Publié le mardi 27 mai 2025 / Pr Frank Zal - Hemarina / Chroniques littorales
L'arenicol, un ver marin aux propriétés exceptionnelles, suscite l'espoir dans le domaine médical. Le Pr. Frank Zal évoque les freins à son développement en France.
Frank Zal, fondateur d'Hemarina :
« C'est l'ancêtre de nos globules rouges, 40 fois plus d'oxygène qu'une hémoglobine humaine. Nous avons trouvé une molécule qui est au centre de la vie dans un organisme marin, un simple ver marin qui est une hémoglobine universelle qui peut servir dans le domaine de la santé. Grâce à ce ver marin, cette hémoglobine est au centre de la médecine.
En France, il y a 70 0000 personnes qui souffrent de plaies. On parle d'une amputation toutes les 30 secondes. Il manque 100 millions de litres de sang dans le monde. Et en plus, on travaille également sur la transplantation d'organes. C'est aussi un problème de santé publique. Aujourd'hui, on perd à plus ou moins long terme un organe sur deux. Alors, bien sûr qu'il manque des greffons, mais c'est surtout parce quand on déconnecte un greffon d'un donneur, il a besoin d'oxygène.
Et ce qui est aussi extrêmement important, c'est que cette molécule peut être lyophilisée. Donc, imaginez, demain, avoir du sang en poudre qui a une date de péremption de cinq ans à température ambiante, mais c'est inimaginable ! Et donc, aujourd'hui, il faut dire haut et fort que la France a trouvé une innovation majeure, quelque chose qui peut remplacer le sang, et le sang, c'est la vie.
L’innovation est en panne parce qu'il n'y a pas de régulation qui a été mise en place pour ce type d'innovation. Et c'est vraiment un blocage typiquement français puisque je voyage à travers le monde, je suis sollicité partout. Il y a des dizaines et des dizaines d'articles scientifiques qui décrivent nos technologies, mais malheureusement, nous en France, on regarde ailleurs et on n'arrive pas à porter son regard sur cette innovation de rupture. »
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L'équipe Jose Manuel Lamarque
Photo Pilotine Station de Pilotage Maritime de Sète - ©Ewan Lebourdais
H2YAM a développé un processus de conversion des moteurs qui est semblable en complexité à une intervention d'entretien classique grâce à un brevet français. Il suffit de modifier ou de remplacer un nombre limité de pièces pour le rendre compatible avec la combustion du gaz hydrogène.
Passer de combustibles fossiles à la combustion H2, le fondateur de la société H2YAM, Alexandre Marc, présente son procédé dans les Chroniques Littorales. Le moteur essence ou diesel brûle un combustible qui produit de l'énergie thermique, qui est transformée en énergie mécanique. H2 fait exactement la même chose avec le gaz hydrogène qui est aussi un combustible. H2YAM a développé un processus de conversion des moteurs qui est semblable en complexité à une intervention d'entretien classique grâce à un brevet français. Il suffit de modifier ou de remplacer un nombre limité de pièces pour le rendre compatible avec la combustion du gaz hydrogène.
Selon le mode de stockage, H2YAM s'attaque dans un premier temps aux moteurs
Mais aussi à des solutions de stockage de l’hydrogène plus facilement intégrées pour des navires. Si H2YAM a travaillé sur la conversion d’un moteur hors-bord en test, mais son premier démonstrateur est une barge conchylicole, parce que H2YAM cible les professionnels artisans en premier. Prochainement, H2YAM deviendra EcoNautik !...
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