Liberté d'expression - enquête
France : Comment des milliers de manifestants pacifiques ont été arbitrairement arrêtés et poursuivis
Depuis fin 2018, en France, la répression des manifestations a été d’une ampleur inédite. Manifester pacifiquement expose au risque de violences policières, mais aussi à celui de finir en garde-à-vue. En effet, les autorités ont instrumentalisé des lois contraires au droit international pour verbaliser, arrêter arbitrairement et poursuivre en justice des gens qui n’avaient commis aucune violence. Enquête.
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Nous avons enquêté pendant 18 mois sur la réponse des autorités à ces mouvements sociaux, recueilli et recoupé le témoignage d’une centaine de manifestants arrêtés et poursuivis, et rencontré les autorités Le constat est inquiétant.
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Des lois contraires au droit international https://www.amnesty.fr/focus/droit-de-manifester-pourquoi-certaines-lois-francaises-sont-contraires-au-droit-international ont été utilisées de manière massive, et une nouvelle loi, dite « anticasseurs » a été promulguée. Et c’est encore sur ces lois que s’appuie le nouveau Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) du ministère de l’Intérieur.
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Lire aussi : Qu'est ce que la "criminalisation des manifestants" ? https://www.amnesty.fr/focus/quest-ce-que-la-criminalisation-des-manifestants
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En avril 2019 a été introduite une interdiction générale de dissimuler son visage pendant les manifestations sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros et d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement. Cette loi est contraire au droit international, et n’a plus aucun sens dans le contexte du Covid-19 où il est obligatoire de porter un masque. Entre avril et octobre 2019, cette interdiction a donné lieu au placement en garde à vue de 210 personnes. En 2019, 41 manifestants ont été reconnus coupables de cette infraction.
Ainsi, Brice, journaliste, était en train de filmer une manifestation des Gilets jaunes à Paris en avril 2019 lorsqu’il a été arrêté, maintenu en garde à vue pendant 48 heures et inculpé pour « violences », « dissimulation du visage » et « préparation de violences ». « Je trouve absurde que le parquet ait requis [une peine de] trois mois, sachant que je suis journaliste et qu’il n’y avait aucune preuve contre moi », a-t-il déclaré. Il a été acquitté par la suite.
-> pétition
https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?gkEcZQ
618 soutiens
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la grande majorité des manifestants est pacifique. Et pour eux, aujourd’hui, participer à un rassemblement, c’est malheureusement s’exposer aux gaz lacrymogènes, aux grenades ou à des tirs de LBD40.
C'est aussi, risquer d’être arrêté arbitrairement, privé de liberté lors de gardes-à-vue traumatisantes, voire faire face à des poursuites pénales sans avoir commis aucun acte violent. C’est ce qui est arrivé à des milliers de manifestants ces dernières années. Sous la présidence d’Emmanuel Macron, le droit de manifester a été attaqué comme jamais dans l'histoire récente. Il s’était pourtant engagé pendant sa campagne à le protéger ! Au lieu de cela, un arsenal de lois répressives et contraires au droit international a été déployé pour restreindre ce droit essentiel.
Rappelons à Emmanuel Macron ses engagements !
Au moment où notre pays doit se réinventer en profondeur, nous, associations, affirmons que l’engagement associatif est une des clés du renouveau.
Face aux défis sociaux, environnementaux, culturels, économiques et politiques de notre époque, nous, associations, voulons faire mouvement pour prendre toute notre part à la construction d’un avenir plus solidaire et plus juste.
C’est l’ambition qui anime Le Mouvement associatif et qu’il veut porter avec tous ceux qui font le choix de l’action libre et volontaire, au service de l’intérêt général.
-> https://lemouvementassociatif.org/wp-content/uploads/2016/10/Manifeste_pour_un_mouvement_associatif-A4.pdf
Ndlr : texte consistant ? des doutes... => questionner à l'épreuve des faits ? ACT
. @LeMediaTV · 6h
"Faisons entendre notre voix à un président sourd au mal être de son peuple. On ne porte peut-être pas le même maillot mais nous avons le même objectif : la fin d'un monde, le leur, le début d'un monde meilleur, le nôtre."
