Sociétés - histoire - Mis à jour le 18.02.2026
Temps de lecture : 15 minutes
Les membres du gouvernement de Vichy devant le pavillon Sévigné en juillet 1940. Au premier rang, de gauche à droite : Pierre Caziot, ministre de l’Agriculture, Paul Baudoin, ministre des Affaires étrangères, Pierre Laval, vice-président du Conseil des ministres, le maréchal Pétain, chef de l'État et du gouvernement, et le général Weygand, ministre de la Guerre.
Les membres du gouvernement de Vichy, en juillet 1940. Au centre, le maréchal Pétain avec, à sa droite, Pierre Laval.
Keystone France / Gamma-Rapho
« Même quand la République parait solidement enracinée, la démocratie peut s’effondrer », constate l’historien Laurent Joly, qui a dirigé l’ouvrage « Vichy – Histoire d’une dictature, 1940-1944 ». Il y réexamine les pages sombres d’un régime criminel né d’un coup d’État et démonte quelques idées reçues.
28.01.2026, par Sylvie Dauvillier
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en France, certains comptes d’extrême droite décrètent, pour se délester de l’héritage de Vichy, que c’est le Front populaire qui a offert les pleins pouvoirs à Pétain, alors que c’est l’union des droites – dont il est actuellement beaucoup question – qui a porté ces idées d’extrême droite au pouvoir et permis à ce régime criminel d’exister. Dans cette confusion, l’histoire doit servir à redonner des repères.
En quoi le régime de Vichy procède-t-il, comme l’analyse le livre, d’une conjuration ?
L. J. Après la défaite de juin 1940, des millions de personnes sont jetées sur les routes. Alors que le pays, occupé aux trois cinquièmes, plonge dans le chaos, la détresse s’empare de la population, qui s’en remet à un homme providentiel, le maréchal Pétain. Nous défendons la thèse d’une conjuration, parce qu’autour de lui, deux acteurs en profitent pour fomenter un coup politique basé sur le mensonge. Opportuniste, Pierre Laval, homme politique et affairiste, a une revanche à prendre sur le Front populaire, qui l’a écarté du pouvoir. Radicalisé et persuadé que l’avenir appartient aux dictatures, il va s’allier à Raphaël Alibert, conseiller juridique de Pétain, un royaliste fanatique qui ne rêve que de Restauration.
Convoqués à Vichy, les parlementaires votent le 10 juillet, entre lâcheté et naïveté, non pas les pleins pouvoirs, comme on l’entend souvent, mais les pleins pouvoirs constituants à Pétain – une nouvelle Constitution qui ne verra jamais le jour. Léon Blum, qui s’y refuse avec ses amis socialistes, écrira : « J'ai vu là, pendant deux jours, des hommes s'altérer, se corrompre comme à vue d'œil, comme si on les avait plongés dans un bain toxique ». J’ai retrouvé des brouillons du grand juriste René Cassin, qui évoque un coup d’État juridique. Lui estime que les parlementaires ont préféré se laisser abuser.
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Dès le 11 juillet, Philippe Pétain, président du Conseil, s’autoproclame chef de l’État français et s’octroie illégalement les pouvoirs législatif et exécutif : Vichy est, dès son avènement, une dictature. La République est liquidée, le président Albert Lebrun, renvoyé, et on supprime les libertés publiques et de la presse. Le 12 juillet, Pétain, dans une dérive monarchique, désigne Laval comme son successeur.
La première loi d’exclusion est aussitôt promulguée : ceux qui ne sont pas nés de parents français sont renvoyés des cabinets ministériels. Mais en France, étrangement, au-delà des cercles scientifiques, le terme de « dictature » a été peu employé – peut-être parce qu’on peine à réaliser qu’une figure aussi populaire que le maréchal Pétain, le héros de Verdun, ait pu se muer en dictateur à 84 ans. Sa mort, en 1951, suscitera d’ailleurs encore une forte émotion.
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nul besoin d’imposer un parti unique, à la différence des autres régimes fascistes de la période. Tous les anciens poilus, en revanche, sont réunis dans la Légion française des combattants, le seul mouvement de masse de Vichy. Pétain, qui a été ambassadeur en Espagne, a plutôt pour modèle le régime franquiste ou celui de Salazar, au Portugal – une dictature nationale cléricale.
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convaincu d’une victoire de l’Allemagne ... rempart de la civilisation face au bolchevisme.
