Connue / tg 15/7/22 21:30
À la suite des interpellations de François Ruffin sur les performances insuffisantes de la Nupes dans la France « des bourgs et des champs », une question stratégique resurgit ...
Connu / tg 15/7/22 13:57
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Interventions des député.e.s de la #NUPES lors de la discussion, le 12 juillet 2022 à l'Assemblée nationale, de la politique sanitaire du gouvernement. Avec entre autres Ugo Bernalicis, Elsa Faucillon, Raquel Garrido, Emeline K Bidi, Antoine Léaument, Elisa Martin, Davy Rimane...
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Adrien Quatennens, député LFI–NUPES du Nord, coordinateur de la France insoumise, était ce vendredi 15 juillet 2022 l'invité de l’Interview BFM TV. Il a répondu aux questions de Philippe Corbé.
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Jean-Luc Mélenchon réagissait lors de son déplacement au Mexique à l’interview d’Emmanuel Macron réalisée à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet 2022.
Retrouvez ci-dessous la retranscription de son intervention :
« Du Mexique où je me trouve en ce moment, juste avant d'être reçu par le président de la République de ce pays, j'ai écouté le discours du président Macron.
Je suis frappé par la désinvolture avec laquelle il répond aux questions graves qui lui sont posées. Je suis frappé par son indifférence à la souffrance sociale qui se répand dans notre pays. Comment peut-il avoir comme unique message - le jour de la fête nationale qui est censée nous rapprocher tous dans l'amour de la patrie républicaine - comme unique discours, de nouveau, les inégalités, la violence sociale. C'est-à-dire travailler plus longtemps, ce qui n'est absolument pas nécessaire, c'est-à-dire priver encore plus de gens de leurs allocations chômage quand ce chômage se développe. Tout cela avec l'idée assez grossière que les gens préféreraient des allocations à un travail réel.
Une nouvelle fois cette phrase provocante disant qu'il suffit de traverser la rue pour trouver de l'emploi. Décidément, tout ce qui se dit et passe par sa bouche est toujours comme une sorte de défi, d'agression contre la masse des Françaises et des Français qui l'écoutent. Il y a une indifférence à ce qui leur arrive qui s'exprime à travers sa voix. Il y a une sorte de révérence permanente pour les privilèges qui accablent notre société.
Je me trouve dans un pays où on procède à l'inverse. Je ne vous dis pas que tout est bien, ni que tout est fait à la perfection. Mais du moins la direction de travail est de soulager la pauvreté, soulager la souffrance des plus humbles. Et là, c'est exactement le contraire.
Enfin, j'entends qu'il va falloir se préparer à une sobriété énergétique. C'est bien le moment d'y penser. Depuis le temps qu'on répète qu'il faut le faire. Et surtout, c'est bien le moment d'y penser, après avoir réclamé à cor et à cri le boycott des productions russes et n'avoir pris aucune mesure pour y faire face. Vous souvenez-vous quand je proposais qu'on s'accorde avec l'Algérie pour pouvoir trouver une issue pour les Français, pour que le carburant et le gaz nous coûtent à nous moins cher tandis qu'aux Algériens ce seraient les fournitures de céréales qui coûteraient moins chères.
On a l'impression d'un gouvernement qui pilote à vue et d'un chef de l'Etat qui ne sait plus vraiment où il est.
En attendant, à tous, je vous souhaite une bonne fête de la République, car, ne l'oublions jamais, le 14 juillet, c'est l'émergence du peuple français comme acteur de son histoire. Et avant le 14 juillet, c'était l'Ancien Régime, celui des privilèges et après, la direction qui est prise c'est celle de l'abolition des privilèges et de l'égalité. Il nous reste tant à faire pour atteindre les objectifs du 14 juillet 1789. À nous de faire mieux, tout le temps. »
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Dans ce 152e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient tout d’abord sur son prochain déplacement en Amérique Latine. Il a expliqué qu’il allait rencontrer plusieurs présidents en exercice : Andrés Manuel López Obrador au Mexique, Xiomara Castro au Honduras et Gustavo Petro en Colombie. Ce déplacement sera l’occasion d’étudier le cycle politique actuel en Amérique du Sud avec une nouvelle rupture de la chaîne du néolibéralisme. Il permettra d’observer la situation de chaque pays : le référendum révocatoire au Mexique, la Constituante au Honduras et le programme en Colombie qui comporte de nombreuses similitudes avec l’Avenir en commun.
