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- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (3/3) Responsabilité
53 min
Disponible jusqu'au 05/06/2026
À la télévision le lundi 27 avril à 11:40
Clés : Info et société Enquêtes et reportages Documentaire
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette enquête révèle les mécanismes d'un mensonge d'État. Dernier volet : à la conférence de l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne, en août 1986, l'URSS se défausse de sa responsabilité, invoquant des erreurs humaines commises par le personnel de la centrale.
Ces mêmes arguments aboutissent l'année suivante à de lourdes condamnations mais le masque se fissure. Nikolaï Steinberg, qui a supervisé la construction du sarcophage, mène une enquête obstinée et rétablit la vérité : le réacteur souffrait d'un vice de conception connu des autorités bien avant la catastrophe. Une épine supplémentaire dans le flanc d'un empire vacillant, qui contribue à précipiter sa chute, en décembre 1991. Quarante ans après, alors que la centrale a définitivement fermé et que la guerre ravage à nouveau la zone d'exclusion – soldats contaminés, sarcophage touché par les drones –, Tchernobyl appartient autant au présent qu'à l'histoire.
Réalisation Erica Jenken Tom Cook
Pays Royaume-Uni
Année 2026
Tr.: ...
technologie RBMK ...
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Les free parties font régulièrement la une de l’actualité. Cette fois ce n’est pas pour une fête violemment réprimée ou qui serait mal passé mais pour une proposition de loi visant à renforcer leur pénalisation
Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, cette loi portée par la députée Horizon Laetitia Saint-Paul, prévoit jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs de fêtes non déclarées. et 1500 euros pour les participants. Le texte doit désormais aller au Sénat.
Pour ses défenseurs, c’est une question de sécurité et d’ordre public.
Pour ses opposants, c’est une attaque contre une culture, un mode de vie, et une jeunesse.
Pour en parler, on reçoit le député La France insoumise Louis Boyard, qui s’est vivement opposé à ce texte à l’Assemblée et Kamille du collectif Tekno anti rep.
Visibilité Publique Publié originellement 14/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 20min 15sec
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sous-mobilisation du PS ...
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Coup d’arrêt pour Viktor Orbán. Après seize ans à remodeler la Hongrie à son image, le chef de file de l’illibéralisme européen est battu. Dimanche, Péter Magyar, un Orbán s’impose largement, porté par une mobilisation record.
Orbán avait pourtant tout verrouillé. Institutions, médias, règles du jeu. Une stratégie assumée, théorisée, exportée. Désigner des ennemis, polariser, contrôler. Une mécanique redoutable.
Mais l’usure est là. Économie fragilisée, inflation persistante, scandales de corruption, tensions avec l’Union européenne. Et une ligne prorusse incarnée par la proximité avec Vladimir Putin de plus en plus difficile à défendre.
La chute est nette. Et elle résonne au-delà de la Hongrie. Pour Marine Le Pen, c’est un allié en moins. Pour Pascal Praud, un lundi un peu plus gris que les autres.
Le Récap est un édito politique de Marion Lopez, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 14/04/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée 21min 54sec
Commentaires désactivés
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78% de participation ... pas de virage politique, juste europhile ... une banque hongroise avait prêté 10,5 M€ à Marine Le Pen en 2022 ...
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100 bombes en 10 minutes. C’est ce qu’Israël a lâché sur le Liban la semaine dernière. Plus de 300 morts et 2 000 blessés !
Palestine, Liban, Iran. Israël mène une guerre totale contre des peuples entiers. Une guerre d’anéantissement.
Les condamnations de la France doivent être suivies de sanctions pour être crédibles et surtout pour être utiles. La suspension de l’accord de coopération entre l’UE et Israël est nécessaire.
De la réponse du ministre des Affaires étrangères, on obtient un changement de ton et une prise d’engagements. On attend donc maintenant des actes concrets !
Question au gouvernement du 14 avril 2026
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🔴⚡️ ALERTE | Réaction de Gabrielle Cathala, Danièle Obono et Ugo Bernalicis après le classement sans débat de la pétition contre la loi Yadan !
« C'est un crachat à la figure des 700 000 signataires.
Cette pétition méritait d'être examinée dans l'Hémicycle avant la loi Yadan.
Venez demain à 12h devant l'Assemblée nationale pour manifester contre ce texte ! »
Qui sommes-nous ?
... une seule personne qui n'appartient à aucune association, organisation ou parti politique et qui, en toute indépendance, ne "roule" pour aucun d'entre eux.
Né au milieu des années 1950, de formation scientifique et cadre supérieur en contrôle de gestion, je ne me suis vraiment intéressé à la politique que depuis novembre 2005. C'est en effet à cette date-là que j'ai décidé de mettre une expérience acquise dans la réalisation de deux autres sites Internet au service de tous ceux qui souhaitent aller vers un "autre monde" et pouvoir penser librement.
"La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes; parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'exister." Henri Poincaré - 1854-1912 - Fêtes du 75e anniversaire de l'ULB, 21 novembre 1909
Pierre Tourev
Publié le 5 octobre 2012
Etymologie : d'endogène : du grec ancien endov, dedans (sans mouvement), et de gène, du grec gennân, engendrer.
