Auteur Sébastien Barot Chercheur en écologie, IEES-Paris, vice-président du conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), Institut de recherche pour le développement (IRD)
Déclaration d’intérêts Sébastien Barot a reçu des financements de l'ANR.
Partenaires
Institut de Recherche pour le Développement (IRD) apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.
Un avantage à travailler sur les vers de terre est que tout le monde pense les connaître ! Mais cela n'empêche pas que ces humbles travailleurs du sol sont toujours un sujet de recherche, notamment pour comprendre quels sont les mécanismes divers et compliqués qu'ils mettent en oeuvre pour agir sur les sols et les plantes.
Ver de terre endogé (Allolobophora icterica) Auteur, Author provided
Rappelons tout d'abord qu’il existe une grande diversité d’espèces de vers de terre (environ 6000 mais moins de la moitié a été décrite par les scientifiques). On classe ces espèces en trois groupes écologiques : les épigés qui vivent au-dessus du sol dans les feuilles mortes et s’en nourrissent; les endogés qui vivent dans le sol et se nourrissent de la matière organique morte qu’il contient, et les anéciques qui vivent dans le sol mais se nourrissent des feuilles mortes à la surface du sol.
Ingénieurs de l'écosystème
Clés : agriculture biodiversité sols biomasse
6 442 ont signé.
/ Collectif de citoyens et écologistes des rives du Rhône a lancé cette pétition adressée à Pascal Mailhos, Préfet du Rhône et de la région Auvergne Rhône Alpes et à 12 autres
L’île de la Table Ronde est la plus grande forêt alluviale d’un seul tenant du sud-est de la France. C’est un écrin de verdure au sud de la Métropole de Lyon, le long de la vallée de la chimie. Depuis 1999, sous l’impulsion des habitants, pouvoirs publics et collectivités territoriales, pour la première fois en Europe, ont uni leurs efforts pour restituer un espace de vie et de nature à une portion du fleuve Rhône.
Une biodiversité exceptionnelle, des mammifères (loutre, castor) aux plantes rares (orchidées), a peu à peu repris ses droits dans cet espace protégé UNIQUE… faisant de ces milieux alluviaux humides un espace naturel d’exception.
...
déplacement, entre autre, d’une pépinière de 20 hectares, pour éviter l’exposition de son personnel (PPRT Vallée de la Chimie, un des plus importants de France qui intègre les risques générés par 10 sites SEVESO).
La solution de facilité et de rapidité, retenue par les services de la préfecture et de la Métropole, consiste à implanter la pépinière un peu plus au sud de part et d’autre de la route reliant les deux ponts de Vernaison et de Solaize. L’implantation se fera sur des réserves foncières, sur ce même site où nos impôts ont été pleinement utilisés pour permettre à la forêt de s’épanouir. Là encore où, en 1992, le préfet du Rhône expliquait à d’autres aménageurs l’impossibilité d’installation (risques d’inondation, notamment) sur cet espace.
Comment imaginer la compensation écologique, rendue obligatoire par la loi, de plusieurs hectares de forêt alluviale centenaire et de zones humides ? Aucun écologue ne prendrait le pari d’y parvenir. Toutefois une étude d’impact a été commandée et n’a toujours pas été rendue publique.
... ->
demandons
aux élus riverains, à la Métropole de Lyon et au Préfet du Rhône :
D’étudier sérieusement d’autres sites de relocalisation de la pépinière Chapelan.
Que soit rendue publique l’étude d’impact sur les espaces naturels.
Que soit rendue publique l’étude d’impact sur les activités du SMIRIL.
Mises à jour
Les voeux du Maire de Vernaison, André Vaganay !
Le Maire de Vernaison, André Vaganay a sa conception tout à lui de prétendre que l'île de la Table ronde sera préservée !
...