.@J_Rodrigues_Off - 76 - 454 - 642
Les grandes crises peuvent parfois déboucher sur des changements profonds et positifs. Les mobilisations populaires sont la clé, « d’autant plus puissantes qu’elles s’appuieront sur un imaginaire social alternatif à celui de l’accumulation infinie, du consumérisme et du fantasme de toute-puissance ». Cet imaginaire, des chercheurs et militants l’alimentent avec un manifeste publié ce 5 juin : Ce qui dépend de nous. Manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire.
Campagne > Justice sociale et climatique
Avec la pandémie, le mot « relocalisation » est désormais dans toutes les bouches. Minimaliste et cosmétique dans sa version néolibérale, haineuse dans sa version nationaliste, la relocalisation peut aussi être écologique et solidaire.
C’est cette voie, apte à fédérer largement, que détaille ce manifeste, auquel ont contribué, à l’initiative d’Attac, des militant·e·s et chercheurs·euses d’horizons variés.
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Je consulte le livre sous format électronique https://france.attac.org/7474
Je commande le livre en version papier (envois à partir du 24 juin)
Ce qui dépend de nous,
- c’est d’agir aux côtés des personnels hospitaliers, pour augmenter les salaires et les effectifs, pour préserver et étendre les organisations coopératives et horizontales du travail de soin qui ont sauvé tant de vies pendant l’épidémie.
- c’est de désobéir à la gouvernance par les chiffres pour initier une refondation des services publics centrée sur le care, le soin des autres et de la nature, l’attention aux usager·es et aux élèves, à commencer par les plus fragiles.
- c’est d’imposer par nos luttes un partage des richesses, un revenu garanti, un droit au logement et aux papiers pour les précaires et chômeurs victimes d’une crise sociale qui ne fait que commencer.
- c’est de poursuivre et d’amplifier les multiples réseaux de solidarité concrète que nous avons tissés pendant l’épidémie.
- c’est d’empêcher que repartent comme avant, soutenues par l’agent public, les activités insoutenables pour la vie.
- c’est de décider, en nous réunissant sur nos lieux de travail et de vie, ce à quoi nous devons renoncer, ce que nous voulons transformer, ce que nous voulons inventer pour mieux vivre et respecter les limites de la planète.
- c’est de défendre bec et ongles nos libertés et nos droits contre d’illusoires promesses de sécurité et une surveillance électronique généralisée.
- c’est de sauvegarder les terres en installant des paysan·ne·s, de défendre la biodiversité en bloquant les projets de béton et d’extraction, de protéger l’eau contre les pollueurs et les traders.
- c’est de délégitimer et rejeter le pouvoir exorbitant des multinationales sur nos vies, pour que Big Oil&Gaz, Big Pharma, Big Data... laissent la place à l’économie solidaire et aux communs.
- c’est de déployer à grande échelle les expériences alternatives, inclusives et féministes, comme autant d’utopies réelles qui érodent le capitalisme.
- c’est de soumettre au principe démocratique nos mouvements et nos luttes, afin de n’y pas reproduire les dominations sociales, sexuées, racistes qui empoisonnent nos sociétés.
- c’est de construire un projet enthousiasmant de relocalisation écologique et solidaire, pour discréditer les simulacres néolibéraux, la régression nationaliste, et proclamer notre interdépendance avec les autres peuples et le vivant.
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"Les racines de la France, c'est nous, c'est vous"
Deux manifestations pour une même cause. Rendre hommage à Georges Floyd et dénoncer les violences policières. C’était la configuration étonnante qu’offrait la capitale ce samedi.
Le premier rassemblement – officiellement interdit, mais toléré - s’est tenu place de la Concorde, à proximité de l’ambassade des États-Unis. Le bâtiment était inaccessible, défendu par un mur de grilles mobiles de la police.
Organisé par la Ligue de défense noire africaine, la tonalité était radicale.