Jean-Luc Mélenchon est ensuite revenu sur la situation politique en France et la bataille parlementaire à l’Assemblée nationale. Il a expliqué le rôle primordial des médias dans l’élection d’Emmanuel Macron et contre la NUPES ensuite. Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur l’unité de l’intergroupe NUPES à l’Assemblée avec des candidatures et des propositions communes. Il a souligné que la France était la seule démocratie de ce type où le gouvernement ne demandait pas la confiance des députés. Une particularité qui n’est pas abordée par les médias et qui propose un gouvernement de fait, qui n’est pas légitime.
Jean-Luc Mélenchon a indiqué que les macronistes n’aimaient pas être face à une véritable opposition, c’est pourquoi ils tapent sans arrêt sur les insoumis et sur la NUPES. À l’inverse, ils manigancent avec la droite et l’extrême droite sur de nombreux sujets. En effet, le Rassemblement national et LR ne s’opposent pas au gouvernement d’Emmanuel Macron et au contraire l’aident en s’alignant sur ses positions.
Pendant ce temps, il a expliqué qu’Emmanuel Macron continuait sa politique en faveur des plus riches en s’arrangeant pour tisser des liens entre les différents milieux. Une démonstration flagrante en a été faite lors de l’affaire Uber Files récemment dévoilée dans les médias et qui montre que M. Macron a fait du lobbying pour aider Uber à s’implanter en France lorsqu’il était ministre de l’Économie.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a évoqué les AMFIS 2022, les universités d’été qui auront lieu du 25 au 28 août prochains. Il a appelé les gens à s’inscrire à cet événement en allant sur https://amfis2022.fr/ pour participer aux nombreuses conférences, ateliers et événements festifs qui sont prévus. Il a annoncé que des journées et activités communes seront organisées entre les différents membres de la NUPES lors des universités d’été de chacun.
SOMMAIRE
00:24 : Voyage en Amérique du Sud
08:54 : La situation à l'Assemblée nationale
34:15 : La suite
37:57 : Les AMFiS
LES LIENS
L’analyse des élections législatives par Jean-Luc Mélenchon : https://www.youtube.com/watch?v=lHdL7zbcusM&t=0s
Le deal secret entre Emmanuel Macron et Uber : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/07/10/uber-files-revelations-sur-le-deal-secret-entre-uber-et-macron-a-bercy_6134202_4408996.html&v=T31D2y2sfxo
Le discours de Mathilde Panot en réponse à Emmanuelle Borne : https://www.youtube.com/watch?v=cxke1sXRn00&t=0s
S’inscrire aux AMFIS 2022 : https://amfis2022.fr/
Bizi !⚡️ ACTION 🔴 Les activistes de Bizi! perturbent la visite de @PPouyanne, le PDG de @TotalEnergies, à l’inauguration des remparts du Château des Barons à Espe
Connu / tg [15/07/2022 20:03]
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"Vous allez déménager aux Bermudes, vous ? Ou au Luxembourg ? Non. Moi non plus, et pas non plus la petite entreprise. Voilà pourquoi, depuis 40 ans, nous sommes plus taxés. Et pourquoi les firmes, les capitaux, le sont de moins en moins."
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Le 13 Juillet à14H30, une petite délégation du Collectif Bassines Non Merci se rendra à Bruxelles pour une 2ème audition à la Commission PETI
Vous pourrez suivre le direct via un lien que nous vous fournirons au plus vite !
Toutes les infos sont à retrouver sur :
https://www.bassinesnonmerci.fr et
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Connue / tg 16/07/22 12:25
->
https://multimedia.europarl.europa.eu/en/webstreaming/committee-on-petitions_20220616-0900-COMMITTEE-PETI
Lucie Richard : membre de bassines non merci, pj de construction de 16 méga-bassines ... eau ...
Anz Stresser? réponse orale en mai 2021 puis réponse écrite. La directive cadre sur l'eau s'applique. C'est la Fr qui est responsable de la mise en oeuvre. Recommandations.
Demande de la reprogrammer à cause de pb techniques.