L'adjectif endogène qualifie ce dont la cause est interne, ce qui est produit, ce qui émane de l'intérieur d'un organisme ou d'une structure, en dehors de tout apport ou influence extérieure.
Il s'oppose à exogène.
Exemple : une intoxication endogène.
Croissance endogène
On appelle croissance endogène, non pas une forme de croissance, mais une théorie qui explique la croissance économique par des facteurs endogènes comme le développement du capital humain, les savoir-faire, le progrès technique
Cette théorie remet en question le modèle édicté par l'économiste américain Robert Solow (dit "modèle de croissance exogène") pour lequel le progrès aurait pour origine des facteurs extérieurs à la production, sans pour autant en expliquer la cause, et qui conclut à une convergence des économies vers un état de croissance stationnaire, ce qui n'a pas été constaté.
La théorie de la croissance endogène a son origine en 1986 dans un article de Paul Romer, intitulé "Increasing Returns and Long Run Growth", qui lie la croissance au comportement, aux initiatives et au développement des compétences des agents économiques. Développée notamment par Paul Romer, Robert E. Lucas, et Robert Barro, elle est devenue l'un des sujets d'étude majeur en sciences économiques.
La théorie de la croissance endogène met l'accent sur quatre facteurs qui influent sur le taux de croissance économique :
- les rendements croissants grâce aux gains d'échelle.
- l'intervention judicieuse de l'Etat, notamment par l'investissement dans des infrastructures,
- la recherche-développement ou innovation, activité à rendement croissant avec un coût d'appropriation minimal,
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la connaissance, ou capital humain, qui s'accumule.
Terme connexe : Croissance
Terme connexe : Progrès
13 min 4 Commentaire(s)
Olivier Bouba-Olga Economiste, professeur des universités à l'université de Poitiers
Les élections municipales 2026 ont rappelé à quel point les enjeux locaux font l’objet de batailles politiques importantes. A un an de l’élection présidentielle, nul doute que les dynamiques territoriales feront de nouveau l’objet de discours et de stratégies politiques.
Les campagnes abandonnées ? Les villes favorisées ? Ces grilles de lecture binaires, régulièrement mobilisées, méritent d’être mises de côté au profit d’autres types d’analyses, plus complexes, mais indispensables pour comprendre les vrais besoins des différents territoires français, explique l’économiste Olivier Bouba-Olga, dans cet entretien accordé à L’Economie politique, revue trimestrielle éditée par Alternatives Economiques en partenariat avec l’Institut Veblen.
L’analyse des « territoires » fait couler beaucoup d’encre, chez les universitaires, les administrations, les commentateurs politiques… Mais elle est souvent réduite à des catégories comme rural/urbain ou « France périphérique ». Quelles catégories d’analyse mobilisez-vous pour mieux rendre compte de la diversité des territoires ?
Olivier Bouba-Olga : Dans l’ensemble des travaux que je mène, un point clé consiste à insister sur le fait que l’on observe des différences géographiques relativement fortes entre les territoires. Ces différences jouent à des échelles assez fines, clairement infrarégionales et même infradépartementales. Or, on a parfois tendance à appliquer des grilles de lecture ou des cadres d’analyse trop simplifiés.
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l’opposition entre métropoles et France périphérique, portée par Christophe Guilluy1, qui s’inscrit d’ailleurs dans un schéma d’analyse plus large. D’un côté, certains discours ont mis en avant les vertus de la métropolisation, présentée comme un horizon indépassable de la croissance, avec l’idée que tout le monde en bénéficierait par ruissellement. De l’autre, Christophe Guilluy a insisté sur ce qu’on pourrait appeler le « côté obscur », en mettant en avant l’opposition entre métropoles et France périphérique, et les territoires qui souffriraient de cette dynamique.
« La grille de lecture métropoles/France périphérique a été reprise par l’ensemble de l’échiquier politique. Cela pose un problème majeur »
Cette opposition binaire est beaucoup trop caricaturale. Elle oppose deux catégories très englobantes de territoires – les métropoles d’un côté, la France périphérique de l’autre – sans rendre compte de la complexité réelle. Il existe par exemple une forte hétérogénéité au sein même des métropoles et des grandes villes, mais aussi au sein du monde rural.
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D’une part, je suis convaincu que toute action découle des représentations du monde. D’autre part, toute représentation est une simplification du monde social. La question n’est donc pas d’éviter toute simplification, mais de trouver les bonnes simplifications. Pour y parvenir, il ne faut pas trop réduire la réalité, et notamment ne pas s’en tenir à une opposition binaire entre urbain et rural, mais plutôt penser les différences entre urbain, périurbain et rural.
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introduire systématiquement dans l’analyse l’existence de ce que j’appelle des effets macroterritoriaux, à côté des effets urbain–rural. Il s’agit d’effets plus massifs, qui peuvent opposer de grandes régions, le littoral et l’intérieur des terres, les espaces de montagne, ou ceux proches des frontières du pays. Enfin, il faut toujours se poser la question de l’existence d’effets de composition sociale distincts d’effets géographiques macroterritoriaux ou urbains, périurbains, ruraux stricto sensu.