Cependant, parmi les participants, le discours était nettement plus mesuré. Certains se sentaient d’ailleurs davantage en résonance avec la manifestation de mardi dernier, porte de Clichy, à l’appel d’Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré.
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Connue / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270016484228521985
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Le Média @LeMediaTV
"À partir du moment où les flics sont protégés et qu’il y a toujours des non-lieux, le message il est clair : “On vous tue, on vous violente, on vous humilie et il n’y aura rien d’autre”."
.#BlackLivesMatter #Paris 2,3 k vues 2:47 / 8:17
5:35 PM · 8 juin 2020 41 Retweets 61 J'aime
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Huitième épisode de notre de notre tour de l’actualité bi-hebdomadaire, diffusé aussi les vendredis. Enregistré et diffusé le lundi 25 mai 2020.
Au sommaire :
- la destruction méthodique du droit de manifester, dans une France déconfinée et plus que jamais tentée par des pulsions autoritaires, comme le montrent des faits de “répression ordinaire” qui se sont déroulés à Saint-Nazaire, dans les pays de la Loire, mais aussi à Paris, suite au rassemblement de soutien à l’hôpital public de jeudi dernier ;
- le camouflet essuyé par la direction de la RATP, qui vient d’être sanctionnée par l’Inspection du travail, pour avoir mis en danger la santé et la vie de ses machinistes pendant la crise du coronavirus, alors même que l’on compte neuf morts et des dizaines de contaminés dans l’entreprise spécialisée dans les transports publics en région parisienne ;
- le clash entre l’écrivain Philippe Besson et la chanteuse Camélia Jordana, les réactions tous azimuts qui ont suivi, et ce que tout cela nous dit sur l’avancée du macro-lepénisme.
- Nous allons aussi faire un tour en Martinique, où il se passe des choses qui nous donnent à réfléchir sur notre rapport au colonialisme, à l’histoire mais aussi à la République et au capitalisme.
Incendies criminels, manifestations, procès contre l’État… Aux Pays-Bas, le déploiement de la 5e génération de la technologie du réseau sans fil (5G) suscite méfiance et réactions de la part de la population.
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Jurgen Weber, directeur de la fondation Innovatief Nederland dans son appartement à Rotterdam.
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27 mâts émettant des signaux ont été incendiés depuis le 3 avril, selon Maria van Boekelen psychologue et cofondatrice de l’association 5GNee.nl
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Une tour 5G à Zandvoort, près de la côte de la mer du Nord.
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Maria van Boekelen fait partie des manifestants contre la 5G. Mais elle ne veut pas être associée aux complotistes qui scandent des slogans à ses côtés. « La santé, l’environnement, ce sont des points qui posent questions, mais qu’en est-il de la surveillance ? » Maria juge que la question de la vie privée et de la démocratie surplombe toutes les autres.
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Durée de lecture : 13 minutes
Comment et pourquoi continuer de lutter pendant la pandémie ? Passé un temps de sidération, les voix dissidentes se font à nouveau entendre, même si, mesures de mise à distance oblige, les modes d’action doivent être repensés.
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Les plaintes, les mouvements de grève, les manifestations aux fenêtres et les formes d’auto-organisation fleurissent, donnant de l’écho aux voix dissidentes. https://reporterre.net/Partout-en-France-les-manifs-de-confinement-prennent-de-l-ampleur
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Comment « déconfiner » les revendications du mouvement social ?
La mise à distance sociale, « de rigueur et totalement justifiée, est antinomique de l’action collective », pour Éric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires. « C’est de la rencontre des corps qu’émergent des choses concrètes, comme nous l’avons vu ces derniers mois sur les ronds-points Gilets jaunes, dans les AG, les manifs ou sur les piquets de grève », enchérit Camille [], membre du collectif Cerveaux non disponibles.