Des gestes en douceur pour stimuler le potentiel d'autoguérison de l'organisme : tel est le principe de l'ostéopathie, des mots grecs osteon (os) et pathos (souffrance). Ses praticiens localisent souvent la cause de la douleur en un endroit du corps différent du symptôme, car, pour eux, les muscles, le squelette et les organes sont reliés par des réseaux de nerfs et de membranes : les fascias. Plébiscitée par un nombre croissant de patients, cette approche holistique souffre pourtant d'un manque de reconnaissance dans de nombreux pays, notamment en France et en Allemagne.
Une recherche sous-financée
En l’absence d’étude fondée sur des données probantes garantissant l'efficacité de cette pratique, certains médecins restent sceptiques quant à ses effets, malgré de nombreux cas de guérison. Comme les ostéopathes travaillent avec leurs mains et prescrivent peu de médicament, ils ne bénéficient pas de financements des laboratoires pharmaceutiques, et certains d’entre eux se plaignent du manque de subsides alloués à la recherche dans leur domaine. Aux États-Unis en revanche, où l'ostéopathie est née à la fin du XIXe siècle, sous l'impulsion d'Andrew Taylor Still, un médecin de campagne passionné, elle jouit de la même considération que la médecine traditionnelle, et attire de nombreux étudiants, séduits par son approche globale. Des chercheurs tentent même de mettre au point des méthodologies scientifiques pour prouver son bien-fondé. Revenant sur sa genèse et ses différents courants, ce documentaire, nourri d'interviews, de reportages et d'infographies, explore de manière limpide cette approche thérapeutique, ses bienfaits, ses limites et ses avancées.
Réalisation : Antje Christ
Pays : Allemagne
Année : 2019
Terminer >5mn ACT
Gros plan sur notre tissu fascial, qui entoure à la manière d'un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps : nos organes, nos muscles, nos os. Cet organe méconnu et vital suscite parmi les chercheurs en médecine un intérêt et un espoir croissants.
Cela fait plus de trente ans que la fasciathérapie a fait son apparition en Occident parmi les médecines douces. Mais jusqu'à récemment, c'est dans la discrétion que ses praticiens et patients exploraient un continent largement ignoré du grand public. Depuis une dizaine d'années, le tissu fascial, qui entoure à la manière d'un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps (nos organes, nos muscles, nos os), mobilise un nombre croissant de recherches. Encore largement mystérieux pour la science, ce gigantesque réseau de fibres blanchâtres, qui relie toutes ces parties et, surtout, leur permet de fonctionner ensemble, commence à dévoiler une partie de ses pouvoirs grâce aux études de plusieurs pionniers interrogés ici, anatomistes et médecins, notamment.
Visibles à l'échographie, sensibles à l'acupuncture et à la pression manuelle, facilement endommagés par le stress et l'inaction physique, les fascias pourraient en effet se révéler l'origine méconnue de nombreuses pathologies, dont les douleurs dorsales, qu'elles soient chroniques ou non. L'approfondissement des connaissances en la matière est donc susceptible d'ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques, y compris dans la lutte contre le cancer. De Harvard à Padoue en passant par Mannheim et Heidelberg, cette passionnante enquête résume ce que la science sait aujourd'hui de ce tissu conjonctif vital et ce qu'elle en espère.
Réalisation : Kirsten Esch
Pays : Allemagne
Année : 2016
Michaël a retweeté
Antoine FLAHAULT @FLAHAULT · 9h
4/7 - “Les petits enfants paient un assez lourd tribut à cette pandémie et font des syndromes post-infecteux qu’on appelle PIMS et que l’on sait pouvoir prévenir par le vaccin. Il faut arrêter de dire que le vaccin est inutile chez l’enfant.”
thelancet.com
Reported cases of multisystem inflammatory syndrome in children aged 12–20 years in the USA who...
Here, we describe a small number of individuals with MIS-C who had received one or more doses of a COVID-19 vaccine before illness onset; the contribution of vaccination to these illnesses is...
27 - 89 - 277
Le face cam
Leurs histoires, touchantes, révoltantes, édifiantes ou inspirantes, nous disent quelque chose de notre actualité. Ils ont accepté de venir face à la caméra du Média pour les partager, et si possible nous bousculer et modifier nos perceptions.