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La révolution nationale et la Collaboration vont constituer les deux piliers du régime
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Le postulat selon lequel la démocratie et le parlementarisme, nocif, favorisent la gauche s’est largement répandu. Les francs-maçons, les naturalisés, qualifiés de « Français de papiers », et les Juifs sont déjà désignés ennemis de la Nation par certains, dont les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque.
Créé en mars 1941, le Commissariat général aux questions juives veut clairement se débarrasser des juifs étrangers et naturalisés, et faire des juifs français des sous-citoyens. Les francs-maçons et les opposants sont aussi visés par le régime. Les purges privent alors l’État de compétences, et cette politique discriminatoire produit une nouvelle bureaucratie, qui a pour effet de gonfler les effectifs de la fonction publique, à l’inverse de l’intention déclarée.
Quant à la Collaboration, son objectif est de négocier une marge de manœuvre pour redresser le pays, à l’heure où l’occupant le pressure. Mais, si la société approuve plutôt la révolution nationale au départ, elle n’adhère pas à la Collaboration. En octobre 1940, la poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire choque l’opinion.
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3700 juifs seront pris dans cette « rafle du billet vert » (la couleur de la convocation) et déportés depuis la gare d’Austerlitz (photo) vers les camps du Loiret, puis vers le camp de concentration d’Auschwitz.
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Comme nulle part ailleurs en Europe de l’Ouest, ces dirigeants font le choix de livrer des familles en séparant de leurs parents des enfants qui sont français. Avec un cynisme inouï, Bousquet et Laval désignent les Juifs comme des boucs émissaires pour, en réalité, justifier le crime qu’ils accomplissent.
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à toutes les étapes du régime et à tous niveaux, d’autres choix auraient été possibles. Contraint par l’Occupation, Vichy n’en a pas moins mené une politique tragiquement cohérente, inspirée par ses principes antisémites et xénophobes.
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André Lavagne, scandalisé, note dans son journal intime : « On arrive à l’extrême limite de ce qu’on peut céder aux Allemands avant de s’abîmer dans le plus abject déshonneur ». Parmi nos témoins, le pasteur Marc Boegner, pétainiste et ami de Darlan, d’une grande hauteur morale, s’insurge lui aussi et alerte
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la désobéissance s’amplifie, et le taux de réquisition du STO chute de 100 % début 1943 à 5 % en 1944. Se radicalisant, Vichy devient dès lors cet État milicien fantoche, inféodé aux Allemands, lesquels imposent à Laval le chef de la Milice, Joseph Darnand, comme secrétaire général au Maintien de l’ordre, un officier français qui a prêté allégeance à Hitler !
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Anne-Sophie Anglaret, sur la Légion française des combattants et sur la continuité entre les forces politiques conservatrices et d’extrême droite des années 1930 et celles qui soutiennent le régime ; Raphaël Spina, sur la mise en œuvre du STO ; et Virginie Sansico, sur la politisation de la justice. Les éléments biographiques réunis par Renaud Meltz sur Pierre Laval ou encore par Bernard Costagliola sur l’amiral Darlan et l’historien Jacques Benoist-Méchin permettent en outre d’introduire une approche psychologique jusqu’alors négligée. Or la mentalité et la personnalité des dirigeants constituent une dimension fondamentale, comme le montre de nos jours l’influence de celles d’un Donald Trump ou d’un Vladimir Poutine sur des millions de gens.
À lire
Vichy – Histoire d’une dictature, 1940-19445, sous la direction de Laurent Joly, éditions Tallandier, 560 pages, 2025.
L'entretien d'actu
Notre regard singulier sur l'état de la France et la marche du monde. Au-delà des faits, le sens de l'actualité.
Le coup d'État au Niger a fait éclater au grand jour la révolte de cette population excédée par par les ingérences occidentales, dont celles de la France... Entretien avec Seidik Abba.
Précisions : Cet entretien, bien que tourné ce jeudi 10 août, ne prend pas en compte la montée très récente des tensions au Sahel. En effet, dans l'après-midi, les chefs d'États de la CEDEAO ont annoncé leur décision « d'activer et de déployer les forces en attente » pour la restauration de « l'ordre constitutionnel » au Niger. L'organisation affirme toutefois qu'elle garde sur la table toutes les options pour « la résolution pacifique » de la crise.
