Producteur d’hydrogène décentralisé, Ergosup accompagne les collectivités prêtes à adopter une mobilité propre sans rejets en passant au carburant renouvelable.
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La décarbonation est complète lorsque l’électricité utilisée pour l’électrolyse vient d’une source énergétique renouvelable et locale : le solaire, l’hydraulique ou l’éolien, les énergies de la mer…
Conférence internationale (link is external) IEEE VPPC’2017 que je préside et qui va réunir des centaines d’experts de la mobilité électrique. Notons que l’hydrogène peut alimenter tout ou partie de bien d’autres sortes de véhicules électriques
Keynote presentations are available upon request: email vppc2017@femto-st.fr
Quels sont les atouts de l’hydrogène pour devenir un acteur phare du futur mix énergétique ? Quels sont les obstacles à lever ? Grand spécialiste de l’hydrogène et récent lauréat de la prestigieuse médaille Blondel, Daniel Hissel fait le point à l'occasion d'un Congrès international sur les véhicules électriques qui se tient à Belfort du 11 au 14 décembre.
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Nous sommes nombreux à penser que la production d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables est LA solution.
Sur ce point, les détracteurs évoquent souvent le rendement de cette filière de production d’hydrogène qui serait mauvais… Bien entendu, le rendement de l’électrolyse se situe aux voisinages de 70%, ce qui peut sembler faible, par rapport à des sources énergétiques fossiles qui sont immédiatement disponibles. Mais ceci est à nuancer par l’excellent rendement électrique des systèmes piles à hydrogène : ce dernier peut dépasser les 50% ce qui est beaucoup en comparaison du rendement des machines thermiques. Et surtout, si nous nous plaçons d’un point de vue financier, la source primaire (vent, soleil, etc.) est gratuite… Bref, la question du rendement ne saurait constituer un argument sérieux contre le candidat hydrogène. Passons au critère suivant, l’accessibilité en tout point de la planète.
Inaugurée en 2009 à Prenzlau (Allemagne), cette centrale hybride produit de l'électricité, de la chaleur et de l'hydrogène à partir de sources d'énergie renouvelables.
JOHANNES EISELE / AFP
Du groupe électrogène aux applications spatiales
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Mes principales activités de recherche se concentrent sur l’augmentation de l’efficience énergétique et de la durabilité des systèmes hydrogène-énergie. En travaillant à la fois sur l’identification de l’état de santé de la pile à hydrogène, sur le temps restant de bon fonctionnement (eu égard à un cycle d’usage donné ou estimé), sur l’optimisation du pilotage du système grâce à ces informations, il nous a été possible de faire progresser significativement la maturité technologique de l’hydrogène-énergie, d’accompagner les industriels du secteur au niveau international, et de lancer également nos propres start-ups. Ces recherches se mènent avec les équipes évoluant au sein de la fédération de recherche CNRS FCLAB (link is external) et constitue un travail collectif interdisciplinaire. Une dimension indispensable, peut-être plus ici qu’ailleurs compte-tenu de la nature de notre objet d’étude qui requiert des compétences en génie électrique, mécanique, thermique, électrochimie ou matériaux mais aussi en économie et dans les autres sciences humaines et sociales. C’est ce travail collectif qui permettra assurément à l’hydrogène de jouer le rôle qu’il mérite dans le paysage énergétique de demain.
Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS.
Notes
1.
Voir notamment la société H2SYS (http://www.h2sys.fr (link is external)), start-up issue de la recherche du CNRS
Mots-clés :
Hydrogène énergie climat Énergies renouvelables Pile à combustible voiture électrique
Interview
Vous avez présenté à Hyvolution un groupe électrogène « zéro émission », baptisé MobHyl Power M30. Comment peut-on présenter ce produit ?
L’idée c’est de remplacer le moteur Diesel au sein d’un groupe électrogène par une pile à combustible, qui va utiliser de l’hydrogène et donc ne plus produire aucune émission toxique dans l’air, tout en se montrant silencieuse.
