Proche et Moyen-Orient — Analyse
Le Parlement israélien instaure « un régime de peine capitale raciste »
Par 62 députés contre 48 et malgré les vives indignations que suscite le texte, la Knesset a voté lundi 30 mars une loi qui instaure la peine de mort pour les coupables – uniquement palestiniens – de meurtre « terroriste ».
Rachida El Azzouzi - 31 mars 2026 à 08h19
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pour des infractions similaires liées au terrorisme, Palestinien·nes et Israélien·nes ne subiront pas le même traitement. Les premiers, confrontés de manière disproportionnée aux accusations de « terrorisme », risqueront la vie quand les seconds ne seront passibles que de peine de prison. Et encore, s’ils venaient à être poursuivis, car comme le constatent dans un communiqué conjoint les ONG HaMoked, Adalah, le Comité contre la torture israélien et Physicians for Human Rights : « Les partisans du projet de loi soulignent explicitement qu’“il n’existe pas de terroriste juif”. »
Pensée pour s’appliquer exclusivement aux Palestinien·nes, qu’ils et elles soient à Gaza, en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est ou résidant·es d’Israël, la loi augure d’« un régime de peine capitale raciste », alertent ces quatre associations de défense des droits humains.
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Article de revue Par Marwa El Boujemi - Pages 147 à 158 - Date de mise en ligne : 27/04/2016
Mots-clés éditeurs : Conflit israélo-arabe, Guerre civile, Guerre par procuration, Liban, Proche-Orient
Le 12 novembre 2015, Beyrouth connaît son attentat le plus meurtrier depuis 1990 [1]. Ce dernier, revendiqué par l’État Islamique (E.I.) et perpétré par des Libanais, laisse à nouveau planer la menace d’un déchirement civil au pays du Cèdre. En effet, avec la guerre civile syrienne, la faillite de l’Irak, l’« Intifada des couteaux » en Israël, et les attaques djihadistes aux frontières nord du Liban, tous les ingrédients sont réunis pour que le Liban s’engouffre dans une nouvelle spirale de violence.
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pays d’un impensé quant à la définition des frontières, doit ses délimitations actuelles aux accords Sykes-Picot signés pendant la Première Guerre mondiale ... une « création française » ... largement inspirée de la Constitution française de la iiie République, instaurant le confessionnalisme ... forme de laïcité inclusive ... . Ainsi, la France a réussi à installer en Orient un État majoritairement chrétien et donc, par la même occasion, à empêcher la création d’une Grande Syrie majoritairement musulmane [4]. Le 22 novembre 1943 le Liban accède à l’indépendance et devient la République libanaise. Mais l’après-guerre voit aussi la création d’un nouvel État dans la région en 1948 : Israël. La plupart des pays arabes de la région le considèrent comme un État illégitime et lui déclarent la guerre. C’est le début officiel du conflit israélo-arabe qui va continuellement déstabiliser la région
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la guerre se définit avant tout par le rapport de force entre deux unités politiques
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de l’alliance à l’hostilité en passant par la neutralité
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la guerre interne, la guerre civile est suicidaire car justement elle provoque la mort de l’unité politique.
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des sources provenant du ministère des Affaires étrangères ainsi que du Service Historique de la Défense pour lesquelles nous avons eu la chance de bénéficier de la déclassification de deux cartons d’archives
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il existe une historiographie française sur la guerre civile comme en attestent l’ouvrage de Nadine Picaudou, La déchirure libanaise [6] ou bien encore celui d’Ahmad Beydoun, Itinéraires dans une guerre incivile [7]. Il s’agira de voir au cours de l’article si la guerre libanaise correspond à la définition d’une guerre civile, c’est-à-dire une guerre interne à l’unité politique. Nous verrons aussi qu’elle est intrinsèquement liée aux ambitions de son voisin syrien. Enfin, nous nous demanderons si la guerre libanaise n’est pas, simplement, le prolongement d’un conflit israélo-arabe, c'est-à-dire une guerre par procuration – se définissant comme un conflit où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain.
