Connu / https://mastodon.top/@paratos@social.ixcat.ovh/116974809130605558
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24 juil. paratos @paratos@social.ixcat.ovh
J'ai assisté au Procès Ubisoft. Ça a changé ma façon de voir le Jeu Vidéo à jamais
https://www.youtube.com/watch?v=IVV4LKME-K4
#Politique #Ubisoft #VSS
Par ache
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Tr.:* ... masculinité du crunch ... violence sexuelle et coloniale ... la figure du gangster, le mercenaire ... GTA ... LE néolibéralisme est arrivé au pouvoir ... catallaxie ... plus aucune notion de morale ... la violence qui n'a même plus besoin de masque ... pas de représentant démocratique, seule la police, rôle carcéral de l'État ... mercenaires sans morale ... cocaïne ... cynicisme ... le monde est pourri ... un enfer, mais décider de ne rien faire, se barrer d'excuses ... violence, humiliation, agression ... tout leur semble permis ... guerre de classe urbaine ... créer un regard ... colonial et raciste ... ce qui compte, le fun ... Ugly game ... mettre les gens au bouleau sans qu'ils se révoltent ... Klaus Theweleit, étudier en profondeur les écrits autobiographiques obsessionnels des Freikorpsmen, ex-soldats de l'armée allemande ... mercenaires errants après la 1ère guerre mondiale ... la place nette, la bouillie sanglante et le black-out ... terreur face à leur propre plaisir ... haine du plaisir, associé à la crasse ... femme domptée dans l'espace domestique ... plus besoin de justifier leur violence ... nihilisme misogyne ... Houelbec?? ... Guillaume Patrux, un des 3 accusés ... masculinité néolibérale du crunch ... RÉSISTER ... rentrer dans la danse du cynique ... le rire met à distance la violence du monde ... on est complices ... le jeu l'a transmis ... tournant réactionnaire global ... néo-réactionnaire ... de la sueur et du sang ... violence sourde dans ce procès ... ils ne connaissaient pas le code du travail ... Pierre de Margerie ... une cour de récré pour des gosses de la haute bourgeoisie ... les autres, pas membres du club ... une aliénation ... un second procès pour parler de leurs revendications ... le pb est dans le capitalisme, continuer à se battre ... le rejet du plaisir, de se sentir abandonné, pénétré ...
Le maire entouré de ses adjoints de g. à d. Philippe Nicoleau, Dominique Fontannaud, Elsa Lasret, J. François Laurençon.
CL
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Par Jean-Paul Renaud, publié le 29 mars 2026 à 18h48.
Le nouveau conseil municipal de Marthon a officiellement installé Patrick Borie dans ses fonctions de premier magistrat. Quatre adjoints ont également été élus pour accompagner ce sixième mandat consécutif, marqué par la démission des trois conseillers de la liste d’opposition
Connu / TG le 1/04/25 à 11:40
Décryptage
Publié le 3 mars 2026
Sciences humaines les cahiers de doléances
Les cahiers de doléances ou l'urgence de prolonger un exercice démocratique inédit
Par Christophe Fourel, administrateur d’Alternatives Economiques, membre des Convivialistes.
Alors que les Français·e·s se sont massivement investi·e·s dans l’écriture de « cahiers de doléances », sollicité·e·s par le Président de la République Emmanuel Macron, ces derniers sont restés lettre morte. Une forte mobilisation citoyenne ayant permis d’ouvrir l’accès à ces cahiers, des premiers travaux de recherche nous permettent désormais d’en analyser le contenu. S’appuyant sur un numéro de la revue Sciences Humaines dédié au sujet, l’économiste Christophe Fourel nous livre son analyse personnelle de ce manque de reconnaissance des citoyens, appelant à restaurer le sens du possible démocratique par une voie convivialiste, et ce dans le contexte de l’approche des élections municipales les 15 et 22 mars 2026.
Le Labo de l’ESS tient à remercier Christophe Fourel pour cet article venant nourrir son axe de travail « Régénérer la vie démocratique »
Ce décryptage peut aussi être téléchargé au format PDF.
Entre décembre 2018 et mars 2019, en plein mouvement des Gilets jaunes, des centaines de milliers de Français ont saisi la plume pour remplir les « cahiers de doléances » mis à disposition dans les mairies. Six ans plus tard, la revue Sciences Humaines consacre le 78e numéro de sa série « Les Grands Dossiers »1 à ces documents historiques qui, après avoir été longtemps ignorés, deviennent enfin accessibles au grand public. Cette publication révèle un paradoxe frappant : l'engouement massif des citoyens pour cet exercice démocratique contraste violemment avec le manque de considération dont ces contributions ont fait l'objet.
L'ampleur de la participation témoigne pourtant d'une soif de démocratie rarement observée. Au total, 240 000 contributions manuscrites ont été recueillies dans plus de 20 000 cahiers, auxquelles s'ajoutent près de deux millions de contributions numériques dans le cadre du Grand Débat national.
Les témoignages recueillis révèlent l'application avec laquelle les Français se sont prêtés à l'exercice. Beaucoup ont laissé leurs coordonnées complètes – numéro de téléphone, adresse postale et mail – espérant manifestement être entendus. Certaines contributions s'étalent sur plusieurs pages, structurées et argumentées avec soin. Cette minutie contraste cruellement avec le sort réservé à ces écrits.
L'enterrement d'une parole citoyenne
Car si l'élan fut massif, la suite relève du scandale démocratique. Le soir même où Emmanuel Macron devait restituer les conclusions du Grand débat, l'incendie de Notre-Dame a détourné l'attention médiatique. L'exercice a été purement et simplement abandonné. Les cahiers ont été numérisés par les Archives nationales où ils sont restés inaccessibles pendant de longs mois.
Gilles Proriol, expert en analyse de la participation citoyenne dont l'entreprise avait été missionnée pour analyser ces contributions, déplore dans le documentaire « Les Doléances »2 d'Hélène Desplanques n'avoir « jamais été reçu à l'Élysée » pour présenter son travail. Il résume la situation avec amertume : « À la fin, ça a donné des éléments de langage ». La mission du Grand Débat National a été « purement et simplement supprimée », privant les citoyens de toute réponse.