Le Coup d'État du 26 juillet dernier au Niger a fait éclater au grand jour la révolte de cette population excédée par des décennies de mauvaise gouvernance et par les ingérences occidentales, dont celles de la France. Après 63 ans d'indépendance, le Niger est miné par l'extrême pauvreté, le réchauffement climatique et et une démocratie en échec.
Alors, essayons de comprendre aujourd’hui comment on en est arrivé là. La connivence des pouvoirs successifs avec la France est-elle en cause ? Comment sortir de la tension actuelle qui fracture finalement toute la sous-région et met le sahel en ébullition ?
Pour répondre à ces questions et d’autres encore, notre invité est, Seidik Abba, Journaliste-écrivain, chercheur et président du Centre International d'Études et de Réflexion sur le Sahel.
Tr.: ... uranium ... Orano ...
Le Niger, dernier refuge de l’influence française dans la région, vient d’être contaminé par le virus des coups d’État. Loin de calmer les choses, Macron a réussi à aggraver la situation déjà compliquée de la diplomatie hexagonale au Sahel...
On a appris il y a quelques jours que les exportations d’armes françaises ont battu des records en 2022, notamment grâce à la vente de 80 Rafales aux Emirats arabes unis. Mais qu’on se le dise, le pays dit des Gaulois réfractaires offre gratuitement au monde entier un autre produit tendance : les crises d’autorité et les coups de menton d’Emmanuel Macron, qui en quelques mots, mal choisis, a réussi à aggraver la situation déjà compliquée de la diplomatie hexagonale au Sahel.
Voilà que le Niger, dernier refuge de l’influence française dans la région, vient d’être contaminé par le virus des coups d’État suivis de manifestations d’hostilité vis-à-vis de la France et d’appels du pied en direction de la Russie. En un week-end, ce qui en réalité ressemblait à une sorte de révolution de palais a pris les allures de face-à-face ravageur entre la rue nigérienne et le sommet de l’État français. Merci qui ? Merci, Macron.
De ce sujet, nous parlons dans cette nouvelle édition de notre bulletin d’info d’été.
Nous évoquons également la réaction de Gérald Darmanin au soutien du directeur général de la police nationale à la “rébellion policière ; la dernière “provocation” de Patrick Martin, nouveau patron du MEDEF ; et la publication des premiers décrets d’application de la réforme des retraites en ce qui concerne les régimes spéciaux.
205 k abonnés - 4,8k+ - 49 755 vues - 1 736 commentaires #révolte #nahel #coupdetat #politiquefrancaise #macron
LIEN TUTO : • Comment faire une... https://www.youtube.com/watch?v=VVw1wdMFzyE
SNAPCHAT : https://www.snapchat.com/add/canarefractaire%3Fshare_id%3D4Kwk1KSyJ7w%26locale%3Dfr-FR&v=L5IPSaKsqF0
00:00 : Intro
00:38 : Réaction de la Macronie
04:17 : Autoritarisme
17:04 : Les violences en manifs
23:01 : Convergeance ?
25:48 : Outro
Connu / https://mastodon.top/@Neoresistant@mamot.fr/110649860444530425
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5 h Jean Gautier @Neoresistant@mamot.fr
#inégalités #ViolencesPolicières #UnAutreMondeEstPossible #Insoumis #GiletsJaunes
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Connu / TG le 16/04/23 à 20:57
🔴🇧🇷 Nathalie Oziol, Thomas Portes et Arnaud Le Gall étaient ce soir au rassemblement contre la tentative de coup d'État fasciste au #Brésil (https://twitter.com/hashtag/Br%C3%A9sil?src=hashtag_click) contre Lula !
Notre groupe apporte tout son soutien à la démocratie brésilienne menacée par l'extrême-droite !
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Connu / TG 09/01/23 à 19:58
L'entretien d'actu
Peut-on parler d'un coup d'État en Tunisie ? Quel avenir pour le pays ? On en parle avec Sarra Grira, journaliste à Orient XXI.
Après des mois de crise politique latente avec le Parlement tunisien, le président de la République Kaïs Saïed a passé une étape décisive dans l’exercice de son pouvoir. Le 25 juillet dernier, il décidait unilatéralement de limoger son Premier ministre et de suspendre les activités du Parlement pendant un mois. Le même jour, des manifestations avaient secoué le pays en protestation contre la classe politique tunisienne et la majorité parlementaire.