Par exemple, lorsqu’on regarde les résultats des dernières élections législatives, ou des élections européennes, on observe un vote plus élevé d’environ dix points en moyenne dans les zones rurales en faveur du Rassemblement national. Toutefois, cet écart se réduit fortement – de un à trois points - lorsqu’on neutralise les effets de composition sociale, c’est-à-dire la représentation des différentes catégories à l’échelle d’un territoire. Cet effet de composition sociale est notamment lié à la surreprésentation des catégories ouvrières dans les zones rurales.
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Ce que les gens demandent avant tout, c’est de pouvoir vivre là où ils habitent et de voir leurs besoins fondamentaux couverts : se nourrir, se loger, accéder à l’emploi, à la culture, aux loisirs, à la santé, à l’éducation. Ce sont des besoins essentiels, et le sentiment dominant est plutôt celui d’une dégradation. Mon analyse est la suivante : les habitants ont besoin qu’on leur fournisse des éléments explicatifs, qu’on leur dise pourquoi on n’y arrive pas.
Aujourd’hui, ceux qui adressent peut-être le plus clairement cette question sont les représentants du Rassemblement national, en proposant un schéma explicatif du problème. Ce schéma est, de mon point de vue, totalement erroné, puisqu’il repose sur l’idée que l’on ne parvient pas à couvrir les besoins des habitants parce que les ressources seraient accaparées par l’aide aux immigrés et/ou aux « assistés ». Il s’agit d’un schéma explicatif faux, mais qui fonctionne électoralement. A l’inverse, les autres partis politiques abordent insuffisamment ces questions.
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des situations beaucoup plus difficiles. C’est le cas, de manière générale, du grand quart Nord-Est, mais aussi de la « diagonale des faibles densités ».
Cela produit une forte diversité des mondes ruraux et urbains, selon leur région d’appartenance, selon leur caractère périurbain ou non périurbain, qu’ils se situent en montagne ou sur le littoral, le rétro-littoral ou plus à l’intérieur des terres…
Un autre point, qui est devenu central dans mes travaux récents, concerne l’ampleur du choc démographique en cours. On savait que l’on allait vers un mur écologique, mais on se dirige aussi vers un mur démographique.
Les derniers chiffres que nous avons produits montrent qu’environ 40 à 45 % des communes et 41 % des intercommunalités ont vu leur population baisser entre 2011 et 2022. La classe d’âge qui diminue le plus est celle des jeunes. Si 41 % des intercommunalités perdent des habitants au total, ce sont environ 80 % des intercommunalités qui enregistrent une baisse de la population des moins de 30 ans tandis que toutes connaissent une augmentation des 60 ans et plus2.
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cela exacerbe clairement la concurrence territoriale. Si la population baisse, les ressources diminuent. Donc, pour maintenir ou augmenter leurs moyens, les collectivités cherchent à faire croître leur population. Cela pose une question particulièrement complexe : pourrait-on, ou non, décorréler les ressources financières du nombre d’habitants ?
Cette concurrence a des conséquences très concrètes. Les territoires se font concurrence pour attirer des médecins, parfois avec des dispositifs qui peuvent devenir délétères. Les effets sur la démographie scolaire sont également très forts. Tous les territoires cherchent à attirer des habitants pour éviter la fermeture des écoles. Or, cette stratégie est vouée à l’échec pour la quasi-totalité d’entre eux.
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réfléchir à ce que l’on fait face à cette situation. Faut-il fermer des écoles ? Si l’on ne veut pas le faire, comment s’organise-t-on ?
Mon point de vue est qu’il faut sortir d’une logique exclusivement centrée sur l’attractivité, qui est devenue inopérante pour de nombreux territoires. Il faut se recentrer sur les besoins fondamentaux des habitants et réfléchir à la manière d’y répondre de façon intelligente, en les associant aux décisions. Cela implique un changement de perspective. Si ce changement n’a pas lieu, le ressentiment continuera de croître, avec des conséquences politiques évidentes.
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deux grandes approches. La première consiste à dire que tous les territoires ne pourront pas s’en sortir, et qu’il faut donc favoriser la mobilité des populations, en aidant les gens à se déplacer vers les territoires qui se portent mieux.
Toutefois, il existe de nombreux travaux de recherche montrant que les gens sont très attachés à leur territoire. Et la mobilité géographique reste globalement faible. Si l’on regarde les cartes, les territoires qui connaissent des dynamiques positives sont peu nombreux : certaines grandes villes, le littoral. Se pose alors un problème de faisabilité. Que signifierait concrètement dire aux habitants du grand quart Nord-Est d’aller s’installer à Bordeaux, Rennes ou Nantes ?
La seconde approche consiste au contraire à dire que ce n’est pas la solution, et qu’il faut aider les territoires là où les gens vivent. Je serais plutôt enclin à défendre cette perspective. Avec le développement du télétravail et les évolutions technologiques, il faudrait peut-être repenser la question de la localisation des emplois. Peut-on les déconcentrer davantage, pour les rapprocher des lieux où vivent les populations ? Certaines villes commencent à réfléchir à ces questions.
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je suis chercheur mais que je travaille désormais au sein de la région Nouvelle-Aquitaine. Le discours que nous portons, notamment au sein des services régionaux, vise à passer d’une logique d’attractivité à une logique d’habitabilité territoriale : il s’agit de penser la couverture des besoins fondamentaux des habitants dans le respect des limites planétaires.