Au Média, la scientifique Yamina Saheb, analyste à l'OpenExp, prévient : si la France fait le choix de rester dans le traité sur la Charte de l'énergie (TCE), les conséquences seront dramatiques pour le climat. L'enjeu est immense et concerne l'ensemble de l'humanité.
Le GIEC cite ce traité comme une barrière pour la décarbonation du monde et l'atteinte des objectifs de l'accord de Paris. Ce dernier, signé en 2015 lors de la COP21, fixe comme objectif la neutralité carbone en 2050.
Le traité sur la Charte de l'énergie (TCE) qui fait actuellement l'objet de négociations et dont la dernière version risque d'être entérinée définitivement le 22 novembre 2022, pourrait empêcher les états d'agir contre la crise climatique.
Or, selon des spécialistes, les représentants des états membres qui comptent se réunir encore une fois, ne perçoivent pas les enjeux fondamentaux liés au changement climatique, et les risques que font peser sur la planète ce traité. «La question climat n'est pas intégrée par ces gens là, ils ne sont pas formés, ils ne comprennent pas» s'alarme l'experte du GIEC, Yamina Saheb, auprès du Média.
Ce sont ensuite «des investisseurs étrangers qui décident de nos politiques» précise la spécialiste des politiques énergétiques. Elle craint notamment que le TCE complique la lutte contre les énergies fossiles. Le traité risque ainsi d'enfermer l'Afrique et le reste de l'humanité dans le carbone. Il sera ensuite trop tard. Yamina Saheb préconise une sortie groupée du traité.
En attendant des actions en justice, à la cour européenne des droits de l'homme, sont tentées en dernier recours. Au Média, cette autrice du dernier rapport du GIEC interpelle les politiques: « il faut mettre fin à la participation de la France et coordonner une sortie de tous les pays de l'Union Européenne de ce traité » !
Le 13 juillet 2022, 908 cas porteurs de la Variole du singe étaient recensés en France. Parmi eux, 98% des porteurs du virus sont des hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes. Un constat qui renforce les propos homophobes.
...
Avec 47 nouveaux cas par jour en moyenne et des témoignages croissants de vécus douloureux de la maladie, des campagnes de vaccination ne seraient pas non plus de refus. Mais visiblement, la priorité n’est pas à la communauté LGBTIQI+ dont la prise en charge concernant la variole du singe est finalement encadrée par des associations à défaut de l’être par l’Etat.
Connu / mel du 14/07/22 à 22:09
"
Ayn Rand ?
Pourquoi était-elle la philosophe qui a eu le plus d'influence au XX ème siècle ?
Est-il possible de considérer l'égoïsme comme une vertu ?
Vivre pour soi, est-ce une règle de vie ?
Et cela implique-t-il forcément de ne pas penser aux autres ?
En quoi Bernard de Mandeville, et sa fameuse Fable des abeilles, est-il si proche de la philosophe américaine ?
Le capitalisme est-il moral ?
Qu'est-ce que le libertarianisme ?
et l'anarcho-capitalisme ?
"
Avec l’aimable autorisation de l’auteur
Nous voici au 5ème mois de la guerre déclenchée par l’invasion russe. Dans cette conférence [1], j’essayerai de mettre en ordre quelques-unes des réflexions que m’inspirent la situation en Ukraine et ses prolongements planétaires. Je formulerai des hypothèses et poserai des questions, mais je n’ai pas de certitude absolue quant à la réponse qu’il faut leur apporter. Sur plusieurs points je me demande même si ces réponses existent – sauf à vouloir projeter sur la réalité qui nous assiège des catégories idéologiques toutes faites. Mais ce n’est pas une raison, bien au contraire, pour ne pas tenter d’articuler ce que nous savions déjà et ce que nous apprenons au jour le jour, de façon à éclairer les enjeux et les éventualités d’un conflit qui nous concerne tous directement. Devant la guerre d’Ukraine en effet, devant la bataille qui fait rage autour des villes du Donbass, devant les menaces qui s’accumulent aux alentours, nous ne pouvons pas nous comporter comme de simples « observateurs engagés » qu’affectent plus ou moins les événements. C’est notre avenir, c’est notre « monde commun » qui sont en jeu, et dont la physionomie va dépendre aussi de nos interprétations et de nos choix. En ce sens, toutes proportions gardées car – ne l’oublions jamais – nous ne sommes pas les combattants ou les victimes directes du conflit, je dirai pourtant que nous sommes dans la guerre, car elle a lieu « chez nous » et « pour nous ». Nous n’avons pas le choix, hélas, comme le propose dans une belle leçon de pacifisme révolutionnaire mon ami le philosophe Sandro Mezzadra, de « déserter la guerre » [2]. Je n’en conclus pas pour autant que nous devions nous laisser « mobiliser » et emporter par elle d’une façon irréfléchie. La marge laissée au choix est très faible, mais faut-il décider d’avance qu’elle est inexistante ?
