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En cette fin de confinement, alors que beaucoup de questions sur "L'Après" se posent, Jean-Marc Jancovici a répondu à certaines des questions des abonnés de sa page Facebook via un live le 8 mai 2020
Version audio : https://soundcloud.com/effondrement-i...
Liste des questions
00:01:18 Quels seront les métiers utiles à la société d’après-demain?
00:13:25 Qu'en est-il de la prise en compte de la parole scientifique après la période covid?
00:25:00 Comment faire perdurer et progresser la connaissance dans une société en décroissance?
00:29:55 Pourquoi ne pas envisager de créer un parti politique pour donner plus de poids à votre vision de l'après?
00:40:50 Pensez-vous qu'il y ait une chance que la décroissance à venir soit autre chose qu'une foire d'empoigne généralisée?
00:51:45 Est-ce qu'une réindustrialisation de la France est réaliste, possible, et souhaitable avec une logique bas carbone?
00:57:29 Face à l'Allemagne. puissance industrielle et poids lourd de la chimie, est-ce réaliste d'envisager une réindustrialisation de la France?
01:09:05 Précisions concernant la migration des villes vers les campagnes comme partie de la solution de décarbonation
01:25:38 Peut-on faire travailler 30 millions de personnes dans un pays visant la sobriété et la décroissance?
01:35:11 Pensez-vous que la TVA soit un outil fiscal efficace pour faire évoluer les comportements et renchérir les produits forts consommateurs d'énergie fossile tout en allégeant le coup des produits vertueux?
01:43:43 Quelles sont les perspectives possibles pour le retraitement du combustible nucléaire?
02:01:48 Que va-t-il se passer sur le pétrole et est-ce que ça va nous poser quelques soucis dans les années à venir?
Catégorie Science et technologie 793 commentaires
Ndlr : m'a convaincu sur la majeure partie des sujets, sauf le nucléaire /dangerosité et déchets (aucune empathie avec les gens de bure, allusion abusive ? des réacteurs nucléaires naturels d'afrique).
Par ailleurs, il élude la question des communs et notamment la possiblité d'avoir une MNC - Monnaie des communs. Cependant et pour résumer, il reste précieux pour convaincre les entreprises de l'urgence d'agir contre le changement climatique.
Depuis plus de 2 semaines maintenant, la France est plongée dans un confinement total afin de lutter contre le Coronavirus et de limiter à tout prix sa propagation.
...
Le 30 mars, un enfant de 6 ans est décédé sous les coups de son père.
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Vous êtes victime ?
1.Vous avez le droit de fuir
2.Vous pouvez aller directement à la police ou à la gendarmerie
3.Vous pouvez vous rendre dans une pharmacie et donner l’alerte en prononçant le code “Masque19” au / à la pharmacien·ne qui agira en suivant le protocole
4.Vous avez votre téléphone ? Voici les numéros d’urgence :
17 : Les forces de l’ordre
114 : SMS aux forces de l’ordre pour tout type de violences intrafamiliales
39 19 : pour une écoute active en cas de violences conjugales (du lundi au samedi de 9h00 à 19h00)
119 : Violences faites aux enfants, 24h/24, 7j/7, métropole et Outre-Mer. Les appels des enfants sont prioritaires. Appel gratuit n’apparaissant pas dans la facture de téléphone. Possibilité d’anonymat.
0 800 059 595 : ligne directe « viols femmes infos », de 10h00 à 19h00
116 006 : numéro national d’aide aux victimes
5.Sur internet
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6.Coordonnées juridiques
0820203428 : Avocats, femmes et violences (les lundis, mardis, jeudis de 15h00 à 19h00)
0144324901 : Consultations juridiques gratuites (du lundi au vendredi de 9h39 à 12h30 et de 14h00 à 17h00)
Par mail : 365 jours - 365 avocates forcejuridique@fondationdesfemmes.org
Par mail : l’équipe juridique de l’association « Innocence en Danger » spécialisée dans la défense des enfants : juridique@innocenceendanger.org
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The Shift Project vous présente son chantier d’urgence dans le contexte de la crise du COVID-19, et la campagne de financement participatif qui vise à le financer.
- Découvrez le chantier d’urgence auquel le Shift propose de s’atteler : « Crise(s), climat : vers un Plan de transformation de l’économie » https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/05/Crises-climat_chantier-du-Plan_Shift-Project.pdf
- Pour contribuer au financement de ce chantier : en tant que particulier, rendez-vous sur la plateforme Lumo https://lumo-france.com/philanthropie/the-shift-project?wsc=tsp ; en tant qu’entreprise écrivez directement à l’équipe du Shift (preparerlavenir-entreprises@theshiftproject.org).