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« dilemme du prisonnier » : même s’il y a un accord sur le diagnostic, chacun se dit que tant que les autres continuent à jouer le jeu de la concurrence, il a intérêt à faire de même. On observe quelques évolutions ici ou là, mais elles restent limitées.
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double objectif de justice sociale et de sobriété écologique ... documenter la situation
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identifier où se concentrent les difficultés sociales – chômage, niveaux de revenus, accès à la santé, à l’enseignement – mais aussi les vulnérabilités environnementales : biodiversité, risques naturels et technologiques, exposition aux aléas climatiques.
En croisant l’ensemble des typologies et des travaux que nous avons produits, nous commençons à identifier des territoires cumulant ces fragilités. En Nouvelle-Aquitaine, sur environ 150 intercommunalités, une quinzaine à une vingtaine apparaissent comme particulièrement exposées.
Outre les effets du changement climatique, les besoins fondamentaux des populations changent sous l’effet des évolutions démographiques comme le vieillissement de la population ou encore la baisse de la démographie scolaire.
Une fois les besoins des populations identifiés, il faut réfléchir à la manière de mobiliser les ressources déjà présentes sur le territoire pour les couvrir en faisant œuvre de sobriété. Par exemple : la démographie scolaire pourrait inciter à fermer écoles, collèges et lycées, sauf si on se dit que ce sont des ressources territoriales que l’on peut remobiliser pour d’autres publics (enjeux de formation tout au long de la vie) ou pour proposer d’autres usages (mobilisation des machines par les entreprises locales, des internats pour les besoins des travailleurs saisonniers, etc.). La tâche n’est pas facile, de nombreux freins organisationnels ou juridiques existent, mais il faut les identifier et tenter de les lever.
Je plaide donc pour des approches très pragmatiques, territorialisées, qui partent des situations concrètes et permettent de penser des réponses adaptées
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des signaux faibles, notamment dans les discours de certains habitants, qui disent, par exemple s’être installés dans la Creuse en se considérant comme des « réfugiés climatiques ». Mais, en parallèle, on observe d’autres signaux totalement contradictoires. Par exemple, cela ne fait absolument pas bouger les prix sur le littoral. Alors même que le recul du trait de côte, la montée des eaux, sont bien documentés, ces risques ne sont pas intégrés dans les prix immobiliers.
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Du côté des acteurs publics, la situation est très variable. Beaucoup se sentent démunis et ne savent pas vraiment comment agir. C’est extrêmement complexe, car il faut penser les enjeux de façon systémique et mener des actions coordonnées. Il n’y a pas de solution magique, sans coût.
C’est pour cela que j’estime que notre rôle est de produire de la connaissance pour aider à penser cette complexité. Et, du côté des responsables politiques, il y a un enjeu fort à proposer des récits mobilisateurs capables d’intégrer cette complexité du monde.
La version intégrale de cet entretien est à retrouver dans le numéro 109 de L’Economie politique consacré aux « communes sous pression ».
Propos recueillis par Wojtek Kalinowski et Madeleine Péron
- Auteur de La France périphérique, Flammarion, 2014.
- « Croissance de la population : une dangereuse obsession », par Olivier Bouba-Olga, BelvedeR n°14, octobre 2025, p.11-13 ; Région Nouvelle-Aquitaine, « Evolution de la population par tranches d’âge », carte du mois, novembre 2025.
Ndlr : est-ce synonyme de "développement endogène" / "exogène" ?
Je comprends de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?k1SFMQ que non.
Valoriser :
- récits
- prise en compte de la complexité, questionner le simplisme
- habitabilité des territoires / besoins fondamentaux des habitants / gouvernance par les besoins ?
- ???
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La démocratie locale souffre des mêmes maux que son homologue à l’échelle nationale : une concentration excessive des pouvoirs, un dialogue de sourds entre majorité et opposition, une faible représentativité sociologique des élus... Pour y remédier, il est nécessaire de renforcer l’équilibre des pouvoirs au sein des collectivités locales.
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Le récit du local comme ultime rempart à la crise démocratique, alimenté par les maires et leurs représentants, mérite pourtant d’être nuancé. La plupart des dérèglements démocratiques à l’œuvre au niveau national se retrouvent localement, dans les grandes métropoles comme dans les petites communes rurales. Citons-en ici les trois principaux : la concentration du pouvoir dans les mains (du chef) de l’exécutif, le déficit de représentativité des élus et la dépolitisation des choix d’action publique.
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Ce combat est trop souvent réduit à la question de la participation citoyenne1.
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En neutralisant toute opposition potentielle, la prime majoritaire enferme la démocratie locale dans un pur jeu de posture : sans aucune prise sur la décision, les élus d’opposition se retrouvent cantonnés à une fonction tribunitienne pour dénoncer l’incompétence des équipes en place.
La concentration du pouvoir se joue aussi au sein de la majorité
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L’allégeance au maire tient donc une place centrale
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Les maires sont par ailleurs les seuls à pouvoir signer les arrêtés municipaux et restent les principaux interlocuteurs des pouvoirs publics comme des acteurs privés.