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« la pandémie ne doit pas servir à étouffer les luttes ni l’esprit critique, dit Corinne Morel Darleux, conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes. Lutter nous permet de sortir de ce sentiment de sidération et d’isolement, de réinvestir nos souverainetés individuelles, d’exercer un peu de maîtrise sur nos vies ». Pour la militante écosocialiste, le coronavirus « ne remet pas les compteurs à zéro ». Les raisons de se battre sont même décuplées par « la pérennisation de l’état d’urgence, l’avènement fulgurant d’une société de surveillance et toutes les atteintes aux libertés publiques qui pourraient perdurer une fois la crise sanitaire terminée ».
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Le 31 mars, par exemple, une manifestation de confinement était organisée à l’appel du collectif Projections Covid-19 en soutien au personnel soignant, mais aussi contre les réformes des retraites et de l’assurance-chômage. https://reporterre.net/Partout-en-France-les-manifs-de-confinement-prennent-de-l-ampleur
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Investir le terrain judiciaire
... Le parquet de Paris et la Cour de justice de la République ont reçu des dizaines de plaintes visant des décideurs publics pour mise en danger de la vie d’autrui, abstention volontaire de prendre les mesures visant à combattre un sinistre, voire homicide involontaire [1]. Une plateforme, intitulée https://plaintecovid.fr/, propose des dépôts de plainte facilités à l’aide de dossiers préremplis.
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Jeudi 9 avril, quatre-vingt douze associations et collectifs se sont même associés pour saisir conjointement sept rapporteurs des Nations unies chargés des questions de pauvreté extrême, de santé, d’accès à un logement décent, à la nourriture, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des migrants et des défenseurs des droits humains. « Les personnes vivant à la rue, dans des squats ou des bidonvilles ne bénéficient pas pleinement des mesures de prévention du Covid-19 mises en place par le gouvernement et les autorités locales », dénoncent ces organisations. https://www.lacimade.org/presse/covid-19-personnes-vivant-a-la-rue-dans-des-squats-ou-des-bidonvilles/
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Solidaires, épaulé par les Amis de la Terre, a ainsi saisi le tribunal de justice de Nanterre, le mercredi 8 avril pour demander l’arrêt total de l’activité d’Amazon, certains salariés étant tombés malades dans les entrepôts du géant du numérique. https://reporterre.net/Un-salarie-d-Amazon-en-reanimation
À l’image des salariés d’Amazon, les classes laborieuses ne connaissent pas de confinement et sont surexposées au virus : les personnels soignants, mais aussi les caissiers, les ouvriers, les éboueurs, les facteurs, les postiers et les livreurs n’ont cessé de travailler. Solidaires a mis en place un numéro vert https://solidaires.org/Solidaires-met-en-place-un-numero-vert-d-appui-syndical accessible à tous les travailleurs, syndiqués ou non, pour répondre à toutes les questions liées aux droits vis-à-vis des employeurs en matière de sécurité, de retrait, d’arrêt maladie ou encore de chômage partiel. « Des patrons utilisent les nouvelles possibilités offertes par la loi d’urgence sanitaire pour continuer d’essorer les salariés, dénonce Éric Beynel. Soixante heures de travail par semaine, journées de douze heures… Certains vont jusqu’à mettre les salariés au chômage partiel tout en continuant de les faire travailler, d’autres demandent aux malades de ne pas s’arrêter. »
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« L’État ne nous protège pas et, en plus, il nous empêche de respirer, dit Youcef Brakni. Alors nous nous débrouillons nous-mêmes : nous demandons aux gens de filmer, coûte que coûte, pour que les organisations militantes puissent lancer le plus d’alertes possible. » Tombée à point nommé, une application baptisée UVP a été lancée le 10 mars dernier par le collectif Urgence notre police assassine. Celle-ci permet de filmer les interventions des forces de l’ordre sans qu’elles ne puissent effacer les images. http://cqfd-journal.org/Deux-menaces-pesent-sur-les