...
il faut relancer de toute urgence les campagnes pour le désarmement nucléaire et contre la militarisation de nos sociétés, pour la construction d’un ordre international fondé sur l’indépendance des nations en même temps que l’interdépendance des peuples, sur la sécurité collective au lieu de l’équilibre de la terreur, de l’intervention militaire au-delà des frontières et des sanctions qui frappent les populations civiles autant et plus que les Etats agresseurs et les classes dominantes, pour la priorité donnée aux intérêts qui réunissent l’espèce humaine tout entière et posent des questions de vie et de mort, non seulement à long terme, mais de façon urgente et immédiate.
Etienne Balibar
Version légèrement corrigé du texte paru initialement le lundi 4 juillet dans AOC
[1] Adaptation française de ma conférence « In the War : nationalism, imperialism, cosmopolitics », London Critical Theory Summer School, Birkbeck College, 27 juin 2022.
[2] Voir Sandro Mezzadra, « Disertare la guerra”, Euronomade, 11 mars 2022 (http://www.euronomade.info/?p=14889) (version française https://blogs.mediapart.fr/mezzadra-sandro/blog/140322/deserter-la-guerre).
[3] Carl von Clausewitz, De la guerre, traduction de Denise Naville, Les Editions de Minuit, 1955, Livre I, chapitre Ier, §24, p. 69. Les commentateurs s’épargnent en général la discussion du « simple ».
[4] Ceci vaut d’une façon générale pour l’ensemble des territoires ayant appartenu à l’Empire Russe ou à l’URSS après 1945 et constituant ce que le discours officiel russe, de façon quasi-constitutionnelle, désigne comme « l’étranger proche ». Mais à l’intérieur de cet ensemble, qui inclut notamment les pays baltes, il est clair que l’Ukraine, pour des raisons économiques, démographiques, historiques et idéologiques sur lesquelles je reviens plus bas, occupe une place tout à fait singulière, perçue non seulement comme « non négociable » mais comme « existentielle ».
[5] La reprise de la forme empire par l’URSS est un objet de discussion en soi. Elle ne peut évidemment pas se concevoir comme l’effet du seul pouvoir de Staline et de son idéologie. Peut-être même faut-il voir les choses en sens inverse : c’est le retour du refoulé impérial au sein de la révolution qui explique l’ascension de Staline et les modalités de son exercice du pouvoir.
[6] Un aspect particulièrement important de la comparaison concerne les violences exercées contre les femmes, et plus généralement le caractère « viriliste » de la guerre. D’où l’importance de tenir compte des analyses et des propositions des féministes, parmi les rares à mettre en œuvre effectivement une méthode internationaliste. Voir le texte récent de Rada Ivekovic : Postsocialist Wars and the Masculinist Backlash, Alienocene March 30, 2022 https://alienocene.com/2022/03/30/post-socialist-wars-and-the-masculinist-backlash/
[7] Le concept de guerre civile européenne n’est pas la propriété exclusive de Ernst Nolte, dont l’ouvrage de 1997 (Der Europäische Bürgerkrieg 1917-1945) a lancé en Allemagne la « querelle des historiens ». Au contraire il a été employé (avec des « périodisations » et des interprétations diverses) par des historiens conservateurs, libéraux, socialistes. Voir mon commentaire dans E. Balibar, Histoire interminable. D’un siècle l’autre, Editions La Découverte 2020, p. 40-41.
[8] J’emprunte cette formulation à l’excellent éditorial de Denis Sieffert dans Politis, 16 mars 2022 : « Ukraine : Un conflit qui se mondialise ».
[9] Jürgen Habermas zur Ukraine: Krieg und Empörung, Süddeutsche Zeitung, 28. April 2022.