Les élus locaux sont bien conscients des effets pervers de ce fonctionnement. Au burn out de maires, érigés en unique paratonnerre « à portée de baffe » de tous les mécontents, répond le bore out des autres élus qui sont nombreux à se demander à quoi ils servent
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Face à la présidentialisation du pouvoir municipal, la montée en puissance des établissements publics de coopération intercommunale ou EPCI (aussi appelés communautés de commune, d’agglomération ou métropoles en fonction de leur taille) produit un effet paradoxal. D’un côté, l’intercommunalité oblige les maires à travailler ensemble alors même qu’ils ne se sont pas choisis. C’est en effet à cette échelle que se situent les principaux leviers d’action du bloc communal (notamment en termes de ressources humaines et financières). Mais, d’un autre côté, l’intercommunalité contribue à renforcer la primauté des maires
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des chambres d’enregistrement
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superposition entre l’exécutif et le délibératif. Chef du gouvernement (composé de « ses adjoints »), le maire assure aussi la présidence de l’assemblée (le conseil municipal) : il maîtrise à la fois le contenu des décisions et les modalités de leur mise en débat.
Les assemblées communales et communautaires devraient à l’inverse avoir pour fonction de faire contre-poids à l’exécutif pour garantir une forme d’équilibre des pouvoirs. Cela nécessiterait d’en renforcer l’autonomie, en redonnant du poids (et du sens) à la fonction de « simple » conseiller municipal/communautaire, c’est-à-dire les élus qui ne sont ni maire ni adjoint. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ces élus qui composent le pouvoir délibératif ont un rôle important de « contrôle du gouvernement ».
Pour cela, le bloc communal gagnerait à reprendre à son compte les éléments de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le premier consisterait à avoir une présidence de l’assemblée municipale qui soit dissociée de la fonction de maire. Cet élu aurait la charge de garantir la qualité démocratique des débats, de négocier les ordres du jour avec l’exécutif et d’intervenir en médiation lors de conflits entre élus. Pour garantir son autonomie par rapport à l’exécutif malgré la surreprésentation de la majorité, la présidence d’assemblée devrait obtenir les deux tiers des voix des élus sans délégation.
Il serait aussi possible de transposer le format des « commissions d’enquête parlementaire », en permettant à chaque conseiller sans délégation d’engager une commission d’enquête au cours du mandat s’il parvient à réunir le soutien d’un sixième des membres du conseil. Ces derniers mois ont en effet souligné l’intérêt de cet outil transpartisan pour permettre aux députés d’investiguer les zones d’ombre de l’action gouvernementale et/ou peser sur le cadrage de l’agenda, par exemple sur les aides publiques aux entreprises ou la régulation des plates-formes numériques. Cette possibilité existe déjà pour les villes de plus de 20 000 habitants, mais elle est rarement saisie faute de moyens.
Cette pluralisation des débats en interne aurait pour effet de redynamiser les contre-pouvoirs externes (à commencer par les associations) qui souffrent souvent d’une dépendance aux exécutifs locaux pour l’accès aux ressources (qu’il s’agisse de financements ou de locaux, mais aussi d’accès à l’information). En favorisant la confrontation de points de vue et en diversifiant les interlocuteurs politiques, elle améliorerait la transparence démocratique des décisions locales.
Accompagner la politisation des enjeux locaux
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l’action publique locale continue d’être présentée comme apolitique ... à distance des étiquettes partisanes ... la « bonne » gestion ... le « bon sens » s’impose ?
La même logique se retrouve au niveau des intercommunalités, marquées par le modèle de la cogestion2
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Cette dépolitisation découle aussi de l’absence de campagne, et donc de débat, sur les politiques communautaires, dans une élection où l’essentiel de l’attention se focalise sur l’échelon municipal
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La primauté des clivages institutionnels (communes versus intercommunalité) et territoriaux (ville-centre versus communes périphériques) conduit néanmoins à euphémiser toutes les autres lignes de clivage possibles, qu’elles soient idéologiques et/ou sociologiques. D’autant que cela se combine avec une technicisation des débats alimentée par la (sur)production d’études et de diagnostics qui, en éclairant la complexité des enjeux, finit par en invisibiliser la portée politique.
La dépolitisation persistante des décisions (inter)communales contraste avec la politisation croissante des enjeux locaux, notamment lorsqu’ils ont trait à la transition écologique. La mandature 2020-2026 se caractérise en effet par une hausse des crispations liées à la mise en œuvre des politiques de transition. Ce « backlash écologique »3 résulte d’un changement de nature des politiques locales de transition, avec le passage d’une logique incitative à une logique plus contraignante. A la suite de l’échec de la taxe carbone, l’Etat a délégué au local le déploiement des contraintes écologiques à travers la mise en place des zones à faibles émissions (qui consistent à interdire la circulation des véhicules diesel dans les territoires les plus pollués) ou le zéro artificialisation nette (qui oblige chaque commune à diviser de moitié le nombre de terrains ouverts à l’urbanisation). Justifiées par l’impératif environnemental, ces mesures s’avèrent beaucoup plus clivantes que les grandes ambitions écologiques relativement incantatoires affichées jusqu’ici. La hausse des tensions se retrouve aussi sur la gestion de l’eau, face à un écart croissant entre des besoins en hausse et une ressource en baisse et à une intensification du risque d’inondation.