Collectif de citoyens et écologistes des rives du Rhône
il y a 4 semaines
ndlr :
- connu / https://twitter.com/cheissoux/status/1097598385983500289
- lire aussi articlede reporterre https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?x25FyA
- voir l'avis de l'entreprise : https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?4SXeBw
=>
confronter, questionner ACT
Méconnue et d’une grande richesse écologique, la plus vaste forêt alluviale du sud-est de la France se déploie aux portes de Lyon. Reporterre vous fait visiter cet écosystème en partie insulaire qui soit son originalité aux inondations et aux crues du Rhône.
Vernaison (Rhône), reportage
Les habitants des bords de l’eau pataugent. Mardi 23 janvier à 20 h, plus de vingt départements étaient en vigilance orange pour « risque de crue génératrice de débordements importants », et cinquante en vigilance jaune. A Paris, le niveau de la Seine devrait atteindre 5,70 mètres jeudi matin, et la SNCF a d’ores et déjà annoncé l’arrêt du RER C et la fermeture de sept stations. La faute à des pluies cinq fois plus abondantes que d’habitude, qui font de ce début d’année 2018 le deuxième mois de janvier le plus pluvieux depuis 1900, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.
Mais les crues ne servent pas seulement à embêter les usagers de transports en commun. « Ce sont des perturbations naturelles qui permettent de maintenir des milieux pionniers en bord de rivière et évitent que la forêt n’envahisse tout, souligne Maxime Zucca, chargé de mission naturaliste à Natureparif. Différentes zones de la rivière présentent des écosystèmes différents en fonction du régime de crue : forêt alluviale quand elles sont modérées, prairies alluviales quand elles sont plus fortes. »
Chacun de ces milieux accueille un cortège d’espèces très dépendantes de ces flux et reflux d’eau douce. « Par exemple, les brochets se reproduisent dans les prairies alluviales en période de crue, là où les autres poissons ne vont pas qui pourraient dévorer leurs alevins », illustre le naturaliste.
Malheureusement, avec l’artificialisation des cours d’eau, ces écosystèmes gorgés d’eau deviennent rares et précieux. À tel point que les gestionnaires d’espaces naturels tentent de les recréer manuellement à l’aide de tractopelles. Reporterre vous emmène en balade dans une forêt alluviale naturelle exceptionnelle, près de Lyon.
...
ancienne saulaie qui s’étendait auparavant sur des kilomètres avant que l’urbanisation n’ait progressivement eu raison d’elle. Ce qui caractérise une forêt alluviale, « ce ne sont pas des bois durs, comme les chênes ou les hêtres de 500 ans. Il s’agit plutôt de bois tendres, des bois d’eaux, fragiles : peuplier, saule, frêne, etc. Dès qu’il y a un coup de vent [à partir de 62 km/heure, selon l’échelle de Beaufort], les premières branches commencent à tomber, explique Clément Cognet. La production de bois mort est ainsi bien supérieure à celle d’une forêt normale ».
...
« C’était la première fois en Europe qu’on redonnait vie à un fleuve »
... Une lône désigne, d’abord régionalement, un bras de fleuve qui se perd dans la terre et dont le rôle est primordial à la gestion des crues et à la biodiversité. « On a redonné vie au Rhône en 1989.
...
« On va aller détruire un espace naturel riche pour faire des pépinières en pots » ... Et Vincent Gaget de conclure : « On a sauvé cet espace en 1989. En 1992, on l’a sauvé une seconde fois [d’un projet de golf]. On a créé un syndicat pour gérer un territoire qui a de l’intérêt pour le périurbain lyonnais, et pour la biodiversité en général. Aujourd’hui, on nous dit qu’on a encore besoin d’étendre le système économique...
Lire aussi : « Les inondations sont bénéfiques pour la biodiversité et contre la sécheresse » https://reporterre.net/Les-inondations-sont-benefiques-pour-la-biodiversite-et-contre-la-secheresse
French translation by Evelyne Balteau. Reviewed by eric vautier.