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Corinne Morel-Darleux contribue au réseau Covid-Entraide France : « Dans ces groupes, nous échangeons des informations, nous organisons l’autonomie alimentaire et le soutien aux producteurs locaux, l’aide concrète aux personnes isolées, aux sans-logis, aux détenus... C’est une façon de rester debout, de mener des actions justes. » Pour la militante écosocialiste, ces mécanismes d’organisation permettent de ne pas dépendre entièrement de l’État et sont « autant d’îlots de résistance supplémentaires qui rejoignent celles préexistantes, comme la Zad de Notre-Dame-des-Landes, les collectifs contre des projets inutiles ou ceux qui viennent en aide aux personnes migrantes. »
« Réhabilitons notre colère » *
... Car le monde de l’après Covid-19 est déjà sur toutes les lèvres. Et, déjà, les propositions se multiplient https://reporterre.net/Crise-sanitaire-les-propositions-se-multiplient-pour-penser-un-apres-plus-ecologique pour penser un après plus social et plus écologique. Le jeudi 9 avril, la Convention citoyenne pour le climat a transmis à l’exécutif cinquante propositions pour « porter l’espoir d’un nouveau modèle de société » en matière de logement, de déplacement, d’alimentation, ou encore de publicité. https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/transport-alimentation-logement-ce-qu-il-faut-retenir-des-propositions-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat_3910747.html
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Joël Domenjoud craint « le risque important de décompensation au moment du déconfinement, un endormissement sur le besoin de consommer et d’oublier la fragilité de notre système ». Il faut, dit-il, « absolument se prémunir de l’amnésie collective, garder un potentiel de colère entier pour dire “hors de question que ça arrive encore une fois, ce système a mis notre vie en danger” ».
Nicolas Haeringer, du mouvement 350.org, estime que ce potentiel de colère « a trop longtemps été mis de côté, voire dévalorisé au sein des luttes écologiques, où l’on a parfois cherché à mobiliser autour de récits positifs » : « Réhabilitons notre colère, cessons de construire nos mobilisations comme si nous pouvions nous permettre de négocier avec le temps. Ce que l’urgence sanitaire rappelle, c’est que chaque fois que nous acceptons de négocier avec le temps, il y a des morts. Pesons de tout notre poids pour qu’il n’y ait pas de retour au business as usual, au règne de celles et ceux qui font profit de la destruction. »
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[*] Son prénom est modifié.
[1] Les collectifs Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux, la Coordination nationale infirmière (CNI), Act-Up Paris et l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) ont par exemple demandé au Conseil d’État de contraindre le gouvernement à réquisitionner les usines permettant de fabriquer les masques, les respirateurs, les tests et les médicaments nécessaires à la lutte contre l’épidémie.
[2] Jeudi 19 mars, Murielle Pénicaud s’était dite « scandalisée » de voir une antenne locale de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment inciter ses adhérents à ne pas aller travailler. « Les entreprises qui se disent que l’État paiera et qu’elles n’ont pas à travailler ne sont pas dans une attitude de civisme », avait-elle ajouté.
Lire aussi : Partout en France, les « manifs de confinement » prennent de l’ampleur
.manif #PlusJamaisÇa
« Nous mettons à disposition cet outil commun pour l’échange et l’action, ouvert aux partis, organisations et mouvements politiques, syndicats et associations, aux personnalités intéressées, aux citoyen·nes et travailleur·euses.
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répondre à la situation dramatique que nous vivons avec l’épidémie Covid-19, qui touche le monde entier et dont les effets sont imprévisibles. Il est décisif que nous ne restions ni isolés ni passifs, même s’il faut respecter des règles collectives de protection.
Le gouvernement Macron-Philippe a tout fait pour démanteler les droits sociaux et les services publics, notamment dans la santé et les hôpitaux, au service des règles néolibérales mondiales. Aussi nous appelons la population à inventer des formes nouvelles d’action, unitaires et auto-organisées.
