Réunion de travail.
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Épisode 4/4 · Codétermination : les salariés ont leur mot à dire
Série : Quand le travail est à la peine
Jeudi 17 septembre 2026 (Première diffusion le jeudi 8 février 2024)
France Culture
56 min restantes
LSD, la série documentaire
Par Johanna Bedeau
La France laisse très peu de place aux salariés au sein de l'organe décisif pour la gestion de l'entreprise qu'est le conseil d'administration, contrairement à ses voisins européens et notamment allemands. Les travailleurs ne sont-ils pourtant pas eux aussi des investisseurs ?
Personne n'est propriétaire d'une entreprise, pas même les actionnaires. Et pourtant, ce sont eux qui occupent la quasi-totalité des places au sein des conseils d'administrations, via les administrateurs indépendants. Pour Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po, cette situation est dû, entre autres, à une culture profondément ancrée et à l’enseignement délivré dans les écoles de management : “Dans les écoles de management en France, on va vous expliquer que le modèle naturel de gouvernement d'entreprise, c'est un modèle que les universitaires appellent la suprématie actionnariale, c'est le pouvoir ultime qui dit que le pouvoir essentiel doit revenir aux actionnaires, ils doivent être les seuls à désigner les membres du conseil d'administration et tout autre mécanisme serait une hérésie.”
Quid des travailleurs, qui investissent eux aussi, et bien plus que de l'argent ? Ils engagent leur intelligence, leur force et parfois même leur santé, tout en ayant très peu de pouvoir de décision. Alors qu'en Allemagne le système dit de la codétermination offre aux salariés la moitié des postes d'administrateurs, en France, la plupart des entreprises n'acceptent qu'un seul administrateur salarié... L’ancien PDG des usines Renault Louis Schweitzer donne son point de vue à ce sujet : “Il est clair, que s'il y a un ou deux représentants des salariés dans un conseil de quinze ou 20 personnes, ils sont dans une position très minoritaire qui rend l'expression d'une opinion forte plus difficile. C'est pour ça que je crois qu'il est important que les salariés aient plus qu'un ou deux représentants au conseil d'administration afin que leurs voix pèsent de façon différente, pour qu'ils se sentent plus forts au sein de ce conseil.”
L'enjeu est de taille : faire de l'entreprise un espace démocratique, où les travailleurs auraient leur mot à dire. Une démocratisation que portent les coopératives (Scop), où les « associés » se montrent désireux de participer à la gestion de ce qu'ils n'hésitent pas à nommer « leur » entreprise...
Avec :
- Mathieu Rouillard et les salariés de la Scop Maurer-Tempé de Kingersheim
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain
- Louis Schweitzer, ancien PDG des usines Renault
- Marie-Christine Lebert, secrétaire nationale CFDT Cadres et administratrice salariée du groupe Worldline
- Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et membre du Bureau international du travail
- Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain,
Bibliographie :
Isabelle Ferreras, Hé patron ! Seuil
Christophe Clerc, Propriété, le sujet et sa chose, Seuil
Bernard Thibault, La troisième guerre mondiale est sociale, Editions de l'Atelier
Alain Alphon-Layre, Et si on écoutait les experts du travail, ceux qui le font, L'Harmattan
Patricia Crifo, La participation des salariés, Sciences Po
Références Documentaires de société Nos documentaires Économie Sciences et Savoirs Emploi – Travail Sciences sociales Sociologie
Connu / TG le 24/10/26 à 22:38 https://t.me/c/3701071620/2952
"
Une histoire du travail avec un épisode 4 assez instructif ...(Si vous n'avez pas trop de temps, je vous conseil d'écouter au moins celui-ci)
"
Tr.: ...
il faut changer les pouvoirs
...
démocratie d'entreprise, débat d'idées ... les actions, c'est un droit de créance, pas de propriété
...
la valeur ajoutée, les parties constituantes ... les risques, par l'investissement en travail ...risque financier, le seul risque à protéger ? ne le croit pas ... codétermination allemande, moitié par les salariés, pas en France, ... au vu que ça fonctionne dans la pratique, les mentalités changent ... culture du dialogue en allemagne ...
#273 Émission du 14/04/2026
Au café libre
Au programme de la 273e émission diffusée mardi 14 avril 2026 :
- Au café libre : débat autour de l’actualité du logiciel libre et des libertés informatiques avec Isabelle Carrère, Pierre Beyssac et Vincent Calame
- la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak
- la chronique « Lectures buissonnières » de Vincent Calame, bénévole à l’April, sur « Le numérique est l’affaire de toutes d’Isabelle Collet »
- Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
Sujet principal
Au café libre : débat autour de l’actualité du logiciel libre et des libertés informatiques Durée : 57 min. 35 s. ogg mp3
51 minutes
Et si pour préserver ses propres intérêts, notre cerveau était devenu notre pire ennemi en nous poussant à détruire notre planète, en consommant et produisant toujours plus.
Pourquoi notre cerveau nous pousse-t-il à plus consommer ou produire ? © Getty / Martine Mouchy
Si je vous dis qu’à l’horizon 2100, le niveau des océans grimpera de 7 ou 8 mètres… Que plus d’1/3 des terres habitables seront submergées…
Il y a de fortes chances que vous trouviez cela moins gênant que de renoncer, maintenant, là tout de suite, à votre smartphone, à une connexion internet ou à un voyage en avion, facteur de réchauffement climatique.
Ne vous inquiétez pas, votre cerveau et le mien sont exactement câblés de la même manière.
Nous avons souvent du mal à nous projeter dans le futur et sommes soumis à la domination du « tout, tout de suite »…
Nous sommes quasiment tous menés à la baguette par un très vieux principe de plaisir, qui guide notre encéphale depuis qu’homo sapiens a couvert la surface de la Terre…
Nous verrons, pourquoi notre cerveau est notre pire ennemi, qu’il est doté de failles qui nous conduisent à mettre en danger notre planète, en produisant, en consommant, toujours plus…
Toutes vos questions et réaction au 01 45 24 7000, sur l’appli France Inter et sur la page Facebook de GBVF.
avec
Sébastien Bohler, Rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, docteur en neurosciences, auteur de Le Bug Humain ed.Robert Laffont
La petite philosophie de la vie quotidienne Thibaut de Saint Maurice
Thèmes associés Vie quotidienne Environnement neurosciences consommation
Transcription : ... la politique est une forme de conscience généralisée ...
Climat, Communs globaux, Gouvernance mondiale
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Un nouveau droit pour l’administration partagée de biens communs