Une aubaine pour Kaïs Saïed, qui dispose depuis son élection en 2019 d’une légitimité populaire plus importante que celle de son grand adversaire le parti islamiste Ennahda, composante essentielle de la majorité parlementaire aujourd’hui mise à mal. Depuis son coup de force dimanche dernier, ses opposants ont annoncé la volonté d’un dialogue pour résoudre cette nouvelle crise politique sur fond de crise sanitaire, tandis que les réactions plutôt timides de la communauté internationale ont renforcé la position présidentielle dans cette bataille.
Alors peut-on parler d’un coup d’Etat en Tunisie ? Quel avenir se dessine pour ce pays englué dans une crise institutionnelle, politique et économique d’ampleur ? Pour en parler, nous recevons Sarra Grira, journaliste à Orient XXI et responsable des pages arabes de ce média en ligne.
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1421166642386583554
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Le Média @LeMediaTV
... On décrypte avec @SarraGrira
67 Ko - 7:51 PM · 30 juil. 2021· - 16 Retweets 3 Tweets cités 28 J'aime
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En octobre 2019, il y a à peine un an, Martin Vizcarra, Président par intérim du Pérou depuis la démission du président élu Pedro Pablo Kuscinski en mars 2018, annonce la dissolution du Congrès et met fin à un « show politique » qui aura duré des mois. Avec cette dissolution, le président péruvien veut empêcher le Congrès de voter pour de nouveaux membres du Tribunal constitutionnel dans des délais très courts et sans procédure claire, dans le but de bloquer des réformes politiques, notamment anti-corruption.
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Tentative de coup d’Etat menée au Vatican par des milliardaires américains climatosceptiques, installation d’ambassades à Jérusalem en dépit des résolutions onusiennes, émergence de phénomènes politiques comme Donald Trump et Jair Bolsonaro... Ces événements ont un point commun. Pour en prendre toute la mesure, il faut avoir à l’esprit la bataille mondiale pour l’âme du christianisme, dont les enjeux sont électoraux certes, mais aussi géopolitiques.
En Europe, dans les Amériques et bientôt au-delà, ils voient s’opposer, autant dans les sphères catholiques que dans les compartiments du protestantisme, le christianisme social hérité des combats du XXème siècle d’une part, et des conceptions identitaires et réactionnaires d’autre part. Ces dernières sont du pain bénit pour les entrepreneurs politiques qui labourent le champ de la droite nationaliste. #Christianisme #Trump #Bolsonaro
Catégorie Actualités et politique
diffusé le dim. 26.01.20 à 22h40
disponible jusqu'au 02.02.20
histoire - 53 min - tous publics
11 septembre 1973, au Chili, après le coup d'Etat du général Pinochet, la répression s'abat soudain sur le pays. L'ambassade de France, basée à Santiago, ouvre ses portes aux militants chiliens. Coupés du monde, sans instruction du ministère, les diplomates en poste prennent cette décision sous leur seule responsabilité. L'ambassade et la résidence de l'ambassadeur accueilleront plus de 600 personnes. Ce document pose l'épineuse question des choix individuels et politiques : comment agir quand le gouvernement que l'on représente, celui du président Pompidou, a pris ses distances avec celui du président Allende ? Il dévoile également la vie qui s'organise dans le huis clos de ces deux lieux, de septembre 1973 au départ vers la France du dernier réfugié, en juillet 1974.
réalisé par : Carmen Castillo
Communiqué de presse du groupe parlementaire La France insoumise
... L’opposition multiplie les actes racistes et les violences dans une logique de coup d’État et demande le départ de tous les élus de la majorité. Les militaires ont ainsi envahi le palais présidentiel et le président Morales est contraint de quitter le pays. ... La France insoumise s’associe aux protestations contre la violence de l’extrême-droite putchiste bolivienne et partage le soutien à Evo Morales qu’ont exprimé les principaux dirigeants des pays d’Amérique du Sud et les partis progressistes de cette région du monde. Nous en appelons à la solidarité avec le peuple bolivien, au respect de la Constitution novatrice dont il s’est doté. Nous assurons Evo Morales de notre soutien dans le processus de pacification démocratique qu’il a engagé.
Ndlr : un point de vue circonstancié d'un avis opposé : https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?MosYRA
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Gwenaëlle Lenoire, journaliste indépendante, nous raconte son arrestation par les services secrets soudanais pour l'empêcher de montrer la répression.
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