Nous soutenons les initiatives prises par les syndicats et les associations, comme l’appel-pétition « Plus jamais ça, construisons ensemble le jour d’après », l’appel Covid-Entraide « À l’union nationale, nous préférons l’entraide générale », ou l’ensemble des appels et pétitions exigeant « de l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital »
…
Les premier·es signataires
En France
La France insoumise (LFI), Ensemble !, Génération·s, Gauche Républicain et Socialiste (GRS), Gauche Démocratique et Sociale (GDS), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Union Communiste Libertaire et des personnalités comme Esther Benbassa (sénatrice EELV), Gaël Quirante (syndicaliste La Poste)…
À l’international
Le Parti du Travail de Belgique (PTB), le Parti des travailleurs brésilien (PT) et des personnalités comme Mick Wallace (eurodéputé irlandais (indépendant)), Claire Daly (eurodéputée irlandaise (indépendant)), Malin Bjork (eurodéputée suédoise (Parti de Gauche de Suède)), Maria Eugenia Rodriguez Palop (eurodéputé espagnole (Podemos))
Connue / https://twitter.com/pretalemploi/status/1236588844734132224
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Jean-Marc Le Hunsec @pretalemploi · 14h
.#Photo #Paris Manifestation des #GiletsJaunes Samedi 7 mars | Une illustration parlante... par @outofmychest_
https://flic.kr/p/2iBQtbt La démesure de la présence policière (de sa violence aussi) serait-elle à la mesure de la peur qui sourde parmi les dominants ?
[Paris] Manifestation des Gilets Jaunes - Samedi 7 mars
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Mardi 3 mars, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole devant les manifestants rassemblés devant l'Assemblée nationale pour protester contre l'usage du 49-3 par le gouvernement pour faire passer en force la réforme des retraites.
Catégorie Actualités et politique 735 commentaires
Tr :
... esther benbassa présente ... 2022 ...
Reportage – Vidéo 30’03
Macron, quand tu tires la chasse, pense à eux !
« Misérables égoutiers ! » C’est comme ça que l’avocat Richard Malka qualifie ceux qui ont publié les photos de son client Benjamin Griveaux [1]. Une insulte pour les égoutiers, au moment même où ils se battent contre la réforme des retraites qui va repousser l’âge du départ, alors que les risques et la pénibilité de leur métier sont depuis longtemps reconnus. Un reportage avec les égoutiers en lutte contre ce mépris révoltant.
Cette délicate comparaison a beaucoup choqué les égoutiers. Et nous aussi : rarement le mépris de classe s’est montré aussi franchement, sans retenue.
Les égoutiers, ou « agents d’assainissement », sont 4 700 en France, dont 2 000 dans la fonction publique. Ils ont pour mission d’assurer le bon écoulement de l’eau dans les égouts, qu’ils nettoient le plus souvent à la pelle et au seau, dans une odeur pestilentielle, au milieu des cafards, des rats et des bactéries. Selon une étude de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, la surmortalité est importante chez les égoutiers, à cause des gaz mortels, des produits chimiques, et des déchets radioactifs qu’ils respirent.
Du fait de cette insalubrité, les égoutiers du secteur public ont obtenu de partir à la retraite à partir de 52 ans, c’est-à-dire dix ans avant l’âge minimum, à condition qu’ils aient travaillé au moins vingt ans dans les égouts.
Depuis début décembre, ils se battent pour garder leur système de retraite
Avec la réforme des retraites, ils vont devoir travailler 8 ans ou 10 ans de plus ! Un amendement précise que les égoutiers recrutés avant le 1er janvier 2022 pourront partir à la retraite à 52 ans. Mais avec une retraite de quel montant ? Sous quelles conditions ? Et à l’avenir, qui acceptera de faire ce métier s’il n’y a plus de contreparties, si les égoutiers sont condamnés à mourir au travail ?