Share this idea
DetailsAbout the talk
Transcript8 languages
Reading ListFurther learning
FootnotesNotes + references
Comments (74)Join the conversation
In this passionate call to action, 16-year-old climate activist Greta Thunberg explains why, in August 2018, she walked out of school and organized a strike to raise awareness of global warming, protesting outside the Swedish parliament and grabbing the world's attention. "The climate crisis has already been solved. We already have all the facts and solutions," Thunberg says. "All we have to do is to wake up and change."
This talk was presented to a local audience at TEDxStockholm, an independent event. TED's editors chose to feature it for you.
About the speaker
Greta Thunberg · Climate activist
Greta Thunberg is a Swedish climate activist.
Take Action
participate
Wherever you are, no matter your age, join me in my climate strike. Sit outside your parliament or local government building every Friday until your country is on a safe pathway to being well below the two-degree Celsius warming target.
Transcription :
A l'âge de 8 ans environ, j'ai entendu parler pour la première fois de changement climatique ou réchauffement climatique. Apparemment, c'était quelque chose que les humains avaient créé de par leur manière de vivre. On me disait d'éteindre les lumières pour économiser l'énergie, et de recycler le papier pour économiser les ressources. Je me rappelle avoir pensé que c'était vraiment étrange que les humains, qui sont une espèce animale parmi d'autres, soient capables de changer le climat de la Terre. Car si nous le pouvions, et si cela était réellement en train de se passer, nous ne parlerions que de cela. Dès qu'on aurait allumé la TV, tout aurait été consacré à ce sujet. Gros titres, radio, journaux, vous n'auriez jamais pu lire ou entendre quoi que ce soit d'autre, comme si une guerre mondiale faisait rage. Mais personne n'en parlait jamais. Si brûler des combustibles fossiles était mauvais au point de menacer notre existence, comment pouvions-nous continuer à le faire ? Pourquoi n'y avait-il aucune restriction ? Pourquoi n'était-ce pas déclaré illégal ?
Pour moi, cela n'avait aucun sens. C'était trop irréel. De sorte qu'à 11 ans, je suis tombée malade. Je suis tombée en dépression, j'ai arrêté de parler, et j'ai arrêté de manger. En deux mois, j'ai perdu environ 10 kilos. Par la suite, j'ai reçu le diagnostic de syndrome d'Asperger, TOC et mutisme sélectif. Cela signifie que je ne parle que lorsque je pense que c'est nécessaire - comme c'est le cas maintenant.
(Applaudissements)
Pour ceux d'entre nous qui en sont, quasiment tout est blanc ou noir. Nous ne sommes pas très doués pour mentir, et en général, nous n'aimons pas prendre part à ce jeu social que le reste d'entre vous semblent tant apprécier.
(Rires)
Je pense qu'à bien des égards, nous, autistes, sommes normaux, et le reste des gens sont franchement étranges,
(Rires)
surtout quand il s'agit de la crise du développement durable, où tout le monde répète que le changement climatique est une menace pour notre existence et le problème le plus important de tous, et pourtant continue de se comporter comme si de rien n'était. Je ne comprends pas cela, car si les émissions doivent s'arrêter, alors nous devons arrêter les émissions. Pour moi, c'est blanc ou noir. Il n'y a pas de niveaux de gris lorsqu'il s'agit de survie. Soit nous continuons notre route en tant que civilisation, soit on s'arrête. Nous devons changer.
