialogue sont très positifs. »
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À Montbron, une maroquinerie est déjà installée depuis 2012. C’est l’une des trois manufactures du pôle Sud-Ouest. Archives CL 5
Par Lénaëlle SIMON - l.simon@charentelibre.fr, publié le 1 septembre 2022 à 17h51.
L’école des savoir-faire Hermès quitte Montbron, où elle est à l’étroit. Objectif : monter en puissance pour satisfaire l’important besoin de main-d’œuvre.
Le centre de formation Hermès quitte Montbron mais reste en Val de Tardoire. Il va déménager à Marthon, dans l’ancienne usine de pantoufles Degorce dans le courant du premier trimestre 2023. Pour le maire de Marthon, Patrick Borie, c’est une fierté. Et pour le maire de Montbron, Gwenhaël François, un soulagement de conserver cette activité...
Charente Montbron L'Isle-d'Espagnac Artisanat Marthon Économie Enseignement Technique Éducation Education Nationale Val de Tardoire Grand-Angoulême Actualité
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Extrait de @Thinkerview
Crise de l'eau, planète terre invivable ? Emma Haziza [EN DIRECT]
https://youtu.be/5ysUySSNW3M
Emma Haziza est une hydrologue, chercheuse pluridisciplinaire, enseignante et conférencière française.
La question des bassines est complexe.
D'une part, elle permet à certains agriculteurs de stocker le trop plein d'eau des nappes phréatiques en hiver et de l'utiliser en cas de sécheresse l'été notamment quand il y a des mesures de restriction d’irrigation.
Mais d'autre part, le premier utilisateur de l’eau reste le milieu naturel. L'eau qui s'infiltre dans les sols génère à son tour de nouvelles pluies, de nouvelles boucles du cycle de l’eau.
En effet, on observe une coïncidence entre les cartes des territoires couverts par des bassines agricoles et celles des stress hydriques des dernières années.
Pour conclure, le problème aujourd’hui n’est pas tant l'utilisation des bassines que le court-termisme. L'agriculture doit s’extraire de la question de court-terme et de penser sur le long terme.
Les prélèvements dans les nappes salées du Tigre et de l’Euphrate ont entraîné la désertification de ces territoires longtemps désignés comme le croissant fertile...
#agriculture #bassines #irrigation #eau #sécheresse #canicule #environnement #biodiversité
Connu / TG 24/11/22 À 20:58
Gauche(s) 22 commentaires
Pour la première fois depuis le début de la législature, la Nupes a l’occasion de pousser son avantage sur le projet de loi développant les énergies renouvelables. Mais le chemin reste long et ardu pour obtenir satisfaction.
Une présentation en conseil des ministres lundi dernier, un premier passage au Sénat fin octobre, et une arrivée dans l’hémicycle du Palais-Bourbon début décembre. À l’aube d’une crise énergétique sans précédent, c’est un marathon éreintant qui s’annonce autour du projet de loi sur les énergies renouvelables. Censé « accélérer à un rythme sans précédent nos efforts pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles », le texte prévoit le développement à grande vitesse de l’éolien, notamment en mer, du photovoltaïque ou de la méthanisation, afin de permettre à la France de rattraper son retard en la matière.
Favoriser les énergies décarbonées pour lutter contre le dérèglement climatique et, au passage, tenter de retrouver un peu de souveraineté énergétique à l’heure des tensions avec la Russie… Au moment où Jean-Luc Mélenchon appelle à se « retrousse[r] les manches » pour construire, « partout », des champs d’éoliens en mer, le sujet fait, en théorie, figure de bouffée d’air frais pour les écologistes et la gauche.
D’autant que, dans un contexte de « blitzkrieg » législative, l’opposition de gauche est, une fois n’est pas coutume, en position de force. Alors que la majorité a choisi de dealer avec le groupe Les Républicains (LR) pour faire passer ses textes sur le pouvoir d’achat cet été, et bientôt sur l’assurance-chômage, les discussions qui s’ouvrent font espérer un changement d’alliance qui, sur le papier, pourrait s’avérer politiquement gagnant-gagnant. Pour les écologistes et la gauche qui appellent à diminuer – voire à supprimer – la part du nucléaire dans le mix énergétique, l’enjeu est d’arracher une victoire politique en ces temps peu favorables ; pour la majorité, il s’agit de prouver sa capacité à faire vivre le « en même temps » macronien et de trouver du consensus sur des sujets d’« union nationale ».
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Cyrielle Chatelain, co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblee nationale et Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat après une rencontre avec Élisabeth Borne à l’hôtel Matignon à Paris, le 21 septembre 2022. © Photo Jeanne Accorsini / Sipa
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Alma Dufour, qui considère par exemple que la proposition de rétribution des territoires acceptant l’implantation d’éoliennes est une avancée.
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André Chassaigne à l’unisson avec les écologistes et les Insoumis qui refusent de livrer le secteur des énergies au privé.
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sujets primordiaux, mais absents du texte. Rien sur la nécessité de créer des filières françaises sur le photovoltaïque ou les éoliennes par exemple. Rien non plus sur l’impératif de sobriété en matière de consommation énergétique qui, s’il a gagné les discours, reste le point aveugle de la loi. Autre question centrale : celle de la gouvernance. « La participation citoyenne n’apparaît pas, or en matière d’énergies renouvelables, il faut créer de la désirabilité et pas seulement de l’acceptabilité », estime Charles Fournier, en phase avec son collègue sénateur Ronan Dantec qui juge, lui aussi, « le texte très faible sur l’investissement citoyen ». « Accélérer ne veut pas dire faire fi de la démocratie citoyenne », conclut Alma Dufour, comme un avertissement pour les mois à venir.
Pauline Graulle
245 k abonnés - 331 425 vues - L'image est saccadée mais le son est ok.
*Tr.: UNIVERSHITÉ - Pourquoi ne réagissons-nous pas face à l'urgence climatique ? The Shifters ...
Le Conseil d'État affirme que le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé présente le caractère d'une liberté fondamentale. Toute personne qui justifie d'une atteinte à ce droit peut saisir le juge du référé-liberté.
Gouvernance |
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S'agit-il d'une révolution pratique pour le contentieux de l'environnement ? « Impossible à prédire pour le moment, mais il faut garder à l'esprit que les conditions du référé-liberté sont strictes », rappelle le docteur en droit public, qui souligne les avancées possibles en matière de protection des espèces. « Mais cela reste à confirmer, les associations ne vont certainement pas tarder à soumettre cela au juge administratif », projette le juriste.
Laurent Radisson, journaliste, Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE
Connu / TG 5/10/22 à 15:04
Mathieu en Immersion vous emmène découvrir la Confédération Paysanne Nièvre
A écouter à 13h et 20h et en podcast...
Connu / TG 4/10/22 à 18:59
13 k vues Diffusé il y a 1 mois
ateliers co-créatifs Outils et coopération
Je partage aujourd’hui une actualité sur le travail qui m’a le plus occupé ces derniers mois, les métacartes, des boites à outils sous forme de cartes pour apprendre, s’inspirer et passer à l’action. Nous venons de sortir des vidéos de présentation pour les cartes Faire Ensemble et Numérique éthique et je suis très heureux de vous les partager. Comme à notre habitude, nous avons privilégié le fond sur la forme, la simplicité et le sens sur le blabla. Découvrez les cartes avec ces vidéos de moins de 4 min chacune.
Dans la mesure du possible, nous privilégions l’usage d’outils en accord avec notre éthique. L’audio et la vidéo ont été montés respectivement avec Audacity et OpenShot Video Editor et les vidéos publiés sur une instance PeerTube (une alternative éthique et décentralisée à YouTube) hébergée par le Portail des communs. Bon visionnage !
Connu / mel
Météo, open-data et communs numériques - Frederic Ameye
Publié Il y a 1 mois • 13 vues
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JDLL
Par baptiste
Parlons open-data, météo, changement climatique et communs numériques avec l'asso Infoclimat
Avec les enjeux climatiques que l'on connaît, le petit monde de la météo et du climat est florissant, à cheval entre utilité publique et business pur e...
Voir plus
VisibilitéPublique
CatégorieScience & Technologie
LicenceDomaine public
LangueFrançais
ÉtiquettesJDLLJDLL2022MétéoOpenData
Durée56min 15sec
Transcript à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?zrqS2g
Paru dans CQFD n°212 (septembre 2022)
Dans la rubrique Le dossier - Illustré par Adrien Zammit
Vol au-dessus d’un nid de paysans
Ce ne sont pas des révolutionnaires de la fourche ni des avant-gardistes autoproclamés, mais leur démarche est foncièrement politique. En s’installant dans un coin paumé de l’Hexagone il y a quelques années, les jeunes paysans et paysannes de la Grange aux Merles avaient en tête de proposer un autre modèle agricole, afin de le diffuser largement. Depuis, leurs réflexions ont évolué. Point d’étape.
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L’objectif : rompre la logique des bulles sociales, des réseaux affinitaires et de classe, pour bâtir des ponts. Et parfois, ça marche : « Il y a quelques jours, on tenait une table avec les produits de la ferme dans une fête de village où on ne connaissait pas grand monde. Quelques jours plus tard, certaines personnes rencontrées là-bas sont venues assister à un spectacle de théâtre qu’on organisait sur la ferme. Ces rapprochements mettent du temps mais sont très précieux. »
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Leur trajectoire rappelle celle des étudiants d’AgroParisTech qui, en mai dernier, ont profité de leur remise de diplôme pour dénoncer le modèle dominant et annoncer publiquement leur désertion groupée, fustigeant notamment « une formation qui pousse globalement à participer aux ravages économiques et sociaux en cours 4 ». Le collectif valide le rapprochement : eux qui ont fait leurs études ensemble dans une formation similaire ont également rué dans les brancards le jour de la validation de leur cursus. « Sauf que notre discours était sans doute moins bon », rigole Adèle. De leurs études, ils ont gardé la conviction qu’il fallait s’engager dans le domaine agricole, mais dans la direction inverse de ce qu’on leur enseignait. « Les tenants et aboutissants de la question agricole sont souvent minimisés, alors que c’est le pilier du système productiviste, au premier plan des dégâts environnementaux », rappelle Tristan. Lui explique qu’il se sentait alors beaucoup plus proche des activistes de la ZAD que des tièdes militants urbains d’Europe Écologie-Les Verts (EELV). Et qu’à ses yeux claquer la porte des villes était une évidence.
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« On est sur un marché de niche, qui nous permet de vendre nos produits cher, à des gens qui ont un minimum de pouvoir d’achat. Pour imaginer que ça se développe largement, il faudrait que la structuration de la société le permette, ce qui est tout le sauf le cas. C’est une question systémique. »
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concernant la ferme en elle-même, la véritable question est ailleurs : avant d’envisager le grand soir agricole, il s’agit d’abord de s’enraciner dans un territoire, d’y développer des liens
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Alors que beaucoup, dans ces milieux, brocardent la figure du néo-rural, eux y voient plutôt une réalité moins caricaturale et néfaste que celle décrite dans les médias, en tout cas dans leur coin. Dans la lignée de la Conf’, ils estiment qu’un afflux de jeunes désertant la folie des villes serait une bonne chose. Tristan pose les choses ainsi : « Si on veut généraliser l’agriculture paysanne, ce qui indispensable, il faut deux millions et demi de paysans. Un exode urbain de malade ! Et il sera impératif d’opérer ce changement de la manière la plus égalitaire possible, la plus communiste, à rebours des modèles actuels. »
En attendant, il importe de ne pas se tromper d’ennemi : « Je préfère que dans le coin il reste des agriculteurs qui s’agrandissent plutôt qu’un gros investisseur étranger rachète des terres et mette des salariés à leur place », estime Adèle. Qui rappelle la situation : « On ne peut pas tous être en vente directe et en circuit court. Les supermarchés ne vont pas fermer du jour au lendemain. On a donc pour l’instant besoin d’agri’ qui font du circuit long. L’idéal serait d’abord qu’ils reprennent la main sur les prix, ce qui leur donnerait la possibilité d’évoluer vers une agriculture moins toxique. »
Parfois des liens se créent, des ponts. Ainsi de la Cuma 7 locale, coopérative de découpe et de transformation de viande, où se retrouvent aussi bien des éleveurs bio que d’autres fonctionnant en conventionnel, et qui mettent en commun des outils indispensables à leur métier. Autre espace de rapprochement, plus inattendu : la chasse. Adèle la pratique, mais armée d’un arc
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Ludo, partisan de l’éducation populaire, qui estime qu’il faut faire feu de tout bois : « Il y a tellement de questions sur lesquelles se bouger, sans faire de hiérarchie des luttes. Ce n’est pas parce qu’on est autonomes dans notre coin que tout est réglé. Il faut un travail quotidien, des formations, des remises en cause, à l’échelle de notre collectif, mais aussi tournées vers l’extérieur. » Question féminisme, par exemple, cela se traduit entre autres par l’implication de plusieurs femmes du collectif dans un festival local annuel dédié à ces problématiques. Avec cette position : pour s’attaquer au modèle destructeur en place, il faut affronter toutes les formes de domination, les mettre chacune sur un même plan.
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Ce manque de conflictualité de la profession, hors luttes sectorielles, fait d’ailleurs réagir Ludo : « On devrait être beaucoup plus présents dans les luttes sociales et écologiques. Les agriculteurs, c’est à peine 2 % de la population [française] pour un poids immense dans le réchauffement climatique 8. » Et Adèle de rêver à une prise de conscience généralisée, portée par des paysans refusant de s’allier aux gros bonnets de l’agriculture industrielle inféodés à la FNSEA et à la pompe à fric européenne : « Si des paysans et agriculteurs déterminés à vraiment peser se regroupaient pour s’opposer au modèle industriel, ça pourrait avoir un gros impact. Car il ne faut pas oublier une chose : on tient la bouffe. »
Foyers modestes, personnes âgées, ruraux... Qui sont les Français les plus touchés par l'inflation ?
L'inflation a atteint 5,9% sur un an en août en France. Mais certains sont plus touchés que d'autres par la flambée des prix.
Connu / TG 21/09/22 à 12:05
Connu / TG 21/09/22 à 10:35
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Où on comprend l impasse de l agriculture productiviste. Lien entre alimentation et crises sociales
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Connu / TG 20/09/22 à 20:38
Le ministre de la Transition écologique a lancé des discussions avec les élus souhaitant revenir sur les modalités d’application de l’objectif ...
Connu / TG 17/09/22 à 14:22
Enquête. Méthanisation et agriculteurs : "On gagne plus d’argent à produire de l’énergie que de l’alimentation"
Quand les agriculteurs gagnent plus d’argent à produire de l’énergie que de l’alimentation, les sols agricoles perdent leur vocation alimentaire. Ce reportage est le troisième volet d'une enquête en quatre parties sur la...
Connu / TG 17/09/22 à 12:13
La recherche au service de l’action : Dominique Faure mobilise la recherche pour les ruralités
Dominique Faure, secrétaire d’État chargée de la Ruralité, a annoncé le 9 septembre 2022 à Foix (Ariège) la mobilisation d’ ...
Connu / TG 15/09/22 À 11:19
La réponse cash de Jean-Luc Mélenchon aux attaques de Fabien Roussel et de François Ruffin
De passage à la Fête de l’Huma, le leader de la France insoumise a appelé à stopper « les jérémiades » après les critiques plusieurs fois formulées des deux députés sur la stratégie de la Nupes.
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