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RIDL, Fallout, Zombieload, MDS… Pas un mois ne passe sans qu’apparaisse une nouvelle version de Spectre, cette faille qui exploite les mécanismes d’exécution spéculative des processeurs, et permet à une application malveillante d’extraire les données d’une autre application. « Nous allons vivre avec ces problèmes pendant longtemps », explique Greg Kroah-Hartman, l’un des principaux développeurs du noyau Linux, au cours d’une conférence donnée lors de l’Open Source Summit Europe, le grand raout de la fondation Linux.
RIDL et Fallout touchent la dernière génération de processeurs Intel, qui comprennent pourtant des garde-fous contre les failles touchant les mécanismes d’exécution spéculative. Contrairement aux attaques comme Spectre ou Foreshadow, qui concernent les caches des processeurs, RIDL et Fallout s’intéressent aux mémoires tampons internes aux processeurs. Autrement dit : un problème jugé « exceptionnel » l’an passé s’avère systémique.
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« Les processeurs sont devenus si complexes que les fabricants sont incapables de contrôler leur sécurité », poursuit-elle, « nous n’avons aucune idée du nombre de failles matérielles ”zero-day” encore exploitables.
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pour accélérer les opérations, les processeurs essayent d’anticiper la prochaine action, d’une manière qui peut être abusée par des applications malveillantes. Même si certains processeurs AMD et ARM sont vulnérables à certaines attaques, les processeurs Intel sont plus durement touchés. Et même si ces failles peuvent être exploitées sur tous les appareils dotés d’un processeur moderne, elles concernent plus particulièrement les serveurs, puisqu’elles peuvent franchir les limites des machines virtuelles et des conteneurs.
Or Intel est un acteur central dans le domaine du cloud computing, qui repose très largement sur le noyau Linux (dont Intel est, par une ironie cruelle, le premier contributeur). Les dernières failles exploitent des problèmes de conception du mécanisme d’hyperthreading d’Intel, qui permet d’exécuter deux opérations — deux threads — simultanées sur un seul cœur. Comme les deux threads partagent la même mémoire cache, une attaque bien conçue peut récupérer les données du thread voisin. Les barrières des applications, des machines virtuelles, et même de la Secure Enclave des processeurs Intel peuvent ainsi être franchies.
La communauté formée autour d’OpenBSD, un système UNIX particulièrement attaché à la sécurité, a réagi en désactivant complètement l’hyperthreading. ... mises à jour du noyau et du BIOS » : désactiver l’hyperthreading, ou mettre à jour le BIOS sans mettre à jour le système, « ne suffit pas » ... d’autres reviennent sur les mesures de « mitigation » ... déclaration-choc : « si vous utilisez un système stable, vous n’utilisez pas un système sécurisé ». Les distributions GNU/Linux suivent, peu à peu, l’exemple d’OpenBSD. Microsoft recommande, dans certains cas, de désactiver l’hyperthreading dans les environnements serveur qui utilisent des machines virtuelles. Et Apple ? Au-delà des mises à jour explicitement dédiées à Spectre et Meltdown, ou plus récemment à Zombieload, la firme de Cupertino n’a pas dévoilé ses intentions...
Un enjeu d'innovation ouverte, de modèle économique et de gouvernance, qui invite à une nouvelle culture de la contribution consciente.
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définir les communs comme une ressource (le bien commun) + les interactions sociales (économiques, culturelles et politiques) au sein de la communauté prenant soin de cette ressource.
On peut aussi définir les biens communs comme la recherche par une communauté d'un moyen de résoudre un problème en agissant au bénéfice de l'ensemble de ses membres.
Des règles de gouvernance partagée ...
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Interview de Bernard Stiegler, philosophe qui axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles — sociales, politiques, économiques, psychologiques — portées par le développement technologique et notamment les technologies numériques en direct à 18h00 le 17/01/2018.
Catégorie Actualités et politique
Charente
Bonjour, je souhaiterais organiser un atelier en Charente par exemple à Angoulême. Est-ce qu'il y a déjà eu un événement autour de Wikipédia dans l'une de ces villes ? Quelqu'une ou quelqu'un pour m'aider ? Bien cordialement --Julien (discuter) 30 janvier 2019 à 17:29 (CET)
Temps de lecture 3 min
Nous avons eu la chance de voir le nouveau documentaire de Philippe Borrel. Un conseil : ne le loupez pas, et surtout emmenez-y vos proches qui ne comprennent pas pourquoi vous les bassinez avec « vos trucs de libristes, là »…
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on y voit apparaître tonton Richard (the Stallman himself), l’ami Calimaq, les potes de Mozilla ou notre Pyg à nous, hein… C’est parce que ce documentaire montre que la palette du Libre s’étend très largement au-delà du logiciel : agriculture, outils, santé, autogestion… Il montre combien le Libre concrétise dès aujourd’hui les utopies contributives de demain, et ça, bizarrement, ça nous parle.