Ce qui est impressionnant, c’est la taille de ce générateur…
En effet, il y a déjà eu des générateurs de petite taille. Là, on est passé à la taille supérieure, avec une pile de 30 kW qui vient de chez Ballard et qui est utilisée en temps normal sur des bus, en Chine notamment. Cette pile a une haute fiabilité et une très longue durée de vie. On espère d’ailleurs qu’elle sera commercialisée à grande échelle, ce qui permettra de réduire les coûts et d’amener vers le grand public ce genre de technologie.
Quel sera a priori l’usage de ce groupe électrogène ?
Il sera utilisé dans les grandes agglomérations, comme Paris ou Londres qui ont pour projet de légiférer pour supprimer les groupes électrogènes classiques. Si l’on prend l’exemple de la France, la mairie de Paris veut interdire le moteur Diesel. Un tel équipement se destine à des usages dans le cadre de l’événementiel. Il y a aussi les chantiers et les milieux confinés où les exploitants n’ont pas le droit d’utiliser des appareils à gaz toxiques. L’hydrogène peut donc être une solution alternative.
Vous parliez de Paris. Est-ce que dans la perspective des JO, ce groupe électrogène pourrait jouer un rôle ?
Oui, car les Jeux Olympiques font partie de ce que j’appelle l’événementiel. Lors des derniers JO, il a été utilisé 350 groupes électrogènes pour divers usages, comme le chronométrage par exemple. Et je ne parle même pas des groupes de secours. Donc, oui il y a du potentiel.
Si le modèle M30 impressionne par sa taille, il y a aussi un petit modèle que vous avez dévoilé à Hyvolution….
Cet appareil, qui a pour nom le S4, pour 4 kW, se destine plutôt au marchand de frites sur le marché. Il peut aussi servir dans le cadre d’un petit événementiel pour éviter la pollution toxique et sonore, mais aussi dans des bâtiments confinés. Ce groupe électrogène peut également répondre à des besoins très particuliers. Si l’on prend l’exemple de Decaux, qui fait parfois venir des voiliers à Rouen pour de l’événementiel, il vaut mieux un produit de ce type pour apporter de l’électrification, plutôt qu’un générateur à moteur.
Quels sont les projets de Powidian ?
On travaille sur un projet d’usine autonome, totalement déconnectée du grid, dans un pays limitrophe de la France. Dans ce cas précis, on valorise totalement l’hydrogène, puisque l’on fait de la cogénération avec la pile pour chauffer l’eau, alimenter en énergie électrique et produire aussi de l’hydrogène pour alimenter des véhicules. Et comme c’est une usine de type Methane Factory, on va aussi réutiliser l’oxygène.
Le MobHyl Power M30 en bref
Ce groupe électrogène utilise une pile Ballard MD-30 donnée pour 20 000 heures de fonctionnement. Elle est alimentée en hydrogène par 8 bouteilles à une pression de 200 bars. L’autonomie est de 3 h 30 à 100 % de la puissance nominale (25,5 kW), 8 h à 50 % et 17 h à 25 %. La pile fonctionne de concert avec des batteries lithium fer phosphate (20,8 Kwh). Le groupe électrogène est équipé d’une liaison Wi-Fi et peut être piloté à distance.
Poids : 2 400 kg
Dimensions : 2,70 m de long, 1,65 m de largeur et 1,50 m de hauteur
Développement durable
Le Mali est en passe de devenir le premier pays au monde à produire de l’électricité à partir de l’hydrogène naturel. Un permis d’exploitation vient d’être accordé à une unité pilote.
L'unité pilote fournit depuis 2013 au village de Bourakebougou de l'hydrogène pur à 98%. © maliweb.net
ÉNERGIE. Au salon Hyvolution qui s'est tenu les 4 et 5 février au Parc Floral à Paris, dédié à l'hydrogène énergétique, un projet malien d'exploitation de l'hydrogène naturel a suscité beaucoup d'intérêt. Ce pays, qui a lancé une unité pilote en 2013, vient en effet d'accorder le premier permis d'exploitation pour cette filière dite "décarbonée". Autrement dit, sans production de CO2. Or aujourd'hui, l'hydrogène est produit par des méthodes de chimie lourde (électrolyse de l'eau ou extraction à partir d'hydrocarbures fossiles) induisant une empreinte carbone importante. Tous les espoirs sont désormais permis depuis que deux géologues français, Alain Prinzhofer et Eric Deville, ont découvert des sources naturelles d'hydrogène, démontrant ainsi que ce gaz peut être libéré en continu dans la croûte terrestre et remonter en surface. Or ces sources se trouvent dans de nombreux points du globe. Un scénario longtemps considéré comme impossible, que Sciences et Avenir avait présenté dès 2013 et que le Mali commence à concrétiser.
Rencontre avec l'homme d'affaires Aliou Boubacar Diallo, président de la société Petroma, spécialisée dans la recherche du pétrole et du gaz au Mali
Sciences et Avenir : En quoi consiste l'unité pilote qui fonctionne au Mali depuis 2013 ?
Aliou Boubacar Diallo : Il s'agit du seul exemple au monde de l'utilisation d'une source naturelle d'hydrogène pour produire de l'électricité. Au village de Bourakebougou, à soixante kilomètres au nord ouest de Bamako, son exploitation permet d'éclairer la place du village, les lieux de culte, ainsi que les habitations d'une centaine de famille.
Comment avez-vous eu l'idée de rechercher de l'hydrogène dans cette zone ?
Nous ne l'avons pas cherché, mais l'avons trouvé par le plus grand des hasards ! Le forage était destiné à la recherche de l'eau. Mais à notre grande surprise, c'est de l'hydrogène pur à 98% qui en est sorti. Cette région est un bassin sédimentaire avec une couche de grès très poreux, épaisse de 1600 mètres, visiblement riche en gaz. Nous avons aussitôt décidé d'utiliser cet hydrogène pour alimenter un groupe électrogène et produire du courant. Depuis trois ans, la source est continue et le débit du gaz qui sort du puits n'a pas faibli. Nous n'avons donc pas besoin de stocker ce gaz, juste d'en capter le flux, ce qui facilite son utilisation.
Petroma vient d'obtenir un permis d'exploitation et un permis environnemental. Quels sont vos projets ?
Nous avons déterminé une zone de 43 000 Km2 à explorer et déjà mené des campagnes sismiques à haute résolution qui indiquent une grande richesse en hydrogène. Seize sondages doivent maintenant être effectués dont six à travers toute la couche de grès. Parallèlement, nous sommes à la recherche d'investisseurs publics et privés. Le Mali ambitionne de construire la plus grande centrale électrique à hydrogène naturel, afin d'exporter de l'électricité vers les pays voisins. Nous avons tout à y gagner : de l'électricité à bas coût, aucune émission de CO2 et des emplois à venir.
.#Mali #Électricité #Hydrogène
Favorit
L'hydrogène tend à s'imposer comme un vecteur d'énergie d'intérêt majeur pour l'avenir, tant pour la production et la gestion de l'énergie que dans le domaine des transports. Il est depuis plus de quinze ans le fer de lance de la fédération de recherche FCLAB, installée à Belfort, qui travaille sur les systèmes hydrogène-énergie. C'est là que la mise au point de générateurs électriques à hydrogène a été menée sous la houlette de Sébastien Faivre. Un pari réussi : l'ingénieur, après avoir validé le concept et démontré la fiabilité et l'efficacité de la technologie grâce à la construction de prototypes, a créé une start-up pour le développement et la commercialisation de ses produits. Née en septembre 2017 après trois ans de maturation, H2SYS est la première entreprise issue des activités de la fédération FCLAB, et compte une dizaine de salariés.