[10] Voir Edward P. Thompson et al., L’exterminisme. Armement nucléaire et pacifisme, tr. fr. Presses Universitaires de France 1983.
[11] E. Balibar, Cosmopolitique. Des frontières à l’espèce humaine, Editions La Découverte, 2022, p. 17.
[12] Je rejoins Erri de Luca : « On assiste à la transformation de tout un peuple en une seule forme de résistance, armée ou non », https://generationsnouvelles.net/lecrivain-erri-de-luca-frappe-par-la-transformation-de-tout-un-peuple-en-une-seule-forme-de-resistance/
[13] Voir l’article très éclairant paru dans la revue ukrainienne « Commons : Journal of Social Criticism » (15.06.2022) :Denys Gorbach : « : Ukrainian identity map in wartime: Thesis-antithesis-synthesis? »https://commons.com.ua/en/ukrainian-identity-map-wartime-thesis-antithesis-synthesis/. Un symbole frappant de cette situation est constitué par le fait que le Vocabulaire Européen des Philosophies (Paris, 2014) a fait l’objet d’une double traduction en russe et en ukrainien publiée à Kiev/Kyiv sous la direction de Konstantin Sigov, aujourd’hui un des porte-paroles de la résistance parmi les intellectuels.
[14] Voir le volume très intéressant paru chez Suhrkamp en 2014 : Euromaidan. Was in der Ukraine auf dem Spiel steht, Herausgegeben von Juri Andruchowytsch (5ème édition révisée 2022) .
[15] Dans le passé, j’ai caractérisé la structure de l’Union Européenne comme « pseudo-fédérale », et plus récemment comme « étatisme de marché », à la suite de Carlos Herrera (voir Ninon Grangé et Carlos M. Herrera (dir.), Une Europe politique ? Obstacles et possibles, Kimé, Paris, 2021). Il s’agissait de faire voir ce qui manque à l’Union Européenne pour accéder vraiment à un fonctionnement de type fédéral. Mais dans le cadre de la grande antithèse entre les deux formes de « supranationalité », c’est évidemment la promesse de cette structure antithétique de l’empire qu’il faut évoquer pour comprendre l’attraction exercée sur les nations de l’ancien bloc soviétique.
[16] Ce débat a été puissamment relancé parmi les marxistes (ou les postmarxistes) depuis le début de la guerre en Ukraine par les divergences mêmes qui les ont opposés entre eux. Je signale l’intérêt de l’échange entre Gilbert Achcar et Alex Callinicos : https://www.workersliberty.org/story/2022-03-31/ukraine-and-anti-imperialism-exchange
[17] Voir l’article de Boaventura de Sousa Santos dans le Wall Street International Magazine du 10 mars 2022 : Ukraine: complexity and war. Is it still possible to think? (https://wsimag.com/economy-and-politics/68875-ukraine-complexity-and-war 1/8).
[18] Amitav Ghosh, Le Grand Dérangement. D’autres récits à l’ère de la crise climatique, Éditions Wildproject, Marseille, 2021.
[19] Bruno Latour : « Le sol européen est-il en train de changer sous nos pieds ? », Actes du Colloque de la Sorbonne, 17 mai 2022, Le Grand Continent 23 mai 2022 https://legrandcontinent.eu/fr/2022/05/23/le-sol-europeen-est-il-en-train-de-changer-sous-nos-pieds/
Rappel :
Sur la guerre européenne au 21ème jour
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/24/solidarite-avec-la-resistance-des-ukrainien·nes-retrait-immediat-et-sans-condition-des-troupes-russes-19/
« Le pacifisme n’est pas une option »
https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/09/ukraine-russie-mais-pas-que-11/
Connu / mel du 15/07/22 14:21
Cet appel de Me Fabrice Di Vizio intéressera sans doute pas mal d'entre vous ? À défaut de vous engager personnellement comme il le propose, vous pouvez adhérer à "je ne suis pas un danger.com" et faire connaitre son action.