La guerre civile : 1975-1976
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une guerre proxy ... une guerre où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain. Dans notre cas, nous savons qu’Israël a aussi bien soutenu militairement les partis nationalistes-conservateurs que les Phalanges ou l’Armée du Liban Sud (ALS), milice de Saad Haddad, ancien général chrétien de l’armée libanaise [19]. Ce soutien prend la forme de fournitures d’armes ou bien de formation militaire (notamment pour la milice Haddad). En soutenant les partis conservateurs, Israël entend bien neutraliser la résistance palestinienne au Liban tandis que les États arabes, Syrie en tête, utilisent les milices progressistes de gauche pour contrarier la stratégie israélienne. Bien évidemment, il est en pratique impossible d’obtenir une guerre par procuration pure car chaque groupe se bat pour ses propres intérêts, même s’ils sont soutenus par une puissance tierce.
Finalement, la guerre par procuration n’a pas duré longtemps. Israël décide d’entrer très concrètement dans le conflit libanais le 15 mars 1978 avec l’opération Litani. Celle-ci a pour objectif de protéger sa frontière nord en faisant reculer la résistance palestinienne au nord du fleuve Litani. Avec l’aide de l’ALS, Tsahal contrôle en six jours le Sud-Liban sans pour autant parvenir à faire cesser les attaques palestiniennes. Cette intervention, condamnée par la communauté internationale, provoque l’envoi d’une force d’interposition : la Force Intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL [20]). Forte d’un très important contingent français, sa mission est de remplacer les forces israéliennes stationnées au Sud-Liban afin de séparer les belligérants et rétablir la sécurité dans la région. La volonté israélienne d’annihiler la résistance palestinienne au Liban est la preuve que la guerre libanaise est également un prolongement du conflit israélo-arabe.
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phénomène guerrier complexe où s’imbriquent et s’articulent plusieurs combats, plusieurs conflits et de nombreux intérêts qui convergent et divergent. C’est peut-être là que réside la difficulté pour l’historiographie libanaise qui a bien du mal à écrire son histoire, au risque d’empêcher toute réconciliation nationale à l’avenir.
À propos de la série
LSD questionne les origines du racisme et la notion de race, depuis l’antiquité jusqu’au XIXe siècle, au gré de quatre épisodes historiques.
Les origines du racisme sont difficiles à déterminer, et finalement peu questionnées... Sa naissance remonte sans doute à la nuit des temps, mais pour les historiens, le racisme reste avant tout lié à la construction de la race au XVIIIe siècle, dans le sillage de l'esclavage et de la traite transatlantique. Le mot lui-même n'apparaissant qu'au tout début du XXe siècle... Ce qui ne signifie pas que différentes formes de « racismes » n'aient pas existé avant l'époque moderne, notamment dès la fin de la Reconquista espagnole au XVe siècle, où se met en place pour la première fois un système de domination basé sur le sang : la Limpieza de sangre. Et sans doute plus tôt encore, durant la traite arabo-musulmane...
Une série documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisée par Diphy Mariani
4 Épisodes
- Le Marché aux esclaves. Cette huile sur toile représente un marché aux esclaves de la Rome antique, réalisé vers 1882.
Épisode 1/4 : L'héritage grec en question - 13 juin 2022 • 58 min
Aristote et l’esclave "par nature", Hippocrate et sa théorie climatique… Les penseurs grecs étaient souvent convoqués pour justifier l’esclavage et l’infériorité de certains peuples, à l’époque moderne, mais aussi plus tôt, au cours de la traite arabo-musulmane… - L'expulsion des Morisques par Gabriel Puig Roda (1894). Musée des beaux-arts de Castellón
Épisode 2/4 : L'exclusion par la pureté de sang - 14 juin 2022 • 56 min
Après avoir converti juifs et musulmans, les rois catholiques de la péninsule ibérique vont imposer aux « conversos » de nouveaux statuts, discriminatoires : La pureté de sang (Limpieza de sangre). - Esclaves dans la cave d'un bateau négrier, vers 1830.