Les pays riches comme la Suède doivent commencer à réduire leurs émissions d'au moins 15% chaque année. Et cela pour rester en deçà du réchauffement-cible de 2°C. Cependant, comme le GIEC l'a démontré récemment, viser un objectif de 1,5°C réduirait significativement les impacts climatiques. Mais nous ne pouvons qu'imaginer ce que cela signifie en termes de réduction d'émissions. Vous penseriez que les media et chacun de nos dirigeants ne parleraient que de cela, mais ils ne le mentionnent même pas. Pas plus que quiconque ne mentionne jamais les gaz à effet de serre déjà piégés dans le système. Ni le fait que la pollution de l'air camoufle un réchauffement tel que lorsque nous cesserons de brûler les combustibles fossiles, nous aurons déjà atteint un niveau de réchauffement de 0,5 à 1,1°C. Pas plus ne parle-t-on du fait que nous sommes au milieu de la 6ème extinction de masse, avec plus de 200 espèces qui disparaissent chaque jour, que le taux d'extinction est aujourd'hui entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qui est considéré comme normal. Et presque personne ne parle de l'aspect d'équité ou de justice climatique, pourtant clairement spécifiés partout dans l'Accord de Paris, et absolument nécessaires pour que cela fonctionne à l'échelle mondiale. Cela signifie que les pays riches doivent atteindre le niveau de zéro-émission d'ici 6 à 12 ans, vu le taux actuel d'émission. Et cela pour que les pays plus pauvres puissent avoir une chance d'améliorer leur standard de vie en construisant certaines des infrastructures que nous avons déjà construites, telles que routes, écoles, hôpitaux, eau potable, électricité, etc. Car comment pouvons-nous attendre de pays comme l'Inde ou le Nigeria qu'ils se préoccupent de la crise climatique si nous, qui avons déjà tout, ne nous en préoccupons pas même une seconde, ni ne nous préoccupons de nos engagements vis-à-vis de l'Accord de Paris ?
Alors, pourquoi ne réduisons-nous pas nos émissions ? Pourquoi sont-elles en réalité toujours en train d'augmenter ? Sommes-nous, sciemment, en train de causer une extinction de masse ? Sommes-nous malfaisants ? Non, bien sûr que non. Les gens continuent de faire ce qu'ils font car la vaste majorité d'entre eux n'a pas la moindre idée des conséquences réelles de notre vie de tous les jours, et ils ne savent pas qu'un changement rapide est requis. Nous pensons tous savoir, et nous pensons tous que chacun sait, mais en réalité, nous n'en savons rien. Car comment pourrions-nous savoir ? S'il y avait réellement une crise, et si cette crise était causée par nos émissions, on devrait voir au moins quelques signes. Pas seulement des villes inondées, des dizaines de milliers de morts, et des nations entières réduites à des entassements d'immeubles détruits. On devrait voir des restrictions. Mais non. Et personne n'en parle. Il n'y a ni réunions d'urgence, ni gros titres à la une des journaux. Personne ne se comporte comme si nous étions en crise. Même la plupart des scientifiques climatologues ou politiciens verts continuent de voler autour du globe, mangeant viande et produits laitiers. Si je vis jusque 100 ans, je serai vivante en l'an 2103. Lorsqu'on pense au futur aujourd'hui, on ne pense pas au-delà de 2050. D'ici-là, je n'aurai, au mieux, pas même vécu la moitié de ma vie.
Que se passe-t-il ensuite ? En 2078, je célébrerai mon 75ème anniversaire. Si j'ai des enfants ou des petits-enfants, peut-être passeront-ils ce jour-là avec moi. Peut-être qu'ils me questionneront à votre sujet, vous, les gens qui étiez là en 2018. Peut-être me demanderont-ils pourquoi vous n'avez rien fait, alors qu'il était encore temps d'agir. Ce que nous faisons ou non maintenant affectera ma vie entière et les vies de mes enfants et petits-enfants. Ce que nous faisons ou non maintenant, ma génération et moi ne pourrons pas le défaire dans le futur. De sorte que, lorsque l'école a démarré en août cette année, j'ai décidé que c'en était assez. Je me suis assise devant le parlement suédois. J'ai fait la grève de l'école, pour le climat. Certaines personnes disent que je devrais plutôt être à l'école. Certaines personnes disent que je devrais étudier et devenir climatologue pour « résoudre la crise climatique ». Mais la crise climatique est déjà résolue. Nous connaissons déjà tous les faits et solutions. Tout ce que nous avons à faire, c'est nous réveiller et changer. Et pourquoi devrais-je étudier pour un futur qui bientôt ne sera plus, alors que personne ne fait quoi que ce soit pour le sauver ? Et à quoi bon apprendre des faits dans ce système scolaire, quand les faits les plus importants, établis par la science la plus fine issue de ce même système scolaire, n'ont clairement aucune importance pour nos politiciens et notre société ? Certaines personnes disent que la Suède n'est qu'un petit pays, et que ce que nous faisons n'a aucune importance. Mais si quelques enfants parviennent à faire la une des journaux dans le monde, simplement en arrêtant d'aller à l'école pendant quelques semaines, imaginez ce que nous pourrions faire tous ensemble si nous le voulions !
