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Ce samedi 4 juin 2022, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole à Villeurbanne en présence du maire de la ville, Cédric Van Styvandael, de la maire adjointe au logement de la ville, Mélouka HadjMimoune, de Morgane Guillas, également élue à Villeurbanne, et de Gabriel Amard, candidat NUPES dans la 6ème circonscription du Rhône.
Le leader du bloc populaire a rappelé que la Nouvelle Union Populaire est une alliance de toutes celles et tous ceux qui veulent la rupture avec ce monde d'inégalités. Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage aux socialistes, écologistes et communistes pour leur effort d’union. Il a rappelé que c’est la première fois de l’Histoire que des candidats communs sont présentés dans l’ensemble des circonscriptions du pays, la première fois également qu’un accord se fait sur 650 mesures de rupture. Le fondement d’une culture commune.
Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité de mobilisation populaire y compris en victoire de la NUPES. Le leader du bloc populaire a rappelé qu’on ne pouvait gouverner et faire bifurquer un pays sans l’implication populaire.
Jean-Luc Mélenchon a lancé une alerte sur les 120 services d’urgence en état d’urgence dans le pays, le risque d’effondrement de l’Hôpital public cet été. Il a rappelé qu’Emmanuel Macron avait fermé 17 000 lits d’hôpitaux, dont 5700 en 2020 alors même qu’il faisait applaudir les soignants.
Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite indigné du scandale du speed-dating enseignant, ces recrutements de professeurs à travers des auditions de 30 minutes. Il a rappelé qu’enseigner, c’est un métier, et que la France n’existe pas sans formation de ses enfants. Le leader du bloc populaire a dénoncé la destruction services publics et a lancé l’alerte : nous sommes arrivés à la limite où tout est en train de s'effondrer, du fait de la folie des partisans du marché.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite rappelé l’absence de campagne du Rassemblement National dans ces élections législatives et la déclaration de Marine Le Pen trouvant justifié qu’Emmanuel Macron ait une majorité pour gouverner. Il a rappelé que l’opposition dans le pays et l’espoir de renverser la majorité présidentielle, était concentré dans la NUPES.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite souligné l’ampleur de la crise sociale qui ravage le pays, par ces tristes chiffres : 6 millions de personnes au chômage, 8 millions de personnes, ne mangent pas à leur faim, 12 millions de personnes ont eu froid cet hiver, mais ce n’est pas le sujet de la majorité présidentielle.
Le leader de la NUPES a dénoncé la fausse mue écologique du président de la République. Comment croire en un changement, alors que les nouveaux ministres de l’agriculture et de l’écologie ont voté contre l’interdiction du glyphosate ? Jean-Luc Mélenchon a proposé un débat à Emmanuel Macron.
Le leader de la NUPES est ensuite revenu sur les deux principales réformes portées par Emmanuel Macron : la réforme du RSA et celle des retraites. Il a dénoncé la volonté du chef de l’État de stigmatiser les bénéficiaires du RSA et de conditionner cette aide à 20 heures de travail forcé par semaine. Le leader a rappelé que les élections législatives permettraient de trancher : la retraite à 65 ans en cas de majorité pour Emmanuel Macron, la retraite à 60 ans en cas de majorité pour Jean-Luc Mélenchon.
Le leader du bloc populaire a repris la formule de Victor Hugo pour dénoncer le bilan d’Emmanuel Macron : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ». Un paradis des riches accentué par le Président, en infligeant aux pauvres un enfer.
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Le 1er juin 2022, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé lors du meeting parisien de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale (NUPES) pour les élections législatives, après les prises de parole de Sophia Chikirou, Céline Malaisé, Dyenaba Diop et Julien Bayou. Il est revenu sur le caractère historique de l’alliance de l’ensemble du bloc populaire à l’occasion de ces élections. Il a rappelé que c’est la première fois qu’un accord global de 1er tour existe sur l’ensemble des circonscription et sur la base d’un programme riche de 650 mesures. C’est également la première fois depuis l’inversion du calendrier électoral que l’opposition au Président de la République élu il y a moins d’un mois est en première position dans les sondages et en position d’emporter une majorité à l’Assemblée nationale.
