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Le numéro 4 de la revue Nous. publiée par le QG décolonial contient un dossier consacré à la vaste question des rapports entre religion et émancipation. La belle couverture, sur laquelle un Marx revêtu d'une coiffe orientale fume une pipe d'où sort une épaisse fumée, transforme le point de départ obligé de toute réflexion sur le sujet en mot d'ordre affiché d'emblée, avec ce titre : Légalisons l'opium du peuple ! L'interprétation habituelle à gauche du phénomène religieux comme aliénation est immédiatement prise à contrepied − sachant que le texte de jeunesse dans lequel #Marx assimilait la religion à "l'opium du peuple" est beaucoup plus riche et nuancé qu'on ne le croit d'ordinaire. Il faut bien sûr, dit Louisa Yousfi dans son éditorial, reconnaître la fécondité historique des idéaux issus des Lumières que sont le matérialisme, le rationalisme, la laïcité. Mais "la gauche occidentale accrochée à ses fétiches d'émancipation s'est faite prêtresse d'une autre foi : celle qui nous enferme dans un monde sans transcendance, sans dehors, sans autre horizon que la répétition de la machine", et "ce paradigme qui a nourri les révolutions européennes "s'est retourné par la logique coloniale, contre les peuples indigènes". Aujourd'hui, "tout force politique qui persiste à croire que Dieu est une faiblesse du peuple qu'il faudrait éduquer aux valeurs des Lumières se trompe d'époque". Et, comme le conclut Félix Boggio Ewangé-Epée au terme d'un remarquable article au titre on-ne-peut-plus clair, "Une gauche décoloniale doit être post-séculariste et post-matérialiste", "toute action politique émancipatrice est sans doute une politique de transcendance. Même quand elle ne se revendique d'aucune religion ou spiritualité, elle vient ouvrir des espaces de sens là où règne une compréhension stérile et convenue des intérêts des uns et des autres". Pour cet épisode d'On s'Autorise à Penser, #JulienThéry reçoit l'un des contributeurs du 4e numéro de Nous, Yazid Arifi, et un autre membre du QG décolonial, Wissam Xelka, qui est aussi membre de Zawa Prod.
Visibilité Publique
Publié originellement 01/03/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
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Connu / https://www.marianne.net/agora/humeurs/legalisons-l-opium-du-peuple-quand-le-media-veut-abandonner-la-laicite
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quand "Le Média" veut abandonner la laïcité
Opium du peuple - Par Kévin Boucaud-Victoire - Publié le 09/03/2026 à 17:00
... s'attaquer à l'athéisme de la gauche française ...
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Tr.: ...
questionner idée avancée vers la science ... combats réactionnaires, déconstruire le fait de l'antireligieux ... combats émancipateurs ... réflexion sur les phénomènes religieux ... vision essentialiste de la religion ... analyse matérialiste des phénomènes religieux / besoins de croire, spiritualité ... /anticléricalisme ... point de vue décolonial ... ouverture d'esprit ... livre "Des empires sous la terre" ... extractivisme ... mouvements écologistes USA, capitalisme, rapport à la nature ... christianisme ... hétérogénéité ... /ce qu'est le religieux depuis le scientisme ... formes de croyance, mystique ... nationalisme ... interroger la modernité ... mépris des occidentaux ... inégalités des races sous des arguments scientifiques au 19è siècle ... le fétichisme de la marchandise, croyances, la religion du capital ... le capitalisme est en train de détruire la planète ... humilité ... les croisades, pas que fait religieux ... révolution iranienne ... ex Hamas et Daech n'ont rien à voir, ramener de la complexité ... la gauche encore islamophobe ... /modernité a repoussé les contestations du point de vue des religieux ... la gauche a compris que le judaïsme n'est pas en cause en Israël ... renouer avec une analyse matérialiste ... théologie de la libération ... ambition progressiste face à une identité, mécanique affinitaire se met en place ... catholicisme imposé à la population ... Marx "les hommes font la religion, pas le contraire" ... lutter contre vision statique des religieux ... terrain de luttes ... y aller ... critique de la modernité comme vacuité, monde entièrement marchandisé sans sens ... post-matérialisme, transcendance ... ex communisme, paradis sur terre ... la finitude humaine