Bonne journée Philippe D...r
Connu / mel du 13/7/22 15:00
Voici un entretien fort intéressant avec Caroline Galactéros ( docteur en Science politique, auditeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale et spécialiste des questions balkaniques ) qui examine la question de savoir ce que l'Europe a à gagner (plutôt à perdre) de son soutien aveugle aux volontés de l'OTAN et des États Unis
Elle souligne entre autres combien nos dirigeants politiques et l'ensemble des médias grand public semblent être atteints de "dissonance cognitive" ce qui empêche une analyse rationnelle des évènements et d'inspirer des pistes de solutions équilibrées
En tout cas un vrai sujet de réflexion!
Amicalement Philippe Derudder
Documentaire
Une série documentaire réalisée par basta! et Radio parleur plonge au cœur des centrales nucléaires, aux côtés des travailleurs qui s’activent, chaque jour, pour produire notre électricité.
Écologie Temps de lecture : 2 minutes #podcasts
Que se passe-t-il derrière les enceintes de nos centrales nucléaires ? Qui fait fonctionner les 56 réacteurs tout en surveillant la moindre anomalie ? À l’heure où il est question de relancer sans vrai débat public la filière nucléaire, cette série de podcasts, coréalisée par basta! et Radio Parleur donne la parole à ceux qui travaillent au cœur des centrales. Ils y racontent leurs métiers et ses contraintes, mais aussi leurs interrogations pour l’avenir, et évoquent le déni du risque.
Les centrales françaises et les matériaux qui les composent vieillissent : sur 56 réacteurs en activités, 11 ont dépassé les 40 ans, 24 les 35 ans. Quelle surveillance et quelles interventions ce vieillissement rend-il nécessaires pour garantir la sûreté ? D’autre part, trois sites sont actuellement à l’étude pour la construction de six nouveaux réacteurs EPR : en Seine-Maritime (Penly), dans les Hauts-de-France (Gravelines), et dans la vallée du Rhône (Tricastin ou Bugey).
Dans chaque centrale, ils sont environ un millier, parfois plus, à œuvrer en permanence ou à intervenir régulièrement pour s’assurer que les réacteurs tournent, sans s’emballer. « Pilotes » en salle de commande, ingénieurs et employés d’EDF, sous-traitants spécialistes de la radioprotection, « jumpers » pour les interventions à risque dans les zones radioactives, ou encore décontamineurs...
Dans le même dossier « Les centrales nucléaires accumulent des risques qu’EDF anticipe mal et sous-estime largement »
Plusieurs d’entre eux ont accepté de témoigner. Quel que soit leur poste, ils sont inquiets. Leur « machine » comme ils la nomment affectueusement, ils la trouvent « vraiment bien conçue ». Mais, faute d’entretien, elle s’abîme. Quant aux compétences, elles s’amenuisent alors qu’une génération de travailleurs du nucléaires s’en va, et que la sous-traitance en cascade se multiplie. Les collectifs de travail s’affaiblissent, alors qu’ils sont si importants pour accomplir un travail de qualité.
Les travailleurs ne sont pas les seuls à être soucieux. Des experts dressent les mêmes constats. Tous déplorent que nos décideurs politiques soient complètement déconnectés des difficultés du travail dans les centrales nucléaires. Tellement déconnectés que notre président de la République annonce qu’il va relancer la filière nucléaire, sans que l’on sache vraiment comment il compte s’y prendre.
Mais, jusqu’ici, tout va bien...
... mise en lumière de la culture aborigène et des peuples autochtones, le didgeridoo, la guimbarde et le chant diphonique ...
Le respect de la nature
- Économiser les ressources (eau, matières, énergies, transports)
- Recycler et réutiliser autant que possible
- Favoriser les circuits courts et le régime végétarien, en s’approvisionnant en agriculture biologique uniquement
- Respecter les écosystèmes et agir en faveur de la biodiversité des lieux, notamment sur la plaine du festival (produits ménagers écologiques, gestion des déchets, limitation des nuisances sonores)
- Mettre en avant les pratiques écologiques alternatives, la transmission des connaissances et savoir-faire
Le respect de l’humain
... bienveillance et la tolérance.
- Encourager l’épanouissement, l’échange et le partage, dans le respect de l’autre, de ses limites, de sa différence et de son consentement
- Soutenir et promouvoir des associations partenaires oeuvrant pour la reconnaissance de la culture et des droits des peuples autochtones
- Tester des systèmes collectifs intelligents, résilients, participatifs et intergénérationnel
- Permettre à chacun de participer à la vie de l’association et au festival, en adaptant nos conditions d’accueil