Épisode 3/4 : Dans l'ombre des Lumières, la construction de la race - 15 juin 2022 • 59 min
En pleine expansion de la traite transatlantique au XVIIIe siècle, la racialisation de l’esclavage se met en place dans les colonies européennes aux Amériques. Une frontière se forme entre le « nègre » et le blanc... - Jardin zoologique d'acclimatation : Indiens Galibis. Chemins de fer de l'Ouest (Porte Maillot) - 1882.
Épisode 4/4 : La république des zoos humains - 16 juin 2022 • 56 min
Au XIXe et jusqu’au milieu du XXe siècle, les zoos humains vont mettre en scène l’infériorité des peuples colonisés, tant en Europe qu’au Japon ou aux Etats-Unis. Et permettre ainsi une large diffusion de ce que nous nommons, depuis le début du XXe siècle, le racisme.
Clés : Sciences et Savoirs Histoire Documentaire radiophonique Documentaires historiques Documentaires de société Discriminations - Racisme
Ndlr : je le lie à l'extrême droite : cette notion apparaît-elle dans ce docu ? Écouter, VÉRIFIER ACT
3,51 M d’abonnés - 1,7k+ - 96 936 vues - 508 commentaires #Histoire #Kazakhstan #arte
Rediffusion disponible jusqu'au 25/05/2024
#Histoire #Kazakhstan #arte
Au coeur de l'Asie centrale, aux confins des actuels Kazakhstan et Kirghizistan, se joua, au milieu du VIIIe siècle de notre ère, une bataille sans vainqueur. Cette date symbolique marque d’une part l'extension maximale vers l'est de la première islamisation de l'Eurasie et établit d’autre part vers l’ouest la frontière de l'Empire chinois des Tang.
Mais si elle met un terme à des décennies de conflit sino-arabe, la "route de la soie" et la steppe, revendiquées par les deux mondes, restent des enjeux centraux.
Les dessous de l’histoire
Dans cette deuxième saison aussi passionnante et ludique que la précédente, l’historien Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, poursuit son exploration alerte des dates marquantes de l’histoire, des trésors artistiques ornant la grotte de Lascaux, en 18000 avant notre ère, au coup d’État militaire contre le président chilien Salvador Allende, le 11 septembre 1973. Mobilisant son talent de conteur, associé à une animation qui s’appuie sur une riche iconographie, et convoquant éclairages de spécialistes et approche réflexive, l’historien bouscule notre regard sur vingt événements majeurs et les traces qu’ils ont laissées dans les mémoires, en les replaçant dans une perspective globale et en assumant les incertitudes de la science historique.
Série documentaire (France, 2020, 27mn)
Tr.: ...
la puissance véritable commence avec l'arrêt des conquêtes
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Cette vidéo est protégée contre la censure.
Le projet était de réunir 3000 juifs et arabes dans un entrepôt du port d'Haïfa sur la côte israélienne et de leur faire chanter un chant de paix et d'amour. Une heure de répétition fut suffisante pour obtenir ce résultat.
Chaîne CrowdBunker de Meltingpot56: https://crowdbunker.com/@meltingpot56
Et pour le Blog c'est là: https://meltingpot56.blogspot.com
Commentaires
- Siscko• Il y a 21 heures Les peuples veulent d'unir, ce sont nos dirigeants corrompus qui s'y opposent.
- Monconsentementmaliberte• Il y a un jour C’est comme ça qu’on veut voir et sentir le monde, comme un kaléidoscope, chantant paix et amour main dans la main, sans intermédiaire politique et journalistique fauteurs de troubles.
- Marie LABANDIBAR• Il y a un jour très très beau !......... merci !
- Alain42000• Il y a un jour Mon âme pleure devant tant d'amour. Seuls nos gouvernements veulent qu'on se haïssent pour cacher leurs crimes et continuer de nous opprimer. Tous unis, nous sommes plus forts qu'eux. Ne laissons plus faire ces criminels.