La publication fait l’objet d’une vidéo-conférence de présentation ce mercredi 6 mai 2020 au soir : rdv à 18h30 sur la page Facebook du Shift, et à défaut sur Zoom.
Un chantier pour un plan concret
Téléchargez le chantier d'urgence du ShiftNous voici dos au mur. Ne reprenons pas la vie comme avant. Nous ne le pourrions sans doute pas, et nous ne le devons pas.
L’association d’intérêt général The Shift Project propose un plan de transformation de nos activités essentielles (se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner, travailler, comprendre, échanger), afin de les rendre saines et robustes pour les temps de crise économique et écologique dans lesquels nous entrons.
Mettre en œuvre une transformation de notre organisation sans miser sur le pari de la croissance
La croissance, sur laquelle reposent toutes les politiques mises en œuvre jusqu’ici, risque ne pas revenir en Europe avant longtemps. Cette croissance n’a jamais fait autre chose que recourir aux énergies fossiles et tarissables, pétrole, gaz naturel, charbon, qui bouleversent déjà le climat et menacent les conditions de vie sur Terre.
Il est prudent – et il est possible ! – de concevoir, de débattre et de mettre en œuvre une transformation de notre organisation sans miser sur le pari incertain et périlleux de la croissance.
Un but clair et une méthode
Avec la pandémie de Covid-19, les Français redécouvrent ce que signifie une pénurie, et voient que l’argent se trouve toujours, mais ne suffit pas à résoudre une crise : ils s’aperçoivent à nouveau que sans organisation au service d’un but clair, la « puissance économique » n’est rien.
Les débats autour de la transition écologique se sont surtout focalisés jusqu’ici sur des montants d’investissements et des tuyaux de financement. Très peu sur l’objectif, quasiment jamais sur la méthode. C’est mettre la charrue avant les bœufs, tout simplement.
La méthode que nous voulons échafauder s’intéresse à l’économie concrète :
- pas « euros », « croissance » et « dette », mais « métiers », « tonnes », « joules » ;
- pas « Combien ça coûte ? », mais « Que fait-on ? »
Une transformation qui peut être vertueuse…
Elle parlera de ce que les gens font aujourd’hui et de ce qu’ils pourront faire demain, et des moyens matériels nécessaires pour opérer le passage d’un monde à l’autre.
La transformation que nous envisageons réclamera dans bien des cas de simplifier ou de ralentir. Souvent aussi, elle aura besoin de davantage de têtes et de bras.
Un système économique plus sobre n’a pas à être un système demandant aux pauvres de se serrer plus encore la ceinture. Au contraire, il peut donner de l’air aux budgets les plus modestes, en organisant des économies d’énergie et de matière. Et il peut ouvrir d’importantes possibilités nouvelles de travail.
…et qui doit être planifié
Un tel cercle vertueux, pour être bouclé, doit être pensé, discuté, organisé : planifié.
En partant de la situation de ceux qui vivent et travaillent aujourd’hui en France, The Shift Project pose les jalons d’un plan de transformation de l’agriculture, du bâtiment, de l’énergie et de l’industrie, des transports, de la santé, des services, de la culture et des médias.
Le but : lancer un débat sur les actions que la République devra mener à bien pour tenir ses engagements devant l’Histoire, et offrir à chacun une place dans une société durable.
La France est capable d’ouvrir à nouveau le chemin du progrès.
Une méthode pratique
L’équipe du Shift Project et ses nombreux bénévoles ne prétendent évidemment pas développer à eux seuls tous les détails d’un tel plan. Mais nous nous croyons en mesure de rassembler les compétences nécessaires pour en ébaucher des bases consistantes, suffisamment détaillées pour que le débat démocratique ne se limite pas à discuter de pétitions de principe.
Ce sont ces bases que nous voulons aujourd’hui nous donner les moyens de poser.
Depuis sa création en 2010, le Shift Project soutient par ses analyses que les lois de la physique s’imposent aussi à celles de l’économie, que là réside la cause de l’étiolement de la croissance – et la modification de sa composition – depuis les chocs pétroliers des années 1970, et que nous sommes rentrés depuis dans un régime de croissance économique sous contrainte physique globale. Un régime subi mais pas compris, qui a conduit la finance à prétendre résoudre la crise de la dette de 2008 – l’année du pic de la production mondiale de pétrole conventionnel – par seulement davantage de dettes…
Pour élaborer notre méthode de construction d’un pont de transformation de l’économie française, nous avons constitué deux équipes :
- une équipe de « pontiers », chargée de proposer où et comment commencer le pont.