Ce n'est qu'en mars 2025 que l'Assemblée nationale – à l’initiative de la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon – a voté à l'unanimité une résolution pour rendre publics ces cahiers. En avril 2025, un arrêté ministériel a enfin permis leur consultation dans les archives départementales.
Ce que disent vraiment les Français
La consultation de ces cahiers permet de reconstituer le portrait d'une France qui ne correspond guère à celui véhiculé par les débats médiatiques. L'analyse des contributions révèle quatre thèmes : la démocratie (avec notamment la demande de référendum d'initiative citoyenne), la fiscalité (le rétablissement de l'impôt sur la fortune étant la proposition numéro un), la transition écologique, et le pouvoir de vivre.
Ce dernier concept, forgé pour mieux rendre compte des doléances, va au-delà du simple « pouvoir d'achat » qui pointe la focale sur la consommation. Il englobe les besoins essentiels : se loger, se soigner, se chauffer, éduquer ses enfants, etc. Une mère écrit ainsi à Emmanuel Macron pour lui demander d'expliquer à sa fille pourquoi, bien qu'elle travaille, elle ne peut chauffer la maison à sa guise, ni lui offrir des menus équilibrés.
L'accès aux services publics revient constamment : l'hôpital, l'école, les transports collectifs. Les zones rurales font état d'un sentiment d'abandon. La transition écologique apparaît non comme un luxe mais comme une urgence, pourvu qu'elle soit socialement juste. Nombreux sont ceux qui réclament que les efforts demandés ne pèsent pas uniquement sur les plus modestes.
L'immigration : un non-sujet
...
Une crise de confiance envers le politique
Au-delà de ces revendications plus spécifiques, les cahiers de doléances témoignent d'une grande insatisfaction à l'égard du fonctionnement de la politique. Cette défiance traverse l'ensemble des contributions et prend plusieurs formes qui révèlent une crise plus profonde du sens du possible démocratique.
Les citoyens expriment massivement leur conviction que les élus ne les représentent plus, qu'ils forment une classe coupée des réalités du terrain. L'insistance sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) traduit cette volonté de reprendre directement en main les décisions collectives, sans passer par des intermédiaires jugés sourds aux préoccupations populaires. Cette demande ne relève pas d'un simple caprice : elle exprime une aspiration fondamentale à la reconnaissance. Comme l'observe le philosophe Axel Honneth et le sociologue Alain Caillé dans leur réflexion sur la reconnaissance3, les individus ne luttent pas seulement pour leur survie matérielle, mais pour être reconnus comme sujets capables de jugement et d'action. À la conception utilitariste d'individus atomisés en lutte pour leur survie, ils opposent la lutte pour la reconnaissance qui permet de progresser vers la considération mutuelle. Au contact d'autrui, chacun devient conscient de lui-même et apprend à s'auto-limiter.
Les contributeurs aux cahiers de doléances ne réclament donc pas seulement des réformes institutionnelles : ils revendiquent d'être considérés comme des citoyens dignes, capables de réflexion et de propositions. L'application minutieuse avec laquelle ils ont rempli ces cahiers, laissant leurs coordonnées dans l'espoir d'être entendus, témoigne de cette aspiration à la reconnaissance.
L'érosion du sens du possible
La dénonciation récurrente d'une parole politique déconnectée révèle un problème plus profond, elle pointe l'écart croissant entre les promesses de changement et la paralysie effective du système. Les contributeurs expriment une difficulté collective à agir, un sentiment d'empêchement face à l'accumulation de projets qui s'épuisent en vaine agitation sans que rien ne change vraiment.
Les civilisations ne sont pas le produit d'un milieu favorable, mais elles se forgent dans l'adversité, par la réplique des humains aux défis qu'ils affrontent. Cette réplique suppose une vitalité du sens du possible qui permet, face à un obstacle inédit, de discerner une issue et de s'orienter collectivement vers elle. Ce sens du possible requiert une capacité de discernement en situation, une aptitude à débattre en vue de passer compromis, la capacité de coopérer en conciliant unité et pluralité, une acceptation suffisamment partagée de l'incertitude de l'avenir.
Or, ce sens du possible recule aujourd'hui. Les capabilités (théorisées par l’économiste Amatya Sen4) sont ce qui permet de convertir les ressources disponibles en libertés réelles. Elles procèdent des différentes libertés positives qui s'exercent dans un régime démocratique et résultent d'une responsabilité collective.
Il existe donc un lien entre sens du possible, état des libertés et démocratie. Favoriser le sens du possible conforte la démocratie dans la durée, mais aide aussi la société à faire face aux événements. Condition et finalité de la démocratie, une société habitée par le sens du possible se traduit en pratique par une certaine disposition à la confiance. Or la confiance ne cesse de reculer sous nos yeux, sans que nul pouvoir ne semble soucieux d'y remédier.
La gouvernance par les nombres, contre les citoyens
...
Or, il existe un lien très étroit entre l'organisation du travail et les conditions de participation démocratique. L'activité professionnelle devient ainsi un contre-monde de la démocratie politique, un lieu où l'on désapprend systématiquement les compétences et les facultés qui sont normalement requises par celle-ci5.
Les cahiers de doléances témoignent précisément de cette souffrance : les citoyens constatent que leur capacité d'initiative est sévèrement encadrée, que l'entraide est dissuadée au profit de l'individualisation, que les valeurs du service public entrent en tension avec la pression de la performance. Cette souffrance éthique, ce malaise de ne pouvoir exercer pleinement sa citoyenneté, imprègne de nombreuses contributions.
De la société politique à la société de marché
L'insatisfaction exprimée dans les cahiers révèle aussi le basculement d'une société politique vers une société de marché.
À cette conception utilitariste, les contributions des cahiers de doléances opposent la lutte pour la reconnaissance. Le désir d'être reconnu est une motivation morale originaire qui donne sa dimension proprement humaine à l'entreprise politique. Raviver le sens du possible demande donc de remettre à l’honneur, sous la transaction marchande, cette couche première : le désir d'être reconnu. Cela implique de renouer avec la relation intersubjective, au lieu de la fuir dans la logique du tout-marché atomisé.