Jean-Luc Mélenchon a brossé le tableau des urgences auxquelles son gouvernement répondrait en cas de victoire. Il a notamment évoqué le cas de la sécheresse qui arrive cet été et qui justifie la nécessité de prendre en compte le problème de l’eau dans le cadre de la planification écologique. À titre d’exemple, il a parlé de la nécessaire rénovation des canalisations d’eau et de la nécessité d’arrêter les pollutions de l’eau, par exemple aux pesticides. Jean-Luc Mélenchon a revendiqué l’étiquette « solidariste » pour la NUPES. C’est-à-dire le camp qui priorise la solidarité entre les êtres humains et dans notre rapport à la nature.
Concernant l’urgence sociale liée à l’inflation, il a défendu le blocage des prix pour le pétrole, le gaz et l’électricité. Cette mesure étant déjà appliquée en France, dans les outre-mer, et en Europe, en Espagne et au Portugal, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il sera légitime à le mettre en oeuvre en France. Il demandera d’ailleurs un prix bloqué au niveau de l’Union européenne pour le pétrole. Une mesure qui devrait logiquement accompagner la décision européenne de boycotter la pétrole russe.
Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur le fiasco de maintien de l’ordre au stade de France lors de la finale de la Ligue de Champions de football. Citant Gérald Darmanin lors de son audition au Sénat, le candidat Premier ministre a affirmé que les responsables du mauvais maintien de l’ordre devaient être demis plutôt que les policiers du terrain. Il a plaidé pour une refonte complète de la doctrine d’emploi des forces.
Le tribun s’est amusé des critiques paniqués de la droite et du patronat. Il a répondu à Geoffroy Roux de Bézieux qui a prétendu qu’un gouvernement NUPES apporterait le chaos. Il avait pourtant affirmé exactement l’inverse en février lors d’un débat sur France 2. Il a ensuite expliqué les vertus de la relance par la consommation populaire pour les entrepreneurs. Il a expliqué que la dépense de 250 milliards d’euros rapporterait en recettes pour l’Etat 267 milliards d’euros. Il aussi répondu avec ironie à Bruno Le Maire qui l’a qualifié dans Le Figaro de « Chavez gaulois ». Jean-Luc Mélenchon y a répondu avec dérision en s’auto-qualifiant de « gallo-gauchiste ». Mais ce fut l’occasion aussi de répondre sur le fond à la logique d’austérité défendu par le ministre de Macron ainsi que la volonté de reculer l’âge de la retraite à 65 ans.
Retrouvez ce direct dans une version accessible aux personnes sourdes et malentendantes : https://youtu.be/QWd5KIgYJIk
Connu / https://twitter.com/yannguegan/status/1532005277423345665
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Pierre Larrouturou a aimé Yann Guegan @yannguegan · 1 juin
🎁 Bon j'ai mal au crâne à force de galérer pour retrouver les partis/alliances des 6293 candidats aux #legislatives2022, mais ça devrait être bon, là. Le résultat est à retrouver dans la carte interactive de @Contexte, en accès libre - 4 - 55 - 164
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Du 08/07/2022 au 10/07/2022 Lieu : camping autogéré Le Maquis - MINERVE (11) Ces rencontres
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Connu / tg 3/6/22 20:17
Politique Elections législatives 2022 - Temps de Lecture 1 min.
« Le Monde » analyse les circonscriptions où la bataille peut se jouer entre les candidats macronistes et ceux de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale.
Article réservé aux abonnés
Dans cette campagne qui peine à passionner les foules, des circonscriptions considérées hier comme des conquêtes faciles semblent, aujourd’hui, délicates. L’offensive menée par Jean-Luc Mélenchon à la tête de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) pour, dit-il « se faire élire premier ministre », a ragaillardi une partie des électeurs de gauche. Au point de faire de cette nouvelle formation l’adversaire principal des candidats macronistes, devant l’extrême droite incarnée lors de la présidentielle par Marine Le Pen, devenue très discrète. « Les duels les plus compliqués se feront avec la Nupes », atteste le directeur de l’institut de sondage IFOP, Frédéric Dabi.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Législatives 2022 : privés d’une dynamique post-présidentielle, plusieurs ministres jouent leurs postes lors de l’élection
Le Monde analyse en cartes les circonscriptions compliquées pour la majorité présidentielle, où la bataille peut se jouer entre les candidats macronistes et ceux de la Nupes. Nous avons choisi de représenter les circonscriptions législatives où la majorité présidentielle et l’union de gauche occupent conjointement la première et la deuxième place au premier tour de l’élection présidentielle. Nous avons éliminé les circonscriptions où l’écart entre le deuxième et le troisième candidat (ou regroupement de parti) est inférieur à deux points (126 circonscriptions concernées), ainsi que celles où le duel arrivé en tête est autre (192 circonscriptions).