(Applaudissements)
Nous arrivons presque à la fin de mon temps de parole, et c'est le moment que les gens choisissent généralement pour parler d'espoir, panneaux solaires, éoliennes, économie circulaire, etc. Mais je ne vais pas faire cela. Nous avons eu 30 ans de discours d'encouragement, vendant à bon marché des idées positives. Et je suis désolée, mais ça ne marche pas. Car si cela avait marché, les émissions auraient déjà diminué. Elles n'ont pas diminué. Et oui, nous avons besoin d'espoir. Bien sûr que nous en avons besoin. Mais plus encore que d'espoir, nous avons besoin d'action. Une fois que nous nous engageons dans l'action, l'espoir est partout.
Donc plutôt que chercher l'espoir, cherchez l'action. Alors, et alors seulement, l'espoir viendra.
Aujourd'hui, nous utilisons 100 millions de barils de pétrole chaque jour. Il n'y a pas de politique pour changer cela. Il n'y a pas de règles pour garder le pétrole dans le sol. Donc nous ne pouvons sauver le monde en suivant les règles, car les règles doivent être changées.
Tout doit changer, et cela doit commencer aujourd'hui.
Merci.
(Applaudissements)
Voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ktUflQ
AFB Biodiversité @AFBiodiversite 1 hil y a 1 heure
Hier, 18 dec. 2018 à Paris, 2e #ForumBiodiversiteEconomie : au micro, Marc Barra, écologue à l’Agence régional de la biodiversité ÎdF (@ARB_IDF), #biodiversité #economie @epe_asso @Min_Ecologie @lecese @CaissedesDepots @AssoOree @bl_evolution @MBarra_Biodiv
1:17 / 1:17
0 réponse 0 Retweet 4 j'aime
ndlr :
- encore un qui parle d'accompagnement en incluant son expertise qu'il prodigue aux entreprises :-(
5 minutes
Guillaume Meurice s'est rendu au forum biodiversité et économie où il a notamment rencontré François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire.
L'équipe
Guillaume Meurice Chroniqueur
Mots-clés : Humour réchauffement climatique COP24 (Conférence pour le climat 2018) écologie
connue /
https://twitter.com/MaximCombes/status/1074777105601314817
"
Maxime Combes @MaximCombes 4 hil y a 4 heures
Au #ForumBiodiversiteEconomie on récompense
➡️ @Lafarge
➡️ @GroupeBouygues
➡️ @EDFofficiel
➡️ @FNSEA
➡️ @Medef
pour leur action en matière de #Biodiversité
A écouter : l'excellent @GMeurice leur a rendu visite : https://www.youtube.com/watch?v=h_FQZ2FM8v4 …
OREE, Sne-FSU Biodiversité, Amis de la Terre FR et 7 autres
2 réponses 14 Retweets 16 j'aime
"
...
aujourd’hui le hiatus devient trop grand entre la stratégie électorale de conquête du pouvoir et l’accélération de phénomènes susceptibles de provoquer un effondrement à la fois écologique et social à l’échelle mondiale.