Sans compter que sa bande annonce a le bon goût d’être présente et présentée sur PeerTube :
https://peertube.fr/videos/watch/c9d0d086-3963-4e72-a6ab-951723a424d8
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toucher les cœurs et les pensées de nos proches dont le regard divague au loin dès qu’on leur parle de « logiciels », « services », « clients » et autre « code-source »… et qui ne comprennent pas pourquoi certaines variétés de tomates anciennes ont circulé clandestinement dans leur AMAP, ou qui s’indignent de la montée du prix de l’insuline et des prothèses médicales.
Colibris .#Démocratie #Internet
« Passer de la société de la consommation à la société de la contribution »
Pierre-Yves Gosset est directeur et délégué général de l’association Framasoft. Après un parcours l’ayant amené à travailler en tant qu’ingénieur pédagogique pour plusieurs universités, ainsi qu’au CNRS, il coordonne aujourd’hui les multiples projets de l’association, et notamment la campagne Dégooglisons Internet, ainsi que le projet CHATONS, auquel Colibris s’associe pour promouvoir les « outils libres » et les « communs ». Pierre-Yves nous décrypte ici les enjeux de ce combat pour changer le monde du numérique et nos usages.
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Ce mouvement pour le « libre » et les « communs » est mondial : on sent qu’il y a urgence...
Absolument, car les enjeux sont essentiels pour nos modes de vie. Les GAFAM exercent en réalité une triple domination. Pas seulement une domination technique avec le déploiement de tas de solutions pour l’informatique et Internet, les objets connectés, les voitures autonomes, la robotique, la santé, l’intelligence artificielle, etc. Une domination économique aussi : ce sont les cinq plus grosses capitalisations boursières mondiales, et Google ou Apple disposent chacune de plus de 100 milliards de dollars de trésorerie, ce qui les rend plus puissantes que certains États. Une domination culturelle enfin, puisqu’elles sont aujourd’hui en train de déployer une vision « californienne » (qu’on pourrait qualifier de protestante, blanche, riche, états-unienne, libérale) de ce que doit être le numérique à l’échelle planétaire, influençant largement notre façon de « faire société » – comme le cinéma américain a pu promouvoir « l’American Way of Life » après guerre, mais cette fois d’une façon plus rapide et beaucoup plus efficace.
... Les réponses à cette question du financement de l’open-source (et des communs en général) sont multiples. À Codeurs en Liberté, nous avons tenté d’en explorer une : financer nos propres contributions.
Voici donc un premier retour d’expérience concret sur notre « pot à cookies ».
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Framasoft vous invite à embarquer dans une aventure commune : explorer les mondes numériques où l’humain et ses libertés fondamentales sont respectés, et ce jusque dans la conception des outils.
Dans ce voyage prévu de 2017 à 2020, cherchons ensemble comment concrétiser des outils numériques qui faciliteront les contributions de chacun·e, dans tous nos domaines d’action et de création.
2017-2018 : Créer et proposer des outils
À Framasoft, fort·e·s de trois années passées à Dégoogliser Internet en proposant plus d’une trentaine de services alternatifs, on sait que les services en ligne des géants du Web ne font pas que siphonner nos vies numériques : par leur conception même, ils façonnent nos usages, nos actions et notre pensée.
Dans ce premier monde à explorer, les services en ligne sont conçus différemment, et respectent les vies de chacun·e et les diversités qui composent nos réseaux. Un monde où sont conçus des outils numériques facilitant l’exposition commune de nos idées, nos opinions, nos rencontres… et même de nos vidéos !
2018-2019 : Transmettre les savoir-faire
Les géants du Web se sont créés en centralisant nos données, avec des services séduisants qui enferment nos existences numériques dans de gigantesques silos emplis de nos data : des traces de nos clics, de nos échanges et de nos vies. Reproduire ce modèle centralisateur, ce serait concentrer les pouvoirs et les dangers qui vont avec.
Allons découvrir ensemble un monde où l’on ne met pas toutes nos vies dans le même panier numérique ! Un monde où, face aux centres commerciaux de nos données, s’organisent des « AMAP » du numérique, qui proposent des services web dans la proximité et l’échange. Un monde où fleurissent CHATONS, nuages personnels, entraides à la formation et pollinisations internationales.
2019-2020 : Inspirer les possibles
Il y a une vision derrière les services que nous proposent les géants du Web. Celle qui réduit notre intimité à de la marchandise pour les annonceurs publicitaires. Celle qui nous réduit au rôle de consommatrices et de consommateurs qui abandonnent leurs libertés pour plus de confort. De fait, il n’y a pas de place dans leurs propositions pour des outils numériques facilitant les possibles, la contribution et l’éducation populaire.
Reste un monde encore bien inconnu à co-créer et défricher ensemble, garni d’outils pensés pour développer de nouvelles façons de faire en commun, de faire des communs. Un monde qui s’inspire des pratiques de nombreuses communautés (dont celles du logiciel libre), pour aider chacun·e à choisir les outils qui lui correspondent, atteindre l’autonomie numérique, collaborer différemment et partager les connaissances.
Campagne commencée le 09/10/2017