Les égoutiers travaillent de 6h30 à 13h, dont 4 heures dans les égouts, les pieds dans la merde. Nous espérons qu’au moins, après avoir regardé notre reportage avec les égoutiers du Val-de-Marne, Emmanuel Macron y pensera à chaque fois qu’il tirera la chasse.
reportage : Anaëlle Verzaux et Jonathan Duong
montage : Aurélie Martin - mixage : Jérôme Chelius
Clés : Démocratie ; Grève ; Politique ; Retraite sur yt à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?hiawKg
Après le passage en force du gouvernement, qui a recours à l’article 49.3 pour imposer une réforme désapprouvée par la majorité des Français, et alors même que celui exerce une répression d’une grande violence contre le camp social, la question se pose plus que jamais : pourquoi se borner à inscrire la lutte dans le cadre légal et institutionnel ? Pour répondre à cette question, nous recevrons Danièle Obono (députée la France Insoumise), Stéphane Peu (député PCF), ainsi que le gilet jaune Jérôme Rodrigues. Ils échangeront notamment sur la légitimité démocratique des institutions de la Ve République, le rôle et les marges de manoeuvre d’un député d’opposition sous la présidence d’Emmanuel Macron, la possibilité de renverser l’ordre néolibéral par les élections, ainsi que sur la question de la légalité dans la lutte et du recours à la violence.
Nous reviendrons également en reportage sur les différentes manifestations qui ont lieu à Paris, depuis l’annonce du 49.3.
Transcription :
... Julien Théry : ... la 5è est né par un coup d'état de de gaulle ...
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FR - Réforme des retraites, 49.3, droit de grève, conférence de financement, coronavirus, Chine, industrie, clause sociale/OIT, Alstom/Bombardier, malaise à l'hôpital et Covid-19 - Interview de Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT: "Ce 49.3 est une façon de continuer à se moquer des Français, et de l'opinion publique qui est depuis des mois et des mois CONTRE cette réforme très majoritairement" - 23.02.2020 - Paris, France.
"Vous avez noté qu'il y a déjà un prochain rendez-vous, le 31 mars, j'en profite pour le rappeler, de l'intersyndicale (...)
Il y a une remise en cause du droit de grève, il y a une remise en cause du droit de grève, et puis il y a des sanctions contre les grévistes ; vous voyez demain on a deux camarades, dont une dirigeante nationale de la CGT qui est convoquée pour licenciement, elle travaille dans une crèche qui a une délégation de service public, et elle est convoquée parce qu'elle a fait grève et qu'elle a dénoncé les conditions de travail dans son établissement. (...)
Dans le privé la répression est encore plus forte que dans le public.(...) Et puis c'est pas un secret, je pense que le patronat préfère avoir comme interlocuteur quelqu'un de la CFDT ou de la CFTC ou je ne sais quoi, que quelqu'un de la CGT. Vous savez, quand quelqu'un, par exemple dans le commerce, prend un mandat CGT, 3 mois après, il a une lettre de licenciement. (...)
Sur un tel sujet, première réunion de la conférence de financement; pas de ministre ! (...) On nous accuse souvent de faire la politique de la chaise vide, je pourrais retourner le compliment à certains ministres. (Rires) (...)
Le gouvernement n'arrive pas à s'en sortir pour expliquer sa réforme, et donc ça l'arrange bien - enfin, je pense que c'était prévu depuis un petit moment - ce 49.3 est une façon de continuer à se moquer des Français, et de l'opinion publique qui est depuis des mois et des mois CONTRE cette réforme très majoritairement. (...) Oui, oui, c'est un aveu de leur échec. (...)"
© Frédérick Moulin 2020 - BFMTV2020 - Tous droits réservés.
Catégorie Actualités et politique 224 commentaires
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Channel avatarAccount avatar Marche ou Grève Par lemediatv
Les démonstrations de force syndicales de décembre et janvier, fortement portées par les travailleurs de la SNCF et de la RATP, sont derrière nous. Et dans la discrétion, les représailles patronales se multiplient. Objectif : faire des exemples, et se prémunir contre une nouvelle “saison” du mouvement social. Du moins de cette ampleur. Nous en parlons avec Ahmed Berrahal, élu CGT du dépôt de bus RATP Flandre, menacé de révocation.