Climat, biodiversité, montée des extrémismes, des inégalités, dévissage culturel, mondialisation des échanges et contrôle des algorithmes, la vulnérabilité de nos sociétés est de plus en plus critique. Et ce sont toujours les mêmes qui sont sous le joug, de plus en plus exposés, en première ligne des victimes présentes et à venir. Nous devons nous laisser percuter par la situation et en prendre la mesure avec lucidité et responsabilité.
Or il me semble que la stratégie et les moyens mis en œuvre par la FI aujourd’hui au mieux passent à côté des enjeux, au pire desservent les fins. Dans les deux cas elles me semblent en-deçà de l’exigence écosocialiste. Les « signifiants vides » du populisme et de la stratégie anti-Macron, visant à fédérer le plus largement possible, étouffent trop souvent la radicalité du projet initial. Les affaires internes et le commentaire systématique de l’actualité me semblent de plus en plus hors-sol. Les réactions auto-centrées nous coupent les ailes. J’ai toujours plaidé pour l’alliance d’une aménité de ton et d’une radicalité de fond, je vois l’opposé. La critique interne, même bienveillante, est vécue comme une attaque, le pas de côté comme une trahison. J’en viens donc à la conclusion que c’est ailleurs que je serai la plus efficace, que les choses pourront bouger.
Depuis deux ans, des montagnards aux forestiers en passant par les rapports scientifiques sur les risques d’effondrement, j’explore des chemins de traverse, au contact d’espaces intellectuels et militants différents. Face à l’urgence il y a d’autres formes politiques à inventer, des passerelles à faire et des réseaux à activer, des actions de désobéissance civique à organiser (*), des risques et des conflits à anticiper collectivement. C’est crucial, et cela se heurte à trop de limites dans un cadre soumis aux échéances électorales et à l’injonction médiatique. L’heure est venue de sortir de nos zones de confort et de repenser en profondeur nos stratégies et modes d’action. Pour ma part je ressens la nécessité de recentrer mon temps et mon énergie, en cohérence avec le cheminement de ma réflexion (dont j’avais déjà posé quelques bribes ici).
https://lvsl.fr/entretien-avec-corinne-morel-darleux
Le centre de gravité de l’action politique est en pleine évolution. Il y a des parcours de radicalité à accompagner du côté des mouvements climat, une alerte écologique à amplifier du côté des mouvements sociaux. Des arbres à planter et des chantiers à bloquer. De nouveaux récits collectifs à construire, et une bataille culturelle à mener. Voilà ce à quoi je souhaite me consacrer. Je crois qu’il faut agir là où on se sent utile, accueillie et en phase avec ses convictions. Ce que je lis, vois et entends, me fait penser que nous sommes nombreux à envisager cette période troublée comme une bifurcation et à ressentir le besoin d’un grand pas de côté.
Je reste plus que jamais écosocialiste, attachée à la dignité du présent, avec la ferme détermination de continuer à militer activement.
- Petit bonus pour celles et ceux qui m’ont lue jusqu’au bout : je reste au PG, en compagne de route exigeante mais bienveillante, je continue à assurer le mandat régional qui m’a été confié face à Laurent Wauquiez, et oui, j’ai été approchée, mais non je ne pars ni pour une place chez EELV, ni chez Générations, ni pour rejoindre Place Publique. En fait je sais que ça parait toujours étrange à certains, mais on ne quitte pas toujours une fonction pour choper une place ailleurs. Parfois on fait simplement ce qui semble juste à un moment donné.
(*) Comme le font déjà les "malfaiteurs en bande organisée" à Bure, les opposants au projet GCO qui plantent des arbres le long du tracé tout en bloquant les chantiers de Vinci, ou encore Extinction Rebellion en Angleterre. »
newsletter chaque trimestre, nos actualités et projets en cours.
FOCUS
TOITURES VEGETALISEES : DE VRAIS SUPPORTS POUR LA BIODIVERSITE ?