Elle proposera notamment des contreparties « décarbonantes » aux aides de l’État dans la cadre de la crise du COVID-19, détaillées par filière, par territoire ou par acteur. Des contreparties destinées en premier lieu aux gens qui maîtrisent des savoir-faire puissants, mais travaillent dans des activités risquant a priori d’avoir beaucoup à perdre, telles que l’aéronautique et l’automobile. - une équipe d’« architectes », chargée de dessiner la forme et la structure du pont.
Elle décrira les possibilités de transformation concrète de chaque secteur, de chaque organe vital de la société, en termes d’emploi et de besoins de formation, d’organisation et de flux physiques.
Nous mettrons en cohérence de nos propositions sectorielles avec un certain nombre d’axes transversaux et de paramètres décisifs, notamment :
Paramètres principaux
- Climat et dépendance aux énergies fossiles : notre plan proposera une trajectoire cohérente avec une baisse des émissions de 4 % par an, nécessaire pour limiter le réchauffement à 2°C.
- Emploi et macroéconomie : nous tâcherons de décrire comment l’emploi sera affecté globalement, territorialement et par filière. Nous déterminerons, en tendance, si ce que nous proposons risque d’aboutir à un PIB décroissant, croissant ou stable dans les années qui viennent. (Nous traiterons le paramètre PIB comme une résultante parmi d’autres, non comme une fin en soi, ce qui n’empêchera pas de tenir compte de boucles de rétroaction – en termes de revenus et de disponibilité de l’épargne, notamment.)
- Résilience des catégories sociales : nous tenterons de prendre le point de vue de différentes catégories sociales, qui seront affectées de façon différente, afin d’évaluer comment l’effort à fournir peut être justement réparti.
- Résilience aux chocs exogènes : nous chercherons à estimer si notre plan est résilient à des troubles dans d’autres pays, ou encore à de nouvelles crises sanitaires majeures.
- Biodiversité & écosystèmes : nous estimerons qualitativement les impacts (positifs ou négatifs) de la mise en œuvre du plan sur la biodiversité et sur les écosystèmes.
- Ressources et usages de l’eau : nous décrirons également comment les usages de l’eau évolueront dans le cadre du plan, en lien notamment avec le changement climatique.
Axes transverses principaux
- Gouvernance du plan & qualité du débat démocratique : quelles règles pratiques instituer pour que le long-terme intègre les instances de décision ? Comment améliorer la qualité du débat (légitimité de l’expertise, évolution et réaction de l’opinion publique, rôle des médias, place de la publicité, etc.) ?
- Épargne et fiscalité : comment flécher les moyens financiers des particuliers, des entreprises et de l’État pour financer les actions à entreprendre.
- Gestion des « effets rebonds » : comment maitriser le résultat des mesures de réduction de la consommation d’énergie qui seront mises en place.
- Urbanisme : comment adapter et faire évoluer les territoires urbains et périurbains.
Tout ceci ne sera qu’une esquisse, mais une esquisse qui doit permettre de lancer une conversation nationale pratique. Cette conversation, nous l’estimons urgente et vitale. Pour que cette esquisse soit réussie, nous avons besoin d’intelligence et de moyens.
Nous sommes une association d’intérêt général financée par de grandes et moins grandes entreprises, ainsi que par les pouvoirs publics. Nous cherchons à servir cet intérêt général de notre mieux.
Une campagne participative pour financer ce chantier exceptionnel
Nous estimons que la sortie de cette crise sera une occasion majeure de mettre enfin la France sur les rails d’une politique climatique audacieuse, cohérente, et surtout résiliente. Mais cela requiert que nous pesions de tout notre poids pour que les idées portées par le Shift trouvent un public large et puisse atteindre les décideurs économiques et politiques.
Et quel meilleur vecteur qu’un plan de transformation cohérent, multisectoriel, s’adressant aux citoyen.ne.s et aux professionnel.le.s de tous les secteurs, leur permettant d’entrevoir ce que pourrait être la transition (vue par le Shift) pour eux et leur métier ?
C’est l’élaboration et le portage de ce Plan que nous vous proposons de soutenir : chaque don nous permet de mieux construire nos propositions et de peser un peu plus sur les décisions économiques et politiques.
Comment faire pour aider ? Pour recevoir des nouvelles des travaux du Shift sur la « relance », inscrivez-vous à notre Newsletter. Si vous avez quelque chose de très concret à nous proposer, de nature à nous aider à préparer l’avenir dans ce nouveau contexte du COVID-19, écrivez-nous à preparerlavenir@theshiftproject.org. Si vous souhaitez soutenir nos travaux sur un « Plan de transformation de l’économie française » en faveur du climat et de la résilience, vous pouvez participer à la campagne de financement participatif qui le finance, où à sa diffusion avec le « Kit de communication ».
Le directeur de recherche en sociologie Laurent Mucchielli a publié sur son blog un texte dénonçant la médiocrité médiatique et les intérêts pharmaceutiques se cachant selon lui « derrière la polémique Raoult ». Ce texte ayant participé à la désinformation et au complotisme délétères provoqués par les déclarations de Didier Raoult, pâtissant d’un fort biais de confirmation et d’une absence de vérification des informations, m’a d’autant moins laissée indifférente que j’y suis citée. Ma réponse à cette mise en cause me donne l’occasion d’exposer les faits qui sont au cœur de ce qu’il convient plutôt d’appeler l’affaire Raoult.
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L’invention de l’effet certain de la combinaison hydroxychloroquine/azithromycine
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Violation de protocole lié à l’expérimentation humaine
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Communication trompeuse scandaleuse
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Irrespect de la déontologie médicale
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La procureure de Marseille va-t-elle se saisir des éléments susceptibles de constituer des infractions au droit pénal, ou bien Didier Raoult va-t-il s’en sortir sans dommage avec l’appui de son solide réseau politique ?
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si le coup de poker de ce mandarin autoritaire et bouffi de confiance en soi[24] s’avérait être gagnant – ce que rien n’indique à ce jour –, se serait à mes yeux désastreux : les millions d’adeptes de la théorie du complot y verront la confirmation de celle-ci, toutes les personnes ayant critiqué Didier Raoult ou ses études seront discréditées, ce sera un encouragement à retourner à la bonne vieille eminence-based medicine d’antan et pire encore, au développement d’un véritable populisme médical, pour reprendre les mots de deux médecins indignés par les agissements de Didier Raoult et ayant été confrontés à leurs effets délétères concrets au sein des équipes en charge des patients Covid-19, et de manière plus générale la défiance vis-à-vis des institutions montera encore d’un cran, avec des conséquences qui pourraient à terme largement dépasser celles de cette maladie.
J’espère bien qu’au contraire, cette histoire servira de leçon, et pas qu’à Didier Raoult.
Blog : Le blog de Arielle KIES
mots-clés Blanquer confinement continuité pédagogique coronavirus éducation nationale enseignement à distance ENT journal de confinement ma vie de prof pédagogie surveillance
Jean-Michel Blanquer a assuré la semaine dernière que tout était prêt pour l’enseignement à distance, mais les enseignants n’en avaient même pas été informés. Nous ne devions donc pas compter dans ce dispositif ? Ou bien nous n’étions attendus que comme « petites mains » de son plan génial ? Malaise.
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l’institution retrouve de sa vigueur, la grande surveillance va tenter de se mettre en place. L'institution n'est pas bienveillante. L'institution n'a aucune notion de la confiance. L'institution est aveugle et méfiante.
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Et puis tout d’un coup j’ai mal au dos. Grosse montée d’angoisse. Je devrais sortir, mais, dehors, c’est tellement désespérant.
J’imagine une « manifestation fantôme » : nous irions à notre tour déposer nos pancartes, nos gilets jaunes, sur une place, au pied des arbres. Demain?
Blog : Le blog de Arielle KIES 6 commentaires 4 recommandés
mots-clés Alain Démocratie députés élection éthique exécutif interpellation législatif légitimité LREM Maître Monarchique philosophe pouvoirs réforme des retraites souveraineté du peuple suffrage universel vote
« Même le suffrage universel ne définit point la démocratie. […] Un tyran peut être élu au suffrage universel, et n’être pas moins tyran pour cela », Alain, Propos sur les pouvoirs, choisis et classés par Francis Kaplan, 79, 12 juillet 1910, p. 214, Folio essais, Gallimard, 1985
Blog : Le blog de Arielle KIES
mots-clés Ali Badou déficit droits des femmes enfants femmes France Inter gouvernement Macron jeunesse loi sur les retraites mensonges Penicaud réforme des retraites retraites
À l’interpellation d’une auditrice, choquée de la suppression des huit trimestres accordés aux femmes au titre de la maternité, dans le projet de loi sur les retraites, Muriel Pénicaud, invitée de la matinale de France Inter, a affirmé qu’il fallait avoir eu trois enfants pour bénéficier de droits dans le système actuel, ce qui est faux.
Blog : Le blog de Julien Delalande
Comme moi, signez l'appel commun à la reconstruction et rédigez pour votre député un texte personnalisé à lui et aux caractéristiques principales de sa circonscription. Pour moi : Stéphanie Kerbarh Députée de Seine-Maritime, neuvième circonscription. Tourisme, industrie, agriculture/ruralité caractérisent la circonscription.
mots-clés 76 adaptation Agriculture Anthropocène appel commun à la reconstruction aux députés circo-76-09 confinement COVID-19 déconfinement Démocratie députés Economie industrie jour d'après ruralité seine maritime tourisme Urgence Climatique urgence écologique urgence politique urgence sanitaire
Nous aimions nous croire invulnérables. La réalité nous a rattrapés.
La crise sanitaire que nous traversons a interrompu brutalement le cours de nos vies. Elle a imposé le confinement de la moitié de la planète et perturbé toutes nos habitudes. Des millions de personnes ont perdu leur emploi. Beaucoup ont dû dire adieu à des proches. Avec la crise, nos préoccupations ont profondément changé.
Aujourd'hui, le gouvernement prend des mesures extraordinaires pour sauver des entreprises. Demain, il organisera la relance de l’économie. Mais la grande erreur serait de reconstruire notre monde en conservant les méthodes d’hier. Notre société s’est révélée fragile, alors que nous sommes face à de nombreux autres périls. En plus des crises sanitaires, les désastres écologiques nous menacent et les inégalités sociales nous rendent toujours plus vulnérables.
Regardons en face nos vulnérabilités.
La destruction de la biodiversité augmente considérablement le risque de pandémie. La déforestation et le braconnage créent une proximité forcée avec des animaux sauvages et nous exposent à des crises sanitaires. Nos systèmes de santé ne peuvent pas y faire face.
Certaines activités économiques conduisent à d’autres désastres environnementaux qui nous menacent directement. Les bouleversements climatiques, l’épuisement des ressources, les pollutions entraîneront inévitablement des situations parfois plus meurtrières que le Covid-19: pénuries alimentaires, canicules, catastrophes naturelles plus fréquentes, raréfaction de l’eau douce, mais aussi augmentation des inégalités, migrations climatiques, etc.
Nous appelons donc nos décideuses et décideurs à revoir nos priorités dans la reconstruction qui s’annonce pour éviter les catastrophes à venir.
Le temps est venu de garantir la pérennité des activités essentielles assurées par nos services publics.
Investissons massivement dans notre système de santé, dans l’éducation et dans la recherche. Revalorisons enfin ces métiers, plus que jamais nécessaires.
Le temps est venu de développer les activités et métiers nécessaires à une reconstruction écologique et sociale.
Investissons massivement, formons et créons des emplois dans les activités écologiquement et socialement responsables, comme la rénovation thermique des bâtiments et les transports décarbonés. Passons à des modèles industriels, agricoles et alimentaires de proximité accessibles à tous. Relocalisons les activités utiles à notre société sans pour autant bannir nos échanges avec le reste du monde.
Le temps est venu d’imposer le ralentissement des activités qui nous mènent à des désastres écologiques et sociaux.
Conditionnons strictement le sauvetage de certains secteurs, comme l’automobile, à l’alignement de leurs activités avec nos objectifs écologiques. Engageons les secteurs incapables d’y parvenir suffisamment rapidement, comme l’aviation et le tourisme de masse, à suivre des impératifs écologiques et sociaux très forts, et à réduire progressivement leur activité. Mettons en place ces mesures dans le respect des engagements climatiques pris par la France. Accompagnons également la formation et la reconversion des salariés qui ne doivent pas subir les conséquences des choix industriels effectués par le passé.
L’État vient de montrer qu’il est capable d’écouter la communauté scientifique et de mobiliser des moyens financiers exceptionnels lorsque la situation l’impose. En tant que citoyens, nous montrons que nous sommes capables d’accepter de changer radicalement notre mode de vie quand l'intérêt général est en jeu. Depuis 2019, la Convention Citoyenne pour le Climat prouve qu’un collectif réunissant des citoyens tirés au sort qui se forment aux questions écologiques peut faire des propositions constructives.
L’État doit désormais intégrer les enjeux écologiques et sociaux dans la reconstruction de notre société. Il est de son devoir d’associer la société civile aux débats et aux prises de décision qui vont avoir un impact décisif sur notre futur. Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir participer à la construction d’un avenir désirable.
Décideuses, Décideurs, il est temps d’agir !
Ils portent l'appel
Alter'Actions - Animafac - APF France handicap - Association Nationale des Etudiants en Médecine de France - Association négaWatt - Association pour la Protection des Animaux Sauvages - ATD-Quart Monde - Avenir Climatique - B.A.-BA FAEAP - Campus de la Transition - Citoyennes.ens Lobbyistes d'Intérêts Communs - Citoyens Pour Le Climat - CliMates - Colibris - Collège des Directeurs de Développement Durable - Comité 21 - Confédération Nationale des Junior-Entreprises - Convergence Infirmière - COP2 étudiante - Earth Uprising France - Emmaüs - Enseignant.e.s Pour La Planète - Entrepreneurs d'Avenir - Extinction Rebellion - Groupe ACR - FAGE - Fédération Nationale des Etudiant.e.s en Soins Infirmiers - FIDL - Filière Paysanne - Fondation Nicolas Hulot - Football et Ecologie - Forum Français de la Jeunesse - France Nature Environnement - Gilets Citoyens - Greenlobby - Groupe SOS Transition écologique - Il est Encore Temps - Institut Rousseau - Institut Veblen - Jeunes Ambassadeurs pour le Climat - La Fresque du Climat - Labos 1.5 - Latitudes - Les Greniers d'Abondance - Les Shifters - Low Carbon France - Makesense - Miramap - Mycelium - NOISE - Notre Affaire A Tous - On Est Prêt - Paris-Bascule - Pour un réveil écologique - Printemps Ecologique - Profs en Transition - REFEDD - Réseau Action Climat - Réseau Environnement Santé - Resilience - Sciences Citoyennes - SOS Maires - Together For Earth - Terra Nova - The Shift Project - UNEF - UNICEF France - Unis Pour La Planète - URIOPSS Nouvelle-Aquitaine - WARN - WWF - Yon A Lot - L'Un à l'Autre - Youth For Climate France
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édité par Soutien au collectif Pour Un Réveil Écologique, association loi 1901 déclarée auprès de la Préfecture de Police de Paris.
Immatriculation RNA : W751253612
Siège social : 19 rue du jour, 75001, Paris, France
Directrice de la publication : Claire Egnell, présidente de l’association “Soutien au collectif Pour Un Réveil Écologique”
L’Appel commun à la reconstruction est porté collectivement par les organisations listées dans le bandeau “Ils portent l'appel” du site.
Contact général : contact@appel-commun-reconstruction.org
Contact presse : Antoine Trouche, du collectif Pour un réveil écologique - press@appel-commun-reconstruction.org
Contact Protection des Données : contact@appel-commun-reconstruction.org
Hébergeur OVH
4 mai 2020
Texte relayé par https://blogs.mediapart.fr/patrickloiseleur/blog/070520/appel-commun-la-reconstruction
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Pour ce quatrième débat j'accueille pour parler de la filière brassicole :
- Elisabeth Pierre, zythologue
- Alban Decoster, brasseur
- Eugénie Mai-Thé, ingénieure brassicole
- Edouard Roussez, houblonnier
Catégorie Actualités et politique 7 commentaires
12:57 TERMINER ACT
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Signez la pétition pour taxer les profiteurs de crise : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-taxons-les-profiteurs-de-crise
Dans le cadre de la Commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Eric Coquerel auditionnait Pascal Collemine et Thierry Bodin, tous deux de la CGT Sanofi.
Toutes les auditions et les informations sur la commission d'enquête de suivi du Covid-19 sont à retrouver sur cette page : https://lafranceinsoumise.fr/commissi...
Catégorie Actualités et politique 15 commentaires
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Dans ce 112e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la semaine politique passée et sur les prises de parole des insoumis qui ont atteint plusieurs millions de personnes. Il parle ensuite de la pagaille du déconfinement le 11 mai et en particulier de la situation des écoles. Il analyse les propos de Jean Castex, en charge du déconfinement, qui dit préparer également un plan de reconfinement. Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle de la question de la dette et de la décision de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe qui lance un ultimatum à la BCE sur le sujet.
LES LIENS
- Le 20H de TF1 : https://youtu.be/xR-xE76sQ8I
- Le 20H de France 2 : https://youtu.be/EFNcZc7ffuo
- Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur le plan de déconfinement à l’Assemblée nationale : https://youtu.be/Z8NUVgI_WTk
- Intervention de Mathilde Panot sur le plan de déconfinement à l’Assemblée nationale : https://www.facebook.com/411320859261065/videos/2629180240695052/
- En Europe, le mur de la dette doit tomber ! : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-en-europe-le-mur-de-la-dette-doit-tomber-1200739
- La Cour constitutionnelle allemande lance un ultimatum à la BCE : https://www.lesechos.fr/marches-financiers/la-cour-constitutionnelle-allemande-lance-un-ultimatum-a-la-bce-1200519
Catégorie Actualités et politique 1 142 commentaires
Ndlr : sur la BCE et l'allemagne, https://twitter.com/MathiasThepot/status/1258011727813382144 confirme les dires de JLM
Pour un Iranien, un Chinois ou un Saoudien, voyager en Occident peut être un véritable casse-tête. Dans son 50e numéro, la revue « XXI » dévoile comment les plus riches s’offrent un monde sans frontières : ils s’achètent une autre citoyenneté, vendue comme un produit de luxe par des États des Caraïbes et même de l’Union européenne. Un marché en pleine expansion, légal, transparent… enfin presque.
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Revue XXI, no 50, Printemps 2020, 16 euros. Envois possibles à la fin de la période de confinement, parution en librairie le 29 mai.
Le monde sortira un jour de la pandémie du Covid-19 et devra relever un système économique exsangue, voire le transformer en profondeur pour que les mêmes maux n’apparaissent plus. Afin de préparer dès maintenant la suite, les initiatives fleurissent : parlementaires, associatifs, syndicats…
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« Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant », a promis Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 16 mars dernier. Pourtant, les premières décisions gouvernementales ne laissent rien présager de bon : détricotage du Code du travail, refus de restaurer l’impôt sur la fortune, soutien à l’industrie fossile et aéronautique…
https://reporterre.net/Le-gouvernement-attaque-le-Code-du-travail-mais-refuse-que-les-riches-fassent-un-effort
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/coronavirus-trop-tot-pour-avoir-un-debat-sur-la-fiscalite-le-maire-1243bee38f3a56a5ca03cb655537cf34
https://reporterre.net/Face-a-la-chute-des-cours-du-petrole-l-Etat-pret-a-soutenir-le-parapetrolier-Vallourec
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Selon un sondage publié par le quotidien Libération mardi 31 mars, 84 % des sondés appellent de leurs vœux la relocalisation en Europe d’un maximum des filières de production ; 69 % veulent « ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité » ; 88 % réclament un « accès à l’eau et à un air de qualité » et 76 % à la « biodiversité ».
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tour d’horizon des initiatives en cours.
- « Plus jamais ça », la pétition des organisations pour un « jour d’après écologique, féministe et social »
- « Le jour d’après », la plate-forme de contributions citoyennes lancée par les parlementaires
- Le Réseau action climat livre ses propositions « pour une plus grande résilience face aux crises »
- Vers une « convention citoyenne » de l’après-crise, à l’appel de Démocratie ouverte ?
Dans un copieux document de sept pages mis en ligne vendredi 3 avril, le Réseau action climat (RAC) propose de grandes orientations pour gérer l’urgence et préparer la suite : sauver un maximum d’entreprises à court terme certes, mais préparer un plan de sortie de crise de moyen terme qui favorise les relocalisations, conduise les industries à diminuer leurs pollutions et leurs émissions de gaz à effet de serre et incite les consommateurs et les pouvoirs publics à favoriser les produits respectueux de l’environnement et à lutter contre l’obsolescence programmée. Le tout dans un esprit de justice sociale — en accélérant la rénovation énergétique des logements et en accompagnant dans la transition les travailleurs des industries les plus polluantes notamment — dans un cadre économique où la règle d’airain des 3 % de déficit public serait durablement assouplie et où tous les investissements seraient fléchés vers la transition écologique.
« On ne prétend pas savoir quand on sortira de la crise et la priorité reste la solidarité avec les malades, l’hôpital public et le secteur de la santé, précise à Reporterre Neil Marakoff, du RAC. Mais après, comment ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’en 2008 ? Car nous sommes face à une crise sanitaire qui a une source environnementale — le trafic d’animaux sauvages —, aggravée par la mondialisation — comme le montrent les pénuries de médicaments — et qui touche plus gravement les ménages les plus précaires et les plus pauvres — revenus précaires, mal-logés, etc. On ne pourra pas faire un reset du vieux monde après cette crise, qui a mis en lumière les vulnérabilités de notre société. » Pour l’heure, le document a été envoyé aux différents ministères dont ceux de l’Économie et de la Transition écologique et solidaire. « Il est surtout destiné à nourrir le débat public. Nous essaierons d’apporter des propositions concrètes plus tard, tout en discutant avec les autres acteurs qui mènent des travaux similaires. »
Connu / https://reporterre.net/Crise-sanitaire-les-propositions-se-multiplient-pour-penser-un-apres-plus-ecologique
Tribune Un collectif de personnalités, dont Madonna, Cate Blanchett, Philippe Descola, Albert Fert, lancent dans une tribune au « Monde » un appel, initié par Juliette Binoche et Aurélien Barrau, aux dirigeants et citoyens pour changer en profondeur nos modes de vie, de consommation et nos économies.
Tribune. La pandémie de Covid-19 est une tragédie. Cette crise, pourtant, a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles.
Le bilan est simple : les « ajustements » ne suffisent plus, le problème est systémique.
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La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. A la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure.
Nous appelons donc solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies.
Point de rupture
Le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture.
Pour ces raisons, jointes aux inégalités sociales toujours croissantes, il nous semble inenvisageable de « revenir à la normale ».
La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.
