Nicolas Nace, responsable de la campagne transition énergétique chez Greenpeace France, dénonce dénonce des choix budgétaires pro-atome, qui révèlent une volonté politique à rebours des enjeux environnementaux et sociaux actuels.
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comment atteindre nos objectifs climatiques et limiter le réchauffement mondial à + 1,5 °C.
En cela, les chiffres sont édifiants : près de 70 % de l’électricité mondiale sera fournie par l’éolien et le solaire en 2050, chiffre qui atteindra près de 90 % pour l’ensemble des énergies renouvelables, selon les scénarios du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC 1) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Dans ces scénarios, l’évidence est que le nucléaire sera relégué en 2050 au dernier plan. Là où la capacité mondiale d’énergie nucléaire fluctue depuis les années 2000 entre 350 et 400 GW installés, l’éolien et le solaire sont respectivement passés de 17 et 1 GW en 2000 à 1 017 et 1 406 GW fin 2023.
Sur la faisabilité technique, quand il fait nuit ou en périodes peu venteuses, les scénarios «Futurs énergétiques 2050» du Réseau de transport d’électricité (RTE) ou ceux de l’association NégaWatt ont tranché : le 100 % renouvelables est tout à fait possible. Côté coût, la différence entre les scénarios avec ou sans relance du nucléaire dépend des hypothèses envisagées : niveau de consommation d’électricité, évolution des prix des énergies renouvelables et de ceux des batteries, faisabilité des délais et des coûts des EPR2, etc. Ces écarts de coûts entre les scénarios restent relativement faibles, de l’ordre de 15 % d’ici à 2050.
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En pleine austérité budgétaire, le gouvernement Barnier l’avait très bien compris : presque tous les budgets pour la transition, permettant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ont été sabrés dans le texte initial. MaPrimeRénov’, pour rénover les logements, moins 1,5 milliard d’euros ; le Fond vert, destiné aux bâtiments publics, dont les établissements scolaires, moins 1,5 milliard d’euros ; le Fonds chaleur, subventionnant la sortie des énergies fossiles dans la production de chaleur, moins 25 % pour son budget annuel.
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l’industrie nucléaire se berce d’illusions, derrière lesquelles se cachent ses défenseurs refusant de regarder l’urgence climatique en face et de s’attaquer frontalement aux rapports de domination.
Pour aller plus loin :
Climat Libé Tour - Energie - Greenpeace
Connu / TG le 10/12/24 à 14:52