La végétalisation des toitures connaît un succès grandissant depuis quelques années auprès des acteurs de l’immobilier, en lien avec l’intérêt croissant pour la nature en ville. La littérature a démontré que les toitures végétalisées apportent un ensemble de bénéfices pour la ville (isolation phonique, thermique, maitrise des ICU, rétention des eaux pluviales, biodiversité ou stockage de carbone). Ces mêmes bénéfices peuvent varier en fonction des choix de conception ou de gestion qui sont appliqués. En parallèle de ces interrogations, qu’en est-il pour la biodiversité ? Arrive-t-elle vraiment à s’installer dans ces nouveaux habitats ?
...
Société
Reportage
Poissons tropicaux pêchés au large de Marseille, sapins brûlés par la chaleur sur le mont Ventoux ou vignes en souffrance dans le Var : le paysage et la faune du Sud-Est se transforment, durablement. Reportage.
En cette saison estivale, le soleil tape fort sur le campus défraîchi de l'université des sciences de Marseille, à deux pas de la gare Saint-Charles. Les cours sont finis, mais l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (Imbe), installé au premier étage du bâtiment des sciences naturelles, reste sur le pied de guerre. Et pour cause : l'été est plus que jamais une période chaude pour ses scientifiques. L'universitaire Thierry Gauquelin, directeur de l'IMBE, reçoit Marianne dans son bureau, devant lequel passe un flot régulier de professeurs, d'ingénieurs, de doctorants et de jeunes diplômés lancés dans de fiévreuses recherches. Au total, 250 scientifiques répartis entre différentes installations méridionales scrutent l'évolution des températures, des précipitations, de la faune et de la flore.
« D'ici à quelques décennies, le paysage de la Provence aura changé sous l'effet du changement climatique », assure Thierry Gauquelin. Sa consœur Elena Ormeno, chercheuse du CNRS, souligne que « la période actuelle se caractérise par une extension des forêts de pins d'Alep visible partout sur le littoral et dans l'arrière-pays, à raison de 15.000 ha par an à la suite de l'abandon de terres agricoles. A l'abri de ces pins très résistants à la chaleur poussent des chênes, qui, à terme, les remplaceront ». Fini, donc, les cartes postales de la garrigue provençale célébrée par Pagnol et Giono ? « La biodiversité va souffrir, prévient Thierry Gauquelin. On commence à le voir. Certaines espèces végétales et animales devraient disparaître. »
Raies et barracudas
A l'inverse, certaines ont fait irruption dans un environnement qu'il leur était jusqu'ici étranger. C'est par exemple le cas des barracudas, ces poissons carnivores des eaux tropicales pouvant mesurer jusqu'à 2 m de long et peser 50 kg, que les pêcheurs marseillais et leurs collègues des environs remontent dans leurs filets. « Le problème, c'est qu'ils mangent tout, y compris les loups...
Cet article est reservé aux abonnés
Il vous reste 92% à lire.
L'avenir de notre planète est entre nos mains, face au défi de taille qui nous attend, le Rapport Planète Vivante 2016 du WWF nous montre justement la voie à suivre.
L'impératif : une action urgente
Alarmant par son rythme, le déclin de la biodiversité du globe menace la survie des autres espèces et de notre propre avenir. La dernière édition du Rapport Planète Vivante rappelle à la fois la gravité de la situation et les solutions à portée de main pour commencer à y remédier. L’Indice Planète vivante révèle que les populations mondiales de poissons, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles ont régressé de 58 % entre 1970 et 2012. Or, à moins d’entamer dès maintenant la réforme de nos systèmes alimentaire et énergétique et d’accomplir les engagements globaux pris pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et soutenir le développement durable, ce pourcentage aura franchi le seuil des deux tiers rien qu’en l’espace du demi-siècle 1970-2020.
Un outil d’aménagement durable des territoires pour préserver la biodiversité
La Trame verte et bleue est un réseau formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques identifiées par les schémas régionaux de cohérence écologique ainsi que par les documents de planification de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements. Les continuités écologiques constituant la Trame verte et bleue comprennent des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques.