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Patrick Martin, président du Medef, se rêve en chef de guerre face à l’impôt. Il annonce une mobilisation chic et choc : pas de manif dans la rue, mais un grand meeting avec champagne et écrans géants. Une stratégie directement inspirée de l’ancêtre du Medef qui, en 1982, organisait déjà les « États généraux des entreprises » pour dénoncer Mitterrand et ses nationalisations. À l’époque comme aujourd’hui, le discours ne change pas : trop d’impôts, trop de charges, trop d’État. En échange d’allègements, les patrons promettaient des centaines de milliers d’embauches… jamais tenues. Quarante ans plus tard, les Bernard Arnault et autres grandes fortunes engrangent toujours des dividendes colossaux, arrosés d’aides publiques colossales (211 milliards en 2024). Pendant ce temps, les petites entreprises, loin des logiques de rente, n’ont pas les mêmes préoccupations, comme le rappelle Eric Coquerel. Et les salariés ? Ils doivent se battre pour ne pas perdre leurs droits, sacrifiant salaires et parfois leur sécurité dans la rue. Le 18 septembre, l’intersyndicale appelle à une nouvelle mobilisation. Parce que si les patrons font la pluie et le beau temps auprès de Macron, les travailleurs, eux, n’ont que la rue pour se faire entendre.
VisibilitéPublique Publié originellement 15/09/2025
CatégorieActualité & Politique LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes
Durée 17min 46sec - 3 Commentaires
Le Niger, dernier refuge de l’influence française dans la région, vient d’être contaminé par le virus des coups d’État. Loin de calmer les choses, Macron a réussi à aggraver la situation déjà compliquée de la diplomatie hexagonale au Sahel...
On a appris il y a quelques jours que les exportations d’armes françaises ont battu des records en 2022, notamment grâce à la vente de 80 Rafales aux Emirats arabes unis. Mais qu’on se le dise, le pays dit des Gaulois réfractaires offre gratuitement au monde entier un autre produit tendance : les crises d’autorité et les coups de menton d’Emmanuel Macron, qui en quelques mots, mal choisis, a réussi à aggraver la situation déjà compliquée de la diplomatie hexagonale au Sahel.
Voilà que le Niger, dernier refuge de l’influence française dans la région, vient d’être contaminé par le virus des coups d’État suivis de manifestations d’hostilité vis-à-vis de la France et d’appels du pied en direction de la Russie. En un week-end, ce qui en réalité ressemblait à une sorte de révolution de palais a pris les allures de face-à-face ravageur entre la rue nigérienne et le sommet de l’État français. Merci qui ? Merci, Macron.
De ce sujet, nous parlons dans cette nouvelle édition de notre bulletin d’info d’été.
Nous évoquons également la réaction de Gérald Darmanin au soutien du directeur général de la police nationale à la “rébellion policière ; la dernière “provocation” de Patrick Martin, nouveau patron du MEDEF ; et la publication des premiers décrets d’application de la réforme des retraites en ce qui concerne les régimes spéciaux.