Lynsey Addario, grand reporter ; Isabelle Adjani, actrice ; Roberto Alagna, chanteur lyrique ; Pedro Almodovar, réalisateur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Angèle, chanteuse ; Adria Arjona, actrice ; Yann Arthus-Bertrand, photographe, réalisateur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, réalisateur ; Josiane Balasko, actrice ; Jeanne Balibar, actrice ; Bang Hai Ja, peintre ; Javier Bardem, acteur ; Aurélien Barrau, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Mikhail Baryshnikov, danseur, chorégraphe ; Nathalie Baye, actrice ;
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Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; David Wineland, Prix Nobel de physique ; Xuan Thuan Trinh, astrophysicien ; Muhammad Yunus, économiste, Prix Nobel de la paix ; Zazie, chanteuse.
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Autour de Camille Chastrusse et de ses invités : le journaliste du Média Denis Robert, la politologue Virginie Martin, Bruno Gaccio et l'avocate Caroline Mecary. Cet échange vidéo traitera -entre autres- de la confiance dans les institutions déjà bien entamée, qui a encore souffert avec la crise du Coronavirus, et nous poserons la question suivante en deuxième partie : Macron peut il rester Président ?
.#Macron #Président #Covid19
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Transcription : ... macron psychopathe (narcissique ?)
Non répertoriée
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Entretien avec le député François Ruffin dans l'émission confinée de Mediapart A l'air libre.
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Au Brésil, les régions amazoniennes et les populations indiennes souffrent à la fois de l’extension de la pandémie et de la destruction accrue de la forêt. Et le président Bolsonaro s’en lave les mains.
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La destruction de la forêt nous rapproche rapidement du « point de non-retour »
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Selon le données du London Imperial College, le Brésil a actuellement le taux de contagion le plus élevé au monde. Selon cette étude, le Brésil et les États-Unis sont les deux pays avec le taux de mortalité le plus élevé attendu pour la semaine prochaine
Malgré les critiques de Bolsonaro, les gouverneurs de plusieurs États brésiliens maintiennent des mesures de confinement, qui n’ont pourtant jamais été aussi restrictives qu’en Chine ou en Europe.
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Centrales à biomasse, panneaux solaires, voitures électriques... Dans « Planet of humans », dont il est producteur, le cinéaste engagé Michael Moore déboulonne le mythe des énergies vertes. Disponible gratuitement en ligne, le documentaire montre que « la seule énergie propre, c’est de consommer moins d’énergie ».
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Michael Moore y accuse le capitalisme vert et désigne les « traîtres » qui nous guident sur de fausses pistes : des stars de l’écologie étasunienne comme Van Jones, conseiller environnemental de Barack Obama, Bill McKibben, fondateur de 350.org, Elon Musk, constructeur automobile de voitures électriques, Robert F. Kennedy Jr, avocat en droit de l’environnement, Michael Brune, directeur du Sierra Club, influente organisation environnementale, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et activiste du climat qui finance la campagne contre le charbon du Sierra Club, et l’ancien vice-président Al Gore, qui a convaincu l’homme d’affaires Richard Branson d’investir trois milliards de dollars dans l’énergie « verte ».
À la question : « Al Gore est-il un prophète ? » Branson répond par un jeu de mots entre « prophet » et « profit », semblables en anglais. Et c’est cette confusion que le film démontre.
Dans ce documentaire, qui cumule déjà six millions de vue sur YouTube, Jeff Gibbs enquête sur les centrales à biomasse qui ont envahi les États-Unis. Avec les biocarburants, la biomasse est de loin la principale énergie « verte » produite dans le monde, mais elle détruit les forêts anciennes et occupe les sols agricoles. Interviewés dans des manifestations, les militants écolos ne le savent pas et les leaders environnementaux s’empêtrent au micro de Jeff Gibbs, lui répondant confusément sur l’intérêt de brûler ou pas des arbres et des plantes.
Seule Vandana Shiva, militante écoféministe indienne, s’exprime clairement : « C’est la vieille économie fondée sur le pétrole qui, pour se perpétuer, se reconvertit avec une autre matière première, et grâce à des subventions. Nos esprits ont été manipulés pour qu’on se laisse gouverner par des illusions. »
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Les remèdes aux dégâts provoqués par l’industrie ne peuvent pas être industriels. On ne peut pas résoudre un problème avec les schémas de pensée qui l’ont créé, disait Einstein. Il faudra donc changer notre échelle de valeurs. L’un des activistes interrogés lutte dans le Vermont, aux États-Unis, contre 21 éoliennes et la destruction d’une forêt pour fournir de l’énergie à un futur parc aquatique, un projet inutile. Il dit aussi que la société propriétaire est Enbridge, celle-là même qui investit dans les sables bitumineux et construit l’oléoduc Keystone XL, qui transportera du pétrole de l’Alberta canadien au golfe du Mexique ! « Ils sont tous de mèche… La seule énergie propre, c’est de consommer moins d’énergie. »