Le fait même que ces cahiers aient été ensuite ignorés pendant six ans constitue un déni de reconnaissance aux conséquences profondes. Comment ne pas voir dans cet abandon la confirmation que la parole citoyenne ne pèse rien face aux logiques du pouvoir ? Cette trahison illustre ce que dénonce les thèses du Manifeste convivialiste6 : nos élites politiques semblent naviguer dans un monde replié sur lui-même, de plus en plus étranger aux préoccupations de tous.
Ce déni alimente un ressentiment qui ne peut que s'intensifier. Les citoyens qui ont consciencieusement rempli les cahiers ont joué le jeu démocratique, mais on ne les a pas reconnus pour ce qu'ils étaient : des sujets politiques légitimes.
Restaurer le sens du possible démocratique: vers une éthique convivialiste de la discussion
Les cahiers de doléances nous rappellent pourtant qu'une autre voie est possible. Avec leurs plus de 700 propositions différentes, ils témoignent de cette capacité citoyenne à penser collectivement l'avenir, à formuler des solutions concrètes face à l'adversité.
Restaurer le sens du possible démocratique implique de prendre soin du lien social, d'entretenir un milieu fait d'attentes mutuelles non réductibles au jeu de purs mécanismes concurrentiels. Cela suppose d'accompagner l'épanouissement effectif des citoyens dans les sphères de l'éducation, du travail, de l'habitat, de la culture, où se façonnent les mœurs. Cela appelle une responsabilité partagée entre sphère politique et société civile, gouvernants et gouvernés, pour qu'adviennent des citoyens participants et éclairés.
L'expérience des cahiers de doléances résonne donc particulièrement avec les principes du convivialisme qui prône la construction d'une société où prime la coopération sur la compétition destructrice comme le souligne souvent Patrick Viveret. Celle-ci repose sur un principe essentiel : « s'opposer sans se massacrer ». Elle postule qu'il est possible de former une communauté à la fois politique et discursive dans laquelle les adversaires ne sont pas vus comme des ennemis mais comme une condition nécessaire du débat démocratique. Face à « l'hystérisation des débats mis en scène par la machinerie médiatique », qui aboutit à ce que tout le monde soit « catalogué, étiqueté »7en fonction de ce qu'il est supposé être plutôt que de ce qu'il propose, le convivialisme en appelle à une autre façon de faire de la politique.
La lente émergence de ces cahiers de l'ombre constitue peut-être une opportunité de renouer avec une démocratie plus substantielle.
[1] Sciences Humaines. (2025). On a ouvert les cahiers de doléances. Ce qu'ont dit les Français. Les Grands Dossiers n°78, mars-avril-mai 2025. URL : https://www.scienceshumaines.com/publications/ouvert-les-cahiers-de-doleances-ce-quont-dit-les-francais
[2] Pour en savoir plus sur ce documentaire paru en 2023 : https://www.13prods.fr/les-doleances/
[3] Honneth, A. (2013). La lutte pour la reconnaissance. Gallimard. Paris. Caillé A. (2025), Avez-vous de la valeur ? Le Bord de l’Eau, Bordeaux.
[4] Sen, A. (2001). Un nouveau modèle économique : développement, justice, liberté. Editions O. Jacob. Paris
[5] Voir une illustration de ce lien entre organisation du travail et pratiques démocratiques dans Coutrot, T. (2024). Le bras long du travail : Conditions de travail et comportements électoraux. IRES. URL : https://ires.fr/publications/documents-de-travail-de-lires/n01-2024-le-bras-long-du-travail-conditions-de-travail-et-comportements-electoraux/
[6] Internationale convivialiste. (2020). Second manifeste convivialiste : pour un monde post-néolibéral Internationale convivialiste. Actes Sud. Arles
[7] Nouvel Obs. (2015). Et si on arrêtait de se média-bastonner ? Pour une pensée convivialiste https://www.nouvelobs.com/idees/20151022.OBS8166/et-si-on-arretait-de-se-media-bastonner-pour-une-pensee-convivialiste.html
12 mars 2025
Au mouvement Insoumis se retrouvent des pacifistes et des pacifiques. Les deux convergent sur une attitude concrète : la diplomatie avant tout. Et une haine lucide et réaliste de la guerre. En effet, j’ai déjà publié sur ce blog trois posts destinés à présenter de façon synthétique et regroupée mes arguments contre la nouvelle vague des partisans de l’économie de guerre et de la gesticulation anti-russe. Voici donc un quatrième post. Je le crois au moins aussi décisif que les trois autres dans ce registre. Il s’adresse plus spécialement aux Insoumis écolos, mais aussi à ceux qui sont toujours membres de EELV. Comment EELV a-t-il pu rompre avec le pacifisme et devenir « pro-Europe-de-la-guerre-mais-à-condition ». La guerre ne peut être qu’un désastre écologique irréversible. Je limite mon propos sur ce point à la vulnérabilité nucléaire de notre pays.
Toute guerre dépend pour finir du consentement des populations et de leur degré de certitude de l’utilité des combats où meurent leurs enfants. Cette fois-ci plus que jamais. Car les bourreurs de crânes n’ont pas l’intention de faire mesurer l’ampleur des dégâts qu’une guerre provoquerait de nos jours. Ce n’est pas nouveau non plus. À la veille de la guerre, Jaurès alertait sur la boucherie que serait la guerre mondiale. Mais les amis du déclenchement de la guerre de 1914 se gardaient bien de raconter ce qu’ils savaient sur les outils de guerre qui se déchaineraient de façon absolument nouvelle. Par exemple le gaz moutarde, la mitrailleuse, les chars et les bombardements aériens ou les canons géants type « grosse bertha ». Les officiers d’active et leurs chefs firent donc courir en pantalon rouge les vagues d’assaut de conscrits du début de la guerre. Ils se firent faucher par milliers en plein délire d’offensive à tout prix… Aujourd’hui les discours sur la guerre font comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo. Mais la guerre sur notre sol serait d’abord un désastre écologique irréversible. Cela à cause de la vulnérabilité du pays du fait de l’intensité de ses équipements en nucléaire civil.
Car le nucléaire en temps de guerre ce n’est pas seulement la bombe atomique. Le nucléaire civil est notre plus grande vulnérabilité Qui va dire combien la France est fragilisée du fait de ses installations nucléaires ? Ce sont des cibles connues et faciles à frapper. Faut-il rappeler qu’il y a chez nous 56 réacteurs nucléaires en fonctionnement ? Plus l’EPR de Flamanville en cours de démarrage ! De plus, comme ils sont directement reliés au système européen de fourniture d’électricité, ils constituent donc des objectifs de guerre supplémentaires pour l’ennemi. La France pourrait-elle survivre à la destruction de la centrale de Nogent, installée sur la Seine en amont de Paris ? Ou à un tir dans la vallée du Rhône où se trouve également l’industrie chimique du pays ? Ce n’est pas tout. À côté de ces centrales, il y a aussi 56 piscines de refroidissement de combustibles usés. Elles ne sont pas bunkerisées. La situation est donc pire qu’avec les centrales nucléaires qui sont exploitées en Ukraine. Car là-bas, celles-ci sont confinées sous une enceinte bétonnée. En France seule la piscine de combustible de Flamanville est protégée par une enceinte bétonnée !
Il y a pire encore : c’est l’usine de La Hague qui sert au retraitement du combustible usé dans les centrales françaises. Les combustibles usés, mais toujours radioactifs, y arrivent au terme de leur parcours. Ils sont stockés de un à trois ans d’abord dans les piscines de refroidissement construites à découvert à côté de chaque réacteur nucléaire. Puis ils sont transportés à La Hague. Le retraitement aboutit à une division du combustible usé en 95 % d’uranium de retraitement stocké à Tricastin. Mais surtout il reste encore 4 % de « déchets ultimes ». Ce sont les plus radioactifs. Ils sont vitrifiés et pour l’instant stockés sur place. Ce sont ceux-là que le gouvernement veut enfouir à Bure. Pour comparaison : il faudra davantage de temps pour que ces déchets se « refroidissent » qu’il n’y a eu de temps depuis l’apparition des premiers humanoïdes jusqu’à nous.
Le record du monde de matières radioactives sur un même lieu est en France ! C’est à La Hague. On y trouve notamment quatre piscines non bunkerisées où sont stockées 11 000 tonnes de combustibles usés ! Il y a aussi 82 tonnes de plutonium sous forme de poudre dans des bunkers. Et surtout la totalité des déchets de haute activité français stockés dans des puits de 30 mètres de profondeur. Le danger pour le site et ses environs n’est pas tout. Le procédé de retraitement à La Hague génère des transports dangereux dans toute la France. De plus, les matières fissiles transportées peuvent être récupérées pour des fins militaires. C’est le cas en particulier tous les convois de plutonium pour fabriquer le Mox. Mais avant tout, un impact de bombardement sur cette installation contaminerait tout l’hémisphère nord de la planète. Évidemment il rendrait toute vie humaine impossible dans tout le Nord de la France. Autant le savoir, cette usine n’est pas protégée contre les agressions externes, chute d’avion ou un acte de guerre. Cependant sa vulnérabilité a déjà été identifiée et prise en compte après les attentats de 2001 à New York contre les tours jumelles. Des missiles Crotale et des radars avaient été positionnés autour de La Hague pour protéger le site. Ils sont restés en place pendant 14 mois. Puis ils ont été ramenés lors d’une nouvelle alerte. Puis retirés, définitivement. Mais à côté de Cherbourg, un radar d’acquisition militaire est en construction pour couvrir l’usine de La Hague. Ce type de radar est nécessaire, car en cas de détournement d’un avion les terroristes coupent le transpondeur de l’avion. Il faut donc des radars pour détecter les masses métalliques volantes même muettes…
...
Nota : Pour argumenter l’alerte que je formule depuis le début de la guerre d’Ukraine sur la vulnérabilité nucléaire française, j’ai utilisé les données fournies par le discours de Pauline Boyer de Greenpeace à l’occasion de l’anniversaire de Fukushima place de la République à Paris auquel j’ai participé dimanche dernier.
Connu / TG le 18/03/26 à 11:30
30 mars 2026
Chaque semaine, l’Institut La Boétie dont Jean-Luc Mélenchon est co-président, édite une note intitulée « données et arguments ». Elle sert de référence pour les débats de formation dans les groupes d’action de La France insoumise. Cette note sera reproduite ici dans le but de documenter les mots d’ordre du mouvement et de permettre partout des débats argumentés.
Si l’on prend comme référence l’année de naissance de notre régime politique, la Ve République,, la France a connu d’importantes mutations sociologiques, économiques et même anthropologiques. C’est d’abord ce simple constat que recouvre le concept de « nouvelle France ». Il s’agit aussi d’un ensemble de groupes sociaux émergents, en pleine dynamique et particulièrement visés par le système économique et politique. Cette position fait d’eux la base possible pour la constitution d’un bloc de rupture capable de répondre aux aspirations de la « nouvelle France » dans son ensemble.
1 – La nouvelle condition humaine féminine
...
2 – La France brassée par la créolisation
...
3 – La jeunesse comme nouvelle condition sociale
...
4 – Une nouvelle classe ouvrière
...
5 – Le mode de vie urbain comme expérience commune
...
Conclusion :
S’il y a une « nouvelle France en soi », avec des caractéristiques, des positions sociales objectives communes, il y a aussi une « nouvelle France pour soi », c’est-à-dire comme sujet politique. C’est ainsi qu’il est possible d’interpréter l’importance prise, depuis une dizaine d’années, par les luttes féministes, antiracistes ou de certains – parfois nouveaux – secteurs du monde du travail. Fédérer les différents éléments de la nouvelle France, pour qu’ils sortent la France de l’ornière dans laquelle un capitalisme oligarchique et une Vème république sclérosée l’ont mise : c’est l’objectif de la stratégie de la Constituante.
La Colère des Sans Trains
Communiqué de presse du 25 mars 2026
Suite au succès du rassemblement de Limoges le 31 janvier dernier, le collectif La Colère des Sans Trains s'est configuré autour d'objectifs désormais nationaux, affirmant sa volonté de réunir des collectifs citoyens et des organisations pro
ferroviaires préoccupées par l'avenir du train dans tout le pays, le train moyen de transport écologique et structurant, essentiel à la vie dans les territoires.
L'action principale en ce premier semestre 2026 est de proposer aux parlementaires une série d'amendements relatifs à la loi-cadre sur le développement des transports qui sera présentée au sénat le 14 avril prochain. Ce projet de loi en effet, tel qu'il a été rédigé, ne laisse AUCUNE place au financement du train notamment les « trains du quotidien » pour les usagers habitant nos territoires ruraux. Avec l'aide des parlementaires sensibles à la mobilité de leurs citoyens, nous allons redonner sa place au ferroviaire.
...
Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.
Bernard Peuch Tél 06 87 46 45 36
Christian Roy Tél 06 95 45 18 28
Daniel Reynier Tél 06 19 57 49 05
Marc Gouttebroze Tél 06 60 61 76 66
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23 propositions d’amendements
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L’origine et les objectifs de la commission d’enquête sur nos dépendances numériques.
Numérique/s/
4 min ⋅ 24/03/2026
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À l'heure de la montée en puissance des régimes autoritaires, d’une offensive de l’extrême droite, de l'accélération des conflits et de la remise en cause du droit international, la maîtrise des outils numériques est devenu un enjeu démocratique, économique et géopolitique. Il est temps de sortir du déni de réalité quant à nos dépendances numériques, d’y faire face et d’arrêter de subir.
À l’initiative du groupe Écologiste et Social, une commission d’enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique a été créée le 3 février 2026. J’en suis la rapporteure.
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Connu / mel
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Sujet : Ce que nous vous devons
Date : Fri, 03 Apr 2026 16:39:33 +0000
De : Les Écologistes 🌻 contact@lesecologistes.fr
... Nicolas Bonnet siège à mes côtés pour le groupe écologiste et social. Et nous travaillerons ensemble jusqu’à la remise du rapport mi-juillet.
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Tr. de la petite note vocale: ... Philippe Latombe, député MODEM ...
Mag. Actualités 1h02 2026 Présenté par : Mouloud Achour Invités : Eric Cantona
L’ex-footballeur parle de sa passion pour la musique, de l'écriture de ses chansons à sa rencontre avec le groupe Oasis. Il se confie sur sa philosophie de vie, cherchant à devenir meilleur et à retrouver son innocence. Enfin, le chanteur témoigne sur l’hygiène de vie dans la carrière d'un sportif avant d’évoquer son meilleur et son pire souvenir dans le football.
Disponible jusqu'au 13/08
Connu / https://bsky.app/profile/esponagrine.bsky.social/post/3mital5rv2c2j
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@esponagrine.bsky.social
Cantona.
Il a raison.
Comme disait Vian:
S'il faut donner son sang,
Allez donner le vôtre,
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le président...
https://youtube.com/shorts/sQ3doxOQaHo?is=KoBrLDPT75s9Fbto
"Pas un de mes enfants n'ira à la guerre"
14:17 · 6 avr. 2026 - 1 repost 1 a aimé
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•Analyses Chine Conflits internationaux
3 Comments
par Mente Alternativa
En saignant à blanc l’arsenal américain grâce à des drones bon marché et des missiles à bas coût, l’Iran a involontairement écrit la stratégie dont la Chine a besoin pour vaincre son plus grand adversaire : la guerre en Iran a donné à la Chine la clé pour vaincre les États-Unis.
Dans une analyse qui circule avec l’urgence de documents que personne ne veut lire mais que tout le monde devrait étudier, Robert Kelly, professeur de relations internationales à l’Université nationale de Pusan, avance une thèse aussi dérangeante que lucide : la campagne militaire des États-Unis contre l’Iran a involontairement servi de terrain d’essai où la République populaire de Chine a pu observer en temps réel les vulnérabilités structurelles de son principal adversaire mondial.
Publié le 24 mars 2026 sur le site spécialisé 19FortyFive, l’article de Kelly soutient que le véritable héritage du conflit du Golfe ne sera pas la défaite ou l’épuisement de Téhéran, mais plutôt la transmission involontaire d’un «manuel» pratique sur la manière de combattre – et de vaincre – les forces armées américaines. La principale conclusion de cet universitaire est aussi élégante dans sa formulation que dévastatrice dans ses implications : le conflit a mis en lumière la fragilité d’un modèle militaire fondé sur un petit nombre de systèmes ultra-coûteux et technologiquement complexes, comparé à une stratégie reposant sur des armes bon marché, produites en masse et consommables. Et la Chine, contrairement à l’Iran, dispose des capacités industrielles et financières nécessaires pour transformer cette logique en une véritable menace existentielle.
...
caractère «exquis» de l’appareil militaire américain : une dépendance quasi pathologique à l’égard de systèmes d’armes exclusifs, extrêmement coûteux et difficiles à remplacer. Parmi eux, on peut citer les porte-avions à propulsion nucléaire, les chasseurs de cinquième génération tels que les F-22 et F-35, les missiles de croisière de précision et les systèmes de défense aérienne Patriot, dont les intercepteurs individuels coûtent plus de quatre millions de dollars.
En réponse, l’Iran a déployé une stratégie que les stratèges militaires qualifient d’«échange asymétrique» : des essaims de drones dont le coût unitaire est inférieur à cent mille dollars, des missiles balistiques de conception rudimentaire produits en masse, et des attaques massives conçues moins pour infliger des dommages proportionnels que pour contraindre l’adversaire à épuiser ses ressources les plus précieuses à un rythme insoutenable. Il en résulte une équation qui favorise les plus pauvres, mais aussi les plus patients : chaque intercepteur Patriot lancé contre un drone iranien représente un échange économique de quarante pour un, et chaque missile de défense aérienne épuisé constitue une ressource qui ne sera plus disponible lorsque la véritable menace se profilera à l’horizon.
...
Ndlr : corrobore ma propre analyse :-(
Noël Mamère le 29 janvier 2025 à Paris
Noël Mamère, le Vert : « L'écologie est un outil d'émancipation, pas une punition » - Vendredi 3 avril 2026 / La Terre au carré | France Inter
Candidat à la présidentielle en 2002, mais aussi maire de Bègles durant 28 ans, Noël Mamère a surtout développé sa conscience écologique dans les années 1970 auprès de Jacques Ellul et de Bernard Charbonneau.
Avec Noël Mamère, Député-maire écologiste de Bègles
Des années 1970 durant lesquelles Noël Mamère sera de tous les fronts avec son acolyte Pierre Lebaillif, tantôt dans des manifestations pour sauver la forêt des Arbailles dans les Pyrénées, contre l’autoroute du Pays basque ou encore contre Tcherno Blaye, la centrale nucléaire de Blaye. Il forge son terreau militant auprès également de figures comme José Bové. Il mène en parallèle de ses actions militantes sa jeune carrière de journaliste qui l'amène en 1977 à Antenne 2, et présente l'émission C’est la vie, première émission quotidienne d’une chaîne nationale traitant des questions d’environnement. Il présentera le 13 heures pendant cinq ans et l'émission "Résistances". Il se lance naturellement en politique à l'âge de 42 ans en devenant maire de Bègles, première commune de plus de 20 000 habitants à devenir une mairie écolo en 1989.
Des racines militantes forgées dans le Sud-Ouest
Né à Libourne le 25 décembre 1948, Noël Mamère retrace les origines de son engagement écologiste jusqu'à ses années universitaires à Bordeaux, en 1969, où il rencontre l'influence déterminante des philosophes Bernard Charbonneau et Jacques Ellul.
Ce dernier, son professeur à Sciences Po, lui transmet une vision globale de l'écologie, ancrée non pas dans la seule défense de l'environnement, mais dans une réflexion profonde sur la liberté et l'autonomie humaine. « Exister, c'est résister », résume-t-il en citant la devise d'Ellul.
C'est aussi à cette époque que le jeune journaliste à l'ORTF Bordeaux mène ses premiers combats contre les projets d'aménagement de la côte aquitaine. Une trajectoire qui le conduira, en 1989, à devenir maire de Bègles, puis candidat des Verts à l'élection présidentielle de 2002, où il réalise le meilleur score jamais obtenu par un écologiste avec 5,25 % des voix.
Une écologie sociale et radicale, face à ses adversaires
Face aux critiques — notamment celle de Philippe de Villiers qui dénonce une « écologie punitive » et « carcérale » —, Noël Mamère oppose une vision diamétralement opposée : « L'écologie, c'est un outil d'émancipation, un outil de libération. »
Il insiste sur le lien indissociable entre justice sociale et enjeux environnementaux, et rappelle que les premières victimes du dérèglement climatique sont aussi les plus précaires. Il pointe les dérives du développement non contrôlé de l'intelligence artificielle — gourmande en ressources naturelles, en eau et en énergie —, ainsi que des projets comme les élevages industriels de saumon ou les data centers, qu'il juge contraires aux valeurs écologistes, même lorsqu'ils sont soutenus par des élus se réclamant de l'écologie.
Une gauche en « soins palliatifs » face à la montée de l'extrême droite
Lucide et préoccupé par la situation politique, Noël Mamère dresse un tableau sombre de la gauche française, qu'il décrit comme étant « en soins palliatifs », incapable de proposer un horizon clair face à la progression du Rassemblement National. « Si nous voulons que faire front et barrage à cette extrême droite, il faut que la gauche se réveille, qu'elle arrête d'aller chercher vers le centre-droit qui n'est plus autonome, qui vote aujourd'hui à droite. Il faut aussi que la gauche ait un programme. » analyse-t-il.
À écouter
Plutôt la fin du monde que la fin du capitalisme ?
La Terre au carré
35 min
Il critique Jean-Luc Mélenchon, « l'un des hommes politiques les plus cultivés du personnel politique français », mais craint qu'il devienne « l'idiot utile de l'extrême droite » en raison de ses dérapages, tout en distinguant le chef de LFI de son électorat — jeune, non antisémite — qu'il faudrait, selon lui, rallier sur des « bases universalistes et antiracistes ».
Pour l'ancien journaliste, la transformation de la société passera nécessairement par un mot encore tabou : le renoncement : « Il faut le faire de manière consentie et démocratique, qu'on choisisse ensemble ce qu'on considère comme superflu », plaide-t-il, convaincu que sans cela, ce sont des « sociétés militarisées et de surveillance » qui imposeront ces choix à notre place.
Ses livres :
Les Terrestres - aux éditions du Faubourg (nouvelle éditions 2025) Raphaelle Macaron & Noël Mamère
L'écologie pour sauver nos vies - Editions Les Petits matins (2020)
Mes vertes années - Fayard Ed 2002 - Noël Mamère avec Claire Baldewyns
La Fracture humaine - Seuil ed. 2002 - Noël Mamère avec Patrick Fabriaz
Références Écologie politique Environnement Biodiversité Écologie
...
Ndlr : comment trouver le maire LFI exemplaire, acter que JLM cultivé mais que la gauche soit en soins paliatifs ?
En d'autres termes, c'est quoi la gauche pour lui ?
LFI en fait-il partie ?
Son programme LAEC est-il à la hauteur de sa vision à lui de l'écologie ?
dommage que ces questions ne lui aient pas été posées Approfondir ACT
Connu / TG le 26/03/26 à 13:02
Connu / TG le 23/03/26 à 16:00
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Dimanche 29 mars - Mobilisation contre le Projet du Mega canal Seine Nord Europe
Avec le GL de Lille, nous participerons à une journée de soutien aux expulsée-e-s du Méga Canal à Longueil-Annel.
Avril 2026 marque en effet le début du rebouchage de la vieille Oise, la rivière qui a donné son fleuve au département, et qui accueillait plusieurs péniches depuis des décennies. A travers une marche de soutien et des prises de paroles, cette journée de mobilisation entend alerter la population sur les ravages du Méga Canal.
° Pour participer avec GP IdF, rejoindre le groupe -> https://t.me/+...
° Toutes les informations sur le méga canal -> https://linktr.ee/megacanalnonmerci
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24 min restantes
Entendez-vous l'éco ?
Par Aliette Hovine
Adrien Bilal est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026. Ses travaux portent notamment sur l'impact économique du réchauffement climatique.
Avec Adrien Bilal, Professeur assistant à l'Université Stanford, lauréat du Prix du meilleur jeune économiste 2026
Adrien Bilal, 35 ans, est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026, décerné par le journal Le Monde et le Cercle des économistes. Après un parcours universitaire en France, il poursuit son cursus aux Etats-Unis, où il est désormais professeur assistant à l'Université Stanford.
Effets macroéconomiques du réchauffement climatique : passer à l'échelle globale
Dans un article co-écrit avec Diego Känzig, Adrien Bilal montre qu'un réchauffement d'un degré supplémentaire à l'échelle planétaire entraîne une chute de l'ordre de 20% du PIB mondial. Un résultat auquel il aboutit en s'appuyant sur les sciences du climat, et en dépassant le seul facteur de la température locale : "les sciences du climat nous expliquent que le changement climatique, c'est une transformation extrêmement profonde du système climatique. Et elle n'a pas forcément tout à voir avec le fait qu'il fasse chaud chez vous aujourd'hui. Et donc, nous avons essayé d'incorporer ces idées-là à l'analyse économique, ce qui nous a fait arriver à ce chiffre de plus de 20% de pertes de PIB par degré de réchauffement".
Les mathématiques au service de la recherche sur le réchauffement climatique
Au-delà de mobiliser les sciences du climat, Adrien Bilal intègre de nouveaux outils mathématiques dans la recherche économique sur le réchauffement climatique, qui était jusqu'ici assez peu mathématisée. Celui qui a commencé sa formation par l'étude des mathématiques et de la physique s'inspire notamment "de ce que beaucoup de chercheurs en mathématiques français font, et qu'on appelle les jeux à champ moyen". Une démarche qui permet "d'incorporer des effets très granulaires, par exemple au niveau des comtés américains, des vagues de chaleur, des tempêtes côtières, afin d'analyser vraiment comment l'économie s'adapte aux impacts climatiques". Le lauréat précise tout de même que mobiliser les mathématiques est une manière parmi d'autres de devenir économiste : "on n'a pas besoin d'aller écouter des séminaires sur les jeux à champ moyen pour devenir économiste. Il y a plein de façons différentes de faire de l'économie, et elles ont toutes énormément de valeur".
Pour aller plus loin
- Adrien Bilal et Diego Känzig : The Macroeconomic Impact of Climate Change: Global Versus Local Temperature Ouverture dans un nouvel onglet (The Quarterly Journal of Economics, 19 février 2026)
Références sonores
- Emmanuel Fahri dans "Les carnets de l'économie" sur France Culture, le 3 juin 2013
William Nordhaus Ouverture dans un nouvel onglet, lauréat du prix Nobel d'économie, en 2020
Références Croissance économique Économie Sciences et Savoirs Environnement Climat
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Bataille des OS mobiles : Peut-on vraiment échapper à Google et Apple ? 📱🛡️
Qu'est-ce qu'une tech de haute qualité éthique et comment reprendre le contrôle de sa vie privée sans sacrifier ses applications quotidiennes ? 🚀 Dans ce nouvel épisode de La French, Steeve, JB et Mehdi reçoivent Gaël Duval, pionnier de l'open source et fondateur de Mandrake Linux, pour décoder l'avenir de notre indépendance numérique.
En 2026, le constat est brutal : nos smartphones sont devenus des forteresses publicitaires où chaque geste est traqué (jusqu'à 12 Mo de données perosnnelles envoyées par jour à des applis tierces). Pour contrer ce duopole, Gaël Duval a lancé le mouvement de la "Tech Bio" : une technologie sans "additifs", sans trackers cachés, transparente et souveraine.
Dans cette vidéo, on analyse comment Murena et /e/OS réussissent là où Microsoft et Mozilla ont échoué. On décrypte les coulisses de l'ingénierie logicielle derrière la "dé-Googlisation" d'Android : l'utilisation de MicroG pour maintenir la compatibilité des apps, le nettoyage des couches bas niveau (DNS, NTP, Connectivity Check), et l'outil Advanced Privacy pour bloquer les trackers et simuler sa localisation GPS.
Enfin, on débat de l'impact des nouvelles réglementations européennes (DMA) et du défi de l'intelligence artificielle locale : peut-on faire tourner des modèles puissants directement sur nos téléphones pour garantir une confidentialité totale ? 🤖
📍 Chapitrage de l'épisode
00:00 - Introduction : Vers une "Tech Bio" en 2026 ? Le constat sur nos smartphones devenus des forteresses publicitaires et la naissance d'un mouvement technologique plus sain.
01:08 - Le Quiz "Questions pour un Champion" Un petit jeu pour deviner l'invité mystère : pionnier du logiciel libre et créateur d'une distribution légendaire.
03:13 - L'épopée Mandrake Linux et l'esprit de résistance Retour sur le succès phénoménal de Mandrake, les débuts sur Minitel et la vision de Gaël Duval pour un numérique indépendant.
21:56 - Pourquoi les alternatives (Firefox OS, Windows Phone) ont échoué Analyse de la "guerre des OS" et le défi majeur de la compatibilité avec les applications quotidiennes.
34:35 - Ingénierie de la "Dé-Googlisation" : Comment fonctionne /e/OS Le nettoyage des couches bas niveau d'Android (DNS, NTP) et l'utilisation de MicroG pour garder ses applis sans Google.
48:22 - 12 Mo de données volées : Le bouclier Advanced Privacy Comment bloquer 160 000 trackers, simuler sa localisation GPS et reprendre le contrôle sur l'espionnage de masse.
01:00:43 - Souveraineté européenne, DMA et le futur des OS mobiles L'impact des réglementations européennes, le cas HarmonyOS de Huawei et la fragmentation des OS de TV.
01:13:25 - IA sur smartphone : Confidentialité totale ou gouffre énergétique ? Peut-on faire tourner des modèles d'IA en local sans sacrifier la batterie ou envoyer ses données dans le cloud?
39:00 terminer ACT
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Croissance infinie vs Monde fini : L’IA va-t-elle nous faire sombrer ou nous sauver ? 🌍⛏️
Peut-on continuer à innover sans limites dans un monde aux ressources physiques épuisables ?
🚀 Dans ce nouvel épisode de La French, Steeve, JB et Mehdi reçoivent Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de référence sur les "low-tech", pour confronter nos rêves de grandeur technologique à la dure réalité de la géologie et de la thermodynamique.
Alors que l’on nous promet l'IA généralisée, des gains de productivité exponentiels et des data centers dans l'espace , le constat de Philippe Bihouix est sans appel : la croissance exponentielle se heurte à un mur physique. 2% de croissance par an à partir de maintenant pendant 1 500 ans, c’est arriver à consommer un soleil entier par an. Encore 1 500 ans de plus, et c’est consommer toutes les étoiles d’une galaxie.
Dans cette vidéo, on décrypte le débat entre les "Cornucopiens" (Bezos, Musk), qui voient l'abondance par la technologie , et les partisans des limites qui prônent une technologie plus sobre et résiliente. La "High-Tech" est-elle une solution ou une fuite en avant ? 🤖
Sommaire de l'épisode
00:00 - Introduction et présentation de Philippe Bihouix Lancement de l'épisode avec l'un des pionniers de la réflexion sur la fin des métaux et auteur de la BD Ressources.
04:54 - Le rêve spatial de Jeff Bezos vs la physique Analyse des stations orbitales et de l'idée d'envoyer les industries polluantes dans l'espace pour protéger la Terre.
11:12 - Le piège de l'exponentielle : 2% par an vers l'impossible Le calcul mathématique : comment un petit taux de croissance mène à consommer une galaxie entière en 3 000 ans.
17:19 - L'histoire des limites : Du Club de Rome au pari Ehrlich-Simon Retour sur les alertes des années 70 et le célèbre pari sur le prix des métaux qui a faussé notre perception de l'abondance.
35:54 - La réalité matérielle : Le sac à dos écologique du smartphone Pourquoi la dématérialisation est un mythe : pour 200g de téléphone, il faut mobiliser 150kg de matière et d'énergie.
49:53 - Le facteur 10 : Vers une ingénierie de la sobriété Comment réduire nos besoins par 10 grâce à la modularité, la réparabilité et la mutualisation des réseaux.
1:14:04 - Le stade du "Good Enough" et conclusion Le ralentissement de l'innovation perçue (smartphones, réseaux) et la recherche de la "simplicité volontaire" en technologie.
Le petit plus de l'expert : On a tendance à oublier que pour extraire quelques milligrammes d'or pour nos puces, il faut remuer des dizaines de kilos de roche avec des produits chimiques "dégueulasses". C'est moins sexy qu'une voiture volante, mais c'est la base de notre stack technologique.
Est-ce que vous pensez que le concept du "Good Enough" (le fait que nos vieux appareils suffisent largement à nos besoins) va enfin tuer l'obsolescence programmée ? On en discute en commentaires !
40:00 terminer ACT
Écrit par Fabienne Béranger - Publié le 18/03/2026 à 06h15
Mis à jour le 18/03/2026 à 13h22
Temps de lecture : 5 MN - Pays de la Loire
Le chef de l'État fait le déplacement ce mercredi 18 mars sur le site Naval Group de Nantes-Indret. Emmanuel Macron visitera le site sur lequel a débuté la construction du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG). Deux rassemblements sont organisés à l'appel de la CGT contre ce projet.
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sur le site Naval Group à Indret, au sud de Nantes.
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accueilli à 15h10 par Pierre-Eric Pommellet, le Président-Directeur Général de Naval Group
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À lire aussi :
Construction du futur porte-avions. La ville de Saint-Nazaire a-t-elle les reins assez solides pour accueillir un tel chantier ?
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Une "propagande guerrière" dénoncée par la CGT
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le budget annoncé de ce futur porte-avions est conséquent : 10 milliards d'euros.
"On trouve de l'argent tout d'un coup pour la guerre, pour l'industrie de l'armement, alors que nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics sont attaqués de toutes parts", argumente Ronan Lherbier, secrétaire général de la CGT 44. Pour le syndicaliste, une voie plus pacifiste devrait être envisagée et proposée.
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"Alors que nos hôpitaux, nos écoles et tous nos services publics sont exsangues, alors que nous n’avons aucun plan pour une industrie à la hauteur de l’urgence sociale et environnementale, alors que notre sécurité sociale, conquise du Conseil national de la Résistance, est attaquée chaque jour, l’argent public pleut pour l’industrie de l’armement et surtout pour leurs actionnaires, qui eux aussi sont des profiteurs de guerre", s’indigne la CGT de Loire-Atlantique dans un communiqué.
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Proche et Moyen-Orient — Analyse
Le Parlement israélien instaure « un régime de peine capitale raciste »
Par 62 députés contre 48 et malgré les vives indignations que suscite le texte, la Knesset a voté lundi 30 mars une loi qui instaure la peine de mort pour les coupables – uniquement palestiniens – de meurtre « terroriste ».
Rachida El Azzouzi - 31 mars 2026 à 08h19
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pour des infractions similaires liées au terrorisme, Palestinien·nes et Israélien·nes ne subiront pas le même traitement. Les premiers, confrontés de manière disproportionnée aux accusations de « terrorisme », risqueront la vie quand les seconds ne seront passibles que de peine de prison. Et encore, s’ils venaient à être poursuivis, car comme le constatent dans un communiqué conjoint les ONG HaMoked, Adalah, le Comité contre la torture israélien et Physicians for Human Rights : « Les partisans du projet de loi soulignent explicitement qu’“il n’existe pas de terroriste juif”. »
Pensée pour s’appliquer exclusivement aux Palestinien·nes, qu’ils et elles soient à Gaza, en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est ou résidant·es d’Israël, la loi augure d’« un régime de peine capitale raciste », alertent ces quatre associations de défense des droits humains.
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