Cette situation crée un effet de dissonance de plus en plus marqué entre une action publique qui continue de se présenter comme consensuelle et un débat public sur les questions locales de plus en plus conflictuel. La rhétorique de la « gestion en bon père de famille » s’avère de moins en moins opérante face à la multiplication des protestations, de la part de ceux qui accusent la collectivité d’en faire trop comme de ceux qui jugent qu’elle n’en fait pas assez. Cette politisation des enjeux locaux s’observe aussi sur les politiques de l’habitat, autour notamment de la régulation des loyers et des locations de courte durée4.
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la fabrique de l’action publique locale ne consiste pas uniquement à identifier les solutions techniques pertinentes. La définition des politiques territoriales correspond aussi à des choix d’allocation de ressources rares et partagées (l’eau, les sols, le logement, l’espace public…) sur lesquelles s’opposent des intérêts divergents et des différences de vécu. Faute d’en prendre la mesure et de naviguer avec, les collectivités locales (élus et agents confondus) se retrouvent en incapacité de porter des politiques transformatrices soutenues ou acceptées par une majorité de leur population.
Démocratiser l’action publique locale consiste donc à assumer la dimension (re)distributive des politiques menées, pour mettre en débat les conceptions de la justice qui les sous-tendent. Au nom de qui et de quoi ces choix-là sont-ils faits, alors qu’il y en aurait d’autres possibles ? Pourquoi les élus de telle collectivité font le choix de privilégier l’entretien des routes par rapport à la prise en charge de la petite enfance, quand d’autres territoires optent pour une hiérarchisation inverse ? Sur chaque politique menée, quels en sont les gagnants et les perdants potentiels, et cela correspond-il aux perceptions des personnes concernées ?
Pour éviter que la hausse des protestations ne vienne neutraliser la capacité d’action des collectivités locales, il est nécessaire d’organiser leur mise en débat afin de contraindre les élus à argumenter davantage leurs choix quand ils se retrouvent contestés sur le terrain. Voilà pourquoi la campagne des municipales constitue une séquence démocratique importante, pour donner à voir les espaces de choix et inviter les (futurs) élus (et leurs électeurs !) à prendre position.
Améliorer la capacité représentative des élus
La robustesse démocratique du local interroge enfin la place des élus locaux dans la fabrique de l’action publique et la nature de leur fonction. Au sein des collectivités, les élus sont systématiquement renvoyés à leur fonction de « décideurs » : ils président les comités de pilotage organisés par chaque direction, valident les délibérations élaborées par l’administration ou inaugurent les projets réalisés par « leurs » services.
Ce schéma théorique selon lequel les élus décident et l’administration exécute apparaît pourtant en décalage avec la pratique d’une action publique qui reste en grande partie pilotée par l’administration. Plus nombreux et davantage outillés en expertise, les agents publics locaux ont un rôle déterminant dans la conception des politiques locales et dans la définition des priorités d’action.
Renforcer la démocratie locale passe donc par une clarification du partage des rôles entre élus et administration, en assumant la place de cette dernière. La mission des élus n’est pas de se transformer en superchef de service multipliant les directives et imposant ses choix, mais de se faire le relais des préoccupations et du vécu de la diversité de leurs concitoyens qu’ils ont la charge de représenter. La tâche est (de plus en plus) ardue : face à la différenciation des modes de vie, l’explosion des inégalités et la hausse des mobilités, comment réussir à représenter la population dans son ensemble ? Elle est pourtant essentielle, pour tendre vers la promesse démocratique selon laquelle chaque voix compte, à part égale.
Cet accent sur la fonction représentative des élus dans le pilotage des politiques publiques locales est aussi un moyen de lutter contre la centralisation du pouvoir soulignée précédemment. Car s’il est tentant de vouloir décider tout seul, il faut nécessairement être plusieurs pour réussir à représenter une population plurielle et hétérogène. D’où l’importance des assemblées par rapport aux exécutifs locaux.
Cet impératif représentatif jette une autre lumière sur la composition des assemblées (inter)communales. Le rapport du collectif Démocratiser la politique5 est venu pointer le déficit de représentativité sociologique des élus, en objectivant la surreprésentation des classes supérieures et l’invisibilisation des classes populaires (souvent reléguées aux positions non éligibles sur les listes). Contrairement aux idées reçues, la proximité ne suffit pas à supprimer les inégalités de représentation ! Les écarts entre la sociologie de la population et celle des élus sont tout aussi marqués en local, encore plus quand on les regarde au prisme du rapport au logement. « Nous avons réalisé en votant notre PLUi [plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] que tous les élus autour de la table sont propriétaires d’un pavillon, alors que les locataires constituent 40 % de la population communale », reconnaissait le maire d’une ville proche d’une grande métropole. Alors que la démocratie participative conduit à renforcer ces inégalités de représentation en donnant la parole aux personnes qui la prenaient déjà, les 500 000 (futurs) élus municipaux ont une responsabilité majeure pour atténuer ce déficit de représentativité et donner du poids politique aux groupes sociaux qui sont jusqu’ici relégués aux marges de la démocratie locale.