Afin d’affiner cette analyse, et parce que le contexte local joue un rôle majeur, nous avons, ensuite, regardé l’ancrage des députés sortants candidats en 2022 et représenté uniquement ceux ayant effectué au moins deux mandats. Enfin, nous avons fait ressortir, pour les députés sortants de l’opposition, les circonscriptions ayant un ancrage historique à gauche ou à droite.
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Jean-Luc Mélenchon était l’invité de la matinale de France Info ce vendredi 3 juin 2022.
L’occasion pour le leader du bloc populaire de faire passer un message : le peuple français n’a pas tranché politiquement. Il a élu un président, mais a voté par défaut, ou n’a pas voté. Il reste une occasion au peuple français pour éviter un second mandat Macron : le 3ème tour, les élections législatives qui se déroulent ces 12 et 19 juin. Si les Français choisissent le programme de rupture de la Nouvelle Union Populaire, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que c’est ce programme qui serait appliqué.
Jean-Luc Mélenchon a pu ensuite dénoncer le programme économique d’Emmanuel Macron, répondant à un seul objectif : le retour du déficit public à 3% à l’horizon 2017. Un programme économique résumable en un mot : l’austérité. Un programme économique qui a un coût : 80 milliards d’euros. Jean-Luc Mélenchon a interrogé : où Macron va-t-il trouver l'argent ? Combien de classes compte-t-il encore fermer ? Combien de lits d'hôpitaux compte-t-il encore supprimer ? Derrière le discours d’Emmanuel Macron, une réalité bien concrète : la destruction de nos services publics.
Alors que les résultats de Parcoursup sont en train de tomber, Jean-Luc Mélenchon a eu l’occasion de dénoncer la destruction en marche de l'Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Le leader du bloc populaire a dénoncé le projet scolaire d’Emmanuel Macron : morceler notre système scolaire en établissements autonomes et concurrents. Il a rappelé que la première ressource de la France, c’est l’intelligence de ses enfants.
Jean-Luc Mélenchon a fait passer un message : si la NUPES obtient la majorité pour gouverner, elle supprimera Parcoursup, recrutera des enseignants, augmentera leurs salaires, réduira le nombre d’élèves par classe, mettra le paquet pour l’éducation nationale, quoi qu’il en coûte. Le leader de l’Union Populaire, en position favorite dans les sondages, a rappelé que chaque citoyen avait le droit à un enseignement de très haute qualité, où qu’il se trouve sur le territoire, selon le principe républicain d’Égalité face à l’École.
Face à l’inflation historique de 5,2% dans le pays, Jean-Luc Mélenchon a effectué un rappel : l’augmentation des prix est liée à la spéculation. Le leader de la Nouvelle Union Populaire a souligné que des économistes libéraux reconnaissaient la responsabilité de la spéculation financière dans l’explosion des prix. Jean-Luc Mélenchon a rappelé une mesure centrale du programme de gouvernement partagé de la NUPES : le blocage des prix du pétrole, du gaz et des produits de première nécessité. Il a rappelé que l’Espagne et le Portugal ont bloqué les prix, qu’il s’agit d’une question de volonté politique.
Politique économique Analyse
Depuis l’annonce de l’accord électoral à gauche, une offensive conservatrice doute de la faisabilité de son « programme partagé » en oubliant le manque de sérieux des programmes concurrents. Mais la clé de la réussite d’un tel programme sera la constitution d’un socle politique solide.
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Reportage — Politique - Durée de lecture : 7 minutes
Dans le Calvados, Noé Gauchard, candidat de l’union de la gauche, affrontera la Première ministre, Mme Borne. Pour l’écolo de 22 ans, « les mouvements sociaux doivent avoir des relais institutionnels ».
