Société
Patrick Bazin est un ancien conservateur général des bibliothèques. Il a été directeur de la Bibliothèque de Lyon et de la Bpi (Centre Pompidou). A ce titre, il s’est fortement impliqué dans la révolution numérique, pensée comme une « bibliothécarisation » du monde. »
... deux angles. Celui, rétrospectif, de l’enchaînement des trois révolutions qui, depuis les années 70, ont fait passer les bibliothèques de la sanctuarisation des connaissances à leur déploiement tous azimuts. Ou celui de la troisième révolution, stricto sensu, qui les confronte à l’émergence d’un écosystème culturel inédit et nécessite une véritable transition écologique dans l’ordre de la pensée.
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en contre-feux démocratiques, les bibliothèques peuvent nous accompagner dans l’appropriation personnelle d’un écosystème auquel, de toutes manières, nous appartenons. La dimension personnelle est fondamentale. Elle signifie pour chacun d’entre nous la construction d’une autonomie de pensée et d’initiative à travers un collectif ouvert. Ni repli sur soi, ni tribu, ni abandon au grand sommeil totalitaire : trois impasses que la tradition du livre et de la lecture n’a cessé d’affronter et qu’elle doit poursuivre aujourd’hui à nouveaux frais, en s’adaptant à la nouvelle écriture de notre environnement.
Ce texte reprend quelques propos livrés au public de la dernière journée d’étude de l’Association des Bibliothèques Départementales à l’invitation de sa co-présidente Anne-Marie Bock.
Kai-Fu Lee. La plus grande mutation de l’histoire, Les Arènes, septembre 2019/ Celine Florentino Enseignante spécialisée en primaire dans les RASED (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté).
décrypte l'entretien de Hanane Karimi, sociologue et "féministe islamique", par Lauren Bastide sur France Inter, ce dimanche 11 août. Selon elle, la journaliste relaie de la propagande militante islamiste, sans aucun recul intellectuel. https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-11-aout-2019
La directrice de "Marianne" accorde ce vendredi un entretien à puremedias.com.
... bilan de sa première année à la direction de l'hebdomadaire "Marianne", désormais détenu par la société CMI, dirigée par Daniel Kretinsky. Au cours de cet entretien, la journaliste évoque également sa rentrée, le marché de la presse écrite, sa participation aux "Terriens du dimanche" de Thierry Ardisson, et sa vision du journalisme. ...
vue démocratique.
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Propos recueillis par Natacha Polony, Hadrien Mathoux et Soazig Quéméner
A la veille d'un scrutin décisif pour le projet européen, le leader de La France insoumise détaille ses orientations sur l'UE, la laïcité ou l'écologie. En ligne de mire de Jean-Luc Mélenchon : 2022.
Marianne : En 2017, votre message était : « L'Europe, on la change ou on la quitte ». Désormais, vous dites : on discute et si les discussions n'aboutissent pas, on désobéit pour appliquer le programme…
Jean-Luc Mélenchon : Un paramètre est pour moi essentiel : je crois à la puissance de la France. Le point de départ de mon raisonnement est l'état du rapport de force entre Français et Allemands. Tout se joue là, entre deux visions de l'Europe construites au fil du temps. A chaque étape, les gouvernements allemands ont affirmé leur ordolibéralisme. Ils n'ont rencontré aucune résistance des gouvernements français, moitié par faiblesse, moitié par désinvolture. D'autant que régnait le mythe du « modèle allemand ». Et quand on a ouvert l'Europe à 10 pays de plus, les Français l'ont fait avec angélisme, sans mesurer le déséquilibre ainsi créé. Puis les traités successifs ont donné force de loi à l'imperium ordolibéral allemand. Sortir de ces traités est notre objectif.
Mais jusqu'où peut-on aller dans ce rapport de force ? Et avec quels alliés ? Faut-il sortir du cadre européen ?
Le rapport de force est en train de basculer : les fondamentaux de l'Allemagne, sa démographie et son industrie, vacillent. Vingt pour cent de sa production industrielle, ce sont des voitures, ce qui crée les conditions d'une fragilité particulière. Car, pour que les voitures allemandes se vendent bien, il faut que les Chinois soient d'accord, les Américains aussi. Elle s'est rendue dépendante de la mondialisation, c'est-à-dire exactement la logique inverse de ce pour quoi a été créée l'Union européenne. Ce contexte peut être porteur pour la France si elle mène une politique décomplexée.
Il fallait faire peur en 2017. C'est moins nécessaire aujourd'hui.