Souligner la fonction représentative des élus locaux conduit aussi à changer de regard sur la place qui leur est accordée au sein des collectivités. A rebours d’un modèle hiérarchique (« les élus décident et les services exécutent ») qui s’avère souvent en décalage avec la réalité, il s’agit de penser la fabrique de l’action publique comme un exercice de coproduction (et de confrontation) entre des expertises techniques et des expertises politiques. Le but n’est pas de transformer les élus en experts des politiques locales, mais d’outiller leur expertise représentative et de la mettre à l’épreuve pour s’assurer qu’ils remplissent la mission démocratique qui est la leur.
...
faire évoluer le fonctionnement interne des collectivités locales pour en renforcer la robustesse démocratique. Pour que le local puisse effectivement faire rempart aux tentations autoritaires, il lui reste encore du chemin à parcourir, que ce soit sur l’équilibre des pouvoirs comme sur la prise en charge des inégalités de représentation.
Manon Loisel et Nicolas Rio, politistes, consultants-chercheurs en stratégies territoriales, sont à l’initiative d’une « Lettre aux 500 000 (futurs) élus municipaux », mise en ligne chaque mois.
- Cette réduction du sujet à la démocratie participative est d’autant plus dommageable que la multiplication des dispositifs institutionnels de participation s’est avérée relativement impuissante pour démocratiser l’action publique, comme nous l’avons démontré dans notre essai Pour en finir avec la démocratie participative, Textuel, 2024.
- Sur cette notion de cogestion, voir « Politiser et dépolitiser la métropole », par Gilles Pinson, Métropoles n° 25, 2019.
- « Le backlash écologique qui vient : réflexions sur les municipales 2026 », par Manon Loisel et Nicolas Rio, Futuribles, vol. 5, n° 468, septembre-octobre 2025.
- Housing under platform capitalism: the contentious regulation of short-term rentals in european cities, par Thomas Aguilera, Francesca Artioli et Claire Colomb, University of California Press, 2025.
- « Tous les mêmes ? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours », rapport du collectif de recherche participative Démocratiser la politique, septembre 2025.
Ndlr : ce raisonnement s'applique-t-il également au sein d'une organisation comme GPF ? C'est mon sentiment. Approfondir ACT
516 signatures
Les décisionnaires Conseillers départementaux, Conseil départemental de la Vienne
Le problème
Depuis plusieurs années, le Service départemental d’incendie et de secours de la Vienne (SDIS 86) est en grande difficulté budgétaire.
Ce n’est pas parce qu’il est mal géré. C’est parce que le Département de la Vienne ne lui donne pas les moyens nécessaires pour assurer correctement ses missions de service public.
...
Plus d’interventions, moins de moyens : l’équation est intenable
...
Pour les habitant·es de la Vienne : une perte de chance
...
Voilà où mène le sous-financement organisé de la sécurité civile.
Les élu·es de la majorité départementale de droite, pourtant prompts à donner des leçons en matière de sécurité, ont approuvé cette convention au Conseil départemental (sans débat) et au Conseil d’administration du SDIS.
En validant cette trajectoire budgétaire, ils et elles placent les pompiers et la population en situation d’insécurité.
La sécurité civile n’est pas un détail budgétaire. C’est une responsabilité politique.
Parce que la protection de la population ne peut pas être variable d’ajustement, nous, Florence Harris et Ludovic Devergne, conseiller·es départementaux·ales de la Vienne et administrateur·ices du SDIS, lançons cette pétition pour demander que le Conseil départemental de la Vienne :
- ajuste dès 2026 le budget du SDIS aux besoins réels de la population et des missions de secours, afin de mettre fin au sous-financement identifié (minimum 1,3 millions d'euros).
- amende la convention triennale 2026-2028 : une augmentation de 3 % par an (8 % sur trois ans) est insuffisante. Pour couvrir les besoins identifiés, une augmentation d'au moins 15 % est nécessaire.
Claire Lejeune, députée La France insoumise de l'Essonne | La politique et moi
LCP - Assemblée nationale
466 k abonnés - 428+ - 5 054 vues 11 avr. 2026
La politique et moi - Claire Lejeune, députée La France insoumise de l'Essonne
MAGAZINE
duration 13 minutes
Avec elle, la politique c'est à la fois la tête et les jambes. Claire Lejeune a été doctorante en théorie politique et activiste écologiste sur le terrain.
Elle siège au sein du groupe La France insoumise à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
La politique et moi
Diffusions sur LCP TNT
Lundi 13 avril 2026 à 10:32
Vendredi 17 avril 2026 à 10:43
Samedi 25 avril 2026 à 09:00
Connue / WA NFP0102-Discussions militantes
"
-> https://www.youtube.com/watch?v=RZ7JyImiNxE -> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?QOuIzA
"
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
"
gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
"
Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
...
Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
Publication publiée :14 janvier 2026 Post category:Démocratie
Le collectif Pacte civique de Lyon s’est livré à une analyse détaillée de l’action de la Métropole de Lyon au cours du mandat 2020-2026. Il entend ainsi fournir aux électeurs de mars prochain des éléments d’information et de réflexion leur permettant d’exercer leur « devoir électoral » de manière pertinente. Il a déjà, par le passé, contribué à l’information des électeurs, notamment aux élections municipales de 2014 et 2020, aux législatives de 2017 dans le Rhône, aux élections européennes de 2019.