Durée de lecture : 9 minutes - Nucléaire
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?DH0Bmg
Durée de lecture : 5 minutes - Nucléaire
Pannes en série, retards, manque de compétences… Le nucléaire français est à la peine, écrit dans cette tribune le directeur de l’Observatoire du nucléaire.
Stéphane Lhomme est directeur de l’Observatoire du nucléaire.
C’était prévu pour 2035, mais EDF y est parvenue dès ce mois de mai 2022 : plus de la moitié du parc nucléaire est à l’arrêt, et l’atome ne fournit plus, par moments, que 50 % de l’électricité produite en France. Mieux, si l’on peut dire : l’état de dégradation du parc nucléaire, avec en particulier une cruciale affaire de corrosion https://reporterre.net/Corrosion-nucleaire-EDF-savait-depuis-1984 de systèmes de sécurité, entraîne la fermeture de nombreux réacteurs pour des durées actuellement indéterminées, mais qui devraient se compter en semestres, voire en années.
De plus, c’est au fil des futurs arrêts programmés qu’EDF va vérifier si d’autres réacteurs ne sont pas eux aussi touchés
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Énergies Parti pris
Face à l’envolée des prix de l’énergie, les gouvernements anglais, espagnol et italien ont décidé d’imposer une taxe exceptionnelle sur les superprofits des groupes d’énergie. Le gouvernement français exclut de le faire. Pis : son bouclier tarifaire revient à subventionner TotalEnergies et Engie.
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Après avoir bataillé pendant des mois contre la mesure jugée « contreproductive et menaçant l’innovation », le ministre britannique des finances Rishi Sunak s’est brutalement ravisé le 26 mai : le gouvernement britannique a décidé de taxer à hauteur de 25 % les profits exceptionnels https://www.ft.com/content/05e49e39-a569-4346-88b9-4543ec9efbe1
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avant qu’EDF avoue son accident industriel d’une ampleur sans précédent https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/21/edf-de-plus-en-plus-inquiet-pour-son-parc-nucleaire-en-raison-de-problemes-de-corrosion_6123074_3234.html : un réacteur nucléaire sur deux est aujourd’hui à l’arrêt, soit pour des raisons de maintenance, soit pour des visites décennales, soit en raison de préoccupants problèmes de corrosion. Fin avril, 30 GW étaient seulement disponibles, contre 40 à 45 GW en temps normal à cette période. Pour combler la différence, le groupe public est obligé d’acheter sur le marché au prix fort l’électricité pour répondre à ses propres besoins. Alors que tous les moyens financiers du groupe devraient être alloués pour lui permettre d’assurer sa production et ses missions de service, le groupe se retrouve à devoir en distraire une partie pour financer ses concurrents.
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Connu / tg 2/6/22 9:15
La Cour des comptes reproche au candidat LR aux législatives en Charente une enfreinte aux règles des marchés publics durant l’organisation de la COP 21. Ce dernier indique qu’il fera appel. Sept ans
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Connu / tg 1/6/22 19:58
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Atelier d'Ecologie Politique de Toulouse, Collectif de chercheur.es, Abonné·e de Mediapart
L’Atécopol était présent au « Common Good Summit » organisé par Toulouse School of Economics et des journaux économiques, autour du prix « Nobel » Jean Tirole. Cette manifestation ne permettant pas de poser des questions, c’est donc ici que nous présentons les questions, objections et analyses qui n’ont pu être exprimées lors de cette grande opération de greenwashing.
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Conclusion
Au contraire de ce que déclarait le directeur de TSE, Christian Gollier, en introduction de ce sommet, il n’a été aucunement question de sciences concernant les questions écologiques. Aucune confrontation n’a pu avoir lieu, ni avec des scientifiques, ni avec la salle. Il s’agissait seulement d’offrir une tribune à la communication des grandes entreprises. Alors que TSE et l’Université de Toulouse Capitole se targuent d’exigences scientifiques de haut niveau et de « standards internationaux », il ne s’agit en fait de rien d’autre que d’un détournement inacceptable d’une institution publique d’enseignement supérieur et d’une instrumentalisation de la légitimité de la recherche française au profit de pratiques destructrices.
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les aspects sociétaux comme la question des politiques publiques, des choix concernant les modes de vie et les modes de production ont été abordés selon un seul angle : celui d’une régulation par les prix de tous les phénomènes, alors que l’on sait que les enjeux écologiques actuels mettent en conflit des valeurs incommensurables entre elles et irréductibles à des questions économiques. Aucune autre discipline des sciences humaines et sociales ni de tout autre domaine n’était conviée, ni aucune organisation issue de la société civile. Pourtant les enjeux du bien commun et de l’écologie doivent nécessairement croiser une pluralité d’approches et de champs du savoir si l’on veut que la transition écologique et sociale tienne compte de la complexité des enjeux et soit menée de manière démocratique.
Ce texte est issu des réflexions de l’Atelier d’Écologie Politique (Atécopol), collectif toulousain de plus de 160 scientifiques. Il a été rédigé collectivement par Frédéric Boone, Mireille Bruyère, Guillaume Carbou, Julian Carrey, Christel Cournil, Rémi Douvenot, Michel Duru, Jean-Michel Hupé, Etienne-Pascal Journet, Sylvain Kuppel, Olivier Lefebvre, Émilie Letouzey, Odin Marc, Hervé Philippe, Florian Simatos, Laure Teulières et Laure Vieu.
[1] « Un « sommet du Bien Commun » qui s’annonce comme le summum du greenwashing », Blog Médiapart de l’Atécopol, 11 mai 2022
[2] « Des scientifiques alertent : les fuites d’hydrogène sont 200 fois plus néfastes pour le climat que le CO2 », Révolution énergétique, mai 2022.
[3] « Early warnings and emerging accountability: Total’s responses to global warming, 1971-2021 », C. Bonneuil, P.-L. Choquet, B. Franta, , Global Environmental Change 71, 102386 (2021)
[4] « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022)
[5] « “Carbon Bombs” - Mapping key fossil fuel projects », K. Kühne, N. Bartsch, R. Driskell Tate, J.Higson, and A.Habet, Energy Policy (2022)
[6] « IPCC: We can tackle climate change if big oil gets out of the way », The Guardian, 5 avril 2022
[7] 23 pays ont atteint un découplage absolu entre les émissions liées à la consommation et le PIB, et 32 entre les émissions liées à la production et le PIB, cf partie 2.3.3, chapitre 2, WGIII, AR6.
[8] Dans le technical summary, on trouve "Mitigation pathways likely to limit warming to 2°C entail losses in global GDP with respect to reference scenarios of between 1.3% and 2.7% in 2050. In pathways limiting warming to 1.5°C with no or limited overshoot, losses are between 2.6% and 4.2%." Actuellement, la croissance mondiale est autour de 3%. Dans le rapport complet, on trouve "Absolute decoupling is not sufficient to avoid consuming the remaining CO2 emission budget under the global warming limit of 1.5°C or 2°C and to avoid climate breakdown. Even if all countries decouple in absolute terms this might still not be sufficient and thus can only serve as one of the indicators and steps toward fully decarbonizing the economy and society". (...) "Economic growth (measured as GDP) and its main components, GDP per capita and population growth, remained the strongest drivers of GHG emissions in the last decade, following a long-term trend. (...) The decades-long trend that efficiency gains were outpaced by an increase in worldwide GDP (or income) per capita continued unabated in the last ten years. (...). In a systematic review, Mardani et al. found that in most cases energy use and economic growth have a bidirectional causal effect, indicating that as economic growth increases, further CO2 emissions are stimulated at higher levels; in turn, measures designed to lower GHG emissions may reduce economic growth. (...) Recent trends in OECD countries demonstrate the potential for absolute decoupling of economic growth not only from territorial but also from consumption-based emissions, albeit at scales insufficient for mitigation pathways. ». Extraits de « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC (2022)
[9] C. Gollier s’est déjà prononcé à de multiples reprises sur la nécessité de la décroissance productive, notamment dans le rapport « Les grand défis économiques » (2021). Par exemple : « Nos habitudes de consommation doivent changer radicalement pour réduire la part des produits et des services à forte intensité carbone et pour favoriser les circuits courts. » « L’urgente nécessité d’agir justifie une vaste série d’interventions, telles que (…) l’interdiction de certains produits et services » « Si nous décidions collectivement de réagir au danger, nous devrions tous accepter, d’une façon ou d’une autre, des modifications parfois dérangeantes de nos modes de vie. ». Son point de vue récent sur la compatibilité de cette décroissance productive avec la croissance économique – notamment au vu du contenu du dernier rapport du GIEC – ne nous est pas connu, et n’a pas été exprimée au cours de ce colloque.