Les groupes électrogènes H2SYS sont développés sur une architecture hybride et sont équipés de cartes électroniques pilotant la production de l'énergie en temps réel, en fonction des besoins de l'utilisateur et des ressources du système. La pile à hydrogène, cœur du dispositif, transforme en électricité l'hydrogène stocké dans des bouteilles ou des réservoirs hydrures. Les batteries électriques permettent d'absorber les variations de puissance et assurent le relais pour répondre aux besoins instantanés. C'est le logiciel développé par H2SYS qui choisit à chaque instant le mode de production et l'apport de la pile et / ou de la batterie dans la réponse électrique. Festivals et rencontres sportives en plein air, travaux publics sur routes de campagne ou secours électrique pour de petites installations, tous les lieux et activités de la vie quotidienne peuvent recourir à l'assistance des générateurs électriques à hydrogène H2SYS, qui outre leurs performances, ne produisent aucune pollution et sont entièrement silencieux.
Une cérémonie a été organisée à Belfort le 20 juin pour valoriser le capital hydrogène de la région et les résultats obtenus par le FCLAB, première structure de recherche française sur les systèmes hydrogène-énergie. L'occasion de braquer les projecteurs sur H2SYS, ainsi que de mettre à l'honneur Daniel Hissel, directeur de la fédération, qui a reçu fin 2017 la prestigieuse médaille Blondel.
Le Pomer permet de fabriquer de l'électricité sans polluer. Après trois ans de recherches, il est désormais distribué.
Trois questions à...
Frédéric Meslin, mission hydrogène Pays de la Loire, explique ce qu'est le Pomer, ce boîtier très léger et transportable partout, qui fonctionne grâce à des bouteilles d'hydrogène.
À quoi sert le Pomer ?
C'est un groupe électrogène qui fonctionne avec de l'hydrogène et une pile à combustible. Mobile, non polluant et sans vibration, le Pomer permet de produire de l'électricité partout où on en a besoin. Il a nécessité plus de trois ans de recherche et développement.
Combien ça coûte et où peut-on le trouver ?
Le prix du Pomer avoisine les 15 000 €. Ce produit est destiné à un marché de niches (salons professionnels par exemple) et répond à l'attente de personnes attachées au développement durable. Il est fabriqué et distribué par une société basée à Nantes, Pure. E.T.
À qui est-il destiné ?
À toutes les personnes désirant produire de l'électricité sans polluer. Les pompiers l'utilisent aussi pour des interventions dans des caves ou endroits enclavés (post-éboulis par exemple). L'absence de vibration, de bruit et de polluant est un atout pour une utilisation dans des endroits confinés [...]
La classe de 4e C du collège Marcel-Baron, à Héric.
Pays de la Loire
Loire-Atlantique
Energie - 5 partages - Réagir 2 réactions
Une cinquantaine d'exposants étaient présents hier aux Journées Hydrog-ne dans les territoires à Toulouse./ Photo DDM
«Carburant de la mobilité du futur», selon la présidente de la région Occitanie Carole Delga, l'hydrogène est à l'honneur à Toulouse depuis hier. Dans le hall du Centre de congrès Pierre -Baudis, où se tient jusqu'à ce soir la sixième édition des «Journées Hydrogènes dans les territoires», les 350 participants se pressent autour des stands.
À l'image de sa présidente arrivée en voiture à hydrogène, de nombreuses initiatives, aussi bien académiques qu'industrielles, tournées vers cette filière ont fleuri dans la région. C'est d'ailleurs la deuxième fois que ces journées sont organisées en Occitanie. La toute première édition avait eu lieu à Albi en 2013.
Recherche en pointe
«Cela s'inscrit dans notre volonté de devenir première région à énergie positive d'ici 2050», affirme l'ancienne ministre qui insiste sur «la stratégie globale» de la collectivité. Pour cela, elle a mis en place la stratégie Repos, dont l'objectif de produire 4 000 GWh d'hydrogène vert à l'horizon 2050.
Les transports sont particulièrement concernés, non seulement par le biais de géants industriels comme Airbus et Safran Power Units dans l'aéronautique, d'Alstom dans le ferroviaire ou encore d'Ariane Group dans le spatial, mais aussi grâce à de nombreuses PME à l'instar de Safra à Albi qui conçoit des bus à hydrogène ou de Braley et de sa station d'hydrogène. Quant à l'entreprise Bulane à Montpellier, elle a mis au point une flamme «propre» à hydrogène.