Exposition : 31 mai 2023 - 19 Novembre 2023
L'Institut du monde arabe a choisi de donner à voir l’élan et l’irréductible vitalité de la création palestinienne, qu’elle s’élabore dans les territoires ou dans l’exil. Approches muséales plurielles, dialogue photographique entre la Terre sainte « inventée » des orientalistes et celle des contemporains, exposition des précieuses archives palestiniennes de Jean Genet… : c’est à un subtil et intense parcours de correspondances visuelles et de sujets que vous invite l’IMA.
Visites guidées, ateliers jeune public, spectacles, cinéma, rencontres & débats, rencontres littéraires… : six mois durant, c'est tout l’IMA qui se met à l’heure palestinienne ! Découvrez notre riche programmation et réservez vos billets
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Depuis 2016, l’IMA abrite en ses murs la collection du futur Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine, une « collection solidaire » de quelque 400 œuvres constituée de dons d’artistes, réunie à l’initiative d’Elias Sanbar, écrivain et ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, et coordonnée par l’artiste Ernest Pignon Ernest.
En 2023, l’Institut a choisi de donner à voir l’effervescence culturelle que la Palestine ne cesse de révéler et d’entretenir : un cycle de trois expositions met en avant les artistes modernes et contemporains palestiniens, dans un dialogue avec leurs homologues du monde arabe et la scène internationale. Une programmation culturelle variée – concerts, colloques, ateliers, cinéma, rencontres littéraires –, rythmera cet événement de juin à novembre.
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67 053 ont signé
World for Climate a lancé cette pétition adressée à Annalena Baerbock (Ministre allemande des affaires étrangères) et à
Les Emirats arabes unis ont désigné le sultan Ahmed Al Jaber, directeur de la compagnie pétrolière ADNOC, président de la Conférence mondiale sur le changement climatique de 2028.
Les Émirats arabes unis sont le dixième producteur mondial de pétrole et ADNOC produit plus de 2,5 millions de barils par jour. L’objectif fixé par le Sultan Al Jaber jusqu’en 2027 est que l’ADNOC produise jusqu’à 5 millions de barils de pétrole par jour.
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connue / https://wegreen.fr/post/196682
1 septembre 2020
Révélations - Syrie, Somalie... Tereos, un géant du sucre au milieu des trafics
Comme l'atteste une série de documents que nous publions pour la première fois, le groupe sucrier Tereos a livré plusieurs milliers de tonnes de produits dans des zones à risque comme la Somalie ou la Syrie.
Afrique ; Industrie ; Monde arabe ; Révélations ; Syrie
Actualité Politique
TRIBUNE. Plusieurs dizaines de députés, sénateurs et anciens ministres apportent leur soutien à la démarche novatrice d'intellectuels arabes.
Le Point publie une tribune signée par plus de soixante députés et sénateurs français de droite, du centre et de gauche, anciens chefs de gouvernement, anciens ministres, intellectuels, qui s'engagent contre le virus de la haine en apportant leur soutien aux représentants de la société civile de seize pays arabes qui ont fondé le Conseil arabe pour l'intégration régionale. Celui-ci a pour objectif de tendre la main à Israël et de lutter contre les préjugés en instaurant un véritable dialogue israélo-arabe pour normaliser les relations et mettre fin à toute forme de boycottage.
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apporter notre soutien à l'initiative historique du Conseil arabe pour l'intégration régionale (ACRI), dont les membres appellent à briser le tabou du boycott de la société civile israélienne dans le monde arabe.
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Lire aussi Antisémitisme – Marek Halter : « Le mal ne disparaîtra pas » https://www.lepoint.fr/debats/antisemitisme-marek-halter-le-mal-ne-disparaitra-pas-27-01-2020-2359748_2.php
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le boycott d'Israël a eu un triple effet pervers. Il a impacté négativement la dynamique israélo-palestinienne en empêchant les Arabes d'influer sur ce conflit de manière positive et en contribuant à isoler la société civile palestinienne de son environnement arabe. Dans le même temps, il a alimenté le scepticisme et la défiance d'une société israélienne en butte à l'hostilité et à l'ostracisme de son environnement géopolitique proche. Enfin, il a servi de modèle aux boycotts intra-arabes et intra-islamiques qui balkanisent cette région du monde. Le boycott est donc une démarche contre-productive qui n'a avantagé que les radicaux et les extrémistes de tous bords.