[10] Pour respecter (avec une chance sur deux) l’objectif de l’accord de Paris d’une limitation du réchauffement climatique à +1,5°C, il faut que les émissions mondiales de CO2 commencent à décroître au plus tard en 2025 pour atteindre une baisse de 50 % en 2030 par rapport à 2019. Cela correspond à une baisse de 8%/an si les émissions commençaient à décroître aujourd’hui, et d’au moins 12 %/an si les émissions ne commencent à décroître qu’en 2025. Cf « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022)
[11] « Banking on climate chaos », Fossil Full Finance Report, 2022.
[12] « Les ONG dénoncent le « chèque en blanc » de 8 milliards accordé par les banques à TotalEnergies », Les Echos, 17 mai 2022.
[13] Les premiers théoriciens de l’économie libérale comme Ricardo l’utilisaient déjà pour justifier les dégâts sociaux de l’industrialisation naissante. Ils déploraient explicitement la disparition de l’artisanat, l’augmentation des inégalités, l’aliénation des ouvriers, mais y voyaient un mal nécessaire pour ne pas sombrer au sein de la grande compétition mondiale.
[14] « Le cas échéant, le passage à des régimes alimentaires comportant une part plus importante de protéines végétales, une consommation modérée d'aliments d'origine animale et une réduction de la consommation de graisses saturées pourrait entraîner une diminution substantielle des émissions de GES. Les avantages comprendraient également une réduction de l'occupation des sols et des pertes de nutriments dans le milieu environnant, tout en offrant des avantages pour la santé et en réduisant la mortalité liée aux maladies non-transmissibles liées à l'alimentation ». « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022). Voir aussi « IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse gas fluxes in Terrestrial Ecosystems », IPCC (2019).
[15] « Do grasslands act as a perpetual sink for carbon?”, P. Smith, Global Change Biology, 20, 2708 (2014).
[16] Même une prairie jeune ne permet pas de compenser les émissions de méthane des ruminants qu'elle nourrit, sachant que la densité moyenne de vaches/ha est supérieure à 1 sur la plupart des prairies françaises. En effet, une vache émet au minimum l’équivalent de 2,2 t/an en équivalent CO2 alors que la séquestration est de moins de 2t/an/ha en équivalent CO2 en moyenne les vingt premières années après la conversion d’une culture annuelle en prairie. Voir « Evaluation quantitative des émissions de méthane entérique par les animaux d'élevage en 2007 en France. », M. Vermorel, J. P. Jouany, M. Eugène, D. Sauvant, J. Noblet, J. Y. Dourmad, Productions animales 21, 403 (2008), et « Des prairies pour stocker du carbone », F. Gastal (2018)
[17] Sans oublier qu'en France, outre les prairies, les ruminants utilisent aussi 5,5 millions d’ha de cultures annuelles pour la production de grains et fourrages complémentaires.
[18] Il convient de rappeler que l'Initiative 4/1000 avait justement fait partie des exemples illustrant les « mirages techno-scientifiques » dans une conférence organisée en 2019 par l’Atécopol. Un chercheur agronome à l’INRA avait présenté le bilan de travaux de recherche plus récents qui invalident le postulat initial du 4/1000 sur le potentiel de stockage mondial des sols, et questionnent fortement sa version actuelle. Voir « Sauvés par les promesses de technoscience ? », Atécopol (2019), conférence enregistrée à regarder à partir de 32 min 30s.
[19] « Rôle des sols dans l’atténuation du changement climatique (approche agronomique) », S. Pellerin, conférence Université Grenoble-Alpes, 20 septembre 2021. Voir également « Stocker 4 pour 1000 de carbone dans les sols : le potentiel en France », INRAE (2019).
Connu / https://twitter.com/mclucal/status/1532058254452617216
"AtEcoPol a retweeté LucAl @mclucal · 19h
Une fois de plus, TSE (Toulouse School of Economics) et son directeur Christian Gollier ont servi de marchepied à l’éco blanchiment des firmes multinationales les plus nocives pour l’environnement en organisant un colloque… Super récit de @AtEcoPol. - 0 - 8 - 7"
Entretien — Politique - Durée de lecture : 24 minutes
Elle parle du rêve porté par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), celui d’une « rupture avec ce monde de malheur » : Mathilde Panot est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.
Mathilde Panot est députée La France insoumise de la dixième circonscription du Val-de-Marne.
Écoutez Mathilde Panot dans Les Grands entretiens de Reporterre : https://soundcloud.com/user-796736315/3-mathilde-panot-les-grands-entretiens-de-reporterre
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Ma première décision sera de mettre les moyens nécessaires, un ou deux milliards d’euros, pour qu’il n’y ait plus, en Guadeloupe et à Mayotte, de personnes qui n’ont pas d’eau
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La deuxième décision : la bifurcation du modèle agricole. Il entraîne aujourd’hui une maltraitance sociale et écologique : un paysan se suicide tous les jours ou tous les deux jours ; un tiers des paysans n’arrive pas à vivre avec plus de 350/400 euros par mois [1] ; et ce système industriel entraîne des cancers à répétition par les pesticides, mais aussi des fléaux comme l’obésité ou le diabète. Et il y a maltraitance écologique sur les écosystèmes, sur l’eau, sur les sols qui sont détruits durablement par le lobby industriel. Une décision que nous prendrions serait à la fois de bloquer les prix de première nécessité – notamment les fruits et les légumes – et de fixer des prix plancher pour que les paysans puissent vivre dignement. Et nous interdirions immédiatement le glyphosate et les néonicotinoïdes, les pesticides tueurs d’abeilles.
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Notes
[1] Selon la Mutualité sociale agricole (MSA), le revenu des agriculteurs était en 2016 en moyenne de 13 000 à 15 000 euros sur l’année. Sur l’année, près de 20 % des exploitants ont été en déficit et 30 % ont gagné en moyenne moins de 350 euros par mois.
[2] Si le béton utilisé sur la planète était un pays, il serait le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre, juste derrière la Chine et les États-Unis.
[3] La climatisation est actuellement responsable de 10 % de la consommation électrique mondiale, selon l’Agence internationale de l’énergie. Avec des conséquences bien réelles : dans les villes, la climatisation entraîne en moyenne une hausse de la température entre 1 et 1,5 °C comparée à celle des campagnes avoisinantes.
Connu / https://twitter.com/MathildePanot/status/1531215522087542784
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Mathilde Panot @MathildePanot · 30 mai
Des millions de gens dans ce pays rêvent d’un autre monde.
Avec la #NUPES les 12 et 19 juin et @JLMelenchon 1er ministre, nous le ferons naître !
Merci à @Reporterre de m’avoir permis de revenir en détail sur le programme écologique de la #NUPES - 173 - 248 - 586
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Nantes Révoltée a retweeté
Collectif Tu piges @Tu_Piges · 30 mai
Alors que Gérald Darmanin avait évoqué une éventuelle dissolution de @Nantes_Revoltee, notre pigiste @Elsa_Gambin s'est intéressée aux médias autonomes.
C'est quoi, c'est qui, quel est leur rôle ?
Un podcast à 3 invité•es à retrouver sur @radioparleur
En fait, c'est quoi un média autonome ? - Penser Les Luttes
Depuis janvier, le média autonome Nantes Révoltées est menacé de dissolution. Mais quelle information produisent ces médias "pas pareil" ?
0 - 21 - 23
Reporterre
EDF prétend n'avoir découvert que récemment les problèmes de corrosion dans ses centrales. En fait, révèle Reporterre, le problème était identifié par de nombreuses études depuis près de quarante ans ! reporterre.net/Corrosion-nucl…
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Connu / tg 31/05/22 à 11:22
connu / tg 30/05/22 à 23:39
connu / tg 30/05/22 à 23:38