Du côté de la recherche, la région n'est pas non plus en reste. Le laboratoire Laplace a ainsi mis en place une plateforme nommée Pacaero afin de tester le vieillissement des piles à combustible et des électrolyseurs.
À l'Ecole des Mines d'Albi des chercheurs travaillent sur la production d'hydrogène par gazéification, tandis qu'au Laboratoire d'Ingéniérie des Systèmes Biologiques et des Procédés (LISBP), les scientifiques ont préféré se concentrer sur sa production par voie biologique.
«Une année charnière»
Dans la région, les départements de «l'Ariège et (du) Gard sont particulièrement dynamiques» estime Philippe Boucly, président de l'Association Française pour l'Hydrogène et les Piles à Combustible (AFHYPAC) qui organise ces Journées.
«C'est une année charnière pour la filière», annonce Carole Delga, rappelant le plan Hydrogène français lancé par Nicolas Hulot le 1er juin. Celui-ci vise à produire 10 % d'hydrogène «vert» d'ici 2023, puis entre 20 % et 40 % en 2028 et à déployer 5 000 véhicules dans cinq et 50 000 dans dix ans. Aujourd'hui, ils dépassent à peine la barre des 250.
Caroline Peyronel
Clés : Toulouse Énergie
Réactions des lecteurs
Lecteur impliqué
4048 commentaires
Provinciale, il y a 1 jour
L'hydrogène:énergie du futur....le projet est bloqué dans des cartons depuis les années 60 ! L'ingénieur qui a déposé le brevet doit être bien âgé ou disparu.Quel affront!
Lecteur impliqué
6557 commentaires
Ubu2, il y a 1 jour
Le bon commercial est celui qui rentre par la fenêtre lorsqu'on lui ferme la porte.
Le lobby du nucléaire n'arrive pas à nous placer les véhicules électriques malgré les dépenses publiques pour les bornes de recharge, pas de problème !
Alors, il nous place le moteur à hydrogène.
L'électricité est à la fois sale et propre. Propre du côté de l'utilisation mais sale du côté de la fabrication. Que ce soit avec des centrales à charbon, du nucléaire et ses déchets, et pas mieux par la construction des éoliennes.
L’auteur
Karel Hubert
Ingénieur de formation avec un parcours international (Irlande et Norvège), Karel Hubert s’est spécialisé dans l’étude des piles à combustible et dans l’économie de l’hydrogène notamment auprès du SINTEF (équivalent du CEA Norvégien) et de Grenoble Ecole de Management. Il a travaillé pendant 3 ans avec la start-up Symbio où il a été le chef de projet du Navibus-H2 (bateau hydrogène 24 passagers à Nantes) ainsi que du Kangoo ZE-H2 (prolongateur d’autonomie hydrogène) pour le développement et l’industrialisation de plusieurs modèles. Il est désormais consultant indépendant et réalise des missions d’études de faisabilité, de gestion de projet et de conseil pour les entreprises du secteur. Passionné par la rédaction, il tient un blog sur l’actualité hydrogène, www.energyvisionblog.wordpress.com, dont un article lui a valu le prix EDF Innovation et Transition énergétique 2016. Il s’intéresse aussi aux questions environnementales grâce à ses compétences en ACV (Analyse de Cycle de Vie) ainsi qu’à la transition énergétique dans les territoires.
Une première centrale de production industrielle d’hydrogène en service à Grenoble
VINCENT CHARBONNIER Auvergne-Rhône-Alpes , L'Usine de l'Energie , Engie , Investissements industriels
3,2 millions d'euros ont été investis dans la création d’une centrale de production industrielle d’hydrogène à Grenoble (Isère). Elle fournira 150 000 m3 d’hydrogène à terme pour le CEA et alimentera des véhicules.