Nous diffusons également plusieurs des reportages de terrain, sur la manifestation du 20 février et sur le calvaire des demandeurs d’emploi radiés de Pôle Emploi, dont le triste sort participe à construire le récit médiatique sur la baisse du chômage. #MarcheouGrève
Confidentialité Publique
Publié originellement 21 février 2020
Catégorie Actualité & Politique LicenceInconnu - LangueInconnu
Étiquettes : grève ; marche ou grève ; persécutés ; retraites ; travailleurs
Durée 42 min 20 sec
aussi sur https://www.youtube.com/watch?v=oSojW2HeOjw
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Les démonstrations de force syndicales de décembre et janvier, fortement portées par les travailleurs de la SNCF et de la RATP, sont derrière nous. Et dans la discrétion, les représailles patronales se multiplient. Objectif : faire des exemples, et se prémunir contre une nouvelle “saison” du mouvement social. Du moins de cette ampleur. Nous en parlons avec Ahmed Berrahal, élu CGT du dépôt de bus RATP Flandre, menacé de révocation.
Nous diffusons également plusieurs des reportages de terrain, sur la manifestation du 20 février et sur le calvaire des demandeurs d’emploi radiés de Pôle Emploi, dont le triste sort participe à construire le récit médiatique sur la baisse du chômage. #MarcheouGrève
Catégorie Actualités et politique 269 commentaires
Les peuples autochtones sont illégalement expulsés de leurs terres ancestrales au nom de la protection de la nature. Ils sont souvent arrêtés et brutalisés parce qu’ils pratiquent la chasse de subsistance. Adhérez à ces principes afin que soit adoptée une nouvelle conception de la protection de la nature qui réponde aux exigences des peuples autochtones – dans le respect de leurs droits et au profit de toute l’humanité.
De nombreuses personnalités et organisations ont déjà apporté leur soutien à notre campagne, dont le philosophe Noam Chomsky, le journaliste Georges Monbiot, l’écrivain Tony Juniper, l’ONG Greenpeace, ainsi que de nombreux leaders autochtones tels que le chamane et porte-parole yanomami Davi Kopenawa.
Ajoutez vous aussi votre voix en signant ce manifeste pour une nouvelle approche de la protection de la nature dont les peuples autochtones seraient les principaux acteurs.
Signatures : 17.800
Published il y a 1 mois - 0 views - Marche ou Grève Video channel avatar - Par lemediatvAccount avatar
Ce soir dans Marche ou Grève, Théophile Kouamouo et Julien Théry seront accompagnés du syndicaliste et cheminot Bérenger Cernon. Ensemble, ils commenteront l'actualité, en revenant sur les différentes manifestations et actions de blocages du jour, la mobilisation des dockers, la propagande médiatique contre le mouvement social. #GrèveGénérale #MarcheOuGrève Confidentialité Publique
Publié originellement12 décembre 2019
Catégorie Actualité & Politique
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Étiquettes : macron ; RATP ; réforme retraites ; SCNF
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Incontestablement, ils étaient moins nombreux. Pour cette nouvelle journée de manifestation appelée par l’intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU, la CGT a dénombré 250 000 personnes dans la capitale. Une semaine plus tôt, elle en avait compté 370 000. Dans le carré de tête, on ne cache pas que la contrainte financière commence à peser fortement sur le mouvement. Philippe Martinez souligne néanmoins que l’opinion continue de soutenir la mobilisation. Et le retrait de la CFDT du mouvement ne semble pas ébranler outre mesure le dirigeant syndical.
À contrario, cette manifestation a également permis de vérifier que le comportement des forces de l’ordre joue une part très importante dans le caractère pacifique - ou non - de la manifestation. Lorsque celles-ci ne font pas irruption au milieu du cortège sous prétexte de prévenir la formation d’un black bloc, eh bien, il ne se produit pas d’incidents. Omniprésents tout le long du cortège, CRS, CSI et gendarmes avaient, à l’évidence, reçu des consignes de retenue.
Sans doute la volte-face du chef de l’État et du gouvernement sur les violences policières a incité le préfet Lallement à mettre entre parenthèses sa guerre contre tous les manifestants. C’est la première fois en presque 14 mois qu’une manifestation d’envergure se termine à Paris sans qu’une grenade lacrymogène n’ait été tirée. Cela méritait d’être remarqué.