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Les membres du Conseil arabe sont des bâtisseurs de paix. Ils proposent des projets de coopération concrets et innovants qui peuvent avoir un réel impact sur le terrain. Mohammed Dajani, un intellectuel palestinien militant pour la paix, a ainsi l'intention de créer le premier programme conjoint de doctorat pour les études sur la paix dans la région, réunissant Arabes, Israéliens et spécialistes internationaux de la résolution des conflits. Le journaliste algérien Sami Baziz propose quant à lui une formation avancée pour les professionnels des médias arabes, malheureusement imprégnés par les fausses théories du "complot juif" qui ont bloqué toute discussion constructive sur l'avenir de l'Algérie et sa relation avec le monde juif et Israël. Maryam al-Ahmedi, militante émiratie des droits de l'homme, propose de créer une ligue des femmes de l'ensemble du Moyen-Orient pour faire avancer la cause de la tolérance et de l'égalité hommes-femmes. Ces projets constituent, selon Sami al-Nesef, ancien ministre koweïtien de l'Information, l'extension culturelle et civique de l'Initiative de paix arabe, introduite pour la première fois par la monarchie saoudienne en 2002. Le député égyptien Mohamed Anwar el-Sadate appelle de son côté à la mise en œuvre de projets similaires dans son pays, afin de mettre en œuvre les promesses originelles des accords de Camp David signés par son oncle défunt et martyr de la paix, le président Sadate.
D'autres membres du Conseil arabe qui ont également témoigné le 11 février dernier à l'Assemblée nationale envisagent une coopération dans les domaines de la santé publique, du développement des infrastructures et de l'hydrologie. Tous conviennent que, dans le contexte de pandémie mondiale affectant tous les peuples sans exception, la coopération israélo-arabe pour lutter contre le Covid-19 est un impératif moral et pratique. La crise sanitaire actuelle fournit une belle illustration du pouvoir de la société civile lorsque celle-ci est mobilisée au service du bien commun. Nous nous félicitons de ce point de vue de l'efficacité de la coopération israélo-palestinienne, qui a permis d'endiguer la propagation du coronavirus entre le Jourdain et la Méditerranée. Cette coopération inédite a sauvé des vies et redonné espoir aux partisans du dialogue et de la réconciliation.
« Mais ces nobles projets ne pourront voir le jour tant que les lois de la plupart des pays arabes continueront de menacer les partisans arabes du dialogue avec les Israéliens. Ces lois "anti-normalisation" criminalisent et marginalisent la démarche des membres du Conseil arabe qui pourrait pourtant apporter une contribution utile à l'établissement d'une culture de paix digne de ce nom dans la région.
C'est pourquoi nous appelons le gouvernement français et nos partenaires européens à offrir une protection internationale aux membres du Conseil arabe pour l'intégration régionale et, plus généralement, aux Arabes du Maghreb et du Machrek qui appellent à la paix et au dialogue avec les Israéliens.
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Moins de dix ans après la révolution, la chute de Ben Ali et le début du printemps arabe, moins de la moitié des Tunisiens est allée aux urnes pour le premier tour de la présidentielle. Lassitude électorale, parfum de « dégagisme » sous fond de crise économique et de déconfiture de la gauche… Au final, le second tour opposera Nabil Karoui, un tycoon des médias en prison pour blanchiment d’argent ; et Kaïs Saïed, un universitaire conservateur et « hors-système ».
#Tunisie #Révolution #Dégagisme
Catégorie Actualités et politique 41 commentaires
AJ+ est un média par internet lancé en 2014 faisant partie du groupe d'Al Jazeera Media Network diffusé en quatre langues : anglais, espagnol, arabe et français. Il s'agit d'un service courtes vidéos sous-titrées s'affranchissant des médias traditionnels comme la télévision ou les journaux. Il se diffuse via les réseaux sociaux, comme YouTube, Facebook ou Twitter, ...