*Ndlr: produit à partir de quelle source ? ENR ou énergie fossile (gaz ou pétrole) ? ACT
Tribune L’utilisation des énergies renouvelables, soit directement soit par le biais de la production d’hydrogène ou d’ammoniac "verts", sont des moyens crédibles pour aider l’industrie à réduire ses émissions de gaz effet de serre, selon Cédric Philibert, analyste à l’Agence internationale de l’Energie.
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Le plan fixe une trajectoire dans l’utilisation des objectifs d’hydrogène vert (produit par électrolyse de l’eau et non à partir du pétrole) pour les usages industriels avec 10% d’hydrogène décarboné dans l’hydrogène industriel d’ici à 2023 et entre 20 à 40% d’ici 2028.
ndlr : entre 20 et 40% en 2028 ?! bien imprécis !
Pierre-Emmanuel Casanova, le CEO d'HySiLabs, s'est prêté au jeu des questions réponses et nous parle de l'entreprise qu'il a créée en 2015 à Aix en Provence avec Vincent Lôme.
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HySiLabs a développé un vecteur liquide à base d’hydrogène, stable et sans danger à température et pression ambiantes.
Cette solution de rupture technologique dans les énergies tire parti des avantages de l’hydrogène sans les problématiques historiquement liées à son stockage et son transport. Cet état liquide inédit permet d’utiliser une logistique identique à celle des carburants conventionnels. En produisant ce liquide à partir d’énergies renouvelables, cette solution « Power-to-Liquid » facilite le déploiement de solutions plus respectueuses de l’environnement en remplacement des énergies fossiles.
En quoi votre projet est-il innovant ?
L’hydrogène est un vecteur énergétique d’avenir. Cependant, le développement de sa filière est limité par des technologies existantes inadaptées pour un stockage et un transport efficaces, et par l’absence d’infrastructure pour un usage de masse.
La solution Power-to-Liquid inédite proposée par HySiLabs permet d’accélérer l’adoption des technologies hydrogène en simplifiant la chaîne logistique. Notre technologie de rupture permet d’envisager un déploiement rapide et global de toutes ces solutions.
Qu’allez-vous montrer à Vivatech ?
Lors du salon VivaTech, nous présenterons notre technologie via une vidéo, qui permettra au public de comprendre l’intérêt et le fonctionnement de notre technologie. Un prototype d’unité de génération d’hydrogène pour les applications stationnaires de petite puissance sera également présenté afin de démontrer la simplicité de notre solution.
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Notre vision à plus long terme est de renforcer l’équipe et de s’appuyer sur l’expertise d’un industriel comme ENGIE pour déployer rapidement et efficacement cette solution sur un marché de masse.
Myrtille Delamarche DOM - TOM , L'Usine de l'Energie , Energies renouvelables , Photovoltaïque
Bonne nouvelle Hydrogène de France (HDF Energy) a annoncé le 28 mai un projet de centrale solaire couplée à une unité de stockage à l’hydrogène d’une capacité plus importante que la batterie géante de Tesla en Australie. Elle sera installée en Guyane, à Mana près de Saint Laurent du Maroni.
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Avec sa future Centrale électrique de l’Ouest guyanais (CEOG), prévue pour 2020, HDF Energy sort le stockage hydrogène de la R&D pour l'industrialiser. Accompagné par des investisseurs privés, le groupe français veut investir 90 millions d’euros dans une centrale solaire d'une capacité de 55 MW en pointe, dont l’intermittence sera presque effacée par une unité de stockage de 140 MWh, plus que la batterie géante construite par Tesla en Australie (129 MWh) suite à un pari d’Elon Musk pris sur Twitter.
Cette unité de stockage fonctionnera à base d’hydrogène mais sera "couplée à un étage de batteries lithium-ion pour augmenter la disponibilité de l’énergie", précise Sylvain Charrier, directeur du développement Outre-mer d’HDF. Ce projet est développé sur un procédé Renewstable de HDF Energy. Consommant de l’eau et du soleil, la centrale ne rejettera que de l’oxygène et de la vapeur d’eau.
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Aujourd’hui, la capacité du parc électrique guyanais est de 286 MW pour une production moyenne de 910 GWh. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) actuelle prévoit pour 2023 une production de 1375 GWh, répartie entre 1075 GWh d’énergies renouvelables et 300 GWh de thermique (fuel), qui représente aujourd'hui près de 45% du mix énergétique guyanais. Avec 10 MW en en heures de pointe (50 GWh par an) d’énergie verte, la CEOG réalise seule la moitié de l’objectif assigné à l’ouest guyanais de développer 20MW. Objectif qui devrait être revu à la hausse (à 40 ou 45 MW) pour intégrer les nouveaux besoins, notamment ceux de Montagne d'Or (20 MW en continu). Et HDF ne compte pas s’arrêter là : "nous avons d’autres projets en Guyane", confirme Sylvain Charrier. D'autres projets sont portés par des concurrents de HDF pour des unités additionnelles de production dans la région.
"Ce projet ne répond pas à nos besoins, mais il y en a d'autres en cours. Cela démontre comment des projets industriels comme le nôtre créent des emplois induits. L'ouverture d'un corridor avec une ligne à haute tension et une route élargie financée par Montagne d'Or entre Saint Laurent du Maroni et le site va créer des opportunités de développement économique qui créeront des besoins énergétiques", relève Pierre Paris, président de la Compagnie Montagne d'Or.
Créé en décembre 2012 par Immosun Solutions, bureau d’études spécialisé dans les énergies renouvelables, HDF Energy construit son usine de piles à combustible près de Bordeaux. Elle devrait êre opérationnelle en 2019.
2 commentaires
30/05/2018 - 22h25 - JO
tesla a fai sa ferme de panneaux et stockage en moins de 100 jours sinon il l offrait... donc dire "le Français HDF Energy plus fort que Tesla en Australie" il faudrait qu il est finit avant le 15 aout 2018 et a priori pas avant 2019 donc nul.. zero... out HDF Energy ..., tesla winner
04/06/2018 - 05h41 - Dimitri
Incroyable niveau de grammaire, JO. Donc si le titre de cet article est un peu trompeur, cela signifie que la société HDF est nulle ? Cerveau... Au fait, vous faites quoi dans la vie ? Vous créez des emplois ? Vous construisez des centrales énergétiques ? Que faites vous pour vous octroyer le droit d'insulter une entreprise qui jusqu'à présent, n'offre pas vraiment le flanc aux critiques ?
26/06/2018 - 06h34 - Bolo
Ah...cette implantation prévoit seulement de déboiser 200ha de foret amazonienne qui jouxtent un village amérindien, rien de grave n'est ce pas...
Ndlr : le pj montagne d'or ayant été arrêté, quid de ce pj qui a tout d'un GPII ? ACT
Clés : Compétition, Voiture hydrogène
Révélant sa feuille de route 2020-2024, l’Automobile Club de l’Ouest a annoncé la création d’une catégorie dédiée à l’hydrogène à compter de l’édition 2024 des 24 Heures du Mans.
Constructeurs ou équipementiers, sept multinationales sont regroupées dans un groupe de travail coordonné par des responsables de l’ACO et de la FIA appuyés techniquement par les équipes du CEA.
« De tout temps, le laboratoire de recherches que constitue le sport automobile a initié des développements en terme technologique et en matière de sécurité qui ont eu un bénéfice direct pour nous tous. La FIA a été à la pointe de ces développements, et la création d’une catégorie hydrogène dans le Championnat du Monde d’Endurance dès 2024, représente le prochain pas important vers un futur plus responsable et plus durable » a commenté Jean Todt, Président de la FIA.
A propos de l'auteur
Michaël TORREGROSSA
Passionné de technologies et d’innovations, Michaël s'intéresse aux véhicules électriques et hybrides depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il élargit son spectre à l’ensemble des énergies alternatives (GNV, GPL, hydrogène, éthanol etc…) et à tous les enjeux liés à la mobilité.The Hydrogen & Fuel Cells Professional News|contact@hydrogentoday.info