amène des questions sur l'après ... qu'est-ce qui fait rêver les gens ? ... JLM passe à l'imaginaire ... transcendance, utopie ... /néolibéralisme bourgeoisie agnostique ... en reconnaître le religieux discutable ... c'est la domination qui amène le sexisme ... autocritique sur les certitudes de l'occident. ex laîcité ... pas nécessairement progrès ... souffi ... mob massives au Maroc contre israël / orga d'entraide Justice et bienfaisance ... PJD Parti Justice et Développement ... à la rencontre d'une identité encrée islam ... sentiment d'impuissance ... sentiment de persécution, se revendiquer musulman est une forme de résistance ... /islamisme ... diversité, domination coloniale anglaises ... le Hamas, lié à l'histoire ... l'islam, ennemi de l'intérieur en fr participe à la fascisation /frères musulmans / rapport ministériel ... accusation d'entrisme, répondre aux pb concrets des gens que la puissance publique n'a pas satisfaits ex en Égypte ... importance du rôle de l'armée, gouv pays endetté, sortir du logiciel capitaliste, nuances, critique interne du phénomène religieux, très moderne, échec des religieux conservateurs ... a Dubaï en horreur ... le capitalisme a aussi abimé nos croyances spirituelles ... "La pensée qui cesse d'inventer et qui ne fait plus que refléter la mécanique du monde, laisse aux imaginaires fascistes le monopole du sens. Il ne s'agit pas de tourner le dos à la science ni de rappeler les prêtres, mais de refuser cette réduction du monde à ces mesures, refuser l’appauvrissement métaphysique que l'occident appelle progrès et réinventer le champ où nos vies trouvent encore à signifier." Une défense du religieux en un certain sens, et de la transcendance ... "sans cela qu'un peuple qui se soulève est d'abord un peuple qui prie, qui imagine et qui se souvient... C'est cela que le mouvement décolonial s'attache à approcher au plus près, non pas seulement la colère du sud global, mais leur vision, leur manière de pressentir l'histoire, de lire les signes et de refuser le temps clos de l'occident." 10€ pour 165 pages. Salue le travail des gens ...
Ndlr :
- abandonner la laïcité est-il le sujet de ce livre et donc de cette émission comme le prétend l'article de Marianne ?
- Le journaliste de Marianne impute-t-il à LE MEDIA TV cet abandon alors que JulienThéry n'est que le messager ?
- en quoi questionner la spiritualité, la religion dans notre monde actuel porte-t-il atteinte à la laïcité ?
ACT
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Jean-Luc Mélenchon s’exprimait à l’occasion d’une conférence étudiante à l’Université Hassan II à Casablanca le 5 octobre 2023.
Il commence en exprimant sa profonde admiration pour le peuple marocain et sa capacité à agir de manière disciplinée et solidaire, notamment en temps de crise. Il salue la coopération entre les citoyens et les services de l'État, l'armée, les médecins et tous ceux qui ont apporté leur aide après la catastrophe du séisme.
Jean-Luc Mélenchon aborde ensuite la question du capitalisme. Il affirme que le capitalisme, qui était immoral à ses débuts, est devenu suicidaire aujourd'hui avec la surpopulation mondiale. Il insiste sur la nécessité de rompre avec le capitalisme pour éviter la destruction de l'écosystème.
Il aborde également le rôle central des villes et des réseaux dans la société moderne, soulignant que nos vies dépendent des infrastructures urbaines et des réseaux collectifs tels que l'eau, l'électricité, le gaz et les routes. Il voit la migration comme une opportunité pour l'humanité, favorisant l'apprentissage et le partage de connaissances entre les cultures.
Jean-Luc Mélenchon souligne également le rôle crucial de la langue commune dans la création de liens entre les individus et l'importance de la solidarité collective pour faire face aux défis futurs. Il critique la croyance aveugle dans le marché, qui a conduit à la prolifération de déserts médicaux, éducatifs et alimentaires en France et dans le monde. Il plaide en faveur de solutions collectivistes basées sur la réflexion, la discussion et l'entraide.
Il évoque également les besoins fondamentaux de l'humanité tels que le sommeil, le silence, l'eau et l'alimentation, et insiste sur leur importance en tant que biens communs.
Jean-Luc Mélenchon termine par un appel à la jeunesse pour faire preuve de compassion et de solidarité envers les autres afin de construire un monde meilleur.
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Les révélations du « Projet Pegasus » ont montré que Mediapart fait partie des dizaines de milliers de cibles, dans plusieurs pays du monde. Un scandale d’espionnage d’une ampleur inédite et une attaque frontale contre la liberté d’informer. Nos explications en vidéo.
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Importée par les esclaves d’Afrique noire venus construire la ville d’Essaouira au XVIIIème siècle, la musique gnaoua (inscrite depuis décembre 2019 au patrimoine immatériel de l’Unesco), aux rythmiques entêtantes répétées jusqu’à la transe, est une tradition perpétuée au Maroc et principalement dans la cité des alizés.
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Ces temps troubles en France, après les attentats successifs de Paris, de Nice et l’assassinat d’un prêtre, près de Rouen, voient une partie de notre jeunesse, répondre aux clairons de dogmatismes qui veulent la mort de nos démocraties et attisent la haine entre communautés. Face à ces évènements qui cherchent à diviser, nous pensons dans le cadre des outils à disposition de la protection de l’enfance (sous mandat administratif ou judiciaire), que le déplacement, et le détour par l’expérience commune avec les professionnels, à l’étranger, créent de l’instabilité pour que le jeune puisse entendre un contre discours de l’adulte.
Par la médiation entre les arts et la culture, le dialogue peut se renouer, le lien devient possible. Cette médiation culturelle permet aux jeunes de mieux appréhender les différences et évite le communautarisme. La « pratique éducative par ricochet » dans le quotidien en partage, chère au psychologue lyonnais, Paul Fustier[1], nous invitait à de tels détours : démontrer ainsi que travailler les questions de processus identificatoire par les enjeux culturels sont des démarches fondamentales au processus d’intervention clinique et éducatif en contexte de protection administrative ou judiciaire.
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L’expertise issue de notre pratique éducative et formative nous indique que nous souffrons de trop de cloisonnement dans nos pratiques d’accompagnement. Ce modèle cloisonné n’assume pas pleinement l’importance de la conjonction des volets cliniques avec l’expérimentation d’engagement citoyen pour le vivre ensemble. Nous considérons ainsi à l’appui des travaux contemporains en psychiatrie et psychosociologie que les troubles psychiques et souffrances sociales contemporains sont autant « d’empêchements d’accomplissements » et de réalisation de soi.
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faire entendre que la culture dont certains sont issus, reste plus que jamais, estimable, et qu’elle a sa place pour le guider dans la construction positive de son parcours de vie, loin de tout regret haineux.
[1] Paul Fustier, les corridors du quotidien, Dunod, 2014 (1ère édition 1993). Paul Fustier (1937-2016), professeur émérite de psychologie à l’Université de Lyon. Il joua un rôle central dans la structuration de la clinique du champ social et médico-social. L’intégralité de son oeuvre est éditée chez Dunod.
L’Institut du monde arabe a programmé puis annulé, à Paris, un concert de la chanteuse Aziza Brahim, dont les textes dénoncent la politique Marocaine au Sahara occidental.
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Quand une mine de charbon géante engloutit un village en Allemagne, quand des Amérindiens sont chassés de leurs terres par un oléoduc, quand les compagnies pétrolières s’attaquent à l’Arctique, quand des millions de tonnes de CO2 supplémentaires s’apprêtent à être répandues dans l’atmosphère, c’est un peu, et bien malgré nous, grâce à notre argent. Voici douze projets méga-polluants dans lesquels l’Etat investit une partie de notre épargne et de nos cotisations retraites. Pour que la finance soit au service de « l’action climat », comme le souhaite Emmanuel Macron, il y a encore du travail !
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une première décision raisonnable serait de ne plus financer de nouveaux projets pour extraire du charbon, du pétrole et du gaz, ces sources fossiles qui sont de loin les premières sources de gaz à effet de serre. Une analyse effectuée par l’Observatoire des multinationales et l’ONG 350 France (lire notre article présentant cette étude) montre qu’en réalité, l’argent des Français continue aujourd’hui de financer des nouveaux projets d’énergies fossiles partout dans le monde. Ces projets sont incompatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris, car ils contribuent à ouvrir de nouveaux territoires à l’industrie pétrolière et gazière, comme l’Arctique ou les gisements pétroliers au large du Brésil.
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