Pourquoi l’observation de la Métropole de Lyon est-elle particulièrement intéressante ?
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forte de ses 58 communes, d’une superficie de 534 km2, d’une population de plus de 1,4 million d’habitants, constitue un vaste territoire essentiellement urbain, l’équivalent de la Haute-Garonne, douzième département le plus peuplé de France.
Bien que l’exécutif de la Métropole de Lyon regroupe plusieurs formations de gauche (25 élus sur 150) aux côtés des écologistes, ceux-ci ont une influence prépondérante (59 élus sur 150) sur les politiques mises en œuvre. Le cas lyonnais illustre donc bien ce que peut être une gestion de grande envergure dirigée par les écologistes.
Un cas très particulier
Entre la création de la Courly (Communauté urbaine de Lyon) en 1969 et les premières élections « politiques » au suffrage universel direct de 2020, 50 ans se sont écoulés, marqués par une succession d’évolutions aboutissant à la structure actuelle de la Métropole, collectivité territoriale à part entière, qui possède à la fois les compétences d’une intercommunalité et celles d’un département.
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Notre méthode d’évaluation
Après une description détaillée des principales mesures prises, politiques mises en œuvre, ainsi que de leurs conséquences lorsqu’il est possible de les évaluer, nous tentons une évaluation.
Sur chacun des aspects analysés, nous avons sélectionné quatre critères.
- L’exécutif métropolitain a-t-il tenu les promesses du candidat ?
- Les résultats marquent-ils un progrès dans la mise en œuvre des quatre valeurs du Pacte civique : créativité, sobriété, justice et fraternité ?
- Les actions menées sont-elles satisfaisantes en termes de démocratie et d’éthique de l’action publique ?
- L’action a-t-elle répondu aux besoins à long terme de la société : justice sociale, écologie, démocratie ?
Pour chacun des critères, nous formulons une évaluation, fondée sur les 4 valeurs du Pacte civique, en utilisant la méthode très visuelle des drapeaux de couleurs
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quatre critères ont été sélectionnés :
• L’exécutif métropolitain a-t-il tenu les promesses du candidat ?
• Les résultats marquent-ils un progrès dans la mise en œuvre des quatre valeurs du Pacte civique : créativité, sobriété, justice et fraternité ?
• Les actions menées sont-elles satisfaisantes en termes de démocratie et d’éthique de l’action publique ?
• L’action a-t-elle répondu aux besoins à long terme de la société : justice sociale, écologie, démocratie ?
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Conclusion
Si on comptabilise les drapeaux attribués aux différentes politiques publiques menées par la Métropole, on remarque tout d’abord que seuls les drapeaux jaunes et verts ont été utilisés. Ce qui nous fournit un premier enseignement : les politiques de la Métropole ne sont jamais apparues en décalage avec les promesses, déplacées, mal choisies ou hors sujet. La proportion entre le jaune et le vert est remarquablement équilibrée : sur les 36 évaluations opérées, 18 relèvent du vert et 18 du jaune. D’où un deuxième enseignement : les politiques développées par la Métropole nous paraissent globalement satisfaisantes, même si elles ont été souvent critiquées pour leur aspect « dérangeant », pour la rupture qu’elles ont marquée par rapport aux pratiques antérieures. L’exécutif a sans doute manqué de tact et de pédagogie, en particulier vis à vis des maires en début de mandat.
Une autre réserve concerne la deuxième valeur cardinale du Pacte civique, la sobriété, nécessité historique écologiquement essentielle, en particulier en matière de lutte contre le dérèglement climatique.Nous nous étonnons que, bien que souvent mise en œuvre concrètement, elle n’ait pas pris une place plus importante dans la communication d’un exécutif majoritairement écologiste. L’examen que nous avons mené montre aussi que cette valeur est parfois passée au second plan, derrière celle, évidemment importante, de justice sociale.
Développement durable ...
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?LOX8AA
Publié Il y a 19 heures • 11 vues
Un accord de cessez-le-feu en dix points a été conclu le 7 avril entre l'Iran et les États-Unis. Retrait des forces américaines de la région, non-agression des groupes alliés, levée des sanctions, compensation des pertes iraniennes : 8 des 10 points sont favorables à Téhéran.
Mais quelques heures après cet accord, Israël a bombardé massivement la capitale libanaise : au moins 100 morts, plus de 700 blessés. La Maison Blanche est claire : le Liban ne fait pas partie de l'accord. L'Iran a-t-il lâché le Hezbollah ?
Les États-Unis ont-ils sous-traité la guerre à Israël
Pour décrypter cette séquence, nous recevons Quentin Muller, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, et Rafaëlle Maison, professeure de droit public et spécialiste en droit international.
Quel est la valeur juridique d'un cessez-le-feu ? l'Iran est-elle devenue une puissance régionale incontournable ? Mais aussi, l'impuissance européenne face aux bombardements, le rôle des pays du Golfe, et ce que cette séquence dit du déclin de l'influence américaine au profit de la Chine et de la Russie.
Visibilité Publique Publié originellement 09/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 38min 26sec
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