Le 29 avril 2024, la Prospective de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a lancé un nouveau groupe de travail relatif à l’insertion des petits réacteurs modulaires (SMR/AMR) dans les systèmes énergétiques. Ce groupe de travail, co-présidé par Anne-Marie Choho, Directrice Générale de SETEC et François Lévêque, Professeur d’économie à Mines Paris – PSL, a présenté ce jour les principales conclusions de ses travaux lors d’une séance de restitution de son rapport, disponible sur le site de la CRE.
Le développement des petits réacteurs modulaires
Actuellement, de nombreux pays développent des projets de petits réacteurs modulaires (SMR) et de petits réacteurs modulaires avancés (AMR) comme solution de décarbonation de la production de chaleur et d’électricité, aussi bien sur leur territoire qu’à l’export. D’autres pays sont prêts à s’équiper quand la technologie sera disponible à l’échelle industrielle. SMR comme AMR font reposer leur compétitivité sur leur possibilité de modularité, de flexibilité d’usage et sur les effets de série massifs qui permettront d’amortir leurs coûts fixes élevés. A ce jour, même si différents pays (Chine, Russie, Etats-Unis) ont pris de l’avance, aucun n’a toutefois atteint l’effet de série, principalement en raison d’un manque de financement. Un financement significatif par pays, ou mieux à l’échelle européenne, concentré sur quelques projets prometteurs aurait un double effet gagnant pour l’Europe, en délai et en coût. C’est indispensable si l’on veut rattraper le retard et produire sur notre continent.
Le rapport s’interroge sur le chemin à suivre et les actions à entreprendre pour favoriser le déploiement des petits réacteurs modulaires dans les 25 prochaines années. Technologiquement plus matures, les SMR ont le potentiel d’être commercialisés dans les années 2030, tandis que les AMR, qui ont un potentiel d’usages plus large, nécessitent encore de longs travaux de recherche.
La production de chaleur, premier débouché des petits réacteurs modulaires
Connu / TG le 11/09/25 à 16:56
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Notre chargée de plaidoyer à Enercoop nous a partagé le rapport de la CRE sur le dvp des réacteurs SMR. Elle a qualifié le document de désastreux.
Il faut « intensifier les soutiens publics » et « prendre le pari », selon le groupe de travail prospectif de la CRE.
Lancé en avril 2024, il a présenté le 9 septembre son rapport sur les petits réacteurs modulaires (SMR/AMR). Un sujet sur lequel la Commission de régulation de l’énergie dit vouloir « ouvrir ses chakras » (sa délibération).
Pour les SMR, qui « pourraient être commercialisés dans la décennie 2030 », l’UE peut « rattraper » ses concurrents, à condition de « financements publics significatifs [plusieurs milliards d’euros, ndlr] pour un petit nombre de projets », préviennent les coprésidents du groupe de travail, Anne-Marie Choho (DG de Setec) et François Lévêque (économiste). L’échelle européenne créera « des effets de série » et permettra d’harmoniser les réglementations de sûreté, ajoutent-ils.
L’usage « le plus prometteur » étant la chaleur (zone urbaine et certains besoins industriels), la France devra, elle, « adopter la définition technologiquement neutre des réseaux de chaleur « efficaces ».
Et travailler sur l’acceptabilité « le plus en amont possible », alors que des sites commencent à être envisagés.
« Acceptons de prendre le pari », a déclaré François Lévêque, ajoutant que « ce n’est pas du gâchis quand votre R&D n’aboutit pas ». La Commission européenne, qui prépare une stratégie sur les SMR, a promis un forum des parties prenantes d’ici à la fin de l’année.
... en particulier l'usage de réseau de chaleur qui me semble être une grosse prise de risque d'envoyer de l'eau avec un risque de contamination dans des milliers de radiateurs de logement
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